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  Le Tourisme culturel en France


 

                                            


Au 31 décembre 2008, la France comptait 43 180 monuments répartis comme suit : 14 367 classés et 28 813 inscrits au titre des monuments historiques, 323 supplémentaires par rapport à 2007. Ils se répartissent en 2008 entre 3,7 % de proto et préhistoriques, 1,7 % antiques, 32,8 % du Moyen Âge, 45,4 % des temps modernes et, 16,4 % actuels. Un tiers des monuments historiques relèvent de l'architecture domestique, 29,6% sont des édifices religieux, et près de la moitié (49,4%) des propriétés privées. La France compte aussi 33 sites culturels inscrits au Patrimoine mondial de l'UNESCO (2011), 600 villes de caractère  dont 135 désignés comme "Les plus beaux villages de France", plus de 100 Villes et Pays d'Art et d'Histoire.

En 2013 avec 44 000 monuments historiques dont 1500 ouverts au public à l'année 4000 musées dont 1200 labellisés «Musées de France», 41 sites inscrits par l'UNESCO sur la liste du Patrimoine mondial et 103 secteurs sauvegardés, la France possède le deuxième patrimoine d'Europe. Il y a en France 44 000 bâtiments protégés au titre des Monuments historiques, dont 34% sont classés, et 66% inscrits à lInventaire. Il sagit majoritairement de bâtiments habités (33%) et d’édifices religieux (30%). Mais on trouve aussi, à parts égales (6%) des édifices représentatifs de l’architecture militaire, et des jardins. Génie civil et architecture funéraire entrent en compte pour 5%, et 4% pour les bâtiments à vocation agricole. Contrairement à ce que beaucoup de gens croient généralement, seuls 4% de tous ces bâtiments protégés appartiennent à lEtat. A une très forte majorité, ils appartiennent à des particuliers (49%) et aux municipalités (44%). Il est également intéressant de remarquer à quelles périodes de lHistoire se rattachent ces créations architecturales significatives de lart français : il sagit majoritairement (46%) de bâtiments construits entre le XVIe siècle et le XVIIIe siècle. Le Moyen Age immense période s’étalant sur mille ans  est également bien représenté, avec 33% des monuments. Puis l’époque contemporaine (à partir du XIXe siècle) avec 16%. Vient enfin lAntiquité (à laquelle on rattache statistiquement la préhistoire) avec 5%.

En 2008, les trente premiers sites culturels français avaient réalisé 52,2 millions d'entrées comptabilisées, soit une progression de près de 2% sur 2007. Ce palmarès reflètait aussi un double phénomène caractéristique du tourisme culturel français: l'extrême centralisation du grand patrimoine culturel, fruit de l'histoire, et la très forte attractivité touristique internationale de Paris se combinent pour accroître encore la fréquentation des monuments parisiens.

En 2013 on dénombrait 62 millions de visiteurs dans les 1 200 musées de France, 2,8 millions de visiteurs dans les 23 fonds régionaux d’art contemporain et les 49 centres d’art contemporain. 14 000 monuments classés au titre des monuments historiques, un millier de chantiers de fouilles archéologiques en 2012, ou encore plus de 2 millions de documents communiqués dans les services d’archives communaux, départementaux, régionaux et nationaux. Plus de 1 000 représentations lyriques ont attiré plus d’1,4 million de spectateurs par saison. Cinq théâtres nationaux, 70 scènes nationales, 17 zéniths, 39 centres dramatiques nationaux, plus d’une centaine de scènes conventionnées et plusieurs centaines de scènes et lieux de diffusion du spectacle privés… et des milliers de festivals chaque année en France. Plus de 2 000 cinémas, près de 16 000 lieux de lecture publique et 500 conservatoires de musique et de danse où enfants et adultes peuvent se former à la musique, à la danse et au théâtre.

Sur les trente premiers sites culturels en termes d'entrées comptabilisées, vingt-quatre sont ainsi situés dans Paris intra-muros, dont bien sûr le Louvre (8,42 millions d'entrées en 2008), la tour Eiffel (6,93 millions), le centre Pompidou (5,48 millions), la cité des Sciences de la Villette (3,04 millions), le musée d'Orsay (3,02 millions), l'arc de Triomphe (1,57 million), le musée du Quai Branly (1,39 million) et les galeries nationales du Grand Palais (1,28 million). Un monument se situe en Ile-de-France (le château de Versailles, troisième avec 5,63 millions d'entrée) et seulement cinq en province : le château et musée des Ducs de Bretagne à Nantes (qui parvient à se glisser au neuvième rang avec 1,33 million d'entrées), la Merveille de l'abbaye au Mont-Saint-Michel (douzième, 1,2 million), le château de Chambord (vingtième, 717.000 entrées), le palais de Papes d'Avignon (vingt-troisième, 599.000 entrées) et le château du Haut Koenigsbourg (vingt-huitième, 515.000 entrées), récemment transféré au département du Bas-Rhin. 

La situation pourrait sembler inverse pour ce qui concerne les trente premiers sites non-culturels dont les entrées sont comptabilisées : aucun n'est situé à Paris et seulement quatre en Ile-de-France. Mais ce résultat cache un déséquilibre tout aussi important. Avec 15,3 millions d'entrées, Disneyland Paris, à Marne-la-Vallée, représente à lui seul 45% de la fréquentation des trente premiers sites non-culturels. Si l'on y ajoute les trois autres sites franciliens - le parc Astérix (second avec 1,8 million d'entrées), les spectacles dans les jardins de Versailles et le parc zoologique de Thoiry -, les sites franciliens représentent 54% du total. Plusieurs sites en région tirent cependant bien leur épingle du jeu en dépassant le million d'entrées comptabilisées : le parc du Futuroscope à Poitiers (1,6 million), le grand parc et la cinéscénie du Puy-du-Fou (1,3 million) et le parc zoologique du bois de Boulogne à Lille (1 million). La suite de la liste est plus hétéroclite, puisqu'y figurent aussi bien le chemin de fer de la Mer de Glace à Chamonix, l'aire de visite du viaduc de Millau, la visite en bateau de la ville de Strasbourg, la verrerie de Biot (Alpes-Maritimes), le circuit de Nevers-Magnicourt que... le musée océanographique de Monaco, que l'on ne savait pas situé en France. Avec un total de 34 millions d'entrées comptabilisées, ces trente sites non-culturels enregistrent en 2008 une fréquentation en hausse de 2,8% sur 2007.

