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Petit lexique du Bouddhisme

 


"Notre vie est éphémère, pareille au reflet de la lune dans la goutte d'eau tombant du bec du héron" ( Dôgen Zenji )

"Le ciel, la terre et moi avons la même racine. Toutes choses et moi-même sommes d'une seule substance"
( Jo-Hoshi , moine chinois ( 318-414 )

 

Apsaras  («Venues des eaux») 

Nymphes nées lors du barattage de la mer de lait. Divinités des eaux, représentées sous la forme de très belles jeunes femmes  aux cheveux longs et flottants, elles président aussi à l’amour  et elles sont souvent montrées dans l’iconographie tentant de troubler par leurs charmes l’ascèse des saints hommes. Dans l’iconographie bouddhique, elles sont souvent associées aux boddhisattvas.

 

Arhat :

Le terme serait issu de «ari » qui signifie «  ennemi » et «han » qui veut dire «  tuer » . Un «arha » serait un «tueur de l’ennemi », l’ennemi étant les passions .D’autres exégètes font dériver le terme « arhat » de « arhati»: «  être digne de » .Il semble qu’à l’origine le terme d’ «arhat » s’appliquait à tous les ascètes , par la suite le terme désigna les «saints » , pleinement et définitivement délivrés.L’ «Avadana Sataka» ( II, 348 ) donne une description assez complète de l’ «arha » : « Il s’est exercé , a lutté et a combattu  et ainsi il a compris que ce cercle  de « Naissance et Mort » avec ses « Cinq Constituants »  (« skandha») est en constante mouvance .Il a rejeté toutes les situations de l’existence qui sont amenées par un complexe de conditions  car il est dans leur nature de déchoir et de se désagréger , de changer et de s’abolir il a abandonné toutes les «  souillures » et gagné l’état d’ «arhat ». En devant «Arhat » , il a perdu tout l’attachement qu’il avait pour le « Triple-Monde » (c’est-à-dire le monde du désir des sens , le monde de la forme , le monde sans forme ) .Il juge de même valeur l’or et le bloc de terre .Le ciel et la paume de la main sont identiques à ses yeux .Il est resté froid dans le danger comme le bois de santal parfumé vis-à-vis de la hache qui le fend. Par sa «Gnose » il a écrasé la « coquille de l’œuf de l’ignorance ». Il a atteint la «Gnose » , les «super savoirs » et les «pouvoirs de la vision analytique ». Il s’est détourné des gains et des honneurs du Monde. Il est devenu digne d’être honoré , salué , révéré par les «deva» ( dieux ) y compris Indra, Vishnu et Krishna » .

 

Athéisme :
 

Le Bouddhisme est-il un athéisme ? Aux yeux d’un bouddhiste cette question est largement dénuée d’intérêt … La tradition bouddhique ne nie pas explicitement l’existence d’un créateur , mais elle ne s’intéresse nullement à la question. Le but de la doctrine bouddhique est de libérer les êtres de la souffrance, les spéculations sur les origines du Monde apparaissent comme vaines spéculations et perte de temps .Les bouddhistes n’ont jamais fait obstacle au culte d’un ou plusieurs dieux, mais ce champ de la pensée humaine se situaient en dehors de leurs préoccupations et de leurs recherches.



 

Bardo :

Ce terme tibétain désigne les états "post mortem" ( " états intermédiaires " ). On dénombre six bardos qui englobent tous les états de la vie et de la mort. Le Bardo Thödol ( ou "Livre tibétain des morts" ) est un des textes majeurs du bouddhisme tibétain.Cet ouvrage appartient à l'école Nyingmapa et sa rédaction est attribuée à Padmasambhava, fondateur de l'école.  Il décrit les états de conscience et de perception qui séparent la mort de la renaissance. L'étude du Bardo Thödol est censée permettre au pratiquant de se libérer du cycle des réincarnations ou, du moins, d'accéder à une meilleure réincarnation.

"As-tu reçu l'enseignement du sage gourou initié au mystère du bardo ? Si tu l'as reçu, rappelle-le à ta mémoire et ne t'en laisse pas distraire par d'autres pensées. Conserve fermement ton esprit lucide. Si tu souffres, ne t'absorbe pas dans la sensation de la souffrance. Si tu éprouves un reposant engourdissement d'esprit, si tu te sens t'enfoncer dans une calme obscurité, un apaisant oubli, ne t'y abandonne pas. Demeure alerte. Les consciences qui ont été connues comme étant (nom du mourant) tendent à se disperser. Retiens-les unies par la force de l'Yid kyi namparshéspa. Tes consciences se séparent de ton corps et vont entrer dans le Bardo. Fais appel à ton énergie pour les voir en franchir le seuil en ta pleine connaissance. La clarté fulgurante de la Lumière sans couleur et vide va, plus rapide que l'éclair, t'apparaître et t'envelopper. Que l'effroi ne te fasse point reculer et perdre conscience. Plonge-toi dans cette lumière. Rejetant toute croyance en un ego, tout attachement à ton illusoire personnalité, dissous son Non-être dans l'Etre et sois libéré. Peu nombreux sont ceux qui, n'ayant pas été capables d'atteindre la Libération au cours de leur vie, l'atteignent à ce moment si fugitif qu'il peut être dit sans durée. Les autres, sous l'effet de l'effroi ressenti comme un choc mortel, perdent connaissance." ( Extrait du "chikhai bardo" ou "Etape du trépas")


 

Bhakti : 

C’est la Foi qui , dans le Bouddhisme Mahayana , acquiert une vertu égale à la Sagesse .Le chemin de la sagesse n’étant pas praticable pour beaucoup, le chemin «  facile » de la Foi était le seul permettant à la plus grande partie des être humains d’atteindre l’Illumination .La Foi s’intègre dans le concept de l’universalité du salut qui forme la base du Mahayana et sur la conviction que la nature du Bouddha est présente chez tous les êtres et qu’ils sont tous proches de l’ «  Illumination » .

 

Bhava-Chakra :

Le terme signifie en sanskrit : «  La roue de la Vie » .Il s’agit d’une représentation graphique du cycle des renaissances («Samsâra » ).Les six principales conditions de l’existence terrestre sont représentées séparément dans les six portions de la roue : les domaines de dieux , des anti-dieux  («titans » ) et des hommes forment le haut de la roue , tandis que les domaines des animaux , des «  esprits affamés » et des habitants des enfers  forment le bas de la roue .Tous ces domaines ont en commun l’expérience de la souffrance et de la mort .La mort est symbolisée par Yama , le dieu du monde inférieur , qui tient la roue dans ses griffes .Les causes du cycle de la souffrance et de la mort sont symbolisées par trois animaux placés  au centre de la roue : le coq ( le désir ) , le porc (l’ignorance ) et le serpent (la haine) .Un cercle , à l’extérieur de la roue , montre les douze parties de la "  production conditionnée"  («Pratîya-Samutpâda ») qui présente une interprétation philosophique du cycle des renaissances .



 

Bhikshu :

Moine mendiant , membre masculin de la Sangha bouddhique , ayant quitté la société et ayant reçu l’ordination complète. Dans les premiers temps du Bouddhisme , les « bhikshu » constituaient le noyau  de la communauté car seul un homme ayant renoncé au Monde pouvait atteindre le Nirvana .L’activité principale du « bhikshu » se résumait dans la méditation et l’enseignement de la doctrine .Toute forme de travail lui était interdite .Par ailleurs il était assujetti aux principes fondamentaux de la vie monacale : pauvreté , chasteté , pacifisme .La pauvreté du « bhikshu » se manifeste dans son habillement composé de haillons .Les objets d’usage quotidien se limitent à un bol à aumônes, un rasoir, une aiguille à coudre , un filtre à eau, un bâton de pèlerin et une brosse à dents .Tous les jours il sort mendier sa nourriture quotidienne .A l’origine ces moines menaient une existence errante , mais au fil du temps ils se sédentarisèrent de plus en plus dans des monastères .

