L'archipel des Galápagos comprend 13 grandes îles, 6 îles
plus petites et 42 îlots rocailleux, soit une superficie
totale de 8000 km2 répartie sur une étendue marine de près
de 45000 km2.l’Equateur, qui exerce sa souveraineté sur
l’archipel, se trouve à 960 kilomètres à l'est de
l'archipel. Les îles des Galápagos sont très connues du
grand public comme laboratoire vivant de l'Évolution. Parmi
les espèces animales présentes dans l'archipel figurent 14
espèces distinctes de tortues géantes et 13 variétés de
pinsons (appelés aussi " pinsons de Darwin" ) et dont
l'étude permis la mise en évidence de la théorie de la
sélection naturelle. Toutes ces espèces sont endémiques sur
l'archipel. Parmi les autres espèces animales, on dénombre
un cormoran dépourvu de la faculté de voler et la seule
espèce de pingouin attesté dans l'hémisphère nord . Avec 60
% des espèces vivantes spécifiques à l’archipel, les
Galápagos ont un des taux d'endémisme les plus élevés du
Monde. Cette particularité rend l'archipel particulièrement
vulnérable aux interactions humaines consécutives au
développement touristique. Une des particularités de la
faune animale des Galápagos est la quasi-absence de crainte
à l'égard des humains.
L'unicité écologique et la grande vulnérabilité de
l'archipel sont connues de longue date .Plusieurs
sanctuaires de la vie sauvage ont été établis en 1934 et un
statut de parc national fut octroyé à la quasi–totalité de
ces territoires en 1959.Par ailleurs la zone ainsi
délimitée fut inscrite sur la liste du patrimoine Mondial de
l'Humanité en 1978, inscrite aussi comme '" réserve de la
biosphère" en 1984 et comme réserve sous-marine en
1986.Aujourd'hui % seulement de la superficie totale de
l'archipel échappe aux mesures de protection de
l'environnement naturel .
La période antérieure à 1970 est une ère de développement
touristique incontrôlée mais le Tourisme demeure très
marginal dans l'archipel .On peut situer la déferlante du
Tourisme de masse en 1969 avec l'arrivée d'un premier
bateau de touristes transportant 76 passagers .A partir de
cette date le nombre de visiteurs dans le parc national n'a
cessé d'augmenter .Le nombre de visiteurs annuel avoisinait
70000 par an à la fin des années 1990. L'archipel est
devenu, à partir de cette date, une destination touristique
de prestige. La découverte écologique des îles est souvent
incluse dans des forfaits touristiques incluant d'autres
activités comme la plongée sous-marine ou le shopping.
Des bateaux de croisière proposent un hébergement à bord
pour une période allant de trois jours à deux semaines
.D'autres navires assurent sur la journée le transport de
touristes dont l'hébergement est ris en charge par des
hôtels locaux .Un droit d'entrée de US$ 100 est exigé de
chaque touriste entrant dans le parc national. L'arrivé&e du
tourisme de masse dans l'archipel a contraint les autorités
du parc à repenser la gestion des espaces naturels placés
sous leur juridiction . Il en ait résulté diverses mesures
de protection parmi les plus astreignantes, du moins sur le
papier, adoptées dans le Monde dans le domaine de la
protection des espaces sensibles .Ces initiatives sont le
résultat de concertations entre les autorités du parc, le
gouvernement équatorien et des organismes non
gouvernementaux de protection de l'environnement (comme la "
Charles Darwin Fondation")
Le parc national a été divisé en cinq zones .Les touristes
non scientifiques ne sont admis que dans deux d'entre elles
seulement ("Intensive and extensive visitor zones"). La première désignation autorise un maximum de 90
visiteurs sur le rivage à un moment donné tandis que la
seconde abaisse le quota à 12 visiteurs. 15 zones de
visite avaient été initialement établis, ce chiffre a été
porté à 60.Par ailleurs l'accès des touristes est interdit
sur les îles qui n'abrite aucune espèce exotique.
Depuis le début des années 1970 le tourisme ans les espaces
naturels des Galápagos est soumis à des quotas .Un plafond
annuel de 12000 visiteurs avait été établi en 1973. Il a été
porté à 25000 en 1981.Depuis le début des années 1990 un
nouveau quota de 50000 visiteurs a été imposé. Un système
de quotas s'applique aussi aux navires de croisière dont le
nombre a été fixé à 20 au début des années 1970 et à 90 au
début des années 1990.
Un programme de formation des guides a été instauré en
1975. Il établit une distinction entre les guides
naturalistes et les auxiliaires. La qualification de guide
naturaliste requiert trois années d'études universitaires
en Sciences naturelles et la pratique courante de
l'anglais .La formation inclut un stage d'une durée de 1
mois offert par la " Charles Darwin Fondation "et qui se
termine par un examen.
Aucun touriste ne peut aborder dans le parc national sans
être accompagné d'un guide dûment accrédité .Le rapport
habituellement admis est de 1 guide pour 16 touristes, mais
il peut s'élever à 1 guide pour 20 touristes en période
d’affluence. Le rôle majeur du guide est de veiller à ce
que chaque touriste adhère à un protocole de comportement
approprié à un environnement naturel sensible : restriction
des activités de randonnée à de courts trajets sur des
pistes de 1m50 de large dont il est interdit de sortir ,
limitation du temps passé sur chaque point de visite ,
restriction apporté au bruit , etc…
En dépit de ces multiples mesures le Tourisme a engendré de
nombreuses nuisances .La présence humaine génère du stress
chez de nombreuses espèces animales .C'est ainsi que 95 %
des goélands s'envolent et quittent leurs nids quand les
randonneurs approchent à moins de 2 mètres .Cette situation
est fréquente car beaucoup de sites de nidification sont
proches des chemins de randonnée. Les bateaux de croisière
amènent dans l'archipel différentes espèces de papillons et
d'insectes dont la présence interfère avec le
fonctionnement de l'écosystème insulaire. Par ailleurs la
politique de contingentement des flux touristiques peut
avoir des effets pervers en aboutissant à une surcharge de
certains des lieux ouverts à la visite.

Ecuador ( tourism statistics ) ( 1991-1996-97 )
http://www.oas.org/TOURISM/ecuador.htm
Ecotourism statistical fact sheet ( The ecotourism market (
cf.- Galapagos ))
http://www.ecotourism.org/research/stats/files/stats.pdf
Galapagos tourism (Ted case studies )
http://www.american.edu/TED/galapagos.htm
Charles Darwin Foundation news Bulletin ( Galapagos
Conservation trust , 23 mai 2004 )
http://www.gct.org/may04_1.html
Ecuador : Tourist resources
http://www.vivecuador.com/html2/eng/what_we_do.htm
Ecotourism in Latin America compiled by C.Schroer , n° 102 ,
November 1999 ( Bibliography )
http://www.lib.utexas.edu/benson/bibnot/bn-102.html
Ecotourism: the Promise and Perils of
Environmentally-Oriented Travel (Released February 2003) by
Heather E. Lindsay ( Cambridge scientific Abstracts )
http://www.csa.com/hottopics/ecotour1/oview.html
Ecotourism : a Latin America perspective de E. Torres
http://www.ecoturismolatino.com/eng/ecotravellers/
alternative/articles/ecotourismlatinperspective.pdf



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