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Petit lexique de la civilisation indienne ancienne

 

 

AJANTA 

Ajanta se trouve à 110 kilomètres au nord-est d’Aurangâbâd , dans le Mâhârastra. C’est un ensemble de trente grottes excavées dans une falaise basaltique en forme de fer à cheval dans les monts Indhyagiri, un des contreforts du nord-ouest du Dekkan. Le site fut découvert en 1818 par des soldats britanniques lors d’une partie de chasse .Ces grottes furent creusées par  des moines bouddhistes à deux époques distinctes : - aux IIIe-Ie siècles ( dynastie des Shatavahâna ) , -fin IIIe-fin Ve siècles  ( dynastie des Vatakata et des Chalukya de Vâtâpi .Ces grottes appartiennent à deux types architecturaux : les «Chaitya » qui sont des sanctuaires et les « Vihâra » qui servaient de salles de réunion et de réfectoires pour les moines .Ce site ( inscrit sur la liste du Patrimoine Mondial) est particulièrement réputé pour la qualité de ses peintures murales . 


 

 

ANDA

L' "oeuf " . C'est une structure hémisphérique formant la partie du " stupa" où se trouve aménagée la chambre aux reliques ( ou la pièce servant de tombeau ) .


 

 

ANANTA

Le terme sanskrit signifie : " Sans fin" . C'est le nom porté par le serpent étendu sur les eaux de l'océan primordial et qui personnifie l'éternité .

 

APSARAS  («Venues des eaux») 

Nymphes nées lors du barattage de la mer de lait. Divinités des eaux, représentées sous la forme de très belles jeunes femmes  aux cheveux longs et flottants, elles président aussi à l’amour  et elles sont souvent montrées dans l’iconographie tentant de troubler par leurs charmes l’ascèse des saints hommes. Dans l’iconographie bouddhique, elles sont souvent associées aux boddhisattvas.

 

 

ASHRAMA

Ce terme sanscrit désigne un lieu retiré où se réfugient les ascètes pour méditer et prier. Le terme peut aussi désigner un petit ermitage hindouiste ainsi que des communautés de dimensions diverses dirigées par un guru.


 

 

ATMAN  

Cette notion équivaut à ce que nous appelons l’âme, le mot signifiant : « le Soi» et, anciennement, le «souffle vital», la « Réalité ultime ». La séparation d’avec le corps est loin d’être aussi marqué que dans nos conceptions judéo-chrétiennes. On pourrait le définir comme le «substrat du subconscient», l’ego, la personnalité. 

 

AUM ( ou OM ) 

Syllabe sacrée chez les hindouistes et les bouddhistes  signifiant approximativement: “Je rends hommage”. Elle est composée de trois sons  (A,U, M). Elle représente le brahman réalisé, le verbe divin, l’unité et l’infini du cosmos .Elle est à l’origine toute connaissance .

 

AVATARA («Descente»

Incarnation d’une divinité brahmanique lui permettant de mener à bien une tâche terrestre et de sauver l’humanité d’un grand péril. Ainsi Krishna (Le « noir») est l’un des avatara de Vishnu.

 

BHAGAVAD GITA 

« Le chant du seigneur »  

C’est un poème philosophique sanskrit inséré au Ive siècle dans le 6e livre du «Mahâbhârata» et divisé en 18 chants  et 700 « shloka » .Ce long poème contient l’essentiel de la philosophie du Vedantâ à travers un dialogue entre deux personnages, Krishna et Arjuna, portant sur la philosophie de l’action et la Connaissance. On considère les enseignements contenus dans ce texte comme un des chefs d’œuvre de la littérature philosophique mondiale. Il est aussi considéré dans les milieux brahmaniques comme un livre saint  faisant partie de la révélation («shruti ») et d’innombrables commentaires ont été rédigés sur cette œuvre par des philosophes indiens : Shankaracharya, Râmânuja, Râmakrishna, Aurobindo, …).

  

BHAKTI 

Le mot est dérivé du sanskrit «bhaj » signifiant « partager» .C’est une philosophie religieuse tendant à rapprocher le fidèle de la divinité et établissant entre eux des liens d’amour. Cette doctrine se traduit par l'adoration ("bhakta") confiante d'une divinité, la contemplation, le chant et la méditation . Elle est devenue populaire chez les adorateurs de Vishnu et de Krishna.  

 

BHODGHAYA 

Localité située à 12 kilomètres de Gâya et à 100 kilomètres au sud de Patna (Bihâr). C’est là que le Bouddha , assis sous un arbre pipal, aurait atteint l’ «Éveil» (« Boddhi»). Plusieurs temples furent construits en ce lieu afin d’y commémorer l’événement, le plus célèbre est celui de la Mâhâboddhî construit sous Asoka et plusieurs fois reconstruit ou restauré. C’est une tour pyramidale (« Shikhara ») de 54 mètres de hauteur flanquée aux quatre angles du soubassement  (haut de 8 mètres)  d’une autre tour pyramidale imitant, en plus petit, la tour centrale. Au pied du sanctuaire se trouve le « Trône du diamant » («Bodhimandala »), une grande pierre rectangulaire  sur laquelle le Bouddha se serait assis . 

