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Petit lexique de la civilisation hispanique

 


 

AFICIONADO 

Personne à qui l’on reconnaît l’ «aficion»: la passion et la connaissance de la tauromachie.

  

ALCAZABA  

Ce terme est synonyme de l’arabe «kasba ». Il désigne une enceinte fortifié de maisons d’habitations jouxtant ou à l’abri de l’alcazar. Le terme désigne aussi la partie la plus ancienne de l'Alhambra, la forteresse. Cette dernière fut construite au XIIIème siècle par le Sultan Alhamar, fondateur de la dynastie Nasride, lorsqu'il y établit le dernier royaume maure qui résista au raz-de-marée chrétien.

 

ALCAZAR 

Terme synonyme de «ksar»: «palais» en arabe. Palais arabe. En Andalousie le terme désigne le palais fortifié des rois musulmans, souvent agrandi ou reconstruit par les souverains chrétiens.

 

 

 L’Alhambra de Grenade  

ALHAMBRA 

Issu de l’arabe «rouge», le terme désigne l’ancien palais-forteresse des rois maures de Grenade édifié du XIe au XIVe siècle. Il comprend quatre parties principales: l’Alcazaba, l’Alcazar, le palais de Charles Quint et les jardins .

 

 

ALMEDA 

Allée  bordée de peupliers («alamos ») et, par extension, le terme désigne une promenade bordée d’arbres. 

  

ALMOHADES 

(en arabe: «al-Muwahhidun»). 

Dynastie de souverains berbères qui régna sur une grande partie de l’Espagne et sur le Maghreb de 1147 à 1269. Son fondateur fut Ibn Tumert, un berbère de l’Anti-Atlas, réformateur religieux prônant un fondamentalisme rigoureux. 

 

  

ALMORAVIDES  

(en arabe : « al-Murabitun»)

Dynastie berbère issue de la tribu des Sahanja, originaire du désert marocain. Elle domina l’ouest de l’Afrique et une partie de l’Espagne de  1061 à 1146 avant d’être anéantie en 1147 par les Almohades (cf. – supra) .

 

 

 ARABESQUE   

(en espagnol : «arabesco»)  

Nom générique donné à l’ornementation musulmane composée d’entrelacs végétaux ou géométriques très complexes.

 

 

AZULEJO 

(de l’arabe : «az-zulaijj»: «petite pierre polie») 

C’est un carreau vernissé utilisé, soit sous forme simple, soit en combinaison géométrique de formes et de couleurs, l’ «alicatado».Les « azulejos » composent des motifs décoratifs fréquentes à partir du XVIe siècle . 

 

BARBARESQUE  

Le terme, issu de «Barbare» ou «Berbère », désigne  la terre des Berbères, c’est-à-dire la zone septentrionale de l’Afrique appelée aujourd’hui Maghreb. 

 

BARRIO  

Ce terme, issu de l’arabe : extérieur, alentours, faubourg. Il désigne soit un groupe de maisons situés à l’intérieur d’une agglomération, c’est-à-dire un quartier, soit un groupe de maisons situé à l’extérieur de l’agglomération, c’est-à-dire un faubourg. 

 

CAPILLA

(en français: la chapelle) 

La «capilla mayor» est la chapelle principale de l’église. Elle est placée dans l’axe de la nef où se trouve le maître-autel  («altar mayor ») et elle équivaut alors au chœur des églises françaises.

 

CASTELL 

Manifestation festive catalane  consistant à établir une pyramide humaine. Cette dernière est formée par les membres d’une «colla », association athlétique spécialise dans cette activité. Il existe plusieurs dizaines de «collas » en Catalogne. Elles se livrent des tournois acharnés, comme celui de la Sainte Thècle à Tarragone (29 septembre).

 

 

CHURRIGUERESQUE  

Ce terme désigne la version hispanique du baroque. Cette forme d’expression artistique doit son nom à José Churriguera (1665-1723) et elle caractérise l’architecture de la fin du XVIIIe siècle. Ce baroquisme exacerbé trouva sa pleine expression en Amérique latine.