La tour Eiffel est le plus visité des sites culturels français (5,7 millions de visiteurs en 1997, 6,1 millions en 2000, 6,2 millions en 2004 et 6,9 millions en 2008) avec le centre Georges Pompidou (4,4 millions de visiteurs en 1997, 5,1 millions en 2000, 5,3 millions en 2000 et 5,4 millions en 2008).Viennent ensuite  le château de Versailles  (2,7 millions de visiteurs en 1997, 2,8 millions en 2000, 3,2 millions en 2004 et 5,6 millions en 2008 ), le musée d’Orsay (2,2 millions de visiteurs en 1997, 2,3 millions en 2000,  2,5 millions en 2004 et 3 millions en 2008 ), le mont Saint-Michel ( 922000 visiteurs en 1997, 1 million en 2000, 1,1 million en 2004 et 1,2 million en 2008) et l’arc de triomphe  (1 million de visiteurs en 1997, 1,3 million en 2000,  1,1 million en 2004 et 1,57 millions en 2008). L’île de France possède  16 des 25 sites culturels les plus fréquentés, dont 15 à Paris : la tour Eiffel, le musée du Louvre, le centre Georges Pompidou, le château de Versailles, la cité des sciences de la Villette, le musée d’Orsay, l’arc de triomphe, le musée de l’armée (1,01 million de visiteurs en 2004, 1,266 million en 2008), la Sainte-Chapelle (689000 visiteurs en 2004, 823000 en 2008), le musée Grévin (705000 visiteurs en 2004), le muséum national d’histoire naturelle (739000 visiteurs en 2004, 689000 ( Galerie de l'évolution ) en 2008), la tour Maine Montparnasse (500000 visiteurs en 2004), le musée Picasso (480000 visiteurs en 2004, 342000 en 2008) et le musée Carnavalet (395000 visiteurs en 2004, 1108000 en 2008).

La France comptait près de 8 000 musées en 1994 dont plus de 1 200 placés sous contrôle de l'état dont 1 millier environ sont municipaux. Le pays compte aussi 34 musées nationaux dont les 2/3 sont localisés à Paris, ainsi que des écomusées, des musées industriels et des musées de sociétés.

La fréquentation des musées nationaux s’est élevée à 26,6 millions de visites en 2010.A Paris et en Ile de France, ce sont les musées Delacroix (+ 44%), de l'Orangerie (+22%), des Arts décoratifs (+20%) et Nissim de Camondo (+22%), la cité de la Céramique à Sèvres (+16%) et le château-musée de Fontainebleau (+ 10 %) qui ont enregistré une nette croissance du nombre de leurs visiteurs. Parmi les cinq établissements dépassant habituellement le million de visites, seule la fréquentation du domaine national de Versailles et de Trianon est en hausse (+ 8%). Si une baisse peu significative (-1%) touche les musées du Louvre et d'Orsay, en revanche le musée national d'art moderne - Centre Pompidou et le musée du quai Branly enregistrent une baisse de 11%.

Dans certains établissements franciliens, un net recul est également à noter : -27% à la Cité de la musique, -19% au musée national de la Renaissance à Ecouen, -12% au musée national de Port-Royal des Champs.

Dans les autres régions, une majorité d'établissements connaissent une hausse de fréquentation substantielle. Il en est ainsi au musée national de la préhistoire aux Eyzies (+10%), à la maison Bonaparte à Ajaccio (+10%), au musée Magnin à Dijon (+15%) ou encore au château de Pau (+20%). Néanmoins, quelques établissements accusent des baisses plus ou moins importantes à l'instar du musée Picasso de Vallauris (-26%), du château de Compiègne (-13%) ou des musées Napoléonien et Africain de l'ile d'Aix (-5%).

Enfin, malgré le succès triomphal de l’exposition « Monet » (698 523 visites au 31 décembre 2010 et 913000 au total), la fréquentation annuelle des Galeries nationales du Grand Palais est en recul de 3 % (1 532 459 au lieu de 1 577 539 en 2009).

 En 1988 30 % de français de 15 ans et plus sont allés au musée au cours des 12 derniers mois (contre 27 % en 1973 et 30 % en 1981). Parmi ces derniers 16 % sont allés au musée 5 fois et plus au cours des douze derniers mois (contre 15 % en 1973 et 14 % en 1981).

Parmi les lieux culturels les sites religieux se classent nettement en tête avec plus de 15 millions de visiteurs annuels sur un total de près de 135 millions dans les lieux recevant plus de 20 000 visiteurs annuels. Immédiatement après vient la catégorie " châteaux et édifices d'architecture moderne " avec plus de 33 millions de visiteurs. Plus loin derrière on trouve les musées des Beaux -Arts   (peinture, sculpture, ...) avec 18 millions de visiteurs, puis les lieux de mémoire, musées historiques et fortifications  avec un peu plus de 4, 5 millions de visiteurs. En ce qui concerne les sites qualifiés de " non- culturels " au sens strict, viennent en tête les sites naturels, grottes, villages pittoresques  avec près de 54 millions de visiteurs. Les parcs à thème, les zoos et aquariums  totalisent plus de 41 millions de visiteurs  pour les parcs à thèmes et 12 millions de visiteurs pour les zoos et les aquariums.

