GEOTOURISME

Le site de la Géographie touristique en France et dans le Monde

Le Tourisme en France

  Le Tourisme dans le Monde

 La bibliographie

Le dictionnaire

 

Les lexiques

Les annales

Les cours en ligne

Le référentiel  

L'examen

La méthodologie

La vie scolaire

Le sujet de la session 2015   

 

           
            Les lexiques
 

L'Égypte
La Grèce et Rome
La Chine
L'Inde
L'Asie du sud-est
Le Bouddhisme
L'Islam
L'empire ottoman
L'Afrique subsaharienne
Le Maghreb
L'Espagne
Le Mexique
L'Amérique andine
L'Amérique anglo-saxonne
Les îles tropicales
Les pathologies tropicales
 
 

 

 

 
 

 Plan du site
 Index
 Dictionnaire
 Lexiques
 Méthodologie
 Thèmes
 Destinations
 Référentiel
  Bibliographies

 
Petit lexique des pathologies infectieuses tropicales

 


"Les voyages ne sont pas la cause des maladies, mais les responsables de leur diffusion"

 


SITES D’INFORMATIONS GÉNÉRALES
 

Les épidémies revêtent avant tout des aspects biologiques ( plus ou moins grande virulence des agents pathogènes et réceptivité variable des hôtes ), mais il existe  des facteurs d'amplification environnementaux et sociaux dont les rassemblements confinés. Outre les crises politiques et les guerres, les mouvements humains sont des facteurs importants de dissémination et de propagation des maladies. Les liens entre voyages et maladies ne sont pas nouveaux, mais la différence majeure entre hier et aujourd'hui tient à la fréquence et à la rapidité des mobilités entraînant la rupture des "immunités géographiques" ( N. Gualde, 2002, op.cit. ).

En 2006, plus de 4,2 millions de français ont voyagé depuis la métropole vers une région tropicale. D'après la Direction générale de la Santé (D.G.S), entre 15% et 64% de ces voyageurs en ont rapporté... une maladie ! 5 voyageurs sur 100 vont consulter un médecin pendant leur voyage et 5 pour mille seront hospitalités. La diarrhée du voyager  («turista») représente à elle seule plus de 50% des ennuis de santé liés aux voyages. Les pathologies des voies aériennes  (otites, sinusites, angines, bronchites, …) viennent en seconde position et la fièvre, sans conséquence majeure sauf pour les individus infectés par le paludisme, représente la troisième pathologie la  plus courante. Le risque d’être malade du choléra est inférieur à 0,001%. Le risque d’être atteint par l’hépatite B est de l’ordre de 0,01%, légèrement supérieur à 0,1% par l’hépatite A, le risque de dermatose est de 1,2%, celui d’être atteint par le paludisme avoisine 5%, derrière les affections isolées à une exposition prolongée au soleil (10%) et aux piqûres d’insectes (13%). Le risque de mourir en voyage est faible. Il a été estimé à 1 pour 100000 voyageurs  et par mois de séjour. La cause du décès est la plus souvent d’origine cardiovasculaire chez les sujets déjà atteints d’une maladie cardiaque antérieurement à leur voyage (49%) ou liée à un accident survenant sur la voie publique (7%), à une noyade ( 4%) ou à d’autres accidents (12%)

 


Évocation bibliographique brève
 

 

ANSART S. & CAUMES E., 2006.- Grippe et voyage, Médecine et maladies infectieuses vol.36, p.190-195 . 

ABGUEGUEN P. & RICHARD E., 2000.- Arboviroses, notions générales et particularités des principales infections, Revue française des laboratoires, mars-avril 2000, n°321 , p.31-35 .

BONDENMANN P. & GENTON B., 2006.- Chikungunya: an epidemic in real time, The Lancet vol.368, 15 July 2006 , p. 358 .

BYRNE N., 2007 .- Urban malaria risk in sub-Saharan Africa: Where is the evidence?, Travel Medicine and Infectious Disease vol.5 , p. 135-137 . 

CARRE D., SIMON F., HANCE P.,COTON T. , DELPY R. & GUISSET M.,2005.- La diarrhée du voyageur, EMC Hépato-Gastroentérologie vol.2 , p.249-263 

CASTILLO C., NICKLAS C., MARDONE J. & OSSA G., 2007- Andes Hantavirus as possible cause of disease in travellers to South America , Travel Medicine and Infectious Disease vol.7, p.30-34. 

CHASTEL C., 2006.- Virus émergents. Vers de nouvelles pandémies ?, Paris, Vuibert édit., coll. Inflexions, 316 p.

CHIEN  G.C.L & LAW R., 2003.- The impact of the Severe Acute Respiratory .Syndrome on hotels: a case study of Hong Kong, Hospitality management  vol.22 , p.327-332 . 

CHEN M.H , JANG S.C & KIM W. G, 2007.- The impact of the SARS outbreak on Taiwanese hotel stock performance: An event-study approach , Hospitality Management vol.26, p.200-212 . 

CROCKETT M. & KEYSTONE J., 2006.- Infectious diseases and travel: The impact on children and their families , Current Paediatrics vol.16 , p.8-15 . 

FRANCO-PAREDES C. & SANTOS-PRECIADOS J. I, 2006.-Problem pathogens: prevention of malaria in travellers, The Lancet vol.6, March 2006 , p.139-149 . 

GUALDE N., 2002.- Epidémies, la nouvelle carte, Paris, Desclée de Brouwer édit., coll. "Médecine", 233 p.

GUALDE N.,2003.- Les microbes aussi ont une histoire. Des épidémies de peste aux menaces de guerre bactériologique, Paris, Le Seuil édit., coll. Les empêcheurs de penser en rond, 333p.

J. M. M , 2006.- Chikungunya, une maladie européenne, Revue francophone des laboratoires, juillet-août 2006, n°384 , p.10

KHUROO M. A, 2003.- Viral hepatitis in international travellers: risks and prevention, International Journal of Antimicrobial Agents, vol.21 , p. 143-152 .

LUPI O., MADKAN V., TYRING S. K , 2006.- Tropical dermatology: Bacterial tropical diseases, the Journal of the American Academy of Dermatology, vol.54 , p. 559-578 .

MALVY D., PISTONE T., REZVANI A., LANCON F., VATAN R., RECEVEUR M.C , DURAND I. , HERCBERG S. & EL HASNAOUI A., 2006.- Risk of malaria among French adult travellers, Travel Medicine and Infectious Disease,  vol.4 , p.259-269 . 

MEMISH Z.A & OSOBA A.O , 2006.- International travel and sexually transmitted diseases, Travel Medicine and Infectious Disease vol.4 , p.86-93. 

MILLIKAN L.E,2005.- Life-threatening dermatoses in travellers, Clinics in Dermatology , vol.23 , p.249-253 . 

