«Donnez
moi vos pauvres foules fatiguées et entassées qui aspirent à
vivre librement, les misérables rebuts de vos côtes
fourmillantes. Envoyez les moi ces sans-abri ballottés par
la tempête. Je lève ma lampe et éclaire la Porte Dorée»
( Poème d’Emma Lazarus gravé au pied de la statue de la
Liberté ) .
« …Ce
rêve, cette terre à laquelle il faut de grands chemins,
ouverte à tous les hommes de bonne volonté, cette vision
inquiète d’une marche tâtonnante vers étoiles, non celle
d’une machine dévorant, roulant et résonnant avec une force
impitoyable sur des corps vaincus et des morts, mais vision
d’une terre vivante où tout peut naître.» (S.V Benet)
ALCATRAZ
La prison fédérale d'Alcatraz reçoit les criminels classés
comme "plus dangereux". Al Capone y sera incarcéré onze
jours. Elle a été construite sur une île dans la
baie de San Francisco, surnommée "the rock". Personne ne
réussira à s'en évader vivant. Elle sera fermée en 1963, en
raison des coûts d'entretien élevés. Les détenus étaient les
plus durs, les plus violents, les plus rebelles du système
pénitentiaire américain. Al Capone y séjourna en 1934. Moins
de cinq ans après son arrivée, atteint de syphilis, il fut
transféré dans une prison du continent et relâché peu après.
Capone mourut d'une crise cardiaque en 1947. Beaucoup
d'autres prisonniers furent renvoyés de l'île pour des
raisons de santé. Pendant les 39 ans que dura la prison, 22
seulement sur un total de 1545 détenus y terminèrent leur
existence : huit furent assassinés, cinq se suicidèrent,
quinze moururent de maladie. Neuf périrent en essayant de
s'évader... Du moins le croit-on, car cinq ne furent jamais
retrouvés. Ted Cole et Ralph Roe, en décembre 1937, Frank
Lee Morris et les frères Anglin, en juin 1962, ne firent
plus jamais parler d'eux et furent officiellement portés
disparus.
BAPTISTE
La première église baptiste fut fondée en 1639 par Roger
Williams .Cette église se développa au XVIIIe siècle sous
l’impulsion de Isaac Backus . Les baptistes estiment que le
baptême ne peut être administré que par immersion et à des
adultes professant la foi et la repentance. Au XVIIIe siècle
les baptistes se divisèrent en de nombreuses sectes . Avec
près de 30 millions de membres , les baptistes sont le
groupe protestant le plus important des États-unis .

BARRIO
Quartier habité par des populations d’origine hispanique .

BEAT GENERATION
Littéralement : «la génération épuisée ». Courant
d’idées qui, dans les années 50, regroupait des écrivains,
philosophes et poètes en rupture de ban : Lawrence
Ferlinghetti, Allan Ginsberg, Gary Snyder, Richard Brautigan,
….Ce mouvement littéraire, culturel et social s’inscrivait
dans une tradition libertaire et individualiste ancrée dans
le XIXe siècle américain et incarnée par David Henry Thoreau
qui prônait la désobéissance civile quand certaines lois
étaient en contradiction avec l’idéal démocratique
.Influencé par des écrivains européens ( William Blake,
Antonin Artaud, Céline, …) la «Beat generation »
s’attaquait au matérialisme de la société de consommation et
prônait un utopique retour aux sources par tous les
moyens : spiritualités orientales, drogues hallucinogènes,
redécouverte de la Nature, … Surnommés « beatniks »,
malgré eux et par dérision, les membres de la « Beat
generation » furent rattrapés et amalgamés au mouvement
hippie.

BIG APPLE
L’origine de cette expression (« Grosse pomme »)
pour désigner New-York est incertaine. Dans les années 30, «The
apple », dans le langage argotique des musiciens du jazz
, signifiait le succès (« Il y a beaucoup de pommes sur
l’arbre du succès, mais quand vous cueillez « New York
City » vous cueillez la « Grosse pomme») .Ce surnom fut
remis au goût du jour par une campagne de promotion
touristique de la ville survenue dans les années 1970.

BLACK MUSLIMS
Secte religieuse fondée en 1930 par un musulman émigré aux
États-unis, Wali Farad et dirigée à partir de 1934 par
Elijah Muhammad, fils d’u prêcheur baptiste de Géorgie
.Cette secte se donne pour mission de rassembler tous les
noirs dans une Nation de l’Islam religieuse et prophétique
et s’inspire, en les inversant, des valeurs de la Bible :
Dieu est noir et les blanc sont été créés par un ange déchu
.Les Noirs sont donc appelés à prendre le pouvoir et à
asservir les Blancs. Le mouvement se développa surtout dans
les années 1950 avec un credo politique qui annonçait avec
dix années d’avance le Black Power. Malcom X appartint aux «
Black Muslims » de 1952 à 1964, ainsi que le boxeur
Cassius Clay, champion mondial des poids lourds en 1964.
Depuis la mort de Elijah Muhammad en 1975, les « Black
Muslims » sont dirigés par son fils Wallace. Leur
idéologie oscille entre la modération et l’extrémisme
(prise d’otages à Washington D.C en mars 1977 ) .


