GEOTOURISME

Le site de la Géographie touristique en France et dans le Monde

Le Tourisme en France

  Le Tourisme dans le Monde

 La bibliographie

Le dictionnaire

 

Les lexiques

Les annales

Les cours en ligne

Les référentiels  

L'examen

La méthodologie

La vie scolaire

Le sujet de la session 2011  

   
Le tourisme dans le Monde

Le bassin méditerranéen

  L'Espagne
  L'Italie
  La Croatie
  La Grèce
  La Turquie
  L'Égypte
  La Tunisie
  Le Maroc
 

Les croisières en Méditerranée

L'Europe du Nord
  Les pays scandinaves

L'Afrique subsaharienne

Les îles tropicales

  L'espace caraïbe
  Cuba
  Les Seychelles
  Les Maldives
  Les îles du Pacifique
  Les Galápagos
Les Amériques
  Les États-unis
  Le Mexique
  Le Costa Rica
  Le Pérou
  L'Amérique du sud

L'Asie

 L'Inde
 L'hindouisme
  Fiche signalétique
  Les sites du Patrimoine mondial
  Le Népal
  L'Asie du sud-est
  Le Vietnam
  L'Indonésie
  La Thaïlande
  Singapour
  La Chine

Les régions polaires

 

L'Arctique et l'Antarctique

Le Tourisme et les risques
  Le Tourisme et le Terrorisme
 

Le Tourisme et les maladies

 

Le Tourisme sexuel

Les nouveaux tourismes

  Le Tourisme spatial
 
 

 Plan du site
 Index
 Dictionnaire
 Lexiques
 Méthodologie
 Thèmes
 Destinations
 Référentiels
  Bibliographies

                               

  L'hindouisme
Fiche

              


 

"Alors Vidhaga Sakalya  lui demanda: " Combien de dieux, Yajnavalkya? (...) - trois et trois cents et trois et trois mille. -Oui, répondit l'autre, mais combien, vraiment de dieux, Yajnavalkya? -trente trois- Oui, répondit-il; mais combien, vraiment, de dieux, Yajnavalkya? - Six - Oui, dit-il; mais combien, vraiment, de dieux, Yajnavalkya? - Deux - mais combien,vraiment, de dieux, Yajnavalkya? -Un et demi -mais combien, vraiment,  de dieux, Yajnavalkya? - Un. (...) Quel est le dieu unique? Le souffle. C'est lui qui est Brahman ..." (Brhadaranyaka-Upanishad, éd. et trad. E. Senart, Paris, Les Belles-lettres édit., rééd., 1967, III, 9, 1-9, p. 56-58 .

«Conduis-moi du non-être à l'être
Conduis-moi de l'obscurité à la lumière
Conduis-moi de la mort à l'immortalité»
(Brihad-âranyaka-upanishad 1.3.28)
 

L'Inde est le lieu privilégié d'une tradition religieuse nationale, l'hindouisme. Cette tradition religieuse, même dans tenir compte des grandes hérésies, fait corps avec l'histoire du pays. Le mot "hindouisme" ne fut créé qu'au XIXe siècle  et il signifia "religion des hindous ". Le terme indien pour désigner l'hindouisme est "Sanatanadharma "("L'éternelle Loi"). L'hindouisme, sans fondateur humain, peut être défini comme un ensemble de concepts religieux  réputés incréés  ("apauresheya") et éternels ("sanatana"). Aucune foi particulière ne le distingue  si ce n'est celle en une entité inconnaissable régissant l'Univers  et qui peut être vénérée sous d'innombrables aspects. Quelques grandes conceptions se dégagent de l'hindouisme parmi lesquelles l'idée du "dépassement de soi"  pour parvenir à l'identification du Soi à la divinité, seul moyen de connaître celle-ci.

