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Petit lexique du Christianisme

 


ABBE

L’abbé (du grec abbã, «père»; de l'araméen abba, «le père») est un religieux régulier qui dirige un monastère . C'est aussi depuis le XVIIIe siècle le terme en usage pour désigner un clerc séculier ayant au moins reçu la tonsure. Les abbés réguliers, c’est-à-dire ceux appartenant à un ordre monastique ,devaient avoir au moins vingt-trois ans (vingt-cinq s'ils étaient électifs), être de naissance légitime, avoir fait profession dans l'ordre. Aujourd'hui, ils doivent généralement, pour pouvoir être élu, être prêtre et avoir fait profession religieuse perpétuelle (ou vœux solennels) depuis sept ans. Ils administrent le temporel du monastère, reçoivent les religieux lors de leur profession solennelle, leur donnent la tonsure. Autrefois, ils leur conféraient les bénéfices dont le monastère avait la collation. Ils ont sur leurs religieux un droit de juridiction, une autorité qu'il leur est recommandé de n'exercer que par la voie de la patience et de la douceur. Les moines le désignent généralement sous le nom de « père abbé ». Sa titulature est Très Révérend Père (=TRP)

 

 ABSIDE

 

Le terme est issu du grec «hapsis » signifiant voûte .C’est la partie terminale du chœur d’une église. Celle ci se termine soit par un hémicycle, soit par des pans coupés , soit par un mur plat. Le terme désigne couramment le chevet, c’est-à-dire l’extrémité du chœur et parfois même les chapelles circulaires ou polygonales des transepts qui sont appelées chapelles absidiales.

   

APÔTRE

Du grec « apostolos » signifiant « envoyé » («apostolus », «apostolatus» en latin ).Le terme désigne les disciples du Christ que ce dernier envoya à travers le Monde pour répandre la « bonne nouvelle» (« l’Évangile »). Les douze apôtres sont : Pierre, André, Jacques le Majeur, Jean, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques le Mineur, Simon, Jude et Judas ( après sa trahison ce dernier fut remplacé par Mathias  ).  Ce n'est que dans la Bible grecque des Septante que ce mot est appliqué à des personnes; il traduit l'hébreu « shaliah », avec le sens d' "envoyé plénipotentiaire". C'est dans le Nouveau Testament que le mot apôtre est le plus souvent employé. Il s'applique à trois catégories de personnes bien distinctes :-Les témoins de la Résurrection de Jésus, envoyés pour annoncer cet événement,-Un des ministères de l'Église primitive ;- Une seule fois dans l'Évangile (Mt 10,2) : le groupe des Douze choisis par Jésus "pour être avec lui" et pour signifier symboliquement le peuple de la fin des temps (Mt 19, 28). Quant au groupe des douze, institué par Jésus il revêtait le sens d’un symbole pour Israël : les douze représentent le peuple nouveau tel qu'il sera rassemblé par Dieu à la fin des temps; le chiffre douze évoquant les douze tribus d'Israël, mais aussi la totalité et l'intégrité du peuple. Il renvoie donc au fait que Jésus a reçu pour mission de rassembler la totalité du peuple et de le mener à son accomplissement. Les catholiques et les orthodoxes considèrent les évêques comme les successeurs des Apôtres, et ils accordent une importance particulière au fait que les évêques se situent dans la succession apostolique, c'est-à-dire que la tradition à laquelle ils se rattachent remonte aux Apôtres.

 

ARCHE D’ALLIANCE

L'Arche d'alliance "Aron" en hébreu, également appelée l'Arche de « YHWH » ou encore « l'Arche du témoignage », était un coffre oblong de bois recouvert d'or. Le mot « ARON » (Arche), provient de la racine "AR" signifiant Lumière et du suffixe "ON" signifiant la force; soit « ARON » : "La Force Lumière", ou "La Lumière qui est Force" ! d'où son caractère sacré, car elle représentait la présence Divine. L'Arche, était le plus ancien et le plus sacré des symboles religieux des Juifs. Le propitiatoire surmonté de deux Kérubim ( Chérubins ) , qui en formait le couvercle, était considéré comme le trône, la résidence terrestre de Jéhovah (Exode 25:22).Après la construction du temple de Jérusalem l'arche fut mise dans le Saint des Saints, le lieu le plus sacré de l'édifice. Selon les écrits bibliques, l'Arche d'alliance, également connue sous le nom d'Arche perdue, aurait contenu les tables de la Loi (Dix Commandements) données à Moïse sur le mont Sinaï. L’arche disparut lors de la destruction du temple par Nabuchodonosor au Vie siècle avant J.C.