La France compte aussi de nombreuses manifestations culturelles avec plus de 500 festivals organisés chaque année sur des thèmes variés : musique classique, musique moderne, etc...

Le tourisme culturel en France se caractérise par un important phénomène de vedettariat. En effet sur 1 millier de sites accueillant plus de 20 000 visiteurs par an, à peine une soixantaine  (5%) dépasse le million d'entrées  annuelles , mais représente à elle seule plus de 50% du nombre total de visiteurs , alors que 400 des 1000 sites retenus par l'étude de COLLARDELLE et MONFERRAND ( 1993, op. cit.) n'atteignent pas ensemble 5 % du nombre total de visiteurs recensés. Ces chiffres montrent l'importance du réservoir potentiel encore exploitable de l'offre culturelle française, et par suite le gisement d'emplois potentiels que cela représente. Ces données démontrent aussi que seule une vingtaine de sites en France est menacée par la sur- fréquentation et que le problème du patrimoine français est essentiellement un problème de sous fréquentation.

L'étude de la fréquentation du Patrimoine culturel français révèle l'extrême concentration sur Paris et la région parisienne des lieux les plus fréquentés. En dehors de la région parisienne  six zones offrent une forte densité de sites recevant plus de 100000 visiteurs annuels : la vallée de la Loire entre Orléans et Angers ; le Périgord ; l'Alsace ; le triangle provenço-languedocien ; la Normandie des plages du Débarquement ; l'axe Valence- Lac Léman et dans une moindre mesure les Alpes-Maritimes et les Pyrénées-Orientales.

On dénombre plus de 1500 lieux de pèlerinage en France .La ville-sanctuaire la plus célèbre est Lourdes  qui accueille plus de 5 millions de visiteurs par an qui y dépensent près de 1,5 milliards de Francs. Lourdes reçoit annuellement 70 000 malades venant de 150 pays .Le nombre de pèlerins a été multiplié par 3 depuis 1960. Les villes - sanctuaires françaises se sont regroupées dans une association loi 1901 sous le label : " Villes et sanctuaires de France " (Le Puy-en-Velay, Rocamadour, Nevers, Sainte-Anne-D’auray).

 

 

 

1972, c'est le nombre de festivals recensés en France en 2013 par la Sacem, dont 1425 consacrés à la musique. Concentrés principalement sur la période estivale, ils n’ont cessé de proliférer sur le territoire depuis quelques années. L'émergence de nouveaux courants musicaux et l'apparition d'une plus forte demande ont largement contribué à leur développement. En 2014 2.709.200 spectateurs ont parcouru les différents festivals de France, soit une augmentation de 23,6% par rapport à l’année précédente. Cinquante et un festivals ont franchi la barre des 15 000 spectateurs. Ils étaient trente-six en 2013. Le nombre total de festivaliers s'est élevé à 2 546 793 contre 2 191 000 en 2013 et 2 054 080 en 2012.

Les Vieilles charrues ont dominé avec 225 000 spectateurs. En seconde place vient Solidays et en troisième position le Hellfest avec 150 000 spectateurs, soit une hausse de 34%. La moitié de ces festivals n'a pas dépassé les 10 ans de durée de vie . 42% ont entre 11 et 25 ans et seulement 10 % ont plus de 26 ans. Le festival des Filets Bleus (Bretagne) est le plus ancien, 110 ans en 2015. En tête des régions les plus festives, on retrouve la région Île-de-France avec 153 festivals à son actif, talonnée de près par la région Rhône-Alpes qui en regroupe 137. La région PACA atteint quant à elle la troisième position du classement avec 107 festivals dans l'année ( chiffres de 2014 ). L’année 2014 a vu la création de 44 festivals et la disparition de 52, mais "les disparus" représentent 3,2% des 1 625 festivals de musiques actuelles observés et "les créations" 2,7%. 54% des festivals se déroulent en été. L’autre moitié des festivals a lieu aux autres saisons : 427 au printemps, 280 en automne et 63 en hiver. Outre 233 festivals de musique classique-lyrique et 314 manifestations théâtrales, audiovisuelles ou d’art de la rue, la France a accueilli, en 2013, 1 425 festivals de musique actuelle. Une grande variété de styles musicaux s’y produit. Jazz, blues et musiques improvisées représentent près du tiers des festivals de musique actuelle (28%), suivis de près par les musiques électroniques et amplifiées (24%). Viennent ensuite les festivals mêlant plusieurs genres musicaux dans leur programmation (21%), les festivals de musiques traditionnelles et du monde (18%), et enfin les festivals de chanson (9%). Plus de 50 % des festivals se concentrent sur cinq régions - Ile-de-France, Rhône-Alpes, Provence-Alpes Côte d’Azur, Bretagne et Midi-Pyrénées -, l’offre reste riche et variée dans l'ensemble de l'Hexagone.  Les musiques électroniques sont davantage proposées dans les régions septentrionales,  tandis que l'offre de festivals de musique du monde est plus concentrée au Sud – résultats de leurs interactions respectives avec l’Europe centrale et le bassin méditerranéen.

60 parcs de loisirs étaient attestés sur le territoire national .Ils accueillaient plus de 25 millions de visiteurs par an  et réalisaient un chiffre d'affaires global de 7 milliards de francs (1996). Le complexe Disney occupait une place à part avec un chiffre d'affaires de 5 milliards de francs, plus de 5000 chambres, la place de 5ème hôtelier français, plus de 25 millions de repas. Ce complexe est aussi un " Grand " de la distribution spécialisée avec 21 millions d'articles vendus chaque année. Le Futuroscope à Poitiers recevait près de 3 millions de visiteurs par an et employait 1300 salariés pour un chiffre d'affaires de 700 millions de francs annuel.

