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Petit lexique de l'Amérique anglo-saxonne

 


 

«Donnez moi vos pauvres foules fatiguées et entassées qui aspirent à vivre librement, les misérables rebuts de vos côtes fourmillantes. Envoyez les moi ces sans-abri ballottés par la tempête. Je lève ma lampe et éclaire la Porte Dorée» ( Poème d’Emma Lazarus gravé au pied de la statue de la Liberté ) .

 « …Ce rêve, cette terre à laquelle il faut de grands chemins, ouverte à tous les hommes de bonne volonté, cette vision inquiète d’une marche tâtonnante vers étoiles, non celle d’une machine dévorant, roulant  et résonnant avec une force impitoyable sur des corps vaincus et des morts, mais vision d’une terre vivante où tout peut naître.» (S.V Benet)  

 

ALCATRAZ 

La prison fédérale d'Alcatraz reçoit les criminels classés comme "plus dangereux". Al Capone y sera incarcéré onze jours. Elle a été construite sur une île dans la baie de San Francisco, surnommée "the rock". Personne ne réussira à s'en évader vivant. Elle sera fermée en 1963, en raison des coûts d'entretien élevés. Les détenus étaient les plus durs, les plus violents, les plus rebelles du système pénitentiaire américain. Al Capone y séjourna en 1934. Moins de cinq ans après son arrivée, atteint de syphilis, il fut transféré dans une prison du continent et relâché peu après. Capone mourut d'une crise cardiaque en 1947. Beaucoup d'autres prisonniers furent renvoyés de l'île pour des raisons de santé. Pendant les 39 ans que dura la prison, 22 seulement sur un total de 1545 détenus y terminèrent leur existence : huit furent assassinés, cinq se suicidèrent, quinze moururent de maladie. Neuf périrent en essayant de s'évader... Du moins le croit-on, car cinq ne furent jamais retrouvés. Ted Cole et Ralph Roe, en décembre 1937, Frank Lee Morris et les frères Anglin, en juin 1962, ne firent plus jamais parler d'eux et furent officiellement portés disparus.

 

 

BAPTISTE  

La première église baptiste fut fondée en 1639 par Roger Williams .Cette église se développa au XVIIIe siècle sous l’impulsion de Isaac Backus . Les baptistes estiment que le baptême ne peut être administré que par immersion et à des adultes professant la foi et la repentance. Au XVIIIe siècle les baptistes se divisèrent en de nombreuses sectes . Avec près de 30 millions de membres , les baptistes  sont le groupe protestant le plus important des États-unis . 

 

BARRIO 

Quartier habité par des populations d’origine hispanique . 

 

BEAT GENERATION 

Littéralement : «la génération épuisée ». Courant d’idées qui, dans les années 50, regroupait des écrivains, philosophes et poètes en rupture de ban : Lawrence Ferlinghetti, Allan Ginsberg, Gary Snyder, Richard Brautigan, ….Ce mouvement littéraire, culturel et social s’inscrivait  dans une tradition libertaire et individualiste ancrée dans le XIXe siècle américain et incarnée par David Henry Thoreau qui prônait la désobéissance civile quand certaines lois étaient en contradiction avec l’idéal démocratique .Influencé par des écrivains européens ( William Blake, Antonin Artaud, Céline, …) la «Beat generation » s’attaquait au matérialisme de la société de consommation et prônait un utopique retour aux sources  par tous les moyens : spiritualités orientales, drogues hallucinogènes, redécouverte de la Nature, … Surnommés  « beatniks », malgré eux et par dérision, les membres de la « Beat generation » furent rattrapés et amalgamés au mouvement hippie. 

 

BIG APPLE  

L’origine de cette expression (« Grosse pomme »)  pour désigner New-York est incertaine. Dans les années 30, «The apple », dans le langage argotique des musiciens du jazz , signifiait le succès  (« Il y a beaucoup de pommes sur l’arbre du succès, mais quand vous cueillez « New York City » vous cueillez la « Grosse pomme») .Ce surnom fut remis au goût du jour par une campagne de promotion touristique de la ville survenue dans les années 1970. 

 

BLACK MUSLIMS 

Secte religieuse fondée en 1930 par un musulman émigré aux États-unis, Wali Farad et dirigée à partir de 1934 par Elijah Muhammad, fils d’u prêcheur baptiste de Géorgie .Cette secte se  donne pour mission de rassembler tous les noirs dans une Nation de l’Islam religieuse et prophétique et s’inspire, en les inversant, des valeurs de la Bible : Dieu est noir et les blanc sont été créés par un ange déchu .Les Noirs sont donc appelés à prendre le pouvoir et à asservir les Blancs. Le mouvement se développa surtout dans les années 1950 avec un credo politique qui annonçait avec dix années d’avance le Black Power. Malcom X appartint aux « Black Muslims »  de 1952 à 1964, ainsi que le boxeur Cassius Clay, champion mondial des poids lourds en 1964. Depuis la mort de Elijah Muhammad en 1975, les « Black Muslims » sont dirigés par son fils Wallace. Leur idéologie oscille entre la modération et l’extrémisme  (prise d’otages à Washington D.C  en mars 1977 ) . 

 


 

BUFFALO BILL ( WILLIAM FREDERICK CODY ) 

Né en 1846 sans l’Iowa, William F. Cody se révéla très vite un cavalier hors pair. A l’âge de 14 ans il fut engagé par le «  Pony Express » , réseau postal acheminant  à cheval le courrier  du Missouri à San Francisco. Pendant la guerre de Sécession, il fut chargé par la « Kansas Pacific Railroad »  d’abattre les bisons qui détruisaient les lignes ferroviaires. C’est durant cette période qu’il fut surnommé «  Buffalo Bill ». Il entra ensuite comme éclaireur dans la cavalerie américaine et organisa des chasses pour les grands de ce Monde. C’est ainsi qu’il se lia d’amitié avec le président Théodore Roosevelt .En 1890 il créa le «  Wild West Show » mettant en scène 600 figurants et près de 500 animaux  et qui fut, en partie, à l’origine du mythe du Far West. A la tête de sa troupe, il parcourut les États-unis et l’Europe (entre 1887 et 1910) jusqu’au début de la Première Guerre Mondiale .Il offrait aux foules, en tableaux successifs, un raccourci mythique de la conquête de l’Ouest.Il se retira alors dans son ranch où il mourut en 1917 à l’âge de 71 ans.