 

CID

Rodrigo Díaz de Bivar (de Bivar ou Vivar, 1043Valence 1099) dit El Cid Campeador, chevalier mercenaire espagnol, héros de la Reconquista. Il se mit d'abord au service de Sanche II de Castille, puis de son frère et rival, Alphonse VI, qui le chargea de recouvrer pour lui les parias (le tribut) dues par le roi maure de Séville. En récompense, il lui donna en mariage sa nièce, Jimena Díaz (Chimène), fille du comte d'Oviedo. Pour avoir enfreint la paix du roi, il fut exilé en 1081, et parcouru l'Espagne orientale, offrant ses services aux princes chrétiens comme aux musulmans. De cette époque date son surnom de Cid (de l'arabe dialectal سيد sidi, « seigneur»), son autre surnom : Campeador (le "Champion" vient du latin, "campidoctor", «maître d'armes») et lui avait été donné dès 1066, quand il avait battu en combat singulier Jimeno Garces lieutenant du roi de Navarre, qui avait la réputation d’être invincible. Il servit d'abord le roi de Saragosse, puis en 1087, l'émir de la Taïfa de Tortosa-Denia, au nom duquel il prit Valence, qu'Alphonse VI avait sous son contrôle depuis 1086. Il garda alors Valence et leva le tribut sur les villes voisines. En 1092, excédé, Alphonse VI s'allie avec le roi d'Aragon et le comte de Barcelone contre lui, mais l'attaque navale lancée contre Tortosa échoua. Le Cid retourna pourtant à Saragosse. Cette même année, les Almoravides lancèrent une offensive contre Valence et sa région. Le Cid revint en 1093 et assiégea la ville, qui se rendit. Le Cid fait inonder la huerta pour éloigner les troupes en campagne, et reprit le siège de Valence, qui tomba en juin 1094. Il se proclama alors roi de Valence et gouverna la ville jusqu'à sa mort le 10 juillet 1099. Réputé invaincu, le Cid devint rapidement une figure légendaire. Son tombeau, ainsi que celui de son épouse Chimène se trouve dans la Cathédrale Santa María de Burgos.

 

CORRIDA  

En Espagne les plus anciennes mentions de la tauromachie remontent au XIIème siècle (1018 à 1021). Elles concernaient des corridas célébrant l'avènement du roi Abu el Hassan. Ces premières corridas consistaient en des affrontements entre l'homme et le taureau, qui s'organisaient sous diverses formes.

De nos jours certaines de ces formes archaïques de corrida ont survécu: c'est le cas du lâcher de taureau dans les rues de la ville (l' «encierro »), le but du jeu étant de courir devant le taureau le plus près et le plus longtemps possible. Cette pratique est maintenue lors des fêtes dans le Pays Basque espagnol, notamment à Pampelune, où tous les matins de la San Fermin (nom donné aux fêtes de Pampelune) il y a un « encierro» à 7 heures. Une autre forme de corrida qui existe encore, était la corrida à cheval qui porte le nom de « rejoneada». Cette pratique était réservée aux nobles, et les valets étaient présent à pieds pour détourner le taureau si le cavalier était en danger.

Les différentes formes tauromachiques furent codifiées pour la première fois en 1263 dans « Codigo de las Siete Partida ». La corrida commence en générale en fin d’après-midi (après 17 heures).Trois « toreros » combattent alternativement chacun deux taureaux. Chaque combat dure une vingtaine de minutes. La corrida débute par le «paseo», défilé des «toreros», de leurs «cuadrillas», de leurs aides  («peones» et «banderilleros »). Seuls les «matadores »  (habilités à mettre le taureau à mort) portent un habit brodé d’or. La corrida est une « novillada» si les taureaux n’ont pas plus de trois ans. La corrida se déroule en trois périodes ou «tercios ». La première est la «suerte de capa» où le «  torero » teste le taureau en effectuant des passes («veronicas », «revolveras»,…). Le deuxième «tercio» est la «suerte de banderillas » où le «  torero » plante les «banderilleras » dans l’échine de l’animal .Le dernier «tercio» est la «suerte de matar » où le «torero» procède à la mise à mort du taureau .
 