MONATH T.P, 2005.- Yellow Fever, Viral tropical Infections, p.20-23

PIALOUX G., GAUZERE B. A ,JAUREGUIBERRY S. &  STROBEL M., 2007.- Chikungunya, an epidemic arbovirosis, Lancet  vol.7 , May 2007, p.319-327 . 

RICHENS J., 2006.- Sexually transmitted infections and HIV among travellers: A review, Travel Medicine and Infectious Disease vol.4 , p. 184-195 .

SCHUHWERK M.A, RICHENS A.B  & ZUCKERMAN C., 2006.- HIV and travel, Travel Medicine and Infectious Disease vol.4 , p. 174-183 . 

STEFFEN R., ACAR J., WALKER E. & ZUCKERMAN J., 2003.- Cholera: assessing the risk to travellers and identifying methods of protection, Travel Medicine and Infectious Disease vol. 1, p. 80-88.

WILDER-SMITH A. , 2006.- The severe acute respiratory syndrome: Impact on travel and tourism , Travel Medicine and Infectious Disease vol.4 , p. 53-60 .

WILSON M.E, 1995.- Travel and the emergence of infectious diseases, Emerging Infectious Diseases, vol.1, p.72-78.

 

  


LEXIQUE
 

ARBOVIROSE

C’est une maladie virale vectorielle transmise par des arthropodes. Les arboviroses représentent un ensemble hétérogène de maladies dues à des  virus de structures très diverses. Leur dénominateur commun est leur transmission par des arthropodes hématophages d’où leur no d’arbovirus (« arthropod-born  virus »).Les moustiques , les phlébotomes et les tiques sont les principaux vecteurs .ceux-ci sont infectés à vie et une transmission trans-ovarienne du virus est possible chez certains d’entre eux . Plus de 600 arbovirus ont été répertoriés à ce jour et 150 sont pathogènes pour l’Homme .Certaines arboviroses sont strictement animales ( zoonoses ).Elles affectent généralement le bétail et peuvent entraîner de graves crises économiques dans les pays en voie de développement .D’autres sont essentiellement humaines (anthroponoses) comme la dengue .Les mammifères constituent le principal réservoir des virus , la transmission à l’homme est souvent accidentelle. Elle survient quand l’homme intervient dans le cycle naturel et s’interpose dans le cycle zoonotique du fait de ses activités ( chasse , travaux de déforestation , etc…), soit le virus va à la rencontre de l’homme en empruntant des relais vivants divers : arthropodes vecteurs, singes , oiseaux migrateurs , … Les arboviroses sont cosmopolites .Elles touchent tous les continents  mais surtout les zones tropicales .Chaque arbovirus a une répartition qui lui est spécifique .En raison de la multiplication des déplacements de population , du relâchement de la lutte contre les vecteurs et de l’anthropisation accrue des milieux naturels de nombreuses arboviroses sont des maladies émergentes ou résurgentes .La majorité des arboviroses concernent des voyageurs ayant séjourné dans des pays tropicaux (dengue, fièvre de la vallée du Rift) ou , plus exceptionnellement l’Amérique du nord ( encéphalites).Les arboviroses sont classées en quatre grandes familles selon la nature de leur acide nucléique et de leur enveloppe .Les Arenaviridae (virus de la fièvre de Lassa) et les Filoviridae (virus d’Ebola) ne sont pas des arbovirus car ils ne sont pas transmis par des vecteurs , mais au contact avec le réservoir de virus (rongeur pour la fièvre de Lassa).Les arboviroses se traduisent pas quatre syndromes principaux : fièvre algique , fièvre encéphalique , méningo-encéphalite et syndrome hépatorénal. Le diagnostic est avant tout sérologique et repose surtout sur la détection d’anticorps neutralisants .Le traitement est exclusivement symptomatique et aucun antiviral n’est efficace .

    

Arbovirus et arboviroses

Les arbovirus du continent africain de J.P Digoutte et F.Adam ( CRORA )
 

Arbovirus

Les fièvres à arbovirus
 

Maladies virales émergentes : plus de 600 arbovirus détectés ( Suds en ligne )

 

 

Aire de répartition du virus de la Bilharziose

BILHARZIOSE 

Le terme est issu de Bilharz , naturaliste allemand qui identifia le premier le parasite de la maladie en 1851 et la bilharziose urinaire  ( Schistosoma haematobium ) est la plus commune des trois formes de bilharziose existantes . Cette pathologie est générée par la présence d’un ver qui pénètre par la peau dans le corps humain et l’infeste rapidement. Le parasite pond ses œufs dans la vessie Ces derniers sont évacués avec l’urine et produisent des larves peu après avoir été déposés dans l’eau. Ces larves parasitent un mollusque d’eau douce ( Bulimus contortus ) .Elles ne le quittent qu’une fois transformées en vers .Le ver achève sa maturation dans l’organisme du baigneur qu’il parasite à son tour .Cette affectio entraîne des douleurs dans le bas-ventre , la production de sang dans les urines et un dysfonctionnement des fonctions rénales qui peut entraîner la mort du malade. Les premiers traitements furent élaborés en 1913.A la fin des années 1990 , la bilharziose touchait 200 millions de personnes , essentiellement en Afrique Noire .
 

La bilharziose urinaire ( Cours de parasitologie de la faculté de Médecine de Lille )

La bilharziose ( cause , signes , prévention , … ) ( Médecine et santé )

Les Bilharzioses (schistosomiase) ( Doctissimo )

Les bilharzioses dans le Monde ( DistriMed.com )

La Bilharziose ( causes , variétés , etc… ) dont «  Les zones d’endémicité dans le Monde » ( carte )

Maladies infectieuses : les bilharzioses ( MEDinfos )


 

 

 

CHIKUNGUNYA
 

Le terme a été utilisé pour la première fois en 1953 lors d’une épidémie survenue en Ouganda et en Tanzanie .Ce mot signifie « marcher courbé » en langue swahili et traduit la posture communément adoptée par les malades .Le virus Chigunkunya est un Alphavirus de la famille des Togaviridae ( Arbovirus de groupe A ) est à l’origine de la « fièvre de Chigunkunya » ou « CHIK » .Il entraîne une maladie virale spontanément résolutive dont la pathologie se manifeste par un syndrome fébrile accompagné d’une arthralgie ou d’une arthrite  généralement localisée aux genoux, aux chevilles et aux petites articulations des membres .La poussée fébrile est généralement suivie d’une éruption maculopapulaire (éruption cutanée sous formes de petites tâches ),  accompagnée de nausées et de vomissements. Des hémorragies bénignes sont possibles , surtout chez les enfants .Le virus peut provoquer des atteintes neurologiques ( méningo-encéphalite ).Chez les nouveaux-nés des formes graves peuvent survenir et nécessiter une hospitalisation. Chez les adultes la maladie se traduit par des formes douloureuses, parfois invalidantes, entraînant une asthénie intense et prolongée . Le virus est présent en Afrique , en Inde, en Asie du sud-est et aux Philippines .Le réservoir est probablement situé chez les primates qui génèrent une forte virémie mais ne manifestent pas de symptômes .Aucun agent antiviral n’a encore été mis au point mais le virus est sensible aux désinfectants : éthanol , hypochlorite de sodium et glutaraldéhyde .Le virus peut affecter l’Homme, les primates , de nombreux mammifères et des oiseaux .Il se transmet par piqûre du moustique Aedes aegypti ou A. africanus  et A. Albopictus, cette dernière espèce est particulièrement répandue à La Réunion, où son activité est maximale , en milieu rural comme en ville, en début et en fin de journée .Aucun cas de transmission de personne à personne n’a été constaté à ce jour .
 

