GEOTOURISME

Le site de la Géographie touristique en France et dans le Monde

Le Tourisme en France

  Le Tourisme dans le Monde

 La bibliographie

Le dictionnaire

 

Les lexiques

Les annales

Les cours en ligne

Le référentiel  

L'examen

La méthodologie

La vie scolaire

Le sujet de la session 2015   

 

           
            Les lexiques
 

L'Égypte
La Grèce et Rome
Le Christianisme
La Chine
L'Inde
L'Asie du sud-est
Le Bouddhisme
L'Islam
L'empire ottoman
L'Afrique subsaharienne
Le Maghreb
L'Espagne
Le Mexique
L'Amérique andine
L'Amérique anglo-saxonne
Les îles tropicales
Les pathologies tropicales
 
 

 

 

 
 

 Plan du site
 Index
 Dictionnaire
 Lexiques
 Méthodologie
 Thèmes
 Destinations
 Référentiel
  Bibliographies

 
Petit lexique du Grand Maghreb

 


« (…)  Nous sommes le grain de sable dans l’œil du Temps (… )» ( Chant de Tendé , Aïr , années 1980 , cité par Claudot-Hawad H., 2001.- Touaregs. Apprivoiser le désert, Paris, Gallimard édit., coll. Découvertes Gallimard , 140 p.) 

«La marche vers le puits n’est pas le terme de
notre soif.
A peine étanchée, la soif s’enflamme
L’arrivée est le moment d’un autre départ
L’existence, quand elle existe seulement
S’anéantit.
Soif, soif, soif
Eaux de toutes les sources de l’univers
Mon cœur est le désert
»
( HAWAD, 1985.- Caravane de la soif, Aix-en-Provence, Edisud édit.)

 

Achaba (de l'arabe, cf. ochb “ herbe ”)

Pâturage, terre réservée au pâturage.

 

Adoul, adhoul, odoul (de l’arabe)

Auxiliaire de la justice islamique ( huissier ), chargé de la procédure.

 

Adrar (pluriel: Idrâren et en berbère: Tadrart) 

Massif montagneux de forme allongée

 

Aïd el fitr, id-il-fitr, Aïd El Fitr (de l'arabe “ fête de rupture du jeûne ”)

Fête musulmane célébrant la rupture du jeûne à la fin du mois de Ramadan.

 

Aïd el kébir, Aïd-el-kébir, laïd el Kébir, aïd-al-kebir, Aïd El Kébir (de l'arabe “ grande fête ”)

Fête qui commémore le sacrifice d'Ibrahim (Abraham) et donc la soumission de ce dernier à Dieu lorsque le Patriarche était prêt à sacrifier son fils Ismaël. Chaque famille, dans la mesure de ses moyens, sacrifie un mouton en l’égorgeant.

 

Amazigh (du tamazigh “ homme libre ”)

Berbère, nom que se donnent les membres d'un des peuples les plus anciens de l'Afrique du Nord. Ce terme, appliqué aux Berbères , désigne les «hommes libres» («Imazighen »).Le terme désigne aussi la langue de ces mêmes peuples. Différentes variétés de l’amazigh sont parlées comme langues maternelles dans l’Atlas, le Rif et les massifs de l’Oriental marocain, ainsi qu’en Mauritanie, au Mali, dans l’Aurès, le Mzab, l’Atlas saharien en Algérie, ainsi que, plus à l’est dans les montagnes des Zouara en Tripolitaine et dans l’Oasis de Siwah en Égypte. La plupart des locuteurs de l’amazigh sont bilingues  (amazigh/arabe), seuls 10% d’entre eux forment une population strictement amazhigophone .

 

Arabe

Est considéré comme arabe celui qui parle la langue arabe dans l’une ou l’autre de ses variantes. La confusion la plus fréquente en Occident consiste à assimiler l’arabe et le musulman. Bien que la grande majorité des arabes soit de confession musulmane (70%), un pourcentage significatif d’arabes appartient aux églises chrétiennes d’Orient et, par ailleurs, les arabes sont loin d’être la première communauté musulmane du Monde. Ils sont largement devancés par les musulmans d’Asie. Bien que le Maghreb soit quasi-totalement islamisé dès le VIIIe siècle, il n’est pas pour autant arabe, car de nombreux isolats berbères ont subsisté jusqu’à nos jours dans les régions montagneuses, bien qu’il soit impossible d’établir une distinction entre une race purement arabe et une race berbère dans les pays du Maghreb .

