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Méthodologie de l'épreuve Tourisme et territoires au B.T.S

 

      

Le programme

 

Le programme inscrit dans une triple dimension: territoire, mondialisation, développement durable Le programme «privilégie une approche spatiale du tourisme afin de repérer, dans un contexte de mondialisation des activités humaines et de nécessité de prise en compte du développement durable, les potentialités d'un territoire donné (ou d'une destination) d'un point de vue touristique ».

L'ancrage territorial, l'inscription dans la mondialisation et la prise en compte du développement durable constituent trois entrées essentielles de ce programme, trois grilles de lecture - description et évolution - du phénomène touristique. On pouvait en imaginer d'autres, celles-ci ont été privilégiées. Elles constituent donc le fil directeur du programme, ce qui lui donne du sens et doit orienter les choix cohérents et progressifs qui se font sur les deux années de préparation de l'épreuve d'examen.

1- La notion de territoire est au cœur du programme. Le mot « territoires» figure dans l'intitulé même de l'enseignement confié aux professeurs d'histoire-géographie « Tourisme et territoires », il est repris dans le titre des deux derniers thèmes du programme. Son emploi oriente l'approche du programme dans le cadre d'une analyse d'espaces terrestres humanisés, délimités - c'est l'existence d'une limite qui permet de parler de territoires (et pas seulement d'espaces) - occupés, appropriés, gérés, aménagés par des groupes sociaux et appréhendés à plusieurs niveaux d'échelles. Dans l'analyse territoriale, les acteurs occupent une place centrale. Chaque territoire est unique, par définition, se distingue des autres.

Le tourisme est l'une des activités les plus liées aux territoires. Il choisit, sélectionne des lieux particuliers, pour leurs caractères propres - milieu, paysages, histoire, culture - qui offrent alors à la fois « dépaysement» et accessibilité. Les activités touristiques, les équipements et les liaisons qu'ils supposent, la rencontre avec l'autre, transforment puissamment les espaces touchés par ces activités. Elles modifient l'économie et la société locales, mais aussi l'image des territoires, vis-à-vis de l'extérieur - attractivité - comme de l'intérieur - valeur nouvelle, parfois contestations. Elles créent des liens à différentes échelles. Le tourisme peut même créer ses territoires spécifiques, l'île-hôtel tropicale en étant un bon exemple. L'usage du mot « territoire » marque donc la volonté d'une analyse globale, systémique, multi-scalaire et ordonnée. Elle met l'accent sur les acteurs, sur leurs interrelations, sur les causalités complexes. Loin d'une simple accumulation de faits, de descriptions faussement exhaustives, l'étude dégage des structures, des articulations avec d'autres territoires. Il ne s'agit pas seulement d'étudier, conditions et atouts, moyens et étapes, formes et bilans, même si tous ces éléments doivent bien sûr être pris en compte, mais pas isolément. Le programme évoque aussi les milieux, pour insister sur les dimensions physiques, importantes à connaître, parfois essentielles pour certains tourismes - en n'oubliant pas les rythmes saisonniers et les décalages horaires qui sont des éléments de base pour la vente d'un produit touristique. Les formes spécifiques d'organisations spatiales --'- la station touristique - leurs intégrations, les liaisons, les bilans territoriaux aux différentes échelles, montrent l'importance spatiale du tourisme, ses effets, ses inégalités à toutes les échelles.

L'étude du tourisme, des liens entre tourisme et territoires, permettent de retrouver et mesurer les effets des grandes mutations techniques, économiques, culturelles, sociales et politiques. Étudier le tourisme aujourd'hui ne peut se comprendre sans deux grandes clés de lecture, la ou les  mondialisation(s) d'une part, les soucis de développement durable de l'autre.

2- La mondialisation est à envisager dans son double ressort: «la mondialisation du tourisme et la mondialisation par le tourisme»1. Si le tourisme est né dans l'Europe occidentale du XIXe siècle, sa diffusion oblige à l'envisager aujourd'hui à l'échelle mondiale.