Le virus Chigunkunya ( Agence de santé publique du Canada )

Chigunkunya ( Ministère français de la Santé )

Qu’est-ce-que la fièvre Chiginkunya ? ( Holambe Comores )

 

 

 

vibrions cholériques

CHOLERA

Le terme est issu du grec «  khole » signifiant «  bile » .Cette maladie est mentionnée et décrite , pour la première fois par le Sucrutasamhita , un traité médical de l’Inde ancienne .Elle se manifeste par une altération de la muqueuse intestinale provoquant un intense syndrome diarrhéique accompagné de violentes douleurs intestinales, d’un dysfonctionnement de l’état général et d’une déshydratation aigue pouvant entraîner la mort .Cette pathologie resta confinée jusqu’au XVIIIe siècle en Inde. La première pandémie survint en 1827.Elle toucha l’Europe où elle provoqua plus d’1 million de décès. D’autres pandémies survinrent : 1840-1862, 1813-1878, 1883-1894, …C’est un médecin anglais , John Snow , qui établit en 1854 que la transmission s’effectuait par l’absorption d’eau contaminée .L’agent infectieux est le vibrion cholérique  ( vibrio cholerae ) isolé à Alexandrie par Robert Koch en 1883.En 1892 Waldemar Haffkine mit au point le premier vaccin anticholérique .La prophylaxie du choléra , endémique dans plus de 80 pays , passe par un traitement des eaux usées , la consommation d’eau potable et une hygiène corporelle rigoureuse . En 2004, 56 pays ont déclarés 101 383 cas et 2 345 décès (2,31%). Le nombre de cas a diminué de 9% par rapport à 2003, mais le nombre de décès a augmenté de 24%. Le nombre de cas déclarés en Afrique a été de 95 560 (94,2%). D’importantes flambées se sont déclarées au Mozambique (20 080 cas), en Tanzanie, en Zambie, au Cameroun, en RDC, au Tchad, au Nigeria, en Ouganda, en Afrique du Sud, en Somalie, au Mali, au Liberia, au Niger, au Sénégal, en Guinée… Les Comores ont déclaré 1 cas, Madagascar 0 cas. Le nombre de cas a augmenté de 66% en Asie pour atteindre 5 764 cas, dont 4 695 en Inde. Le nombre de cas est resté stable aux Amériques (36 cas). Sept pays européens ont déclaré 21 cas importés (Royaume-Uni : 13 cas), les USA, 5 cas et le Canada, 3 cas. Actuellement, presque tous les PED sont aux prises avec une flambée de choléra ou sous le menace d’une épidémie de choléra. Parmi les plus récentes épidémies celle survenue en 1991 au Pérou est particulièrement significative , alors que la maladie semblait avoir disparu d'Amérique du sud depuis plus d'un siècle. Le germe vibrio cholera groupe 1 biotype El Tor  était parti d'Indonésie .Il fut introduit avec l'eau des cales de bateaux chinois rejetées dans le port de Lima .Le bacille contamina le phyto-zooplancton, puis les crustacées et enfin l'Homme .Partie du port de Chancay , en janvier 1991, l'épidémie se propagea le long des côtes péruviennes  et gagna l'Équateur ( mars 1991), le Chili ( avril 1991), la Bolivie et le Brésil.<En 1992 la quasi-totalité des pays sud-américains étaient touchés .Entre 1991 et 1997 plus de 1, 2 million de personnes furent infectées et la maladie occasionna 11959 décès .

 

Le choléra ( Encyclopédie médicale , Doctissimo )

Le choléra ( épidémiologie, transmission , … ) ( Institut Pasteur )

La situation mondiale du choléra en 2004 ( Médecine tropicale )

Le choléra ( inventaire des sites Web , CISMEF (Catalogue et index des sites médicaux francophones)

Les actions biologiques de la toxine du choléra

Le vaccin choléra ( Santé Voyages )

Le choléra ( Encyclopédie de l’Agora )

 

CONTAGION 

La contagion intervient quand une pathologie se transmet d’un individu à un autre. On distingue deux types de contagion : la contagion directe et la contagion indirecte. La contagion directe s’effectue par l’intermédiaire d’un véhicule inerte (gouttelettes de salive expulsées lors de la toux , eau et/ou aliments souillés , etc…).La seconde s’effectue par l’intermédiaire d’un animal, vecteur parfois indispensable au germe pour que celui-ci puisse s’introduire dans le corps humain. Les insectes , en particulier , sont des vecteurs efficaces de nombreuses infections. La contagion indirecte peut aussi solliciter un autre intervenant désigné sous le nom de réservoir .Celui-ci est le réceptacle intermédiaire entre le germe et- le vecteur .Le réservoir peut aussi jouer le rôle de vecteur et l’être humain peut être, à la fois, vecteur et réservoir (dans le cas de la grippe, par exemple ).

 

DENGUE

Le terme est issu de l’espagnol «  denguere » signifiant : «  attitude affectée » et faisant allusion à la démarche maniérée du malade .La dengue fut décrite pour la première fois à Java par le hollandais Bylon en 1780.C’est une maladie typique des régions tropicales .Elle se caractérise par une forte fièvre , des douleurs articulaires et musculaires intenses ainsi que par des éruptions cutanées .Elle évolue généralement vers une guérison spontanée en quelques jours .Seule sa forme hémorragique est potentiellement létale .Le vecteur de la dengue est un moustique ( Aedes aegypti ) , découvert en 1905 par le docteur Thomas Lane Bancroft. L’origine virale de la maladie, pressentie dès 1907, fut définitivement prouvée en 1936 par le biologiste anglais Short. La prophylaxie de la dengue repose essentiellement sur la destruction de son vecteur .En 1996 d’importantes vagues épidémiques de dengue ont été signalées en Asie du sud-est et en Amérique latine .l’extension spatiale des grandes métropoles du Tiers-monde ainsi que le réchauffement climatique concourent à l’extension de la maladie .
 