 

BRAHMA 

C’est la première des divinités de la  « trinité» hindouiste. C’est le Maître du Ciel, des Horizons et des quatre Veda. Il est «Celui qui est incommensurable », «Celui qui est sans limites», L’Hiranyagharba (« Embryon d’or ») dont l’œuf ( «Brahmandâ »)  donna naissance à la  Création. Il naît du nombril de Vishnu couché sur le serpent de l’Infinité ( Anantâ »). Il est souvent représenté avec quatre visages (on n’en voit généralement que trois sur les bas-reliefs) et avec quatre bras. Il tient alors un « rosaire  » («Mâlâ »), un vase à bec  et les quatre livres des «Veda ». Son animal support est une oie  («hamsa ») ou parfois un cygne . 

 

BRAHMAN

C'est l'Absolu, l' "Ame universelle"  qui, selon les " Upanishad " et le "Vedanta ", est identique, en tous points à l'âme individuelle .C'est aussi une forme d'énergie pure, inconnaissable, situé au delà de l'espace et du temps, l' "Un dans la diversité", le " Soi" suprême.


 

 

CHAITYA     

C’est un sanctuaire bouddhique contenant généralement un stûpa intérieur («dagôba » ) ou une statue du Bouddha  et un déambulatoire permettant aux fidèles de réaliser la «  pradakshina » c’est-à-dire la circumambulation rituelle. 

 

CHATRA

C'est le parasol , emblème royal par excellence. Son féminin : "Chhatri" désigne un kiosque ou un petit pavillon coiffé d'un dôme .

 

CHAKRA 

«Roue», «Disque»  

Le chakra est un disque  en métal (or, cuivre ou fer). Dans l’iconographie hindouiste c’est un des symboles de Vishnou, une arme divine ayant le pouvoir de détruire les ennemis. Le «chakra» est alors figuré comme une roue à huit rayons appelée Sudarshana («Splendide à regarder») et il symbolise la puissance sans limites de l’esprit. 

 

DAKINI

En tibétain : "Kandoma"). Le terme désigne des divinités féminines du panthéon lamaïste, souvent représentée avec des têtes d'animaux .

 

DHARMA

C'est l'ordre du Monde, un des concepts majeurs de la tradition , servant à désigner la Loi sous tous ses aspects , religieux, social, politique , métaphysique , et qui , avec le Bouddha et la " Sangha " ( la Communauté ), constitue les " Trois Trésors" de la doctrine bouddhique .

 

ELLORA 

Village du Mâhârastra, à 30 kilomètres au sud-ouest d’Aurangâbâd et célèbre pour ses grottes bouddhiques (35), brahmaniques et jaina creusées sur les pentes d’une colline basaltique (« trapp » ) sur une longueur de plus de deux kilomètres .Ces aménagements furent exécutés entre le Vie et le XIIIe siècle. Les grottes bouddhiques furent excavées entre 500 et 650,  les grottes brahmaniques aux VIIe et VIIIe siècles et les grottes jainas datent du VIIIe-XIIIe siècles. L’ensemble le plus connu est le temple du Kaialsa, appelé aussi « Rang Mahal » (« palais des couleurs ») taillé à ciel ouvert dans la roche entre 725 et 755 .

 

ELEPHANTA 

L’île d’Eléphanta , autrefois appelée « Gârâpûri »(« Cité des grottes ») se trouve dans la baie de Bombay, à environ 10 kilomètres de la ville. Son nom vient de ce que les portugais en y abondant y rencontrèrent la statue d’un éléphant (actuellement exposé dans le Victoria Garden de Bombay). L’île, longue de trois kilomètres, comprend deux collines de 170 kilomètres de haut entre lesquelles se trouvent des grottes .Ces grottes , aménagées dans le basalte (« trapp ») remontent au VIIIe siècle et sont consacrées au culte de Shiva. La grotte numéro 1 est la plus vaste et la mieux décorée, elle comprend une salle de 38 mètres sur 17 supportée par des piliers à chapiteaux, le sanctuaire de plan carré renferme le « lingam » de Shiva.

 

ÈRE BOUDDHIQUE

Elle débute avec le parinirvâna  du Bouddha  en 543 avant J.C. Elle n'est utilisée qu'au Sri Lanka et dans les pays de l'Asie du sud-est.

 

GANESH

C'est le fils de Siva et de Parvati, le frère de Karttik , le dieu de la guerre. A sa naissance le dieu Shani aurait maladroitement coupé sa tête en le saluant avec son sabre .Vishnou promit de la remplacer par celle du premier être rencontré dormant, tourné vers le nord , direction faste par excellence. Ce fut un éléphant !En compensation Vishnou exigea que Ganesh soit honoré avant tous les autres dieux. C'est pourquoi l'image de Ganesh trône à l'entrée de chaque temple et à la porte de nombreuses demeures. C'est lui que l'on invoque avant d'entreprendre quoique ce soit car il " écarte les obstacles "; c'est le sens d'un de ses noms : "Vinâyak " .Dans es quatre mains il porte souvent souvent un croc à éléphant et un lacet, souvent un livre ( C'est lui qui aurait dicté le "Mahâbhârata" ), parfois un rosaire ou un port rempli de friandises. Sa monture est un rat .