BUFFALO BILL ( WILLIAM FREDERICK CODY )
Né en 1846 sans l’Iowa, William F. Cody se révéla très vite
un cavalier hors pair. A l’âge de 14 ans il fut engagé par
le « Pony Express » , réseau postal acheminant à
cheval le courrier du Missouri à San Francisco. Pendant la
guerre de Sécession, il fut chargé par la « Kansas
Pacific Railroad » d’abattre les bisons qui
détruisaient les lignes ferroviaires. C’est durant cette
période qu’il fut surnommé « Buffalo Bill ». Il
entra ensuite comme éclaireur dans la cavalerie américaine
et organisa des chasses pour les grands de ce Monde. C’est
ainsi qu’il se lia d’amitié avec le président Théodore
Roosevelt .En 1890 il créa le « Wild West Show »
mettant en scène 600 figurants et près de 500 animaux et
qui fut, en partie, à l’origine du mythe du Far West. A la
tête de sa troupe, il parcourut les États-unis et l’Europe
(entre 1887 et 1910) jusqu’au début de la Première Guerre
Mondiale .Il offrait aux foules, en tableaux successifs, un
raccourci mythique de la conquête de l’Ouest.Il se retira
alors dans son ranch où il mourut en 1917 à l’âge de 71 ans.
CAST IRON BUILDINGS
Bâtiments et ouvrages d’art édifiés selon la technique de la
construction en fonte (« cast iron») mise au point en
Angleterre au XIXe siècle et utilisée dans les grandes
villes américaines, dont New-York, entre 1869 et 1895 pour
la construction de ponts, de voies de chemins de fer, de
bâtiments industriels et résidentiels. La fonte fur aussi
employée pour la décoration des façades moulées en série et
vissées sur l’armature .Ce type de construction métallique
présentait beaucoup d’avantages. L’absence de murs épais
permettait de gagner une place considérable et on pouvait
percer de larges fenêtres pour laisser entrer air et lumière
.

COMICS
Bande dessinée. Le terme provient du fait que les bandes
dessinées anglo-saxonnes ont d’abord traité le genre comique
et burlesque. Les premières bandes dessinées parurent le 17
octobre 1896 dans « The American Humorist »
supplément du « New-York Morning Journal » : «The
Yellow Kid » .Dès 1912 la plupart des grands journaux
publiaient un « comics trip ». C’est à cette époque
que la bande dessinée prit son essor en étroite corrélation
avec le développement de la presse et du dessin animé. Les
mêmes personnages e firent le succès : Popeye, Mickey Mouse,
…La bande dessinée américaine aborda aussi la magie et la
science-fiction : Flash Gordon ( 1934), Mandrake (1934),
Superman (1938), …dans le même temps elle s’élargit à la
sature sociale et politique .