Les parcs de loisirs en France en 2014

Les parcs de loisirs ont plutôt bien résisté à la crise jusqu'en 2012 mais l'année 2013 a plus contrastée. La raison essentielle réside dans la baisse de pouvoir d'achat des familles, en particulier des classes moyennes. En 2013, le numéro un européen Disneyland Paris a vu sa clientèle reculer de 7%, soit 1,1 million de visiteurs en moins, et ses hôtels perdre 100.000 nuitées, après une année 2012 record où l'on fêtait les 20 ans du Mickey parisien. Les clients français ont manqué (600.000 en moins), français, mais aussi les Espagnols et les Italiens. Le parc a enregistré une perte d'exploitation de 27,5 millions d'euros. Quant au Futuroscope, attraction majeure pour la région de Poitiers, il a perdu environ 200.000 visiteurs (-14%), ramenant sa fréquentation à 1,46 million d'entrées contre 1,8 million en 2011, et alors qu'il visait les 2 millions en 2020. Le Parc Astérix a connu des difficultés, de l'aveu de son propriétaire Compagnie des Alpes. Mais certains parcs de loisirs ont enregistré des progressions substantielles. Le Puy du Fou en Vendée, élu en 2012 meilleur parc de loisirs au monde a accueilli 1,74 million de visiteurs en 2013 (+8%), pour un chiffre d'affaires de 63,8 millions d'euros. Le Marineland d'Antibes, célèbre notamment pour ses orques et ses dauphins, a attiré 1,3 million de visiteurs en 2013 (+3%), pour un chiffre d'affaires de 42 millions d'euros. En 2014 les parcs de loisirs ont investi pas moins de 500M€ pour séduire et faire revenir des visiteurs. Disneyland Resort Paris (14,9 millions de visiteurs en 2013) a lancé l'attraction Ratatouille, implantée au cœur d'un quartier thématisé sur Paris dans les Walt Disney Studios. Le Parc Astérix a ouvert en 2014 sa "Forêt d'Idéfix", un espace dédié aux enfants avec 5 attractions. Le Futuroscope propose un voyage dans le temps, à bord d'un simulateur 4D piloté par les Lapins Crétins. Le parc Nigloland mise sur les sensations fortes avec "Alpina Blitz", une montagne russe culminant à 33 mètres de hauteur. Le Puy du Fou a inauguré un nouvel univers dédié à La Renaissance (avec le nouveau spectacle de "La Renaissance du Château") et a procédé à la mise en service d’un quatrième hôtel, "Le Camp du Drap d’Or".

La France dispose de nombreux sites de mémoire liés aux conflits mondiaux du XXème siècle, dont la visite constitue un important levier d’attractivité et de vitalité économique complémentaire à l’offre touristique traditionnelle. Développer le tourisme de mémoire constitue un enjeu civique et pédagogique, afin de favoriser la transmission de ce patrimoine aux générations futures. C'est aussi un enjeu culturel et touristique, afin de préserver ces vestiges comme témoins d’une époque et contribuer au dynamisme économique des territoires. Chaque année, ces sites attirent environs 20 millions de visiteurs venus pour près de la moitié de pays étrangers. En 2014, année de célébration du 70ème anniversaire de la Bataille de Normandie et du lancement du cycle commémoratif du Centenaire de la Grande Guerre, les sites de mémoire ont bénéficié en moyenne d’une hausse annuelle de fréquentation de 42%. D'après le ministère de la Défense qui a comparé la fréquentation de 111 sites par rapport à 2013, ceux-ci ont reçu plus de 10 millions de visiteurs, soit une augmentation de 42% en un an. Au total, les 133 sites de l'enquête 2014 ont attiré plus de 12 millions de visiteurs. Rien qu’en Normandie, par exemple, les 28 sites mémoriels principaux ont vu leur fréquentation augmenter de 145% en 2014, en passant de 2.3 millions à 5.6 millions de visiteurs.

 

Les grands sites culturels en France (2000-2006 et 2000-2013)

Les sites du patrimoine mondial en France

 


Le tourisme culturel en France : les ressources du Web
 


Biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial

(41)

Culturel

Abbatiale de Saint-Savin sur Gartempe (1983)

Abbaye cistercienne de Fontenay (1981)

Arles, monuments romains et romans (1981)

Basilique et colline de Vézelay (1979)

Bassin minier du Nord-Pas de Calais (2012)

Beffrois de Belgique et de France (1999)

Bordeaux, Port de la Lune (2007)

Canal du Midi (1996)

 La cathédrale d’Amiens (1981)

Cathédrale de Bourges (1992)

Cathédrale de Chartres (1979)

Cathédrale Notre-Dame, ancienne abbaye Saint-Rémi et palais du Tau, Reims (1991)

Centre historique d’Avignon : Palais des papes, ensemble épiscopal et Pont d’Avignon (1995)

Chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France (1998)

Cité épiscopale d'Albi (2010)

Coteaux, maisons et caves de Champagne (2015)

De la grande saline de Salins-les-Bains à la saline royale d’Arc-et-Senans, la production du sel ignigène  (1982)

Fortifications de Vauban (2008)

Grotte ornée du Pont-d’Arc, dite Grotte Chauvet-Pont-d’Arc, Ardèche (2014)    

Juridiction de Saint-Émilion (1999)

Le Havre, la ville reconstruite par Auguste Perret (2005)

Les Causses et les Cévennes, paysage culturel de l’agro-pastoralisme méditerranéen (2011)

Les climats du vignoble de Bourgogne (2015)

Mont-Saint-Michel et sa baie (1979)

Bilan et Perspectives des Aménagements du Mont Saint-Michel.