La dengue ( épidémiologie , symptômes , moyens de lutte , … )

La dengue ( définition , épidémiologie , le virus de la dengue , etc… ) ( caducée .net)

La dengue ( Doctissimo )

Dengue et dengue hémorragique : prévalence , transmission , caractéristiques , …(site O.M.S)

Epidémiologie de la dengue

Dengue et complications oculaires ( extr. de « The Lancet », Year 2002, Volume 360 Issue 9339 Page 1070)

Le virus de la dengue ( Agence de Santé publique du Canada )

La dengue ( TravelSanté.com )

Flavivirus : la dengue

 

Les foyers de la fièvre Ebola en Afrique

 

  

Le virus Ebola

 

EBOLA

Le nom est celui de la rivière congolaise traversant la région où la maladie fut identifiée pour la première fois .cette pathologie  se caractérise par un syndrome fébrile aigue, accompagnée  de douleurs musculaires intenses et de diarrhées .Cette affection est due à un virus isolé en 1976par le «  Center for Disease Control » d’Atlanta. C ’est une affection très contagieuse , dont la durée d’incubation varie de 2 à 21 jours .Elle est létale dans 50 à 90 % des cas , tuant les malades en une à deux semaines .La seule prophylaxie efficace repose sur la mise en quarantaine rapide des malades atteints.

 

ENCEPHALITE JAPONAISE

C’est une infection spécifique des zones tropicales et subtropicales .Elle est la plus commune des encéphalites virales en Asie du sud-est : Chine , Japon, Corée, Vietnam, Indonésie, Inde , …Cette pathologie affecte 30000 à 50000personnes annuellement. Elle affecte surtout les sujets jeunes entre 5 et 25 ans .Le degré d’occurrence de la maladie chute après 35 ans .L’agent pathogène est un arbovirus de la famille des Flaviviridae et la transmission est assurée par un moustique du genre Culex vivant et se reproduisant dans les zones marécageuses .La maladie se manifeste dans 1 à 20 cas sur 1000 .Après une période d’incubation de 6 à 14 jours , la maladie se manifeste par une fièvre de 38°C, des céphalées , des vomissements et un méningisme. La situation s’aggrave rapidement avec la survenue d’un coma de plus en plus profond et l’apparition de convulsions dans 85% des cas. Une issue létale est observée dans 20 à 30 % des cas .La maladie occasionne des séquelles neuropsychiatriques dans 50% des cas .

 

Encéphalite japonaise :les indications de la vaccination du Dr. O. Meunier

Carte de la zone d’endémie de l’encéphalite japonaise

L’encéphalite japonaise ( Encyclopédie médicale Doctissimo )

L’encéphalite japonaise ( World Waterday 2001 )

Le virus de l’encéphalite japonaise ( Office de Santé publique du Canada )
 

La vaccination contre l’encéphalite japonaise ( Guide clinique Méditravel )

 

EPIDEMIE

Le terme est issu du latin médical "epidemia" lui-même issu du grec "epedemos"( " Qui circule dans le peuple" ). Une épidémie est le développement limité dans le temps d'une maladie transmissible affectant simultanément de nombreux individus répartis sur un territoire plus ou moins vaste .

 

FIÈVRE DE LA VALLÉE DU RIFT

L'appellation de cette pathologie tropicale est issue du nom de la région du Kenya où l'épidémie fut décrite pour la première fois en 1930.La maladie est, en général , peu sévère et les cas évoluant vers des formes hémorragiques sont rares. Le virus , isolé en 1931, est transmis par des moustiques du genre Aedes qui pullulent en milieu aquatique .Des épidémies peuvent survenir en cas de crues ou à l'occasion de la modification d'un écosystème consécutivement à la construction d'un barrage, par exemple. La maladie se transmet aussi par les tissus et les fluides corporels  (sang, lait, urine ,...) contaminés par les aedes. Cette maladie est endémique en Afrique subsaharienne où des épidémies s'y déclarent tous les 5 à 20 ans .

 

FIÈVRE JAUNE

Cette dénomination fait référence à la couleur prise par la peau des sujets atteints . La fièvre jaune est une pathologie qui se manifeste d’abord par un syndrome fébrile , accompagné d’une dégradation rapide de l’état général. A une courte rémission succède l’apparition d’un ictère et la production de vomissements noirâtres et sanglants qui témoignent d’une atteinte rénale et hépatique grave .Ce dernier signe est à l’origine du nom espagnol de la maladie «  vomito negro » .C’est le médecin cubain Carlos Finlay qui mit en évidence, à la fin du XIXe siècle , le rôle de vecteur de la maladie joué par le moustique Aedes aegytpti .La nature virale de l’affection ainsi que ses modes de transmission furent établis expérimentalement par le médecin américain Walter Reed en 1901.La prophylaxie de la fièvre jaune repose sur la destruction de son vecteur et sur l’usage d’un vaccin mis au point par le microbiologiste Max Theeler en 1931 .La fièvre jaune est endémique dans 34 états africains et une grande partie de l’Amérique Latine et elle connaît actuellement une phase d’expansion. On estime qu’elle touche 200000personnes en moyenne chaque année,occasionnant 30000 victimes.
 

La fièvre jaune ( fiche descriptive , Institut Pasteur )

La fièvre jaune , un vaccin obligatoire pour de nombreuses destinations ( Doctissimo )

Situation de l’endémie amarile ( fièvre jaune ) – carte

La Fièvre jaune : localisations , causes, signes et prévention

La fièvre jaune ( généralités )

La fièvre jaune ( Travel-Santé.com )

Le virus de la fièvre jaune ( Fiche technique Santé-Sécurité … )

 

 

Virus H1N1

Virus de la grippe

GRIPPE

Le terme est issu de l’allemand «gripan » signifiant «saisir avec des griffes». Cette pathologie se caractérise par l’apparition d’un syndrome fébrile aigue accompagné de maux de tête et de courbatures. Ces signes sont suivis d’un écoulement nasal , d’une toux sèche puis productive et d’une asthénie importante. L’évolution de la grippe est brève et le retour  à la normale se manifeste au bout  de deux à quatre jours, malgré une plus longue persistance de l’état asthénique. Plus rarement peuvent se développer des complications neurologiques , pulmonaires ou cardiaques, surtout chez les personnes âgées et les enfants jeunes. Ces formes graves sont souvent létales. La maladie est véhiculée par trois virus. Celui de type A, catégorie à laquelle appartient l'agent causal de la "grippe mexicaine", fut isolé par le docteur Smith en 1933 ; Les virus de type B et C furent respectivement identifiés en 1936 et 1950. Le réservoir viral est avien (souvent un canard), il existe aussi un hôte intermédiaire, le porc. Depuis les années 1990 la grippe tue en moyenne 3 millions de personnes par an .