 

 

CAST  IRON BUILDINGS 

Bâtiments et ouvrages d’art édifiés selon la technique de la construction en fonte (« cast iron») mise au point en Angleterre au XIXe siècle  et utilisée dans les grandes villes américaines, dont New-York, entre 1869 et 1895 pour la construction de ponts, de voies de chemins de fer, de bâtiments industriels et résidentiels. La fonte fur aussi employée pour la décoration des façades  moulées en série et vissées sur l’armature .Ce type de construction métallique présentait beaucoup d’avantages. L’absence de murs épais permettait de gagner une place considérable  et on pouvait percer de larges fenêtres pour laisser entrer air et lumière .

 

COMICS 

Bande dessinée. Le terme provient du fait que les bandes dessinées anglo-saxonnes ont d’abord traité le genre comique et burlesque. Les premières bandes dessinées parurent le 17 octobre 1896 dans «  The American Humorist » supplément du « New-York Morning Journal » : «The Yellow Kid » .Dès 1912  la plupart des grands journaux publiaient  un « comics trip ». C’est à cette époque que la bande dessinée prit son essor en étroite corrélation avec le développement de la presse et du dessin animé. Les mêmes personnages e firent le succès : Popeye, Mickey Mouse, …La bande dessinée américaine aborda aussi la magie et la science-fiction : Flash Gordon ( 1934), Mandrake (1934), Superman (1938), …dans le même temps elle s’élargit à la sature sociale et politique .

COLT  ( Samuel ) 

 “God made all Men, Samuel Colt made them equal”.
“Dieu a fait les hommes, Samuel Colt les a fait égaux »  

Samuel Colt créa en 1835 le premier revolver utilisant des munitions métalliques construit selon les procédés industriels donc très diffusé. Cette arme, qui portera son nom, permettait de très rapidement tirer 6 coups puis recharger.

Samuel Colt, dès son jeune âge, montra un grand intérêt pour les armes et les explosifs. Il fut expulsé à 16 ans du centre où il étudiait les sciences après avoir détruit l'immeuble pendant une expérience. Son père, propriétaire d'une fabrique de tissus, l'envoya en voyage à Calcutta (en Inde). S. Colt s'emploie alors à perfectionner le mécanisme du revolver et, durant son voyage de retour, observe le cabestan du bateau et le prend comme modèle d'un mécanisme d'action du barillet.

Cette arme de poing à répétition, capable de tirer six coups successivement grâce à son magasin rotatif présentant une nouvelle cartouche dans l'axe du canon à chaque action du mécanisme, est une petite révolution dans le monde des armes. Le mouvement du barillet était couplé à celui du chien, avec blocage dans l'alignement du canon au moment du tir, par l'engagement d'un arrêtoir dans un cran sur le corps du barillet. Le barillet qui contient les cartouches est généralement basculant. Une fois débloqué, il sort généralement à gauche de la carcasse pour un chargement simplifié par l’avant. Les brevets déposés garantissent à Colt le monopole de fabrication jusqu'en 1857. Ses droits couvraient son système à barillet et l’amorçage des charges.
Dès 1837, Samuel Colt fabrique aussi des fusils et des carabines (fusil léger, au canon souvent court et rayé) à répétition suivant le système des revolvers Paterson. Mais le succès n’est pas au rendez-vous. 

Successivement, le lourd colt Walker en 1846 (pesant plus de deux kilos et mesurant plus de 40 centimètres, il n’est pas étudié pour être porté à la ceinture mais dans un étui accroché au pommeau de la selle) et le colt Dragoon en 1848 (plus léger et plus court, il équipe la cavalerie américaine) sortent des usines Colt. Dans les années 1850 et 1860, la célèbre firme décline son revolver en plusieurs modèles : Pocket Baby Dragoon, Pocket, Wells & Fargo, Navy, Army, Police… et surtout les deux plus célèbres de l’Ouest, revolver à cartouches métalliques, le Peacemaker calibre 45 et le Frontier (calibre 45 puis 44 en 1878 pour utiliser les mêmes cartouches que la Winchester) construits dans les années 1870 avec des barillets forés de part en part. C’est aussi dans ces années 1850 que Colt reprend la fabrication de fusils et de carabines à répétition (mousquets revolvers) avec chargement latéral et au calibre 44. Malgré la concurrence de la Winchester, et le défaut très dangereux pour l’utilisateur de voir s’enflammer simultanément plusieurs chambres (les premières années surtout), il en vendra près de vingt mille. Dans les années 1880, la firme Colt décline un nouveau fusil carabine à répétition et chargement tubulaire (quinze cartouches) en trois formats les « Lightning magazine Rifle » mais ne pourra détrôner la Winchester dans les contrées de l’Ouest.

 Les rangers du Texas, impressionnés par son travail, lui commandent 1000 revolvers en 1847. Il fut par la suite également vendu à la marine du Texas.

À la fin du XIXe siècle en Amérique du nord, Colt et ses armes étaient devenus proverbiaux.

 

 

CONGREGATIONALISTE 

Ce sont les descendants spirituels des Pères Pèlerins et des puritains du Massachusetts. Ils professent que chaque église protestante est libre de diriger elle-même ses propres affaires; chaque congrégation reconnaît Jésus comme seul maître. Les congrégationalistes récusent tous les intermédiaires comme les évêques, les prêtres, etc…La première réunion régulière des  églises congrégationales eut lieu en 1871 ; en 1931 les congrégationalistes s’unirent à l’Eglise Chrétienne («Christian Church » ) pour former le conseil général des églises congrégationales et chrétiennes. Le nombre de leurs adeptes dépassent deux millions. Les congrégationalistes ont déployé de vastes efforts dans le domaine de l’éducation .Ils ont fondé Havard, Yale, Williams, Amherst, Oberlin et beaucoup d’autres collèges, surtout réservés aux noirs . 

 

DESTINÉE MANIFESTE  

La théorie de la Destinée manifeste affirme que le peuple américain a été élu par Dieu pour créer un mode nouveau , un nouveau modèle de société. Elle remonte à l’arrivée des puritains en Nouvelle-Angleterre au XVIIe siècle, mais elle a trouvé son expression définitive en 1845 sous la plume d’un journaliste John O’Sullivan .Selon ce dernier c’était la destinée manifeste du peuple américain que de se répandre à travers tout le continent que la Providence leur avait alloué. Cette théorie servit à justifier l’annexion du Texas, le semi-protectorat sur Cuba et, de manière générale, toutes les manifestations de l’impérialisme américain. 

 

DOWN TOWN 

C’est l’aire centrale d’une ville américaine, comprenant le Central Business District ( C.B.D ) ,Les immeubles de bureau, les immeubles d’habitation, les théâtres, les hôtels, les commerces ainsi que l’aire des marchés en gros de fruits et légumes, des magasins et des entrepôts . 