 

 

DALI (1904-1989) 

Salvador Felipe Jacinto Dalí y Domenech est né le 11 mai 1904 dans la localité catalane de Figueras, à proximité de Gérone. Dès son plus jeune âge, il se met à la peinture et au dessin; ses premiers tableaux sont pour l’essentiel des peintures à l’huile influencées par l’impressionnisme. En 1922, il entame des études à l’Académie des Beaux-Arts de Madrid où il découvre le cubisme, le futurisme et le purisme, et où il se lie d’amitié avec Federico García Lorca et Luis Buñuel. En 1926, il est exclu de l’Académie à la suite de divers scandales.

En 1928, Salvador Dalí part pour Paris et rejoint les rangs des surréalistes. En 1929, il fait la connaissance de Gala Eluard, celle qui deviendra sa femme, son égérie et la compagne de toute une vie. Cette année-là, il tourne le film «Un Chien andalou» avec Buñuel. En 1938, il est exclu du groupe des surréalistes pour avoir fait des remarques déplacées en rapport avec Hitler.

En
1940, il quitte la France, passe par l’Espagne pour rejoindre la Californie, où il va exercer dans de nombreux domaines artistiques. Les œuvres réalistes et oniriques de cette époque connaissent un grand succès, et Dalí devient l’un des artistes contemporains les plus célèbres.

En 1948, il revient en Espagne pour habiter sa maison de pêcheur à Port Lligat. La religion, l’histoire et les sciences sont les thèmes dominants de ses œuvres dans les années 50 et 60. Dans les années 70, il fonde le Teatro Museo Salvador Dalí à Figueres. Après avoir passé de nombreuses années à Port Lligat, et Gala étant décédée, il s’installe dans le château de Púbol qu’il avait acheté pour Gala, puis à Torre Galatea de Figueres, à proximité du musée. En 1983, il crée la fondation Gala-Salvador Dalí chargée de perpétuer son œuvre.

Le 23 janvier 1989, à Torre Galatea, Salvador Dalí succombe à une crise cardiaque. Conformément à son souhait, il est inhumé dans la crypte de son musée-théâtre à Figueras. Il lègue l’intégralité de sa fortune et de son œuvre à l’État espagnol
. 

 

EMIR  

(en arabe : «amir» : «celui qui commande») 

« Amir  al-mu’minin »  («commandeur des croyants ») était l’un des titres porté par le calife .

 

  

  

FAENA    

Passe effectuée par le matador dans le dernier «tercio » de la corrida , à l’aide de sa «  muleta »

 

FANDANGO 

Chant et danse populaires  enrichis d’influences gitanes  et attestés dans le sud de l’Espagne.

 

 

FERIA  

«Foire». A l’origine la «feria» est une foire au bétail dont la date coïncidait fréquemment avec celle d’un saint patron local. Aujourd’hui le terme désigne la fête d’une ville.  

 

 

GAUDI  (1852-1925) 

Antonio Gaudi i Cornet est né en 1852 à Reus, près de Tarragone, dans une famille modeste d’origine française. Il devint architecte en 1878.Il reçut ses premières commandes de deux grandes familles bourgeoises barcelonaises : les Comillas et les Guell. Pour les Comillas, Gaudi réalisa en 1883 son premier projet monumental, le «Capricho » près de Santander et, pour les Guell, le célèbre palais Guell, au cœur de Barcelone. A partir de 1883 Gaudi fut chargé de la réalisation de la «Sagrada Familia»  à laquelle il devait consacrer toute sa vie jusqu’à sa mort survenue accidentellement en 1925.

  

GITAN 

Les gitans appartiennent au groupe des tsiganes. D’origine indo-européenne, ils arrivèrent dans le sud de l’Espagne au XVe siècle. Leur nom local de «Gitanos » est une déformation de «Egitanos »(«égyptiens ») qui leur avait été donné par les occidentaux rencontrant des tsiganes en Grèce en un lieu dit «Petite Égypte» en raison de la fertilité de ses sols. En Espagne la sédentarisation leur fut imposée dès 1499 sous peine d’être fouetté et d’avoir les oreilles coupées, puis à nouveau au XVIIIe siècle .Souvent premières victimes du chômage, mal alphabétisés, les gitans demeurent en marge de la société espagnole contemporaine. 