 

 

Bodhisattva :
 

Le terme signifie littéralement  : "Être de l'Éveil " . Est bodhisattva celui qui , parvenu a seuil du Nirvana , associe , par des voeux solennels la réalisation de son propre " Éveil " au salut de tous les êtres; tant que ce but ultime ne sera pas atteint , le bodhisattva refuse d'entrer en Nirvana . Selon l'ouvrage : " Paroles de mon maître Samantabhadva " ( " en tibétain : - " Kun Bzang  bla-ma' i zhal lung ") le bodhisattva se caractérise par trois types de courage : - il a le courage d'un roi : s'éveiller soi-même afin de pouvoir éveiller efficacement les autres êtres , - il a le courage d'un passeur par son souhait d'atteindre le Nirvana en même temps que tous les autres êtres , comme le passeur qui atteint l'autre rive avec ses passagers , - il a le courage d'un berger car il souhaite faire passer tous les autres avant lui-même .

«A ce sujet , ô Subhûti , le Bodhisattva doit penser comme suit : autant d’êtres  il y a dans l’univers  des êtres –qu’ils soient nés d’un œuf, nés d’une matrice ,nés d’une moisissure  ou nés miraculeusement ; qu’ils soient avec ou sans forme ; qu’ils soient  avec perception ou sans perception –pour autant qu’est conçu un univers concevable d’êtres ; tous tant qu’ils sont doivent être menés par moi dans le Nirvâna , dans ce royaume du Nirvâna , aucun être du Tout n’a été conduit au Nirvâna .Et pourquoi ? Si la perception d’un «  être » prenait place dans un Bodhisattva , on ne l’appellerait pas un être d’ Illumination ( bodhisattva) » (Extr. du « Sûtra du Diamant » )

L’ «Abdhidharmakos » donne une description édifiante du Bodhisattva :

«(…) On pourrait comprendre que le Bodhisattva recherche cette Illumination si difficile à obtenir , si cette Illumination était son seul moyen d’arriver à la délivrance ; mais ce n’est pas le cas. Pourquoi donc entreprennent-ils une telle tâche infinie ?

Pour le bien des autres ; parce qu’ils veulent être en mesure de tirer les autres de ce grand flot de souffrance. Mais quel bénéfice personnel trouvent-ils dans le bénéfice des autres ?

Le bénéfice des autres est leur propre bénéfice ; parce qu’ils le désirent .

Qui pourrait croire cela ?

Il est vrai que les hommes dénués de pitié , pensant qu’à eux-mêmes , trouvent dur de croire en l’altruisme du Bodhisattva .mais les hommes doués de compassion le croient aisément. Ne voyons-nous pas que certaines gens affermis dans leur absence de pitié  trouvent plaisir dans la souffrance des autres , même quand elle ne leur est pas utile ? De même on doit admettre que les Bodhisattva, affermis dans leur pitié , trouvent plaisir à faire le bien aux autres sans aucune préoccupation égoïste .Ne voyons-nous pas que certaines gens , ignorant la vraie nature des Dharma conditionnés qui constituent leur prétendu «  Soi » , s’attachent  à ces Dharma par la force de leur habitude – si le complètement que ces Dharma soient dépourvus de personnalité – et souffrent mille peines à cause de leur attachement ? de la même manière on doit admettre que les Bodhisattva , par la force de l’habitude , se détachent des Dharma  qui constituent leur prétendu «  Soi » , cessent de considérer ces Dharma comme «  moi » ou «  mien » , grandissent en sollicitude compatissante pour les autres et sont prêts à souffrir mille peines pour cette sollicitude »

 


 

Bodhisattva (Image du ...) :
 

Leur représentation se distingue nettement de celle du Bouddha par par la richesse de leurs vêtements et de leurs parures. De plus ils portent souvent un ou plusieurs objets qui permettent de les distinguer des uns des autres .Ainsi le bodhisattva Avalokitésvara tient un lotus et sa couronne comporte un bouddha assis, tandis que Maitreya est coiffé d'une couronne ornée d'un petit stupa .
 



 

Bouddha : 

Les faits historiques de sa vie ne peuvent être dissociés de la légende. Le Bouddha est un type qui s’est incarné dans un individu , une sorte d’archétype transcendant l’espace et le temps  et qui se manifeste dans le Monde à différentes périodes et dans diverses personnalités .

Les sources bouddhiques disent  que Gautama mourut soit 218 ans , soit 100 ans avant le couronnement du roi Asoka qui survint en 286 avant J.C. Il serait mort à l’âge de 80 ans .On obtient les dates de 566-486 avant J.C ou 448-368 avant J.C. Gautama naquit dans le royaume des Sakka  ( en sanskrit : « Sakya» ) , située de part et d’autre de la frontière de l’Inde et du Népal et dont la capitale était Kapilavasthu. C’est sa naissance dans ce clan qui valut à Gautama le surnom de «  Sakyamuni »  ( « Le sage des Sakya» ).Malgré son existence protégée de jeune aristocrate  , il prit conscience de la vieillesse , de la maladie et de la mort .Comprenant qu’il n’était pas à l’abri de la souffrance  , il partit à la recherche  du «  sans naissance , sans vieillesse , sans décrépitude , sans mort , sans souffrance, sans souillure, la libération de tout asservissement – le  « Nibbâna » (Majjhima Nikâya , trad. I. B Horner , Middle Lenght sayings , 3 vol. , Londres , 1954-1959 , I, p.163 ).Cette prise de conscience serait survenu alors que Gautama avait atteint l’âge de 29 ans , juste après la naissance de son fils . Gautama chercha  des maîtres pour apprendre les techniques spirituelles .Il essaya plusieurs voies dont celle de la mortification ascétique .Jugeant sa quête sans espoir, il abandonna cette voie extrême au terme de 9 ans .Il s’assit sous un assatha ou pipala ( appelé plus tard  l’Arbre de la  «  Bodhi » : l’Illumination ).Il entra dans de profonds états de méditation  et aboutit à l’Illumination parfaite qu’il recherchait .Il était devenu à l’âge de 35 ans un Bouddha .Il décida alors d’instruire ses anciens compagnons d’ascétisme  qui se trouvaient à Isapatana , un parc ( aujourd’hui Sarnath ) près de Bénarès . Gautama fit alors sa première prédication où il exposait l’idée d’une «  Voie du milieu » pour ceux qui , renonçant à la vie laïque , souhaitaient trouver un chemin évitant les deux extrêmes des plaisirs sensoriels et des macérations ascétiques . 

Le Bouddha est aussi un principe spirituel, les bouddhistes l’appellent alors le «Tathagata » («thata » : «ainsi » et «gata » : «venu»), «celui qui est venu»,  ou parlent de son « corps de Dharma ».Une explication qui souligne que le «Bouddha historique» n’est qu’un parmi une infinité  de «Tathagata »  apparaissant à travers âges du Monde passé, présent et à venir . 