COLT ( Samuel )
“God made all Men, Samuel Colt made them equal”.
“Dieu a fait les hommes, Samuel Colt les a fait égaux »
Samuel Colt créa en 1835 le premier revolver utilisant des
munitions métalliques construit selon les procédés
industriels donc très diffusé. Cette arme, qui portera son
nom, permettait de très rapidement tirer 6 coups puis
recharger.
Samuel Colt, dès son jeune âge, montra un grand intérêt pour
les armes et les explosifs. Il fut expulsé à 16 ans du
centre où il étudiait les sciences après avoir détruit
l'immeuble pendant une expérience. Son père, propriétaire
d'une fabrique de tissus, l'envoya en voyage à Calcutta (en
Inde). S. Colt s'emploie alors à perfectionner le mécanisme
du revolver et, durant son voyage de retour, observe le
cabestan du bateau et le prend comme modèle d'un mécanisme
d'action du barillet.
Cette arme de poing à répétition, capable de tirer cinq
coups successivement grâce à son magasin rotatif présentant
une nouvelle cartouche dans l'axe du canon à chaque action
du mécanisme, est une petite révolution dans le monde des
armes. Le mouvement du barillet était couplé à celui du
chien, avec blocage dans l'alignement du canon au moment du
tir, par l'engagement d'un arrêtoir dans un cran sur le
corps du barillet. Le barillet qui contient les cartouches
est généralement basculant. Une fois débloqué, il sort
généralement à gauche de la carcasse pour un chargement
simplifié par l’avant. Les brevets déposés garantissent à
Colt le monopole de fabrication jusqu'en 1857. Ses droits
couvraient son système à barillet et l’amorçage des charges.
Dès 1837, Samuel Colt fabrique aussi des fusils et des
carabines (fusil léger, au canon souvent court et rayé) à
répétition suivant le système des revolvers Paterson. Mais
le succès n’est pas au rendez-vous.
Successivement, le lourd colt Walker en 1846 (pesant plus de
deux kilos et mesurant plus de 40 centimètres, il n’est pas
étudié pour être porté à la ceinture mais dans un étui
accroché au pommeau de la selle) et le colt Dragoon en 1848
(plus léger et plus court, il équipe la cavalerie
américaine) sortent des usines Colt. Dans les années 1850 et
1860, la célèbre firme décline son revolver en plusieurs
modèles : Pocket Baby Dragoon, Pocket, Wells & Fargo, Navy,
Army, Police… et surtout les deux plus célèbres de l’Ouest,
revolver à cartouches métalliques, le Peacemaker calibre 45
et le Frontier (calibre 45 puis 44 en 1878 pour utiliser les
mêmes cartouches que la Winchester) construits dans les
années 1870 avec des barillets forés de part en part. C’est
aussi dans ces années 1850 que Colt reprend la fabrication
de fusils et de carabines à répétition (mousquets revolvers)
avec chargement latéral et au calibre 44. Malgré la
concurrence de la Winchester, et le défaut très dangereux
pour l’utilisateur de voir s’enflammer simultanément
plusieurs chambres (les premières années surtout), il en
vendra près de vingt mille. Dans les années 1880, la firme
Colt décline un nouveau fusil carabine à répétition et
chargement tubulaire (quinze cartouches) en trois formats
les « Lightning magazine Rifle » mais ne pourra
détrôner la Winchester dans les contrées de l’Ouest.
Les rangers du Texas, impressionnés par son travail, lui
commandent 1000 revolvers en 1847. Il fut par la suite
également vendu à la marine du Texas.
À la fin du XIXe siècle en Amérique du nord, Colt et ses
armes étaient devenus proverbiaux.
CONGREGATIONALISTE
Ce sont les descendants spirituels des Pères Pèlerins et des
puritains du Massachusetts. Ils professent que chaque église
protestante est libre de diriger elle-même ses propres
affaires; chaque congrégation reconnaît Jésus comme seul
maître. Les congrégationalistes récusent tous les
intermédiaires comme les évêques, les prêtres, etc…La
première réunion régulière des églises congrégationales eut
lieu en 1871 ; en 1931 les congrégationalistes s’unirent à
l’Eglise Chrétienne («Christian Church » ) pour
former le conseil général des églises congrégationales et
chrétiennes. Le nombre de leurs adeptes dépassent deux
millions. Les congrégationalistes ont déployé de vastes
efforts dans le domaine de l’éducation .Ils ont fondé Havard,
Yale, Williams, Amherst, Oberlin et beaucoup d’autres
collèges, surtout réservés aux noirs .

DESTINÉE MANIFESTE
La théorie de la Destinée manifeste affirme que le peuple
américain a été élu par Dieu pour créer un mode nouveau , un
nouveau modèle de société. Elle remonte à l’arrivée des
puritains en Nouvelle-Angleterre au XVIIe siècle, mais elle
a trouvé son expression définitive en 1845 sous la plume
d’un journaliste John O’Sullivan .Selon ce dernier c’était
la destinée manifeste du peuple américain que de se répandre
à travers tout le continent que la Providence leur avait
alloué. Cette théorie servit à justifier l’annexion du
Texas, le semi-protectorat sur Cuba et, de manière générale,
toutes les manifestations de l’impérialisme américain.

DOWN TOWN
C’est l’aire centrale d’une ville américaine, comprenant le
Central Business District ( C.B.D ) ,Les immeubles de
bureau, les immeubles d’habitation, les théâtres, les
hôtels, les commerces ainsi que l’aire des marchés en gros
de fruits et légumes, des magasins et des entrepôts .


DISNEY ( WALT )
«Pour réaliser une chose vraiment extraordinaire,
commencez par la rêver»
Walt Disney
Walter Elias Disney est tout d'abord dessinateur
publicitaire à Kansas City où il rencontre Ub Iwerks. En
1920, ils se font embaucher à la Kansas City Film,
productrice de dessins animés publicitaires. Walt Disney
fonde ensuite sa propre société, la 'Laugh-o-Grams', et
réalise des dessins animés comme 'Cendrillon'. Mais son
entreprise fait faillite. Il monte alors la 'Hollywood Walt
Disney Studio' et crée une série nommée 'Les Alices
cartoons' et un nouveau héros Oswald le lapin. Mais un
conflit avec son distributeur lui fait tout perdre. En 1928,
il crée une souris appelée Mortimer mais qui se fera
connaître sous le nom de Mickey. Walter Elias fonde alors
les 'Walt Disney Productions' et augmente le nombre de ses
personnages parlants et colorisés avec Donald, Minnie... Il
crée le dessin animé de long métrage en 1937 :
'Blanche-neige et les sept nains'. Fort de ce succès, la
compagnie Disney s'organise sur un mode de production
industriel et poursuit la réalisation des longs métrages
avec 'Pinocchio' et 'Fantasia'. De nombreux films dont le
succès perdure aujourd'hui voient le jour : 'La Belle au
bois dormant', '101 Dalmatiens'... Et son empire lui survit
avec 'Aladdin', 'Tarzan'...
DRIVE-IN CULTURE
Culture ayant intégré l’usage de la voiture dans l’ensemble
des déplacements. Ce phénomène eut pour résultat de
restructurer un certain nombre de bâtiments et de modifier
certains usages .L’expression «drive-in movie theater »
signifie assister à la représentation d’un film tout en
demeurant assis dans sa voiture .