Palais et parc de Fontainebleau (1981)

Palais et parc de Versailles (1979)

Paris, rives de la Seine (1991)

Places Stanislas, de la Carrière et d'Alliance à Nancy (1983)

Pont du Gard (1985)

Provins, ville de foire médiévale (2001)

Site historique de Lyon (1998)

Sites palafittiques préhistoriques autour des Alpes (2011)

Sites préhistoriques et grottes ornées de la vallée de la Vézère (1979)

Strasbourg – Grande île (1988)

Théâtre antique et ses abords et « Arc de Triomphe » d'Orange (1981)

Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes (2000)

Ville fortifiée historique de Carcassonne (1997)

 

Naturel

Golfe de Porto : calanche de Piana, golfe de Girolata, réserve de Scandola  (1983)

Lagons de Nouvelle-Calédonie : diversité récifale et écosystèmes associés (2008)

Pitons, cirques et remparts de l’ile de la Réunion (2010)

 

Mixte

Pyrénées - Mont Perdu (1997)

 

Palmarès des sites culturels et récréatifs (2000-2006)

 

             
              en millions d'entrées
  2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006
Disneyland, Paris 12,2 12,2 13,1 12,4 12,4 12,3 12,8
Musée du Louvre 6,1 5,2 5,7 5,7 6,6 7,6 8,3
Tour Eiffel 6,2 6,1 6,2 5,9 6,2 6,4 6,7
Centre Georges Pompidou, Paris 5,1 6,2 5,5 5,3 5,4 5,3 5,1
Château de Versailles 2,9 2,6 3,0 2,9 3,3 3,3 4,0
Cité des Sciences de la Villette, Paris 3,1 2,6 2,6 2,9 2,8 3,2 3,1
Musée d'Orsay 2,3 1,7 2,1 1,8 2,6 2,9 3,0
Parc Astérix, Plailly 1,8 1,8 1,8 1,8 1,8 1,8 1,7
Parc Futuroscope, Poitiers 2,3 2,0 1,6 1,2 1,4 1,4 1,4
Arc de Triomphe, Paris 1,3 1,0 1,3 1,2 1,2 1,3 1,3
Le Puy du Fou (Grand parc et Cinescénie) 1,1 1,2 1,1 1,1 1,1 1,2 1,2
Musée de l'Armée, Paris 0,8 1,0 1,0 1,0 1,0 1,1 1,1
Merveille de l'abbaye du Mont Saint-Michel 1,1 1,0 1,1 1,1 1,1 1,1 1,1
Parc zoologique du Bois de Boulogne, Lille 1,4 1,6 1,5 1,5 1,2 1,3 1,1
Sainte Chapelle, Paris 0,8 0,7 0,8 0,6 0,7 0,8 0,8
Aquarium, La Rochelle 0,4 (2) 0,9 0,9 0,9 0,8 0,8 0,8
Chemin de fer du Montenvers-Mer de Glace, Chamonix 0,9 0,9 0,9 1,0 0,9 0,8 0,8
Parc animalier de la Palmyre, Les Mathes 0,6 0,7 0,7 0,7 0,8 0,7 0,7
Musée Grévin 0,6 0,4 0,6 0,6 0,7 0,7 0,7
Château de Chambord 0,7 0,7 0,7 0,6 0,7 0,7 0,7
Visite en bateau de la ville, Strasbourg 0,7 0,6 0,7 0,7 0,7 0,7 0,7
Musée océanographique, Monaco 0,7 0,7 0,7 0,6 0,6 0,6 0,6
Palais de la Découverte, Paris 0,6 0,5 0,5 0,4 0,4 0,6 0,6
Parc Nausicaa, Boulogne sur Mer 0,7 0,6 0,6 0,5 0,6 0,6 0,6
Musée Rodin, Paris 0,6 0,6 0,6 0,5 0,5 0,6 0,6
Palais des Papes, Avignon 0,6 0,6 0,6 0,5 0,5 0,5 0,6
Zoo du bois de Coulange, Amnéville les Thermes 0,5 0,5 0,6 0,6 0,5 0,6 0,5
Château du Haut-Koenigsbourg, Orschwiller 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5 0,5
Parc d'attractions Nigloland, Dolancourt 0,5 0,4 0,5 0,5 0,5 0,4 0,4
Musée Carnavalet 0,2 0,2 0,5 0,6 0,4 0,4 0,4
Musée national d'art moderne (Centre Georges Pompidou) 2,4 2,4 2,5 2,3 2,6 nd nd
nd : résultat non disponible              
(1) : en travaux.              
(2) : ouverture du nouveau site en 2001.              
Source : Odit-France, direction de l'Observation touristique.              
               

Palmarès des sites culturels et récréatifs (2000-2013)

  

Site

2000

2005

2012

2013

Disneyland Paris

12,2

12,3

16,0

14,9

Musée du Louvre

6,1

7,6

(r) 9,7

9,2

Château de Versailles

2,9

3,3

7,3

7,5

Tour Eiffel

6,2

6,4

6,3

6,7

Musée d'art moderne du Centre Pompidou

5,1

5,3

3,8

3,7

Musée d'Orsay

2,3

2,9

3,6

3,5

Cité des Sciences de la Villette (1)

