GEOTOURISME

Le site de la Géographie touristique en France et dans le Monde

Le Tourisme en France

  Le Tourisme dans le Monde

 La bibliographie

Le dictionnaire

 

Les lexiques

Les annales

Les cours en ligne

Le référentiel  

L'examen

La méthodologie

La vie scolaire

Le sujet de la session 2015  

 

           
            Les lexiques
 

L'Égypte
La Grèce et Rome
La Chine
L'Inde
L'Asie du sud-est
Le Bouddhisme
L'Islam
L'empire ottoman
L'Afrique subsaharienne
Le Maghreb
L'Espagne
Le Mexique
L'Amérique andine
L'Amérique anglo-saxonne
Les îles tropicales
Les pathologies tropicales
 
 

 

 

 

 

 
 

 Plan du site
 Index
 Dictionnaire
 Lexiques
 Méthodologie
 Thèmes
 Destinations
 Référentiel
  Bibliographies

 
Petit lexique de la civilisation de l'empire ottoman

 

 

ALEVI

Les alevis (parfois nommés aussi «kizilbas») sont des musulmans non sunnites qui se rattachent , comme les chiites , au gendre du prophète et quatrième calife , Ali. 

"Notre seule religion, c'est l'Homme "
Devise alevi
 

«Le Kur'an est notre parole
La Clémence (Rahman) est notre visage
Nos yeux voient le Vrai (Hak - Allah)
Nous ne sommes pas trompés par l'image
 »
Turabi (19èmesiècle)
 

Turquie : les minorités religieuses ( Biblio Monde)
http://www.bibliomonde.net/pages/fiche-geo-donnee.php3?id_page_donnee=120

Alévisme ( Wikipedia , encyclopédie libre )
http://fr.wikipedia.org/wiki/Al%C3%A9visme

Alevis,des musulmans mystiques et futuristes…Par Patrice van Eersel et Jean-Pierre Moreau.
http://www.nouvellescles.com/dossier/Islam2/Alevis.htm

 

 

 

ALLAH

C'est le nom du dieu unique prêché par Muhammad  et dans lequel on peut reconnaître une forme contractée  de " al-ilâh " ( en hébreu : " Elohim " ) , " le dieu " . Dans l'Arabie préislamique ce  nom était déjà en usage . Il y représentait moins un dieu particulier que la divinité en général incarnée dans une multitude dieux locaux et / ou tribaux . L'objectif de la prédication muhammadienne a été de faire accepter l'unicité d'Allah et une des premières sourates du Coran  ( sourate CXIII ) appelle le prophète à proclamer qu'Allah est unique : " Il n'engendre pas et il n'est pas engendré " . Le Dieu de l'Islam, du fait qu'il est unique , est tout naturellement pourvu de toutes les perfections imaginables .Ces perfections sont exprimées dans le Coran par les qualificatifs que Dieu se donne : le " Très Saint " , le " Très Haut " , le "Protecteur " , le " Donateur " , ... Dieu est vivant et éternel ( " Le vivant qui ne meurt point " ( XXV, 58 ) ).Il est tout-puissant et les cieux et la terre lui sont soumis  ( " Le Roi " , " Le Seigneur des Mondes " , " le Vainqueur " , etc... ).Il est omniscient  ( " le Bien- Informé " , " le Témoin " , " le Vigilant " , ... ). Dieu est juste ce qu'il signifie qu'il agit conformément à ce que la raison du croyant lui dit être la justice. Cette justice est censé se manifester au dernier Jour lorsqu'il récompensera ceux qui  auront cru  en lui et agi en son nom. Dieu est bon et sa bonté se manifeste dans l'aide qu'il apporte aux hommes relativement à leur salut dans l'Au - Delà , autrement dit sa grâce. Il est aussi " Celui qui pardonne" . Par ailleurs Dieu n'est pas un corps et il n'as pas de forme .De fait il ne saurait ressembler à rien de ce qui existe .De ce fait l'Islam a , dès l'origine , prohibé toute forme de représentation figurée de Dieu .Dieu est créateur et il a créé tout ce qui existe .cette création étant conçu comme ex nihilo. Tout au long de l'histoire de l'Humanité Dieu n'a cessé de susciter des prophètes au sein de l'Humanité pour rappeler cette dernière à la vraie religion. Parmi ces prophètes il y a naturellement Moise , l'homme de la Tora et le prophète le plus souvent cité dans le Coran, mais aussi Jésus , Noé , Aaron , Abraham ( que le Coran présente comme le premier  " soumis "  ( " muslim " , autrement dit " musulman " ), Ismail, Isaac, Jacob, Joseph , David , Salomon , ...

 

BAZAR
 

C'est un marché marqué par une forte spécialisation professionnelle et une forte concentration spatiale .Le bazar ottoman n'est pas seulement un lieu spécialisé dans l'échange de marchandises , il concentre aussi un certain nombre d'activités artisanales et industrielles .C'est aussi le centre névralgique autour duquel s'organise la cité turque : on y trouve souvent une mosquée , ainsi que des bains. Il peut aussi se réduire à un simple alignement de boutiques de part et d'autre d'une rue .Pour protéger les chalands contre les rigueurs du soleil , certaines rues pouvaient être couvertes .Dans les grands cités chaque métier , chaque type de commerce , occupait une rue particulière et certaines rues pouvaient être fermées la nuit et placées sous la surveillance de gardiens .Une ville disposait généralement de plusieurs bazars mais le principal se trouvait à proximité du bédesten , la partie la plus active du centre commercial .

 

BAZAR (GRAND)

Le grand Bazar d’Istanbul est l’un des plus célèbres du Proche-Orient  avec ceux de Téhéran , Alep et Damas .Il comportait 67 rues disposées en un étroit quadrillage , chacune d’entre elles dénommées suivant la corporation qui s’y trouvait installée. Au croisement de certaines rues étaient aménagées des places où les membres des corporations venaient réciter la prière en commun. On y trouvait aussi 5 mosquées et 7 fontaines .Le grand Bazar comportait 18 portes fermées à la tombée du jour .Dans cet ensemble on dénombrait 3000 boutiques .

 

BEDESTEN
 

Le terme original est "bezistan".C'est la partie du bazar où étaient vendus les textiles (le mot "Bez" désigne encore aujourd'hui une fabrique de lin ou de coton  et "Bezzar " désigne le vendeur de textile).

 

BEY  

Titre signifiant «  Seigneur » et qui était porté par les hauts fonctionnaires et les officiers de l’armée ottomane. En turc moderne , le terme est devenu l’équivalent de «  Monsieur » comme « Efendi » .


 

  

CAMI(I) 
 

Ce terme turc désigne une mosquée .Il est issu d’un mot arabe désignant un «  lieu de réunion » .Le lieu de culte des musulmans n’étant pas un sanctuaire mais seulement un endroit où les fidèles se réunissent pour prier . Le type de base de la mosquée ottomane est un cube surmonté d'une coupole , et jusqu'au XVIIIe siècle , la salle unique est restée la formule prédominante .A la fin du XIVe siècle apparaît à Brousse  le plan en " T " renversé composé de deux salles  carrées communicantes  et couvertes  en coupoles , flanquées latéralement d'autres salles plus basses également couverts de coupoles .Le troisième type de mosquée est celui de la salle hypostyle à petits nombre de travées identiques  à coupoles

 

CHIISME
 

En arabe  "shî'a " , c'est-à-dire  "shî'a Ali " ou " parti de Ali " .C'est un mouvement politico-religieux  largement répandu aujourd'hui dans le monde musulman. La naissance  du chiisme  résulte  du refus de certains musulmans  d'admettre la légitimité des dynasties Omeyyades et Abbassides et de la volonté de réserver le califat , c'est-à-dire la direction de la communauté ("Ummâ" ) à Ali et à ses descendants .C'est à partir de cette opinion divergente sur le choix de l'imam que s'individualisa le chiisme .
 

Chiisme ( extr. « 100 portes du Proche-Orient » )
http://ismaili.net/mirrors/102_chiisme/chiisme.html

Le chiisme : du mysticisme à la théologie politique
http://www.rfi.fr/fichiers/MFI/CultureSociete/1357.asp

Le chiisme ( Arte )
http://www.arte-tv.com/fr/connaissance-decouverte/aventure-humaine/Cette_20semaine/810126,CmC=812934.html

Les schismes de l’Islam ( Portail religions. com )
http://www.portail-religion.com/FR/dossier/islam/schismes/index.php 

Islam : un dieu unique , plusieurs sectes
http://pages.ifrance.com/pages/livres/co-islam/chap3.htm

 

CORAN
 

Le terme "Coran " , en arabe "qur'ân " , signifie " récitation " .Il désigne l'ensemble des révélations transmises par le prophète Muhammad et mises par écrit après sa mort , constituant ainsi une des bases fondamentales de la doctrine musulmane .Le terme "quara'â "  ( " lire " , " réciter " )  apparaît souvent dans le texte du Coran et ,en particulier , dans un verste considéré comme le plus ancien  (Coran , XCVI, 1 ) où le Prophète reçoit de Dieu l'ordre suivant : "  Récite au nom du Seigneur qui créa" .Le Coran comprend des chapitres appelés " sourates " ( de l'arabe " sura " ) composés de versets ("aya" ). Selon la tradition le premier exemplaire du Coran aurait vu le jour vers la fin du califat d'Abu Bakr  , aux environs de 634 .L'ancien secrétaire du Prophète , Zayd Ibn Thabit aurait procédé à une compilation des paroles de Muhammad. Le Coran comprend 114 sourates de longueur variable , divisées en versets  dont le nombre varie de 3 à 287. Les sourates les plus longues se trouvent au début du livre et les plus brèves à la fin. Le classement ne correspond pas à l'ordre chronologique supposé de la prédication. Aussi certains exégètes musulmans  ont cherché à reconstituer l'ordre chronologique des sourates en distinguant les sourates mekkoises et les sourates médinoises .
 