La perspective historique est essentielle pour montrer les étapes de la mise en tourisme du monde, liées aux grandes pulsations de l'économie mondiale, aux progrès des liaisons, aux transformations des niveaux et modes de vie, des habitudes et des goûts. Constater que le tourisme touche de plus en plus d'espaces, de plus en plus lointains ne signifie sûrement pas que c'est là le résultat d'une diffusion régulière, homogène. Il y a eu des étapes différentes, liées .entre autres aux progrès des transports et aux effets de mode, aux représentations: la Côte d'Azur attire d'abord l'hiver.

Les types de tourisme évoluent eux aussi au cours de l'histoire touristique d'un lieu, entre découverte, exploitation puis éventuellement sortie de tourisme: c'est une question de nombre de touristes, de types d'équipements et de produits, mais aussi de clientèles différentes, des précurseurs à la généralisation puis éventuellement au déclin ou transformations.

Le tourisme est mise en relation et échanges, il touche des espaces de plus en plus nombreux de plus en plus lointains grâce à des moyens de transports nouveaux, et aussi grâce à la circulation des modes et des images. Tout cela en fait un élément caractéristique de la mondialisation. On y retrouve ses mécanismes: le rôle de firmes transnationales, le mélange d'attrait et de réticences voire résistances, les débats sur le caractère positif ou négatif du tourisme, des remises en cause récentes, la naissance de nouveaux modes de tourisme. Le temps de la multiplication des produits nouveaux et lointains est là aussi remis en question par la hausse des prix des énergies comme par les contestations environnementales ou la dénonciation des effets négatifs, induits sur les sociétés locales, entre autres sociaux et culturels. Mais en même temps, le tourisme peut participer au développement local: il faut se garder, là aussi, de toute approche univoque et caricaturale, c'est ce qui fait l'intérêt et la difficulté du sujet. La question du renouveau d'un tourisme proche est posée, tandis que se structurent de grands bassins touristiques régionaux. Le tourisme, la géographie du tourisme est donc un puissant indicateur d'évolutions plus générales, dans lesquelles cette activité s'inscrit forcément, à toutes les échelles.

3- La notion de développement durable a été prise en compte à la fois pour définir une forme de tourisme et comme une condition nouvelle pour les activités touristiques. « Une nouvelle donne: le développement durable (tourisme responsable, écotourisme). Elle doit constituer plus largement une grille de lecture pour l'analyse des territoires touristiques en fonction des trois composantes du développement durable, qui tente de concilier l'efficacité économique, la qualité de l'environnement et le développement humain et social. Les préoccupations environnementales sont de plus en plus présentes dans les activités touristiques et elles ont des effets contradictoires. Le souci du développement durable est d'abord une contrainte nouvelle, une remise en cause, un frein au développement de certaines pratiques. Dénonciations des dégradations environnementales liées à la croissance de la fréquentation, dénonciation de certaines formes d'aménagements - la «bétonisation» des littoraux - volonté de limiter les extensions pour protéger des zones écologiquement riches et fragiles, mais aussi dénonciation des conditions sociales et économiques, des effets culturels du développement touristique, mais encore du coût carbone des transports vers des destinations lointaines sont révélatrices de ces préoccupations. De même, les sociétés de tourisme, quelle que soit leur activité, doivent aussi démontrer à leurs clients qu'elles sont soucieuses de développement durable, par leurs produits, leurs mode de gestion, y compris le non gaspillage.

Mais, le souci du développement durable, le goût du « naturel », de « l'authentique », de la rencontre, qui sont aussi vieux que le tourisme lui-même, trouvent dans les préoccupations de développement durable l'occasion de développer de nouvelles formes ou modes de tourisme. Tourisme de «nature sauvage », développement spectaculaire des parcs naturel- en Afrique australe par exemple - pratiques touristiques douces, contacts recherchés avec les habitants, promotion d'un tourisme de proximité, sont autant de leviers pour un nouveau développement touristique. D'un simple point de vue pratique enfin, on n'imagine pas un vendeur de produits touristiques qui ne soit pas fortement sensibilisé à ces questions de développement durable, capable d'en comprendre l'importance et de répondre de façon claire aux questions que ne manqueront pas de lui poser ses clients.