FORD ( John, 1895-1973 )
Sean Aloysius O'Fearna est né à Cape Elisabeth (État du
Maine), le 1er février 1895 , cadet de treize enfants d'une
famille d'origine irlandaise. À l'âge de dix-huit ans, il
rejoint son frère Francis, de treize ans son aîné, qui a
trouvé du travail comme acteur et comme réalisateur à
Hollywood sous le nom de Francis Ford. Il choisit le
pseudonyme de Jack Ford (jusqu’en 1923 où il choisira John)
et, pendant quatre ans, il va l'aider comme accessoiriste,
assistant, acteur.
En 1917, il réalise son premier film (The Tornado).
Il va tourner ensuite de nombreux westerns de moins d’une
heure dont la vedette est généralement Harry Carey. Quand le
cinéma devient sonore, ce metteur en scène de trente-trois
ans a déjà inscrit plus de soixante titres à sa filmographie
dont quelques réussites du genre avec les épopées de l’Ouest
que sont : Le Cheval de fer (1924) et Trois
sublimes canailles (1926). Il permet à des millions de
spectateurs de découvrir un nouvel acteur au physique
impressionnant, cantonné jusqu’alors dans les westerns de
série Z : John Wayne.
Mobilisé en 1942, le lieutenant commander John Ford
participe à la guerre du Pacifique et dirige une équipe de
cinéastes de l'U.S. Navy. Blessé à Midway (c'est là qu'il
perd l'usage de son oeil gauche), il est titulaire de
nombreuses décorations dont le Purple Heart. Il sera nommé
amiral, à titre honorifique, en 1954.
En 1945, après la fin de la guerre, il reprend le chemin des
studios avec Les Sacrifiés, un drame situé dans le
Pacifique en 1941. Puis il retrouve le grand western
classique avec La Poursuite infernale (1946),
interprété par Henry Fonda (Wyatt Earp) et Victor Mature
(Doc Holliday) et Le Massacre de Fort Apache,
toujours avec Henry Fonda en militaire borné et John Wayne
en défenseur de la légalité indienne. Il adapte ensuite, à
l'écran, le roman de Graham Greene "La puissance et la
Gloire" sous le nom de Dieu est mort, encore
avec Henry Fonda. En 1952, après avoir réalisé ce que l'on
nommera le « cycle de la cavalerie » (Le Massacre de
Fort Apache, La Charge héroïque et Rio Grande),
John Ford reçoit son sixième Oscar pour L’Homme tranquille.
Le 31 août 1973, John Ford meurt dans sa maison de Palm
Desert (Californie). Il aura à son actif 123 films !

FREEWAY
Autoroute gratuite

FRONTIERE
En Europe les frontières sont perçues comme des barrières ou
des contraintes .Ce terme prend un sens radicalement
différent aux États-unis. Deux mots y sont attestés,
traduits de manière indifférenciée en français par «
frontière ». Celui de « border » qui renvoie aux
limites territoriales et celui de « frontier ». Au
XIXe siècle le Bureau Fédéral de Recensement désignait par
« frontière » une zone de faible densité (2 habitants par
mile carré ).Associé à la conquête de l’Ouest, le terme prit
le sens de front pionnier, ligne est-ouest marquant le front
de la colonisation. Elle fut déclarée officiellement close
en 1890, mais elle avait profondément imprégné l’imaginaire
en étant assimilée au fondement même de l’identité
américaine ( cf.- supra : F.D TURNER ). La frontière
aurait été le lieu où se serait forgée le tempérament
américain empreint d’individualisme, d’égalitarisme et de
pragmatisme. Elle aurait été le laboratoire politique et
social où les nouveaux immigrants se seraient une identité
commune .