Le Coran
http://islamfrance.free.fr/coran.html 

Le Saint Coran ( traduction en français )
http://www.oumma.com/coran/

http://www.yabiladi.com/coran/

Découverte du Coran
http://www.fleurislam.net/media/doc/coran/txt_prcoran.html

Histoire de la formation du Coran
http://stehly.chez.tiscali.fr/histoire1.htm 

Le Coran d’André Chouraqui en ligne
http://nachouraqui.tripod.com/id16.htm

Le Coran ( Imago mundi )
http://www.cosmovisions.com/textCoran.htm

L e Coran et les piliers de l’Islam
http://www.herodote.net/histoire07161.htm 

 

CORNE D’OR  («HALIC » (« LE CANAL»))

La Corne d’Or («Chrysokeras ») tire son nom de se forme ( une corne ) et des richesses que les bateaux déversaient sur ses quais. Deux petites rivières , le Kagithane Suyu et l’Ali Bey Suyu ( «  Les eaux douces d’Europe » ) , s’y jetaient . C’est un abri profond et large qui abrite le port de la ville .Ce chenal occupe une position éminemment stratégique à l’entrée du Bosphore .Encadré par les collines de Stamboul et de Galata , il est bien protégé des vents soufflant du nord comme du sud .Par ailleurs le plan d’eau est vaste et profond ce qui  permet de recevoir un grand nombre de navires .Durant l’ère industrielle usines , entrepôts et chantiers navals se développèrent sur les rives de la Corne d’Or dans l’anarchie la plus complète .Dans les années 1980 une vaste campagne d’assainissement et de réhabilitation des rives fut lancée par le maire d’Istanbul Bedrettin Dalan . 

 

DERVICHE  

Le terme vient d’un mot persan signifiant «  pauvre » , «  mendiant » .Il est synonyme de l’arabe «  fâqir » .Le derviche est le «  pauvre  en Dieu », celui qui se dépouille de lui-même dans la voie vers Dieu .Il emprunte la «  tarîqa »  ( pluriel : «  turuq »  signifiant : «  le chemin » , «  le sentier » , autrement dit la voie spirituelle empruntée par le croyant et qui conduit , par étapes ( « mâqam » ) jusqu’à la Réalité divine  (« Hâqiqa » ). Il désigne les adeptes de confréries musulmanes qui , à l’occasion de séances mystiques , s’adonnaient à des pratiques particulières leur permettant d’atteindre l’extase . Le rite religieux , commun à toutes les confréries  , le Dikr (Commémoration d'Allah ) provoque une forte excitation religieuse , soit à l'aide d'excitants , soit par un état de transe obtenu par les cris , la musique , la danse  éventuellement tournante . A Istanbul plusieurs ordres de derviches se côtoient : outre les «mévlévis » («Derviches-tourneurs », cf. – ci-dessous ) , les « bektashis » et les «mélami » .Les «bektashis » furent créés par Hadji Bektash . Ils sont connus pour leur conception assez hétérodoxe de la foi musulmane à laquelle ils ont incorporé des éléments issus de la religion turque pré islamiste ainsi que des emprunts faits au chiisme et au christianisme . Quant aux « mélamis », ils auraient été fondés par Hadji Bayram à Ankara au milieu du XVe siècle. En Turquie les communautés de derviches  ont été dissoutes par Atatürk dans le cadre de sa campagne pour la laïcisation de la République. Elles subsistent cependant sous la forme d'associations plus ou moins tolérées . Les plus célèbres des derviches sont les «  mevlevi » (ou « derviches tourneurs ») .

  

«DERVICHES TOURNEURS» (« MEVLEVI »)

C’était , à l’origine , le groupe de disciples de Mevlana qui s’était spontanément rassemblé autour du maître. A la mort de ce dernier son ami Hussameddîn et son fils Sultan Veled ( 1226-1312 ) donnèrent au groupe de disciples de Rûmi la forme d’un ordre doté de rites et d’une règle bien définie , centré sur la danse et le concert spirituel appelé « sema » .l’ordre joua un rôle spirituel très important auprès des ottomans qui protégèrent constamment les « mevlevi » .La maison mère de l’ordre (« le Siège du Pîr ») se trouvait à Konya , mais des fondations essaimèrent dans tout l’empire ottoman .des établissements d’enseignement ( « Dâr al-Mesnevi » ) étaient souvent associés à ces couvents .Chaque fondation se constituait sur le modèle du «  tekke » de Konya , organisé lui-même autour du mausolée ( « turbe » ) du fondateur et du rite central de la confrérie : la «  Sema » ( cf. – ci-dessous ) .Les derviches étaient soumis à de nombreuses obligations :  la prière canonique en commun , à la lecture très fréquente du Coran , à l’accueil des pèlerins et des pauvres A son entrée dans le monastère le novice devait servir ses «  frères » pendant mille et un jours .La nourriture était frugale et les jeûnes fréquents .Les «mevlevi »  avaient l’obligation de renoncer aux biens matériels .Ils étaient reconnaissables à leur costume particulier formé d’un haut bonnet de feutre brun , « sikke » , d’une chemise longue et dépourvue de manches , d’une veste avec manches , d’une ceinture et d’un manteau .

  

DEVCHIRME  (en ottoman : le «ramassage »)

Le terme désigne la levée d’enfants chrétiens dans les provinces balkaniques de l’empire .Cette levée était organisée par un officier des janissaires et elle concernait des enfants et des adolescents de sexe masculin et âgés de 8 à 16 ans. Ces jeunes garçons étaient ensuite confiés à des familles turques  où ils devenaient musulmans  et se «turquisaient » .Ils constituaient le corps des  «adjemi oghlan»  ( «  enfants étrangers » ) .ces derniers étaient dirigés soit vers une carrière administrative  (services du palais impérial ), soit vers une carrière militaire ( janissaires ).Ce système explique l’extrême diversité ethnique des classes dirigeantes  de l’empire .La pratique du devchirme tomba en désuétude et disparut au XVIIe siècle.
 

Un mot rarissime : Devchirme ( Au hasard du Web … et d’Afrique )
http://13770.free.fr/2005/03/un-mot-rarissime-devchirme.html

Les janissaires : recrutement et entraînement
http://theilsb.club.fr/VAEVICTIS/HISTOIRE/OTTOMANS/HISTOIRE-OTTOMANS-janissaires-recrutement.htm 

L'Empire Ottoman , Les Janissaires («  Les traverses du Temps , Imago Mundi »)
http://www.cosmovisions.com/ChronoJanissaires.htm

  

DIVAN 

C’est le conseil impérial dont les séances se déroulaient dans la deuxième cours du palais de Topkapi appelée «Kubbe alti ») ( « Sous la coupole » ) .A partir de 1654 les séances du «divan » se déroulèrent dans la résidence dévolue au grand vizir désignée sous le terme de « Sublime Porte » ( « Bab-i’ali ») .Le «  Divan » trait de toutes les questions relatives à la paix , à la guerre , à la conduite militaire , à la haute administration , aux finances , etc…Il jouait aussi le rôle d’une cour de justice suprême devant laquelle chaque prévenu pouvait se pourvoir en appel.  Le divan se réunissait quatre fois par semaine sous la présidence du grand vizir .Il rassemblait les «  vizirs de la coupole »  ( le chef de la chancellerie , les deux «  juges  de l’armée » , les deux contrôleurs des finances et l’ « agha » ou chef des janissaires .

  

GENS DU LIVRE  ( «EHL UL-KITAB» )

Cette appellation désignaient les communautés juives et chrétiennes, adeptes des religions du «Livre» ( la Bible ) , qui bénéficiaient d’un statut juridique et religieux spécifique au sein de l’empire ottoman. Ces sujets non musulmans étaient regroupés en trois groupes : les chrétiens orthodoxes (« rum ») , les chrétiens orientaux  (arméniens («Erméni ») ) et les Juifs («Yahudi »)Ces non musulmans étaient frappés d’un certain nombre de mesures discriminatoires ( interdiction de monter à cheval et de porter des armes , obligation de porter des vêtements distinctifs , etc…) , mais en contrepartie ils pouvaient conserver leurs lieux et leurs objets de culte .Sur un plan juridique ils jouissaient d’un statut de tributaires ou «zimmi » et  bénéficiaient , à ce titre , de la protection du sultan au même titre que les sujets musulmans .Outre leur clergé spécifique , les «  Gens du Livre » possédaient leurs tribunaux spécifiques. Ils formaient dans les villes des quartiers distincts(« mahalle » )avec leurs lieux de culte et leurs nécropoles spécifiques .Le pouvoir ottoman semble avoir encouragé ces regroupements par appartenance religieuse ou ethnique car il permettait de contrôler plus aisément ces groupes minoritaires .

