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  Le Tourisme spatial

             
 

 

 

Space tourism can be defined to include not only the vehicles that take public passengers into space, but also from the perspective of the "destination" paradigm. As such, the industry can be envisioned to include not only earth based attractions that simulate the space experience such as space theme parks, space training camps, virtual reality facilities, multi-media interactive games and telerobotic moon rovers controlled from Earth, but also parabolic flights, vertical suborbital flights, orbital flights lasting up to 3 days, or week-long stays at a floating space hotel, including participatory educational, research and entertainment experiences as well as space sports competitions (i.e. space Olympics).” (Space Policy Institute, 2002)


Le premier projet de  transport de passagers dans des avions-fusées fut développé W. Dornberger en 1955. Il imaginait un engin comprenant un premier étage propulsé par statoréacteur et un deuxième étage à fusée pour transporter les passagers. Utilisant l’expérience acquise avec le développement du programme Saturne, l'auteur réalisa une analyse préliminaire de conception d'un avion fusée à deux étages en 1963. Dans ce projet les passagers atteignaient une altitude d'environ 100 kilomètres. Ce concept fut repris sous la forme d’un avion fusée à un seul étage par B. Neumann en 1967 à l'université technique de Berlin. Son projet prévoyait l’embarquement de 150 passagers et le marché était évalué à plusieurs millions de passagers par an. Le coût du voyage était évalué à 50000 dollars par passager pour la fin du XXIe siècle.

Fondée en 1996, la « Space Tourism Society » s'active à développer le tourisme spatial en dirigeant la recherche, en effectuant des démarches tant sur le plan politique que financier et en suscitant l'intérêt auprès du public.

Plus d'une vingtaine de compagnies envisagent de  se lancer dans l’aventure du  tourisme spatial, mais seulement quatre ont élaboré un plan marketing concret, dont deux ont déjà vendu des billets pour l'espace.

Malgré les 35 millions USD exigés ( 20 millions USD en 2001 !), «Space Adventures Ltd.» a envoyé son 5e visiteur pour un deuxième voyage, Charles Simonyi dans l'espace dans le cadre du programme spatial russe .Les places sont vendues jusqu'en 2010. Les cinq premiers «touristes» à s'être envolés (de 9 à 11 jours) à bord du vaisseau spatial Soyouz vers la International Space Station sont: Dennis Tito (Américain, avril 2001), Mark Shuttleworth (Sud-Africain, avril 2002), Gregoy Olse (Américain, octobre 2005), Anousheh Ansari (Américaine/Iranienne, septembre 2006) et Charles Simonyi, pour deux voyages ( 7 au 21 avril 2007 et du 26 mars au 8 avril 2009 ). Cette compagnie a dans sa ligne de mire plusieurs autres produits, dont deux sièges disponibles pour une mission autour de la lune et déjà 200 réservations pour un produit suborbital offert à 3 millions de dollars le billet.

Outre la crise économique qui a affecté le secteur, le principal écueil reste le transport: les effectifs permanents de l'ISS sont sur le point de doubler à six personnes, tandis que les Etats-Unis prévoient de mettre prochainement leur navettes spatiales à la retraite, ce qui rendra les places à bord des Soyouz plus difficiles à obtenir. Space Adventures espère louer un vaisseau et son pilote, ce qui permettrait à deux touristes de prendre place à bord du Soyouz. Un accord en ce sens a été signé avec Roskosmos, et pourrait entrer en vigueur début 2012.  