GENTRIFICATION
Valorisation progressive des quartiers pauvres et dégradés
d’une ville par les nouvelles classes moyennes travaillant
dans les secteurs de la finance ou exerçant des activités
artistiques .
GEHRY (Frank O., né en 1929 )
Architecte, plusieurs fois primés ( Prix Pulitzer en 1990,
médaillé d’or de l’ « American Institute of Architects »
(1999).Il a beaucoup travaillé à Los Angeles où l’on peut
voir un grand nombre de ses œuvres, dont le « Walt Disney
Concert Hall » (Downtown), le « village »
Edgemar (2345 Main Street) abritant le musée d’art
contemporain (1984 ), le « Chiat Day Building »
(1986-1991 ) au 340 Main Street , …
GETTY (Jean Paul, 1892-1976)
Héritier d’un empire pétrolier à 23 ans, Jean Paul Getty est
né à Minneapolis en 1892.Il acquit ses premières œuvres
d’art au début des années 1930.Il ne cessa alors d’enrichir
ses collections. Il ouvrit un musée dans son ranch de Malibu
en 1954.En 1974 il inaugura la «Getty Villa »,
construite sur le modèle de la « Villa des Papyrus »
à Herculanum en Italie. A sa mort, en 1976, sa fondation, la
«Getty Trust » décida la construction d’un musée sur
les collines de Santa Monica à Los Angeles. La réalisation
en fut confiée à l’architecte Richard Meier. Le « Getty
Center », installé au cœur d’un parc de 45 ha, fut
inauguré en 1997.
GRATTE-CIEL ( SKYSCRAPER )
Il est considéré, aux États-unis, comme la forme la plus
achevée de la modernité urbaine. Le premier gratte-ciel fut
le «Home insurance building» construit à Chicago par
William Baron en 1885 et comportant dix étages. C’est à
Chicago que ce concept architectural vit le jour et fut mis
en œuvre par plusieurs architectes : Daniel Burnham, Louis
Sullivan, Dankmar Adler, …Mais c’est à New York que les
gratte-ciel furent très tôt les plus nombreux et les plus
hauts. Dès 1913 l’architecte Cass Gilbert construit le «
Woolworth building » (55 étages , 214 mètres de haut )
qui demeurera le plus haut du monde jusqu’à la construction
du «Chrysler building» en 1929 .Dès 1910 New York avait
déjà deux fois plus de gratte-ciel que Chicago.

GRID
Trame composée de voies se coupant à angle droit et
institué par une loi fédérale de la fin du XVIIIe siècle
pour les territoires urbains et ruraux .Le principe du plan
en damier ( ou « grid ») fut adopté car il se
révélait particulièrement flexible pour le cadastre ,
l’implantation des bâtiments , la fiscalité et l’expansion
future du bâti. Ce plan en damier est devenu une constante
du paysage américain et fut à la base de la division du
territoire par un tracé de lignes nord/sud et est/ouest se
coupant à angle droit .Ce projet était dû à Thomas Jefferson
qui dirigea une commission en charge de cette tâche .La «Land
Ordinance » ( 20 mai 1765 ) divisait le territoire en
sections de 6 miles de côté ( soit une superficie de 9300
hectares ). Chaque section fut , à son tour , divisée en 36
sections d’une superficie de 1 mile carré ( soit 260
hectares ). Ce schéma fondé sur les méridiens et les
parallèles influença l’organisation du réseau ferroviaire,
du réseau routier et la délimitation des circonscriptions
administratives .

IDENTITÉ AMERICAINE
Dans leur mythologie nationale les américains se définissent
comme un peuple d’immigrants et le sentiment d’appartenance
nationale repose sur une vision messianique de l’Amérique ,
terre d’abondance et de liberté , refuge des opprimés et des
persécutés. Le « melting pot » a pour fonction
d’intégrer ces nouveaux arrivants et d’en faire « une
nouvelle race d’hommes ». L’Américain ne se définit pas par
ses origines ethniques, mais par son adhésion aux principes
politiques et philosophiques exposés dans la Déclaration
d’Indépendance .


INDIEN
Réduite à 250000 personnes au début du XXe siècle, la
population indienne a opéré depuis un redémarrage
démographique important et elle dépassait 2 millions
d’individus en 2000.Le droit de vote a été accordé aux
membres des communautés indiennes en 1924. Mais par son
revenu et son niveau d’éducation, l’indien moyen se situe
encore bien au dessous de l’américain moyen. La politique
d’émigration massive vers les zones urbanisées mise en
pratique » dans les années 1950 a provoqué la ghettoïsation
des indiens, mal préparés à la vie citadine. Des
organisations supra tribales («National Indian
Youth » (1961), «American Indian Movement »
(1968)) démontrent les progrès du nationalisme indien. En se
livrant à des actions d’éclat (l’occupation de «Wounded
Knee », site du dernier massacre sioux ( 1873 ) , La «
longue marche »( février juillet 1978) à travers le pays
pour protester contre les violations des traités par les
Blancs aux XVIIIe-XIXe siècles ) ces organisations sont
parvenues à focaliser l’attention du grand public . Depuis
les années 1980 les indiens obtiennent régulièrement gain de
cause dans les procès qui les opposent aux compagnies
pétrolières ou à l’état fédéral ( Ainsi en 1980 la Cour
Suprême rendit un avis favorable aux indiens dans l’affaire
des Black Hills en accordant 100 millions de dollars aux
sioux ).

INNER-CITIES
Quartiers centraux des villes où vivent généralement des
populations défavorisées ou constituées par des immigrants
nouvellement arrivés .


JEFFERSON ( THOMAS, 1743-1826 )
Fils d’un planteur et avocat, il est surtout connu pour
avoir été l’auteur de la «Déclaration d’indépendance»
(1776). Il est aussi l’archétype de l’ «honnête homme»
américain du XVIIIe siècle, philosophe, inventeur,
naturaliste, architecte,rationaliste et démocrate.
Successeur de Benjamin Franklin comme ambassadeur à Paris
(1785-1789 ), il fut choisi par Georges Washington comme
ministre des affaires étrangères. Il fut vice-président de
John Adams avant de devenir le troisième président des
États-unis (1801-1809).Il acheta la Louisiane à la France,
amorça la colonisation de l’Ouest et maintint la neutralité
américaine entre Napoléon et l’Angleterre .

