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Petit lexique de l'Asie du sud-est

 

 

ASIE DU SUD-EST 

Ce choronyme désigne  la région située à l’est de l’Inde et au sud de la Chine. L’ appellation (South-East Asia–Südostasien) est récente Première moitié du XXe siècle) et elle se généralise avec la création, durant la Seconde Guerre Mondiale, du « South East Asia Command » (SEAC) chargé de coordonner les opérations militaires alliées dans la région. La région était dénommée anciennement Inde transgangétique ( ce qui signifie «Inde au delà du Gange»), une référence directe à l’importance de l’influence indienne dans cette région de l’Asie. Onze pays, depuis l’indépendance du Timor oriental en 2002, constitue l’Asie du sud-est : Brunei, Cambodge, Timor oriental, Laos, Malaisie, Birmanie, Philippines, Singapour, Taïwan, Thaïlande et Viêt nam. L’Asie du sud-est comprend deux ensembles géographiques distincts : l’Asie du sud-est continentale (ou Indochine) et l’Asie du sud-est insulaire ( ou Insulinde) vaste archipel s’étendant entre l’Asie et l’Océanie. Intercalée entre le monde chinois et le monde indien, le sud-est asiatique représente le point d’aboutissement de l’Asie au contact du monde océanique, mais c’est aussi un carrefour et une zone de transition entre l’Asie continentale et l’Asie insulaire. L’Asie du sud-est couvre une superficie de 4 millions de km2 regroupant 593 millions de personnes (2004). Les pays composant l’Asie du sud-est sont intégrés dans l’Association des Nations de l’Asie du Sud-est (ANASE ou ASEAN) fondée en 1967 à Bangkok par cinq pays (Philippines, Indonésie, Malaisie, Singapour et Thaïlande).

  

BOROBUDUR 

Temple bouddhique datant des VIIIe et IXe siècles est situé dans le centre de Java. Il fut construit par la dynastie Sailendra aux environs de l’an 800 et abandonné vers 1100.Il fut redécouvert en 1815 par Stamford Raffles, lieutenant-gouverneur de Java. Le bâtiment, qui s’inscrit dans un carré de 113 mètres de côté, est à la fois un temple et un mandala. Il est composé de quatre galeries superposées couvertes de bas-reliefs relatant les épisodes de la vie du Bouddha Sakyamuni. Une cinquième galerie enterrée comporte des bas-reliefs figurant les turpitudes de la vie terrestre. Trois terrasses supérieures circulaires et concentriques couronnent le bâtiment, elles sont bordées de 72 stupa en forme de cloches de pierre ajourées renfermant des statues de bodhisattvas. Au sommet du Borobur un grand stupa recouvre un bouddha inachevé. Dans les années 1970 la dégradation du monument contraignît le gouvernement indonésien à faire appel à l’UNESCO  pour sauver le monument. Il fallut 10 ans de travaux  (1973-1983 ) et plus de 20 millions de dollars pour mener à bien l’entreprise de sauvetage du monument . La division tripartite du monument fait allusion aux trois mondes: le niveau inférieur serait le royaume terrestre, celui des simples mortels «enchaînés » par la loi du Karma («Kamadhatu » ou «sphère des désirs»), suivi du monde céleste («Rupâdhâtu » ou «sphère de désirs ») c’est la « sphère moyenne», celles des «éveillés »  qui font l’apprentissage du renoncement de la délivrance, surmonté du monde du sans-forme («Arupadhatu » ou «Sphère de l’ absence de forme »), c’est la «sphère haute», celle des «illuminés » qui ayant maîtrisé le désir, ont atteint le nirvana .  


 

CAODAISME 

Religion syncrétique fondée au Viêt Nam en 1920 par Ngô Van Chiea. Cet amalgame assez étonnant  inclut des éléments issus de trois religions asiatiques: le confucianisme, le taôisme et le bouddhisme  ainsi que des apports issus du Christianisme. C’est la troisième religion du Viêt Nam après le Bouddhisme et le Christianisme .Le caodaïsme compte 7 millions de fidèles au Viêt Nam et près de 300000 adeptes à l’étranger. Le Caodaïsme prêche l’existence d’un dieu unique  commun à toutes les religions. Il reconnaît  des guides spirituels : Victor Hugo, Jeanne d’Arc, Pasteur, Shakespeare, Winston Churchill, …La ville de Tay Ninh, 100 kilomètres au nord-ouest de Saigon, est le siège de la secte. Elle abrite le grand temple. 