Associée à la Russie, «Space Adventures », envisage de commercialiser un voyage vers la lune. La mission , baptisée «  Deep Space Expedition» pourrait décoller dès 2008 pourrait décoller dès 2008 à condition de trouver des passagers payeurs capables de débourser la somme de 10 millions de dollars pat tête . L'équipage- le couple de touristes et un pilote-cosmonaute professionnel- décollera de Baïkonour (Kazakhstan) dans un vaisseau Soyouz. Une fois en orbite terrestre, il attendra l'arrivée d'une fusée Zénith lancée dans la foulée. Les deux engins s'arrimeront alors, avant de parcourir les 384 000 kilomètres qui séparent notre banlieue terrestre de la Lune. Sur le catalogue de « Space Adventures », les touristes disposent de deux options de séjour: un «voyage direct» de huit ou neuf jours, qui leur permettra d'effectuer une petite boucle d'environ quarante-cinq minutes autour de notre satellite naturel, ou un «voyage à étape» de vingt et un jours, le même que le précédent avec, en plus, un séjour  sur l' «ISS » pour mieux se familiariser aux conditions de l'apesanteur.

Le premier vol suborbital à 100 km d'altitude a été annoncé pour la fin de 2008 par Virgin Galactic et son célèbre fondateur Richard Branson (empire Virgin). Ils affichent à ce jour une liste d'attente de 200 noms (avec dépôt) pour ce type de vol. Le prix des billets a été fixé à 200 000 USD. Le vol nécessite 3 jours d'entraînement. Deux pilotes et six passagers prendront place à bord de l'appareil    « SpaceShipTwo » pour un vol d'une durée de 2 ½ heures. Les «astronautes» pourront vivre l'état d'apesanteur. La navette atteindra la vitesse de 2500 milles à l'heure, soit 3 fois la vitesse du son. Un vol par semaine est prévu et l'on espère passer par la suite à 1 ou 2 vols par jour. Les visées de Richard Branson ne s'arrêtent pas là et il songe déjà à plusieurs autres projets.

Le prototype « SpaceShipOne » a effectué le premier vol privé dans l'espace en juin 2004. Virgin Galactic fait développer la deuxième génération de cet appareil, le « SpaceShipTwo », afin de l'utiliser comme véhicule commercial de l'espace.

La course aux « spaceports » (base de lancement d'un vaisseau spatial) commerciaux est engagée. Blue Origin construit un « spaceport » au Texas et "AERA Corp." négocie avec le Pentagone pour se servir de la base de lancement de Cape Canaveral en Floride. Après avoir effectué ses premiers vols à Mojave en Californie, «Virgin Galactic » a déménagé  sa base au Southwest Regional Spaceport de Upham (New Mexico). Les travaux, d'un montant de 225 millions de dollars, ont débuté en 2006 et devraient s'achever en 2010. L'ancienne base militaire d'Oklahoma devient le 6e  «spaceport» à être approuvé par la Federal Aviation Administration (FAA) pour effectuer des vols commerciaux.  Singapour et les Émirats arabes unis veulent aussi se lancer dans la course. 

En décembre 2009 le milliardaire britannique Richard Branson a présenté le SpaceShipTwo, vaisseau spatial aux couleurs de sa société Virgin Galactic. C'est à bord du SpaceShipTwo, rebaptisé le VSS Enterprise, dont le moteur hybride est en cours de développement, que les touristes, prêts à débourser la somme de 200.000 dollars, pourront atteindre les portes de l’espace et expérimenter l'apesanteur. Trois cents personnes auraient déjà payé leur billet selon Virgin Galactic. Les premiers à faire le voyage, seront Richard Branson et sa famille, ainsi que le concepteur de la navette, l'ingénieur aérospatial américain Burt Rutan.

Les premiers touristes de l'espace en Europe devraient partir du nord de la Suède, à la base de Kiruna, en 2012. En 2009 près de 300 billets avaient déjà été vendus pour le court vol spatial, notamment à des Danois, des Finlandais et des Suédois. Virgin Galactic a signé des contrats avec cinq agences de voyage nordiques, qui pourront vendre des billets pour des départs des Etats-Unis et de la Suède à 200 000 dollars (153 000 euros) l'unité, pour des vols de quelques heures.