 

Arabe ( langue )

Dans les pays du Maghreb l’arabe littéraire ( classique, standard, …) ( pratiqué par seulement 20% de la population totale ) sert à l’écrit et dans le discours officiel. Certaines activités  ( justice, politique, culte, …, mais aussi enseignement en Sciences humaines) se pratiquent en arabe littéraire. Le français, sauf en Libye, reste la langue de la Science et des techniques .L’arabe parlé  (arabe vernaculaire, pratiqué par 80% des maghrébins) est cantonné aux usages oraux .La coexistence d’un arabe écrit, strictement codifié, prestigieux  ( langue sacré du Coran) et d’un arabe dialectal  (ou vernaculaire ) à usage uniquement oral  est définie comme une diglossie  dans la mesure où la langue standard et ses variétés vernaculaires  sont divergentes  au point qu’il n’y ait plus d’intercompréhension possible .Au lendemain des indépendances, des tentatives furent effectuées pour rapprocher l’arabe dialectal de l’arabe classique .Il en résulta un arabe médian qui se réduit aujourd’hui au statut de variété orale entre maghrébins instruits. De fait le Maghreb se caractérise par sa triglossie arabe et ( sauf en Libye ) par son trilinguisme .

 

Baba (de l'arabe, littéralement : “ papa, père ”)

Terme utilisé pour exprimer l’affection et le respect envers une personne d’un certain âge.

 

Bain maure appelé aussi  « hammam » (حمّام en arabe, hamam en turc)

C’est un bain de vapeur humide dont les origines sont à rechercher dans les pratiques thermales romaines .Le terme désigne aussi le bain public composé de plusieurs salles chauffées à des degrés différents. La première est la plus fraîche, et la dernière, la plus chaude, a pour but de faire transpirer. Le bain maure (le hammam ) est un phénomène social et toutes les catégories de la société fréquentent ce lieu public.

 

Bakchich (du turc)

Pot-de-vin.

 

Baladya (de l'arabe maghrébin, cf. bled “ pays ”).

Hôtel de ville.

 

Baroud (du chleuh, berbère du sud marocain)

Poudre à fusil ou à canon ; par extension le mot en est venu à désigner un fusil. Le terme désigne aussi le combat, fait d’armes.

 

Bédouin, ine (de l'arabe badawi “ habitant du désert ”)

Arabe nomade du désert et, par extension, personne de la campagne par opposition à citadin.

 

Bey (du turc “ seigneur ”)

Pendant la Régence ottomane et le Protectorat français, souverain régnant et vassal du sultan et/ou de la France .

 

Beylik

Territoire placé sous l’autorité du bey, souverain, vassal du sultan ( cf.-supra )

 

Bis-millah, basmala, bism’illah (de l'arabe)

interjection,  Formule invoquant le nom de Dieu.

 

Bled (de l'arabe classique bilâd, passé en arabe maghrébin)

Ville, village, pays , le terme désigne aussi le milieu rural par opposition à la ville.

 

Bled makhzen  

Au Maroc ce sont les territoires soumis à l’autorité du pouvoir central.

 

 

Bled siba 

Au Maroc ce sont les territoires plus ou moins indépendants, voire rebelles .

 

Café chicha, café à chicha

Établissement où l'on peut fumer la chicha. Zaghouan, plein centre-ville.

 

Café turc

Café fort servi avec le marc.

 

Carthage 

Carthage (قرطاج) est une ville de Tunisie située au nord-est de Tunis. Son nom provient du phénicien Kart-Hadasht ou Qrthdst qui signifie « Nouvelle ville ».Carthage fut fondé par des colons phéniciens venus de Tyr en 814 avant J.C .La cité fut à l’origine d’une thalassocratie qui domina la Méditerranée au Ive siècle avant J.C. Une série de trois conflits  (les guerres puniques ; les romains nommaient les carthaginois Poeni) opposa Carthage à Rome et se termina par la destruction de Carthage en 146 avant J.C.Après une tentative avortée des Gracques, Jules César fonda sur les ruines de la cité punique la «  Colonia Julia Carthago »; Au Ive siècle, la cité, gagnée au Christianisme, devint l’une des grandes capitales spirituelles de l’Occident. Conquise par les Vandales en 439, elle fut reprise par les byzantins en 533 et devint le siège du diocèse d’Afrique .La ville déclina à l’époque des conquêtes arabes , les nouveaux arrivants lui préférant la ville de Tunis toute proche .Le site archéologique a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial en 1979.

 

Chahada, chehada, chéhada, echahada, chehêda (de l’arabe)

Profession de foi musulmane : “ Il n’y a de Dieu qu’Allah et Mohamed est son prophète ”. Cette proclamation fait office d’acte de foi en l’Islam.