  
 

HAMMAM

Le terme désigne les «bains » qui dans l’empire ottoman étaient à la fois des lieux d’hygiène , de repos et de loisirs. Les dimensions de ces édifices étaient très variables mais ils suivaient dans leur organisation le principe des thermes romains .Ils comprenaient une salle d’accueil et un vestiaire suivis d’une salle de transition tiède de massage et d’épilation , d’une première salle chaude et d’une salle très chaude à étuves pourvue de banquettes , au centre de laquelle se trouvait une estrade de forme ronde ou polygonale ( le «gobek tachi »/« Pierre nombril ») où le visiteur pouvait se faire masser .L’air chaud , issu d’un four entretenu en permanence , circulait sous le dallage et traversait les murs dans des conduites maçonnées .Les hammams jouaient un rôle essentiel dans la vie sociale comme lieu de réunion et de divertissement , mais aussi comme centre de toutes les grandes circonstances de la vie .Ils purent aussi servir de lieu  de réunion durant des périodes troublées.


Le bain turc- Hammam
http://www.bleublancturc.com/Turqueries/hamam.htm

« Le bain turc » de Ingres
http://www.geocities.com/arlindo_correia/231000.html

 “The islamic hammam is born” de M.Aaland ( 1997 )
http://www.cyberbohemia.com/Pages/Islahammam.htm

Building Usage: hammam ( “ Arcnet” )
http://archnet.org/library/sites/sites.tcl?usage=hammam

“ Les hammams d’Istanbul comme une prière éternelle” de E .Psychouli ( «  Courrier International » , juillet 2005)
http://www.courrierinternational.com/voyage/article.asp?obj_id=16965&provenance=hebdo

  

« HAN » ( CARAVANSÉRAIL )

Ce sont des relais sur les routes et des entrepôts dans les villes .Ils jalonnaient les voies empruntées par les caravanes .Dans les zones non urbaines et selon la configuration du terrain ils étaient distants de 20 à 25  kilomètres , soit l’équivalent d’une journée de marche .Ces établissements étaient puissamment fortifiés : une solide muraille dotée de tours d’angle entourait l’édifice .Ce dernier était formé de deux niveaux disposés autour d’une cour centrale de forme rectangulaire , au centre de laquelle se trouvait souvent une petite mosquée .Au rez-de-chaussée étaient aménagés les entrepôts , les dortoirs pour les serviteurs , les ateliers , les écuries et le hammam. Un escalier donnait accès à l’étage où se trouvaient les chambres ouvrant sur une galerie à portiques .Des «han » se développèrent aussi dans les villes .L’hébergement y était gratuit , mais les marchands devaient acquitter une taxe à l’entrée et à ma sortie de la ville .Sur la cour intérieure s’ouvraient , outre les entrepôts , les boutiques de vente .Chaque han était spécialisé dans un type de produit ( soie, épices, … ).Selon Elya Celebi , écrivain et voyageur turc au XVIIe siècle , la seule ville d’Istanbul comptait 116 «  han » .

 

  

Le Harem ( J.L. Gerome , 1873 )

 

Odalisque ( Ingres )

 

HAREM 

Ce terme désigne le «  quartier des femmes » .Il était l’apanage exclusif des hommes les plus riches et surtout des personnages de haut rang .La majorité des turcs était , par la force des choses , monogames .Le harem le plus connu est celui du sultan qui était installé dans l’ «enderun » , la partie la plus secrète du palais de Topkapi .C’est celui qui a suscité le plus de fantasmes et de légendes dans l’inconscient collectif occidental .L’organisation du harem impérial répondait à une étiquette précise : les jeunes vierges provenant de butins de guerre , de cadeaux de courtisans ou achetées sur le marché des esclaves ne parvenaient à la couche impériale qu’au terme d’un parcours prédéterminé long et complexe marqué par l’obtention de « grades » : novices («djariye » ) , apprenties («châgird »), compagnes («gedikli » ) et maîtresses («usta » ) .Le sultan choisissait ses maîtresses parmi ces « usta » .On distinguait ensuite les favorites  passagères («gozde ») et les concubines («khâss odalik » (d’où vient le terme «  odalisque » ) ou «khâsseki » ) .Parmi les « kasseki » la hiérarchie était liée à l’ordre de naissance des fils .La première de celles-ci , la «bachkadin » était celle qui , la première , avait donné un fils au sultan .L’autorité suprême sur le harem revenait à la mère du souverain , la « vâlide sultan » qui gérait le «  quartier des femmes » avec différents surintendants et le chef des eunuques noirs ( «l’agha des filles » / «kizlar aghasi » )
 

Le Harem , fantasme des occidentaux
http://www.bleublancturc.com/Turqueries/harem.htm

 Le Harem ( Insecula , guide intégral du voyageur )
http://www.insecula.com/salle/MS03493.html 

Le harem de Topkapi ( «  Trois jours à Istanbul » )
http://mapage.noos.fr/jmlabour/pagc3.htm# 

Fantaisies au Harem et nouvelles Schéhérazade ( Muséum )
http://www.museum-lyon.org/expo_temporaires/harem/harem_accueil.htm

 Eugène Delacroix
http://www.diagnopsy.com/Delacroix/Delacroix.htm 

Orientalisme et peinture
http://www.hku.hk/french/dcmScreen/lang3022/lang3022_orientalisme_peinture.htm

dont «  Le Harem »
http://www.hku.hk/french/dcmScreen/lang3022/lang3022_harem.htm

dont : «  odalisques »
http://www.hku.hk/french/dcmScreen/lang3022/lang3022_odalisques.htm

 Orientalisme ( « L’Histoire par l’image » )
http://www.histoire-image.org/histoire/orientalisme/orientalisme.html

Orientalisme –Exotisme
http://www.hku.hk/french/dcmScreen/lang3022/lang3022_orientalisme.htm

 

ISLAM
 

En arabe le terme signifie " soumission à Dieu " et a donné " muslim" (pluriel: "muslimun") " musulman(s) " .On a souvent tendance à considérer l'Islam comme un tout monolithique  et immuable .Il n'en est rien et l'Islam a connu des schismes , des périodes de grandeur et de décadence .Par ailleurs tous les musulmans ( 1,3 à 1,5 milliards ) ne sont pas arabes ( 300 millions seulement ) et tous les arabes ne sont pas musulmans  ( il existe 10% de chrétiens arabes ).

Il se répartit entre plusieurs " familles d'esprit " .

Les sunnites rassemblent l'écrasante majorité des musulmans  ( 95 % en Afrique du Nord et au Proche-Orient ). Ce sont les " orthodoxes " de l'Islam fondant leurs pratiques  religieuse sur le Coran complété par la Sunna. Ils ont reconnu l'autorité du calife  ( " Le commandeur des croyants " )  qui dirige la communauté ( " l'Umma " ) .Le Calife est le successeur et le représentant du Prophète  et il est le dépositaire de la Shari'A. Il n'y a plus de dirigeant officiel de l'Islam sunnite  depuis la disparition du califat le 4 mars 1924. Les sunnites sont subdivisés en quatre écoles : hanbalite , malékite , chaféite , hanafite .Ce sont des écoles juridiques et elles ne diffèrent pas dans la pratique religieuse d'où l'inexistence de conflits .

Les chiites forment un groupe hétérodoxe séparé de la Communauté au VIIe siècle ("grande rupture " ou «  fitna »  ).Ils contestent les conditions dans lesquelles a été assurée la succession de Mahomet .Ils soutiennent que les successeurs du Prophète doivent être choisis parmi les membres de sa famille .La succession légitime revient à Ali , son gendre , 4e calife  et 1er imam de la communauté  chiite. Les partisans d'Ali reconnaissent l'autorité de sa famille , ses deux fils  Hassan ( 2e imam ) et Hussein ( 3e imam ) , puis les descendants de Hussein .Le conflit entre sunnites et chiites repose sur la question de l'imamat  c'est à dire de l'autorité légitime dans l'Islam. La lignée des imams descendants de Hussein ne s'est pas maintenue  jusqu'à nos jours. Le dernier imam a été " occulté "  et ne reviendra qu'à " la fin des temps" , c'est le Mahdi qui inaugurera le règne de Dieu sur Terre .Les chiites sont environ 70 millions , dont 20 - 25 millions dans le monde arabe .Les plus nombreux sont les Duodécimains  ou imâmites qui reconnaissent 12 imams (Irak, Liban , Bahreïn , Émirats arabes unis ).On rencontre aussi les zaydites (Yémen ) , les ismaéliens  , les alaouites ( Syrie ) , les druzes (Liban ) .

Les Kharijites forment un groupe à part .Ce sont les partisans d'Ali " déçus".Ils se sont séparés lors de la bataille de Siffin avec les sunnites en 657.Ils reprochent à Ali d'avoir , par faiblesse , accepté un arbitrage .Les Kharijites  forment de petites communautés  en Algérie ( Mzab ) , en Libye (Djebel Nefoussa ) et à Oman ( Jbel Akhdar ) .
 


 

 

ISLAMISME
 

Au XIXe siècle le terme d'islamisme , plutôt que celui d'Islam , était couramment employé par analogie avec le Judaïsme et le Christianisme. Depuis la victoire de l'ayatollah Khomeiny en Iran ( 1979 ) Islamisme désigne l'Islam politique ou radical dont les partisans sont désignés comme islamistes. Ils se désignent eux-mêmes par le néologisme " islamiyoun " pour se distinguer  des simples musulmans .Ils ne doivent pas non plus être confondus avec les fondamentalistes , partisans d'une simple , mais stricte , application de la Shari'A  sur le plan politico-religieux  ( exemple : les sunnites d'Arabie saoudite ). Ils ne doivent pas non plus être confondus  avec les traditionalistes dépourvus de projet politique et nostalgiques de moeurs et rituels du passé .Les islamistes ( ou intégristes , le terme est synonyme ) sont les adeptes d'une idéologie radicale consistant à utiliser la religion pour s'emparer du Pouvoir. 