3,1

3,2

2,6

2,6

Museum national d'histoire naturelle, Paris

nd

1,2

2,0

1,9

Arc de Triomphe

1,3

1,3

1,7

1,8

Puy du Fou (grand Parc + Cinéscénie), Les Épesses

1,1

1,2

1,6

1,7

Parc Astérix , Plailly

1,8

1,8

1,7

1,6

Parc Futuroscope, Poitiers

2,3

1,4

1,7

1,5

Evénement Le Voyage à Nantes

///

///

1,7

1,5

Galeries nationales du Grand Palais

nd

nd

1,5

1,4

Musée de l'Armée

0,8

1,1

1,4

1,4

Musée du quai Branly

///

///

1,3

1,3

Château et musée des Ducs de Bretagne, Nantes

nd

nd

1,3

1,3

Cimetière Américain d'Omaha, Colleville

nd

1,4

1,4

1,2

Tour Montparnasse

0,6

0,4

1,2

1,2

Viaduc de Millau - Aire du Viaduc

///

///

1,1

1,1

Sainte-Chapelle

0,8

0,8

1,0

1,0

Merveille de l'abbaye, Mont-Saint-Michel

1,1

1,1

1,2

1,0

Musée de l'Orangerie

nd

nd

0,8

0,9

Parc zoologique du Bois de Boulogne

1,4

1,3

0,9

0,9

Musée du Louvre à Lens

///

///

0,1

0,9

Téléphérique de l'Aiguille du Midi, Chamonix (2) 0,5 0,4 0,8 0,8
Bateaux promenades de Strasbourg 0,7 0,7 0,8 0,8
Musée Grévin 0,7 0,7 0,8 0,8
Château de Chambord nd nd 0,7 0

 

 

 

nd : donnée non disponible.

r : donnée révisée.

/// : absence de résultat due à la nature des choses.

(1) : hors fréquentation de la Géode.

(2) : il s'agit des passages enregistrés à la montée (la personne faisant un aller-retour est comptée une seule fois).

(3) : en travaux.

Champ : sites dont les entrées sont comptabilisées et qui ont reçu plus de 700 000 visiteurs hors musées nationaux ; France métropolitaine.

 

Sources : Deps, INSEE

 

 

 

Les 10 festivals français les plus fréquentés en 2014

 

 

 

1. Jazz In Marciac (Marciac) - 250 000 spectateurs

 

2. Les Vieilles Charrues (Carhaix) - 208 000 spectateurs

 

3. Jazz à Vienne (Vienne) - 175 000 spectateurs

 

4. Solidays (Paris) ex æquo Printemps de Bourges (Bourges) - 170 000 spectateurs

 

5. Nuits de Fourvière (Lyon) - 157 000 spectateurs

 

6. Les Eurockéennes (Belfort) - 127 000 spectateurs

 

7. Les Francofolies (La Rochelle) - 120 000 spectateurs

 

8. Rock en Seine (Paris) - 118 000 spectateurs

 

9. Main Square Festival (Arras) - 105 000 spectateurs

 

10. Nuits Sonores (Lyon) - 103 000 spectateurs

   

 

Pour en savoir plus...

 

 

Données statistiques par domaine, Ministère de la Culture et de la communication.  Les données statistiques ici présentées sont produites ou collectées par le Département des études, de la prospective et des statistiques (DEPS) du ministère de la Culture et de la Communication…dont Tourisme et culture. Quelle est la part de la fréquentation touristique étrangère parmi les visiteurs des musées, monuments et sites culturels français ?

Code du patrimoine, 123 p. Le patrimoine s'entend, au sens du présent code, de l'ensemble des biens, immobiliers ou mobiliers, relevant de la propriété publique ou privée, qui présentent un intérêt historique, artistique, archéologique, esthétique, scientifique ou technique….

Qu'est-ce qu'un monument historique ? Ministère de la Culture et de la Communication. Un monument historique est un immeuble ou un objet mobilier recevant un statut juridique particulier destiné à le protéger, du fait de son intérêt historique, artistique, architectural mais aussi technique ou scientifique. Le statut de « monument historique » est une reconnaissance par la Nation de la valeur patrimoniale d'un bien. Cette protection implique une responsabilité partagée entre les propriétaires et la collectivité nationale au regard de sa conservation et de sa transmission aux générations à venir…..

Monument historique, 2 p. Un monument historique est un édifice, un espace, qui a été classé ou inscrit afin de le protéger, du fait de son intérêt historique ou artistique. A ce titre le patrimoine protégé au titre des monuments historiques comprend aujourd'hui de multiples domaines comme le patrimoine domestique, religieux ou encore industriel. Son champ temporel s'étend de la période préhistorique au XXème siècle…..

Protection Monument historique. Ministère de la Culture et de la Communication. La protection au titre des monuments historiques n’est pas un label mais un dispositif législatif d’utilité publique basé sur des principes d’analyse scientifique. L’intérêt patrimonial d’un bien s’évalue en examinant un ensemble de critères historiques, artistiques, scientifiques et techniques. Les notions de rareté, d’exemplarité et d’intégrité des biens sont prises en compte….

La gestion des monuments historiques. Vie publique. Au cœur du débat public. En France, l’Etat détient traditionnellement le monopole de la propriété et de la protection des monuments emblématiques français qui appartiennent à la Nation. La loi du 31 décembre 1913 sur les monuments historiques attribue à l’Etat et à lui seul les compétences pour en assurer la protection. Ce monopole est cependant progressivement remis en cause avec l’institution de la décentralisation. A la suite notamment de la réforme constitutionnelle de 2003 et avant la rédaction de la future loi sur les libertés et les responsabilités locales, une mission est confiée à l’historien René Rémond en vue de déterminer les conditions d’un transfert de la gestion du patrimoine monumental aux collectivités territoriales….

Monuments privés ou monuments publics : une cause nationale, La Demeure Historique. 50% des monuments protégés sont à la charge de personnes privées. Ces propriétaires gestionnaires ne peuvent assumer leurs responsabilités que s’il existe un véritable partenariat public-privé sur le plan financier notamment….