 

ARCHE DE NOE

C’était une grande embarcation construite sur l'ordre de Dieu afin de sauver Noé, sa famille et toutes les espèces animales d'un Déluge. L'épisode figure dans le livre de la Genèse de la Bible hébraïque (Ancien Testament) , du chapitre 6 au chapitre 9.Le terme « arche » est issu du latin «arca » signifiant « coffre ».

 

ASCETISME

Le terme est issu du grec «askésis» signifiant «exercice ».C’est une doctrine, une discipline de vie, selon laquelle des exercices de pénitence et de mortification (le jeûne, l'abstinence sexuelle, les retraites, la renonciation aux biens matériels…) permettent de se libérer des désirs et des passions, d’atteindre un haut degré de perfectionnement spirituel, voire d’accéder à la contemplation de la divinité.

 

BAPTEME

Terme issu du latin «baptisma» et du grec «baptizein»: « immerger».C’est un rite ou un sacrement qui marque l’entrée d’une personne, le catéchumène , dans la vie chrétienne. Pour les chrétiens la référence est le baptême de Jésus par Jean-Baptiste dans le Jourdain, décrit dans l'évangile selon Matthieu (  chapitre 3, 13-17). « On ne naît pas  chrétien, on le devient » affirmait Tertullien , un des Pères de l’Église .de ce fait le baptême constitue le rite d’entrée dans l’Église .La forme du baptême diffère selon les églises. Les catholiques pratiquent le baptême par aspersion, alors que les églises orthodoxes lui préfèrent le baptême par immersion. Chez les catholiques et pour les adultes l’administration de ce sacrement est précédée d’une période de préparation , le catéchuménat durant laquelle le postulant est initié à la pratique de sa foi nouvelle. Le baptême lave du péché originel.

 

BAPTISTÈRE

C’est un bâtiment distinct de l’église et spécifiquement destiné à la pratique du baptême. L’édifice, de forme circulaire ou polygonale , comporte une cuve baptismale. Le plan polygonal a été fréquemment utilisé .Il symbolise les sept jours de la semaine (et de la création du Monde ) plus le jour de la Résurrection et de la Vie éternelle. Le plan dodécagonal symbolise lui les douze apôtres ; quant au plan circulaire sa perfection évoque la Sainte Trinité .Les fonts baptismaux étaient constitués d’un bassin en pierre circulaire ou octogonal, plus rarement en forme de croix et auquel le postulant accédait par une volée de marches, généralement au nombre de trois .

 

BASILIQUE

Dans le monde romain la basilique est un bâtiment couvert servant de lieu de réunion. A partir du Ive siècle des basiliques furent construites dédiées spécifiquement à l’exercice du culte chrétien. Le mot basilique est formé à partir de deux éléments grecs :« basileus » qui signifie « roi » et du  suffixe « -ikê », suffixe d’adjectif féminin. L’expression complète est basilika oikia qui signifie « salle royale ».La basilique romaine est un édifice à plan rectangulaire, généralement construit sur le forum et initialement spécialisé dans des activités judiciaires et bancaires. L’édifice était aussi fréquemment utilisé comme lieu de transactions commerciales, voire comme marché .Par la suite la basilique, devenu lieu de culte, désigne une église dépourvue de transept et intégrant trois, cinq ou sept nefs ( plan basilical ).En avant de l’église se trouvait un portique appelé narthex .L’autel se trouvait dans la partie centrale entre le chœur et le transept. On distingue les basiliques majeures ( les 4 églises de Rome : Saint Pierre de Rome, Saint jean de Latran, Sainte Marie Majeure et Saint Paul hors les murs ), des basiliques mineures, églises auxquelles le pape a décerné ce titre et les privilèges qui y sont attachés .