 

JIHAD  ( ou DJIHAD )
 

Le terme signifie " effort " en arabe . Au sens premier il est interprété comme l' " effort ou lutte contre soi-même pour devenir meilleur " .C'est par extension que ce terme a finit par désigner  " la Guerre Sainte " . Certaines dynasties, comme celle des Almohades  (1147-1205 ) , ont prétendu en faire le sixième pilier de l'Islam.


  

KADI
 
Le Kadi exerçait le pourvoir judiciaire dans l’empire ottoman. Ils étaient toujours issus du corps des «oulémas » (« hommes de religion » ).Ils étaient formés dans les «medrese »  ( écoles juridico religieuses ).Au terme de leur formation ils étaient affectés aux différentes circonscriptions de l’empire  (« kaza » ou « Kadilik » ) et ils exerçaient alors dans des tribunaux  (« makheme » ) .Les kadi tenaient leur autorité du sultan lui-même et n’étaient responsables que devant lui. Ils appliquaient le droit séculier (« Kanun ») et le droit religieux («Chari’a » ).

  

«KIYAS » ( en arabe : « QIYAS ») 
   

C’est, après la Coran et les hâdiths , la troisième source du droit musulman .Il s’agit du «jugement par analogie » qui permet de résoudre un problème non prévu par des deux textes à partir de la solution qu’ils donnent pour un problème voisin .

  

KULLIYE
 

Littéralement : « l’ensemble » .Le terme désigne une fondation pieuse impériale comprenant, outre une mosquée, de nombreuses dépendances : medrese , hôpital , bibliothèque , etc…Ces multiples dépendances ajoutaient une fonction sociale et culturelle à la fonction religieuse du sanctuaire .Ces complexes pouvaient parfois s’étendre sur une superficie gigantesque (exemple : la «Suleymaniye Camii » d’Istanbul ) .Le premier «kulliye » fut aménagé à l’initiative des sultans seldjoukides .C’est le « Huant Hatun Kulliyesi » à Kayseri daté de 1228-1238.


 

 

MADRASA (en arabe) ( MEDRESE , dénomination turque ).
 

Établissement musulman d'enseignement secondaire et supérieur rattaché à une mosquée .L'étude du Coran et des hadiths étant le point de départ de l'initiation à l'Islam , l'enseignement est inséparable du centre religieux. La « médressé » n’est pas une invention ottomane .Les premières « médressé » apparaissent en Iran oriental à la fin du Xe siècle. C’est le vizir seldjoukide Nizam al-Moulk qui aurait fondé la première véritable « médressé » à Bagdad en 1065.Ce sont probablement les Seljukides qui introduisirent cette institution en Anatolie. Même après l'apparition d'un bâtiment spécifique , les mosquées ordinaires continuèrent d'accueillir  l'enseignement , parfois donné par les savants des madrasas eux-mêmes .La Madrasa ( Médresé ) comportait les logements des maîtres , des savants et des étudiants étrangers , des salles des cours , des bibliothèques , parfois un bain , un hôpital et une cuisine .Ce sont souvent des fondations pieuses qui assurent l'entretien des maîtres et des étudiants .A côté d'une vocation philanthropique évidente , l'institution de la madrasa permettait au donateur d'exercer un certain contrôle sur le contenu de l'enseignement qui y était dispensé . L’essentiel de l’enseignement donné dans ces écoles repose sur la lecture , le commentaire et l’interprétation du Coran et des traditions («hadiths »).Pour cet enseignement on recourt fréquemment à des ouvrages d’auteurs arabes traduits en turc. Une place importante est réservée à l’enseignement de la loi coranique .En dehors de cet enseignement de base les leçons des professeurs portent aussi sur la logique («mantik ») , les mathématiques , la géométrie , l’astronomie , la musique , les sciences naturelles , la médecine , ainsi que sur la grammaire , la rhétorique et la littérature .L’enseignement est donné essentiellement sous la forme de lectures d’œuvre et le travail des étudiants consiste à apprendre par cœur des ouvrages entiers .Au terme de ses études , l’étudiant est soumis à un examen oral qui sanctionne la fin de son cursus et qui lui confère le droit d’enseigner , à son tour , dans une «  médressé » de rang inférieur à celle dans laquelle il a effectué ses études .

 

 

" Tekke " ( Couvent ) et " turbe" ( mausolée ) de Mevlana à Konya

 

MEVLANA
 

C'est un titre signifiant " Notre Maître "  donné en Turquie à Cela al-Din (1207-1273 ) , maître soufi qui vécut à Konya  au XIIIe siècle. On ajoute souvent à son nom le mot de " Rumi " parce qu"il passa la plus grande partie de sa vie en Anatolie. Fils d'un théologien et prédicateur cél èbre  de Balkh au Khorassan (Afganistan ) , il émigra avec sa famille en Anatolie . A la mort de son père il prit sa succession . La rencontre avec un derviche errant , Shams al-Din de Tabriz , modifia radicalement sa vie .Délaissant l'étude livresque , il orienta le soufisme vers la poésie , la musique et la danse ' sema ) . Il fut l'auteur d'une oeuvre poétique considérable , dont un long poème didactique de 45000 vers , le célèbre " Mathnawi " dicté et écrit en persan et qui a fortement marqué l'Islam parce qu'il développe une voie de la réalisation spirituelle dans la charité , l'humilité et l'amour. Ses disciples se rassemblèrent en une confrérie (" tarikat " )  que son fils , Sultan Veled , organisa en ordre , celui des Mevlevis ("derviches tourneurs " ). 
 

«Viens, sois des nôtres !
Qui que tu sois, sois des nôtres !
Que tu sois mécréant, idolâtre ou mage,
Ou que tu aies violé cent fois ton serment…
Sois des nôtres ! Notre foyer n’est pas la porte du désespoir ;
Mais bien la porte de l’espérance. De grâce, sois des nôtres
 »

Celaleddin Rûmi, dit Mevlânâ

 

"Dis-moi ce que tu cherches, je te dirai qui tu es :
Si tu es à la recherche de la demeure de l'âme, tu es une âme ;
Si tu es en quête d'un morceau de pain, tu es du pain.
Si tu peux saisir le secret de cette subtilité, tu comprendras :
Chaque chose que tu recherches, c'est cela que tu es
".
 

Celaleddin Rûmi, dit Mevlânâ

 

Parabole de l'éléphant

« Des Indous avaient amené un éléphant; ils l'exhibèrent dans une maison obscure.

Plusieurs personnes entrèrent, une par une, dans le noir, afin de le voir.

Ne pouvant le voir des yeux, ils le tâtèrent de la main.

L'un posa la main sur sa trompe; il dit : « Cette créature est telle un tuyau d'eau. »

L'autre lui toucha l'oreille : elle lui apparut semblable à un éventail.

Lui ayant saisi la jambe, un autre déclara : « L'éléphant a forme de pilier. »

Après lui avoir posé la main sur le dos, un autre dit : « En vérité, cet éléphant est comme un trône. »

De même, chaque fois que quelqu'un entendait une description de l'éléphant, il la comprenait d'après la partie qu'il avait touchée.

Leurs affirmations variaient selon ce qu'ils avaient perçu l'un l'appelait dal, l'autre alîf.

Si chacun d'eux avait été muni d'une chandelle, leurs paroles n'auraient pas différé.

L'oeil de la perception est aussi limité que la paume de la main qui ne pouvait cerner la totalité (de l'éléphant).

L'oeil de la mer est une chose, l'écume en est une autre; délaisse l'écume et regarde avec l'œil de la mer.

Jour et nuit, provenant de la mer, se meuvent les flocons d'écume; tu vois l'écume, non la mer. Que c'est étrange! Nous nous heurtons les uns contre les autres comme des barques; nos yeux sont aveuglés; l'eau est pourtant claire. O toi qui t'es endormi dans le bâteau du corps, tu as vu l'eau; contemple l'Eau de l'eau.

L'eau a une Eau qui la pousse, l'esprit un Esprit qui l'appelle. » 

Celaleddin Rûmi, dit Mevlânâ

 

«  Dans le coeur des amants qui boivent la lie, brûlent les désirs ardents.
Dans le for intérieur des sages au coeur sombre, il y a des réfutations.

La raison dit: "Ne pose pas ici le pied, car dans l'anéantissement, il n'y a que des épines."
L'amour répond à la raison: "C'est en toi-même que se trouvent les épines."

Oh! reste silencieux, arrache l'épine de l'existence de ton coeur,
Afin de découvrir dans ta propre âme des roseraies,

Ô Sham Tabrîzî! Tu es le soleil caché dans le nuages des lettres.
Quand ton soleil s'est levé, se sont effacées les paroles.

Je suis devenu comme une prière par tant de prières que j'ai faites;
Quiconque voit mon visage me demande de prier pour lui.

Mais à tes yeux, j'ai la couleur des impies,
Car tes yeux qui tuent sans merci quand ils me voient cherchent la guerre.

Si la séparation d'avec toi me tue, je lui pardonne:
Quel prix du sang peut réclamer à celui qui le tue

Le captif mis à mort dans la guerre sainte?
Je t'ai salué, je t'ai prêté un serment d'allégeance, Tu m'as dit: "Comment es-tu?"