Ces trois grilles de lecture permettent donc de sélectionner dans la masse considérable d'informations disponibles celles qui sont les plus pertinentes pour construire une progression logique sur les deux années, pour donner du sens, éviter les catalogues non raisonnés de faits et d'exemples. L'exigence de ce programme c'est donc à la fois de donner des connaissances de base, des cadres d'analyse, mais aussi de montrer aux étudiants les lignes de force qui pem1ettent de comprendre une activité profondément sociale, construction des sociétés dans l'histoire et qui évolue avec elles, avec toutes leurs dimensions. Cette prise de conscience leur sera indispensable pour évoluer dans leur profession et/ou leur formation.

 


                        TOURISME ET TERRITOIRES

Sujet zéro 1 Sujet zéro 2 Sujet zéro 3
- Corrigé 1-2 Corrigé 1-2

 

 

La démarche de l'étude de cas

 

« La démarche proposée s'appuie de façon privilégiée sur des situations contextualisées, qui permettent de mettre en valeur les interactions et de montrer que le tourisme est une construction sociale qui évolue. Dans le même temps des approches plus générales permettent de fixer des cadres, des repères, et de montrer la variété du phénomène touristique ».

Le tourisme doit être envisagé dans une approche systémique: « Le tourisme n'est ni une activité ou une pratique, un acteur ou un espace ou une institution: c'est l'ensemble mis en système. Et ce système comprend: touristes, lieux, territoires et réseaux touristiques, marchés, pratiques, lois, valeurs et autres institutions sociales »2. La mise en oeuvre du programme doit donc s'appuyer sur des études de cas thématisées, contextualisées ou sur des exemples mis en perspective. Cette démarche inductive et multi-scalaire permet de sortir de la simple nomenclature géographique et de l'effet catalogue, de la tentation de la recherche de l'exhaustivité et du survol des territoires; elle aide à déterminer le rôle des acteurs, à  construire les notions, elle peut être diachronique pour montrer l'évolution du tourisme dans le temps ou l'évolution d'un espace touristique. La comparaison de cartes du tourisme, à différentes époques, à différentes échelles -le monde; des ensembles régionaux; la France et là, on dispose de cartes très riches - permet d'analyser non seulement la diffusion, mais aussi les transformations du tourisme. La Côte d'Azur est un très beau support possible pour une étude de cas. Elle montre des étapes touristiques successives, leurs causes - en particulier les liens avec les transports - mais aussi de profondes différences entre elles, par exemple le passage du tourisme d'hiver au tourisme d'été. La continuité apparente n'en est pas vraiment une, les phénomènes touristiques sont fluctuants et complexes, la situation actuelle s'explique par des héritages différents. Le cas illustre bien d'autres aspects: la diversité des modes d'hébergement, les contraintes du tourisme mais aussi l'après-tourisme. Cet exemple est très riche d'autant qu'il renvoie à une histoire touristique que l'on retrouve ailleurs, mais pas partout, pas dans d'autres grands espaces touristiques, plus récents.

L'étude de cas permet d'aborder une question du programme à partir d'une situation précise, localisée et ancrée dans un territoire; elle met en évidence quelques grands enjeux spécifiques. L'étude de cas évite un enseignement uniquement ou préalablement conceptuel de la géographie du tourisme conduisant le plus souvent à une géographie générale, passant en revue les espaces sans les étudier véritablement. Les élèves ont été habitués au lycée à travailler avec des études de cas. L'étude de cas ne doit pas chercher à tout dire, décrire et expliquer sur un territoire donné, mais au contraire sélectionner ce qu'il présente de remarquable, d'exemplaire, et donc ce pourquoi son étude est utile.

