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Petit lexique des civilisations

 

 

« Ce que les hommes appellent civilisation, c'est l'état actuel des mœurs et ce qu'ils appellent barbarie, ce sont les états antérieurs » ( Anatole FRANCE)

 

Acculturation : 

L’acculturation peut se définir comme « l’interpénétration des civilisations » (R. BASTIDE). Ce sont des phénomènes qui résultent du contact direct et continu entre des groupes d’individus appartenant à des cultures différentes et qui suscitent des changements culturels d’importance variable dans l’un des deux groupes en présence. Le terme désigne le processus d’intégration d’un individu ou d’un groupe d’individus à un milieu culturel étranger  à la suite d’un contact direct et prolongé avec ce dernier et l’assimilation de ses manières et modèles de vivre, d’agir, de réagir, etc….Il désigne moins la perte d’une culture  que le processus d’appropriation (ou de rejet) d’une nouvelle culture. L’acculturation est un phénomène permanent et universel dans la mesure où les cultures se constituent et évoluent au contact permanent des unes avec les autres. Le phénomène d’acculturation n’est jamais à sens unique dans la mesure où les cultures sont des ensembles en construction permanente  soumises à des phénomènes constants de structuration et de déstructuration. L’assimilation, que l’on confond souvent avec l’acculturation, est le niveau extrême atteint par cette dernière et qui se traduit par la disparition totale, l’extinction définitive, de la culture d’un groupe qui intériorise et s’approprie la culture du groupe avec lequel il était en contact.

RELATIONS INTERCULTURELLES ET ACCULTURATION, L’immigration et la colonisation ont permis une rencontre durable et asymétrique entre des cultures différentes. Au sens large, un immigré est une personne née à l'étranger, quel que soit sa nationalité, qui vient vivre sur le territoire national de façon durable ou non. L'Insee a retenu une définition plus étroite : est immigré toute personne née étrangère à l'étranger et vivant en France métropolitaine…, 11 p.

Acculturation: Living successfully in two cultures by John W. Berry, International Journal of Intercultural Relations, 29 (2005) 697–712. The theme of this conference focusses attention on conflict and negotiation. In this paper, I take one example of these issues, and examine the cultural and psychological aspects of these phenomena that take place during the process of acculturation. During acculturation, groups of people and their individual members engage in intercultural contact, producing a potential for conflict, and the need for negotiation in order to achieve outcomes that are adaptive for both parties. Research on acculturation, including acculturation strategies, changes in behaviors, and acculturative stress are reviewed. There are large group and individual differences in how people (in both groups in contact) go about their acculturation (described in terms of the integration, assimilation, separation and marginalization strategies), in how much stress they experience, and how well they adapt psychologically and socioculturally.

Acculturation, Social Identity, and Social Cognition: A New Perspective by Amado M. Padilla & William Perez, Hispanic Journal of Behavioral Sciences, Vol. 25 No. 1, February 2003 35-55. In this article, we discuss psychological acculturation, by which we mean the internal processes of change that immigrants experience when they come into direct contact with members of the host culture. Our intent is not to attempt to revive older models of acculturation but to present a schema of a new model of acculturation that incorporates contemporary work in social and cognitive psychology. To discuss this new model of acculturation, it is first necessary to present a brief overview of the current status of acculturation research…

  
 

Caste 

Le terme est issu du portugais « casta » signifiant «pur», «non mélangé». Les caste sont des couches sociales hiérarchisées, endogames et héréditaire dont les membres sont de même race ou de même ethnie, appartiennent à la même religion, pratiquent le même métier et dans laquelle les unions matrimoniales avec des membres d’autres castes sont prohibées. En Inde le système de castes trouve son origine dans le Rig Veda qui définit quatre castes (varna): les brahmanes, les kshatriyas, les vaishyas, les shudras. Les castes ne sont pas une simple division de la société. Elles sont aussi associées à la notion de pureté et de karma. En valorisant son karma, un hindou renaîtra dans une caste plus élevée et atteindra ainsi le nirvana. A côté du système du varna existe aussi le système des Jâti qui correspond à un découpage en professions. Les intouchables ou parias, dont le contact est considéré comme une souillure, se situent hors classe. Bien qu'ayant été abolie par la Constitution de 1947, la séparation des castes reste largement pratiquée dans l'Inde rurale.