 

 

 

DISNEY ( WALT ) 

«Pour réaliser une chose vraiment extraordinaire, commencez par la rêver» Walt Disney 

Walter Elias Disney est tout d'abord dessinateur publicitaire à Kansas City où il rencontre Ub Iwerks. En 1920, ils se font embaucher à la Kansas City Film, productrice de dessins animés publicitaires. Walt Disney fonde ensuite sa propre société, la 'Laugh-o-Grams', et réalise des dessins animés comme 'Cendrillon'. Mais son entreprise fait faillite. Il monte alors la 'Hollywood Walt Disney Studio' et crée une série nommée 'Les Alices cartoons' et un nouveau héros Oswald le lapin. Mais un conflit avec son distributeur lui fait tout perdre. En 1928, il crée une souris appelée Mortimer mais qui se fera connaître sous le nom de Mickey. Walter Elias fonde alors les 'Walt Disney Productions' et augmente le nombre de ses personnages parlants et colorisés avec Donald, Minnie... Il crée le dessin animé de long métrage en 1937 : 'Blanche-neige et les sept nains'. Fort de ce succès, la compagnie Disney s'organise sur un mode de production industriel et poursuit la réalisation des longs métrages avec 'Pinocchio' et 'Fantasia'. De nombreux films dont le succès perdure aujourd'hui voient le jour : 'La Belle au bois dormant', '101 Dalmatiens'... Et son empire lui survit avec 'Aladdin', 'Tarzan'...

 

 

DRIVE-IN CULTURE 

Culture ayant intégré l’usage de la voiture  dans l’ensemble des déplacements. Ce phénomène eut pour résultat de restructurer un certain nombre de bâtiments et de modifier certains usages .L’expression «drive-in movie theater » signifie assister à la représentation d’un film tout en demeurant assis dans sa voiture . 

 

FORD  ( John, 1895-1973  ) 

Sean Aloysius O'Fearna est né à Cape Elisabeth (État du Maine), le 1er février 1895 , cadet de treize enfants d'une famille d'origine irlandaise. À l'âge de dix-huit ans, il rejoint son frère Francis, de treize ans son aîné, qui a trouvé du travail comme acteur et comme réalisateur à Hollywood sous le nom de Francis Ford. Il choisit le pseudonyme de Jack Ford (jusqu’en 1923 où il choisira John) et, pendant quatre ans, il va l'aider comme accessoiriste, assistant, acteur.

En 1917, il réalise son premier film (The Tornado). Il va tourner ensuite de nombreux westerns de moins d’une heure dont la vedette est généralement Harry Carey. Quand le cinéma devient sonore, ce metteur en scène de trente-trois ans a déjà inscrit plus de soixante titres à sa filmographie dont quelques réussites du genre avec les épopées de l’Ouest que sont : Le Cheval de fer (1924) et Trois sublimes canailles (1926). Il permet à des millions de spectateurs de découvrir un nouvel acteur au physique impressionnant, cantonné jusqu’alors dans les westerns de série Z : John Wayne.  

Mobilisé en 1942, le lieutenant commander John Ford participe à la guerre du Pacifique et dirige une équipe de cinéastes de l'U.S. Navy. Blessé à Midway (c'est là qu'il perd l'usage de son oeil gauche), il est titulaire de nombreuses décorations dont le Purple Heart. Il sera nommé amiral, à titre honorifique, en 1954.

En 1945, après la fin de la guerre, il reprend le chemin des studios avec Les Sacrifiés, un drame situé dans le Pacifique en 1941. Puis il retrouve le grand western classique avec La Poursuite infernale (1946), interprété par Henry Fonda (Wyatt Earp) et Victor Mature (Doc Holliday) et Le Massacre de Fort Apache, toujours avec Henry Fonda en militaire borné et John Wayne en défenseur de la légalité indienne. Il adapte ensuite, à l'écran, le roman de Graham Greene "La puissance et la Gloire" sous le nom de Dieu est mort, encore avec Henry Fonda. En 1952, après avoir réalisé ce que l'on nommera le « cycle de la cavalerie » (Le Massacre de Fort Apache, La Charge héroïque et Rio Grande), John Ford reçoit son sixième Oscar pour L’Homme tranquille. Le 31 août 1973, John Ford meurt dans sa maison de Palm Desert (Californie). Il aura à son actif 123 films !

 

FREEWAY 

Autoroute gratuite

 

FRONTIERE  

En Europe les frontières sont perçues comme des barrières ou des contraintes .Ce terme prend un sens radicalement différent aux États-unis. Deux mots y sont attestés, traduits de manière indifférenciée en français par « frontière ». Celui de « border » qui renvoie aux limites territoriales et celui de « frontier ». Au XIXe siècle le  Bureau Fédéral de Recensement  désignait par « frontière » une zone de faible densité  (2 habitants par mile carré ).Associé à la conquête de l’Ouest, le terme prit le sens de front pionnier, ligne est-ouest marquant le front de la colonisation. Elle fut déclarée  officiellement close en 1890, mais elle avait profondément imprégné l’imaginaire en étant assimilée au fondement même de l’identité américaine ( cf.- supra : F.D TURNER ). La frontière aurait été le lieu où se serait forgée le tempérament américain empreint  d’individualisme, d’égalitarisme et de pragmatisme. Elle aurait été le laboratoire politique et social où les nouveaux immigrants se seraient une identité commune .

 

GENTRIFICATION 

Valorisation progressive des quartiers pauvres et dégradés d’une ville par les nouvelles classes moyennes travaillant dans les secteurs de la finance ou exerçant des activités artistiques .

 

 

GEHRY  (Frank O., né en 1929 ) 

Architecte, plusieurs fois primés  ( Prix Pulitzer en 1990, médaillé d’or de l’ « American Institute of Architects » (1999).Il a beaucoup travaillé à Los Angeles  où l’on peut voir un grand nombre de ses œuvres, dont le « Walt Disney Concert Hall »  (Downtown), le «  village » Edgemar (2345 Main Street) abritant le musée d’art contemporain  (1984 ), le « Chiat Day Building »  (1986-1991 ) au 340 Main Street , …

 

 

GETTY (Jean Paul, 1892-1976) 

Héritier d’un empire pétrolier à 23 ans, Jean Paul Getty est né à Minneapolis en 1892.Il acquit ses premières œuvres d’art  au début des années 1930.Il ne cessa alors d’enrichir ses collections. Il ouvrit un musée dans son ranch de Malibu en 1954.En 1974 il inaugura la «Getty Villa », construite sur le modèle de la « Villa des Papyrus » à Herculanum en Italie. A sa mort, en 1976, sa fondation, la «Getty Trust » décida la construction d’un musée sur les collines de Santa Monica à Los Angeles. La réalisation en fut confiée à l’architecte Richard Meier. Le «  Getty Center », installé au cœur d’un parc de 45 ha, fut inauguré en 1997.