L'étude de cas s'inscrit toujours dans un territoire et met en oeuvre un raisonnement géographique. Elle cherche à faire apparaître les grands enjeux de la question en formulant les interrogations essentielles de la géographie: où se situe le phénomène touristique? Quelle forme prend son inscription dans l'espace, avec par exemple les stations? Quels rapports entretient-il avec d'autres lieux? Quels sont les flux entre espaces fournisseurs et récepteurs? Comment se construisent donc des ensembles touristiques régionaux à différentes échelles? Qui sont les acteurs qui participent à ce phénomène, acteurs internationaux, acteurs locaux,parfois États et pouvoirs publics? Quelle organisation du territoire peut-on observer?  

Ce raisonnement géographique appliqué au tourisme suppose de mobiliser plusieurs échelles spatiales car chacune d'elles montre des phénomènes spécifiques ou apporte des explications qu'une seule échelle n'aurait pas permis d'aborder.

L'étude de cas induit des réflexions de portée générale. Elle vise donc deux objectifs complémentaires: d'une part, mieux raisonner sur un territoire réduit, d'autre part, accéder à une compréhension globale de phénomènes touristiques en prenant appui sur l'étude de cas.

Elle permet ainsi de construire progressivement des notions et conduit à une mise en perspective. Au cours de l'étude de cas, les étudiants appréhendent les enjeux et la complexité d'un territoire, la diversité de ses acteurs, ses évolutions envisageables (touristes, lieux, territoires et réseaux touristiques, marchés, pratiques, lois, valeurs et autres institutions sociales).

Certaines questions se prêtent de manière évidente à la démarche de l'étude de cas.

- Les politiques de développement touristique.

- Les potentialités touristiques des territoires.

- Les objets touristiques.

- La mise en tourisme des territoires et ses impacts.

- Les espaces touristiques: littoral, montagnard, urbain, rural.

Ainsi pour aborder « Une nouvelle donne: le développement durable (tourisme responsable, écotourisme) », l'Afrique du Sud comme l'Australie ou le Costa Rica, pays à l'avant-garde des initiatives écotouristiques, pourront être choisis comme études de cas.

D'autres questions, envisagées essentiellement à l'échelle mondiale gagneront à être abordées par une étude de cas. Le cas de Nice peut être l'entrée dans le sujet «La diffusion du phénomène touristique et ses ressorts (attractivité des lieux, modes de transport et accessibilité, pratiques touristiques...) » en allant jusqu'à évoquer la place des compagnies low cost dans l'attractivité de l'aéroport Nice-Côte d'Azur. La confrontation de deux cas de deux types de stations, deux littoraux touristiques, deux pays...- peut aussi être le moyen de traiter certaines questions.

L'articulation de deux années de formation: programmation

« Le programme s'organise en deux grandes parties, réparties sur les deux années: mise en place des mécanismes généraux puis étude de grands territoires touristiques. Dans cette deuxième partie, il n'est pas envisageable de faire une étude détaillée de chaque territoire ou zone géographique [...] ».

Le programme se divise en quatre thèmes qui s'organisent en deux grandes parties: la mise  en place des mécanismes généraux (« Le tourisme entre mondialisation et développement durable », «Espaces et identités touristiques ») puis l'étude de grands territoires touristiques (« La France, un des premiers et plus anciens territoires touristiques », «Les principaux territoires touristiques mondiaux»). Sa mise en œuvre doit donc être envisagée dans la continuité de ces deux années de formation.

Privilégier la démarche de l'étude de cas suppose de penser l'articulation entre les différents thèmes du programme. Les deux premiers thèmes doivent se nourrir de cas puisés dans les deux derniers thèmes. .

Supports d'étude: documents, ressources numériques, cartographie

Les contenus de l'enseignement s'appuient sur la lecture et l'analyse de cartes et de documents sur des supports variés (GPS, cartes routières, cartes topographiques, photographies aériennes, images numériques...), la maîtrise d'outils techniques, en relation avec les pratiques professionnelles. L'étude des territoires amène ainsi à construire une représentation graphique claire, ordonnée et hiérarchisée de ces territoires (croquis, schémas...).