Les européens manifestent aussi un vif intérêt pour le tourisme spatial. En juin 2007 la société Astrium, filiale d’EADS, a présenté le projet d’un avion fusée capable d’atteindre une altitude de plus de 100 kilomètres. De la taille d’un jet d’affaires, il peut emporter 4 passagers et décoller de n’importe quel aéroport. Ses turboréacteurs lui permettent d’atteindre une altitude de 12000 mètres. En suite un moteur-fusée propulse l’avion durant 80 secondes, lui permettant de gagner une altitude de plus de 100 kilomètres. Pendant 3 minutes les passagers se trouvent en état d’apesanteur totale. Le vol durera 1 heure30 pour un prix de 150000 à 200000 euros. Si le développement débute en 2008, le premier vol devrait survenir en 2012. Le coût du programme serait de l’ordre d’un milliard d’euros. Astrium prévoir de fabriquer deux appareils par an, soit une flotille d’une vingtaine d’appareils d’ici 2020.La firme escompte 10000 à 15000 passagers par an.

Au début du mois de janvier 2015, la société américaine SpaceX a lancé avec succès sa capsule Dragon vers la Station spatiale internationale (ISS) pour une mission de fret.  Cependant elle a échoué dans sa première tentative à récupérer le premier étage du lanceur dans l'Atlantique, ce qui était son objectif principal. La firme californienne travaille depuis 2013 au développement de technologies permettant de récupérer le premier étage de son lanceur, ceci dans l’objectif de réduire les coûts de lancement. Il est clair que cette "récupération" bouleverserait le secteur du lancement et réduirait ainsi d’autant les coûts des voyages dans l’espace dans lequel SpaceX fait de plus en plus figure de leader. Quant à Virgin Galactic, après le crash de SpaceshipTwo en 2014, le vaisseau ayant été détruit faisant un mort et un blessé grave. la société de Richard Branson traverse une phase difficile. Boeing développe une navette CST-100 destinée à assurer la première mission commerciale habitée vers l'ISS. Le premier vol d'essai non-habité de la capsule CST-100 est programmé pour avril 2017, il devrait être suivi en juillet d'une mission avec deux passagers. Le premier vol dans le cadre du contrat avec la Nasa avec des astronautes à bord devrait avoir lieu en décembre 2017

Différents sondages d’opinion ont démontré l’intérêt du grand public pour le voyage spatial. En Allemagne 43% des personnes interrogées ont manifesté leur intérêt pour cette nouvelle forme de tourisme, 70% au Japon et 61% en Amérique du Nord (Canada et États-unis) avec 10% se disant prêt à payer un an ou plus de salaire pour ce privilège. En 1996 une étude la Nasa et de la « Space transportation association » portant sur un panel de 1500 familles américaines a montré que 34% des personnes interrogées seraient intéressées pour prendre deux semaines de vacances à bord de la navette spatiale et 42% de disaient intéressées par le concept de Voyages  a bord d’un vaisseau spatial intégrant des équipements  et des divertissements comparables à ceux affectés à un voyage de croisière en bateau. 7,5%e  ont répondu qu’ils étaient prêts à mettre 100000 dollars ou plus. En 1999 la société « Bigelow » demanda une étude pour un voyage de six jours avec un aller retour jusqu’à la lune à bord d’un vaisseau spatial. 35% des personnes interrogées se sont déclarés «  intéressées » ou « très intéressées ». L’étude Abitzch publiée par «Werner Inden ( Astrium) » en 1997  a cherché à évaluer les potentialités du tourisme spatial en fonction du prix du billet .Elle révèle que si le prix du ticket descendait à 15000 dollars le marché s’envolerait à plus d’un million de passagers par an .Le point clé de cette évolution se situe à 100000 clients pour 100000 dollars le voyage ce qui représenterait un marché de près de 10 milliards de dollars. 

Des tour-opérateurs («Mir Corporation», «Space Adventures»...) se spécialisent sur ce créneau. Leur offre conjugue  des expéditions originales et plus ou moins onéreuses, comme une visite du Kennedy Space Center, le site de lancement des navettes (à partir de 1 150 dollars par personne), ou un entraînement d'astronaute à la mythique Cité des étoiles, près de Moscou (de 8 500 à 10 000 dollars)Il est possible aussi d'embarquer à bord d'un avion de combat (Mig ou Sukhoï) afin d'admirer, à 25 kilomètres d'altitude, la courbure du globe terrestre (13 000 dollars), ou encore de vivre en état d'apesanteur simulée lors d'un vol parabolique (5 500 dollars).
 