 

BENEDICTINS

Religieux réguliers appartenant à l’ordre de saint Benoît fondé en 529 par saint Benoît de Nursie (480-547). C’est l’ordre monastique le plus ancien d’Occident. Le premier monastère fut construit en 529 par saint Benoît au Mont Cassin. La règle repose sur la devise Ora et labora (« prie et travaille ») qui synthétise la vie de l'ordre, même si elle ne figure pas dans la Règle. Elle impose un équilibre entre prière et travail. Les moines se distinguent par un costume spécifique : tunique noire et scapulaire noir à capuchon. Une ceinture noire autour de la tunique. Au cours de son évolution l’ordre bénédictin fut à l’origine d’autres ordres : cisterciens, clunisiens, trappistes, …

 

BIBLE

La Bible est le nom courant du regroupement des textes sacrés, dans le judaïsme et le christianisme, bien que chacune de ces religions, voire chaque courant en son sein, ait un rapport différent à ces textes. Le mot « bible » vient du grec ancien biblía, qui signifie « livres » au pluriel neutre, par l’intermédiaire du latin (bíblia). Le sens était : « Les Livres (saints) » ou «la bibliothèque (sacrée) » en désignant l’ensemble du corpus religieux. Il s’agit en effet, sous l’apparence d’un ouvrage unique, d’une collection d’écrits très variés (récits des origines, textes législatifs, récits historiques, textes sapientiaux, prophétiques, poétiques, hagiographies, lettres) dont la rédaction s’est échelonnée pendant plus d’un millénaire. La Bible chrétienne est divisée en Ancien Testament, comprenant les livres hérités du judaïsme, et Nouveau Testament, écrits témoignant de la vie et de l’œuvre de Jésus-Christ. Le mot «Testament» vient du latin testamentum, traduction du grec qui signifie « disposition écrite», d'où «testament», «convention», et dans ce contexte «pacte», «alliance ».En 2002, la Bible, en totalité ou en partie, avait été traduite en 2 303 langues. À ce jour, on estime à 40 millions le nombre de bibles distribuées chaque année, dont 280 000 en France.

La Bible hébraïque est écrite en hébreu avec quelques passages en araméen. La tradition la divise en trois grandes parties, résumées par le terme de TaNaKh, initiales de leurs titres hébreux, la Torah, les Neviim les Ketouvim  :la Loi, dont le nom hébreu est la Torah, constituée des cinq livres attribués à Moïse, et dont la narration couvre la période allant de la création du monde à la mort de Moïse, qui a amené le peuple d'Israël hors d'Égypte jusqu'aux portes de la Terre promise, en passant par le mont Sinaï où il a reçu les commandements de Dieu ;les Prophètes, en hébreu Neviim qui narrent l'installation d'Israël en Canaan jusqu'à l'Exil à Babylone, et relatent la prédication des prophètes envoyés par Dieu parler en son nom ; les Autres Écrits, en hébreu ketouvim, qui s'ouvrent par les Psaumes et des écrits de Sagesse, et complètent l'historiographie avec le retour de l'Exil. La version grecque des Septante es une traduction s’adressant aux Juifs parlant le grec rédigée au IIIe ou au Ive siècle avant J.C. Elle comprend : le Pentateuque (= les cinq livres de la Loi, les cinq "étuis"),les livres historiques (regroupant les premiers Prophètes et certains des autres écrits, les livres poétiques et de sagesse,les écrits des prophètes.

La Bible chrétienne ajoute à la bible hébraïque le Nouveau Testament ou Nouvelle Alliance , c’est l'ensemble des vingt-sept livres canoniques pour le christianisme, qui témoignent de la personne de Jésus de Nazareth que les chrétiens déclarent être le Christ, le Messie, de sa prédication, de sa Résurrection, et de son annonce par les Apôtres de l'Église primitive.