Je suis dans l'état du pauvre cuivre qui appelle la pierre philosophale.
Le portrait est tel que l'a fait le peintre;

Le corps blessé est tel qu'il réclame le remède.
Que tes paroles ne soient pas comme l'ombre devant le soleil!

Les poussière s'enfuient de l'ombre et cherchent un rayon de lumière.
Oh! la générosité et la bienfaisance de Shams de Tabrîz!

Le soleil de la voûte azurée lu réclame un don.
Celui à qui s'est dévoilé le mystère de l'amour,

Celui-là n'est plus, car il s'est effacé dans l'amour.
Place devant le soleil la chandelle ardente

Et vois comme son éclat disparaît devant ces lumières:
La chandelle n'existe plus, la chandelle s'est transmuée en lumière.

Il n'y a plus de signes d'elle, elle-même est devenue signe.
Il ne va de même pour du feu corporel dans la lumière de l'esprit:

Il ne reste pas feu, il devient cette flamme.
Le ruisseau court à la recherche de l'océan;

Il se perd quand il s'est noyé dans l'océan.
Tant que la recherche existe, le cherché n'est pas connu;

Quand l'objet de la recherche est atteint, cette recherche devient vaine.
Donc, tant que la recherche existe, cette quête est imparfaite.

Quant la recherche n'est plus, elle acquiert alors la suprématie »
 

Celaleddin Rûmi, dit Mevlânâ
 

"Va, et pose ta tête sur l'oreiller, laisse-moi seul.

Quitte ce pauvre qui est condamné et qui passe ses nuits à errer.

Les nuits, jusqu'au matin, nous les passons à lutter, à nous débattre dans les vagues de l'Amour.

Si tu le veux, viens et pardonne nous

Si tu le veux, va t'en et tourmente-nous"
 

Celaleddin Rûmi, dit Mevlânâ

 

Rumi, citations et biographie
http://www.onelittleangel.com/sagesse/citations/rumi.asp

L'ISLAM TURC EN CITATIONS
http://www.bleublancturc.com/Franco-Turcs/Islam/Citations_Islamturc.htm

MEVLANA CELALETTIN RUMI et les derviches tourneurs de Konya ,Des derviches qui ont fait tourner la tête des Français!
http://www.bleublancturc.com/TurcsconnusFR/Mevlana.htm

 

Celaleddin Rumi  - Mevlana ( Guide Turquie )
http://www.planet-turquie-guide.com/mevlana-derviches.htm

 

Yunus EMRE et Mevlana Celaleddin RUMÝ Par Yakup YURT
http://www.bazik.net/index.php?num=4&texte=44

 

Rumi Friends : Poems  ( french translation )
http://rumifriends.org/poems/

 

Les Derviches tourneurs ,Voie d'élévation psycho-spirituelle soufie
http://www.unisson06.org/dossiers/religion/ecrits_spirituels/islam/derviches_tourneurs.htm

 

Les derviches tourneurs ( «  Vitrifolks » )
http://vitrifolk.apinc.org/divers-egypte-autres-derviches.html

 

LES DERVICHES TOURNEURS UNE DANSE ÉSOTÉRIQUE de EVA MEYEROVITCH
http://jean.dif.free.fr/Images/Turquie/Derviches.html

Origines du soufisme
http://www.saveurs-soufies.com/htm/pageLibre000100d8.html

 

Le Soufisme , La voie du Coeur de l'Islam
http://www.unisson06.org/dossiers/religion/ecrits_spirituels/islam/soufisme.htm

 

Le Soufisme ( « Histoire et Mémoire » )
http://histoiresdememoire.org/article.php3?id_article=105

Hallâj-Ibn 'Arabî-Rûmî  ( « TROIS FIGURES DU SOUFISME »  )
http://jm.saliege.com/soufisme1.htm

 

MIHRAB
 

C'est un élément architectural ou décoratif , généralement une  niche de la salle de prières indiquant la direction de La Mekke et marquant ainsi l'orientation à utiliser pour la " salat " ( " prière " ) . Le mihrab n'apparaît qu'à l'époque Umayyade , vers le début du VIIIe siècle , sous forme de niches concaves , et devient rapidement l'endroit le plus orné de la salle de prières .

 

MINARET
 

En arabe : "manara "  , "manar " ("tour -vigie ") , "sawma'a " ( " cellule d'ermite " ) ou " ma'dhana " , " mi'dhana "  ( " lieu d'où est lancé l'appel à la prière " ) .Le mot français est issu d'un terme turc tardif , lui-même dérivé de " manara " .C'est une tour d'où se fait l'appel à la prière .L'origine et l'évolution de ces tours est mal connue. Leur origine est peut être à rechercher dans les phares pré- islamiques ( en arabe  :" mânar " ("point de lumière ")).Les premières moquées ne comportaient pas de minaret  et l'appel à la prière se faisait depuis le toit du bâtiment .Le minaret est devenu un véritable symbole de l'Islam.

 

MINBAR
 

C’est la chaire à degrés ( souvent un escalier de plusieurs marches ) où se tient l'imam pour délivrer le prône  (sermon) du vendredi dans les grandes mosquées . C'était initialement un symbole de souveraineté ( trône réservé au Prophète et à ses successeurs ) , puis le minbar est devenu la chaire où l'imam (" khatib") parlait debout sur une des marches sans jamais accéder à la plate-forme supérieure

 

MOSQUÉE
 

Le terme  est la forme francisée de l'arabe "masjid " , par l'intermédiaire de l'espagnol " mesquita " . Etymologiquement " masjid " signifie  : " Le lieu où l'on se prosterne " , c'est-à-dire le lieu où s'accomplit la prière rituelle .la première mosquée  fut aménagée par le Prophèteb lui-même , à Médine , dans sa propre demeure .Le terme " masjid " est connu dans le Coran  ( XVII,1) où il désigne le " haram " de La Mekke  ("Al masjid - al haram " ( " Mosquée sacrée " ) et " Al masjid  al-aqsa " (" Mosquée lointaine " )  , l'esplanade de l'ancien temple de Jérusalem .A côté du simple oratoire , existent aussi la " grande mosquée " (ou " Mosquée -cathédrale " )  ( "Al masjid _al-jani " ou " Al-jani " ).C'est le lieu où l'on doit célébrer officiellement la prière du vendredi à midi , suivie  de la "khutba " ( "harangue" ) prononcée par l'imam. D'autres particularités  architecturales caractérisent la " grande mosquée " : le " mihrab " , la "maksura"   , le minaret , les bassins des ablutions , etc...

 

MOSQUÉE OTTOMANE
 

Le type de base de la mosquée ottomane est un cube surmonté d'une coupole , et jusqu'au XVIII e siècle , la salle unique est restée la formule prédominante .A la fin du XIV e siècle apparaît à Brousse  le plan en " T " renversé composé de deux salles  carrées communicantes  et couvertes  en coupoles , flanquées latéralement d'autres salles plus basses également couverts de coupoles .Le troisième type de mosquée est celui de la salle hypostyle à petits nombre de travées identiques  à coupoles

 

QIBLA


C'est la direction vers laquelle le fidèle doit se tourner pour la prière .C'était à l'origine Jérusalem puis , à partir de 624 ( 2 ans après l'Hégire ) , la Ka'aba de la Mekke .Dans les mosquées  le mur qibla est celui dans lequel est aménagé le mihrab qui indique cette direction aux fidèles . Ces derniers doivent lui faire face .

 

RUM ( «Romain») 
 

Ce terme désignait dans l’empire ottoman les chrétiens orthodoxes et , par extension les sujets de l’empire byzantin , héritier de Rome .Ces derniers se désignaient eux-mêmes par le titre  de «  romains ». Par la suite  «Rum » sera traduit  par «  grec » , une appellation vague désignant indistinctement de nombreuses minorités dispersées dans l’empire ottoman : slaves des Balkans , Valaques , géorgiens , etc…Les Seljukides formèrent en Asie Mineure le sultanat seldjoukide de Roum ( 1077-1308) , la partie la plus occidentale de leur empire , avec des territoires pris aux Byzantins , la capitale en fut d’abord Nicée , puis Konya ( Iconium )

  

«SADIRVAN » 
 

Fontaine aux ablutions située dans la cours d’une mosquée .

  

«SEBIL » 
 

C’est une fontaine monumentale construite à l’initiative d’ un haut personnage : sultan ou membre de l’aristocratie .Parmi les «  sibil » les plus connues figurent les fontaines d’Ahmed III édifiées près de Sainte Sophie ( 1729 ) et à Uskudar (1729) .Elles voisinent très souvent de grandes mosquées , des « medrese » , des « turbe » ou des quartiers à vocation commerciale .