Le projet Transhab
 

 

Dès la fin des années 1990, plusieurs entreprises ont imaginé construire des hôtels placés en orbite terrestre en utilisant le réservoir principal de la Navette spatiale américaine, ou des structures gonflables. Mais aucune de ces idées n'a dépassé l'étude de faisabilité. Plus récemment, l'homme d'affaire Robert Bigelow, magnat des hôtels Budget Inn, a acquis les plans d'un habitat spatial gonflable issus d'un programme abandonné de la NASA, Transhab. Son entreprise, Bigelow Aerospace, a lancé un premier prototype à échelle réduite d'hôtel orbital, Genesis I, en juillet 2006.

En l'état actuel de la technologie aérospatiale ce type de tourisme demeure non exempt de risques.L’explosion tragique de la navette Columbia le 1er février 2003, a rappelé le risque élevé toujours lié aux voyages spatiaux, malgré 40 ans d’expérience dans ce domaine, et plus récemment le crash de SpaceshipTwo en 2014. De fait, les voyages dans l’espace sont bien plus dangereux que n’importe quelle autre forme de transport, y compris la conduite automobile. C’est ainsi que 17 des 732 astronautes partis en mission dans le cadre du programme spatial habité américain ont trouvé la mort, ce qui correspond au chiffre astronomique de 2 320 victimes pour 100 000 passagers, soit une dangerosité 45 000 fois plus élevée que celle de l’aviation commerciale. S’agissant des navettes spatiales, on déplore la perte de deux véhicules sur 113 lancements. Ce taux d’échec de 1,8 % serait inacceptable s’il s’agissait d’avions commerciaux ; dans ce dernier cas, en effet, le taux moyen d’accident est de 0,4 pour 100 000 vols par an, aux États-unis.

 

 

Le Tourisme spatial : les services et les prix

 

 

 

 
Service Agence de voyage Prix
Vol en orbite en Soyouz vers ISS Agence Space Adventures 35 millions de dollars
Entraînement pour vol en orbite Agence Space Adventures 200 000 dollars
Vol en orbite Agence Space Adventures 102 000 dollars
Entraînement d'astronaute Agence Space Adventures 59 995 dollars
Vol à bord d'un avion de chasse à vitesse Mac2 Agence Space Adventures 23 695 dollars
Entraînement et vol dans un super sonique Agence Space Adventures 21 995 dollars
Journée dans un simulateur d'apesanteur Agence Space Adventures 3 910 à 9 895 dollars
Faire déverser les cendres d'un défunt dans l'espace Celestis 5 300 dollars
Envoyer un peu de son ADN dans l'espace Celestis, via le satellite Encounter 2001 50 dollars

Source : Space Adventures / 2005
 


 

 

 

     

 

 

Le Tourisme spatial : Évocation bibliographique brève



 

APEL U., 1997.- Space Tourism –A promising Future?, Space Policy vol.13 n°4, p.279-284. 

BILLINGS L.,2006.- Exploration for the masses? Or joyrides for the ultra-rich? Prospects for space tourism, Space Policy vol. 22 , P; 162-164. 

COLLINS P. 2006.- Space tourism: From Earth orbit to the Moon, Advances in Space Research vol.37,P;116-122 . 

ELIAS A., 2001.- Affordable Space Transportation. Impossibility Dream or Near-term Reality?, Air & Space Europe vol.3,n°1/2 , p.121-124. 

GOEHLICH R. A, 2005.- A Ticket pricing strategy for an oligopolistic space tourism market, Space Policy vol.21 , p.293-306. 

LOIZOU J., 2006.- Turning space tourism into commercial reality, Space Policy vol. 22, p.289-290. 