 

CANON DES ECRITURES

Du grec «Kanon»: règle de charpentier. Ensemble des textes et récits de la Bible qui ,sont considérés comme inspirés par Dieu .Aux écritures issues du judaïsme, qui correspondent à ce que les chrétiens nomment l'Ancien Testament, la tradition des premiers siècles du christianisme a adjoint le Nouveau Testament. On emploie souvent l'appellation «Premier» Testament au lieu d'Ancien, pour signifier que le Nouveau Testament ne vient pas remplacer l' «Ancien» mais l'accomplir. L'Ancien et le Nouveau Testament sont réunis dans la Bible chrétienne. Le Nouveau Testament est composé de quatre évangiles (selon Matthieu, Marc, Luc et Jean), des Actes des Apôtres, des Epîtres et de l'Apocalypse. On considère que la rédaction de ces textes s'étend de la seconde moitié du Ier siècle jusqu'au début du deuxième. Les manuscrits les plus anciens remontent au IV° siècle de notre ère. On appelle «évangiles synoptiques» les évangiles de Matthieu, Marc et Luc, qui sont construits sur le même plan; l'évangile de Jean reste à part. Le canon ainsi constitué écarte les textes dits apocryphes. L'existence des apocryphes révèle que le Nouveau Testament, tel que nous le connaissons aujourd'hui, est le fruit d'un choix parmi une multiplicité de documents témoignant de la vie et de la prédication de Jésus, ainsi que de la vie de l'Église primitive. Ce choix a été effectué au cours de l'histoire, en fonction de ce qui a paru alors vraisemblable, en fonction de l'ancienneté de la tradition à laquelle ces textes étaient rattachés, mais aussi en fonction des convictions des communautés chrétiennes.

 

CATHOLIQUE

Du grec «katholikos»: universel. Le mot est apparu tardivement dans la langue française (1598) et n'est devenu courant qu'à partir de 1794 (on lui préférait auparavant le terme de « christianisme »).Un des traits qui caractérise le catholicisme est la reconnaissance de l'évêque de Rome, appelé Pape, comme successeur direct de l'apôtre Pierre, vicaire de Jésus-Christ et chef souverain de l'Église. Un chrétien de l'Église catholique est de rite latin ou de rite oriental (maronite, melkite, syriaque, copte, etc.,). L'épithète « romain » est utilisé couramment par ailleurs pour distinguer l'Église catholique (les chrétiens en union avec le pape) des autres formes de catholicisme apparues au cours de l'histoire récente. Mais couramment les membres de cette Église n'utilisent pas le qualificatif «romain», se dénommant simplement « catholiques ».L’Église catholique considère que par la succession apostolique, elle est la continuatrice des apôtres (Église apostolique). En effet, les Apôtres ont désigné des évêques, leurs successeurs, qui ont eux-mêmes nommé d'autres successeurs, le tout constituant une succession ininterrompue d’évêques jusqu'à aujourd'hui. Pour l’Église catholique, tout évêque est le successeur des apôtres : il a en charge une Église locale (son diocèse) sur lequel il doit veiller. En fait, elle considère que l'Église du Christ subsiste dans l'Église catholique [], ayant survécu jusqu'à nos jours à travers les âges sans aucune discontinuité de succession apostolique, et ayant préservé la foi intégrale et l'unité des croyants. Le pape est l’évêque de Rome, successeur de Pierre. À ce titre il est le premier des évêques et doit veiller à l’unité de l’Église. L’Église catholique romaine est constituée de toutes les Églises locales dont l’évêque est en communion avec le pape.

 

CHŒUR

Dans un église le chœur est le lieu où se trouve l’autel et où se déroulent les liturgies .En Occident, le chœur est situé dans la partie occidentale de l'abside, entre la croisée du transept et la partie orientale de l'abside. Dans les abbatiales, le choeur est réservé aux moines. En Orient, il y a généralement deux chœurs situés dans les bras du transept. Au Sud, le premier chœur et au Nord le deuxième. L'abside, fermée par l'iconostase, est toujours réservée aux célébrants.

 

CHRISME

Le chrisme est un symbole chrétien formé des deux lettres grecques Χ (chi) et Ρ (rho), la première apposée sur la seconde. Il s'agit des deux premières lettres du mot Χριστός (Christ). On le lit aussi parfois comme le monogramme du Christ, et on le trouve souvent accompagné des lettres α (alpha) et ω (oméga), symbolisant le commencement et la fin de tout. Le chrisme existe aussi sous une autre forme associant les lettres grecques I (iota) et Χ (chi) des initiales de Iesous Χριστός (Jésus Christ). Le chrisme prend alors l'aspect d'une étoile à six rais souvent identifiée dans l'art à l'étoile qui guida les mages. Ces lettres furent un symbole de ralliement et de reconnaissance pour les premiers chrétiens. Sous le règne de Constantin ce dernier les plaça sur son étendard. Antérieurement à l’avènement du Christianisme, le chrisme était l'abréviation du mot χρηστός (chrêstos), qui signifie « utile, de bon augure » et il indiquait soit un souhait soit un commentaire approbateur.

