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Petit lexique des civilisations de l'Amérique andine

 


 

«A Viracocha , pouvoir de tout ce qui existe (…) Créateur du Monde d’en haut , du Monde d’en bas , du vaste océan, Vainqueur de toutes choses, où es tu ? Que dis-tu ? Parle , viens, Véritable d’en haut , Véritable d’en bas, Seigneur , modeleur du Monde , pouvoir de tout ce qui existe, seul créateur de l’Homme, dix fois je t’adorerai de mes yeux tachetés. Quelle splendeur ! Je me prosternerai devant toi. Regarde moi Seigneur ! fais attention à moi ! Et vous, rivières, cascades, et vous , oiseaux , donnez –moi votre force et tout ce que vous pouvez, aidez-moi à crier avec vos gorges , avec vos désirs, et nous remémorant tout, réjouissons-nous, soyons heureux . Et, ainsi gonflés, nous partirons »

( Prière à Viracocha recueillie par Molina en 1575 ) .

"Oh viens donc, Toi qui est grand comme les cieux .
Seigneur de toute la terre , Grande Cause première, créateur des hommes !
Dix fois je t'adore en conservant mes yeux tournés vers le sol,
cachés par les cils, je te cherche .
Oh, regarde moi !
De même que les rivières ,
de même que les fontaines ,
Lorsque la soif me torture ,
Je te cherche .
Encourage moi , aide moi !
De toute ma voix, je t'appelle
En pensant à toi  nous nous réjouirons
Et serons heureux .

( Hymne attribué à l'inca Rocca par l'auteur indien Salcamayhua )

 

Andenes non loin de Pisac

 

ANDENES :

Terrasses de culture faites de murs de contention aménagées dans les parois abruptes des vallées andines. On rencontre ce type de champs aménagés jusqu’à des altitudes de 3000-4300 mètres dans des pentes dont la déclivité dépasse souvent 60°.Ils permettaient de mettre en culture des terrains difficiles d’accès et de limiter les ravages de l’érosion. Les «andenes » sont un exemple de ces grands travaux qui ne peuvent s’explique que par l’existence d’une société très hiérarchisée et un système de propriété commune .

 



Atahualpa prisonnier des espagnols  ( Extrait de : " Nueva cronica y buen gobierno" de Huaman Poma de Ayala )

 

ATAHUALPA (1500-1533):

Fils de Huayna Capac (1493-1525). Il ne devint empereur qu’après avoir fait assassiner son frère Huascar  au terme d’une guerre civile qui permit aux espagnols de conquérir le pays. Pizarro finira par le faire étrangler . 

 

AYLLU: 

Le terme désigne la communauté rurale des hautes vallées andines. Par delà sa fonction agraire, l’ «ayllu» est un lignage de type patrilinéaire auquel la possession d’un terroir commun, la «  marka», conférait un haut degré de cohésion, renforcée par des croyances, des traditions communes et la vénération rendue aux mêmes divinités protectrices. Bénéficiant d’une certaine autonomie, les « ayllu » constituaient les cellules de base de l’empire inca .Les familles composant un «ayllu »  se réclamaient toutes d’un ancêtre commun et se considéraient du même sang. Malgré ces liens de parenté réels ou fictifs, les membres de l’ «ayllu» se mariaient fréquemment entre eux

  

CHULLPA:

Tour funéraire. Les « chullpas » les plus connus ont été construits par un peuple apparenté aux Inca, les Colla , installés sur les rives du lac Titicaca sur l’Altiplano .Le site le plus connu est Sillustani, au bord du lac Umayo, à 20 kilomètres de Titicaca , à près de 4000 mètres d’altitude .On rencontre aussi ces monuments à Cutimpu, Acora, Mollocahua, Paucar Tambo, etc…Ces tours funéraires étaient destinées à abriter les momies des chefs enfermées dans de riches «fardo ».Construites avec des blocs de pierre volcanique, certaines de ces tours atteignent  une hauteur de 12 mètres  et se terminent par un couronnement arrondi. Un accès était aménagé à l’intérieur de la tour par une petite ouverture en chatière  orientée vers le soleil levant.