 

HISPANO-MAURESQUE  (ART)

L’art hispano-mauresque ou hispano-musulman se rapporte à l’art de l’Espagne musulmane. Il est communément subdivisé en plusieurs périodes successives : la période du califat de Cordoue marquée par la prédominance de thèmes importés d’Orient, la période andalouse (Almoravides, Almohades, Mérinides et Nasrides) durant laquelle les musulmans d’Espagne subissent des influences extérieures, souvent issues du Maghreb et la période mudéjar durant laquelle les méthodes artistiques musulmanes sont employées dans l’art chrétien.

 

JEREZ 

Connu des français sous le nom de «Xeres », c’est un vin d’Andalousie, assez proche du sherry britannique. L’appellation  est circonscrite à l’intérieur d’un triangle délimité par  les villes andalouses de Jerez de la Frontera, San Lucar de Barrameda et El Pueto de Santa Maria. Le vignoble couvre 15000hectares et produit 1 million d’hectolitres de divers types : le «fino», l’«amontillado», le « manzanilla», l’ «oloroso», le « palo cortado ». 

 

JUAN CARLOS

Juan Carlos Ier,né en 1938, roi d'Espagne depuis 1975. Juan Carlos est le petit-fils du roi Alphonse XIII, fils de don Juan de Bourbon, futur comte de Barcelone et prétendant au trône .Après la promulgation en 1947 du Manifeste déclarant l'Espagne royaume catholique et faisant du général Franco son chef (caudillo), tout en ménageant l'avenir du principe monarchique, une rencontre secrète eu lieu entre le chef de l'État et le comte de Barcelone, au cours de laquelle ce dernier fut autorisé à envoyer son fils en Espagne pour qu'il y poursuive ses études et sa formation militaire. Ce geste fit du jeune prince l'un des successeurs possibles de Franco, qui désirait donner toutes ses chances à un éventuel retour de la dynastie des Bourbons,. En 1962, le prince Juan Carlos épouse la princesse de Grèce, Sophie, fille du roi Paul Ier et soeur du futur roi Constantin III. Le couple a trois enfants, les princesses Hélène (née en 1963) et Christine (née en 1965), et le prince Philippe (né en 1968), devenu officiellement le prince héritier du trône à l’âge de 18 ans en 1986. En 1969, après avoir prêté serment devant les Cortes, Juan Carlos est reconnu comme «prince d'Espagne» et héritier de la couronne. Mais aussi comme le successeur officiel de Franco, avec lequel il s’affiche symboliquement. Dès lors, il remplit diverses obligations officielles et, en 1972, supplée même le général Franco, malade, pendant quelques mois. Chef provisoire de l'État pendant l'agonie du dictateur, il prête serment deux jours après la mort de celui-ci, le 22 novembre 1975, devenant l’héritier officiel de Franco. Mais, refusant de s'appuyer sur les forces conservatrices qui entendent pérenniser l'héritage du franquisme, il prend rapidement une série de mesures symboliques (amnistie des prisonniers politiques, légalisation du Parti communiste) montrant son ambition de faire de l'Espagne un régime démocratique. Promulguée en 1978, la nouvelle Constitution fonde en effet une monarchie parlementaire, ne reconnaissant plus le catholicisme comme religion d'État et consacrant les principales libertés (liberté de la presse au premier chef, ainsi que, par exemple, le droit à l'avortement). En février 1981, lors de la tentative de coup d'État du lieutenant-colonel Tejero, l'attitude extrêmement ferme du monarque, manifestant son attachement aux nouvelles institutions, lui vaut une immense popularité. Avec le recul,l’histoire prouve clairement que Juan Carlos s’est fondamentalement comporté en champion de la renaissance démocratique. Il partagea cette politique avec l’homme clef de la transition des années 1970-1980: Adolfo Suárez González (qui dirigea le gouvernement de 1976 à 1981).