Le terme de «Bouddha » désigne aussi le «corps glorieux » caché derrière l’enveloppe charnelle du Bouddha , appelé aussi « corps de jouissance », «corps non adultéré », «corps exprimant la vraie nature propre du Bouddha » Une liste de 32 marques complétée par une liste de 80 marques subsidiaires  décrivait les traits de ce « corps glorieux ». Peintures et statues s’efforcent de montrer ces 32 marques. Certaines d’entre elles sont particulièrement connues : une touffe de poils ( « urna » ) entre les sourcils. Les sculptures représentent l’ «urna » par un simple point ou un joyau , devenu dans le Tantrisme, le « Troisième œil » ou « Œil de la sagesse » ; l’ «ushnisha » , littéralement le « turban », en fait une sorte d’excroissance ou de protubérance au sommet du crâne ; la lumière qui émane du corps du Bouddha. Cette énergie irradiante est souvent représentée par des flammes ou un nimbe situé derrière la tête du Bouddha.


 


 
Bouddhéité :  

Le terme évoque la réalisation de l’Illumination parfaite, caractéristique des bouddhas . L’obtention de la bouddhéité est la raison d’être  et le but suprême de toute créature vivante . Dans le bouddhisme Mahayana tout être vivant  possède la nature, l’essence de Bouddha . De ce fait le problème est, moins d’acquérir  cette bouddhéité que d’en prendre conscience et de la mettre en œuvre dans sa vie quotidienne .




 

Borobudur :

L’île de Java reçut le bouddhisme vers le milieu du 1er millénaire. Selon un schéma courant en Asie et qui se retrouve en diverses régions, le succès du Bouddhisme est essentiellement dû au soutien du pouvoir royal et au maintien de contacts suivis avec le nord-est de l’Inde.  La culture indienne a profondément marqué l’évolution historique de Java du fait de la présence de grandes voies commerciales traversant l’île . 

Le Borobudur occupe une place centrale dans l’art bouddhiste de Java .Cette remarquable construction fut érigée vers 800.Par sa décoration, comme par ses dimensions elle diffère des autres temples et stupa présents sur l’île. Le monument comporte près de 500 images grandeur nature du Bouddha et près de 3 kilomètres de reliefs sculptés. Le monument démantelé et reconstruit à plusieurs reprises, a fait l’objet de nombreuses études. Pour certains il s’agirait d’un mandala tridimensionnel, pour d’autres d’un monument funéraire ou d’un monument traduisant la volonté de rattacher le souverain au divin. Pour les bouddhistes d’aujourd’hui il demeure un lieu de méditation permettant au pratiquant de se rapprocher de l’Ultime Vérité . 

Le Borobudur , situé au sommet d’une colline peu élevée , affecte un plan carré, chacun de ses côtés mesurant 112 mètres .Il se compose de neuf niveaux. L’essentiel de ses 2500 mètres de décor en relief et de ses plus de 400 bouddhas sculptés en ronde bosse , se concentrent dans les quatre galeries emmurées de la partie intermédiaire. Il faut y ajouter les 72 statues qu’abritent les tupas creux des trois terrasses circulaires les plus élevées. Quant au stupa terminal , le plus grand , il contenait une image inachevée du Bouddha . 

La division tripartite du monument fait allusion aux trois mondes : le niveau inférieur serait le royaume terrestre (" Kamadhatu ") , suivi du monde céleste (« Rupâdhâtu ») , surmonté du monde du sans-forme («Arupadhatu ») .La base inférieure du «kamadhatu »  comporte une frise ininterrompue de reliefs  dont les frises illustrent les lois du «  karma » ..Cette partie basse a été recouverte d’un revêtement de pierre qui dissimule les reliefs , dont une partie seulement est visible .Dans l’art khmer plus tardif on rencontre aussi des reliefs ainsi enfermés et traitant de thèmes comparables  , notamment la terrasse des éléphants à Angkor Thom .Les autre terrasses carrées de la partie intermédiaire comprennent la majorité des bas-reliefs .Ils s’inspirent de divers textes connus , en particulier du « Lalitavistara » , dépeignant les évènements allant de la naissance du Bouddha  au premier sermon dans le «  parc des gazelles » à Sarnath, ainsi que des récits des «jataka  » qui illustrent les actes de foi accomplis durant le long voyage qui conduit à l’acquisition de l’Éveil . Plus des ¾ des reliefs du Borobudur sont consacrés à des épisodes tirés du «Gandhavyuhâ », l’histoire d’un jeune homme à la recherche de la vérité et dont le parcours est très semblable à celui du Bouddha. Le tiers supérieur du monument comprend trois terrasses avec leurs stupas creux  contenant des bouddhas célestes assis . 

Il semblerait que Borobudur ait commencé à être construit vers 770 pour être un monument hindouiste .Vers la fin du VIIIe siècle il avait été modifié pour répondre à sa vocation bouddhique et devenir un stupa ou un mandala.

 


 

 


Bouddha (Images du ...) :


Le Bouddha, sous ses apparences humaines, est absent de l'art bouddhique des premiers siècles. Lorsque on illustrait un épisode relatif à son existence historique, il était représenté de façon symbolique, par exemple par un trône vide , un stupa ou un arbre. On commença à produire des images du Bouddha vers le Ie siècle avant J.C .Les sources du style figuratif étaient surtout indiennes utilisant l'antique modèle du yogin en méditation .Ces images rencontrèrent un grand succès car elles étaient liées au désir , inhérent au bouddhisme de s'acquérir des mérites. C'est en rendant possible la création d'images que l'on cumulait des mérites pour soi-même , les parents et ses ancêtres. Par ailleurs ces images constituaient un " guide " visuel pour le pratiquant et un rappel visuel permanent de sa foi. L'essor des écoles du Mahayana entraîna un besoin accru en images .Les images du Bouddha devaient comporter certains caractères ou signes distinctifs  ("lakshana " )  comme l' "unisha ", protubérance au sommet de la tête . Ces "lakshana " , au nombre de trente-deux constituaient un moyen visuel de différencier les représentations du Bouddha de celles d'autres personnages .Le Bouddha de style indien reprend la figure du yogin en méditation: transcendant par ses pouvoirs mentaux supérieurs, mais présent au Monde par sa forme massive , quasi-rustique .Il est entouré de symboles de rayonnement et d'abondance : le disque solaire, les arbres soutenus par des lions , symboles de son ascendance royale, etc... Dans la région occidentale du Ghandara se développa un style différent non exempt d'influences helléniques .Bien que les signes " classiques " demeurent : trône orné de lions, posture yogique, nimbe rayonnant, ... des traits spécifiques apparaissent : la toge , le réalisme du visage et,  surtout , de la bouche et des yeux .



 

 

"Bouddha rieur" :
 

"Mile " en chinois est un avatar de Maitreya, le Bouddha des temps futurs,  qui incarne la compassion universelle. Il est fréquemment représenté, en Chine , sous la forme d'un personnage rondouillard, le visage épanoui par le rire .On l'assimile à Budai , un moine de la secte Chan qui aurait vécu au Xe siècle. Ce  dernier passait pour un faiseur de miracles .A la veille de sa mort il aurait révélé être l'incarnation de Maitreya. Apprécié du peuple, il devint rapidement un sujet de représentation iconographique , représenté sous la forme du " Bouddha rieur " bien reconnaissable à son ventre rebondi (signe de richesse ), à son rire énorme ( symbole de paix avec lui-même ) et à la ribambelle d'enfants qui l'accompagnent .
 