LEWIS et CLARK ( EXPÉDITION, 1804-1806 )
Cette expédition constitue un des épisodes majeurs de
l’histoire des États-unis car il contribua à ouvrir l’ouest
du continent à la colonisation. Elle fut décidée par le
président Thomas Jefferson qui espérait découvrir le passage
du Nord-ouest permettant de traverser le continent par les
seules voies d’eau. L’expédition était commandée par
Meriwether Lewis et William Clark. Partis en mai 1804 de
Saint-Louis , ils remontèrent le Missouri, traversèrent les
Rocheuses et descendirent la Columbia jusqu’à la côte
Pacifique. Ils retournèrent à Saint-Louis le 23 septembre
1806 ramenant de précieuses informations géographiques ainsi
que de nombreuses données sur les populations indiennes, les
plantes et les animaux des régions traversées .

LINCOLN (ABRAHAM, 1809-1865)
Lincoln est un des rares présidents des États-unis qui
puisse incarner le mythe de l’ascension sociale . Épicier ,
puis employé des postes, il entreprit des études juridiques
et s’établit comme avocat dans l’Illinois .Il se fit élire
à l’assemblée de l’état en 1834, puis au Congrès. En 1858,
devenu , tardivement , anti-esclavagiste , il se présenta au
sénat contre Stephen Douglas. Il fut battu , non sans qu’une
suite de joutes oratoires l’ait rendu célèbre .En 1860 il
fut élu à la présidence des États-unis .A partir de 1861 il
assuma le commandement en chef de la guerre contre le Sud
.Il fut assassiné par un jeune comédien favorable au Sud en
1865 .

MALL ou SHOPPING MALL
Centre regroupant des boutiques et parfois de grands
magasins dans un cadre abrité des intempéries et dont
l’accès se fait par un parking .Au départ le «Mall »
était localisé dans les banlieues , mais à partir des années
soixante le concept fut utilisé dans le cadre de la
rénovation des centres-villes. Certains de ces centres
commerciaux se sont adjoints des activités ludiques .

MEGALOPOLIS
Le terme fut forgé par le géographe J. Gottmann au début des
années 1960 pour désigner le chapelet de villes multi-
millionnaires allant de Boston à Washington en incluant
Philadelphie et New York. D’autres complexes urbains du même
type se sont développés depuis : la mégalopolis
californienne avec San Diego, Los Angeles et San Francisco,
le système texan incluant Dallas et Houston, celui de la
Floride avec Miami et celui du sud-est avec Atlanta .