 

 

GRATTE-CIEL ( SKYSCRAPER ) 

Il est considéré, aux États-unis, comme la forme la plus achevée de la modernité urbaine. Le premier gratte-ciel  fut le «Home insurance building» construit à Chicago par William Baron en 1885 et comportant dix étages. C’est à Chicago que ce concept architectural vit le jour et fut mis en œuvre par plusieurs architectes : Daniel Burnham, Louis Sullivan, Dankmar Adler, …Mais c’est à New York que les gratte-ciel furent très tôt les plus nombreux et les plus hauts. Dès 1913 l’architecte Cass Gilbert construit  le « Woolworth building » (55 étages , 214 mètres de haut ) qui demeurera le plus haut du monde jusqu’à la construction du «Chrysler building»  en 1929 .Dès 1910 New York avait déjà deux fois plus de gratte-ciel que Chicago.

 

GRID 

Trame  composée de voies se coupant à angle droit et institué par une loi fédérale de la fin du XVIIIe siècle pour les territoires urbains et ruraux .Le principe du plan en damier ( ou « grid ») fut adopté car il se révélait particulièrement flexible pour le cadastre , l’implantation des bâtiments , la fiscalité et l’expansion future du bâti. Ce plan en damier est devenu une constante du paysage américain et fut à la base de la division du territoire  par un tracé de lignes nord/sud et est/ouest se coupant à angle droit .Ce projet était dû à Thomas Jefferson qui dirigea une commission en charge de cette tâche .La «Land Ordinance » ( 20 mai 1765 ) divisait le territoire en sections de 6 miles de côté  ( soit une superficie de 9300 hectares ). Chaque section fut , à son tour , divisée en 36 sections d’une superficie de 1 mile carré ( soit 260 hectares ). Ce schéma  fondé sur les méridiens et les parallèles  influença l’organisation du réseau ferroviaire,  du réseau routier et la délimitation des circonscriptions administratives . 

 

IDENTITÉ AMERICAINE 

Dans leur mythologie nationale les américains se définissent comme un peuple d’immigrants  et le sentiment d’appartenance nationale  repose sur une vision messianique de l’Amérique , terre d’abondance et de liberté , refuge des opprimés et des persécutés. Le « melting pot »  a pour fonction d’intégrer ces nouveaux arrivants  et d’en faire «  une nouvelle race d’hommes ». L’Américain ne se définit pas par ses origines ethniques, mais par son adhésion aux principes politiques et philosophiques exposés dans la Déclaration d’Indépendance .

 

 

INDIEN 

Réduite à 250000 personnes au début du XXe siècle, la population indienne a opéré depuis un redémarrage démographique important  et elle dépassait 2 millions d’individus en 2000.Le droit de vote a été accordé aux membres des communautés indiennes en 1924. Mais par son revenu et son niveau d’éducation, l’indien moyen se situe encore bien au dessous de l’américain moyen. La politique  d’émigration massive vers les zones urbanisées mise en pratique » dans les années 1950 a provoqué la ghettoïsation des indiens, mal préparés à la vie citadine. Des organisations supra tribales  («National Indian Youth » (1961), «American Indian Movement » (1968)) démontrent les progrès du nationalisme indien. En se livrant à des actions d’éclat (l’occupation de «Wounded Knee », site du dernier massacre sioux ( 1873 ) , La « longue marche »( février juillet 1978) à travers le pays pour protester contre les violations des traités par les Blancs aux XVIIIe-XIXe siècles ) ces organisations sont parvenues à focaliser l’attention du grand public . Depuis les années 1980 les indiens obtiennent régulièrement gain de cause dans les procès qui les opposent aux compagnies pétrolières ou à l’état fédéral ( Ainsi en 1980 la Cour Suprême rendit un avis favorable aux indiens  dans l’affaire des Black Hills en accordant 100 millions de dollars aux sioux ). 

 

INNER-CITIES 

Quartiers centraux des villes où vivent généralement des populations défavorisées ou constituées par des immigrants nouvellement arrivés .

 

 

JEFFERSON ( THOMAS, 1743-1826 ) 

Fils d’un planteur et avocat, il est surtout connu pour avoir été l’auteur de la «Déclaration d’indépendance» (1776). Il est aussi l’archétype de l’ «honnête homme» américain du XVIIIe siècle, philosophe, inventeur, naturaliste, architecte,rationaliste et démocrate. Successeur de Benjamin Franklin  comme ambassadeur à Paris  (1785-1789 ), il fut choisi par Georges Washington  comme ministre des affaires étrangères. Il fut vice-président de John Adams avant de devenir le troisième président des États-unis  (1801-1809).Il acheta la Louisiane à la France, amorça la colonisation de l’Ouest et maintint la neutralité américaine entre Napoléon et l’Angleterre . 

 

LEWIS et CLARK  ( EXPÉDITION, 1804-1806 ) 

Cette expédition constitue un des épisodes majeurs de l’histoire des États-unis car il contribua à ouvrir l’ouest du continent à la colonisation. Elle fut décidée par le président Thomas Jefferson qui espérait découvrir le passage du Nord-ouest  permettant de traverser le continent par les seules voies d’eau. L’expédition était commandée par Meriwether Lewis et William Clark. Partis en mai 1804 de Saint-Louis , ils remontèrent le Missouri, traversèrent les Rocheuses  et descendirent la Columbia jusqu’à la côte Pacifique. Ils retournèrent à Saint-Louis le 23 septembre 1806 ramenant de précieuses informations géographiques ainsi que de nombreuses données sur les populations indiennes, les plantes et les animaux des régions traversées .

 

LINCOLN  (ABRAHAM, 1809-1865) 

Lincoln est un des rares présidents des États-unis qui puisse incarner le mythe de l’ascension sociale . Épicier , puis employé des postes, il entreprit des études juridiques et s’établit comme avocat dans l’Illinois .Il se fit élire  à l’assemblée de l’état en 1834, puis au Congrès. En 1858, devenu , tardivement , anti-esclavagiste , il se présenta au sénat contre Stephen Douglas. Il fut battu , non sans qu’une suite de joutes oratoires l’ait rendu célèbre .En 1860 il fut élu à la présidence des États-unis .A partir de 1861 il assuma le commandement en chef de la guerre contre le Sud .Il fut assassiné par un jeune comédien favorable au Sud en 1865 .