Les monuments historiques demain... par Eugène Ollivier. La Salpêtrière, Paris, novembre 1984, publié dans les Actes des colloques de la direction du Patrimoine, Paris, 1987, 297 p., Revue Terrain, octobre 1987, p. 124-127. Il s'agissait de commémorer le cent-cinquantenaire de la désignation d'un brillant amateur aux fonctions d'inspecteur général des Monuments historiques : on eut donc l'idée — originale — d'un colloque... Et, comme il importait de montrer que la vieille institution était portée vers la prospective, on donna à ce colloque le titre Monuments historiques demain. Il est vrai qu'on fit mieux depuis, puisque « Monuments historiques » est naguère devenu « Patrimoine », et « Demain », « 2000 ». Or, de même que le Patrimoine aura peut-être été le dernier à célébrer par anticipation cet an 2000 dont on parle depuis vingt-cinq ans au moins, les intentions prospectives du colloque se sont traduites par un délai de deux ans et demi dans la parution des actes... au point qu'on est irrésistiblement conduit à la tentation de comparer le Demain prédit Hier avec l'Aujourd'hui de Maintenant….

Le poids économique direct de la culture en 2013 par Yves JAUNEAU &  Xavier NIEL,  Octobre 2014,  20 p. En 2013, le poids économique direct de la culture, c’est-à-dire la valeur ajoutée de l’ensemble des branches culturelles est de 44 milliards d’euros. Il ne prend pas en compte les retombées économiques indirectes ou induites par la culture comme le tourisme, par exemple. Cela correspond à une part de la culture dans l’ensemble de l’économie de 2,3%, en légère baisse par rapport à 2012….

La valorisation touristique du patrimoine culturel. Développement culturel, bull. du département des Etudes et de la Prospective n°83, 6 p., décembre 1989.

Chiffres clés 2015. Etudes statistiques, Ministère de la Culture et de la communication, 15 p.Décliner la culture en chiffres permet de prendre la mesure de la richesse de l’offre artistique et culturelle en France, du tissu économique et associatif et de la diversité des pratiques culturelles des Français. L’édition 2015 de Chiffres clés de la culture et de la communication en donne une photographie précise et documentée.2 025 cinémas dont près de la moitié labellisés d’art et d’essai, 208 millions d’entrées au cinéma en 2014 et une sortie culturelle qui attire 64% des Français âgés de 6 ans. 1 200 musées de France, une centaine de monuments nationaux, plus de 43 000 monuments classés ou inscrits et 3 400 parcs et jardins bénéficiant de mesures de protection et de valorisation qui reçoivent chaque année plusieurs millions de visiteurs…..

Le tourisme culturel, 8 p. « Le tourisme culturel est un déplacement d’au moins une nuitée dont la motivation principale est d’élargir ses horizons, de rechercher des connaissances et des émotions au travers de la découverte d’un patrimoine et de son territoire. Par extension, on y inclut les autres formes de tourisme où interviennent des séquences culturelles. Le tourisme culturel est donc une pratique culturelle qui nécessite un déplacement d’au moins une nuitée, ou que le déplacement va favoriser »…..

Valoriser le patrimoine culturel de la France. Rapport de Françoise Benhamou et David Thesmar, Direction de l’information légale et administrative. Paris, 2011, 162 p. Le rapport qui suit est consacré à la valorisation du patrimoine culturel de la France, centrant l’attention sur le patrimoine tangible (musées, collections nationales, monuments historiques…) sans oublier pour autant le patrimoine immatériel (métiers d’arts, savoir-faire…). Pour le patrimoine tangible, existent des effets de congestion, avec une forte concentration des visites sur un petit nombre de musées et de sites, d’où la coexistence de lieux congestionnés et de sites désertés, et des défaillances de marché (multiples externalités) justifiant l’intervention de l’État. Une illustration de cette concentration : en France, 50 % de la fréquentation muséale est concentrée sur 1 % des musées. Par ailleurs, le secteur du patrimoine représente environ 100 000 emplois directs, soit à peu près le cinquième du secteur de la culture en France….

Palmarès des sites culturels et récréatifs en 2013. INSEE

Chiffres-clés du Tourisme culturel. Rappelons que l’industrie du tourisme est en charge du transport et de l’hébergement des touristes français et étrangers, très largement majoritaires dans la fréquentation des sites culturels. La promotion de l’activité culturelle auprès des visiteurs lointains de notre pays et du monde est aussi  largement déléguée  au Tourisme – une spécialité française, car nos sites culturels et leurs responsables (Etat ou élus des collectivités) concentrent 90% de leurs actions et de  leurs moyens pour  les seuls « publics de proximité ».La qualité d’abord !....

LA VISITE DES MUSEES, DES EXPOSITIONS ET DES MONUMENTS. Etude pour la Direction Générale des Patrimoines, Département de la politique des publics, CREDOC, collection des rapports, 84 p., juin 2012. Ce document présente les résultats des questions insérées à la demande de la Direction Générale des Patrimoines – département de la politique des publics - dans la vague de début 2012 de l’enquête barométrique du CRÉDOC « Conditions de vie et Aspirations ». L’étude s’intéresse aux pratiques culturelles de la population en ce qui concerne les visites des monuments, des sites historiques, des villes d’art et d’histoire, des musées et des expositions….

Valoriser le patrimoine culturel. L’apport du numérique par Benoît Dumolin – Médiacteurs programme IRIS 2007, 65 p.

Musées et tourisme : un exemple réussi de collaboration par Eve Flament, 7 p., La Lettre de l’OCIM. Depuis 1998, l’Association des conservateurs des musées du Nord-Pas-de-Calais a engagé une politique de collaboration avec les partenaires régionaux et départementaux du tourisme pour la promotion et le développement touristiques des musées. L’auteur met en lumière les freins et les points forts de cette collaboration…..

1er panorama des industries culturelles et créatives. Au cœur du rayonnement et de la compétitivité de la France, Novembre 2013, EY  edit., 76 p.