 

GANGE  ( «  GANGA » )  

Long de plus de 2700 kilomètres, couvrant un bassin de 2,1 millions de km2 et un delta de 110000 km2 , le Gange prend sa source de deux torrents. L’un descendant de l’Himalaya occidental à 6600 mètres d’altitude, le Bhagirati, l’autre du Nanda Devi (7800 mètres), à la frontière du Tibet , le Alaknanda. Ces deux cours d’eau se rejoignent à Devraprayâga  (nord de l’Uttar Pradesh) pour former le Gange. Ce dernier reçoit de nombreux affluents dont les plus importants sont la Yamunâ  (1300 kilomètres de longueur ), la Ghagrha (1080 km), le Gandak, la Ramgangâ, la damodâra , etc…Le fleuve est considéré comme  « la Mère de l’Inde » descendue des cieux .Shiva aurait amorti le choc des flots avec sa chevelure. Les dévôts hindouistes sont persuadés qu’ils connaîtront une meilleure renaissance si leurs cendres sont immergées dans les eaux du fleuve .par ailleurs se baigner dans es eaux est réputé laver de toutes les fautes commises .D’innombrables temples ont été élevés sur ses berges et les berges des lieux de pèlerinage ont fait l’objet d’aménagements (« ghat ») facilitant l’accès aux berges du fleuve. Les places de pèlerinage les plus fréquentées sont Hardwâr, Prayâg (à Allâhâbâd) et Varanasi (Bénarès). 

 

GARUDA
 

Oiseau fabuleux  de la mythologie indienne, animal-support (« vâhana ») de Vishnou. Il est considéré comme symbolisant les enseignements ésotériques des «Védas » .Outre la « parole volante», il symbolise également le sperme . Il est souvent représenté avec le corps d’un homme mais des ailes , des serres et une tête d’oiseau. 

 

 

GHAT  ( «  MARCHES » ) 
 

Le terme désigne les marches en pierre qui recouvrent les berges des rivières et des lacs sacrés afin de permettre aux pèlerins d’accéder aux eaux .Les Ghâts les plus célèbres sont ceux de Vârânasi ( Bénarès ) . 

 

GURU  

Dans la tradition hindouiste c’est le maître spirituel qui connaît la voie , explique au disciple le sens et le but de la vie , lui montre le chemin de la réalisation du Soi ainsi que les difficultés de l’existence. Il montre la voie , mais il ne peut la parcourir à la place du disciple  car , comme le dit un dicton indien , il n’existe pas de «  transport spirituel à dos d’âne » .

 

HINDI 

C’est la langue prédominante en Inde ce qui lui vaut d’être, par la Constitution , reconnue comme «  langue nationale » , même si , dans les faits , elle n’est la langue maternelle que de 40 % de la population. L’Hindi est par rapport au sanskrit ce que l’italien est au latin. Son vocabulaire , d’origine sanskrite , s’est enrichi au fil des dominations étrangères subies par l’Inde du nord de termes et de tournures persans , arabes , turcs et anglais .

 

 

HUM

C'est le son produit par la bouche fermée à la fin d'une inspiration. Chez les bouddhistes sa prononciation symbolise le caractère immanent en chaque chose.
 

 

 

JAINA, JAINISME  

Religion créée au Ve/VIe siècles avant J.C par Vardhâmâna ( appelé aussi «Mâhâvira »: « Le grand héros »), le 24e des Tirthakara ou «prophète» jaina. Cette religion existe dès le 23e tirthakara, Parshvanathâ, mort vers 250 avant J.C. La doctrine jaina est fondée sur trois axiomes dont l’observance conduit à la «délivrance » :  la vue droite («Samyagdarshana »), l’observance droite («Samyagjnâna »), la conduite droite (« Samyagcharitra »   ).La pensée jainja s’accompagne d’une vision cosmologique très élaborée dans laquelle l’univers est représenté comme un homme debout composé de trois mondes : le monde inférieur (jambes ), le monde moyen (corps), le mode supérieur ( tête ).ces trois mondes sont enveloppés d’une triple enveloppe atmosphérique (air , vapeur, éther) au-delà de laquelle n’existe que le vide .Chaque monde est divisé en de nombreux étages.  C’est une philosophie complexe qui intègre la notion de «  karma » issue de l’hindouisme et qui oblige l’adepte à se soumettre à toute une série de vœux («vrata ») et à se plier à une morale exigeante impliquant cinq abstentions : nuisance aux êtres vivants («himsâ »), fausseté («anritâ »), vol («steya »), indiscipline charnelle («abrahma ») et attachement aux biens de ce monde («parigraha ») .Les jaina se développèrent surtout dans l’est de l’Inde. Par sa croyance au «  karma », le jainisme est typique des religions hindoues. Pour le jain ,comme pour l’hindouiste ou le bouddhiste, le karman détermine la personnalité et l’âme doit s’en affranchir si elle veut mettre un terme au cycle indéfinie des réincarnations. Les jains sont à l’heure actuelle plus de deux millions en Inde. La plupart sont issus des classes moyennes et ils sont surtout nombreux dans le Saurashtrâ et le Râjputana. Les hauts lieux du jainisme sont le Mont Abû et la région d’Indore . 


 

 

JATAKA 

Ce sont des recueils de contes issus pour la plupart du «Khuddakanikaya» des écritures pâli. Le recueil complet comprend 547contes et histoires disposés en 22 groupes et décrivant les évènements qui jalonnèrent les vies antérieures du Bouddha Gautama. On y trouve des textes très divers : fables d’animaux dans lesquels le Bodhisattva ( le futur Bouddha ) s’est incarné dans le corps d’un animal, des contes dans lesquels le Bodhisattava s’est incarné dans un homme et se trouve en relation avec des animaux , des récits dans lesquels le Bodhisattva est mis en relation avec des femmes, des amusettes , etc…Tous ces récits furent composés entre le IIIe siècle avant J.C et le IIIe siècle après J.C. Les plus connus sont le « Vishvantara jataka» et le «Shaddanta Jataka» .     