La grippe A ( H1N1), appelée aussi grippe porcine, grippe nord-américaine, grippe mexicaine, est réapparue en 2009 sous une forme génétique nouvelle transmissible d'homme à homme. Ce nouveau virus grippal contient des gènes de plusieurs virus connus d'origine porcine, avienne et humaine. C'est un virus réassorti contre lequel n'existe à l'heure actuelle aucun vaccin. Un grand élevage industriel de porcs situé dans l'état de Vera Cruz est soupçonné d'être à l'origine de l'épidémie. En mars et avril 2009 le virus avait infecté 2200 personnes au Mexique et dans le sud-ouest des Etats-unis provoquant 19 morts confirmées. Cette nouvelle grippe s'est répandue dans 73 pays, dont la France.

La grippe aviaire ( ou grippe du poulet ou influenza aviaire )

Les nouvelles épidémies : la grippe aviaire en dix questions (Doctissimo)

La grippe aviaire: un risque de pandémie ( TravelSanté.com )

La grippe aviaire (Institut Pasteur)

La grippe aviaire (site de l’O.M.S )

L’épizootie de grippe aviaire ( Le Monde )

La grippe aviaire : la maladie chez l’oiseau

Epidémie de grippe aviaire A (H5 N1) en Asie (Point au 1er septembre 2004)

La grippe : un virus pas comme les autres ( Groupe d’Etudes et de prévention contre la grippe)

La grippe : virus, symptômes, vaccin , épidémiologie, … (Caducée.net )

Les virus de la grippe ( Institut Pasteur )

 

HEPATITES VIRALES  

Les hépatites sont causées par des virus qui provoquent des lésions plus ou moins progressives des tissus du foie. A long terme ces affections peuvent entraîner une altération fibreuse des cellules hépatiques (cirrhose), voire une cancérisation de ces mêmes cellules. Les hépatites se manifestent par une asthénie persistante accompagnée d’une modification du teint (jaunisse),d’une détérioration des fonctions immunitaires et d’une altération de la coagulation. Au stade terminal la maladie est caractérisée par la survenue d’hémorragies , surtout digestives .On distingue huit types d’hépatite virale qui présentent des caractéristiques différentes en termes de fréquence, de mode de contamination, de potentiel d’évolutivité et de pronostic. L’hépatite B est la forme la plus répandue dans le Monde. Elle fut étudiée, pour la première fois, par le médecin allemand Lurman en 1885, mais le virus responsable de cette affection ne fut isolé qu’en 1965 par le médecin américain Blumberg. Elle présente des risques élevés de complication. Un traitement vaccinal , élaboré par génie génétique, fut mis au point en 1982.La forme la plus dangereuse demeure l’hépatite C dont la transmission s’effectue par le sang, par injection intraveineuse et, probablement selon certains chercheurs, par voie sexuelle. L ’OMS estime que 3% de la population mondiale est contaminée et que 200 millions de personnes sont des porteurs chroniques de la maladie exposés à des risques élevés de cirrhose et de cancer du foie. Il existe d’autres formes d’hépatite : A, D, E, F,G et TTV.  

 

Hépatites , dossier ( Paramed Prépa.com )

L’hépatite C : une épidémie silencieuse ( Doctissimo )

Les hépatites ( Doctissimo)

L’hépatite chronique virale

L’hépatite C ( O.M.S )

 

LASSA (FIEVRE DE  )

L’appellation fait référence à un village nigérian où la pathologie fut observée pour la première fois en 1969 . C’est une fièvre hémorragique dont les premières symptômes évoquent un syndrome grippal et qui évolue ensuite en occasionnant de sévères hémorragies de la gorge , du cerveau et des reins. Les malades non traités décèdent au terme d’une huitaine de jours. Le virus fut isolée en 1970 et son réservoir, un rat ( Mastomys natalensis ) fut identifié en 1975 . Cette maladie se transmet par contact direct, par l’urine du rat contaminé ou par l’inhalation de particules excrémentielles réduites en poussière. On estime à 100000 le nombre de cas de fièvre de Lassa survenant chaque année et aux environs de 3000 les issues létales qui en résultent. La prévention de la maladie passe par la destruction du réservoir. Un vaccin est à l’étude. Le virus est sensible à un antiviral, la ribavirine qui constitue un traitement relativement efficace contre la maladie .
 

La fièvre de Lassa ( Esculapepro.com )

Les virus des fièvres hémorragiques

Fièvre hémorragique virale ( Orphanet)

 

MALADIE  

La maladie peut se définir comme une rupture de l’équilibre existant entre les différentes parties d’un organisme vivant. Elle peut être considérée comme une "Cessation ou perturbation des fonctions, systèmes ou organes corporels. Entité caractérisée généralement par au moins deux des critères suivants: 1) agent étiologique connu; 2) groupe identifiable de signes et symptômes; 3) modifications anatomiques conséquemment compatibles."(Extrait de « Terminologie de neuropsychologie et de neurologie du comportement. » de Louise Bérubé., 1991., 176 p., Les Éditions de la Chenelière Inc., p. 125). La maladie peut être due soit à des troubles affectant le métabolisme, soit à une intoxication soit à un traumatisme .Dans le cas des maladies infectieuses le phénomène est consécutif à l’introduction d’une entité vivante dans l’organisme .Cet évènement peut occasionner une perturbation des fonctions vitales. L’entité extérieure est désigné sous le nom de germe, microbe , parasite ou agent infectieux. L’intrusion de l’agent infectieux peut se produire à bas bruit ou de façon brutale .Dans ce dernier cas la maladie se manifeste par des signes aigues: fièvre , asthénie , réactions locales au niveau du foyer de l’infection .ces différents symptômes témoignent de l’intensité du conflit entre l’hôte et son agresseur et des efforts de l’organisme atteint pour rejeter l’intrus. Pour survivre et se reproduire l’agent infectieux est dépendant de l’hôte qu’il parasite. Les agents infectieux peuvent appartenir à quatre catégories distinctes : -les bactéries , mycobactéries et champignons microscopiques , -les virus , -les prions , -les animaux parasites . Une coexistence peut parfois s’établir entre l’intrus et son hôte qui paraissent alors vivre en symbiose . Cette situation peut n’être que provisoire .

 

Définition «  Saniadie »

Définition de la maladie ( Vulgaris médical )

 

MUTATION

Modification héréditaire du matériel génétique.
 