 

MALL ou SHOPPING MALL  

Centre regroupant des boutiques et parfois de grands magasins dans un cadre abrité des intempéries et dont l’accès se fait par un parking .Au départ le «Mall » était localisé dans les banlieues , mais à partir des années soixante le concept fut utilisé dans le cadre de la rénovation des centres-villes. Certains de ces centres commerciaux se sont adjoints des activités ludiques .

 

MEGALOPOLIS  

Le terme fut forgé par le géographe J. Gottmann au début des années 1960 pour désigner le chapelet de villes multi- millionnaires allant de Boston à Washington en incluant Philadelphie et New York. D’autres complexes urbains du même type se sont développés depuis : la mégalopolis californienne  avec San Diego, Los Angeles et San Francisco, le système texan incluant Dallas et Houston, celui de la Floride avec Miami et celui du sud-est avec Atlanta .

 

MONUMENT NATIONAL

Un monument national américain est une zone protégée similaire à un parc national. Il se différencie de ce dernier par la rapidité de sa mise en oeuvre , le président pouvant déclarer rapidement un lieu monument national sans l'accord du Congrès. En contrepartie, la faune et la flore des monuments nationaux bénéficient d’u degré de protection moindre que dans les parcs nationaux.

Les monuments nationaux sont gérés par quatre administrations gouvernementales : le National Park Service (NPS), l’ United States Forest Service, l’United States Fish and Wildlife Service et l’United States Bureau of Land Management.

Le premier monument national, le Devils Tower National Monument, a été choisi par Theodore Roosevelt. La loi date de 1906. L'un des monuments le plus récent est le Papahānaumokuāke Marine National Monument, proclamé par George W. Bush le 15 juin 2006. Il embrasse toutes les îles nord-ouest de l'archipel d'Hawaii.

 

 

MORMON 

L'Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours fut instaurée en 1830 par Joseph Smith (1805-1844), prophète fondateur, à Fayette dans l'État de New York (USA). À l'âge de 15 ans, tandis qu'il priait le Seigneur de l'éclairer sur la vraie religion parmi toutes celles qui proliféraient alors dans l'est des États-unis, Dieu lui apparut et lui dit de ne se joindre à aucune église existante. D'autres visions suivirent dont, en 1823, la visite de l'ange Moroni lui annonçant que "un livre était caché, écrit sur des plaques d'or, contenant l'histoire des premiers habitants de ce continent et faisant connaître leur origine". Il découvre ces plaques, gravées de caractères mystérieux (de l'égyptien "réformé"), en 1827 et les traduit grâce à deux pierres magiques, l'Urim et le Thurim, avant que l'ange ne les reprenne. Devenu le Livre de Mormon, ce texte consacré à l'immigration (600 ans av. J.C.) et l'histoire d'anciens peuples d'origine israélite (les Jarédites, les Lamanites, les Néphites) tient une place essentielle dans la doctrine de l'Eglise de J.C des Saints des Derniers Jours : même si aucun archéologue n'a jamais pu confirmer ce récit, pour les mormons, c'est un livre divinement inspiré.

Personnalité charismatique, J. Smith va très vite créer autour de lui un groupe de fidèles et, appuyant son autorité sur le Livre de Mormon et les révélations permanentes, entreprend de fonder une théocratie (organisation politique fondant son pouvoir sur une délégation divine); ainsi naît l'Église de J.C des Saints des Derniers Jours. La nouvelle église envoie des missionnaires et fait des conversions mais rencontre des oppositions. Les mormons fuient vers l'ouest. Apparaissant à plusieurs reprises comme une menace religieuse, économique et politique (J. Smith est candidat à la présidence des Etats-Unis en 1844) l'Église se heurte à une adversité grandissante; plusieurs incidents surgissent et J. Smith meurt assassiné à Nauvoo (Illinois) en 1844.

Un nouvel et long exode, sous la direction de Brigham Young qui devient le second prophète, amène les Mormons sur les bords du Lac Salé ; ils y bâtissent la "Sainte Sion" où Jésus viendra régner sur les tribus d'Israël à la fin des temps. L'Utah, qui n'est pas encore un état des États Unis d'Amérique, dépend du gouvernement fédéral ; les relations avec celui-ci, inquiet de l'expansion des mormons, sont rendues difficiles par la pratique de la polygamie "restaurée" par J. Smith à la suite d'une révélation (permise aux patriarches de la Bible, elle n'était pas mauvaise par nature…). En 1890, le président de l'Église met officiellement fin à la pratique de la polygamie et en 1896 l'Utah devient le quarante-cinquième état des États-unis d'Amérique. Aujourd'hui, les mormons représentent 70% de la population de l'Utah. L'Église de J.C. des Saints des Derniers Jours est devenue une organisation puissante financièrement, influente dans le monde des affaires et de la politique (16 mormons siègent au Congrès). Selon ses dirigeants, les mormons sont 11 millions à travers le monde (30500 en France). Son patrimoine immobilier à travers le monde est considérable : 114 temples, constructions somptueuses, et de nombreuses chapelles. Elle possède, en Utah, une immense bibliothèque généalogique, constituée en partie grâce à des accords passés avec des États (dont la France) et consultée par des généalogistes du monde entier. Une revue mensuelle : Le Liahona (terme du Livre de Mormon signifiant "boussole" ou "directeur"), est traduite en une quarantaine de langues (anciennement L'Étoile). 

           

 

MYTHOLOGIE  ( MYTHOLOGIE DE L’OUEST AMERICAIN , ORIGINES )

Les États-unis se sont constitués à partie d’une mythologie  propre destinée à combler leur manque de profondeur historique, leur déficit en mythes auxquels les condamnaient leur éloignement géographique et leur émancipation de l’Europe. Dans cette mythologie l’Ouest occupe une place particulière. Parmi les premiers voyageurs à dépeindre l’Ouest figurent M. Lewis et W. Clark ( cf.- ci-dessous ) qui relatèrent leur périple (1804-1806) dans la revue « The Journals ». Les écrits du lieutenant Zebulon Pike (expédition dans le sud-ouest des États-unis ) et ceux du peintre George Catlin  ( qui décrivit longuement les modes de vie et les croyances des indiens des grandes plaines ) contribuèrent aussi à populariser les paysages de l’ouest américain. De 1820 à 1840, trois écrivains publièrent des ouvrages importants sur l’Ouest : Jacques Fenimore Cooper, Francis Parkman («La piste de l’Oregon ») et Washington Irving («Astoria »).«Le dernier des Mohicans » devait donner naissance au héros le plus célèbre de l’ouest américain : le « Tueur de daims » alias « Bas-de-Cuir». A la fin du XIXe siècle Mark Twain («A la dure», 1872), Brel Horte, Joaquin Miller, Alfred Henry Lewis, …contribuèrent, à leur tour, à forger la mythologie de l’Ouest .Par ailleurs dans les années 1870-1880 journaux et feuilletons  populaires contribuèrent à populariser cette mythologie. Durant cette période plus de 2000 romans populaires («dime novels ») transformèrent en héros de fiction des personnages réels : Buffalo Bill, Kit Carson, Calamity Jane , Billy the Kid, le général Custer, ….Ces premiers westerns contribuèrent à créer le personnage du héros romantique se battant pour la justice et l’ordre et dont le cinéma et la télévision devaient s’emparer au XXe siècle. 