 

FORET TROPICALE HUMIDE

Foret ombrophile – Forêt pluvieuse 

Cette forêt se rencontre dans la zone intertropicale soumise à un climat équatorial. La végétation y est caractérisée par une forte stratification verticale. On peut trouver entre 80 et 200 espèces d’arbres par hectare. La canopée forme l’étage supérieur de cette forêt en contact direct avec l’atmosphère libre. Généralement située à plusieurs dizaines de mètres de hauteur, la canopée forme une strate de quelques mètres d’épaisseur qui reçoit un ensoleillement maximal ainsi qu’un microclimat spécifique. La complexité de la forêt tropicale est entretenue par les chutes d’arbres qui créé des chablis (« forest canopy gap »).Un arbre en tombant en entraîne plusieurs autres dans sa chute, créant un puits de lumière et la repousse rapide d’espèces pionnières. L’Indonésie possède 80% des dernières grandes forêts tropicales d’Asie du sud-est. Ces forêts abritent 11% des espèces de plantes connues, 10% des mammifères et 16% des oiseaux. 2,1 millions d’hectares de forêt disparaissent chaque année en Indonésie. L’accélération de la déforestation devrait entraîner la disparition de 98% des zones protégées indonésiennes d’ici à 2020.Les forestiers illégaux opèrent dans 37 des 41 parcs nationaux indonésiens. L'Indonésie est actuellement le second producteur mondial d'huile de palme, avec une surface cultivée totale de 5 millions d’hectares. D'ici 2010, le gouvernement envisage de planter 2 à 3 millions d'hectares supplémentaires au détriment de la forêt, notamment pour satisfaire la demande croissante de biocarburants. 

 

HOMME DE FLORES 

L’Homme de Flores ou Homo floresiensis est un hominidé fossile haut d’environ 1 mètre et dont le premier spécimen fut découvert en septembre 2003 dans une grotte de l’île de Flores par les paléontologistes M. Morwood et R.P Soejono. Par ses caractères anatomiques Homo floresiensis semble apparenté à Homo habilis et Homo erectus. La datation laisse supposer que cet hominidé était encore présent dans la région il y a seulement 18000 ans. En l’état actuel des connaissances Homo floresiensis aurait vécu sur l’île de Flores entre – 95000 et –18000 ans avant J.C. Il mesurait 1 mètre de haut pour un poids variant de 16 à 28 kilos. Sa capacité crânienne était inférieure à 400 cm3.L’Homme de Flores maîtrisait la fabrication des outils lithiques et il avait domestiqué le feu. Il n’est pas exclu que la petite taille de cet hominidé soit l’expression d’un nanisme insulaire conséquence d’un isolement prolongé sur une île . 

 

JAYAVARMAN VII (1207-1218) 

Signifie «Le protégé de la victoire ». Son nom posthume est Mahā Paramasangata Pada. Dernier grand souverain de l’empire khmer. Il fit du bouddhisme mahayana la religion de l’état. Il remplaça le culte du devaraja (le dieu-roi civaïste) par celui du bouddharaja (le Bouddha-roi) et voua un culte particulier au bodhisatva Lokesvara. (les fameux visages des cinquante tours du Bayon seraient ceux de Lokesvara). Il fit entreprendre d’importants travaux parmi lesquels la construction d’Angkor Thom, du Bayon, du Prah Khan, du Ta Prohm,… 

 

LIGNE WALLACE  

C’est une frontière biogéographique et une ligne imaginaire séparant deux grands domaines: à l’ouest le domaine asiatique (ou oriental ou domaine indomalais ou Sunda) et à l’est le domaine australien (ou domaine australasien ou Wallacea ). C’est le naturaliste Alfred Russell Wallace (1823-1913) qui décrit, pour la première fois, cette discontinuité entre zones australienne et asiatique, appelée « ligne Wallace », dans son texte « On the Zoological Geography of the Malay Archipelago », lu devant la Société Linnéenne, en novembre 1859. Les îles actuelles du Sunda incluant Java, Bali et Bornéo se caractérisent par une faune de mammifères identique à celle attestée en Asie orientale et comprenant des tigres, des rhinocéros et des primates.A l’est la Nouvelle Guinée et l’Australie possèdent une faune identique au sein de laquelle prédominent les marsupiaux et des espèces spécifiques d’oiseaux terrestres. 