 

ONCHOCERCOSE  

Le terme est formé de deux mots : «ogkos » signifiant « crochet » et « kerkos » signifiant «queue».Cette pathologie est signalée en Amérique dès la fin du XVIe siècle.C’est une maladie tropical se manifestant par des tumeurs sous-cutanées associées à une stase de la lymphe.Dans certains cas cette maladie peut occasionner des déformations particulièrement spectaculaires appelées «Eléphantiasis ». La maladie s’accompagne de violentes démangeaisons et de signes oculaires divers ( larmoiements, irritation conjonctivale et opacification de la cornée qui peuvent entraîner une cécité définitive. L’agent de l’onchocercose est un ver parasite Onchocerca volvulus de la famille des Filiaires. La maladie est transmise (injection de larves) par un moucheron ( la simulie ).La prophylaxie de la maladie passe par la destruction de son vecteur. Le traitement de la maladie repose sur l’ablation des tumeurs à l’intérieur desquelles des vers se trouvent enkystés et sur la prise d’un antiparasite, l’ivermectine. L’onchocercose affecte encore, surtout en Afrique occidentale, près de 20 millions de personnes et génère 50000nouveaux cas de cécité par an .La maladie est aussi présente en Amérique centrale et au Yémen.
 

L’onchocercose ou «  cécité des rivières » ( Caducee.net)

L’onchocercose ou «  cécité des rivières » ( I.R.D )

Oncerchiasis ( «  River blindness » ) ( O .M.S )

 

 

       

Plasmodium falciparum

 

 
PALUDISME

Le terme est dérivé du mot latin « palus » signifiant «marais ». Le paludisme ou malaria ( de l’italien «malaria » ou «mauvais air ») est une maladie connue depuis la plus haute antiquité .Elle se manifeste par des accès fébriles répétitifs évoluant selon des cycles de deux à quatre jours, ce qui lui valut le nom de « fièvre tierce » ou de «  fièvre quarte » au XVIIe siècle. En l’absence de traitement et si le malade continue de séjourner en territoire infecté, la maladie évolue vers une destruction systématique des globules rouges.  Dans les formes chroniques du paludisme la déglobulisation et l’anémie surviennent progressivement, alors que dans les formes les plus graves ce même phénomène s’accompagne d’un dysfonctionnement rénal et hépatique susceptible d’entraîner une issue létale. C’est en 1880 que le médecin français Alphonse Laveran établit le rôle du parasite Plasmodium dans le déclenchement de la maladie .Par la suite on mit en évidence l’existence de quatre espèces distinctes de Plasmodium produisant chacune une forme spécifique de la maladie .Le vecteur de la maladie est un moustique femelle de la famille des anophèles . La prophylaxie repose sur la destruction du vecteur et sur la prise d’une médicamentation spécifique, comme la quinine et ses dérivés. La progression contemporaine de la maladie est due à la résistance croissante des anophèles aux insecticides et à celle des Plasmodium aux thérapies traditionnelles. Un vaccin a été développé en 1994 par le colombien Emmanuel Patarroyo, mais son efficacité n’est pas totale et le vaccin multi génique élaboré au centre de recherches de Bethesda aux Etats-Unis n’a pas encore dépassé le stade de l’expérimentation .On estime que le paludisme affecte 300 millions de personnes par an et occasionnel plus de 3 millions de décès .

Le Paludisme : épidémiologie , transmission , symptômes, … ( Institut Pasteur )
Le Paludisme en Afrique et dans l’Océan Indien
Atlas of Medical Parasitology
Le paludisme ( CISMEF )
Le Paludisme ( site de l’O.M.S )
Le paludisme ( Dossier Routard )
Le Paludisme ( Doctissimo , encyclopédie médicale )
Le paludisme ( « Médecine et Santé » )
Le traitement du paludisme à P.falciparum ( Agence de santé publique du Canada )
Le Paludisme : les candidats vaccins ( Institut Pasteur )
Le cycle de développement du paludisme
Les cartes du paludisme

PANDÉMIE

La pandémie désigne un phénomène épidémique qui se répand sur une partie importante de la planète. Le terme vient de deux mots grecs ( « pan » qui signifie «tous » et «  démos » qui signifie «peuple»). Plusieurs pandémies ont affecté ( et continuent encore d’affecter …) l’Humanité: la Peste noire (ou peste bubonique) a causé plusieurs millions de morts en Europe entre 1346 et 1350.En France elle emporta les 4/5 des habitants de Marseille et dépeupla le Poitou à 50%.A Sienne , en Italie la population passa, en quelques mois, de 100000 habitants à 13000 et Barcelone , en Espagne , de 42000 à 27000.La «grippe espagnole » de 1918 à 1920 a été une des pandémies les plus dévastatrices de l’histoire de l’Humanité avec plus de 23 millions de morts. Le SIDA est aujourd’hui considéré comme une pandémie .

 

 

PATHOGENE

Qualifie un microbe provoquant une maladie.

 

SAUT D'ESPECE

Quand un agent pathogène pour une espèce donnée le devient aussi pour une autre espèce voisine.

SIDA

Le SIDA ( acronyme de : Syndrome Immuno Déficitaire Acquis ) est l'unique pandémie d'une maladie infectieuse apparue au XXe siècle. La maladie a été décrite aux États-Unis au début des années 1980 par Michael Gottlieb et le virus isolé par l'équipe de Luc Montagnier de l'Institut Pasteur en 1983.Les deux virus responsables du SIDA ( VIH1 et VIH2 ) appartiennent au genre Lentivirus  et à la famille des Retroviridae. Le virus attaque les défenses immunitaires de l'organisme  et favorise l'apparition de maladies opportunistes, généralement inoffensives pour un sujet dont l'immunité est conservé. L'issue de la maladie est létale par infections répétées .En Afrique subsaharienne le cas le plus ancien remonte à 1959 où il survint à Léopoldville (actuellement Kinshasa ) au Congo Belge ( actuellement Zaïre ). En Europe le cas le plus ancien fut décrit chez un marin norvégien, né en 1946, qui avait voyagé à travers le Monde entre 1961 et 1965 et particulièrement en Afrique noire .Il décéda en 1976. A la fin de 2001 40 millions de personnes vivaient avec le VIH/SIDA dans le Monde .La maladie a entraîné une baisse de l'espérance de vie en Afrique .Cette dernière est actuellement de 47 ans, alors qu'elle serait de 61 ans sa le SIDA. On estime que d'ici 2010 , dans les cinq pays les plus peuplés ( Chine , Inde, Russie , Nigeria et Éthiopie ) , 75 millions de personnes seront infectées par  le VIH , contre 10 millions actuellement.

 

Sida ( Doctissimo )

Le Sida ( Fondation de la recherche Médicale )

Dossier SIDA ( Info Sciences Dossier )

SIDA : données épidémiologiques ( SIDA Web.com )

Le Tourisme sexuel : les effets pervers de l'offre et de la demande ( Routard.com )

Sexual tourism increases HIV risk ( BBC News , 19 may 2004 )

AIDS and Sex Tourism ( AIDS Soc., vol.4,n°1 , 1992 , article Publ.Med. )

AIDS and Tourism sector ( AIDS brief for sectoral planners and managers )

 

ZOONOSE

Maladie épidémique animale.