 

PARC NATIONAL

En 2009, les Etats-Unis compte 58 parcs nationaux (dans les 50 états et les territoires américains tels que Samoa ou Îles Vierges) dans des milieux naturels très variés.

Les États-Unis comprennent également des parcs naturels administrés par les états fédérés, le Parc d'État des États-Unis d'Amérique, ainsi que des zones naturelles protégées administrées par d'autres administrations fédérales que celle des parcs nationaux.

La gestion des parcs nationaux américains est rattachée du secrétariat d’État à l’intérieur (U.S. Department of the Interior). Ils sont gérés par le service des parcs nationaux (National Park Service) qui s'occupe aussi des monuments nationaux (national monuments), des sites historiques (national historic sites et historical parks) et des mémoriaux comme le Mont Rushmore. Ce service dispose de sa propre force de police. L'accès aux parcs naturels est en général payant, mais il est possible d'acheter un abonnement annuel (National Park Pass). En 2008, celui-ci coûte $80.

Les états ayant le plus de parcs nationaux sont l’Alaska (8 parcs nationaux), la Californie (7) et l’Utah (6).

D'autres administrations fédérales gèrent des zones naturelles instaurant des degrés variés de protection. Le United States Forest Service, le United States Fish and Wildlife Service et le Bureau of Land Management  gèrent également des espaces naturels ouverts au public.

 

« PAINTED LADIES » 

Le terme désigne les maisons de style victorien construites à San Francisco  entre 1860 et 1900 par une bourgeoisie fortunée à qui elles offraient toutes les commodités de l’époque : sanitaires, chauffage central et, plus tard , téléphone .Par la suite elles furent abandonnées à des populations défavorisées et beaucoup furent rasées .Dans les années 1960 le mouvement coloriste lança une mode en les repeignant de teintes pastel ou acidulées. Baptisées  «Gingerbread Houses », «Painted Ladies », les plus belles se trouvent dans les quartiers de Pacific Height et Castro.

 

PEINE DE MORT  

Elle relève du droit des états et elle n’est pas considérée comme contraire aux droits fondamentaux de la personne humaine. Le cinquième amendement y fait référence pour en réglementer l’application. Il y est stipulé que nul ne pourra être privé de vie sans procédure légale  régulière («due process of law»). Durant les années 1960 les lois des états ont été fréquemment soumises à la censure de la Cour Suprême sur le fondement de la clause  de «due process », les dispositions du huitième amendement interdisant les «châtiments cruels et inhabituels » et le principe d’égalité devant la Loi. Ces questions ont toujours fortement divisé la Cour Suprême. Depuis 1976 la tendance de cette dernière est de ne pas interférer avec la souveraineté des états en la matière, dès lors que les garanties procédurales requises ont été respectées .En 1989 la Cour Suprême  a admis l’administration de la peine capitale aux condamnés mineurs à l’époque de leur crime ainsi qu’aux débiles mentaux .

 

PURITAIN 

Le mot «puritain» désigne de nos jours un mouvement protestant de la fin du XVIe siècle au début du XVIIe siècle. Les puritains n'utilisaient cependant pas ce terme pour s'identifier eux-mêmes, le mot ayant toujours décrit un type de pratique religieuse plutôt qu'une Église particulière. Le seul mouvement théologique qui peut être défini sérieusement par le mot puritain était sans doute le calvinisme, qui déboucha notamment sur l'émergence de l'Église presbytérienne. 

Le sens du mot puritanisme est très proche de celui que nous appellerions aujourd’hui «  Fondamentalisme ». Les puritains étaient célèbres pour la rigueur de leur moralité, la gravité de leur pratique religieuse et par l'intensité de l'expérience mystique qu'ils encourageaient. Les puritains croyaient dans l'existence d'une relation strictement individuelle à Dieu. Ils pensaient que Dieu avait choisi de révéler le salut dans l'exercice du prêche, l'observance stricte d'un culte strictement issu de la Bible. Dès lors, les puritains rejetaient la plupart des caractéristiques du cérémonial (vêtements de cérémonie, surplis, orgues, génuflexions) et des prédications anglicanes, qualifiés de popish pomp and rags (splendeurs et chiffons papistes). Ils insistaient sur l'importance de sermons simples, tirant leur inspiration des images de la Bible et de la vie quotidienne. 

La restauration de la monarchie en 1660 restaura également l'anglicanisme dans le strict modèle de William Laud et le clergé puritain fut expulsé de l'Église d'Angleterre. Ceux qui refusèrent l'intégration furent catalogués comme nonconformists. La puritanisme anglais entra alors dans la période appelée la Great Persecution et fut contraint de reporter sur les colonies puritaines qui prospéraient en Amérique l'espoir de réaliser ses objectifs. En 1640, le Puritan Holy Commonwealth (Sainte communauté puritaine) comptait 40 églises en Amérique, qui éclatèrent en différentes églises et factions. Le groupe le plus vaste se retrouvait dans l'église presbytérienne et dans la Congregational Church. Le méthodisme au XVIIIe siècle et l'évangélisme au XIXe siècle furent profondément influencés par la puritanisme. Au XIXe siècle, quelques congrégations adoptèrent l'unitarisme.

 

QUAKERS  ( ou « SOCIÉTÉ DES AMIS » ) 

La secte quaker fut fondée par le prédicateur anglais Georges Fox  (1624-1691) qui rejetait toute hiérarchie dans l’Église et revendiquait un retour aux sources du christianisme originel. L’implantation des quakers en Amérique du nord fut l’œuvre de William Penn (1644-1718 ). En 1669, à la mort de son père, William Penn reçut en héritage une immense fortune  et en 1681 le roi Charles II signa une charte lui accordant 120000km2 en Amérique du nord en reconnaissance de la dette de l’état anglais à l’égard de son père .Pour favoriser le peuple de ce territoire  baptisé «Pennsylvania» (capitale : Philadelphie, « La cité de l’amour fraternel »)William Penn créa des sociétés d’émigration et la Pennsylvanie devint la terre d’accueil des Quakers et de tous ceux chassés d’Europe pour leur foi. Après la mort de Penn, les quakers se diluèrent dans une population immigrée sans cesse plus nombreuse, mais, fidèles à leurs valeurs , ils furet souvent en conflit avec l’état du fait de leur refus du service militaire et du serment. Aujourd’hui ils restent toujours de fervents défenseurs des droits de l’Homme et de la paix  et ils animent de nombreuses organisations caritatives .A la fin des années 1990, les quakers étaient près de 220000 dans le Monde , dont les 2/3 aux États-unis . 