MORMON
L'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours fut
instaurée en 1830 par Joseph Smith (1805-1844), prophète
fondateur, à Fayette dans l'État de New York (USA). À l'âge
de 15 ans, tandis qu'il priait le Seigneur de l'éclairer sur
la vraie religion parmi toutes celles qui proliféraient
alors dans l'est des États-unis, Dieu lui apparut et lui dit
de ne se joindre à aucune église existante. D'autres visions
suivirent dont, en 1823, la visite de l'ange Moroni lui
annonçant que "un livre était caché, écrit sur des plaques
d'or, contenant l'histoire des premiers habitants de ce
continent et faisant connaître leur origine". Il découvre
ces plaques, gravées de caractères mystérieux (de l'égyptien
"réformé"), en 1827 et les traduit grâce à deux pierres
magiques, l'Urim et le Thurim, avant que l'ange ne les
reprenne. Devenu le Livre de Mormon, ce texte consacré à
l'immigration (600 ans av. J.C.) et l'histoire d'anciens
peuples d'origine israélite (les Jarédites, les Lamanites,
les Néphites) tient une place essentielle dans la doctrine
de l'Eglise de J.C des Saints des Derniers Jours : même si
aucun archéologue n'a jamais pu confirmer ce récit, pour les
mormons, c'est un livre divinement inspiré.
Personnalité charismatique, J. Smith va très vite créer
autour de lui un groupe de fidèles et, appuyant son autorité
sur le Livre de Mormon et les révélations permanentes,
entreprend de fonder une théocratie (organisation politique
fondant son pouvoir sur une délégation divine); ainsi naît
l'Église de J.C des Saints des Derniers Jours. La nouvelle
église envoie des missionnaires et fait des conversions mais
rencontre des oppositions. Les mormons fuient vers l'ouest.
Apparaissant à plusieurs reprises comme une menace
religieuse, économique et politique (J. Smith est candidat à
la présidence des Etats-Unis en 1844) l'Église se heurte à
une adversité grandissante; plusieurs incidents surgissent
et J. Smith meurt assassiné à Nauvoo (Illinois) en 1844.
Un nouvel et long exode, sous la direction de Brigham Young
qui devient le second prophète, amène les Mormons sur les
bords du Lac Salé ; ils y bâtissent la "Sainte Sion" où
Jésus viendra régner sur les tribus d'Israël à la fin des
temps. L'Utah, qui n'est pas encore un état des États Unis
d'Amérique, dépend du gouvernement fédéral ; les relations
avec celui-ci, inquiet de l'expansion des mormons, sont
rendues difficiles par la pratique de la polygamie
"restaurée" par J. Smith à la suite d'une révélation
(permise aux patriarches de la Bible, elle n'était pas
mauvaise par nature…). En 1890, le président de l'Église met
officiellement fin à la pratique de la polygamie et en 1896
l'Utah devient le quarante-cinquième état des États-unis
d'Amérique. Aujourd'hui, les mormons représentent 70% de la
population de l'Utah. L'Église de J.C. des Saints des
Derniers Jours est devenue une organisation puissante
financièrement, influente dans le monde des affaires et de
la politique (16 mormons siègent au Congrès). Selon ses
dirigeants, les mormons sont 11 millions à travers le monde
(30500 en France). Son patrimoine immobilier à travers le
monde est considérable : 114 temples, constructions
somptueuses, et de nombreuses chapelles. Elle possède, en
Utah, une immense bibliothèque généalogique, constituée en
partie grâce à des accords passés avec des États (dont la
France) et consultée par des généalogistes du monde entier.
Une revue mensuelle : Le Liahona (terme du Livre de Mormon
signifiant "boussole" ou "directeur"), est traduite en une
quarantaine de langues (anciennement L'Étoile).
MYTHOLOGIE ( MYTHOLOGIE DE L’OUEST AMERICAIN , ORIGINES )
Les États-unis se sont constitués à partie d’une mythologie
propre destinée à combler leur manque de profondeur
historique, leur déficit en mythes auxquels les
condamnaient leur éloignement géographique et leur
émancipation de l’Europe. Dans cette mythologie l’Ouest
occupe une place particulière. Parmi les premiers voyageurs
à dépeindre l’Ouest figurent M. Lewis et W. Clark ( cf.-
ci-dessous ) qui relatèrent leur périple (1804-1806) dans
la revue « The Journals ». Les écrits du lieutenant
Zebulon Pike (expédition dans le sud-ouest des États-unis )
et ceux du peintre George Catlin ( qui décrivit longuement
les modes de vie et les croyances des indiens des grandes
plaines ) contribuèrent aussi à populariser les paysages de
l’ouest américain. De 1820 à 1840, trois écrivains
publièrent des ouvrages importants sur l’Ouest : Jacques
Fenimore Cooper, Francis Parkman («La piste de
l’Oregon ») et Washington Irving («Astoria »).«Le
dernier des Mohicans » devait donner naissance au
héros le plus célèbre de l’ouest américain : le « Tueur de
daims » alias « Bas-de-Cuir». A la fin du XIXe siècle Mark
Twain («A la dure», 1872), Brel Horte, Joaquin Miller,
Alfred Henry Lewis, …contribuèrent, à leur tour, à forger la
mythologie de l’Ouest .Par ailleurs dans les années
1870-1880 journaux et feuilletons populaires contribuèrent
à populariser cette mythologie. Durant cette période plus de
2000 romans populaires («dime novels »)
transformèrent en héros de fiction des personnages réels :
Buffalo Bill, Kit Carson, Calamity Jane , Billy the Kid, le
général Custer, ….Ces premiers westerns contribuèrent à
créer le personnage du héros romantique se battant pour la
justice et l’ordre et dont le cinéma et la télévision
devaient s’emparer au XXe siècle.

« PAINTED LADIES »
Le terme désigne les maisons de style victorien construites
à San Francisco entre 1860 et 1900 par une bourgeoisie
fortunée à qui elles offraient toutes les commodités de
l’époque : sanitaires, chauffage central et, plus tard ,
téléphone .Par la suite elles furent abandonnées à des
populations défavorisées et beaucoup furent rasées .Dans les
années 1960 le mouvement coloriste lança une mode en les
repeignant de teintes pastel ou acidulées. Baptisées «Gingerbread
Houses », «Painted Ladies », les plus belles se
trouvent dans les quartiers de Pacific Height et Castro.

PEINE DE MORT
Elle relève du droit des états et elle n’est pas considérée
comme contraire aux droits fondamentaux de la personne
humaine. Le cinquième amendement y fait référence pour en
réglementer l’application. Il y est stipulé que nul ne
pourra être privé de vie sans procédure légale régulière («due
process of law»). Durant les années 1960 les lois des
états ont été fréquemment soumises à la censure de la Cour
Suprême sur le fondement de la clause de «due process »,
les dispositions du huitième amendement interdisant les
«châtiments cruels et inhabituels » et le principe d’égalité
devant la Loi. Ces questions ont toujours fortement divisé
la Cour Suprême. Depuis 1976 la tendance de cette dernière
est de ne pas interférer avec la souveraineté des états en
la matière, dès lors que les garanties procédurales requises
ont été respectées .En 1989 la Cour Suprême a admis
l’administration de la peine capitale aux condamnés mineurs
à l’époque de leur crime ainsi qu’aux débiles mentaux .