  

«SEMA »  
 

Littéralement le terme signifie « audition » .C’est la danse giratoire des «  derviches tourneurs » qui se déroule dans la salle de danse du couvent ( « semâhâne » ).La « sama » est incluse dans un rite , le «  dhikr ») ( la commémoration ) provoquant une rêverie  qui doit mener à l’extase .Elle figure une vision cosmique du Monde ( «  ( … ) le ciel est comme la robe d’un derviche dansant  ( … ) » .C’est une prière adressée à l’Univers qui doit permettre au derviche de s’unir à Dieu .Elle obéit à un rituel très précis :le vêtement blanc des derviches symbolise la couleur du deuil, leur grand manteau noir le tombeau et la toque la pierre tombale .La cérémonie est présidée par le « cheikh »  représentant Mevlana , pôle ( « qutb » ) et point d’intersection entre le temporel et l’intemporel . Lors de la cérémonie les derviches effectuent trois tours de piste symbolisant les trois approches de Dieu : par la loi religieuse , par la contemplation et par l’union. En signe de résurrection spirituelle , ils se débarrassent de leur manteau noir et entreprennent leurs évolutions giratoires , la main droite ouverte vers le ciel pour recevoir la grâce divine , la gauche tournée vers la terre pour répandre cette grâce .Ils tournent autour de la salle , à l’exception du «  cheikh » qui vire sur lui-même., sur la ligne idéale au centre de la piste circulaire symbolisant le soleil et son rayonnement .Au cours de leurs mouvements les danseurs forment deux arcs : l’un symbolise l’assimilation des âmes dans la matière , sa trajectoire est celle de la voie la plus courte vers le centre du cercle , l’autre l’ascension des âmes vers Dieu

  

SINAN 

Sinan serait né entre 1489 et 1491.Il fut recruté vers 1512 comme devshirmé ( cf. – « Desvhirmé » ) ce qui laisse supposer qu’il faisait partie des communautés chrétiennes soumises à la puissance ottomane. Son origine est discuté , certains auteurs le considérant comme grec , d’autres comme arménien, voire autrichien , croate ou albanais …Enlevé à sa famille à l’âge de 21 ans , Sinan arriva à Istanbul pour parfaire sa formation de janissaire .Outre le métier des armes , il apprit à lire , écrire et calculer et il reçut un enseignement religieux .Il participa aux campagnes de Sélim Ier en Perse et en Égypte .En 1537 il intégra la garde impériale de Soliman .c’est vers la même époque que débuta sa carrière architecturale. En 1536 il édifia une mosquée à Alep. Cette réalisation ( et une réputation déjà solidement établie )  semble avoir attiré l’attention de Soliman car le sultan lui confia la charge de construire des ponts , des enceintes , de forteresses  et de remplacer Adjem Isa pour  achever le complexe del’Haseki Hurrem Camii à Istanbul. Il fut nommé architecte du sultan en 1539.Sinan fut l’auteur , durant sa longue carrière de 50 ans , de 335 bâtiments .Son premier chef d’œuvre fut la mosquée de Shézadé ( 1543 ) à Istanbul. Sinan fut aussi le concepteur de la Suleymanié dont la première pierre fut posée le 15 juin 1550.Mais c’est avec la Sélimiyé d’Edirné , une mosquée d’une légèreté toute aérienne et inondée de lumière ,que Sinan parvint à l’apothéose de son art ( 1567-1573 ).La grande salle de prière  comporte une coupole de 31,50 mètres de haut  ,pour 27 mètres à la Suleymanié , avec une hauteur de 44 mètres au dessus du pavement alors qu’elle était de 54 mètres à la mosquée de Soliman. En 1583 il trouva encore la force d’effectuer un pèlerinage à la Mekke avant de mourir presque centenaire .
 

MIMAR SINAN (The Architect) 1490 - 1588
http://www.allaboutturkey.com/sinan.htm 

Mimar Sinan ( Turquie , Ministère de la Culture et du Tourisme )
http://www.kulturturizm.gov.tr/portal/default_fr.asp?belgeno=629 

Mimar Sinan ( Insecula , gide intégral du voyageur )
http://www.insecula.com/contact/A011172.html

Sultanahmet, Süleymaniye et Yenicami ( les mosquées d’Istanbul )
http://www.sarazota.com/Turquie/mosquees.php 

Mimar Sinan: Master Builder of the 16th Century Ottoman Mosque ( Washington State University )
http://mimoza.marmara.edu.tr/~avni/H62SANAT/mimarsinan.hayati.htm 

Mimar Sinan: Master Builder of the 16th Century
http://mimoza.marmara.edu.tr/~avni/H62SANAT/mimarsinan/

Sample Pages from The Buildings of Mimar Sinan
http://www.imagins.com/MM/SinSmpl.htm

  

SOUFISME  

Le terme semble issu de l’arabe  «  sûf »  s’appliquant à la robe de laine que portaient les premiers représentants de ce mouvement C’est un courant de l’Islam se caractérisant par une vision du Monde et une manière de vivre tendant à rapprocher de Dieu. Le but ultime étant l’union avec la divinité .Dans le cadre de cette définition très générale le soufisme a tendu à se présenter comme la mystique musulmane par excellence .Le soufisme se situait en dehors de toute doctrine définie par les théologiens  sunnites et , de ce fait , il fut âprement combattu par ces derniers .Les premiers mystiques musulmans semblent être apparus dès l’époque des Omeyyades, le plus connu est Al-Hasan al-Basri un prédicateur irakien dont les aphorismes sont restés célèbres . Les soufistes prônaient le renoncement aux biens de ce monde afin d’établir une communication personnelle avec Dieu  et d’accéder , au Paradis , au rang des «  proches de Dieu » ( ou «  al-mûqqarabun » ).les soufistes s’organisèrent en «  ordres » ou «  confréries » bien qu’il existât toujours des soufis «  indépendants » .Beaucoup cependant adoptèrent la vie cénobitique dans des demeures spécialement aménagées à cet effet et appelées de noms divers : «  ribât , zâwiya , khâniqât , » poussés par le désir de trouver un maître expérimenté qui pu les guider dans cette voie .

« Frère ! Le sage fait le bien sans nul désir et évite le mal sans nul jugement .Il fréquente tout le monde sans nul attachement, reste séparé de tous sans aucune pensée de fuite  et voit Dieu à travers tout sans qu’il y ait nul dualisme ( … ).Il désire Dieu sans nul imploration  et il L’oublie parfois sans distinguer  la réalité de l’oubli de celle du rappel .Il est présent dans l’oubli et oublieux dans la présence.( … ) Le sage est en même temps Dieu et créature .Il trouve le seigneur dans l’état de servitude et trouve cet état identique à l’état seigneurial. Il n’a que faire de ces états car sa réalité dépasse la seigneurie et la servitude ( … ) Il est à lui-même sans lui-même ( … ) Le sage est celui qui connaît mais cela n’est qu’une expression, il est identique à l’objet de sa connaissance .L’objet de connaissance n’est qu’une expression , il est identique à celui qui connaît .Connaissant et connu ne sont que deux mots illusoires , il n’y a ni connaissant ni connu .Voici la réalité sans réalité et voici l’ultime limite de la connaissance  qui n’est que perplexité et ignorance ( … ) le sage est au-delà de l’espace et du temps , ce Monde çi et l’autre lui sont indifférents , le paradis et l’enfer lui sont indifférents .Écoute bien il n’y a pas lieu d’être prolixe .rappelle toi de Dieu sans en faire une idole. Abandonne ton moi sans t’oublier .respecte la Loi sans aucune intention ni aucune prétention et évite ce que la Loi t’interdit sans jugement ni crainte .Sois bon sans t’attacher à tes actes et sois satisfait de ce qui t’arrive sans t’y attarder .profite du plaisir licite sans oublier la réalité qui s’y cache  et ne t’enorgueillis pas de la découverte de cette réalité .Ne sois ni présent , ni absent , ni serviteur , ni seigneur , Sois et ne sois pas .Suis les directives du plus parfait des envoyés .Ne distingue pas Muhammad de la vérité mais ne limite pas la vérité à Muhammad .Voici la perfection de la perfection de la perfection. Dieu connaît mieux la réalité des choses. Il est la réalité des choses. Paix .( «  L’épître sur le sage ( Resâle-Ye ‘aref ) du maître de l’itlâq Khâje Khord , originaire de la région de Kaboul et qui vécut au XVIIIe siècle ).

 

Origines du soufisme
http://www.saveurs-soufies.com/htm/pageLibre000100d8.html

Le Soufisme ,
La voie du Coeur de l'Islam
http://www.unisson06.org/dossiers/religion/ecrits_spirituels/islam/soufisme.htm

Le Soufisme ( «  Histoire et Mémoire » )
http://histoiresdememoire.org/article.php3?id_article=105

 


 

  

« SUBLIME PORTE » («BAB-I’ALI »)
En abrégé : « La Porte »  
 

Le terme désignait à l’origine la résidence affectée au Grand Vizir  et où se tinrent les séances du «  Divan » à partir de 1654.Par la suite , et par extension , le terme en vint à désigner le gouvernement ottoman lui-même.


 

  

SULEYMANIE CAMII  (MOSQUEE DE SOLIMAN LE MAGNIFIQUE )

Elle fut construite par l’architecte Sinan entre 1550 et 1557.Comme toutes les grandes réalisations impériales elle est entourée  elle est entourée d’un complexe (« kulliye » ( cf. – ci-dessus )) regroupant des écoles , un « imaret » ( « restaurant populaire » ) , un hospice pour les voyageurs, un hôpital , des bains , …La mosquée proprement dite est précédée d’une cour  bordée de portiques .La salle de prière  est couverte par une coupole principale dont la hauteur sous la clef est de 23 mètres .Elle est percée de 32 fenêtres .