 

 

KAILASA 

C’est à la fois le nom d’un massif montagneux tibétain et celui de son point culminant  (6715 mètres) sur les flancs desquels l’Indus, le Gange et le Brahmapoutre prennent naissance. Le sommet est considéré comme le linga de Shiva. Le pèlerinage consiste à en faire le tour en quatre jours .

 

KALI 

C’est la forme la plus terrifiante de la déesse Parvati. Elle symbolise le pouvoir destructeur du temps. Elle est la parèdre de Shiva. Kali est représentée debout, de couleur noire, tirant la langue, avec des colliers de crânes et brandissant des armes.


 

 

KALPA

C'est une unité de mesure du temps. Le terme désigne une période cosmique équivalant à un jour de Brahma, c'est-à-dire environ 4 milliards et 320 millions d'années solaires. Chaque kalpa se termine par la destruction totale de l'univers et est suivi d'une nuit de Brahma d'une durée équivalente. Pendant cette période de latence, Vishnou repose sur le serpent Ananta , en attendant qu'au matin, Brahma naisse à nouveau de son nombril en même temps qu'un nouveau kalpa et un nouveau cosmos.


 

 

KAMASUTRA
 

Littéralement : " Stances sur l'Amour " . C'est un ouvrage rédigé en sanskrit ( IVe -VIe siècles ) traitant de la plupart des aspects et des techniques de l'art de courtiser et de l'union sexuelle. Il est attribué  à Vatsiyayana, auteur sanscrit qui aurait vécu vers les IVe-VIe siècles.


 

 

KARMA

C'est la "loi des actes", un concept présent dans les philosophies hindouistes et bouddhiques selon lequel chaque pensée et chaque acte produisent des effets sur l'être  et, de ce fait, conditionnent son devenir  cosmique à travers ses différentes réincarnations.

 

 

KHAJURAHO 
 

C’est l’ancienne capitale du royaume Jijhôti et la capitale religieuse des rajâ Chandelâ (950-1050). Elle est située dans le Madhya Pradesh , à 390 kilomètres au sud-ouest de Varanasi (Bénarès) . L’ancienne conserve encore 22 des 85 temples construits par les râja de Chandelâ et dédiés aux cultes brahmaniques et jaina. Ces temples, découverts vers 1840, furent dégagés de la jungle entre 1906 et 1923. Ces tempes, construits à l’imitation du Mont Meru, représentent un des sommets de l’architecture hindoue. Le temple principal, installé sur une haute plate-forme décorée , est entouré de quatre petits temples. C’est le type de sanctuaire appelé : «Panchayâtana ». Ce sont les innombrables sculptures érotiques  décorant les bases des édifices, qui ont assuré la célébrité de ces temples Elles représentent, dans un réalisme total, des couples enlacés (« mithuna»)  symbolisant l’union de l’ âme avec la divinité et illustrant certains chapitres du « kamasûtra ».Tous ces temples furent édifiés aux Xe-Xie siècles. 

 

KUNDALINI 

C’est le «serpent» de Shiva, la source de toutes les énergies sexuelles et spirituelles. Cette énergie cosmique est inhérente à chaque individu et elle est censée se localiser à la base de la colonne vertébrale. Le yogin qui cherche à évaluer  sa spiritualité doit se concentrer de manière à éveiller la "kundalini", à faire monter son énergie jusqu’à la tête  en empruntant les «nadi» (ou « Sukshma»), passages qui montent depuis le "kanda"  (base de la colonne vertébrale) jusqu’au sommet de la tête  en convergeant par six fois en des points du corps appelés «chakras» : le « maladhara chakra » ( situé derrière les organes végétaux ),  le «Svadhishtana chakra» (derrière le nombril), l ‘«Anahata chakra» (derrière le sternum), le «Vishnuadra chakra» (au creux de la gorge) et le « Ajna chakra»  au milieu du front.

 

LAKSHMI 

Dans le «Rig Veda » ce mot signifie : «bonne fortune », « chance » .Elle est parfois appelée  Shri, Lakshmi (« Bonne Fortune ») .Elle est fille de Shiva  et de Parvati .Elle est la déesse de la Fortune et de la Prospérité et de ce fait vénérée dans tous les commerces. Elle est représentée assise sur une fleur ouverte de lotus  et elle porte souvent un lotus dans deux de ses quatre mains. Elle est flanquée de deux éléphants qui, de leur trompe, l’arrosent d’eau, signe d’abondance. Son époux est Vishnou et mère de Kama, dieu de l’Amour .Selon la légende Lakshmi aurait surgi de l’écume de l’Océan primordial, comme Aphrodite au moment du barattage de la Mer de lait par les dieux et les « asurâ».

 

 

LINGAM ( LINGGA, LINGA )
 

"Lingam" signifie littéralement : "signe", "emblème" .C’est une pierre de forme prismatique ou cylindrique et d’apparence phallique  dont l’union avec la yoni symbolise la nature fondamentale de l’univers : forces et énergies mâles et femelles de Shiva, dont la fonction est de créer et de détruire en un cycle sans fin. On trouve des linga dans tous les temples  associés à un yoni au centre duquel ils s’élèvent. Les linga varient en taille, en forme et en dimensions. Beaucoup sont seulement constitués d’un galet érigé et peint en rouge ou en blanc («Vanalinga»). 