 

MAHAYANA 

Mahayana est un terme sanscrit signifiant « Grand Véhicule». Il s’oppose au Theravada (ou Hinayana («Petit Véhicule»)- appellation volontiers péjorative). Il se développe à partir du Ier siècle après J.C, mais on peut faire remonter son origine au premier schisme ayant divisé la sangha bouddhiste au IVe siècle avant J.C.Deux écoles distinctes apparurent alors les mahasamghika et les sthaviravadin. C’est dans l’école mahasamghika que se manifestèrent les prémices de la pensée mahayaniste. La source mahayaniste la plus ancienne est le Prajnaparamitra Sutrâ, dont les auteurs demeurent inconnus. Le Mahayana connut un développement majeur au IIIe siècle de notre ère lié au grand maître Nagarjuna, auteur du Madhyamakashastra et fondateur de l’école Madhyamika. Le Mahayana postule que la vie monastique n’est pas une condition nécessaire à l’obtention de l’éveil. Celui-ci peut être atteint par des laïcs. Par ailleurs, à la différence du Theravada qui encourage le fidèle à pratiquer pour son propre salut, le Mahayana fait de la compassion une valeur suprême. Le Mahayana accorde une place particulière au Bodhisattva (ou « candidat au parfait éveil»).Un culte est rendu à certains Bodhisattva considérés comme de grands disciples du Bouddha, tel Avalokitésvara. Par ailleurs l’état de Bodhisattva  est présenté comme l’idéal devant être atteint par chaque fidèle ordinaire. Par ailleurs le personnage historique du Bouddha  devient, dans la doctrine des Trois Corps l’émanation d’un Bouddha cosmique, Vairocana. De nos jours le «grand Véhicule » est la forme de bouddhisme prédominante. Il est présent en Inde du nord, en Chine, dans le sud-est asiatique, en Corée, au Japon. Le Vajrayana qui en est dérivé se retrouve au Tibet et en Mongolie dans le lamaisme.

 L’idéal du Bodhisattva  dans le Vajracchedika Prajna Paramita Sutra ou Sutrâ du Diamant (extr.) :

"O Subhuti, répondit le Bouddha, s'il en est qui proclament: 'Je souhaite suivre la Voie du Bodhisattva parce que je veux sauver tous les êtres doués de sens', - qu'ils soient créatures nées d'une matrice ou écloses d'un œuf, que leur cycle de vie soit comparable à celui des vers de terre, à celui des insectes et des papillons, ou qu'ils surgissent et apparaissent comme par miracle, tels les champignons ou encore les divinités, qu'il soient capables de profondes pensées ou incapables de toute pensée- , puisque j'ai fait vœu de conduire les êtres individuels au Nirvana et de n'y pas entrer jusqu'à ce qu'ils soient tous sauvés, tu dois te rappeler, Subhuti, cette prise de vœu mais cependant te rappeler que même si des êtres sont libérés en nombre immense, en réalité nul de ces êtres n'a été libéré. Un bodhisattva ne doit point s'accrocher à l'illusion d'individus séparés, d'un ego en soi ou d'identité personnelle. Dans la réalité, il n'y a pas de Je qui libère ni de Ils qui soient libérés."

"Plus encore, Subhuti, un bodhisattva doit être détaché de tout désir;- désir de voir ou d'entendre, de sentir, de toucher, de goûter, ou quelque autre désir que ce soit s'il escompte guider les multitudes vers l'Eveil. Un Bodhisattva ne doit pas nourrir d'ambition. Infini est son amour et il ne peut être limité par l'ambition et par les attachements. A l'amour infini, mérites incalculables."

  

MANDALA

Le terme signifie : disque solaire ou lunaire et  territoire , cercle (sacré). C'est un système de méditation originaire de l'Inde ( VII-XIIe siècles) .Dans le bouddhisme Mahayana sa fonction est de représenter la "Terre pure". Selon le rite utilisant le mandala, les divinités représentées varient. De manière générale c'est une représentation graphique ou en trois dimensions du Cosmos conçu comme une assemblée de divinités  autour du Bouddha primordial ou comme une géographie mystique avec pour centre le mont Sumeru. Le plan d'un mandala se fonde sur celui d'un stupa circulaire avec une base carrée  ouverte dans les quatre directions de l'espace. Il peut être considéré comme un temple-stupa bidimensionnel contenant les manifestations authentiques des divinités qui y sont représentées .les cercles concentriques entourant le mandala délimitent le domaine sacré et le séparent du monde profane. Il peut être construit temporairement pour un rite spécifique (avec des sables colorés, de la pâte , etc...) ou être peint sur une "thangkha " que l'on suspend ou que l'on peut rouler. 