The caste system by Ms. Pojer, 3 p. In ancient India, society was organized so that each specialized job was performed by a specific group, or caste. The interdependence of all of the various castes was recognized, and each one was considered necessary to the society as a whole…

DALITS’ AND THE CASTE SYSTEM OF INDIA. Some Explorations and Conjectures. A Transcend Research Paper for Discussion By Vithal Rajan., 14 p. This speculative paper argues that the caste system of India could be seen as a present day remnant of ‘tribal apartheid’ which came into being when Indo-European warlike nomadic pastoralists overran and dominated an earlier urban Dravidian peoples. This form of discrimination based on identity is akin to racism. The enduring salience of caste and color consciousness among Indians forms one of the great modern paradoxes that have resisted Indian governmental attempts to bring about social change….

Introduction: The Modernity of Caste, 17 p. When thinking of India it is hard not to think of caste. In comparative sociologyand in common parlance alike, caste has become a central symbol for India, indexing it as fundamentally different from other places as well as expressing its essence. A long history of writing—from the grand treatise of the Abbé Dubois to the general anthropology of Louis Dumont; from the piles of statistical and descriptive volumes of British colonial censuses starting in 1872 to the eye-catching headlines of the New York Times—has identified caste as the basic form of Indian society. Caste has been seen as omnipresent in Indian history and as one of the major reasons why India has no history, or at least no sense of history. Caste defines the core of Indian tradition, and it is seen today as the major threat to Indian modernity. If we are to understand India properly, and by implication if we are to understand India’s other core symbol—Hinduism—we must understand caste, whether we admire or revile it….




Civilisation : 

Ensemble complexe s’inscrivant dans la longue durée et regroupant les caractéristiques politiques, sociales, économiques, culturelles, religieuses, artistiques, techniques, scientifiques, … d’une société ou d’un groupe de sociétés. On tend aujourd’hui à employer le mot « civilisation » au pluriel, introduisant ainsi un principe relativiste équivalent à signifier que toutes les civilisations se valent. 

Définir le terme « civilisation» se révèle une entreprise difficile. C’est au XVIIIe siècle que le mot est entré dans l’usage courant. Il est fréquemment utilisé par Voltaire : «Il me semble qu’on n’a guère considéré l’histoire que comme des compilations chronologiques : on ne l’a écrite ni e citoyen ni en philosophe  (…). Je me suis attaché à faire, autant que j’ai pu, l’histoire des mœurs, des sciences, des lois, des usages, des superstitions. Je ne vois presque que des histoires de rois; je veux celle des hommes ». Selon Voltaire l’histoire serait cantonnée à la chronologie et aux biographies des personnages illustres. Quant à l’étude des civilisations elle aborderait des sociétés, des mentalités, voire de la vie quotidienne. 

A partir du XIXe siècle terme de «civilisation» s’inscrit dans la logique impérialistes des grands états européens. La civilisation s’oppose alors à la barbarie. La civilisation est d’abord et avant tout européenne, blanche, bourgeoise, … Elle est le résultat des efforts de l’homme occidental pour vaincre la nature de l’asservir à ses besoins. Les civilisés forment une humanité supérieure, une élite. En 1835 le « Dictionnaire de l’Académie» propose la définition suivante : « Action de civiliser ou état de ce qui est civilisé. Retarder la civilisation d’un pays . Les résultats de la civilisation. Les progrès de la civilisation. Civilisation avancée». Quant à Littré il définit la civilisation «comme l’ensemble des caractères appartenant à une certaine société  groupée sur un certain territoire, à un certain moment de son histoire ». 

Au milieu du XXe siècle M. Crouzet publie aux P.U.F une monumentale «Histoire générale des civilisations» en 7 volumes. Il définit la civilisation «comme un ensemble d’idées et d’institutions politiques, de conditions de vie matérielle et de la technique, de forces de production et de rapports sociaux, de toutes les manifestations de l’activité religieuse, intellectuelle et artistique ». Il précise: «L’Histoire n’est pas choix, mais reconstitution de tous les aspects de la vie. C’est donc à décrire ces multiples aspects qui forment presque toujours un bloc cohérent  et en même temps à en reconstituer l’unité, c’est aussi à étudier les contacts établis entre les diverses civilisations que s’attache notre «Histoire générale». 