  


Pour en savoir plus ...
 

 

Centers for Disease Control and Prevention

L’Institut Pasteur

L’Organisation mondiale de la santé ( OMS ) Les virus transmis par les arthropodes ( Arbovirus ) du continent africain ( Base de données)

Médecine tropicale ( CHU Hôpitaux de Rouen )

Maladies rares et médicaments orphelins ( Orphanet , base de données )

Tropical diseases research ( O.M.S )

Tropical Medecine Central Resources

The Practice of Travel Medicine: Guidelines by the Infectious Diseases Society of America by David R. Hill et alii, IDSA Guidelines, 2006: 43, 41 p. Travel medicine is devoted to the health of travelers who visit foreign countries. It is an interdisciplinary specialty concerned not only with prevention of infectious diseases during travel but also with the personal safety of travelers and the avoidance of environmental risks.

Maladies infectieuses tropicales, 2012, e-Pilly Trop 2012, édition web, Editions Alinéa Plus, Collège des Universitaires de Maladies Infectieuses et Tropicales, 975 p. L’e-Pilly TROP est un ouvrage d’infectiologie tropicale destiné aux médecins et aux étudiants en médecine des pays francophones du Sud. La prise en compte des différents niveaux de la pyramide sanitaire dans ces pays le rend aussi accessible aux infirmiers des centres de santé communautaires urbains et des structures de santé intermédiaires des zones rurales. Par définition, les Pays En Développement accroissant progressivement leurs capacités de diagnostic biologique et de traitement, les outils de prise en charge correspondent aux moyens des niveaux périphériques comme à ceux des niveaux hospitaliers de référence…..

Zoonoses and Travel. “The movement of populations shapes the patterns and distribution of infectious diseases globally.” (Wilson), Disease Emergence and Resurgence: The Wildlife–Human Connection.

Guide to Prevention and Control of Infectious Diseases in the Workplace, 2007, A Joint Initiative of BCGEU & British Columbia Public Service Agency, 110 p. This guide was developed as a joint venture of the BC Public Service Agency, Government of British Columbia and the BC Government and Service Employees’ Union. The objective of this booklet is to provide the workplace with prevention and control measures that will assist in protecting employees from anticipated occupational exposure to infectious diseases in the workplace. Most people generally have a low risk of contracting a serious infectious disease in the course of their everyday life. It is recognized that Public Service employees in some occupations may have an increased risk of contracting an infectious disease as a result of various risk factors while at work or because of the nature of the job duties or work environment.

Introduction To Travel Medicine, Bibliography, 121 p.

Guidelines for Malaria, Prepared by the Centre for Disease Control, Darwin and Infectious Diseases Unit, Royal Darwin Hospital, 2012, 22 p. This document outlines some selected and unique aspects of malaria surveillance and control in the Northern Territory (NT). It describes the intensive measures that are essential if we are to prevent the re-establishment of malaria in the NT. The malaria control program in the NT is a responsibility shared among general practitioners, hospitals, laboratories, medical entomology, community care/health centers, disease control units and the general community.

Health and Globalization, Globalization 1&1, A project of Suny Levin Institute, 44 p. From stories of the avian flu to advances to digital medical records, the news is filled with stories about the impact of globalization in healthcare. In this Issue in Depth, we will take a close look at two health-related topics: - How globalization is promoting both the rapid spread and the effective treatment of highly contagious diseases, - The growing debate over the use and future of genetically modified organisms (GMOs)….

10 FACTS ON NEGLECTED TROPICAL DISEASES, 1 p.

Infectious diseases and tropical medicine by Christopher P Conlon, MA MD FRCP FRCPI, Royal College of Physicians 2013, 7 p. Infectious diseases and tropical medicine as specialties encompass the diagnosis and management of a wide variety of infections, only some of which are ‘infectious’ in the commonly understood sense of the word. Previously associated with fever hospitals, infectious diseases is now a specialty fully integrated into the modern general, acute hospital and closely allied with acute medical specialties….

Les maladies infectieuses émergentes : état de la situation et perspectives par Leport Catherine et Guégan Jean-François (sous la direction de), La Documentation française (2011), 209 p. La lutte contre les épidémies fi gure en bonne place (article 2) dans les objectifs généraux de la politique de santé publique défi nie par la loi du 9 août 2004. Dans ce contexte, le cadre de ce rapport sur les maladies transmissibles émergentes a été délibérément limité aux maladies émergentes d’origine infectieuse (MIE), première approche qui représente un champ assez vaste et relativement cohérent. Il est remarquable de noter que, si la notion d’émergence semble récente (1989, conférence de Washington sur les virus émergents, en plein développement de l’infection par le VIH), en réalité, depuis toujours, l’homme a vécu avec des maladies infectieuses, de nouvelles pathologies apparaissant, d’autres disparaissant, dans une permanente dynamique évolutive (Nicolle, 1930)….

Mosquito-Borne Dengue Fever Threat Spreading in the Americas by Kim Knowlton, Dr.P.H., Gina Solomon, M.D., M.P.H., Miriam Rotkin-Ellman, M.P.H., Natural Resources Defense Council, NRDC Issue Paper, July 2009, Fever Pitch, 22 p. Over the past decades, several infectious diseases have increased in incidence and expanded into new geographic areas. There are multiple factors that contribute to the spread of disease, including increasing urban population density, more international travel, and widespread international import/export of goods. Global warming threatens to further exacerbate the spread of many infectious diseases because increases in heat, precipitation, and humidity can foster better conditions for tropical and subtropical insects to survive and thrive in places previously inhospitable to those diseases…..

Medical Tourism: Treatments, Markets and Health System Implications: A scoping review by Neil Lunt, Richard Smith, Mark Exworthy, Stephen T. Green, Daniel Horsfall and Russell Mannion, OECD, Directorate for Employment, Labour and Social Affairs, 55 p. The global growth in the flow of patients and health professionals as well as medical technology, capital funding and regulatory regimes across national borders has given rise to new patterns of consumption and production of healthcare services over recent decades. A significant new element of a growing trade in healthcare has involved the movement of patients across borders in the pursuit of medical treatment and health; a phenomenon commonly termed medical tourism‘. Medical tourism occurs when consumers elect to travel across international borders with the intention of receiving some form of medical treatment….

The Economic and Social Impact of Emerging Infectious Disease: Mitigation through Detection, Research, and Response, 48 p. New advances in science and medicine help us gain ground against certain infectious diseases, yet even in the twenty-first century other infectious diseases continue to emerge at a rapid pace—and frequently with significant human and financial costs. Emerging infectious disease (EID) comprises those infectious diseases whose incidence in humans has increased in the past two decades and threatens to increase in the near future.1 EID includes new or unrecognized diseases, those that are spreading to new geographic areas and hosts, as well as those that are re-emerging….