 

Chan :

"École de la contemplation méditative". Le mot chinois  " Chan " est une abréviation de " Chan na " qui traduit le terme sanskrit " Dhyana ". L'Occident  le connaît sous sa terminologie japonaise " zen ". Ce courant du Bouddhisme mahayaniste insiste sur l'état de méditation obtenu par la concentration de l'esprit et destiné à permettre l'atteinte de l'"Éveil".D'après la tradition le mouvement Chan remonterait au Bouddha Cakyamuni lui-même. Un jour qu'il discourait devant ses disciples sur le "Dharma ", quelqu'un l'interrogea sur le sujet. Le Bouddha, souriant, leva la fleur qu'il tenait à la main et la fit tourner entre ses doigts . Personne ne comprit  sauf Kashyapa qui , dès cet instant , ayant reçu l'" Éveil ", devint le premier patriarche du Chan et prit le nom de "Mahakashyapa " (Le Grand Kashyapa "). Boddhidharma fut le 28e patriarche de cette lignée. Il apporta le Chan en Chine vers 520, devenant le premier patriarche de la lignée chinoise.

Le Chan se distingue par quatre caractéristiques : -il rejette nombre d’aspects traditionnels du Bouddhisme : les images, les écritures, les conventions, …Il vise à une transmission directe de la bouddhéité hors de toute tradition écrite, -il est hostile à la recherche métaphysique. Il rejette la théorie et cherche à abolir le raisonnement. L’intuition est privilégiée sur la démarche raisonnée d’où l’utilité des «koan » qui sont la base et le support de la méditation et qui consiste en «  devinettes » énigmatiques sur lesquelles on a à réfléchir jusqu’à ce que l’épuisement intellectuel amène soudain la compréhension de leur sens, -l’illumination est soudaine et non le terme d’un processus graduel .Elle naît dans l’instant d’un acte soudain de reconnaissance, -il croit que l’accomplissement de la vie bouddhique ne se rencontre que dans sa propre négation. L’état de Bouddha gît dans les choses inapparentes de la vie quotidienne .Les prendre comme elles surviennent , voilà à quoi équivaut l’Illumination :

« Au printemps les fleurs , en automne la lune ,
En été une brise rafraîchissante, la neige en hiver .
De quoi ais-je besoin d’autre ?
Chaque heure pour moi est une heure de joie !
 »
 


 
 

Compassion :
 

C'est le désir que les être soient libérés de la souffrance. Elle est associée à l'équanimité  ("upekkhâ ") : une sérénité équanime envers les êtres qui intègre le souci du bonheur d'autrui et l'acceptation que la souffrance fait partie intégrante de la Vie ." Puissent tous les êtres jouir du bonheur et de la sécurité , puissent-ils avoir l'esprit heureux! Quels que soient les êtres - faibles ou forts , longs, gros ou moyens, courts, petits ou grands, visibles ou invisibles  (... ) Ceux qui vivent loin ou près , ceux qui sont nés ou vont naître - puissent tous les êtres sans exception avoir l'esprit heureux ! Puisse aucun n'en tromper un autre ! Ni mépriser quiconque , nulle part , puissent-ils ne jamais , par colère ou par malveillance, se souhaiter de souffrance les uns aux autres" ( Karaniyâ-metta Suttâ ). La compassion est la motivation principale et l'idéal du Bodhisattva, ce dernier devant développer cette qualité au plus haut degré .
 


 

Concentration :

Le mot sanskrit est «samâdhi », qui correspond au grec «synthesis » . « Se concentrer » consiste à rétrécir le champ de l’attention selon un mode et pour une durée déterminée et par l’action de la seule volonté .Le résultat est que l’esprit devient « fixe» comme «  la flamme d’une lampe à huile en l’absence de vent » .Elle aboutit à un état de calme .Trois sortes de pratiques bouddhiques sont incluses dans le terme de «concentration » : les huit «Dhyâna », les quatre «Illimités » («Aprarama »)  et les «Pouvoirs occultes » .Les «dhyâna » permettent d’atteindre la cessation de la perception et des sensations .Mouvement , parole et pensée sont absents , seule demeure la vie .Les «Illimités » (« Aprârama ») sont des méthodes pour cultiver les émotions .Le pratiquant développe ses attitudes affectives et tente de les rendre illimitées en éteignant ses préférences et ses antipathies personnelles. Quant aux « Pouvoirs miraculeux » ( «Rddhi ») , ce sont les pouvoirs psychiques que le Bouddha et certains grands maître sont censés acquérir : clairvoyance, claire audience, connaissance des existences antérieures , etc…


 

Conciles bouddhiques  :

L'histoire du Bouddhisme fait état de quatre conciles (« Samgîti » ) qui furent probablement des assemblées locales réunissant quelques communautés de moines mais auxquels la tradition conféra au fil du temps l’allure de conciles généraux .Le premier fut celui de Rajagrihâ , survenu peu après le «Parinirvana » , c’est-à-dire la mort du Bouddha , vers 480 avant J.C .Le deuxième concile se tint à Vaishali , presque un siècle après celui de Rajagriha , vers 386 avant J.C. Il est plus reconnu sur le plan historique que le précédent. Le troisième concile se déroula à Pataliputra ( l’actuel Patna) , deux siècles après la mort du Bouddha. Le quatrième concile se tint au Cachemire,  sous le règne du roi Kanishka . Les buts de ces conciles servait à unifier les différentes interprétations ayant cours à l’intérieur des communautés monastiques, ainsi qu’à exposer, modifier et définir les textes du canon.




Dalaï-Lama :

Dans le bouddhisme tantrique tibétain (Lamaisme) le Dalaï-lama est considéré comme une manifestation du bodhisattva Avalokitésvara ( "Chérenzi " en tibétain), qui incarne la compassion de tous les bouddhas. L’actuel Dalaï-lama, le quatorzième, se nomme Tenzin Gyatso mais les Tibétains l'appellent par toutes sortes de noms: « Yeshé Norbu » (« le joyau qui exauce tous les désirs »), «Kundun » ( « la présence ») et bien d'autres encore. Le mot "Dalaï-Lama " est un titre qui signifie "Océan de Sagesse". Il fut donné par l'empereur mongol Altan Khan en 1575 au troisième Dalaï-lama, Sonam Gyatso, ses deux prédécesseurs recevant ce titre à titre posthume. Le Dalaï-lama est issu de l'école des « gelugs » mais il n'est pas le chef de cette école. Il est plutôt la plus haute autorité spirituelle de toutes les écoles tibétaines .Il occupe en même temps une fonction politique soit celle de chef du gouvernement tibétain qu'il partage avec le " Pantchen Lama " ( "Le Lama qui est un joyau " ),considéré comme l'incarnation du Bouddha Amitabha. La résidence du dalaï-lama, le Potala, était aussi le centre administratif du pays jusqu'en 1959, date à laquelle le dalaï-lama fut contraint de quitter le pays en réaction à la brutalité de l’ occupation  chinoise .Depuis cette date, il vit en exil à Dharamsala, une ville du nord de l'Inde. Le Dalaï-lama est respecté partout dans le monde comme un exemple de paix. Pour son action non-violente face à l'oppression chinoise, le prix Nobel de la paix lui fut remis  en 1989.


 

Guanyin :

 Celle qui voit et entend " en chinois. C'est une divinité bouddhique très populaire en Chine. Guanyin était, à l'origine, Avalokitésvara, un bodhisattva masculin du Mahayana. Féminisé , probablement sous l'influence du Taoïsme, il prit le nom de Guanyin et les traits d'une jeune femme très belle et très douce, compatissante sur les malheurs des êtres humains .
 