 

 

LOTUS  
 

L'un des noms sanskrits du lotus est " abja " qui signifie : " né de l'eau" .Le lotus prend racine dans la boue, développe sa tige  dans l'eau et sa fleur sort de l'eau pour s'ouvrir au soleil de la connaissance.C'est un symbole omniprésent dans l’iconographie religieuse de l’Asie .Née des eaux marécageuses , cette fleur conserve une blancheur immaculée au dessus des eaux .Elle devint très naturellement le symbole de l’esprit pur s’extrayant de la matière impure du corps. Par ailleurs la fleur fermée du lotus , ayant la forme d’un œuf , demeure le symbole de la création émergeant des eaux primordiales et qui en éclosant libère toutes les potentialités de développement contenues dans le germe .C ’est ainsi que Brahma naît d’une fleur de lotus surgissant du nombril de Vishnu. D'où son nom de " Abjaja" : " Celui qui naît du né de l'eau ". De même les bouddhistes en firent le trône du Bouddha et de la plupart des manifestations de celui-ci. Le Lotus représente alors la « Bodhi » , la nature du Bouddha . 


 

 

MAHABALLIPURAM  
 

Site archéologique célèbre du Tamilnadu, sur la côte du Coromandel à 60 kilomètres au sud de Madras. Le site est parsemé de grands rochers granitiques sculptés aux VIIe-VIIIe siècles en forme de temples et de «mandapa». Ces temples sont dédiés à des divinités variées : Shiva, Vishnu, Krishna, etc… Deux monuments sont particulièrement connus, celui dit de «La descente du Gange» et celui  des « Cinq rathâ du sud ». Les «Cinq rathâ » sont appelés ainsi car ils suggèrent des chars de procession («rathâ ») représentés sans roues .. 


 

 

MAHAL (« Palais») 
 

Le terme est réservé aux palais habités par les femmes des harems des empereurs moghols. Il était alors synonyme de « Gynécée» ou de « Harem» . 

 
 

 

MAHAVIRA  (« Grand  héros»)  
 

C’est le titre donné à Vardhâmâna le fondateur de la religion jaina . 

 

 

MANDALA

Le terme signifie "cercle" en sanscrit. C'est une représentation du cosmos grave, peinte ou sculptée et utilisée comme support de méditation ou comme un moyen magique de maîtriser les énergies divines. C'est une sorte de visualisation ésotérique et mystique de l'univers. La configuration du mandala  est très variable .certains sont composés  exclusivement de divinités ou de symboles. En règle générale  autour de l'objet central se disposent plusieurs cercles inscrits dans un carré pourvu de " portes". La figuration centrale est soit une divinité, soit des figures géométriques abstraites. L'art  des mandala caractérise l'hindouisme, le jainisme et le bouddhisme. Leur utilisation peut être entachée de magie  ( provoquer la fertilité, empêcher la maladie, se concilier les esprits des défunts, ...)


 

MANDAPA
 

C’est un pavillon annexe d’un sanctuaire . 

 

MAYA 

Littéralement : «Illusion », «Tromperie ». Le terme désigne l’illusion du monde phénoménal, monde instable, perpétuellement mouvant, que l’esprit non illuminé prend pour la seule réalité existante. Le concept de « maya » s’oppose à celui d’immuabilité, d’absolu .

 

 MELA  
 

Le terme désigne une grande assemblée de fidèles d’une divinité survenant à l’occasion d’une célébration. Le terme «Khumbâ Mela » désigne un grand pèlerinage ayant traditionnellement lieu tous les douze ans  en un lieu précis . Les plus importants sont ceux de Prayâg  (Allâhâbâd) , Sravana Belgola , Kumbakonam , Purî , etc… 

 

MERU

Montagne mythique et «axis mundi» de la cosmologie hindouiste. Elle comporterait cinq sommets  et sur ses pentes se trouveraient les demeures d’Indra et des 33 Deva.

 

MILINDA
 

Souverain indo-grec de Shakâla  ( Panjâb )  qui aurait régné de 160 à 140 avant notre ère . Il émit de nombreuses monnaies retrouvées en de nombreux sites de la vallée du Gange. Il est célèbre pour ses entretiens sur la doctrine bouddhique avec le religieux Nagâsena rapportés dans le « Milindapanha »  («Questions de Milinda » )  ouvrage rédigé par un anonyme au IIe siècle, constitué par les questions du roi et les réponses données par le religieux Nagasena


 

MOKSHA 

«Délivrance » définitive  du « Samsara » ou «chaîne des réincarnations» qui est le but ultime du cheminement spirituel de l’hindouiste. Elle s’obtient grâce à l’union avec la divinité et à la connaissance de la réalité ultime. «Moksha» est le plus élevé des quatre buts de l’existence humaine  dont les trois autres sont : « Artha » (la richesse) , « Kama » ( le plaisir ) et «Dharma» (le devoir )

 

NATARAJA 

Le terme désigne Shiva dansant de manière à produire le rythme qui donne naissance au monde phénoménal. En dansant Shiva écrase sous on pied le nain Mulayaka qui symbolise les passions humaines. Shiva tient dans sa main droite un damaru  et dans sa main gauche une flamme, symbole de la connaissance. Ses deux autres mains font le geste ( mudra ) d’absence de crainte (main droite) et  de désigner a terre (main gauche). Les flots du Gange coule de chaque côté de sa tête. Le personnage est entouré d’un halo de flammes  (jvala) pour signifier qu’il consume les désirs dans le feu.