 

MEKONG 

Le Mékong est un fleuve  qui naît au Tibet, à 5224 mètres d’altitude sur les pentes du mont Guozongmucha dans la province du Qinghai)  et arrose la Chine ( province du Yunnan ), le Myanmar, le Laos, la Thaïlande, le Cambodge et le Viêt Nam .Sa longueur totale est de 4909 kilomètres ( 10e rang mondial) .C’est le quatrième plus long fleuve d’Asie  après le Yangzi Jiang, le Gange et l’Ienisseï .Le fleuve était à l’origine appelé «  Mae Nam Khong » ou «  Mae Khong » (« La mère de tous les fleuves » ). Le terme adopté par les chinois ( «Meigông Hé») est à l’origine de la dénomination actuelle. Le Mékong se sépare à Phnom Penh en deux branches : le Mékong  et le Bassac qui s ‘écoulent vers le Viêt Nam et se ramifient formant un vaste delta  (55000 km2) aux sols très fertiles. Le premier européen à contempler le Mékong fut  le portugais Antonio da Faria en 1540. Les premières explorations systématiques se déroulèrent  en 1866-1868 (expédition française du Mékong dirigée par E. Doudait et F. Garnier).

 

PAGODE  :

Le mot "pagode " fut inventé par les portugais installés en Inde. Il désigne, dans le monde chinois, un monument bouddhiste à destination votive, commémorative ou utilisé comme reliquaire. Cet édifice a une double origine : l'une chinoise qui vient du pavillon à étages d'époque Han, l'autre indienne, à partir du "stûpa" et du "sikhârâ". La pagode se trouve  généralement au centre du monastère bouddhique, devant la salle du Bouddha. Dans les grands monastères le monument était parfois dédoublé. D'abord construite en bois, les pagodes furent de plus en plus construites en pierre à partir du VIe siècle. L'édifice comporte toujours plusieurs étages, doté de plusieurs toits successifs aux pointes recourbées  d'où pendent souvent des clochettes dont le tintement symbolise la propagation de la Loi. A l'intérieur se trouve un pilier central  (symbole de l'Univers) à partir duquel s'ordonnent les escaliers. La pagode abrite souvent des reliques et peut parfois servir de sépulture à un grand maître. Les deux plus anciennes pagodes chinoises  conservées, l'une en brique  (monastère de Songyue au Hénan), l'autre en pierre  (monastère de Shentong au Shandong), remontent au VIe siècle.

 

SHIVA (ou SIVA)

Divinité hindouiste, membre de la Trimurti avec Brahma et Vishnu. Shiva est le destructeur, mais aussi une force régénératrice puisqu’au terme de chaque destruction il engendre une nouvelle création. Il est fréquemment représenté en Nataraja, le seigneur de la danse, symbolisant la création, la permanence et la destruction. Sa demeure est le mont Kailash et son véhicule («vahana ») est Nandi, le bœuf ou le taureau. Sa parèdre ( ou shakti ) revêt plusieurs formes : Pârvatî, Durga, Kâlî,…Ses attributs sont le chignon ( Jatamukuta), le croissant de lune accroché à sa chevelure, le troisième œil fermé car son regard détruit ;le cobra (kundalini) symbolisant l’énergie sexuelle et une peau de tigre. Siva est souvent représenté par un phallus stylisé ( Shivâ lingam ) symbole de la création associé à la yoni, une dalle de pierre de forme cubique représentant l’organe féminin.

 

SUKHOTHAI 

Sukhothai («L’aube de la joie») fut la capitale du premier royaume thaïlandais (1250-milieu XVe siècle) fondé par le roi Si Intharathit. La ville, aujourd’hui ruinée, est située à 600 kilomètres au nord de Bangkok. C’est à Sukhothai et à Si Sacchanalai, distante de 50 kilomètres, que l’élabora l’architecture religieuse du royaume de Sukhothai.  

 

SURYAVARMAN II (1113-1145) 

Signifie «Le protégé de Surya (Le soleil)». Roi de l’empire Khmer, il fut le constructeur d’Angkor Vat qu’il dédia au dieu Vishnu. Sous son règne furent édifiés quelques autres sanctuaires moins importants, en particulier Beng Mealea (sur le même plan qu'Angkor Vat mais sans pyramide) et, sur le site d'Angkor, Banteay Samrè et quelques-uns des temples du groupe de Preah Pithu. 