 

Cheikh, chaykh, shaykh, cheik (de l'arabe)

Chef de tribu. À date ancienne, responsable d'un quartier ou d'un village. Par extension le terme désigne aussi le titre donné à un dirigeant, un notable en général. « Cheikh » désigne aussi le chef de confrérie, chef religieux

 

Chott, chatt (de l'arabe)

C’est la zone entourant une dépression salée ( sebkha ), souvent asséchée que l'on trouve dans les régions arides. Par extension le mot en est venu à désigner la sebkha elle-même .

 

Couscous  

Le «kuskusu » est une semoule de blé dur dont les grains ont été, au préalable, enrobés de farine. C’est à la fois un plat de partage servi tous les vendredis dans les familles et envoyé à la mosquée pour être offert aux pauvres .Il est servi dans de grands plats où la semoule forme un énorme cône au sommet duquel sont posés légumes, raisins et oignons. Le couscous a connu une notoriété planétaire, dépassant le bassin méditerranéen  (Espagne, Sicile, Toscane,Provence, …) pour atteindre le Brésil où des esclaves déportés du Golfe de Guinée  importèrent un «cuzcuz » fait de semoule de maïs et de lait de coco.

 

Dar  

Maison. La maison traditionnelle est un espace clos à ciel ouvert organisé autour d’un patio-cour formant un puits d’air et de lumière. Le patio est entouré de pièces oblongues. La maison comporte un toit–terrasse  permettant le séchage des produits agricoles, des tapis, du linge. C’est par excellence le lieu de la sociabilité féminine. Entre le rez-de-chaussée et le toit vient parfois s’intercaler un étage  formée d’une galerie surplombant le patio et sur laquelle s’ouvrent différentes pièces. Dans les villes les demeures patriciennes possédant souvent un jardin intérieur ou «ryad », lieu d’agrément, mais aussi symbole  du Paradis  et orné, en son milieu d’une vasque ou d’une fontaine . 

 

Déglet nour, déglet-nour, deglet nour, déglat en-nour, déglet ennour, degla, déglat (de l’arabe, en français : «  Doigt de lumière » 

Variété de datte de haute qualité marchande produite dans le Bas-Sahara algéro-tunisien.

 

Dey (du turc)

 Sous la Régence turque c’était le  chef politique et administratif chargé des affaires administratives, fiscales et financières.

 

Dhimmi, dhimmî (de l’arabe)

Le terme dhimmi (arabe : ذمّي [Dimmī]), désigne un sujet non-musulman dans un État régi par la Charia, la loi musulmane .

 

Djebel, jébel, jbell (de l'arabe)

Mont, montagne, chaîne de montagnes , sommet d’une montagne

 

Djellaba, jellaba, jallabia (de l’arabe)

Manteau léger, d’origine marocaine, à manche et à capuchon. Le terme peut être utilisé improprement, pour désigner la jebba tunisienne qui, elle, n'a pas de capuchon.

 

Djinn, jin, jîn, djin, jinn (de l'arabe) (féminin jennia, jinnia ; pluriel djinns, jounoun(s), jnoun(s), djenoun(s))

Entité, invisible mais présente, gravitant autour des humains

 

Douar

Groupement de tentes  disposé en cercle .Le terme désigne par la suite un groupement de maisons, hameau, village ou  petite agglomération dépourvue de caractère véritablement urbain.

 

Emir (de l’arabe) 

En arabe أمير amîr est celui qui donne des ordres, mot lui-même dérivé du verbe أَمَرَ amara : «  commander » .Titre honorifique donné d’abord au chef du monde musulman, puis à des chefs  musulmans  ( princes, gouverneurs ou chefs locaux )

 

Erg (de l’arabe)

Région saharienne couverte de dunes de sable .

 

Fantasia

Mot italien ou espagnol arabisé désignant un spectacle, une démonstration, où des cavaliers arabes lancent au galop leurs chevaux tout en tirant des coups de fusil.

 

Fatwa, fetwa (de l'arabe) (pluriel fatawi, fatwas)

Jugement prononcé par une communauté de religieux, et plus précisément un ouléma ou mufti, à propos d'une question donnée, dans le cas où ni le Coran ni le Hadith n'apportent de réponse. Contrairement à l'opinion répandue, une fatwa n'est pas forcément une condamnation: il s'agit d'un avis religieux pouvant porter sur des domaines variés: les règles fiscales, les pratiques rituelles, l'alimentation.