Pour certains auteurs la civilisation est semblable à un être biologique. Soumise à un processus évolutif, elle naît, grandit et meurt. Paul Valéry a résumé cette conception dans une formule célèbre : «Nous autres civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles ». Arnold Toynbee reprend et développe ce concept. Une civilisation naît d’un défi et d’une réponse apporté à ce défi. Toynbee dénombre 26 civilisations dans l’histoire du Monde.

The Birth of  Civilization, 39 p. Scientists estimate that the Earth may be as many as 6 billion years old and that the first humanlike creatures appeared in Africa perhaps 3 to 5 million years ago. Some 1 to 2 million years ago, erect and tool-using early humans spread over much of Africa, Europe, and Asia (see Map 1–1 on page 4). Our own species, Homo sapiens, probably emerged some 200,000 years ago, and the earliest remains of fully modern humans date to about 100,000 years ago. The earliest humans lived by hunting, fishing, and collecting wild plants. Only some 10,000 years ago did they learn to cultivate plants, herd animals, and make airtight pottery for storage….

The Clash of Civilizations ? by S.P. Huntington, 28 p.

The evolution of Civilizations by C. Quigley, 425 p.

 

Culture 

Sous l’influence de l’anthropologie anglo-saxonne le terme est devenu synonyme de civilisation. Il désigne un ensemble historique et géographiquement défini des institutions caractéristiques d’une société donnée .Le terme désigne «non seulement les traditions artistiques, scientifiques, religieuses et philosophiques d’une société, mais encore ses techniques propres, ses coutumes politiques et les mille usages qui caractérisent sa vie quotidienne » (M. Mead). 

La notion de culture. Extraits du chapitre IV: «Culture, civilisation et idéologie», de GUY ROCHER, Introduction à la SOCIOLOGIE GÉNÉRALE. Première partie: L'ACTION SOCIALE, chapitre IV, pp. 101-127. Montréal: Éditions Hurtubise HMH ltée, 1992, troisième édition. Étant donné que la signification attribuée aujourd'hui au terme culture dans les sciences de l'homme est totalement étrangère à celle que le langage courant lui prête, notamment en français, il sera sans doute utile de retracer l'évolution qu'a connue ce concept pour arriver à être celui qu'on utilise maintenant….

Les bases de l’anthropologie culturelle par Melville J. HERSKOVITS (1950), Paris : François Maspero Éditeur, 1967, 331 pages. Collection : Petite collection Maspero, no 106. M. J. HERSKOVITS, qui fut professeur à la Northwestern University- est considéré à juste titre comme l'une des sommités de l'anthropologie moderne. Parmi tous ses travaux, Les bases de l'anthropologie culturelle est peut-être l'un des plus fondamentaux. C'est une incomparable introduction à cette discipline, où l'auteur fait le point de nos connaissances actuelles et indique les nombreuses perspectives qui s'ouvrent à des recherches nouvelles.


 

Ethnie

Petit groupe homogène du point de vue de la race et de la civilisation (langue, religion, traditions communes). Il désigne tout peuple, toute nation qui se définit comme telle. La notion d’ethnie a été pendant longtemps le pendant sociologique de la notion de race. De fait son utilisation pose problème car toute classification d’une population selon ce critère possède un côté inévitable arbitraire. L’ethnicité (sentiment de partager une appartenance commune par la langue, l’histoire, etc…) est au fondement de l’identité. 

UN LEXIQUE DU RACISME . Etude sur les définitions opérationnelles relatives au racisme et aux phénomènes connexes par Micheline Labelle, Université du Québec à Montréal (UQAM), UNESCO et CRIEC, 2006, 49 p. Qu'est-ce que la « race »? Qu'est-ce que le racisme? Le racisme est-il universel et existe-t-il de toute éternité? Comment distinguer racisme, ethnocentrisme et xénophobie? Quelles sont les manifestations ou les formes élémentaires du racisme? Quels sont ses niveaux? Quelles sont ses logiques discursives?