PURITAIN
Le mot «puritain» désigne de nos jours un mouvement
protestant de la fin du XVIe siècle au début du XVIIe
siècle. Les puritains n'utilisaient cependant pas ce terme
pour s'identifier eux-mêmes, le mot ayant toujours décrit un
type de pratique religieuse plutôt qu'une Église
particulière. Le seul mouvement théologique qui peut être
défini sérieusement par le mot puritain était sans doute le
calvinisme, qui déboucha notamment sur l'émergence de
l'Église presbytérienne.
Le sens du mot puritanisme est très proche de celui que nous
appellerions aujourd’hui « Fondamentalisme ». Les puritains
étaient célèbres pour la rigueur de leur moralité, la
gravité de leur pratique religieuse et par l'intensité de
l'expérience mystique qu'ils encourageaient. Les puritains
croyaient dans l'existence d'une relation strictement
individuelle à Dieu. Ils pensaient que Dieu avait choisi de
révéler le salut dans l'exercice du prêche, l'observance
stricte d'un culte strictement issu de la Bible. Dès lors,
les puritains rejetaient la plupart des caractéristiques du
cérémonial (vêtements de cérémonie, surplis, orgues,
génuflexions) et des prédications anglicanes, qualifiés de
popish pomp and rags (splendeurs et chiffons
papistes). Ils insistaient sur l'importance de sermons
simples, tirant leur inspiration des images de la Bible et
de la vie quotidienne.
La restauration de la monarchie en 1660 restaura également
l'anglicanisme dans le strict modèle de William Laud et le
clergé puritain fut expulsé de l'Église d'Angleterre. Ceux
qui refusèrent l'intégration furent catalogués comme
nonconformists. La puritanisme anglais entra alors dans
la période appelée la Great Persecution et fut
contraint de reporter sur les colonies puritaines qui
prospéraient en Amérique l'espoir de réaliser ses objectifs.
En 1640, le Puritan Holy Commonwealth (Sainte
communauté puritaine) comptait 40 églises en Amérique, qui
éclatèrent en différentes églises et factions. Le groupe le
plus vaste se retrouvait dans l'église presbytérienne et
dans la Congregational Church. Le méthodisme au
XVIIIe siècle et l'évangélisme au XIXe siècle furent
profondément influencés par la puritanisme. Au XIXe siècle,
quelques congrégations adoptèrent l'unitarisme.

QUAKERS ( ou « SOCIÉTÉ DES AMIS » )
La secte quaker fut fondée par le prédicateur anglais
Georges Fox (1624-1691) qui rejetait toute hiérarchie dans
l’Église et revendiquait un retour aux sources du
christianisme originel. L’implantation des quakers en
Amérique du nord fut l’œuvre de William Penn (1644-1718 ). En 1669, à la mort de son père, William Penn reçut en
héritage une immense fortune et en 1681 le roi Charles II
signa une charte lui accordant 120000km2 en Amérique du nord
en reconnaissance de la dette de l’état anglais à l’égard de
son père .Pour favoriser le peuple de ce territoire baptisé
«Pennsylvania» (capitale : Philadelphie, « La
cité de l’amour fraternel »)William Penn créa des
sociétés d’émigration et la Pennsylvanie devint la terre
d’accueil des Quakers et de tous ceux chassés d’Europe pour
leur foi. Après la mort de Penn, les quakers se diluèrent
dans une population immigrée sans cesse plus nombreuse, mais, fidèles à leurs valeurs , ils furet souvent en conflit
avec l’état du fait de leur refus du service militaire et du
serment. Aujourd’hui ils restent toujours de fervents
défenseurs des droits de l’Homme et de la paix et ils
animent de nombreuses organisations caritatives .A la fin
des années 1990, les quakers étaient près de 220000 dans le
Monde , dont les 2/3 aux États-unis .

SEQUOIA
Arbre de la famille des
Taxodiacées .Le terme a
été forgé à partir de « Sequoyah » ( See-Quayah
(1770-1843 ) nom d’un Indien Cherokee, inventeur au début du
XIXe siècle de l'alphabet cherokee. Cette
dédicace a été faite par le botaniste autrichien Stephan
Ladislaus Endlicher .Les séquoias poussent naturellement sur
la côte pacifique des USA, le Séquoia redwood près de la
côte Pacifique de Californie et sud Oregon, le séquoia géant
sur le versant ouest de la Sierra Nevada. Les séquoias
poussent entre 1400 et 2500 mètres d'altitude, où ils
trouvent suffisamment d'humidité et un froid supportable.
Ils ont été découverts par les immigrants, durant la "ruée
vers l'or", en 1849.Il existe deux espèces de séquoia : - le
Séquoia géant
(Sequoiadendron giganteum ) qui se reconnaît à son
tronc qui s'élargit à la base. Un sujet, aux Ét