 

SEQUOIA 

Arbre de la famille des Taxodiacées .Le terme a été forgé à partir de « Sequoyah » ( See-Quayah (1770-1843 ) nom d’un Indien Cherokee, inventeur au début du XIXe siècle de l'alphabet cherokee. Cette dédicace a été faite par le botaniste autrichien Stephan Ladislaus Endlicher .Les séquoias poussent naturellement sur la côte pacifique des USA, le Séquoia redwood près de la côte Pacifique de Californie et sud Oregon, le séquoia géant sur le versant ouest de la Sierra Nevada. Les séquoias poussent entre 1400 et 2500 mètres d'altitude, où ils trouvent suffisamment d'humidité et un froid supportable. Ils ont été découverts par les immigrants, durant la "ruée vers l'or", en 1849.Il existe deux espèces de séquoia : - le Séquoia géant (Sequoiadendron giganteum ) qui  se reconnaît à son tronc qui s'élargit à la base. Un sujet, aux États-Unis, a atteint une telle largeur (10 m), qu'on a creusé un (étroit) tunnel routier à travers sont tronc. Le séquoia géant détient le record de vie (2.000 ans). Les fruits (cônes) du Séquoia géant mettent deux ans à mûrir et restent plus longtemps encore sur l'arbre.- le Séquoia Redwood (Sequoia sempervirens) a été découvert par Menzies en 1769. Il s'appelle "redwood" en raison de son bois rouge. C'est l'arbre le plus haut au monde (113 m aux États-Unis, côte Ouest), mais il a été battu par un eucalyptus australien (qui atteignit 132 m). Il pousse rapidement, atteignant 30 m en 30 ans. Il rejette de souche. Son bois, dépourvu de canaux résinifères, est utilisé en menuiserie. Les fruits atteignent la maturité au bout de un an. Leur écorce épaisse les protège en cas d'incendie de forêt. Les séquoias ne meurent pas, ils tombent. Leurs racines ne s'enfoncent pas de plus de deux ou trois mètres dans le sol, mais s'étendent très loin autour du tronc : cela suffit, avec leur tronc épais, à donner aux arbres une grande stabilité. Mais lorsque le sol est meuble, le vent puissant ou la neige trop abondante, les arbres s'abattent et meurent.

 

SKIDROW 

Quartier du centre-ville , proche du C.B.D, et dans lequel vivent des sans domicile fixe, des clochards ainsi que des travailleurs itinérants oeuvrant dans le secteur de la construction ou participant à des travaux saisonniers dans le monde rural. Ces populations logent dans des hôtels bon marché  (« single room occupancy hotel »- SRO -) ou dans des missions religieuses .

 

SKYLINE 

Paysage urbain caractérisé par une verticalité esthétique et faisant référence aux gratte-ciel .

 

STRIP 

Artère commerçante à usage presque exclusif des voitures et où les enseignes publicitaires sont nombreuses et de grandes dimensions .

 

SUBURB 

Banlieue dans la vile américaine. Cet espace résulte d’un compromis entre l’idéal pastoral et les exigences de l’industrialisation. Il a été d’usage essentiellement résidentiel, avant d’accueillir des activités industrielles depuis deux décennies. Les banlieues ont connu un premier essor dans les années 1920 avec le développement de l’automobile et de l’industrie de la construction. C’est à partir de 1945     que leur croissance s’accéléra car elles offraient aux familles nombreuses du « baby-boom », outre un certain confort individuel, un contact avec la Nature à la périphérie de villes de plus en plus polluées. Malgré leur confort, et parfois leur luxe , les banlieues posent aussi de nombreux problèmes : éloignement, conformisme, ennui, consommation excessive d’énergie, etc…

 

 

TURNER ( FREDERICK JACKSON ) 

Historien, professeur à l’université du Wisconsin, rendu célèbre par un essai publié en 1893 : « la signification de la Frontière dans l’histoire américaine » dans lequel il s’employait à prouver que c’est dans l’Ouest et grâce à l’Ouest que s’était forgé, à travers la mosaïque des peuples immigrants, l’identité américaine. La frontière de Turner, contrairement aux frontières politiques, est un espace plutôt qu’une ligne de séparation et elle se déplace sans cesse au gré de la poussée pionnière .La «frontière » met en présence l’homme civilisé et la Nature sauvage («Wilderness ») .Cette confrontation décuple les vertus du pionnier et contribue à l’essor de la grandeur nationale . C’est sur la Frontière, dans des conditions de vie primitives que la Démocratie américaine se serait forgée .Pour Turner l’Ouest est le mythe fondateur majeur de la nation américaine  et consacre le triomphe de la Civilisation sur la Nature originelle .

 

VIOLENCE 

Les statistiques sur la violence aux États-unis sont accablantes .Les causes en sont multiples et complexes : banalisation de l’achat des armes à feu défendu par la «  National Rifle Association »  , culture de l’auto-défense valorisée par le mythe du cowboy, fracture sociale en aggravation, sentiment d’insécurité  nourri par des violences réelles et/ou fictives  rapportées par les médias, etc ….Aux États-unis un meurtre est perpétué toutes les 27 minutes  (4 par jour rien qu’à Los Angeles ). Avec 200 millions  d’armes à feu en circulation , les États-unis  enregistrent un taux d’homicide six fois supérieur  à celui de la France. Plus de 2 millions de personnes sont détenus  (1 personne sur 140 et ¼ de la population carcérale mondiale) et près de 4000 attendent dans les «  couloirs de la mort ».La peine capitale  (par injection mortelle dans 80% des cas) est soutenue par 70% de la population en cas d’homicide.77 exécutions avaient eu lieu en 2002 dont 33 dans le seul état du Texas .