L'hindouisme est issu du Brahmanisme , lui-même issu du Védisme .Les origines de l'hindouisme remontent donc aux Veda, c'est-à-dire au XIXe siècle avant J.C .transmis d'abord oralement , puis rassemblés  entre 1500 et 500 avant J.C, ces textes constituent le canon de la religion védique, la forme la plus ancienne du Brahmanisme. Le Veda ( littéralement : " Connaissance des choses divines") comprend quatre recueils ("samhita"). Le plus ancien et le plus connu est le "Rig-Veda" qui regroupe un millier d'hymnes aux divinités. Le " Yajuveda "  est consacré à la liturgie. Il est divisé e deux parties dites " blanc" et "noir". Le "Samaveda"  comporte la notation musicale de certaines prières .Quant à l'"Atharveda" c'est un recueil d'imprécations  et d'exécrations  mêlant cosmogonie, symbolisme et magie .Le "Rigveda" fait allusion à une trentaine de "devas" (dieux), souvent en conflit avec des "asura" ("démons").A l'arrière-plan de ce panthéon  figure la représentation assez vague d'une dieu céleste  : Dyaus .Parmi les autres divinités  figurent  Mitra, dieu solaire ; Vayu, dieu du vent ; Agni, divinité du feu et surtout Indra, le dieu védique le plus souvent invoqué  car il intervient fréquemment dans les affaires des mortels. Il est le dieu de l'espace et le maître de l'orage .

A une époque plus récente dans les Upanisads ( des textes ésotériques complémentaires faisant partie des Veda) ( VIe-Ve siècles av. J.C ) apparaît la figure de Brahman comme force cosmique et âme universelle qui se subdivise dans chaque être en souffle magique ("prana") et en principe ou âme particulière ("atman"). Cette définition du brahman est révolutionnaire car elle introduit l'idée du salut  en la réunion de l'atman et du Brahman , de l'âme individuelle et de l'âme cosmique, source du panthéisme hindou. Celui qui l'atteint reçoit directement la connaissance. Ce principe suprême  (Brahman ) fut rapidement personnifié  sous la forme de Brahmâ associé à deux autres dieux  (Vishnou et Çiva) dans la " trimurti" (" triple forme ") .Brahmâ créateur  équilibre le conflit entre Çiva, le "destructeur"  et Vishnou le "conservateur".Vishnou est à l'origine une divinité solaire. Il est surtout connu  pour ces métamorphoses ou  "avataras": un flamant  protecteur de l'oeuf d'or brahmanique, une tortue géante qui évite au Monde de s'écrouler lors du grand barattement de l'océan, un homme à tête de lion, etc... Vishnu est souvent représenté  reposant sur le serpent Ananta au cours de la nuit séparant deux créations. Dans  ce sommeil mystique, il médite le Monde. A son réveil, éclôt de son nombril un lotus, fleur sacrée  , d'où surgit Brahmâ  qui créera un nouvel univers. Quant à Çiva il a, parfois trois yeux et quatre visages .Ses bras multiples enserrent son épouse, souvent confondue avec Durga ("La terrible" )  ou Kali ("La noire"), divinité infernale. Il est souvent figuré comme Çiva nataraja  ("Roi de la danse"), exécutant,entre les périodes cosmiques, sa danse ("tandava ") qui détruit et recréé le Monde .

Dès le Ve siècle après J.C l'hindouisme est presque entièrement constitué  et de nombreuses sectes se formèrent prônant  chacune leur conception de la voie à suivre  pour arriver à cette unification du Moi avec le Brahman .

L'hindouisme n'est pas une orthodoxie , mais des orthodoxies. Les cultes pratiqués sont innombrables. Il se définit par une idée de Dieu, entité transcendantale , évolutive, dont les aspects visibles sont ceux du Monde lui-même. A cela s'ajoute une croyance presque universelle en l'éternité du principe divin  en chaque et en chaque chose .

Un hindou est soumis au cycle des réincarnations (samsara), en fonction des actions accomplies dans les existences antérieures (karma), il peut renaître dans une caste plus ou moins élevée. L’objectif ainsi poursuivi est l’immortalité aux côtés des dieux.