 

CIEZA DE LEON (PEDRO): 

Il est considéré comme une de nos principales sources d’information sur le Pérou avant la conquête. Pédro Cieza de Léon naquit  en 1519 et vint dès 1534 en Amérique du sud. Il commença sa carrière militaire en Nouvelle-Grenade (la Colombie actuelle). A partir de 1541, à l’occasion d’un voyage  dans la vallée de la Cauca  il se mit à tenir un journal où il notait soigneusement tout ce qu’il voyait et entendait de la bouche des indiens. Il parvint à Quito (capitale de l’Équateur) et de là se rendit à Lima, puis à Cuzco où il s’installa vers 1550 .Il publia à Lima en 1553 la première partie de son grand ouvrage  «Cronica del Peru»  et acheva la seconde entre 1553 et 1560 .

 

Les fondations du Coricancha et l'église Santo Domingo à Cuzco

 

CORICANCHA : 

Grand temple du soleil à Cuzco. Le sanctuaire était situé dans la ville basse entre les rios Huatanay et Tullumayo sur une terrasse . D’après le chroniqueur espagnol Cieza de Leon le Coricancha  avait un périmètre d’environ 400 mètres .Il possédait une seule entrée, au nord-est , conduisant d’une place appelée «  Inti-pampa » («la place du soleil») directement dans le sanctuaire principal. Celui-ci se réduisait à une salle immense , cette salle était la Curicancha  à proprement parler. A l’extrémité orientale de la salle se trouvait une « chapelle» dédiée au Dieu-soleil.Ils étaient décorés d’une frise de trente à quarante centimètres de haut formée de plaques d’or clouées contre la maçonnerie . Dans le Coricancha se trouvait un jardin que l’Inca défrichait symboliquement lors de la fête des semailles. On y plantait trois fois par des tiges de mais en or .Ces plantes artificielles figuraient dans l’inventaire de la rançon d’Atahualpa. Le Coricancha jouait aussi le rôle de panthéon et de mausolée des souverains incas. Dans ses salles se trouvaient les riches momies («malqui») enserrées dans leur riche fardo et juchées sur des trônes;Après la conquête le Coricancha fut christianisé et l’église de Santo Domingo vouée à la Vierge du Rosaire fut construite sur son emplacement . 

 

CUZCO:

Capitale de l'empire inca .La tradition affirmait qu'elle avait été fondée par Manco Capac ( cf.- " Manco Capac").Les incas comparaient leur capitale à un puma. La ville en était le corps, le Vilcamayu en constituait la queue et la forteresse de Sacsahuaman en représentait la tête. A l'époque des incas, la capitale était divisée en deux parties. La partie la plus élevée et la plus septentrionale était appelée " Hanan Cuzco" ("haut Cuzco") et la partie méridionale, la plus basse, " Hurin Cuzco" (" Bas-Cuzco ") .La partie basse de la ville semble avoir été la plus ancienne. C'est là que se trouvait le "Coricancha " (cf.- supra). A l'apogée de l'empire inca la population de Cuzco devait avoisiner 200000habitants.les palais les plus importants se trouvaient au centre de la ville . Certains étaient imposants tel celui de l'Inca Rocca qui mesurait 100 mètres de côté  et le " collège "Yachahuasi, en face , qui était encore plus vaste .

 

GARCILOSO DE LA VEGA  (1540–1616): 

Parmi les sources littéraires qui nous renseigne sur la civilisation inca l’écrivain d’ascendance inca Garcilasso de la Vega constitue une des sources d’informations historiques les plus importantes . Garciiloso de la Vega naquit en 1539. Il était le fils d’un gentilhomme espagnol, Don Sebastian Garcia de La Vega, arrivé au Pérou en 1534, et de Dona Isabel Chimbu Oclo, une princesse royale , petite-fille de Tupac Yupanqui et nièce de Huayna Capac, père d’Atahualpa et de Huascar .  En 1560, âgé de 20 ans Garcilasso se rendit en Espagne pour obtenir de la cour une récompense des services rendus par son père ( mort en 1558 ) et une compensation pour les biens dont il avait été dépouillé. Il ne parvint pas à aboutir dans cette mission , mais grâce à la protection d’amis influents il fit carrière dans les armes et atteignit le grade de capitaine .Il prit sa retraite en 1590 et passa le reste de sa vie à Cordoue. Il décida alors d’écrire l’histoire de son pays natal et celle de sa famille. L’ouvrage intitulé: « Commentarios reales que tratan del origen de los incas» paru en 1609. Garcilasso mourut en 1616.Les « Comentarios … » renferment de nombreuses informations précieuses, mais il est difficile d’y voir une véritable œuvre d’historien, Garcilasso ayant tendance à dissimuler tout ce qui aurait pu imprimer un caractère d’inhumanité à la civilisation inca .