 

 

WASHINGTON ( GEORGES  )

George Washington naît le 22 février 1732, à Wakefield, Virginie. Ses parents, Augustine Washington et Mary Ball, sont d’origine anglaise et font partie de l’élite économique et culturelle des planteurs esclavagistes de Virginie. Adolescent, il apprend la topographie et participe à la cartographie de la vallée de la Shenandoah, en Virginie. À la mort de son père, il est pris en charge par son demi-frère dont il héritera de la propriété de Mount Vernon, près d’Alexandria, en Virginie. En 1752, à 20 ans, il devient franc-maçon puis maître maçon un an plus tard. En 1754, George Washington s'engagea avec le grade de commandant dans la milice de Virginie où il construit une série de forts sur la frontière ouest. La vallée de l’Ohio est alors le théâtre des rivalités entre les Anglais et les Français et le gouverneur l’envoie chasser ces derniers. Confronté à leur refus, il attaque et tue un groupe de dix éclaireurs. Il construit un fortin, à l’emplacement de la future ville de Pittsburgh, pour se préparer aux représailles, mais celui-ci, établi en terrain inondable et trop faiblement défendu se révèle inutile. Le 3 juillet, Washington capitule et négocie son retour en Virginie en laissant les Français maîtres de la vallée. Ces opérations sont les premières de la partie américaine de la guerre de Sept Ans.En 1774, Washington est l’une des personnages les plus riches des colonies. Il est élu délégué de Virginie au premier Congrès continental puis, l’année suivante, au deuxième Congrès. Il soutient la cause de l’indépendance des colonies mais ne la servira activement qu’à partir de 1776, lorsqu’il lit « Le sens commun » de Thomas Paine. Le 15 juin 1775, sur proposition de John Adams, le Congrès continental le nomme à l’unanimité Chef d’état-major de l’Armée continentale. Il rejoint une armée hétéroclite stationnée près de Boston qui doit faire face à l’armée britannique, les fameuses « vestes rouges », composée de 12 000 soldats entraînés ce qui l’amène à ordonner à ses agents recruteurs d’accepter les noirs libres.Pendant l’année 1776, Washington conquiert Boston, tenue par les troupes du général britannique William Howe, forcé de se retirer jusqu’à Halifax, Canada. Il marche ensuite sur New York pour se préparer à la contre-offensive britannique. Il perd la bataille de Long Island mais parvient à sauver ses forces qui font retraite à travers le New Jersey. L’avenir de la révolution est alors sérieusement en doute. La nuit de Noël 1776, il fait traverser la rivière Delaware à ses troupes pour attaquer les mercenaires Hessois à la solde des Anglais à Trenton (New Jersey). Il attaque les forces du général Cornwallis par surprise à Princeton au tout début de 1777 et reconquiert le New Jersey. Ces victoires remontent le moral des colons pro indépendance. Le général britannique Howe conduira ensuite une offensive sur la capitale coloniale, Philadelphie, et mettra en déroute les troupes de Washington aux batailles de Brandywine et Germantown, Pennsylvanie les 11 et 27 septembre 1777. Washington doit se retirer avec son armée de 11 000 hommes à Valley Forge (Pennsylvanie), pour y passer l’hiver. La même année, Marie Joseph Paul Yves Roch Gilbert du Motier, marquis de Lafayette, arrive en Amérique dans son propre bateau et propose son aide au général Washington, dont les troupes se remettent de leurs défaites et des dures conditions hivernales. Au printemps, elles s’entraînent avec les troupes prussiennes du baron von Steuben. Elles attaquent ensuite l’armée britannique entre Philadelphie et New York à la bataille de Fort Monmouth en 1778.Washington conserve son armée tout au long de la révolution, malgré les difficultés de recrutement et d’approvisionnement, clouant les troupes britanniques au centre du pays pendant que les généraux Horatio Gates et Benedict Arnold gagnent la bataille de Saratoga en 1777. Après Monmouth, les Britanniques concentrent leurs offensives sur les colonies du sud et, plutôt qu’aller les y attaquer, Washington marche jusqu’au Rhodes Island, d’où il commande les opérations militaires jusqu’à la fin de la guerre. En 1781 les forces terrestres américaines, estimées à 11 000 hommes, et les forces françaises aidées de leur marine, 37 navires et 29 000 hommes, bloquent le général Cornwallis et ses 9 000 hommes à Yorktown (Virginie). Washington les rejoint précipitamment et maintient le siège jusqu’à la reddition, qui se révèle être la dernière tentative britannique pour enrayer la révolution. En 1783, le 3 septembre, les Britanniques reconnaissent l’indépendance des États-Unis par le Traité de Versailles. Le général Washington remet volontairement sa démission de chef d’état-major des armées au Congrès qui se réunit le 23 décembre 1783 au Maryland. Cas rare en période révolutionnaire, on assiste à la transition vers un gouvernement civil démocratique plutôt qu’une dictature militaire. Washington préside la Commission de rédaction de la Constitution en 1787. Il ne participe pas vraiment aux débats mais il intervient pour emporter la ratification de certains États, dont la Virginie. La Constitution entre en vigueur le 4 mars 1789 ; elle est la plus ancienne qui soit encore utilisée. Le 4 février 1789 le Collège électoral choisit à l’unanimité George Washington pour être le premier président des États-Unis et John Adams comme vice-président. L’élection se tient à New York où Washington forme son premier gouvernement. Le 30 avril 1789 survient l’investiture de Washington en tant que premier président des États-Unis d’Amérique. Le gouvernement est basé à New York. Sous la présidence de George Washington, la capitale fédérale change de New York à Philadelphie et le district fédéral de Columbia est créé pour y implanter la ville qui portera son nom. Trois nouveaux États sont admis dans l’Union : le Vermont (1791), le Kentucky (1792) et le Tennessee (1796).Washington soutient la politique de son ministre des finances Alexander Hamilton, qui veut que le gouvernement fédéral contrôle l’économie en créant une banque nationale et dispose de revenus en instituant une taxe sur la vente du whisky. Ce dernier point entraînera une rébellion en Pennsylvanie que Washington matera grâce à des troupes venues des États voisins. Il nomme les ministres de son gouvernement et obtient du Congrès le droit de les révoquer. En tant que premier président il lui incombe de créer des précédents et il le fait après mûre réflexion. C’est ainsi qu’il prononce le premier discours d’investiture, qu’il accepte de rendre compte au Congrès et qu’il considère les affaires internationales comme faisant partie du domaine fédéral. Il refuse de se représenter après son second mandat mais plus pour des raisons personnelles que pour des questions de principe mais cet exemple sera suivi par la plupart des présidents qui lui succéderont jusqu’au passage d’un amendement à la Constitution qui limitera à deux le nombre de mandats accomplis suite à une élection. Enfin Washington est opposé aux partis politiques dont il ne comprend pas l’intérêt dans une démocratie. À la fin de sa mandature, en mars 1797, Washington se retire à Mount Vernon. Il y meurt le 14 décembre 1799.

 

 

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