 

Huit Joyaux : 

En sanskrit : «Ashtamangala » .Ce sont les huit symbole témoignant de la vénération dont le Bouddha fait l’objet .Dans les monastère bouddhiques chinois , ils sont fréquemment exposés, sur des stèles en forme de lotus, devant les statues du Bouddha . Les «Huit joyaux » sont : l’ombrelle (symbole du pouvoir royal ), les deux poissons ( signes du maître indien de l’Univers ), la conque (symbole de la victoire au combat) , la fleur de lotus ( symbole de la pureté ), le récipient d’eau lustrale (empli du nectar d’immortalité), l’étendard roulé ( signe de la religion victorieuse ), les nœuds de la « Vie infinie », la Roue de la doctrine ( « Dharma –Chakra » ) .


 

Illumination : 

Ce mot transcrit le terme sanskrit de «bodhi »  ( littéralement : «  l’Éveil» ) , en japonais : « satori ». Il désigne l’instant où l’homme prend conscience du vide qu’il est lui-même et qui , seul, lui permet de comprendre la vraie nature de la réalité. L’illumination du Bouddha Shakyamuni marque  le début du Dharma du Bouddha, c’est-à-dire de ce qu’on appellera, par la suite , le Bouddhisme qui n’est autre qu’une recherche de l’illumination. On pense à tort que l’expérience de l’ " illumination " révélerait une séparation entre le monde du vide , de l’absolu et le monde phénoménologique . Or ce n’est pas le cas l’illumination révèle que l’absolu et le relatif ne font qu’un. L’expérience de la «vraie Réalité » passe, pour le bouddhiste, par celle de l’Unité  ( «La forme est vide et le vide est forme » dit le   «Mahaprajhaparamita-Hridaya-Sutra »  (« Sutra du cœur » )).Il n’existe pas deux univers distincts. L’ego disparaît dans l’illumination («Tu dois mourir sur le coussin » affirme un adage zen ). La conséquence de cette « grande mort » est la « grande vie » .


Karma :

C'est le principe selon lequel les êtres renaissent selon la nature et la qualité de leurs actes passés .Ils " héritent "  de leurs actes. Les actes d'une personne façonnent sa conscience et la font devenir un certain type de personne. De sorte qu'après sa mort, sa forme extérieure future tendra à correspondre  au type de créature qu'elle a développé dans sa vie antérieure. Ainsi les actes de violence et de haine mènent à une renaissance dans un " enfer "; les actes liés  à l'illusion et à la confusion mentale  mènent à une renaissance animale , etc... La loi du Karma est considérée comme une loi physique , naturelle. Les bonnes ou mauvaises renaissances sont les résultats naturels d'un certain type d'actions ("C'est la volonté  ("cetana " ) , ô moines , que j'appelle Karma ; après avoir voulu , on agit par le corps , la parole ou l'esprit " ) .
 


 

Karmapa : 

Le terme sanskrit peut , approximativement , être traduit par : «  l’homme à l’activité de Bouddha » . Il désigne l’autorité spirituelle  de l’école Karma-Kagyu du bouddhisme tibétain. L’apparition des karmapa comme personnification de la compassion aurait été prophétisé par le bouddha Shakyamuni en personne. Depuis le XVe siècle le karmapa se révèle au cours d’une cérémonie spéciale, au cours de laquelle il est reconnu comme une réincarnation d’Avalokitésvara. La principale fonction du karmapa est la transmission ininterrompue de la doctrine du Vajrayana.

 

Lobsang Rampa (pseudonyme de Cyril Henry Hoskin, 1910-1981) :

C'est le pseudonyme  de Cyril Henry Hoskin né en 1910 dans le Devonshire. En 1956 parut à Londres  un ouvrage intitulé "Le troisième œil" d'un certain Lobsang Rampa. Le livre se présentait comme l'autobiographie d'un lama tibétain exilé  en Angleterre. Lobsang, durant sa vie monastique, aurait été initié à différentes pratiques occultes tel le " voyage astral", la lecture de l'aura grâce à l'ouverture du " troisième œil ", etc...Bien que le livre fut accueilli avec un certain scepticisme par les journalistes spécialisés et le monde scientifique, il parvint à conquérir rapidement un très large public. Il se vendit à 300000 exemplaires en Grande Bretagne  et fut traduit dans 12 langues. Plus de 100000 exemplaires furent vendus en une seule année en France et plusieurs millions en Europe et aux Etats-Unis. C'est en janvier 1957 qu'une enquête diligenté par Scotland Yard révélé que le prétendu auteur tibétain se prénommait  Cyril Hanry Hoskin, photographie de métier et qui n'avait jamais séjourné au Tibet. Ce dernier affirma aux enquêteurs que son corps était occupé par l'esprit de Lobsang Rampa. Réfugié en Irlande, puis au Canada, ce dernier continua  de publier une vingtaine d'ouvrages dont " La caverne des anciens", "Les mystères de l'aura", "Les clefs du Nirvana", ... qui contribuèrent à véhiculer et installer durablement dans le public occidental le mythe des lamas tibétains.


 

 

Maitreya  :

C'est le cinquième Bouddha de notre " kalpa " ( "ère" ) et le premier à venir après Cakyamuni. Lorsqu'il apparaîtra dans la ville de Ketumati ( Bénarès ), la durée de vie des hommes sera de 80000 ans .Son nom sera " Ajita "  ( l' "Invaincu" ) , Maitreya étant son nom de famille. Actuellement Maitreya n'est qu'un bodhisattva qui règne dans le ciel des " Tushita " .le culte de Maitreya s'est étendu  à la Chine et au Japon , en passant par l'Asie Centrale. Ce culte a donné naissance à une véritable religion, Maitreya devenant le dieu par la grâce duquel les hommes peuvent obtenir l' "Éveil " .
 



 

Mahayana :
 

"Dasheng " en chinois , en français : "Bouddhisme du grand véhicule ". Il se caractérise par la primauté de l'idéal du Bodhisattva  et de la compassion universelle sur la libération individuelle . On situe son émergence vers le Ier siècle après J.C .La naissance du bouddhisme mahayana ne s'est accompagnée d'aucun schisme, d'autant que de nombreuses idées développées dans le Mahayana existaient  déjà dans le bouddhisme primitif ( - Hinayana ). Loin de s'opposer à ce dernier , le Mahayana l'enrichit et l'approfondit .Les premiers textes écrits du Mahayana sont les "Prajnaparamitasutra "dont le plus ancien est le " Astasahasvika prajnaparamitasutra " qui remonte à 150 après J.C .Ses partisans affirment que tous les êtres humains peuvent parvenir à l' " Éveil" .L'illumination personnelle s'obtient afin de sauver l'Humanité toute entière .Il n'est donc pas nécessaire d'adhérer à un idéal monastique  car chaque homme porte en lui-même l'essence du Bouddha .Il suffit de s'éveiller pour y parvenir. L'idéal du Mahayaniste est le bodhisattva .
 



 

Mandala

Le terme signifie : disque solaire ou lunaire et  territoire , cercle (sacré). C'est un système de méditation originaire de l'Inde ( VII-XIIe siècles ) .Dans le bouddhisme Mahayana sa fonction est de représenter la " Terre pure " . Selon le rite utilisant le mandala , les divinités représentées varient . De manière générale c'est une représentation graphique ou en trois dimensions du Cosmos conçu comme une assemblée de divinités  autour du Bouddha primordial ou comme une géographie mystique avec pour centre le mont Sumeru. Le plan d'un mandala se fonde sur celui d'un stupa circulaire avec une base carrée  ouverte dans les quatre directions de l'espace. Il peut être considéré comme un temple-stupâ bidimensionnel contenant les manifestations authentiques des divinités qui y sont représentées .les cercles concentriques entourant le mandala délimitent le domaine sacré et le séparent du monde profane. Il peut être construit temporairement pour un rite spécifique  ( avec des sables colorés , de la pâte , etc... ) ou être peint sur une "thangkha " que l'on suspend ou que l'on peut rouler.
 