 

Fellouke, felouque (de l’arabe)

Bateau à voile ou à aviron, long et étroit. La felouque peut avoir une ou deux voiles latines. Le mât est incliné sur l'avant du bateau. Le mot felouque est attesté en français sous la forme de falouque, et est issu du marocain feluka, lui même de l'arabe faluwa (petit bateau)

 

Fès

Fès ou Fez ( فـاس en arabe, פאס en hébreu) est la troisième plus grande ville du Maroc, après Casablanca et Rabat avec une population de 1,4 million d'habitants. C'est l'une des quatre « villes impériales » (avec Marrakech, Meknès et Rabat).La ville de Fès ( Médina Fès ) fut fondée en 789 par Idriss Ier. En 809 Idriss II fonda «Ala Aliya » sur l’autre rive de l’oued de Fès. La mosquée universitaire «Quaraouiyine» fondée au IXe siècle devient l'un des centres spirituels et culturels les plus importants de l'époque. Son influence se fait ressentir jusque dans les écoles de l'Espagne islamique et au-delà vers l'Europe et elle est connue pour être la plus ancienne université au monde. Ces dernières années le tourisme est devenu un facteur majeur du développement économique de la ville (plus de 1 million de touristes par an) grâce à des manifestations culturelles d’ampleur internationale telles le Festival des musiques sacrées du monde de Fès au courant de juin de chaque année.

 

Fric, frik (de l’arabe)

Semoule de blé vert ou d’orge concassée servant surtout à la préparation de la soupe

 

Gandoura, gandourah

Terme issu de la langue berbère et désignant une longue tunique.

 

Gazelle

Jolie jeune fille, jeune femme attirante.

 

 
 

Ghorfa (de l'arabe ghurfa, pièce)

Assez fréq. Type de construction en voûte qui servait, à l'origine, de silo à grains et d'habitat éphémère pour les nomades. En Tunisie méridionale, c’est une construction formée d'étroites cellules voûtées, superposées sur plusieurs étages, qui servent de grenier, parfois d'habitation.La ghorfa est l'élément de base d'un ksar. Chaque ksar peut comporter de 1 à 6 étages de centaines de ghorfas, en moyenne 200. Ksar Ouled Soltane détient un record avec 400 ghorfas. Les ghorfas sont des cellules voûtées ayant la forme d'un demi-cylindre clos du côté extérieur du ksar et muni d'une porte ouvrant sur la cour. A moins d'appartenir à une même tribu, deux ghorfas voisines ne communiquent pas, et l'espace parfois aménagé entre elles permet de dissimuler les produits de valeur. Une ghorfa est une sorte de grenier servant à emmagasiner des denrées, des céréales dans la partie basse, des olives et des fromages dans la partie haute. L'aération est assurée par 2 trous dans les murs extérieur et intérieur créant un courant d'air

 

Ghourd  

Dune dominante, plus ou moins pyramidale, caractérisée par un réseau étoilé de crêtes sinueuses .

 

Gourbi

Chaumière, habitation très sommaire.

 

Guelta  (pluriel : Glât) 

C’est un point d’eau naturel pouvant atteindre les dimensions d’un étang. Il est généralement situé dans une vallée, à l’abri des rochers, dans une situation protégée de l’ardeur du soleil. C’est un plan d’eau temporaire.

 

Ibn Khaldoun

Ibn Khaldoun, ou Abou Zeid Abd ar-Rahman ibn Mohammed ibn Khaled al-Hadhrami (عبد الرحمن بن محمد بن خالد الحضرمي), né en 1332 à Tunis et décédé en 1406 au Caire, est un sociologue, historien et philosophe d'Afrique du Nord.Ibn Khaldoun est le descendant d'une famille de notables originaires du Yémen, établie en Andalousie dès le VIIIe siècle puis émigrée en Tunisie. Il passe une partie de son existence à la cour mérinide, remplissant diverses fonctions politiques auprès des sultans de Tunis et de Fès .Ibn Khaldoun a un impact mesuré sur la culture et la pensée arabe. C'est toutefois le fondateur de la science de la sociologie. Il expose dans sa célèbre oeuvre Muqaddimat (Discours sur l'histoire universelle, traduits au XIXe siècle en français sous le titre de « Prolégomènes ») les bases de la sociologie, ce qui en fait l'un des premiers théoriciens de l'histoire des civilisations. Il introduit la notion d'histoire cyclique fondée sur des facteurs profanes générés par l'affaiblissement naturel des générations sédentarisées, héritières des conquérants nomades, mais que la richesse et le mode de vie urbain entraînent dans un cycle inexorable de décadence. Ibn Khaldoun fait du concept d’ «asabiya» un des concepts centraux du modèle d’évolution des états maghrébins .Ces derniers sont voués à la décadence au fur et à mesure que se disloque la cohésion de l’appareil tribal  qui constitue leur fondement politique initial. Arnold Toynbee dit de lui qu'il a « conçu et formulé une philosophie de l'Histoire qui est sans doute le plus grand travail qui ait jamais été créé par aucun esprit dans aucun temps et dans aucun pays ».