  

SULTAN 

Ce terme d’origine arabe désigne le souverain dans l’empire ottoman. Mais le monarque usait fréquemment d’autres titres : « châh » ( terme d’origine iranienne ), «  padichâh » ( terme d’origine turco-mongole ) , «  khan » ( terme d’origine mongole ). Aux premiers temps de la dynastie ottomane , l’absence de règle successorale établie eut pour conséquence que le prétendant qui parvenait à s’imposer au trône faisait exécuter aussitôt ses concurrents réels ou supposés ( frères , neveux , etc… ). Cest la «  loi du fratricide » qui s’imposa jusqu’au XVIIe siècle .Par la suite on lui préféra le système du « kafès »  qui permettait au prétendant d’enfermer ses rivaux  dans une partie secrète du palais , le « kafès » ( « cage » ) .A partir du XVII-XVIIIe siècle la tradition s’imposa de confier la succession dynastique à l’aîné de la famille .Le sultan disposait de l’essentiel du pouvoir politique et religieux .Monarque absolu il dirigeait l’empire soit personnellement soit par l’intermédiaire de son vizir .Il était aussi le chef suprême des armées .Il négociait et ratifiait les traités .Il était aussi le «  Commandeur des croyants » , représentant de Dieu sur terre et, de ce fait , chef de la communauté sunnite .Par ailleurs depuis la conquête de l’Orient arabe , il était aussi «  hadimu  i-haramaynu s-chârifayn » ( «  Serviteur des deux saints sanctuaire » ), c’est-à-dire protecteur de la Mekke et de Médine .Le pouvoir du sultan bien qu’absolu, était cependant limité par sa soumission aux lois islamiques .Ses décisions étaient exprimées par des commandements ( « firman » )  frappés de son emblème ( «  tughra » ) qui les rendaient immédiatement exécutoires .

 

SUNNISME
 

C'est la doctrine de ceux qui se présentent comme les "Ahl al-sunna wa-l-jammâ'a ", c'est-à-dire  " les partisans  de la Sunna et de l'union communautaire " ou , plus simplement , "Les partisans de la Sunna " .Majoritaires dans le monde musulman , les sunnites se définissent comme orthodoxes et s'opposent aux autres courants par le rôle qu'ils accordent à la Communauté ("Ummâ ") et à sa tradition à laquelle ils recourent pour compléter l'enseignement du Coran .Ils considèrent le " hâdith " comme base de la Loi. Sur le plan doctrinal, les sunnites s'en tiennent à la lettre du texte de la Révélation. Dans le domaine politique , ils sont partisans d'un califat électif  basé sur le libre choix ("ikhitiya " ) plutôt que sur la désignation testamentaire (" nass ") adoptée par les chiites . 
 

«L’Islam , c’est quoi au juste ? »( Histoire de Mémoire .org )
http://histoiresdememoire.org/article.php3?id_article=84

 «Sunnisme »( Wikipedia , encyclopédie libre )
http://fr.wikipedia.org/wiki/Sunnisme 

«Le sunnisme et le chiisme » de J.Janssens ( 2000 )
http://oumma.com/article.php3?id_article=41 

«Les divers courants de l’Islam »du Dr.W.Kreiss
http://www.egliselutherienne.org/bibliotheque/doctrine/islam/Isla_3.htm 

«Diversité et historicité de l'islam » Pierre Lory, directeur d'études à l'École pratique des hautes études - 5ème section des sciences religieuses
http://eduscol.education.fr/index.php?./D0126/fait_religieux_lory.htm

«Les schismes de l’Islam » ( Portail religions.com )
http://www.portail-religion.com/FR/dossier/islam/schismes/index.php

« Sunnisme”( Encyclopedia.snyke.com )
http://encyclopedie.snyke.com/articles/sunnisme.html

“ Islam : un dieu unique , plusieurs secte »
http://pages.ifrance.com/pages/livres/co-islam/chap3.htm

  

«TEKKE »
 

Couvent de derviches

  

THULUTH ( EN TURC : « SULUS ») 
 

C’est l’un des six principaux types d’écriture cursive arabe et l’une des plus utilisées par les ottomans dans les inscriptions décoratives .

 

TURBE  ( Mausolée )  

Le « turbe »  est le lieu de sépulture des grands personnages de l’empire , surtout des sultans . Ce terme désigne chez les turcs le mausolée. Théoriquement l'Islam interdit les tombes ornées et le culte funéraire .Les turcs n'ont jamais respecté cette interdiction et chez eux le culte des morts est demeuré très vivace Ce sont des édifices à plan hexagonal ou octogonal , surmontés d’une coupole et dont l’intérieur est richement décorés de carreaux de faïence .En Iran , comme en Anatolie les mausolées occupent une place importante dans l'architecture .Les turbés sont édifiés au carrefour des routes , sur les places publiques ou près des médresés .Ils sont surmontés d'une coupole et ils comprennent deux étages : le sous-sol contient le caveau funéraire et la partie supérieur constitue un oratoire auquel on accède par un escalier extérieur .Réalisés en pierre de taille , ces mausolées sont pourvus d'une décoration exubérante base sur des motifs floraux ou géométriques .

 

 

VIZIR ( GRAND VIZIR )

Le grand vizir était le représentant du Sultan  («vekîl-i mutlak ») qui lui délègue la quasi-totalité de ses pouvoirs. Il présidait le divan ( auquel le sultan cessa d’assister à partir du Xve siècle ).Il était aussi le commandant en chef ( en l’absence du sultan) des grandes expéditions militaires .Dans la pratique il finit par gouverner l’empire , mais son pouvoir était cependant limité par l’obligation de consulter les autres vizirs pour toutes les décisions importantes , par l’accord du contrôleur des finances («deftendar » )pour toute dépense. Par ailleurs il était dépourvu d’autorité sur le corps des janissaires , garde prétorienne du sultan. Le grand vizir devait régulièrement rendre compte au sultan, en particulier lors des séances du divan. Sa situation , et parfois même sa propre vie  ( !) étaient en fait entièrement dépendantes du sultan.

 

" Yali" sur les bords du Bosphore , non loin d'Istanbul

 

«YALI »
 

Les yalis étaient de majestueuses demeures de bois, perchées sur le front de mer et servant de résidences estivales à l'écart du centre de la vieille ville. A partir de la fin du XVIIe siècle, pachas et Grands Vizirs bâtirent leurs séjours au bord de l'eau sur les rives du Bosphore, dans un écrin verdoyant de coteaux boisés, qu'éclaboussaient au printemps les fleurs blanches des arbres de Judée. Construits pour l'agrément et le prestige, de nombreux yalis s'étendirent au gré des exigences de leurs propriétaires. Des ailes supplémentaires étaient soutenues sur des piliers de bois, de nouveaux avant-corps faisaient saillie au-dessus de la mer. Nombre des Turcs les plus aisés possédaient une résidence d'été au bord du détroit, tout en conservant pour l'hiver leur maison de ville (konak) au coeur d'lstanbul. Chaque été des familles entières remontaient le Bosphore à bord de leurs caïques; d'autres quittaient lstanbul pour des villégiatures du littoral de la mer de Marmara, ou pour les iles des Princes. 

 

YUNUS EMRE  ( V.1240 –1320 ) 

Poète mystique , il fut l’élève du derviche Tapduk Baba, installé dans la région de la rivière Sakarya , dans le nord-ouest de l’Anatolie .Il mena l’existence d’un derviche itinérant sur les routes de l’Anatolie , rédigeant des poésies encore lues dans la Turquie d’aujourd’hui .
 

"Celui qui fit ce talisman qu'est l'homme
Celui qui sait parler toutes les langues
Celui que ciel ni terre ne peuvent contenir
Est contenu tout entier dans mon âme "

"Nous avons plongé dans l'Essence
et fait le tour du corps humain
Trouvé le cours de l'univers
tout entier dans le corps humain
"

Yunus Emre

La science, c’est acquérir la connaissance
Permettant de se connaître soi-même
On ne se connaît jamais à suffisance
La solution est de continuer à chercher

Yunus Emre

 "Quand tu cherches Dieu, cherche-le dans ton coeur. Il n'est pas à Jérusalem, ni à la Mecque, ni dans le hajj"

Yunus Emre

 

Yunus EMRE et Mevlana Celaleddin RUMÝ Par Yakup YURT
http://www.bazik.net/index.php?num=4&texte=44

  

 

Histoire de l’empire ottoman de Th. Lavallée, Paris, 1855, 538 p. Les événements qui se passent aujourd'hui en Orient sont la suite et la conséquence des révolutions qui ont agité cette partie du monde depuis plusieurs siècles. Pour bien comprendre les faits qui s'accomplissent sous nos yeux, pour bien apprécier la mission et les droits de la France dans la guerre actuelle, pour en préjuger même l’issue et les résultats, ainsi que l'influence qu'elle doit avoir sur les destinées de l'Europe, il faut connaître, non dans ses détails, qui intéressent peu les peuples de l'Occident, mais dans ses grands traits, ses résultats généraux, ses plus importantes révolutions, l'histoire de la formation, de la grandeur, de la décadence de l'empire ottoman; il faut avoir une idée nette des institutions, des mœurs, des races, des peuples, des religions de cet empire, composé de tant d'éléments différents; il faut débrouiller même la géographie de ces pays si mal connus….

Histoire turque et ottomane de G. Veinstein, 21 p.

A MILITARY HISTORY OF THE OTTOMANS From Osman to Ataturk by Mesut Uyar and Edward J. Erickson, PRAEGER SECURITY INTERNATIONAL, An Imprint of ABC-CLIO, LLC, 413 p.

The Cambridge History of Turkey, vol.3, The Later Ottoman Empire ( 1603-1839 ), Suraya N. Faroqiii edit. 2006, 642 p.

The Ottoman Empire and Early Modern Europe by D. Goffman, 28 p. , Cambridge University Press, 2002, 28 p.