RANDOLPH J., 2004.- Dennis Tito, First Space Tourist, The Rosen Publishing Group edit., 24 p.

REICHERT M., 2001.- The Future of Human Spaceflight, Acta Astronautica vol.49,n°3-10, p. 495-522. 

ROGERS T. F, 2001.- Space Tourism , its importance , its History and a Recent Extraordinary Development, Acta Astronautica vol.49 n°3-10, p.537-549. 

RYCROFT M. J, 2002.- Beyond the International Space Station- The Future of Human Spaceflight, Springer edit., Coll. Technology & Industrial Arts ,340 p. 

VAN PELT M., 2005.- Space Tourism- Adventures in Earth Orbit and Beyond, Springer edit. Coll. Science, 217 p.


 

Le Tourisme spatial : les ressources du Net

 

 

Space tourism: Its history, future and importance by Derek Webber, Acta Astronautica 92 (2013) 138–143. This paper sets space tourism in its historic setting, while looking ahead to where it may lead, and it underlines the significance of the new space tourism services to the overall future of the utilization of space, whether for commercial or governmental purposes.

Space Tourism Market Study. Orbital space travel & destinations with suborbital space travel October 2002. Futron Corporation, 79 p. In this report, Futron Corporation, the industry leader in forecasting space-related markets, provides powerful insight into the public space travel (space tourism) market. The insight is provided via the presentation of an objective and quantitative picture of the current and future demand for both the suborbital and orbital public space travel markets.

Space Tourism: Update & Medical Aspects by Peter H. Diamandis, GRAND ROUNDS-UTMB -July 2002, 35 p.

THE EVOLVING PRIVATE SPACEFLIGHT INDUSTRY: SPACE TOURISM AND CARGO TRANSPORT by  Giacalone, Joseph A., Proceedings of ASBBS Volume 20 Number 1, 8 p. This paper examines the emerging, twenty-first century private spaceflight industry. It focuses on the main companies in this industry and their entrepreneurs, many of whom have been highly successful in other business ventures. The industry is part of the global initiative to commercialize space with an increasingly important role for the private sector, especially for sub-orbital and orbital activities. Space tourism seems to be the consumer service of choice for many of these pioneer organizations. Cargo transport to the International Space Station is another niche market that has emerged since NASA has suspended its shuttle program.

Suborbital Space Tourism : Predictions for the future Marketplace using Agent based modelling by Charania A.C et alii, 2006, 30 p.

Space Tourism: A Synopsis on its Legal Challenges by Yanal Abul Failat , 32 p. Following Dennis Tito’s ­ight to space aboard the Russian Soyuz capsule in 2001, suborbital travel has become a new form of commercial activity. Fuelled by an eager public and decreasing prices, the industry is rapidly expanding. Because the current space law regime was originally designed for governmental exploration, it is inadequate to handle the range of legal challenges emerging from this private commercial activity. This article therefore suggests that the current legal regime is incapable of sustaining the space tourism industry and that there is an urgent need for a new international convention.

Ethical and Medical Dilemmas of Space Tourism by Melinda Marsh, 13 p. With every new business come new ethical considerations, particularly in groundbreaking industries where no current regulations exist. Even in industries that are well established, there are grey areas separating the minimum required by law and what is ethically responsible. If a company does not provide the minimum facilities required by law, the regulating agencies can find them. If a company does meet its legal requirements but does not surpass them, that company risks litigation, or at least bad publicity. Conversely, a company that adopts excessively ethical behaviors can face far higher startup cost, although their caution could be work out to be cheaper in the longer term.