«L'âme individuelle s'accomplit dans et par les connaissances. L'invention et le développement des sciences répondent d'abord à une nécessité spirituelle.» ( Ibn Khaldoun )

 

Imam (arabe : imām, إمام, persan : emām, امام, guide, celui qui est devant)

C'est une personne qui est instruite dans les connaissances des rites de l’Islam.Chez les sunnites il est désigné par la communauté elle-même et ne prétend à aucun lien privilégié avec Dieu. Il peut être licencié s'il n'accomplit pas sa mission .Il dirige la prière dans une mosquée .

 

Inchallah, incha Allah, Inch’Allah, in cha Allah, enchaâllah, enchallah

(de l'arabe, littéralement : “si Dieu veut”) interjection, Formule utilisée pour exprimer sa soumission à la volonté de Dieu en ce qui concerne les souhaits ou les faits à venir.

 

Jellaba  

Élément de costume, masculin à l’origine , et qui fut choisi par les femmes dans les années 1930 pour remplacer le « haik ». C’est un vêtement de dessus à manches courtes ou longues,muni d’un capuchon et fendu sur le bas, sur le devant et sur les côtés. Confectionnée en laine, en drap ou en flanelle, la jellaba est portée aujourd’hui indifféremment par les hommes ou par les femmes .

 

 

Jihad, jihàd, jihed, djihad (de l'arabe “ effort suprême ”)

Tout effort sur soi, toute peine accomplie pour se transcender, s'élever moralement ( le « grand Jihad » ou Jihad majeur); par extension le terme désigne aussi la  guerre sainte pour étendre et défendre l'Islam, combat pour défendre, protéger ou élever une nation musulmane, c’est le « Jihad mineur » établi par le Fiqh, le droit musulman , comme un effort et un devoir collectif.

 

Kairouan (القيروان). 

Le nom de la ville signifie « campement ». Elle est considérée comme la quatrième ville sainte de l’Islam. Elle fut fondée en 670 par Oqba Ibn Nafaa afin de servir de poste avancé dans la conquête de l’Afrique du nord. Sous les Aghlabides, elle devint la capitale de l’Ifriqiya. C’est au cours du Ixe siècle que la ville atteint son apogée et devint la capitale politique et intellectuelle de tour le Maghreb. Elle était renommée pour son école de droit malékite ainsi que pour son école de médecine fondée par Ishaq Ibn Imran. Située dans la médina, la Grande mosquée de Kairouan (جامع القيروان الأكبر) ou mosquée Oqba Ibn Nafaa (جامع عقبة بن نافع)est l’un des monuments majeurs de l’Islam. Elle fut édifiée par Oqba Ibn Nafaa en 670 ( an 50 de l’Hégire ). Dans sa configuration actuelle la grande mosquée remonte à la dynastie des Aghlabides.A l’exception du mirhab aucun élément n’est antérieur au Ixe siècle.La grande mosquée est un édifice massif aux allures de forteresse qui affecte la forme d’un quadrilatère irrégulier de 138 mètres sur 77 dans es plus grandes dimensions. Le minaret , servant pour l’appel à la prière mais aussi de tour de guet, haut de 31,50 mètres , est formé de trois niveaux dégressifs . Edifié par le gouverneur omeyyade Bishr Ibn Safouan vers 725 et achevé par les princes aghlabides au IXe siècle, c'est le plus vieux minaret du monde. Quinze bassins , construits par le gouverneur de Kairouan , Obeid Allah Ibn El Habhab, sur les ordres du calife Hicham ben Abd Al-Malk, servaient à alimenter la ville en eau. Mais le bassin des Aghlabides,constitué de deux grandes citernes circulaires, est le plus célèbre des 15 bassins. Il fut édifié par le souverain aghlabide Ibrahim Ier ibn al-Aghlab entre 859 et 863.

 

Kasbah ( Maroc )

Kasbah, qasba (de l'arabe)

Citadelle imposante, située sur un point culminant d'une ville. Vieux quartier aux ruelles étroites et sinueuses, ensemble de maisons entourées par une enceinte fortifiée, typique de l’urbanisme arabe.Le terme regroupe des ensembles architecturaux très différents selon l’histoire et la géographie des régions du Maghreb .Dans les villes la kasbah ne représente que l’élément fortifié clos par un mur d’enceinte. A partir du XVIe siècle ces murailles furent fréquemment flanquées de fortins («bordjs»).Par ailleurs le long des grands itinéraires caravaniers les sultans établirent, à intervalles réguliers , des « kasbah-étapes » , enclos abritant une petite mosquée et servant de campement pour les commerçants nomades ( caravansérail ).