Langue :

« Le premier instrument du génie d'un peuple, c'est sa langue. » ( Stendhal, Extrait de Des périls de la langue italienne)

C’est un ensemble de signes verbaux propre à une communauté d’individus qui l’utilisent pour s’exprimer et communiquer entre eux. On distingue habituellement trois formes de langue :- le «patois» parlé un groupe restreint, limité à une aire géographique réduite et d’expression souvent exclusivement orale, -le «dialecte» qui constitue une variante à extension régionale ( province) du patois, -la « langue » écrite et parlée et qui joue fréquemment le rôle de ciment national. On distingue généralement la langue (système de signes) et le langage (faculté humaine mise en œuvre au moyen d'un tel système). La langue articulée n'est qu'un langage parmi d'autres: la faculté de langage est aussi mise en œuvre par d'autres systèmes de signes, comme le geste, le dessin, le vêtement, etc. Selon les estimations, il existerait aujourd'hui entre 3 000 et 7 000 langues vivantes et 50% des langues disparaîtront d'ici 2100.


Longévité (d’une civilisation) :

« Nous autres, civilisations, savons maintenant que nous sommes mortelles. » ( Paul Valéry, 1919)

Les civilisations ne sont pas éternelles, elles peuvent s’éteindre soit en se diluant dans un ensemble plus vaste ou plus dynamique, soit sous l’effet d’invasions extérieures, de bouleversements idéologiques, voire de catastrophes naturelles. Les civilisations qui sont parvenues à se maintenir sont généralement celles qui ont su conserver leur identité culturelle, autrement dit le socle fondamental sur lequel repose toute civilisation.


Mythe : 

Le terme peut revêtir plusieurs significations. Le mythe est d’abord un récit fabuleux, porté par la tradition orale, narrant les exploits d’êtres merveilleux (dieux ou demi-dieux, animaux chimériques, anges, démons, etc…) personnalisant les forces de la Nature. Ces mythes semblent avoir pour finalité de traduire les sentiments religieux d’une société donnée en expliquant les causes d’un phénomène naturel ou les origines d’une institution sociale. Ils contribuent à assurer la cohésion d’une société en lui fournissant des réponses sur sa genèse, son existence et sa destinée. Ils donnent une cohérence au réel. Le mythe repose sur une analogie poétique et non sur la logique et il s’exprime sous une forme symbolique. Il existe des mythes modernes (ou mythes urbains): épopées guerrières,  grands évènements sociaux, … Au cours du XXe siècle le mythe a été largement utilisé par des les totalitarismes avant de devenir un élément moteur de la publicité (mythes vendeurs). Le mythe est aussi une représentation collective caricaturée, outrée du comportement de certains groupes sociaux. 

Qu’est-ce qu’un mythe ?, 15 p. Le terme de mythologie n’a rien de mystérieux : il désigne un ensemble de mythes appartenant à un même contexte culturel, et réunis sans grand souci de cohérence. La notion de mythe, en revanche, est infiniment plus complexe. Sans poser trop longuement des problèmes de définition (dont une abondante bibliographie nous assure qu’ils sont insolubles), il est possible d’éclairer ou du moins de limiter l’objet de cette étude…

À la recherche d’une définition du mythe par Linda Maria BAROS, 10 p. Le mythe. Voilà un mot qui, bien qu’en apparence simple et honnête, a, pendant fort longtemps, semé « la terreur dans les Lettres » (Paulhan 1941)! Pourtant, aucun écriteau n’est placé à l’entrée de l’univers que le mythe s’est tissé depuis l’antiquité jusqu’à nos jours. Qu’on y pénètre avec ou sans fleurs, pour pleurer sa mort/décadence supposée ou bien pour célébrer sa longue destinée et les métamorphoses spectaculaires qu’il a subies, on s’en méfie souvent. Hautement complexe et, par conséquent, rudement effrayant, le mythe hésite entre la fable mensongère et le récit sacré heuristique….