La place du document

La place du document est réaffirmée comme support d'étude et d'analyse et non comme simple illustration. Cette place est à mettre en relation avec les objectifs de compétences précisées dans le référentiel de certification et dans le livret de professionnalisation de l'étudiant.

On sera attentif au choix et au nombre des documents, en particulier dans les études de cas. Les documents sont choisis pour leur capacité à mettre en évidence les enjeux et à donner une dimension spatiale à l'analyse.

Comme dans les anciens BTS, le sujet d'examen sera fourni avec des documents destinés à aider les candidats. Leur statut précis dans l'épreuve - documents d'accompagnement ou documents à commenter - sera précisé ultérieurement.

La carte constitue un support privilégié de l'enseignement de « Tourisme et territoires », dans le cadre d'un emboitement d'échelles. Les plans de stations touristiques, d'aménagements touristiques locaux sont confrontés, selon le sujet traité, à des cartes à différentes échelles(régionales, nationales, continentales, mondiales).

Les photographies de paysage sont aussi des documents incontournables. Il ne s'agit pas de les multiplier - même s'il convient de donner à voir les aménagements touristiques, les potentialités et les impacts du tourisme - mais de les analyser dans une approche systémique. Ces photographies peuvent être aussi l'occasion de donner toute sa place à la dimension patrimoniale du tourisme. Les documents iconographiques contribuent à donner un caractère concret à l'enseignement de la géographie, celle du fait touristique en particulier.

Les graphiques, les données statistiques, les textes doivent aussi être travaillés avec les étudiants afin de diversifier les sources d'informations, sans négliger, par exemple, les publicités.

Ressources numériques

Les ressources numériques seront aussi mobilisées. Les sites internet des offices de tourisme nationaux ou de stations touristiques feront l'objet d'une approche critique. «Les acteurs institutionnels du tourisme (privés, publics) » peuvent être étudiés à partir des sites internet de différentes institutions pour en repérer l'organisation et les stratégies. Les globes virtuels, les images satellites sont aussi des supports d'analyse spatiale. Pour la France le site Édugéo sera particulièrement utile, pour analyser des espaces, réaliser des croquis, pour les  plus proches diachroniques et pour une mise en perspective historique. Le repérage d'itinéraires, le calcul de distances et la rédaction de programmes touristiques, la préparation d'une randonnée pourront être l'occasion de manipuler un GPS (Global Positioning System) que l'on peut traduire en français par« système de localisation mondial ».

La cartographie

L'étape de cartographie, l'élaboration de cartes, croquis et de schémas, s'ils ne sont pas une fin en soi, sont un moment important du cours et doivent s'inscrire dans la démarche de l'étude de cas. Les étudiants seront entrainés à élaborer des cartes, des croquis et des schémas simples pour montrer une organisation spatiale, illustrer une notion ou tout autre phénomène géographique. Le croquis présente des informations sélectioill1ées et utilise un langage qui respecte une certaine sémiologie graphique. Le schéma est davantage simplifié, il peut s'abstraire du fond de carte. Il ne cherche pas à localiser avec précisions des faits, mais à mettre en évidence des structures, des dynamiques, des modèles d'organisation applicables et/ou comparables avec d'autres espaces. Il peut être utile d'illustrer une copie d'examen avec des schémas ou des croquis. La question de savoir s'il faut obligatoirement réaliser une carte de synthèse et à quelle échelle le jour de l'examen sera débattue et tranchée dans les tout prochains mois, en fonction d'abord et avant tout de ce qui est utile aux étudiants et  réalisable dans le temps imparti.

Des pièges à éviter

-Prétendre opérer un traitement exhaustif de tous les espaces touristiques du monde

Le programme se présente en apparence comme une invitation à analyser tous les espaces touristiques du monde. L'intitulé des première et deuxième parties présente les grands caractères de l'activité touristique et les grands types d'espaces touristiques de la planète. L'intitulé des troisième et quatrième parties recense l'ensemble des grandes destinations touristiques du monde. Il serait tentant de mettre en œuvre ce programme dans une logique de recensement, passant d'un thème à l'autre et d'une destination à une autre, avec pour seul et vain objectif, une prétendue exhaustivité.