 

Khalifat, khalifa (de l’arabe littéralement “ lieutenant ”, “ remplaçant ”)

Le Calife ( Khalifa )est à l’origine le chef de la communauté musulmane .Pendant la période coloniale, le terme désigne un fonctionnaire d’autorité musulman, adjoint d’un responsable politique ou administratif .

 

Kif (de l'arabe “ bien-être ”)

Mélange de tabac et de chanvre indien ( canabis ) prenant l’apparence d’une poudre. La plante, cultivée dans le Rif marocain , est utilisée comme stupéfiant.

 

Ksar (du berbère) (pluriel ksour, qsour)

Enceinte fortifiée, village fortifié au Sahara, dans les oasis ou les vallées arrosées. Les ksour, pluriel de ksar, sont des villages fortifiés qui servaient de refuges au berbères contre les attaques nomades .Un ksar, se présente sous forme d’une agglomération très serrée de maisons à cours intérieures, couleur terre. Le mode d’organisation de ces maisons obéit à une triple préoccupation :-préoccupation climatique : un plan d’organisation compact pour un ombrage mutuel et une protection contre les vents de sable, des matériaux et une technique qui assurent une isolation thermique efficace ,-préoccupation défensive : la présence d’un rempart enveloppant l’ensemble des maisons témoigne du souci de défense, car depuis les temps les plus reculés les ksourien étaient la cible des razzias des nomades ,- préoccupation d’ordre social et économique : Chaque Ksar correspond à un groupe ethnique ou un « clan » qui vit indépendamment des autres ksour, il dispose de structures communautaires indépendantes

 

Loukoum, loukhoum, halquoum, ruh halqum rahat loukoum (de l'arabe rahat halqoum “ repos de la gorge ”)

Cube gélatineux, à base d'amidon, et de miel, roulé dans du sucre glace.

 

Makhzen  

Le terme arabe signifiait à l’origine « magasin » ( d’où vient le terme français «  magasin » ).Au Maroc surtout  et par extension « Makhzen » en est venu à définir le « trésor », celui étant assimilé à l’avoir fiscal, symbole de la puissance temporelle du Calife chérifien .Dès le XVIIIe siècle, par extension, «  Makhzen » désigne l’ensemble de l’appareil d’état marocain à la fois le système de gouvernement , l’infrastructure étatique ainsi que les services et les revenus qu’il dispense. Aujourd’hui «Makhzen »désigne le pouvoir central et tout ce qui en émane . 

 

Malékite  ( rite malékite ) 

Le malékisme est une des quatre écoles juridiques de l’Islam («  madhab », pluriel «  madhabib »). Le rite malékite prédomine au Maghreb .Il fut fondé par le médinois Malk Ibn Anas  ( mort en 795 ). C’est la plus ancienne des quatre écoles. Elle considère que le jugement des théologiens et des juristes peut intervenir dans une recherche visant au bien commun.

  

Marabout  

« wali » ou « marbut » en arabe , marabout étant la forme francisée de ce dernier terme. Le marabout est un saint personnage considéré comme possédant un pouvoir spirituel. Il jouit d’une bénédiction (« baraka ») attaché à sa personne, puis à sa sépulture. Les tombeaux de ces saints, lieux de pèlerinage réputés à vocation thaumaturge et recouverts d’une coupole blanche («koubba » ) sont un élément constant du paysage maghrébin .

 

Méchoui (de l'arabe “ grillé ”)

Toute viande rôtie, grillade

 

Médersa, medersa, madersa  ( traduction française  de l'arabe «mdrassa») (pluriel médrécés, madersas).

La madrasa – "lieu d'études" en arabe, appelée medersa au Maghreb – est à l'origine une université. Comme les mosquées ou les bibliothèques, elle est un lieu de commentaire et de vérification des textes. À partir du XIe siècle, cette institution devient un centre de diffusion de l'orthodoxie sunnite contre le chiisme. Elle ne gagne le Maghreb et al-Andalus qu'au XIVe siècle. Aujourd’hui le terme désigne une école et, plus rarement, une université musulmane. L’enseignement dispensé y est de nature exclusivement religieuse. L’architecture des medersa est variée. La medersa est, en général, centrée sur un espace carré orné d’un bassin ou d’une fontaine à ablutions. Autour de ce patio courent des galeries sur lesquelles donnent les chambres des étudiants.