 

Nation : 

Groupe humain déterminé par certaines conditions naturelles et objectives ( possession d’un territoire, unité linguistique, unité de gouvernement, …) et spirituelles et subjectives ( communauté d’histoire, de traditions, de culture,…Le terme est assez proche de celui de peuple mais il induit une dimension politique. Une nation implique une organisation étatique mais tout état n’est pas une nation car il est nécessaire qu’il y ait consensus de tous les groupes présents à l’intérieur les frontières étatiques pour former une entité unique. 

“Qu’est-ce qu’une nation ?” (Conférence prononcée le 11 mars 1882 à la Sorbonne) par Ernest RENAN (1823-1892), 63 p. Un document produit en version numérique par Jean-Marie Tremblay, bénévole, professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi. Une collection développée en collaboration avec la Bibliothèque Paul-Émile-Boulet de l'Université du Québec à Chicoutimi. Site web: http://bibliotheque.uqac.ca/. , 63 p.


Religion : 

« La religion est le sens et le goût de l'infini. »( Friedrich Schleiermacher, Extrait du Discours sur la religion )

« On trouve des sociétés qui n'ont ni science, ni art, ni philosophie. Mais il n'y a jamais eu de sociétés sans religion. » ( H. Bergson, Extrait de Les deux sources de la morale et de la religion)

C’est un ensemble de croyances et de rites organisant les rapports de l’homme avec le Sacré. Les religions intègrent des dogmes, des règles éthiques, des récits, des symboles,.. procurant un sens à l’expérience et à l’existence de l’adepte. Le terme revêt donc plusieurs significations. Le terme désigne d’abord le rapport de l’esprit humain au divin qui implique, pour le croyant, la foi en un être ou un principe, en un Au-delà, en une transcendance. Mais la religion est aussi une institution sociale ayant pour objet de rendre hommage au divin par des liturgies et des rites. Cette institution comporte une hiérarchie qui assure la pérennité d’un ensemble de dogmes qui fixe des principes et des normes de conduite. L’étymologie du terme a suscité de multiples débats. «Religio » serait issu de «religare » (rejoindre, relier) et indiquerait les relations existant entre l’humain et le divin, mais aussi entre les humains eux-mêmes. Le terme «religio» pourrait aussi provenir du verbe «legere » («cueillir», «ramasser») qui renvoi à «religere » signifiant «recueillir», « collecter » et contiendrait l’idée du soin à apporter aux rites. Le respect et la crainte face aux forces surnaturelles et le souci d’être scrupuleux dans l'observation des rites semble constituer la double étymologie du terme.

A Definition of Religion, and its Uses by Robin Horton , The Journal of the Royal Anthropological Institute of Great Britain and Ireland, Vol.90, No. 2 (Jul. - Dec., 1960), pp. 201-226. Published by: Royal Anthropological Institute of Great Britain and Ireland. IN RECENT BRITISH ANTHROPOLOGY three principal types of working definition have been used in approaching the comparative study of religion. The first treats the term 'Religion' as lending itself with difficulty to further definition and as covering an area of human activity which lacks sharply delineated boundaries; where such a point of view prevails, the reader is simply asked to accept as 'religious' any phenomena which the author happens to select for treatment under this heading. The second type treats 'Religion' as referring to a class of metaphorical statements and actions obliquely denoting social relationships and claims to social status. The third type treats the term as referring to commerce with a specific class of objects, i.e. 'Religion is the belief in spirits' or 'Religion is the belief in the supernatural.…

The Complexity of Religion and the Definition of “Religion” in International Law by T. Jeremy Gunn, 27 p. Although many international and regional human rights instruments guarantee rights related to freedom of religion or belief, none attempts to define the term “religion.” There was one major international effort to explain the underlying rights protected under the concept of religion or belief, and the UN Human Rights Committee issued an important General Comment on the scope of freedom of religion or belief within the International Covenant on Civil and Political Rights. Nevertheless, the term “religion” remains undefined as a matter of international law. The absence of a definition of “religion” is not peculiar to international human rights conventions; most national constitutions also include clauses on freedom of religion without defining “religion.”….