 

SUTRA 

C’est un texte qui se proclame formulé par le Bouddha lui-même. Aussi commence-t-il toujours par les mots :« Ainsi ais-je entendu à un certain moment. Le Maître habitait à … ». Le «je » désigne ici le disciple Ananda  qui récita toutes les paroles du Bouddha aussitôt après la mort du Maître. De nombreux sutra furent rédigés dans les siècles qui suivirent la mort du Bouddha. Dans la quasi-totalité des cas le sauteurs réels des sutra nous restent inconnus. Les bouddhistes eux-mêmes se sont divisés sur la valeur à accorder aux sutra postérieurs à la mort du Bouddha .Une fraction d’entre eux, appelée «Hinayanâ » (ou «Petit véhicule ») a soutenu que les ouvrages composés après 480 avant J.C  ne pouvaient être authentiques et ne pouvaient, de ce fait, représenter les paroles du Bouddha, alors que les adeptes du «Mahayana » soutenaient que les sutra postérieurs venaient de la bouche du Bouddha . 

 

TONLE SAP 

En Khmer cette appellation signifie «grande rivière d’eau douce».C’est un système hydrographique complexe  comprenant un lac et une rivière et situé au Cambodge. Le lac est le plus vaste lac d’eau douce d’Asie du sud-est. Sa superficie de 2700 km2 en saison sèche, pour une profondeur d’environ 1 mètre, est multipliée par 6 avec les pluies de mousson. Quand le Mékong est en crue du fait de la mousson, la rivière qui le relie au lac inverse son cours. La superficie du lac peut alors atteindre 16000 km2 pour une profondeur de 9 mètres. Quand le lac est envahi par la crue, il recouvre  alors les forêts et les champs environnants  et devient un lieu idéal pour la reproduction des poissons (plus de 200 espèces répertoriées). 

 

TSUNAMI  DU 26 DÉCEMBRE 2004 

Un tsunami est une onde provoquée par le déplacement d’une grande masse d’eau consécutivement à un séisme ou à une éruption volcanique. Le 26 décembre 2004 un séisme d’une magnitude de 9 sur l’échelle de Richter se produisit au large de Sumatra, à 250 kilomètres au sud/ sud-est de la ville de Banda Aceh à une profondeur de 10 kilomètres. La libération d’énergie équivalait à l’explosion de 30000 bombes atomiques explosant ensemble. La zone affectée par le séisme fut brutalement soulevée d’une vingtaine de mètres déplaçant la colonne d’eau située à la verticale. L’origine du séisme était liée à la rupture survenue entre deux plaques : la plaque indienne et la microplaque d’Andaman sur une longueur de près de 1200 kilomètres. Une série de vagues se formèrent alors en surface se déplaçant à une vitesse de 500/800 km/h. Le tsunami se déplaça alors concentriquement depuis la verticale de l’épicentre, touchant à des degrés divers tous les littoraux de l’Océan Indien. Onze pays situés dans a zone furent touchés par des vagues dont les plus hautes pouvaient atteindre 15 mètres en certains endroits. Le nombre de victimes fut estimé à 232000 personnes et les dégâts matériels occasionnés à plus de 5 milliards de dollars. 

 

VARAN DE KOMODO 

Le Varan de Komodo (Varanus komodoensis) se rencontre dans quatre îles du sud de l’Indonésie : Komodo, Florès, Rintja et Gili Motang. Il résidait aussi, jusque dans les années 1970, dans l’île de Padar où il fut exterminé par le braconnage. Avec 2,60 mètres de longueur moyenne pour un poids de 165 kilos, c’est la plus grande espère de squamate vivante. Des spécimens ont été recensés dépassant 3 mètres de long. Ses pattes courtes, puissantes et griffues lui permettent de sauter aisément et de nager. Le varan de Komodo est un redoutable prédateur se nourrissant de cochons, de sangliers, de cerfs, .. 

 

 

VISHNU ou VISHNOU  

C’est la deuxième grande divinité de la trinité brahmanique et hindouiste. Son rôle est de préserver et de faire évoluer la création. Ses adeptes en font même le créateur de toutes choses. Vishnu semble s’opposer à Shiva car il représente les forces passives qui font évoluer le Monde entre  deux créations et destructions. Il représente la cause interne de l’existence. Il a deux  «Shakti » ou «énergies actives»: Lakshmî et Bhû Devî. Son animal support est l’oiseau Garuda. Certains textes le disent époux de Bhûmi («La terre »). En attendant chaque nouvelle création il se repose , allongé sur le serpent à mille têtes Ananta (Ceshâ ), qui flotte lui-même sur les eaux primordiales  qui sont la métaphore de l’Eternité . Brahmâ aurait surgi d’une fleur de lotus ayant poussé sur son nombril.

 

 

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