 

Manjushri : 

Littéralement : «Celui qui est noble et doux » en sanskrit. C’est le bodhisattva de la sagesse symbolisant l’intelligence, l’éloquence et la mémoire. C'est une des  principales figures du panthéon bouddhique. Il est fréquemment représenté avec deux fleurs de lotus à hauteur de la tête, sur ces fleurs, reposent les attributs du bodhisattva: l’épée et le livre  de la « Prajnaparamita » symboles de la sagesse de Manjushri.On le représente aussi fréquemment vêtu d’une robe monastique, chevauchant un lion et traversant la mer accompagné d’un enfant, d’un vieillard et d’un guerrier. Eternellement jeune, on lui attribue le pouvoir de prendre n’importe quelle orme  pour aider les hommes à atteindre le Nirvana.



 

 

Mantra  :
 

"Man "  (sanskrit : " manas " ) signifie  " esprit "  et "tra " (sanskrit : " traya "  ) signifie  "protéger " . En tibétain : "smgags ", en chinois : " zhenyan " . Le mantra est une formule sacrée. c'est une formule sacrée qui protège l'esprit du pratiquant .Il existe diverses catégories de mantra parmi lesquelles les " syllabes germes "  qui sont utilisées pour engendrer les différents éléments d'une visualisation, chaque phénomène , pur ou impur, émanant théoriquement d'une " syllabe germe " .Les plus célèbres sont les trois syllabes  (ou trois " graines  " ) (en tibétain : "bru-gsum " ) : " OM AH HUM "  qui sont respectivement l'essence du corps , de la parole et de l'esprit de tous les bouddhas ."Om " et "Hum " sont des sons sacrés  utilisés dans les Vedâ . "Om " est comme le son fondamental de l'Univers . "Mani padme " signifie  littéralement : " O dame au joyau du lotus " .Dans l'exégèse ultérieure " Mani " désigne le joyau que tient le bodhisattva Avalokitésvara et "padme" son symbole , le lotus .Un ensemble d'explications symboliques complexes se rapporte à ce mantra, par exemple ces six syllabes sont associées aux six perfections  ou aux six mondes de renaissance.  Il existe d'autres types de mantra, dont les mantra des déités  considérés , dans le Vajrayana , comme la déité elle-même. Réciter le mantra  conforte la foi du pratiquant  et lui permet de visualiser la déité . L'un des plus célèbres mantra  "OM MANI PADME HUM  " , le mantra du coeur d'Avalokitésvara , doit être récité au moins 600000 fois  ( soit 100000 fois par syllabe ). "Le mantra agit ( ... ) comme une clé psychique permettant à une personne d'exercer un pouvoir sur des phénomènes " physiques "  ou encore de visualiser un être/force dont ce mantra exprime l'essence et de communiquer avec lui " ( HARVEY P., 1993. - Le Bouddhisme. Enseignements, Histoire, pratiques, Paris , Le Seuil édit., 437 p. , p. 309 ) .
 



 


 

Bouddha effectuant le " Bhumisparsa mudra" ou " prise de la terre à témoin "


 


Mort :
 

Dans la perspective du cycle des renaissances, l'idéal bouddhiste est d'avoir une " bonne mort "  : mourir avec l'esprit serein en se remémorant les actes positifs  accomplis  permet d'obtenir la meilleure renaissance possible dans les limites fixées par le Karma des existences antérieures. Dans le Bouddhisme tantrique tibétain on lit au mourant  le "Bardo-Thodrol " ( en tibétain : " bar-do thos-grol ", en Occident : "Libre tibétain des morts " ) qui permet de guider le mourant à travers les expériences des quarante neuf jours intermédiaires entre deux vies , en l'aidant  à surmonter son attachement pour sa dernière existence .Au moment de la mort, le mourant fait l'expérience de la " Claire lumière de la Vacuité"  (" L'Ainséité ") .Un yogi d'un haut degré de perfection peut alors atteindre l'Illumination. Celui qui ne comprend pas la nature de ces visions  est attiré vers une nouvelle renaissance correspondant à son Karma .
 



 

Mudra :

Les mudra sont les positions codifiées des mains du Bouddha. Ce sont aussi les  "signes" qui caractérisent les différents bouddhas célestes .Elles sont apparues dès l'ère chrétienne lorsque l'art bouddhique est passé d'une représentation aniconique à une représentation iconique dans le nord de l'Inde sous les influences grecque et iranienne ( style de Gandhara ). Parmi les mudra les plus fréquemment attestés , on peut citer : - "Abhaya Mudra" : la main droite est levée vers le ciel, tandis que la gauche pointe vers le sol. Bouddha, dans cette attitude exprime l'absence de crainte l'apaisement, la protection, la bienveillance ,- "Bhumisparsa Mudra " : Cette position hiératique très fréquemment représentée dans l'Asie du Sud-Est ( " Prise de la terre à témoin ") fait référence à la dernière tentation de Bouddha par les trois filles (trois soeurs - le Désir, le Plaisir et la Passion - selon d'autres sources) du démon Mara .Bouddha appela alors en aide la déesse Vasumdarhi qui fit trembler la terre et fuir les tentatrices. Bouddha , sous l'arbre pipal de Bodhgaya, en dirigeant ses doigts vers la terre, la prend à témoin de son illumination et de son engagement , ...L'adepte peut mettre en oeuvre des mudra rituels permettant de stimuler certains états d'esprit. Ils peuvent alors amplifier l'utilisation des mantras .
 


 

 

Nirvana :
 

C'est un état positif qui émerge lorsque les passions cessent d'opérer. C'est un processus et non une entité existante .Il n'est pas pur néant , mais un processus dynamique se décrivant par la négative .
 



 

 

Non-violence :
 

Le Bouddhisme place la non-violence au centre même de sa doctrine ( comme le Jainisme , autre courant de pensée issu , comme le Bouddhisme , de l’Hindouisme ).La non-violence repose sur un double principe : - la croyance en la parenté de tout ce qui est doué de vie , croyance renforcée par la doctrine de la réincarnation suivant laquelle le même être peut se réincarner en des êtres aussi différents qu’un lapin , un cheval ou un insecte ., - le second principe est formulé dans l’Udâna où le Bouddha dit : «Ma pensée a voyagé dans toutes les directions à travers le Monde. Je n’ai jamais rencontré quelque chose qui fut plus cher à l’individu que son propre soi, eh bien, celui qui désire son propre bonheur ne fasse pas violence à un autre ! » En laissant croître en lui la compassion, le pratiquant diminue son amour de soi en invitant le soi de chacun à entrer dans notre propre personnalité .

 


 

Pagode ( Xi'an , Chine )

 

Pagode  :

Le mot "pagode " fut inventé par les portugais installés en Inde. Il désigne , dans le monde chinois , un monument bouddhiste à destination votive , commémorative ou utilisé comme reliquaire. Cet édifice a une double origine : l'une chinoise qui vient du pavillon à étages d'époque Han, l'autre indienne , à partir du "stûpa " et du " sikhârâ ". La pagode se trouve  généralement au centre du monastère bouddhique, devant la salle du Bouddha .Dans les grands monastères le monument était parfois dédoublé. D'abord construite en bois , les pagodes furent de plus en plus construites en pierre à partir du VIe siècle. L'édifice comporte toujours plusieurs étages , doté de plusieurs toits successifs aux pointes recourbées  d'où pendent souvent des clochettes dont le tintement symbolise la propagation de la Loi. A l'intérieur se trouve un pilier central  (symbole de l'Univers ) à partir duquel s'ordonnent les escaliers . La pagode abrite souvent des reliques et peut parfois servir de sépulture à un grand maître. Les deux plus anciennes pagodes chinoises  conservées , l'une en brique  (monastère de Songyue au Hénan), l'autre en pierre  (monastère de Shentong au Shandong), remontent au VIe siècle .
 