Or, il s'agit bien au travers de ce programme de permettre aux étudiants de construire une culture personnelle et professionnelle, mais aussi de disposer d'outils intellectuels dont ils auront à se saisir pour comprendre des situations nouvelles et agir avec efficacité en tant que professionnels du tourisme. Il s'agit aussi, à plus courte échéance, de les préparer à un examen où leur sera proposée l'analyse d'un territoire touristique qu'ils découvriront peut-être à cette occasion.

Dans ces conditions, les quatre parties du programme doivent être pensées et traitées en articulation. Chaque étude de cas, choisie dans les parties 3 et 4 du programme, vise à identifier un espace touristique pour en dégager des caractères généraux, des situations types, des notions, pour identifier des familles d'acteurs, des ressorts, des enjeux, des politiques, des impacts, autant d'éléments qui figurent dans les parties 1 et 2 du programme. Il s'agit donc moins de traiter tous les territoires touristiques du monde que d'en choisir quelques-uns pour leur aptitude à mettre en évidence les grandes problématiques de l'activité et des aménagements touristiques.

- Mener les études sans fil directeur

Dans les quatre parties du programme, et en particulier dans l'étude des territoires, un fil directeur est indispensable pour mener l'étude. Ce dernier est choisi en fonction des grands enjeux propres à chacun des thèmes et territoires abordés. Il s'agit donc de sélectionner un ou deux de ces enjeux, de montrer comment l'étude du thème permet de les mettre en évidence et de proposer quelques éléments de réponse. Une réflexion préalable globale sur les programmes doit permettre de choisir, pour l'ensemble des deux années, une variété de fils directeurs qui feront ainsi émerger l'ensemble des grands enjeux liés aux activités et aux territoires touristiques de la planète.

L'exigence de s'appuyer sur une approche privilégiée ou un éclairage spécifique qui guide l'étude est particulièrement forte lors de la mise en œuvre des études de cas. En effet, l'étude de cas n'est pas la description analytique, prétendument exhaustive, d'un territoire. C'est encore moins l'analyse d'un espace selon une démarche stéréotypée (relief, climat, population, activités,…) qui serait valable pour tous les territoires du monde. L'étude de cas se construit à partir d'un axe directeur, qui met en évidence la spécificité du territoire étudié et les enjeux touristiques majeurs que l'on souhaite mettre en évidence. On n'oubliera pas que la mondialisation et les perspectives du développement durable constituent la toile de fond du programme. Les idées directrices et les grands enjeux mis en évidence pour chaque étude doivent donc s'articuler avec les deux thèmes.

Les critères de correction

La note est globale.Elle intégre le croquis ou la carte sans barême distinct. Les éléments de valorisation sont à rajouter à la note attribuée et doivent permettre de distinguer des réalisations qui, dans un ou plusieurs aspects des attentes, ont donné particulièrement satisfaction.

Aucune forme spécifique de l'écrit n'est par ailleurs attendue.Le candidat répond simplement à la consigne.Ceci signifie que, outre la cohérence du propos, on ne peut avoir avoir d'attentes trop formelles.

Outre les apports de connaissances, les capacités suivantes sont attendues : -identifier et justifier les atouts d'un territoire ou d'une activité touristique, c'est-à-dire repérer les potentialités touristiques, ainsi que les contraintes ou les limites ; -identifier des formes touristiques dans leur forme première puis actuelle ; -identifier des politiques de développement lisibles dans le territoires; etc... Quant au croquis /ou à la carte, il doit satisfaire à certains critères : -l'efficacité visuelle et la qualité de réalisation; - le choix des figurés et l'organisation de la légende; -la réponse à la consigne , etc...

 

  

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  Cette page a été mise à jour le 23/06/15.

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