 

Méharée.

Voyage, expédition à dos de méhari , nom donné au dromadaire en Afrique du nord .

 

Merguez (de l’arabe) (pluriel merguezas, merguez)

Petite saucisse de mouton ou de boeuf que l'harissa rend rouge.

 

Mokaddem, moqqadem, moqadem, mouqaddam, mukaddem, muqqadem (de l’arabe)

Chef, personne placé à la tête (d'un douar, d'un village, d'une confrérie, etc.). […]

 

Moussem, moussim (de l’arabe)

Fête de commémoration d’un saint, pèlerinage à son tombeau. Pèlerinage annuel sur la sépulture d’un saint. Par extension le terme désigne aussi de grandes fêtes populaires qui, au Maroc, rassemblent la population et sont l’occasion de rencontres, de musiques, de danses, etc…L’un des moussem les plus célèbres du Maroc est celui des fiancés d’Imilchil , dans le Haut-Atlas, en septembre .C’est une grande foire où les jeunes gens des Aït  Haddidou se rencontrent et se marient. Un autre moussem marocain connu est celui de Moulay Idriss qui a lieu en août et en septembre sur la tombe d’Idriss Ier, le saint le plus vénéré de tout le pays .

 

Nouba, nûba, nawba (de l'arabe “ tour ”) (pluriel noubas, noubet)

Composition musicale importante comportant une série de pièces vocales et instrumentales qui, avec leurs différents mouvements et rythmes, se succèdent selon un ordre bien établi.

 

Omra (de l’arabe)

Pèlerinage à la Mecque effectuée en dehors de la période consacrée du hadj.

 

Oued ( wadi en Libye)

Cours d’eau dans lequel s’écoulent les eaux de ruissellement  ( et les crues ).

 

Raï (de l'arabe “ pensée, raison, opinion ”, souvent par opposition à la morale, aux moeurs, aux idées préétablies)

Musique moderne née en Algérie qui prend sa source dans la musique andalouse et orientale mais s'inspire aussi des musiques occidentales et négro-africaines. Ce genre musical est devenu, dans les années 1980, la musique nationale algérienne.

 

Ramadhan (faire -), (faire le -) (observer le -)

Jeûner. Le Ramadan est le 9ème mois lunaire sur le calendrier islamique. C'est le mois par excellence, car c’est durant ce mois de l'an 610 que Mahomet reçoit pour la 1ère fois le message de Allah, acte fondateur de l’Islam.

 

Reg (de l’arabe)

Désert rocheux en zone saharienne . Sa genèse résulte de la désagrégation des roches par la déflation éolienne .

 

Ribat, rebatt, r'bat (de l'arabe rabata “ lier ”, ce qui sous-entend une alliance avec Dieu)

Forteresse où vivaient et enseignaient des religieux (marabouts). Ce lieu de refuge se transformait, en temps de paix, en véritable université, centre de rencontre et de transmission culturelle et intellectuelle. Ce Couvent-forteresse était occupé par des moines-soldats («  mrabitines »  ) prêts à défendre l’Islam contres les Infidèles. Souvent le ribat protégeait une zone littorale . Dans les régions où les menaces extérieures s’atténuaient ou disparaissaient , le ribat perdit progressivement son caractère militaire  pour devenir le siège de confréries religieuses  ( les «  zaouias » ) animées d’un mysticisme populaire et liées au maraboutisme .

 

Roumi, roum (de l’arabe, littéralement “ les Romains ”, ceux qui dépendent de Rome c'est-à-dire du Pape, donc les chrétiens (féminin singulier roumia ; masculin pluriel roumis, rouamas ; féminin pluriel roumiettes).

Nom donné aux Chrétiens et aux Européens en général.

 

Salafiya (de l'arabe)

Doctrine islamique sunnite fondée sur le retour aux valeurs fondamentales de l’islam (tradition prophétique) mais adaptées au monde moderne.

 

Saltation 

Sous l’effet du vent les particules de petites dimensions progressent, à la surface du sol, par une série de sauts. Rares sont les particules qui atteignent une altitude supérieure à 1 mètre et 90% d’entre elles effectuent des sauts d’une amplitude inférieure à 30 centimètres .

 

Sebkha, sabkha (de l'arabe) (pluriel sebkhats, sebkhas)

Dépression fermée, siège d’une évaporation intense, généralement asséchée et où les pluies peuvent créer des lacs temporaires.