 

CHRIST

Christ (χριστός (Christos) en grec), est la traduction du terme hébreu Messie. Cela veut dire « Celui qui a été marqué par l’huile sainte», «Celui qui a reçu l’onction royale», c'est-à-dire une personne consacrée par une onction de Dieu. Les chrétiens ont attribué ce nom à Jésus de Nazareth, désigné aussi par Jésus, Jésus-Christ (souvent abrégé J.-C.), (le) Christ crucifié, ou simplement le Christ. La vie du Christ, ou Verbe Incarné, est racontée dans les Evangiles.

 

CISTERCIEN

Ordre monastique fondé en 1098 à Cîteaux (dont les habitants sont les Cisterciens), en Bourgogne, par Robert de Molesmes, afin de revenir à une observance plus stricte de la règle de saint Benoît. Dès 1100, le nouveau monastère est placé sous la protection du Saint-Siège. De 1113 à 1115, quatre nouvelles maisons apparaissent, parmi lesquelles Clairvaux (1114), dont saint Bernard est le premier abbé. Très vite l’ordre s’imposa par la rigueur de sa règle et la réputation de sainteté de ses membres. Les monastères cisterciens , qui affichent  un très grand dépouillement architectural , s'établissent à proximité de cours d'eau, sur des terres incultes, qui sont défrichées par les moines. Une des caractéristiques de cet ordre est une plus grande sobriété, un plus grand dépouillement que dans l'ordre de Cluny. Cependant, il finit par s'enrichir, et il est réformé, principalement par l'abbé de Rancé. Retiré à l'abbaye de la Trappe, à Soligny (Orne), ce dernier soumet la communauté à une règle extrêmement sévère. Ainsi fonda-t-il (1664) l'ordre des cisterciens de la stricte observance (trappistes).

 

COPTE

Du grec « Aigyptos » : égyptien. Le vocable dérive est la déformation phonétique du hiéroglyphe de Memphis "Hi Ka Ptah "c'est à dire" la maison de l'Esprit de Ptah". Ptah était pour les habitants de Memphis le dieu protecteur en sa qualité de créateur du monde visible. Actuellement, le terme copte désigne les Églises autochtones d'Égypte (tant orthodoxe largement majoritaire, que catholique uniate, de rite Copte mais rattachée à Rome) et la langue liturgique associée .La langue copte n'est utilisée que dans la liturgie orthodoxe. La tradition fait remonter l'enseignement copte à Saint Marc, l'un des quatre évangélistes. L'Église copte comme toute les églises orientales est dirigée par un patriarche aussi appelé pape car il trône sur l'un des sièges papaux de l'église universelle. Il porte le titre de pape et patriarche d'Alexandrie, ville où le patriarcat fut longtemps localisé, celui-ci est au Caire dans le quartier de Abbaseya. Le patriarche actuel est Chenouda III. L'Eglise copte orthodoxe professe la foi définie les conciles de Nicée Constantinople sur l’ unité du Père, du Fils et du Saint Esprit, la sainte Trinité. Avec le concile d'Éphèse, elle affirme que Jésus-Christ est Dieu et homme, sans division de sa personne agissante; pour cette raison Marie la Vierge est appelée Mère de Dieu, car elle a effectivement engendré dans la chair le Logos de Dieu fait homme. Avec St Cyrille, l'Église confesse que le Seigneur Jésus est un de deux natures: La divinité et l'humanité sont unies en Lui en une union complète, parfaite, indivisible et inséparable. Il n'y a pas absorption d'une nature par l'autre.

 

CROIX

Le terme croix vient du mot latin crux qui a le sens de «poteau», «gibet», «potence». Le terme grec pour désigner le même objet est stauros, dérivé lui de la lettre tau. Le supplice de la croix était réservé aux esclaves, puis à ceux, malfaiteurs et voleurs, qui n'avaient pas le titre de citoyens romains. La croix, instrument du supplice rédempteur du Christ, est devenu les signe de ralliement des chrétiens .