 

NIRVANA

Dans l'hindouisme et le bouddhisme , ce terme peut être traduit par " extinction". Il désigne la non existence , la non réincarnation, l'absorption de l'être dans le Brahman. Il faut se garder de le confonde avec le néant; il est plutôt un état permettant à l'atman de fusionner avec le cosmos. Dans le bouddhisme le terme acquiert un sens sensiblement différent, désignant plutôt l'extinction du désir concomitant  de l'illumination ("Bodhi")qui marque la sortie définitive du samsara.

 

 

PADMA

Ce terme désigne le lotus (Nelumbium speciosum), un végétal typique des eaux vaseuses et caractérisé par une fleur de couleur rose. Le lotus est devenu symbole de pureté. Chaque divinité hindouiste ou bouddhique possède son propre lotus  avec un nombre déterminé de pétales et une couleur spécifique.

 

PARVATI 

Littéralement : « Qui appartient à la Montagne ». C’est la «  fille de la montagne » .Elle est aussi «  Devi », la déesse mère épouse de Shiva dont elle est la «  Shakti » , l’énergie cosmique en action dans le Monde. Sous cette forme elle est représentée assise à la gauche de Shiva  Mahadeva  ( «  Le grand dieu » ) dans la pose du royal repos : une jambe repliée sous son siège  ou à sa monture ( fleur de lotus , trône ou taureau Nandi )  et avec un lotus dans la main gauche .La «  Shakti » de Shiva peut  se manifester sous d’autres formes de Shiva : Kali , « la  Noire » , Durga , «  l’inaccessible »  , Gauri , «  la Blanche » , …

  

PRIERE  
 

La puissance de la prière réside dans la forme du «mantrâ » qui l’exprime plus que dans son contenu .La manière dont ce « mantrâ » est énoncé et la concentration mentale qui l’accompagne sont des facteurs d’une importance déterminante .Le «  mantrâ » est une formule magique ayant la propriété de matérialiser la divinité qu’il invoque. La plupart prennent leur origine dans la syllabe sacrée «  OM ». Chaque divinité peut avoir plusieurs « mantrâ » particuliers : ainsi les « mantrâ » de Shiva possèdent cinq syllabes , ceux de Vishnou huit syllabes , etc…Le « mantrâ » est une phrase plus ou moins longue ou un simple mot dont le sens importe peu …Le plus connu et le plus utilisé est celui d’Avalokitésvara : «  OM MANI PADME HUM » qui pourrait signifier : «  O toi le Joyau dans le Lotus » .Un autre souvent employé est : « Hare , hare Krishna » dédié à cette divinité .C’est la répétition , sous forme de litanies , qui donne au «  mantrâ » sa puissance invocatrice .


 

  

RAMA  
 

Incarnation ( «  avâtâra » ) de Vishnu , héros du Râmâyâna .Il symbolise la Loi Cosmique .Son nom est une manifestation de la syllabe «  AUM » ( ou «  OM » ) . 


 

 

RATHA
 

Chariot utilisé pour les processions religieuses hindouistes pour transporter les images des divinités.Ces chariots de bois, de grandes dimensions , étaient tirés par les fidèles à l’aide de cordes . Chaque temple en possédait un ou plusieurs , sortis en grande pompe lors des fêtes annuelles .Ces chariots processionnels sont souvent très élaborés et ressemblent à des temples .

 

SAMADHI 

C’est un état de conscience supérieur à la veille, au sommeil et au rêve, atteint par la pratique du Yoga et qui se caractérise par la cessation de toute pensée, la plus haute forme de concentration durant laquelle sujet ( le méditant )  et objet de la méditation se fondent et où la dualité est abolie .

 

SAMSARA  
 

Dans les philosophies hindouiste et bouddhique c’est le cycle infini des naissances et des renaissances  qui conditionne la vie de tous les êtres vivants , selon leur « karma» , et qui produit un monde phénoménal illusoire marqué par  l’impermanence de toutes les choses . Le seul moyen de briser le cycle indéfini du samsara est d'atteindre le nirvana.


 

 

SANCHI 
 

Le site de Sanchi se trouve dans le Madhya Pradesh , à 40 kilomètres au nord-est de Bhopal.Il occupe l’emplacement de l’ancienne cité de Kakanada (ou Chetiyagari )  redécouverte en 1818  et fouillée par A.Cunnigham et Sir J.Marshall .Le site fur très probablement fondé par Asôka  sur les collines de Bhilsâ .Les monuments les plus remarquables et les plus connus se trouvent au sommet de la colline de Sanchi .Ce sont trois grands stupas , quelques temples et des vestiges de monastères. 

 

SANSKRIT 

«Parfait » . Langue indo-aryenne ancienne , tenue pour sacrée  dans laquelle  sont rédigés les textes sacrés du védisme , du Brahmanisme et de l’hindouisme .


 

SARAVASTI 

«Qui est comme l’eau » .Elle est la fille de Shiva et Parvati .Elle est la déesse de la connaissance , des lettres, des arts ( en particulier de la musique ) et des sciences, mais aussi de l’éloquence, de l’intuition et de la parole divine. Elle joue de la Vina et dans ses deux autres mains , elle tient un rosaire et u livre , comme Brahma dont elle est l’épouse . Elle tient parfois au lieu du livre une lampe à huile dont la lumière symbolise la connaissance. Elle est représentée avec un cygne , symbole de la discrimination car dans la tradition le cygne quand il boit du lait , est capable de boire la crème et de laisser l’eau .On lui attribue l’invention du sanskrit et de son mode de transcription , le « Devanâgari ».