 

Stupa du Borobudur

 

Pèlerinage  :

C'est une pratique assez répandue dans le Bouddhisme où il peut être accompli pour des motivations très diverses : -revivre les évènements de la vie de saints personnages , -engendrer du " mérite " , -s'imprégner de la puissante bienfaisante de reliques , -recevoir la protection de divinités , etc... Les sites de pèlerinage les plus anciens sont ceux de la naissance du Bouddha ,de son illumination , de son premier sermon et de son " parinnibbana " . Le haut-lieu le plus réputé est celui de Bodhgaya où se trouve l'arbre de la " Bodhi " , rejeton de celui sous lequel Gautama atteignit l' " Illumination". Au Sri-Lanka  un lieu saint important est Kandy qui abrite une dent du Bouddha .Les pèlerins se rendent aussi au Mont Siripada ( Pic d'Adam ) .A son sommet une dépression dans le roc , longue de 1 mètre 70, est considérée comme une empreinte du pied du Bouddha .

 
 

Philosophie : 
 

Le Bouddhisme est-il une philosophie ? La philosophie ,telle que nous la comprenons en Europe, est une invention du monde grec du VIIe siècle avant J.C .La notion de philosophie ( du grec : «  philos » : amoureux et « sophia » : sagesse ) comporte deux éléments : l’un théorique , l’autre moral, probablement parce qu’elle a historiquement deux sources : la science  et la religion. Elle est une connaissance spéculative , mais aussi une solution pratique au problème de la nature de la Réalité et de la destinée humaine .Elle est inconnue de la pensée et de la tradition bouddhique qui aurait assurément considéré ce type de démarche spéculative comme une perte de temps. L’enseignement du Bouddha s’occupe essentiellement de montrer la voie du salut. La dimension philosophique contenue dans les écrits bouddhiques est marginale  et dans le vocabulaire  du Bouddhisme il n’existe aucun terme qui corresponde de près ou de loin au terme «  Philosophie » .La particularité du Bouddhisme qui l’éloigne de la philosophie occidentale est son attitude exclusivement pratique .La souffrance est un fait essentiel de l’existence. Le dernier commandement du Bouddha à ses disciples aurait été : «Toutes les choses conditionnées sont impermanentes, travaillez à votre salut avec diligence ! » La pensée bouddhique est un pragmatisme. La valeur de sa pensée se juge sur la base des résultats qu’elle permet d’atteindre. Outre son pragmatisme le Bouddhisme est aussi une dialectique , associée en Occident à des philosophes comme Zénon d’Élée ou Hegel. Elle repose sur le débat contradictoire, apprécié des penseurs bouddhiques .En voici un exemple extrait du Sutra du Diamant : « Autant d’êtres qu’il y a dans ces systèmes du monde, je sais, en ma sagesse , quelles sont les tendances variées de leur pensée .Et quoi ? Tendances de pensée, tendances de pensée  , ô Subhûti , le Tathâgâta les a enseigné comme étant des non-tendances .C’est pourquoi on les appelle : tendances de pensée .Et quoi ? La pensée antérieure n’est pas saisissable ; la pensée future n’est pas saisissable ; la pensée actuelle n’est pas saisissable ».Dans le Bouddhisme les règles ordinaires de la logique sont bafouées au nom d’une liberté de l’esprit qui les transcende.
 



 

Refuge :  

La « prise des Refuges » est l’expression fondamentale d’entrée dans le Bouddhisme. La formule ancienne en langue pâli commence ainsi : « Buddham saranam gacchami. Dhammam saranam gacchami. Sangham saranam gacchami » c’est-à-dire : «Je prends refuge dans le Bouddha , je prends refuge dans le Dharma  , je prends refuge dans la Sangha » .Chaque affirmation est répétée trois fois . La notion de «  refuge » n’est pas celle d’un endroit où se cacher mais d’un concept qui purifie et élève la pensée. Le Bouddha en tant que refuge ne désigne pas seulement Gautama mais aussi les bouddhas du passé et ceux du futur , ainsi que le principe même de l’ «  Illumination », en tant que but suprême de réalisation . En tant que refuge le « Dhamma » signifie la «  Noble Voie ». Quant à la «Sangha », elle est la communauté monastique dont les qualités servent d’exemple à l’Humanité .



 

Sangha : 

La communauté monastique («sangha ») forme le noyau du mouvement bouddhique. La vie monastique seule fournit les conditions favorables à une recherche de l’ « Éveil ». Cependant la « sangha » n’a jamais formé qu’une minorité  dans la communauté bouddhique .Ceci étant les moines sont l’ «élite » du Bouddhisme et on peut même affirmer que ce sont les seuls bouddhistes au sens littéral du mot .La vie séculière étant largement incompatible avec les niveaux les plus élevés de la vie spirituelle. Ce point de vue est défendu par les tenants du Hinâyâna ( Theravada ) .Le Mahayana fait preuve d’une plus grande souplesse en acceptant l’éventualité que des laïcs puissent être des Bodhisattva. La vie monastique est régie par les prescriptions du «Vinaya » ( le terme dérive de « vi-nayati » :   mener à l’écart , discipliner ).Pauvreté , célibat et non-violence sont les traits essentiels de la vie monastique. Le moine se doit de ne posséder aucun bien personnel. Il doit être sans demeure , ni abri permanent. Il doit s’en remettre aux aumônes pour tout ce dont il a besoin et il doit donc s’adonner à la mendicité .Le bol à aumônes était d’ailleurs le signe de la souveraineté du Bouddha .La chasteté était une obligation et nombreuses sont les prescriptions qui règlent la conduite des moines envers les femmes .



 

Stupa :

Le stupa est un des principaux bâtiments-types du Bouddhisme .Il dérive très probablement des tumuli funéraires de l'Inde préhistorique , dont il perpétue , en partie, le rôle  en tant que symbole du pari-nirvana (ou " ultime sortie de ce Monde ") du Bouddha .Le stupa se compose de plusieurs parties bien distinctes : Le corps du bâtiment ("anda ") est un dôme hémisphérique posé sur une base de faible hauteur. Au sommet du dôme se dresse des mâts - piliers  supportant des disques ( " parasols " ou "chhatraveli " ).Le pilier est enfermé dans un enclos de forme carrée  (" harmika " ), version miniaturisée de la clôture qui enferme le stupa lui-même .Le fait d'enclore le pilier central, comme le stupa dans son ensemble , perpétue une vieille tradition indienne qui voulait que l'on entoure d'une barrière les objets saints comme les arbres sacrés ou les temples .Couronné de " parasols " le pilier symbolise, dans la cosmologie bouddhique, le pivot du Monde, l' "axis mundi " . Les " parasols " sont des accessoires honorifiques que l'on réserve aux monuments et aux personnages prestigieux .Ils sont superposés et au nombre de trois, symbolisant les Trois Joyaux du Bouddhisme : le Bouddha, la Loi ( "Dharma " et la communauté des moines ( "Sangha " ) .
 