Culture, tourisme et territoire : les apports du tourisme culturel au développement local par Laure Juanchich, UNIVERSITÉ LYON 2, Institut d'Etudes Politiques de Lyon, 61 p. Longtemps, le tourisme s’est vu opposé à la culture. En effet, selon le philosophe Yves Michaud, le tourisme fut le responsable d’une rupture dans la culture. A cause de lui, elle est passée de la « sacralisation culturelle » qui a prédominé pendant deux siècles, au « divertissement culturel.4 » Aujourd’hui encore, le touriste n’a pas toujours bonne presse dans le milieu culturel. Il est souvent caricaturé et perçu comme un destructeur qui use les monuments qu’il visite, génère des équipements coûteux, pollue et ne comprend pas ce qu’il voit….

Patrimoine Culturel et Tourisme en France par Valéry Patin & J.M Vincent, 3 p. Au cours de la dernière décennie, les relations entre patrimoine culturel et tourisme se sont  profondément modifiées en France…

Tourisme culturel et festivals. Opportunités et limites d’un tel partenariat. Le Printemps de Bourges - Jazz in Marciac - Les Eurock´eennes de Belfort par Sophie Mercier &  Diane Bouchard, 2004, 61 p. A l’heure actuelle, le tourisme culturel semble ˆêtre une des formes en vogue de la pratique touristique. Le patrimoine culturel d’une région est souvent un atout de premier ordre pour la fréquentation touristique des lieux. En effet la visite d’un monument, d’un musée ou d’un site protégé devient facilement le prétexte à un séjour touristique en famille ou entre amis. L’abbaye du Mont-Saint-Michel, les châteaux de la Loire, les grottes de Lascaux ou encore le village médiéval de Rocamadour sont autant d’incitations au voyage. En matière de tourisme, le patrimoine matériel semble faire recettes, en témoignent les longues files d’attente devant les sites les plus visités du pays chaque été. Qu’en est-il d’un patrimoine plus immatériel tel que les festivals ? On ne compte plus le nombre de festivals qui se d´déroulent chaque été aux quatre coins de l’hexagone. Se  déroulant sur plusieurs jours, ces manifestations peuvent drainer parfois jusqu’à plusieurs milliers de festivaliers. Pourquoi ne pas devenir alors le motif d’un s´séjour prolongé dans la région ?...

Culture, communication, tourisme : la mise en scène patrimoniale des territoires par Pierre Frustier  et Jane Voisin, 14 p. La communication touristique est un ensemble considérable de moyens et supports qui diffusent les images des territoires. Il s’agit donc d’un espace privilégié de mise en scène patrimoniale et identitaire des destinations touristiques, avec des conséquences multiples. Ce travail propose une approche de cet univers qui commence à se constituer comme un champ de recherche faisant appel à diverses disciplines. Ici, on propose quelques réflexions sur les liaisons entre le patrimoine, l’identité et la communication touristique et des exemples d’analyses de cas en France et au Brésil…

"LE PATRIMOINE FERROVIAIRE ". Les trains touristiques : outil de développement local ou simple, activité isolée ? pa     r NICOLOSO Camille, MASTER PROFESSIONNEL « TOURISME » (2e année), Spécialité Valorisation Touristique des Sites Culturels, UNIVERSITE DE PARIS 1 - PANTHEON SORBONNE, 110 p. Le train est encore aujourd’hui un élément de notre vie quotidienne, un moyen de transport répandu. Comment a-t-il pu y avoir patrimonialisation d’un tel moyen de transport ? Au sein du patrimoine industriel, quelle sont les spécificités du patrimoine ferroviaire ? Ce sont les questions qui ont guidé mes recherches pour l’élaboration de ce mémoire. Dès lors qu’il y a eu un transfert du chemin de fer comme instrument au service du tourisme au chemin de fer comme objet touristique en soi, quels enjeux sont alors soulevés ? Mes recherches se sont concentrées sur l’exploitation des trains touristiques, leur gestion et leur offre, excluant volontairement toutes considérations techniques sur les machines et leur fonctionnement.

PATRIMOINE ET TOURISME. QUELLES RENCONTRES ? Le courrier de l’UNESCO , Edition spéciale 2009, 24 p.

Espaces publics et mise en scène de la ville touristique. RAPPORT FINAL DE RECHERCHE sous la direction de Vincent Vlès par Vincent Berdoulay & Sylvie Clarimont, Octobre 2005, Université de Pau et des Pays de l’Adour, Laboratoire SET UMR 5603 CNRS-UPPA, 97 p. Le laboratoire “Sociétés, Environnement, Territoire” - Unité Mixte de Recherche 5603 de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour et du Centre National de la Recherche Scientifique - a été retenu pour travailler sur la question du traitement et de la gestion des espaces publics touristiques urbains. Ceux-ci constituent en effet la face concrète des multiples processus qui contribuent à la production et à la diffusion des images qui donnent sens à la ville et qui fondent son attrait touristique. La question de l’ouverture et de l’aménagement de ces espaces publics y est donc centrale….

VILLES FRANÇAISES du PATRIMOINE MONDIAL ET TOURISME. Protection, gestion, valorisation. Actes de la journée organisée par : La Chaire UNESCO « Culture, Tourisme développement », L’IREST et l’EIREST, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, La Convention France-Unesco, ICOMOS-France, Sous la direction de Maria GRAVARI-BARBAS et Sébastien JACQUOT, 96 p. mai 2010.

La sauvegarde du patrimoine culturel immatériel : un enjeu aux multiples facettes par Anabel Mousset, Mémoire de recherche, IEP de Lyon, 83 p.

En quoi un site patrimonial peut-il devenir un pôle touristique et contribuer au développement territorial durable : l’exemple du Palais des Evêques de Saint-Lizier par DANJOU-MARTINEZ Edwige, UNIVERSITÉ DE TOULOUSE II –LE MIRAIL, CENTRE d’ÉTUDES DU TOURISME, DE L’HÔTELLERIE ET DES INDUSTRIES DE L’ALIMENTATION, 230 p.   

 

 

 

 

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