Rite : 

Règles établies pour la célébration d’un culte. Cet ensemble strictement codifié, stéréotypé, de gestes, de paroles, de manipulations d’objets, … constitue la condition d’entrée en contact avec les puissances de l’Au-delà. Chaque religion a codifié, au cours de son évolution, des gestes qui lui sont spécifiques pour la célébration de son culte. Il existe aussi des rites initiatiques qui accompagnent les changements majeurs biologiques et/ou sociaux qui rythment la vie d’un individu. 

Le rite et ses raisons par  Daniel Fabre, 8 | avril 1987 : Rituels contemporains, 5 P. A celui qui s'étonne et interroge sur le pourquoi de comportements sociaux étranges à ses yeux on répondra volontiers : "c'est une coutume", "c'est une tradition" mais jamais, ou presque "c'est un rite" et Roberto Da Matta note dans le Brésil actuel la même absence1. Rite, le mot a conservé l'aura de son ancien usage canonique, le seul connu des dictionnaires du XVIIe siècle ; sa définition implicite renvoie donc, aujourd'hui encore, à l'idée d'un ensemble de gestes, de paroles et d'objets ordonnancé par une autorité qui en détient la signification puisqu'elle en a formulé le code….

LES RITES DE PASSAGE. ÉTUDE SYSTÉMATIQUE DES RITES par Arnold Van Gennep [1873-1957], De la porte et du seuil, De l'hospitalité, De l'adoption, de la grossesse et de l'accouchement, De la naissance, de l’enfance, de la puberté, De l'initiation, de l'ordination, du couronnement , Des fiançailles et du mariage, Des funérailles, des saisons, etc. Un document produit en version numérique par Réjeanne Toussaint, ouvrière bénévole, Chomedey, Ville Laval, Québec Page web. Courriel: rtoussaint@aei.ca. Dans le cadre de: "Les classiques des sciences sociales" Une bibliothèque numérique fondée et dirigée par Jean-Marie Tremblay, 226 p.



 

Sédentarisation : 

La sédentarisation se manifeste par l'établissement fixe d'un regroupement humain initialement nomade sur un territoire. La sédentarisation est le processus qui marque le passage de l’état nomade à l’état sédentaire. C’est au Néolithique que de nombreux groupes humains adopte une économie de production basée sur l’agriculture et l’élevage. La «révolution néolithique» implique une sédentarisation des communautés humaines. Elle se développe en Europe de l’ouest et sur les pourtours de la Méditerranée vers 6500 avant J. C. La sédentarisation a été considérée pendant longtemps comme un corollaire du développement de l’agriculture, il est désormais admis qu’elle l’a au contraire précédée. Ce sont des modifications environnementales d’ordre climatique permettant une subsistance suffisante tout au long de l’année qui sont à l’origine de la sédentarisation. L’agriculture, en imposant  de se fixer durant quelques semaines pour procéder aux récoltes, a catalysé le processus de sédentarisation.  


 

Société :  

C’est un ensemble d’individus unis par des rapports déterminés et des services mutuels. Dans cette acceptation première le terme peut aussi s’appliquer aux collectivités animales  régies par l’hérédité et l’instinct. Les collectivités humaines se distinguent des précédentes par la possession d’une culture c’est à dire par un mode de vie suivie par l’ensemble d’individus formant la société. La cohérence des sociétés humaines dans la durée est assurée par des institutions. 


 

Syncrétisme :  

Système tendant à faire fusionner plusieurs doctrines. Processus cherchant à constituer un système cohérent à partir d’éléments divers empruntés à des doctrines différentes. Le terme est surtout utilisé en histoire des religions pour qualifier des systèmes de croyances dont de nombreux composants d’origine sont encore identifiables. Les religions de l’Humanité se réduisent suivent à des associations plus ou moins discernables d’éléments pris à d’autres croyances géographiquement ou culturellement proches. Il en résulte un nouvel ensemble, une nouvelle religion, issu de traditions culturelles différentes et qui affirme, dans la durée, une cohérence certaine. 


 

Système culturel :

C’est un ensemble de valeurs spirituelles, intellectuelles et idéologiques sur lesquelles s’appuie une civilisation.

 

 

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  Cette page a été mise à jour le 13/08/15.

 

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