FUTURE OF SPACE TRAVEL. SPACE TRAVEL FOR THE MASSES: HISTORY, CURRENT STATUS, PROBLEMS, AND FUTURE DIRECTIONS by Bo Rim Seo, Worcester Polytechnic Institute, 85 p. Space travel has had a relatively short history. Despite its recency, the field has seen rapid development over the last several decades. Once the domain of governments, space travel is now also in the private sector. Since the first commercial human space flight took place in 2001, several other wealthy space tourists purchased their rides into space. Currently, more than 625 people have signed up for sub-orbital space flights with Virgin Galactic [1]. However, there still are significant barriers in making space travel a reality for the general public. This paper examines and analyzes these problems and posits the problem of conventional propulsion system as the central issue to target. Building upon these analyses, several alternative propulsion sources are discussed as new solutions…..

The Real Space Tourism Industry by Robert Eleazer & Kevin R. Brown, 39th Space  Congress 39th Space Congress , April 30-May 3 2002, Cape Canaveral, Florida USA, 7 p. The flight of Dennis Tito, a private American citizen, on the launch of a Russian booster to the International Space Station on 28 April 2001 started an international buzz about space tourism. Some claim that space tourism is a promising new industry and that the U.S. is about to lose it to overseas competition the way we lost cameras and VCRs. In reality, the importance and potential of the real space tourism industry has never been recognized fully, not even in the place where it is most common…..

SPACE TOURISM AFTER DENNIS TITO by Dr. David M. Livingston, 14 p. The May 2001 journey to the International Space Station (ISS) with passenger, Dennis Tito, brought sudden reality to space tourism. Tito showed the world, and especially NASA, that a civilian-trained astronaut could easily assume the rigors of space travel. Additionally, his trip confirmed the findings of several space-tourism market-research studies. These studies indicated that a valid space-tourist market indeed exists, even if it is at the lofty price of $20 million per person. Just as important, Tito’s adventure struck a deathblow to the “giggle factor,” which has plagued the space-tourism industry since its inception. However, neither the success of the Tito trip nor the market research indicating probable profitability for space tourism is sufficient on its own or together to propel the industry into daily reality. While Tito demonstrated the viability of commercial space travel, it is yet to be determined whether the space-tourism industry can now develop into a viable and profitable economic entity. Proponents of developing commercial space travel and related businesses have often served as “their own worst enemies” by relying upon dramatic rhetoric and unsupported assumptions to champion their cause, rather than verifiable, factual, and responsible business planning…..

The Future of Human Space flight. Space, Policy, and Society, Research Group Massachusetts Institute of Technology, December, 2008 by D.A Mindell ( Dir.), 16 p. The United States stands at the threshold of a new era of human space flight. In its first term, the new administration will make the most important decisions in a generation about this endeavor. What are those decisions, and how should they be made in the best interests of the country? • When should the United States retire the Space Shuttle? How should the nation utilize the International Space Station? Should the United States return to the moon? If so, how and on what schedule? How should future plans balance the moon,Mars, and other possible destinations?

Tourisme spatial : place à la science, 2013, 5 p. “Le tourisme spatial, ce n’est pas que pour les milliardaires”, clament des scientifiques belges. Ils viennent de fonder une association pour mener des expériences scientifiques à bord de vols suborbitaux….

Space tourism industry forecast, The first self-paying tourist in space was the American Dennis Tito, who in 2001 forked out 20 million US$ for an 8-day trip to the International Space Station with a Soyuz TM-32 rocket. The first commercial trials in sub-orbital space travel to fly beyond the Kármán line were conducted in 2011 by Virgin Atlantic and 2012 by SpaceX. These initial tests demonstrated that the concept of commercial high-volume space tourism was technically feasible…. 8 p.

The U.S. Commercial Suborbital Industry: A Space Renaissance in the Making , 44 p. his publication presents an overview of the current emerging U.S. commercial reusable suborbital spaceflight industry and Federal Aviation Administration (FAA) licensed commercial spaceports launching suborbital spacecraft. It also includes a summary of the markets composing the commercial reusable suborbital spaceflight industry and the types of funding service providers and manufacturers receive. The publication also serves as a primer for an upcoming suborbital market forecast that the FAA Office of Commercial Space Transportation (AST) will introduce as part of its annual Commercial Space Transportation Forecasts, published in the spring…..

 


 

 


 

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