 

 

LORCA

Federico García Lorca ( né le 5 juin 1898 à Fuente Vaqueros près de Grenade et mort le 19 août 1936 à Viznar) était un poète, dramaturge, peintre, pianiste et compositeur espagnol. Sa première œuvre «Impressions et paysages» fut publiée en 1918. Il séjourna à Madrid où il devint l'ami de Luis Buñuel et Salvador Dalí. Il rencontra aussi Gregorio Martinez Sierra, le directeur du «Teatro Eslava», à l'invitation duquel il écrivit et mit en scène sa première pièce en vers, «El maleficio de la mariposa», en 1919-20.En 1928 il publia  Romancero Gitano, son recueil de poèmes le plus connu. Il séjourna aux Etats-Unis, en particulier à New-York. Son recueil de poèmes, «Poeta en Nueva York» et les deux pièces «Así que pasen cinco años» et «El público», explorent son aliénation et sa solitude. Lorca retourna en Espagne en 1930 au moment ou survenait  la dictature de Miguel Primo de Rivera et le rétablissement de la République. En 1931 Lorca fut nommé directeur de la société de théâtre étudiante subventionnée, «La Barraca», dont la mission était de faire des tournées dans les provinces essentiellement rurales pour présenter le répertoire classique. Il écrivit alors la trilogie rurale de «Bodas de sangre» («Noces de sang»), «Yerma» et «La casa de Bernada Alba». Durant la Guerre civile il fut arrêté et fusillé par des rebelles anti-républicains. Son corps fut jeté dans une fosse commune à Viznar. Le régime de Franco décida l'interdiction totale de ses œuvres jusqu'en 1953 quand «Obras completas» (version largement expurgée) fut publié.

 

MARISMAS 

Marais . Les « marismas » du Guadalquivir forment la première réserve biologique d’Europe : le Coto de Donana , parc national . 


 

 

MATAMOROS

(Littéralement : «Tueur de maures ») 

C’est le surnom qui fut attribué à saint Jacques soutenant les chrétiens durant les batailles de la « Reconquista ». Par extension le terme qualifie aussi un personnage de comédie, faux brave et vantard. 

 

MORISQUE  («MORISCO») 

Musulman d’Espagne converti au catholicisme à partir de 1499, le plus souvent sous la contrainte. Persécuté par Philippe II, les morisques  furent «dispersés», puis contraints à l’exil par Philippe III, entre 1609 et 1611.

 

MOZARABE  

Chrétien d’Espagne soumis à la domination musulmane. Le terme désigne aussi  une forme d’expression artistique répandue dans le royaume de Leon aux Xe/XIe siècles  et caractérisée par l’emploi de l’arc outrepassé, puis de la voûte nervée .

 

MUDEJAR 

Le terme désigne un musulman né ou vivant en territoire chrétien après la «Reconquista ». Le terme désigne aussi une forme d’expression artistique qui se développe  du XIIe au XVIe siècle et qui est caractérisée par une forte influence islamique  et une utilisation massive de la brique, de la céramique, du bois et du plâtre.

 

 

 

 MULETA  

C’est une petite cape rouge utilisée pour les dernières passes de la corrida et que le «matador » tient à l’aide de son épée.

 

 

  

NAZARENOS  

Pénitents, porteurs de cierges et défilant et défilant lors des processions de la Semaine Sainte. Les pénitents sont regroupés en confréries («cofradias») ( plus de 50 «cofradias » pour la seule ville de Séville ) qui sont la survivance des groupes professionnels ou d’entraides de l’époque médiévale. Les pénitents défilent avec leurs bannières et leur croix, selon un rythme très lent scandé par des trompettes et des tambours. Ils sont précédés de «pasos», ensembles sculptés portés à dos d’hommes et figurant l’un, la scène de la Passion, et l’autre, une Vierge.

 

PASO 

En français : «pas». «dar un paso»: «faire un pas».

Le terme désigne un passage et, par extension , une station du chemin de croix et, toujours par extension, une image représentant une ou plusieurs scènes de la Passion ( et/ou une Vierge) que l’on fait circuler dans les rues lors des processions de la Semaine Sainte.

 

 

PATIO 

Cour intérieure entourée de murs ou de galeries  à ciel ouvert  et, parfois, dotée  d’une fontaine et héritière directe de l’atrium romain . 