L'hindouisme admet typiquement que quatre buts peuvent être poursuivis dans une existence : la quête du dharma ou action juste, pendant toute l'existence, la recherche de artha ou avantages matériels, succès et richesse, la recherche de kama ("volupté du corps, de l'esprit et de l'âme sous l'emprise d'une sensation exquise" selon les termes de Vatsyayana, auteur du kamasoutra) pendant le mariage et la tenue du foyer, l'aspiration à moksha, l'accomplissement spirituel obtenu en se libérant des attachements matériels, plutôt dans la dernière partie de l'existence.

Dans la religion hindouiste l'image concrétise les pouvoirs de la divinité et représente son substitut visible .Le culte ("puja") devant l'image  et la récitation de formules sacrées ("mantras ")  participent du rite divin. La force de la prière récitée tient plus à la forme qu'à son sens profond. Certaines syllabes peuvent avoir une valeur magique ou symbolique, d'autres sont appelées " germes " car elles portent en elles le "germe" de la forme physique du dieu.

Les hindous ne font pas de prosélytisme, c’est dire qu’ils ne tentent pas d’imposer leurs idées en prétendant que leur religion est la meilleure. L’Hindouisme a la faculté d’intégrer et d’indianiser des croyances extérieures. Ainsi, certains voient en Jésus-Christ ou en Mahomet le dixième avatar de Vishnu.

Dans l'hindouisme de nombreux lieux sacrés ("Tirthâ ")existent et drainent chaque année  des millions de pèlerins .Ces lieux peuvent être en relation avec la mythologie , les divinités ou avec des " saints " ou des philosophes célèbres .Le Gange est , sans nul doute , le lieu de pèlerinage le plus célèbre. Le Gange est l'incarnation de la déesse Ganga, soeur d'Umâ et mère de Bhishma et Karttikeya. La mythologie situe les sources du Gange au pied du Mont Kailas (Kailash) dans l'Himalaya tibétain .Mais c'est à Bénarès que les mérites du pèlerin sont multipliés .C'est en effet là que le dieu Civa  aurait murmuré à l'oreille d'un mourrant une syllabe mystérieuse  chargé de force éternelle et dispensant l'homme des réincarnations. Ce fleuve sacré est considéré comme la "Mère de l'Inde"  et descendue des cieux. Çiva aurait amorti la chute des eaux avec sa tête.

L’hindouisme (Site universitaire d’histoire des religions sur l’hindouisme)
http://stehly.chez.tiscali.fr/hindouis.htm

L’hindouisme
http://perso.wanadoo.fr/revue.shakti/hindou.htm

Hindouisme
http://www.onelittleangel.com/sagesse/religion/hindouisme.asp

L’Hindouisme ( Inventaire de sites ) ( B.N.F )
http://www.bnf.fr/pages/liens/d1/religion-hindouisme-d1.html

The hindu universe
http://www.hindunet.org/

Sanskrit Documents
http://sanskrit.gde.to/

Shiva Shakthi Mandalam (L’hindouisme de tradition tantrique)
http://www.shivashakti.com/

India divine
http://www.indiadivine.com/

L’Hindouisme ( Fiche récapitulative )
http://perso.wanadoo.fr/yoda.guillaume/Vocabula/GlosR/ReligDiv.htm#hind

Hindouisme
http://membres.lycos.fr/indianred/newpage0.html

 

 

 


Liens cartographiques

 

Page en plein écran
( appuyez sur Alt + F4 pour sortir de la fenêtre  ) 

 

 


 

Accueil  |  Pourquoi un site ?  |  Le Tourisme en France  |  Le Tourisme dans le Monde | Le dictionnaire du Tourisme  | La bibliographie | L'examen

 


 


 
    Cette page a été mise à jour le 04/08/11

     

        Copyright © 2007 by KEROURIO