 

DORMITION

Dans l’église d’Orient le terme désigne l’ascension glorieuse du corps et de l’âme de la Vierge Marie. Cet événement est appelé Assomption dans l’église catholique. Dans le calendrier orthodoxe la  dormition de la Vierge marie est fêtée le 28 août.

 

EPITRE

Le terme est issu du latin «epistola » signifiant « lettre ».Les Épîtres sont les lettres rédigées par les apôtres Paul, jacques, Pierre, Jean et Jude à l’intention des premières communautés chrétiennes. Les Épîtres font parties du Nouveau Testament.

 

ÉVANGILE

Du grec «Euaggelion» : «Bonne nouvelle». « Sensu stricto » c’est le message proclamé par Jésus Christ. On distingue les Évangiles canoniques, les Évangiles apocryphes et les Évangiles synoptiques. Les Évangiles canoniques, au nombre de quatre portent le nom des apôtres auxquelles elles classiquement attribuées : Matthieu, Marc, Luc et Jean. Les trois premiers évangiles sont qualifiés de synoptiques car ils rapportent plus ou moins les mêmes évènements, par opposition au quatrième ( l’Évangile selon saint Jean ) dont le contenu est nettement plus mystique. Bien que présentant de nombreuses similitudes, les Évangiles varient dans leur manière de rapporter les actes et les paroles de Jésus. Il existe aussi des Évangiles dites «apocryphes», du grec «apocryphus »: «secret». Ces textes, longtemps délaissés par l’Église, ne sont pas reconnus comme canoniques. Les Évangiles apocryphes sont nombreux :  Protévangile de Jacques, Livre du passage de Marie, Évangile de Nicodème, Histoire de Joseph le charpentier, etc…Le genre littéraire évangile correspond à l’arétalogie (ou vie du héros) particulièrement fréquent dans le monde méditerranéen à partir du IIe siècle avant  J.C.

 

ESPRIT SAINT  (ou SAINT ESPRIT)

Il s’agit de l’esprit de Dieu en tant que troisième composante de la Trinité , distinct du Père et du Fils mais consubstantiellement lié à eux , c’est à dire partageant la même essence . Le mot qui désigne l'Esprit Saint dans la Bible hébraïque est le substantif féminin, rûah, qui signifie très concrètement le souffle ou le vent ; il en est ainsi en grec ancien (πνευμα, "pneũma") et en latin (spiritus).

 

HAGIOGRAPHIE 

Du grec « haghios»  «sacré» et «graphein»  «  écrire » .Le terme fait référence à la vie d’un saint. L’hagiologie est l’étude des saints. Le texte hagiographique étant destiné à être lu, on lui donnait souvent le nom de «légende » du latin « legenda» : ce qui doit être lu .Par rapport à une biographie, l’hagiographie est un genre littéraire mettant en avant la sainteté du personnage, au point que l terme a pris parfois le sens péjoratif  d’une biographie enjolivée, voire fantaisiste .

 

HÉRÉSIE

Une hérésie (du grec « hairesis » , choix, préférence pour une doctrine) est d'abord une école de pensée. Le jardin d'Épicure était une telle «  haieresis ». La traduction latine en est « secta », secte. Le terme désigne un choix doctrinal, un lecture divergente,  émis au sein même de l’Église mais considéré comme contraire à la croyance officielle ( dogme ).

 

IHS

Le monogramme IHS (parfois JHS) est une abréviation et une translittération imparfaite du nom de "Jésus" en grec : Ι = J, Η = E et Σ = S (JES. = Jésus / Ιησους). Originellement le sigle était IHSV "In hoc signo vinces" («Par ce signe tu vaincras », mots que Constantin affirme avoir entendu avant la bataille du pont Milvius).Une nouvelle interprétation en fut donnée au Moyen Age qui ne prenait plus en compte que les lettres IHS : IESUS HOMO (plus souvent : HOMINUM) SALVATOR, "Jésus Homme Sauveur" ou plus souvent, "Jésus Sauveur des Hommes",  Saint Bernardin de Sienne ( 1380-1444 ) devait populariser ce symbole surmonté d’une croix et entouré d’un soleil rayonnant . 