 

Sutra : 
 

C’est un texte qui se proclame formulé par le Bouddha lui-même .Aussi commence-t-il toujours par les mots : « Ainsi ais-je entendu à un certain moment .Le Maître habitait à … ».Le «je » désigne ici le disciple Ananda  qui récita toutes les paroles du Bouddha aussitôt après la mort du Maître .De nombreux sutra furent rédigés dans les siècles qui suivirent la mort du Bouddha .Dans la quasi-totalité des cas le sauteurs réels des sutra nous restent inconnus .Les bouddhistes eux-mêmes se sont divisés sur la valeur à accorder aux sutra postérieurs à la mort du Bouddha .Une fraction d’entre eux, appelée «Hinayanâ » (ou «Petit véhicule ») a soutenu que les ouvrages composés après 480 avant J.C  ne pouvaient être authentiques et ne pouvaient,de ce fait ,représenter les paroles du Bouddha , alors que les adeptes du « Mahayana » soutenaient que les sutra postérieurs venaient de la bouche du Bouddha .
 



 

Sutra du Diamant : 

En sanskrit : « Vjarachchedikâ-Prajaparamita-Sûtra » , littéralement : « Sutra du tailleur de diamant de la Sagesse suprême » ). Il revêt une importance notable dans les pays d’Asie du sud-est. Il explique que le monde phénoménal ne constitue pas l’Ultime réalité mais une illusion , une projection de notre esprit .On a intitulé ce texte le Sutra du diamant car  il est « aigu comme un diamant, capable de trancher toute pensée arbitraire et de mener à l’autre rive , celle de l’Illumination » . 



 

Sutra du Lotus  :

En sanskrit : « Saddharmapundarika-Sutrâ », c’est-à-dire : « Sutra du Lotus de la Bonne Loi ». C’est un des principaux sutra du bouddhisme mahayana. Il est particulièrement populaire en Chine et au Japon. Il expose les idées essentielles du mahayana : l’idée de la nature transcendantale du Bouddha  et la possibilité de salut universel. Il est considéré par les mahayanistes comme le sutra le plus complet, celui renfermant l’ensemble de la doctrine du Bouddha par opposition aux sutra hinayanistes qui n’expose chaque fois qu’un aspect partiel de la Loi .Le Sutra du Lotus est un sermon que le Bouddha aurait prononcé sur le Pic du vautour  devant une foule immense d’êtres de toutes sortes .Il y explique qu’il existe de nombreuses méthodes pour atteindre l’Illumination et que toutes sont profondément unies dans leur essence. Le sutra souligne , en outre, l’importance de la foi et de l’abandon de l’ego sur la voie du salut. Par ailleurs un chapitre particulier est consacré au bodhisattva Avalokitésvara .

 

Thangka : 

Ce terme d’origine tibétaine désigne une peinture réalisée sur étoffe à des fins religieuses. Ces peintures représentent la plupart du temps des mandalas, parfois aussi  des «pata» (images de «saints» du bouddhisme tibétain). Les tangka sont généralement réalisées par des lama appelés «Lha-bri-ba».


 
 

Tantra :
 

Le terme désigne des textes spécifiques au Vajrayana, la forme de bouddhisme largement diffusée au Tibet. Ces textes expliquent comment procéder à certaines pratiques, comment visualiser des mandalas et décrivent des méthodes de méditations poussées. L'apprentissage des tantra requiert une initiation . Le but des Tantra bouddhiques est  d'obtenir l'illumination complète (le nirvana) au courant de cette vie-ci ou du moins, une meilleure renaissance  afin pouvoir continuer de se développer spirituellement afin d'aider tous les êtres vivants, suivant l'idéal du bodhisattva. Ces pratiques sont très ritualisé et riches en symboles. Un pratiquant tantrique peut se servir de la visualisation d'une déité , d'un mandala et peut aussi utiliser un " dorjé " accompagné d' une "Dril-bu" (clochette).



 

Tantrisme  ( cf. -Vajrayana ) :

Le véhicule tantrique ,qui s'est formé en Inde à partir du VIIe siècle, est très étroitement apparenté au Bouddhisme du "Grand véhicule ".Il partage avec ce dernier une tendance marquée au syncrétisme. Il est basé sur la littérature des "tantras " , ouvrages décrivant des procédés magiques permettant d'acquérir des pouvoirs supranaturels. Dans le Bouddhisme tantrique une grande importance est accordée aux mantras, syllabes sacrées dont la récitation mécanique permet d' accéder à l'" Absolu " .



 

Tsongkhapa :  

En tibétain, littéralement , : «L’homme de la vallée de l’Oignon». Réformateur et érudit célèbre (1357-1419 ), il fut le fondateur de l’école Gelugpa et le créateur d’une des plus importantes traditions du bouddhisme tibétain.



 

Vacuité :
 

C’est la traduction française du terme sanskrit «sunyata ». Le terme sanskrit «sunya » dérive de la racine « svi » (« gonfler ». «Sunta » signifie « relatif à ce qui est gonflé ». Il semble que le terme ait voulu signifier que ce qui apparaît comme gonflé de l’extérieur est , en fait , creux de l’intérieur .La personnalité de l’être est gonflé en tant qu’elle est constituée par les cinq «skandhâ » mais «  creuse » à l’intérieur parce qu’elle est dépourvue de soi central .Selon cette conception la personnalité ne contient rien qui ne lui appartienne en propre , elle est «  gonflée » de substance étrangère et c’est ce corps étranger que le pratiquant doit expulser .Le mot signifie en fait «  effacement du soi »  comme le soulignait Bodhidharma vers 500 de notre ère : « Toutes choses sont vides, et il n’y a rien qui soit désirable  ou digne d’être recherché » .La vacuité est ce qui se tient entre l’affirmation et la négation, entre l’existence et la non-existence , l’éternité et l’annihilation .Le Monde bâtit habituellement ses conceptions sur deux choses, l’existence et la non-existence. "Il est " et "Il n’est pas " en sont les deux extrêmes qui emprisonnent le Monde entre deux limites. L’ «éveillé » transcende cette limitation, évitant les deux extrêmes le Bouddha enseigne un dharma du milieu. Ce Dharma s’appelle «  Vacuité » .
 


 
 

Vajrayana :
 

Le terme est composé à partir du mot "vajra", diamant et "yana", véhicule. Le Vajrayana est plus souvent désigné sous l'appellation  de bouddhisme tantrique (à cause de l'utilisation des " tantra ") ou "bouddhisme tibétain ", puisque cette forme de bouddhisme est pratiquée quasi-exclusivement dans cette région du monde. Le bouddhisme tantrique est issu du bouddhisme Mahayana et , comme ce dernier , il vise a développer la compassion pour tous les êtres (l'idéal du Bodhisattva). Le but du Vajrayana est d'obtenir l'éveil le plus rapidement possible, en une seule vie idéalement afin pour pouvoir aider tous les êtres doués de sensation (donc ayant la possibilité de souffrir). Pour y parvenir, on se sert de pratiques mahayanistes mais on en rajoute d'autres (les tantras), telle la visualisation de déités lors de la méditation et des séries de pratiques ésotériques (soit requérant un lien de maître à élève) expliquées dans les "tantra ". Le Vajrayana vise à améliorer le corps (certaines pratiques de méditation et certaines formes de yoga), la parole (par la récitation de " mantra ") et l'esprit (par la méditation et la visualisation de déités ou de mandala), toujours dans le but d'obtenir l' " Éveil " le plus rapidement.
 

 

                                          

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