Economic Impact of Dengue Illness in the Americas by Donald S. Shepard , Laurent Coudeville , Yara A. Halasa , Betzana Zambrano , and Gustavo H. Dayan, Am. J. Trop. Med. Hyg., 84(2), 2011, pp. 200–207. The growing burden of dengue in endemic countries and outbreaks in previously unaffected countries stress the need to assess the economic impact of this disease. This paper synthesizes existing studies to calculate the economic burden of dengue illness in the Americas from a societal perspective. Major data sources include national case reporting data from 2000 to 2007, prospective cost of illness studies, and analyses quantifying underreporting in national routine surveillance systems. Dengue illness in the Americas was estimated to cost $2.1 billion per year on average (in 2010 US dollars), with a range of $1–4 billion in sensitivity analyses and substantial year to year variation…..

EMERGING AND RE-EMERGING INFECTIOUS DISEASES: The Third Epidemiologic Transition by Ronald Barrett, Christopher W. Kuzawa, Thomas McDade, and George J. Armelagos, Annu. Rev. Anthropol. 1998. 27:247-271. We use an expanded framework of multiple epidemiologic transitions to review the issues of re/emerging infection. The first epidemiologic transition was associated with a rise in infectious diseases that accompanied the Neolithic Revolution. The second epidemiologic transition involved the shift from infectious to chronic disease mortality associated with industrialization. The recent resurgence of infectious disease mortality marks a third epidemiologic transition characterized by newly emerging, re-emerging, and antibiotic resistant pathogens in the context of an accelerated globalization of human disease ecologies….

Recommandations sanitaires pour les voyageurs, 2012, Bull. Epidémiologique Hebdomadaire (BEH), 29 mai 2012 / n° 20-21, 32 p. Les voyageurs, quelles que soient leur destination et les conditions du voyage, sont fréquemment victimes de problèmes de santé. Le taux de voyageurs malades varie de 15% à 70% selon les études, en fonction du type de voyageurs, des destinations et des conditions de séjour. La diarrhée est toujours le plus fréquent des problèmes de santé en voyage, avec les affections des voies aériennes supérieures, les dermatoses et la fièvre. Les études les plus récentes montrent aussi l’émergence de pathologies non infectieuses : mal d’altitude, mal des transports, traumatismes et blessures, d’origine accidentelle mais aussi intentionnelle….

Espaces et territoires du paludisme par Clara Loïzzo & Sylviane Tabarly, Géoconfluences, 28/06/2012. Si le paludisme (ou malaria, terme utilisé en anglais) est une maladie aujourd'hui oubliée dans les pays du Nord, en dehors de quelques cas d'importation (arrivée de migrants, retour de voyageurs), elle reste une des maladies les plus répandue, près de 40% de la population mondiale y est exposée, et les plus meurtrières au monde. Les estimations font état de 216 millions d'épisodes palustres en 2010 dont 81% dans la région Afrique de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), soit 174 millions de cas. Le nombre de décès dus au paludisme est estimé à 655 000 pour l'année 2010, avec une marge d'incertitude comprise entre 537 000 et 907 000, dont 91% en Afrique. À l'échelle mondiale, 86% des décès imputables au paludisme ont frappé des enfants de moins de 5 ans….

INTRODUCTION TO MEDICAL PARASITOLOGY by Manar M.S. El-Tonsy, 18 p. Medical Parasitology is the branch of medical sciences dealing with organisms (parasites) which live temporarily or permanently, on or within the human body (host). There are different types of parasites and hosts. The competition for supremacy that takes place between the host and the parasite is referred to as host-parasite relationship. Accordingly, the host may have the upper hand and remains healthy or loses the competition, and a disease develops. Human parasites are either unicellular (protozoa) or multicellular (helminthes and arthropods). The parasites may live inside the host (endoparasites) or on the host surface (ectoparasites)….

Climate Change and Its Impacts on Tourism. Report Prepared for WWF-UK by David Viner and Maureen Agnew, Climatic Research Unit, University of East Anglia, Norwich, UK NR4 7TJ, July 1999, CRU, 50 p. This report reviews the impacts of climate change for a wide range of international holiday destinations visited by UK tourists. Tourism as an industry is increasing in both volume and economic importance. Several places, that only a few years ago were inaccessible, are now becoming very popular holiday destinations. However, the ecosystems of many of these resorts are particularly vulnerable to climate change. Global and regional temperatures are rising. 1998 was the hottest year of the millennium and the 1990s the warmest decade. The four warmest years globally – in decreasing order of magnitude – are 1998, 1997, 1995 and 1990. Climate models suggest a future warming of 0.2 - 0.3°C per decade and sea levels are expected to rise at a rate of 4 to 10cm per decade. The impacts of climate change on tourism are likely to manifest themselves in a number of different ways according to local conditions. Many of these impacts will develop indirectly through increased stresses placed on environmental systems. The most serious impacts will result from the effects of sea level rise on small island states. The Maldives, which are an increasingly popular tourist destination, are particularly vulnerable to sea level rise.

THE IMPACT OF CLIMATE CHANGE ON THE TOURISM SECTOR IN SELECTED CARIBBEAN COUNTRIES by Sandra Sookram, 41 p. Tourism is an important source of economic growth in the Caribbean and one of the most important industrial sectors for some countries in the sub region. The purpose of this study is to estimate the economic impact of climate change on the tourism sector in nine countries in the Caribbean Basin: Aruba, Barbados, the Dominican Republic, Guyana, Jamaica, Montserrat, the Netherlands Antilles, Saint Lucia and Trinidad and Tobago….

Sexually Transmitted Diseases Treatment Guidelines, 2014, 270 p. These guidelines were developed by CDC staff and an independent workgroup selected on the basis of their expertise in the field of STDs. Members of the multidisciplinary workgroup included representation from federal, state, and local health departments, clinical and basic science researchers, and numerous professional organizations. (listed at the end of this document). All workgroup members provided conflict of interest form and several members of the workgroup acknowledged receiving financial support from companies performing clinical research All potential conflicts of interest were disclosed and managed in accordance with the editorial standards of the journals that published the scientific reports….

 


 

Page  en plein écran
( appuyez sur Alt + F4 pour sortir de la fenêtre  ) 

 

 


 

Accueil  |  Pourquoi un site ?  |  Le Tourisme en France  |  Le Tourisme dans le Monde | Le dictionnaire du Tourisme  | La bibliographie | L'examen


 


 


  Cette page a été mise à jour le 09/08/15.

 

Copyright © 2007 by KEROURIO