 

 

SARNATH  
 

Site de l’Uttar Pradesh , à sept kilomètres de Varanasi  ( Bénarès )  où la tradition rapporte que le Bouddha aurait rencontré ses cinq anciens compagnons , après son «Eveil »  et leur aurait fait son premier sermon , les convainquant de devenir ses disciples .Cette rencontre aurait eu lieu dans le «  Parc des gazelles ».ce site abrite de nombreux vestiges de monuments construits depuis l’époque d’Ashoka.Le plus connu est  le «Dhamek stûpa »  construit aux IIe-IIIe siècles  et qui présente encore une structure haute ( 35 mètres ) et massive  de forme cylindrique . 

 

SHADU  
 

Ascète brahmanique  

 

SHAKTI 

C’est l’énergie féminine inhérente à toutes les divinités, un principe actif qui permet à la divinité mâle d’agir. Les Shakti sont nombreuses : Khâli, Chandi, Saravasti, …

 

 

SHIVA
  

« Gentil » ; « Bon»  

C’est une des trois divinités majeures du panthéon brahmanique .Divinité ambivalente par excellence , il est considéré comme le «  Créateur » symbolisant la Vie et par delà la Mort .Il est «  Harâ » : « Celui qui emporte » ; dans sa forme la plus extrême , il est « Bhairava » , « l’Épouvante » .Il est le feu intérieur qui brûle les ascètes. Il est la personnification du temps qui annihile tout .Moteur du Monde , il est l’Amour dans ce que ce concept a de créateur et de destructeur .C’est pourquoi il est symbolisé par le «  Lingam » , sexe masculin en érection et sortant , ou entrant , dans une «Yoni », sexe féminin .Il est souvent identifié à Kâlâ, le Temps destructeur .En tant que «  natârajâ » , dieu de la danse du «tandavâ », il danse la création et la destruction du monde phénoménal  au rythme du «  damaru » , écrasant de son pied droit le nain Mûlayka  qui symbolise la nature mauvaise de l’ homme. Ses signes distinctifs sont le trident ( « Trishula » )  , la flamme ( le feu ) , le croissant de lune , la hache magique ( « parashu » ) , les flots du Gange qu’il aurait amorti avec sa chevelure alors qu’ils tombaient des  cieux vers la Terre .Son animal -support est un taureau. Il est représenté avec les cheveux en chignon ( «  mukuta » ) comme les yogin, car il est le parfait «  yogin » qui le corps couvert de cendres, demeure assis en posture de yoga .


 

SIKHISME 

C’est une religion, un syncrétisme original , fondée par Nanak ( 1469-1538 ) qui tenta de réaliser une synthèse des croyances hindouistes et islamiques .Nanak adopta le monothéisme de l’Islam convaincu que Dieu était unique k, éternel et sans forme et qu’il ne pouvait ni se représenter ni s’incarner au contraire des croyances de l’hindouisme et du christianisme .Les sikhs n’attachent aucune importance aux rites et considèrent que le renoncement au monde est une attitude pure lâcheté .Le sikhisme ignore le système de castes et adopte la doctrine islamique de la « fraternité ».Il croit à la possibilité d’évolution , à la loi du Karma et à la transmigration. Leur formule de salutation est : «Sat Siri Akal » ( «Dieu est vrai » ) et leur livre sacré est l’« Adi Granth » («le Livre fondamental » ) ou «  Guru Grant Sahib » qui est un recueil de textes religieux émanant pour la plupart de Nanak. .La capitale religieuse des sikhs est Amritsar , une ville fondée en 1574 par Ram Das , le quatrième guru des sikhs , autour d’un lac sacré .Un temple y fut construit à cette époque. Détruit au XVIIIe siècle , il fut reconstruit en 1802 et recouvert de plaques d’or ce qui lui vaut son nom actuel de «  Temple d’or » .Les disciples de Guru Nanak prirent le nom de «  sikh » , terme dérivé du mot sanskrit signifiant «  disciple » .Au lendemain de l’assassinat du neuvième guru sur l’ordre d’Aurangzeb car il refusait de se convertir à l’Islam, son successeur Govind donna à la communauté sikh une discipline martiale : chacun prit le surnom de «  singh » ( lion ) , fit vœu de ne se couper ni les cheveux ni la barbe , de porter un bracelet de fer et de porter toujours sur lui une arme blanche .Aujourd’hui encore beaucoup portent le turban qui cache leur chignon et une barbe non taillée et souvent enserrée dans une résille .La communauté sikh ne représente aujourd’hui que 2% de la population totale soit environ 20 millions de personnes .