 

MONACHISME

Du grec « Monachus » (« Moine»).Le terme désigne l’état monastique. La première forme connue du monachisme est celle du bouddhisme theravada. Dans le Christianisme l’institution monastique apparaît en Égypte vers 329, date à laquelle Saint Pacôme fonde le premier monastère  non loin de Nag Hammadi. Cette date marque le début du cénobitisme. Dans le monastère pacômien les moines sont seuls dans leurs cellules, mais ils se retrouvent pour les repas. En Europe occidentale le développement de  l’institution monastique est lié à l’action de Benoît de Nursie (480-547 ) qui fonde un monastère au Mont Cassin. La règle qu’il impose à sa communauté deviendra le fondement de tous les ordres monastiques d’Europe. La devise de saint Benoît était : «Ora et labora » («Prie et travaille »). Elle est restée la devise de l’ordre bénédictin. Le monastère regroupe les moines selon une règle de vie .Cette dernière indique l’esprit qui doit régner dans la communauté (charité fraternelle, temps de prières, …) et régit le quotidien des membres de la communauté ( formation des novices, horaires des journées, …)

 

MYSTÈRE

Ce qui est révélé par Dieu tout en restant inaccessible à la conscience humaine : les mystères de la Trinité, de la Rédemption, de l’Incarnation.

 

TÉTRAGRAMME

C’est le mot formé par les quatre lettres YHWH transcription latine du mot hébraïque désignant le nom de Dieu tel qu’il fut rapporté à Moïse : «hé vau hé iod» (transcription phonétique de l’hébreu).Ce terme signifie : «Je suis» ou «Je suis ce que je suis ».Dans le Judaïsme on ne saurait prononcer le nom de Dieu au risque de commettre un sacrilège alors que chez les chrétiens le nom de Dieu devient prononçable dans la mesure où ce dernier s’incarne dans le Fils, Jésus Christ, rédempteur de l’Humanité.

 


Le Christianisme : les ressources du Net
 

 

Le monachisme chrétien ( Université Toulouse Le Miral, département d’Histoire, cours )
http://w3.univ-tlse2.fr/multimedia/medievale/UE5/ue5_med_cours/ue5_med_4p.htm

Le christianisme (Mémo voyagez à travers l’Histoire)
http://www.memo.fr/article.asp?ID=THE_REL_005#Som0 

Bible (Wikipedia, l’encyclopédie libre)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bible 

Evangiles (Wikipedia, l’encyclopédie libre )
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89vangiles 

Biblik, site francophone d’exégèse biblique
http://www.exegesis.fr/ 

Lecture critique et lecture chrétienne des évangiles
http://biblio.domuni.org/articlestheo/lectevan/lecevan2.htm 

Saint Augustin de Serge Lancel Professeur émérite de l’université de Grenoble Membre de l’Institut (Clio, bibliothèque en ligne  )
http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/saint_augustin.asp 

Pierre et Paul aux origines de l'Église de Rome de Paul Poupard, Président du Conseil pontifical de la culture (Clio, bibliothèque en ligne )
http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/pierre_et_paul_aux_origines_de_l_eglise_de_rome.asp

Moïse et l'Exode au regard de l'histoire, entre Nil et Jourdain de André Lemaire, Directeur d’études à l'Ecole pratique des hautes études ( Clio, bibliothèque en ligne )
http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/moise_et_l_exode_au_regard_de_l_histoire_entre_nil_et_jourdain.asp 

Les Coptes, chrétiens de la vallée du Nil de Irénée-Henri Dalmais, Professeur honoraire à l'Institut supérieur de Liturgie de l'Institut catholique de Paris (Clio, bibliothèque en ligne )
http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/les_coptes_chretiens_de_la_vallee_du_nil.asp 

Les Cisterciens, labeur, austérité et rayonnement de Ivan Gobry; Professeur honoraire de l'université de Reims ( Clio, bibliothèque en ligne )
http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/les_cisterciens_labeur_austerite_et_rayonnement.asp

Cisternet, le Web des abbayes et sites cisterciens d’Europe
http://www.cister.net/decouvrir.php 

Visiter une église, comprendre l’art chrétien
http://catholique-nanterre.cef.fr/faq/faq_art_chretien.htm

 

  

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