 

PLATERESQUE  ( STYLE PLATERESQUE ) 

Style de décoration typique de la renaissance espagnole. Le terme fut utilisé, pour la première fois, au XVIIe siècle par des écrivains comme Lope de Vega et Ortiz de Zarate comparant l’architecture à la sculpture richement ornée des orfèvreries  («plateria »  de «plate » : argent).Parmi les grands maîtres du style plateresque, il faut citer : Diego Silve (v.1495-1563), Andres de Vandelvira (1509-1575), Alonso Berruguete (mort en 1561 ), … 

 

PLAZA MAYOR 

La place principale  est un élément essentiel de la vie urbaine hispanique. C’est le lieu où se déroulaient jadis toutes les cérémonies et les manifestations officielles.

 

PUEBLO 

Village . 

 

RAMBLA  

En castillan «una rambla » est un canal creusé par l'écoulement des eaux pluviales. Ce peut être aussi un ravin ou le lit d'un cours d'eau asséché. En Catalogne, le mot « rambla », sans doute par analogie avec le lit d'une rivière ou d'un fleuve, désigne également une large avenue avec un terre-plein central réservé aux piétons et bordé d'arbres. A Barcelone, «la Rambla de canaletes», «la Rambla dels estudis», «  la Rambla San Josep », «la Rambla dels caputxins» et « la Rambla Santa Mónica » forment une seule et même avenue qui va de la «Plaza de Cataluñ » jusqu'au port et qu'on appelle «La Rambla» ou «Las Ramblas».

 

 

ROMERIA 

Célébration locale d’un saint patron prenant très souvent la forme d’un pèlerinage. Parmi les « romerias » les plus célèbres figurent celle du Rocio (plus d’un million de participants) ou celle de la «Virgen de la Cabeza » près d’Andujar (500 000 personnes et plus de 40 confréries ).

 

Le faubourg du «  Sacromonte » à Grenade 

SACROMONTE  

Un des plus célèbres faubourgs de Grenade à la réputation de « quartier des gitans ». Le quartier doit son nom à un monastère situé  au sommet du Mont Valparaiso, l’ «abadia del Sacromonte », abbaye bénédictine du début du XVIIe siècle .

 

SARDANE  

Danse populaire catalane attestée dès le XVIe siècle dans la région de l’Emporda. Au XIXe siècle avec la «Renaixença » catalane, la sardane fut codifiée par Pep Ventura et, en 1871, elle fit son entrée au répertoire de l’ «Orfeo catala » de Barcelone.

 

TABLAO

Établissement où se chante et où se danse le flamenco.

 

VEGA 

Plaine cultivée, vallée fertile, bordant en général le cours inférieur des fleuves et des rivières  des provinces méridionales de l’Espagne .

 

Les Ménines
1656-1657
Musée du Prado, Madrid

VÉLASQUEZ

Diego de Silva Vélasquez naquit à Séville en 1599.Il entra en 1611 chez F. Pacheco, un maître sévillan réputé; dont il devint l’élève. Vélasquez obtient sa licence de peintre en 1618. A partir de cette date  et dans un style assez largement inspiré du Caravage il créa plusieurs chefs d’œuvre dont l’ «Aguador de Sevilla» et «L’adoration des Mages».En 1623 il attira l’attention du favori du roi Philippe IV, le  comte duc d’Olivares. La même année il fut nommé Peintre du roi. Il  inaugura alors une série demeurée célèbre de portraits de la famille royale. En 1628 il rencontra Rubens dont l’influence sur son œuvre devait se révéler décisive. Rubens convainquit Vélasquez de partir en Italie. Il séjourna dans ce pays durant deux années découvrant les maîtres vénitiens : Titien, Le Tintoret, Véronèse. De retour en Espagne Vélasquez continua son ascension à la Cour devenant Valet de la garde-robe, puis en 1643 valet de la Chambre. C’est en 1656 qu’il réalise son incontestable chef d’œuvre «Les Ménines». L’une des infantes, Marguerite, la fille aînée de la nouvelle reine, est le sujet de Les Ménines  («Las Meninas» en espagnol). Michel Foucault, dans «Les Mots et les choses», fait une analyse magistrale de ce tableau.  Vélasquez mourut en 1660 des suites du choléra.

 

 

 

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