 

Sidi, sid (de l'arabe “ mon seigneur ”)

Monsieur, monseigneur : titre précédant le nom ou le prénom d’un homme qu’on respecte (saint, dignitaire, notable, personne plus âgée, voire un parent (époux, oncle, père).

 

Sif 

Édifice dunaire allongé, étiré sur toute sa longueur (2 ou 3 kilomètres de long et 30 à 50 mètres de large) possédant deux versants qui se rejoignent en une crête aigue .

 

 

 

Souk (de l'arabe)

Marché  forain hebdomadaire en milieu rural où sont vendus des produits traditionnels.Le terme recouvre deux réalités distinctes : le souk rural et le souk urbain. Le souk rural est un lieu de commerce hebdomadaire, désigné en fonction du jour de sa tenue et qui donne fréquemment naissance à un toponyme. Le souk est un lieu de transactions commerciales mais aussi un lieu de rencontres, de règlements de litiges, de négociations diverses, politiques parfois …malgré la connotation que revêt el mot en français le «  souk » n’est pas un lieu de désordres car sa tenue et son bon déroulement sont régis par des règlements coutumiers, contraignants et très stricts .Quant au souk urbain, il se confond souvent avec la médina dont il constitue le cœur marchand .Ce souk est permanent et organisé selon des affiliations religieuses et/ou professionnelles établies de longue date.Il peut être complété par des marchés spécialisés qui se déroulent à l’extérieur des portes de la ville.

 

Tajine, tajin, tagine pourrait venir du grec taguênon ou têganon passé à l'arabe puis en français) Récipient de terre cuite.

 

Tamâzîght ( terme berbère ) 

Terme désignant l’ensemble des langues berbères parlées au nord du Sahara

 

 

Targui

Singulier de touareg. C’est par commodité que la langue française a adopté le terme de «touareg » pour désigner un individu seul. De l’arabe « Tergab »: race. Ils constituent la population emblématique du Sahara central. La langue des Touareg,  le tamachek, appartient au groupe de langues afrasiennes et est  celui des dialectes berbères, qui est demeuré le plus imperméable aux éléments arabes. Ils ont une écriture, le tifinrah ( tifinâgh ) (singulier tafanek = lettre) qui se retrouve sur des inscriptions rupestres et de nombreux monuments du Nord de l'Afrique; on la rapproche des alphabets punique et himyarite. Les Touareg descendent principalement de tribus berbères refoulées dans le désert par la grande invasion arabe hillalienne du XIe siècle; auparavant, les Targa habitaient le Maghreb et la région de Sidjilmessa, au Sud de l'Atlas marocain.

 

Tatouage  

Ces origines sont lointaines et remontent probablement  à l’époque préhistorique. Sa pratique est largement diffusée dans  les régions de peuplement berbère surtout. Les tatouages étaient jadis exécutés sur diverses parties du corps .Ils sont aujourd’hui souvent localisés au front, au mention, au cou , aux mains et aux pieds. Ils sont réalisés à l’aide d’une aiguille et par piqûres successives . Ils revêtent l’apparence de motifs géométriques et/ou symboliques de couleur bleutée. Leur signification ancienne faisait référence à l’appartenance tribale ou matérialisait un signe de séduction, une fonction prophylactique contre le mauvais sort ou la maladie ou un rite de passage.Aujourd’hui ils sont souvent devenus un simple ornement, parfois liés aux moments importants de la vie : naissance, mariage, circoncision , etc…

 

Tchador (du persan)

Long voile noir iranien.

Tifinâgh ( terme berbère ) 

Système d’écriture touarègue attesté de la Tunisie aux Canaries. On estime que son origine se situerait vers le VIIe-VIe siècles avant J.C

 

Ulémas, oulamas, ulamas, oulémas (de l'arabe) (singulier alem)

Lettrés, docteurs en loi islamique, théologiens .

 

Umma, oumma, oummah (de l'arabe oumm : "mère").

Ensemble des musulmans, communauté islamique.

 

Wilaya, willaya (de l'arabe) (pluriel : wilayat, willayas)

Unité administrative territoriale correspondant à une région.

 

Youyou, you-you (onomatopée imitant le cri)

Cri strident poussé par les femmes et traduisant des sentiments d’allégresse.

 

 

 

 

Page  en plein écran
( appuyez sur Alt + F4 pour sortir de la fenêtre  ) 

 

 


 

Accueil  |  Pourquoi un site ?  |  Le Tourisme en France  |  Le Tourisme dans le Monde | Le dictionnaire du Tourisme  | La bibliographie | L'examen


 

 


 
  Cette page a été mise à jour le 27/06/15.

 

    Copyright © 2007 by KEROURIO