LES OTTOMANS, L’EMPIRE DES TROIS MERS ET DES TROIS CONTINENTS, 2 p., Institut du Monde Arabe ( IMA ). À l’exception notable du Maroc et d’une partie de la Péninsule arabique, tous les pays de langue arabe ont été progressivement intégrés dans l’Empire ottoman à partir du début du XVIe siècle, et certains le sont restés jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale. Aucune autre dynastie musulmane n’avait auparavant réussi à exercer aussi longtemps sa domination sur toute cette zone allant d’Alger à Bagdad et d’Alep à La Mecque. Certes, les Ottomans ont dû s’adapter partout aux conditions locales et déterminer leur politique en fonction de la situation stratégique, de la valeur économique et de la tradition étatique de chacun de ces pays…..

L’EMPIRE DES STEPPES , Attila, Gengis-Khan, Tamerlan par René GROUSSET (1885-1952) Editions Payot, Paris, quatrième édition, 1965, pages 1-620 (première édition : 1938).Édition complétée le 15 décembre 2006 à Chicoutimi, Québec., 669 p.

History & Culture of Turkey: From Anatolian Civilization to Modern Republic. A guide created by Chatham students for Chatham students for our 2010-2011 Global Focus, Chatham University, 16 p.

Muslim Architecture under Ottoman Patronage by R. Saoud, 2004, 26 p.

FROM BYZANTINE CONSTANTINOPLE to OTTOMAN KOSTANTINIYYE: CREATION of a COSMOPOLITAN CAPITAL and VISUAL CULTURE UNDER SULTAN MEHMED II by Gulru Necipoglu, 23 p. THE conquest of Constantinople engendered Mehmed II's lifelong ambition to revive the ruinous city's ancient status as the prosperous capital of a world empire. This essay interprets the sultan's negotiation of the western and eastern cultural horizons of his rapidly expanding domains through visual cosmopolitanism, a process of "creative translation" and fusion that contributed to the construction of a multifaceted imperial identity…..

L’orientalisme : un mirage occidental, 6 p. Bien que le mot orientalisme, dérivé d’oriental, ne fut attesté qu’en 1826 et enregistré dans le dictionnaire de l’Académie Française en 1932, le courant pictural qui le caractérise n’est pas une invention idéologique du XIXème siècle. La curiosité pour le Levant prend source avec les Croisades et préoccupe l’Europe puis l’Occident tout entier pendant cinq siècles, pour se tarir avec la décolonisation dans les années 1960….

The morphological history of Istanbul by A. Sema Kubat, Urban Morphology, 1999, 3 (1), 28-41. 14 p.

Theodosian Walls of Istanbul. Cultural heritage and Urban potential for a Metropolis for the 21 st Century, Aachen, July 2012, 16 p.

A HISTORICAL PANORAMA OF AN ISTANBUL NEIGHBORHOOD: CIHANGIR FROM THE LATE NINETEENTH CENTURY TO THE 2000s by Binnaz Tugba Sasanlar, The Atatürk Institute for Modern Turkish History, Bogaziçi University, 2006, 304 P. This study can be seen as a contribution to the history of a cosmopolitan Istanbul neighborhood, Cihangir, where Greeks, Armenians, Jews, Levantines, Turks, and other Muslim and non-Muslim inhabitants lived in harmony for centuries. Based on oral history narratives by 6 p, the present study aims to shed light on its cosmopolitan fabric and the changes it has undergone throughout the republican history of Turkey. It reflects its author’s perspective which situates the story of Cihangir within theframework of the story of the decline of cosmopolitan Istanbul due to the Turkification policies of the nationalist state….

HISTORIC AREAS OF ISTANBUL WORLD HERITAGE SITE 6 th TO 11TH APRIL 2006, World Heritage, 53 p.

İSTANBUL : History & Population by Prof. Dr. İlber ORTAYLI, 27 p.

Suleymaniye Mosque of Mimar Sinan in Turkish Architectural Construction History by Yesim Kamile Aktuglu, Mujde Altin, Mine Tanac, Ozgul Karaman Yilmaz, Mutlu Secer, Ozgur ozdag  & Ilker Kahraman, Proceedings of the Third International Congress on Construction History, Cottbus, May 2009, 5 p. The most distinguished and the greatest architect of the Ottoman Empire and also of the Turkish Achitecture is Mimar Sinan. He had built lots of mosques, bridges and complexes, mainly in Istanbul and in the sovereignty of the Ottoman Empire. One of his most famous mosques is Suleymaniye, built for Sultan Suleyman in 16th century. The structural solution of the whole building will be explained in terms of the load transferring structure, starting from the top of the dome to the end of the columns and the perimeter masonry walls, supported with iron bars in between the columns at the end points of the arches, spanning the upper space above the people…

Encyclopedia of the Ottoman Empire by G. Agoston & B. Masters, Facts on File, 2009, 689 p.

The Ottoman Way of Governing Multi-Ethnic and Multi-Religious Communities ( Osmanlının Çoklu Etnik ve Dini Toplumları Yönetme Metodu ) by Memet Yetişgin, 34 p. Although ruling over multi-ethnic and multi-religious communities for many centuries in some of the most troubled regions in the world was not an easy task, the Ottoman Turks had pretty much succeeded in doing this. For this, the administrative methods of the Ottomans were allowed to be shaped by geographic, ethnic, religious and cultural environments and needs. Even though the Ottoman Turks strictly adhered to the Islamic laws, they did not hesitate to introduce new laws shaped by a long Turkish history and tradition to create better opportunities to both the ruler and the ruled…..

Daily Life in the Ottoman Empire by Mehrdad Kia, 2011, ABC-CLIO, The Greenwood Press Daily Life Through History Series, Greenwood edit., 320 p. Much has been written about the rise, decline, and fall of the Ottoman Empire and the achievements of its greatest and most charismatic rulers, Mehmed II (1444 –1446, 1451–1481), the conqueror of Constantinople; Selim I (1512–1520), who brought the Arab Middle East and Egypt under Ottoman rule; and Süleyman the Magnificent (1520–1566), who led his armies to the gates of Vienna after conquering Belgrade and Budapest. Historians have also written extensively about the causes for the decline of the Ottoman state, which began at the end of the 16th century, and the military defeats that the empire suffered at the hands of European powers, forcing Ottoman sultans and statesmen to introduce administrative, political, social, economic, and educational reforms throughout the 19th century…

Ottoman Architecture. History and Public Spaces by A. Vimercati , 3 P.

DECLINE OF A “MYTH”: PERSPECTIVES ON THE OTTOMAN “DECLINE” by M. Fatih ÇALIŞIR, The History School, January-April 2011, Number IX, pp. 37-60. Few themes are more important to or controversial in the current historical research into the seventeenth and eighteenth centuries of the Ottoman Empire than “decline.” An older, still axiomatic position sketched out most famously by Bernard Lewis places the imperial history in the framework of three and a half centuries of “inevitable decline.” An alternate approach, originating in the works of western historians such as Fernand Braudel, Roger Owen, Linda Darling, and Gábor Ágoston, to name but few, begins with the basic question of how an empire can sustain over three centuries of unrelenting decline….

Fundamental Developments of the 16th century Ottoman Architecture : Innovations in the Art of Architect Sinan by M. Ozgules, Tekpol, Sciences and Technology Policies Research Center, Middle East Technical University, Ankara, 42 p.

The making of modern Turkey by Feroz Ahmad , The Making of the Middle East Series, State, Power and Politics in the Making of the Modern Middle East, Roger Owen, Routledge, 1993, 267 p. After years of research on the history of the late Ottoman Empire and modern Turkey, I had an urge to write an essay explaining the country to the general reader. This essay would synthesize my own research as well as the work of Turkish writers who had written extensively since the political liberalization which followed the military intervention of May 1960…..

LA MODERNISATION ET L'OCCIDENTALISATION DE LA TURQUIE par E. Tetu, Faculté des études supérieures de l'Université Laval, DÉPARTEMENT DE SCIENCE POLITIQUE, Québec, 2008, 112 p. La Turquie s'est modernisée au rythme de tentatives ,d'abord ratées, puis de la révolution kémaliste qui suivait un processus d'occidentalisation imposé autoritairement. En exposant les grandes lignes des tentatives de modernisation de ]a fin de l'Empire ottoman, nous pouvons comprendre les causes de leurs échecs ou de leurs succès respectifs. Le contexte de la proclamation de la République permet d'expliquer les raisons du succès de la révolution kémaliste et des principes occidentaux qui l'animèrent. Les bouleversements et les incertitudes que connut la Turquie depuis 1950 "montrent comment le kémalisme fut interprété. Parallèlement au processus de modernisation, la présente étude tente de saisir à quel degré la Turquie s'est aussi occidentalisée, telle une contamination culturelle. En reprenant les thèses d'Huntington, de Lewis, de Toynbee et de Berkes, nous dressons une synthèse de la l11odernisation de la Turquie, de son occidentalisation partielle et de la conservation des éléments de sa spécificité culturelle.

 

Page  en plein écran
( appuyez sur Alt + F4 pour sortir de la fenêtre  ) 

 

 


 

Accueil  |  Pourquoi un site ?  |  Le Tourisme en France  |  Le Tourisme dans le Monde | Le dictionnaire du Tourisme  | La bibliographie | L'examen

 


 


 
   Cette page a été mise à jour le 09/08/15.

    Copyright © 2007 by KEROURIO