 

TEMPLE        
 

L’emplacement d’un temple est soumis à des indications astrologiques précises .Il n’existe aucune cérémonie collective ni manifestation survenant à heure fixe. Le culte consiste en la « pujâ » (« adoration » ) et en des offrandes de « ghritâ » ( ou « Ghrî » = beurre fondu ) . C’est un lieu sacré , séparé du monde profane  par son enceinte  généralement rectangulaire englobant le bâtiment réservé au culte  et de nombreuses dépendances : habitats , ateliers , etc…La présence des fidèles peut soit s’expliquer par la survenue  d’une « pujâ » , soit par le besoin de méditer ou d’écouter quelque enseignement sacré .Le temple est la propriété de celui qui la fait construire  ( individu ou communauté ) ,Il est généralement consacré à une divinité unique , même si d’autres divinités peuvent y occuper des chapelles attenantes .Il n’existe pas de clergé hiérarchisé et le prêtre du temple  ( «pûjâri » ) ne gagne sa subsistance que par les aumônes que peuvent lui consentir les fidèles .Le temple typique ( appelé " temple du nord" , " temple indo-aryen" ) ou " nagara" ( c'est-à-dire " ville royale" ) est le type de temple que l'on rencontre à Khajuraho ou en Orissa (Bhubaneshwar , Konarak , Puri ) . Il est dominé par une tour-sanctuaire (" shikhara" ) avec au sommet une pierre bombée , cannelée , l' " amalaka" (" sans tâche" ), surmontée d'une urne destinée à recueillir l' élixir d'immortalité ( "amrita" ) , nourriture divine qui descend jusqu'au centre de la cella par un canal secret. La cella ( " garba griba" ( " Maison-matrice" )) est petite, sombre car dépourvue de fenêtre . Au centre se trouve un trou carré , point d'insertion du dieu sur la Terre. En avant de la cella , se trouve les vestibule ( " jagamohan" ) qui est un développement du porche servant initialement à abriter les fidèles . Le vestibule est séparé de la cella par un seuil que seul franchit le prêtre , intermédiaire obligé entre les deux mondes . Le toit du vestibule , en encorbellement , a la forme d'une pyramide à étages .



 

TIRTHAS
 

Le terme signifie littéralement : «gué » .Il désigne les berges d’un fleuve ou d’une pièce d’eau dont l’accès est facilité par des escaliers ( «ghâts » ) .Les « tirthas » sont les lieux où se déroulent des rites purificatoires .


 

 

VAJRA  
 

« Foudre » , « Diamant » . 

C’est d’abord une arme assimilée à l’éclair, à l’instar de la foudre de Zeus. Dans les philosophies hindouistes et bouddhistes c’est aussi le «  diamant » , symbolisant ce qui reste quand les apparences ont disparu .Symbole exprimant la puissance et la souveraineté  


 

 

VEDA
 

« Savoir » , «  Qui a été vu ( par les «  rishî » ) »

C’est le nom générique des plus anciens textes sacrés de l’Inde. Ils sont considérés comme la «  Shruti » , la «  Révélation » inspirée par les divinités aux «  rishî » qui les transcrivirent .Ces textes furent rédigés dans une forme ancienne de sanskrit , assez voisine de celle des «  Ghâtâ » de l’ «  Avesta » iranien .Les textes des Veda datent probablement des XIIe - Xe siècles .Ils furent d’abord transmis par voie orale et ne furent transcrits  que tardivement , probablement vers le VIIIe siècle .


 

 

VEDISME
 

Le Védisme ou religion du Veda est la forme religieuse la plus ancienne attestée dans le sous-continent indien. C’est la religion que les envahisseurs aryens amenèrent avec eux quand ils firent irruption dans le nord-ouest de l’Inde entre 2000 et 1500 avant J.C .Cette religion conjugue des influences iraniennes : culte du feu , sacrifices animaux , double hiérarchie divine ( « daivas » et «  asuras » ) et un substrat indo-européen de croyances déjà complexes .


 

 

VISHNU ou VISHNOU 
 

C’est la deuxième grande divinité de la trinité brahmanique et hindouiste. Son rôle est de préserver et de faire évoluer la création. Ses adeptes en font même le créateur de toutes choses. Vishnu semble s’opposer à Shiva car il représente les forces passives qui font évoluer le Monde entre  deux créations et destructions. Il représente la cause interne de l’existence. Il a deux  « Shakti » ou «  énergies actives » : Lakshmî et Bhû Devî .Son animal support est l’oiseau Garuda .Certains textes le disent époux de Bhûmi («La terre ») .En attendant chaque nouvelle création il se repose , allongé sur le serpent à mille têtes Ananta (Ceshâ ) , qui flotte lui-même sur les eaux primordiales  qui sont la métaphore de l’Eternité .Brâhma aurait surgi d’une fleur de lotus ayant poussé sur son nombril.


 

 

YOGA
 

Le mot est issu du sanskrit «Yug » : « relier »  et  signifie «  union » , mais aussi «règle » .C’est un ensemble de systèmes philosophiques et de pratiques respiratoires permettant de libérer l’esprit des liens matériels .Le Yoga est d’abord une technique d’entraînement physique  ( «asâna » )  , spirituel , moral comprenant les disciplines du souffle ( «prânâyama » ) et de la séparation des sens de leur objet («prâtyâhâra ») , ainsi que la concentration et la méditation ( «dhyânâ » ) .Les techniques mises en œuvre par le yoga sont très nombreuses et leur but ultime est l’union de l’esprit humain et  du Principe universel. L’adepte ( le « yogin » ) se doit de pratiquer dix vertus : – respecter la vérité , - respecter la propriété , - respecter la chasteté , - mener une vie de pauvreté , - respecter une pure moralité , - être dépourvu d’ambition personnelle , - avoir une grande force d’âme , - se vouer à une divinité personnelle .

 

 

 

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  Cette page a été mise à jour le 28/06/11.

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