 

HUACA: 

Ce terme générique qui désigne tout objet ou tout phénomène dans lequel les incas percevaient une manifestation surnaturelle.Une «huaca» pouvait être une montagne, un animal, une plante. Les pierres «bezoars » (des calculs retrouvés dans le système digestif des herbivores ) étaient « huaca». Par extension le mot «huaca» en est venu à désigner le sanctuaire où ces objets étaient vénérés, ainsi que les sépultures anciennes et le mobilier qu’elles contenaient, d’où le nom de «huaqueros» données aux pilleurs de sépultures anciennes dans le Pérou contemporain . 

 

HUAMAN POMA DE AYALA (FELIPE): 

Il est l’auteur de «Nueva cronica y buen gobierno» dont le manuscrit fut retrouvé en août 1908 dans la bibliothèque royale de Copenhague  par Richard Pietschmann, conservateur de la bibliothèque de Gottingen. Huaman Poma de Ayala était un indien instruit, issu de l’aristocratie inca, peut-être un petit-fils de l’inca Tupac Yupanqui , et son intention en écrivant cet ouvrage paraît avoir été d’attirer l’attention du gouvernement espagnol sur les nombreux abus  commis par l’administration coloniale à l’encontre des indiens .Le livre est présenté par une lettre du père de l’auteur, Martin de Ayala, qui le recommande au roi Philippe II. Cette lettre est datée du 15 mai 1587 mais la chronique de Poma de Ayala semble être antérieure de quelques années et elle ne fut effectivement achevée qu’en 1613. L’importance de cet ouvrage résulte en partie  des très nombreuses illustrations  qu’on trouve toutes les deux pages .ce sont des reproductions de dessins faits par l’auteur lui-même.



 

ILLAPA : 

Dieu du tonnerre, de la foudre et de la tempête .On le représente sous l’aspect d’un homme tenant une fronde et une masse dans les mains .

 

Adoration de Inti ( Extrait de : " Nueva cronica y buen gobierno" de Huaman Poma de Ayala )

 

INTI: 

Dieu du Soleil, ancêtre mythique de la dynastie inca et divinité majeure de l’empire, son culte se confondait avec celui rendu à son fils, l’empereur (« Sapa Inca»). Bien que son temple principal (le «Coricancha») se soit trouvé à Cuzco, des temples dédiés à « Inti» furent construits à travers tout l’Empire .

 

 

MACHU PICHU: 

Popularisée par le Tourisme , la cité de Machu Pichu est sans doute la réalisation la plus surprenante de l’ingénierie inca. Perchée à 2700 mètres d’altitude, au sommet d’un promontoire montagneux qui surplombe de 400 mètres la large boucle formée par le fleuve Urubamba, la cité est elle-même dominée par les pics du Machu Pichu et du Huayna Pichu. Ce site avait déjà évoqué en 1848 par un religieux qui en avait eu vent lors de ses pérégrinations. En 1879 un explorateur français , Charles Wiener, le mentionne, sans parvenir à l’atteindre. Elle fut découverte en 1911 par le Dr. Hiram Bingham .Il est aujourd’hui admis que cette cité inca est restée inconnue des conquistadores du XVIe siècle . La cité est isolée sur trois de ses côtés par des gouffres vertigineux  et on ne pouvait l’atteindre que par une ancienne route de crêtes, le «Chemin de l’Inca», long de 55 kilomètres depuis Ollantaytambo. De part et d’autre d’une vaste place  formant une série de gradins entre deux buttes se dressent les principaux quartiers de la ville .Les édifices n’ont souvent perdu que leur toiture de chaume. Au sommet du quartier des temples, sur la façade occidentale  de la ville , l’ «Intihuatana» ou «roche du sacrifice» .Souvent qualifié d’observatoire ou de calendrier solaire, ce haut lieu semble n'être, en définitive, que l’ «usnu » principal de la ville et n’avoir guère de fonction astronomique .

 

MAMA QUILLA: 

C’est la déesse-Lune, sœur ou épouse du Soleil , dont le culte était pratiqué sur la côte du pacifique  et qui semble avoir joué un rôle important dans la religion de Tiahuanaco .

 

MANCO CAPAC: 

Fondateur légendaire de la dynastie inca. Fils du Soleil, il se serait descendu du lac Titicaca et se serait installé dans la vallée de Cuzco avec Mama Ocllo, sa sœur-épouse Comme tous les peules andins, les incas s'attribuaient une "paqarina" , c'est-à-dire une " tribu primordiale" issue de la grotte de Paqariqtampu, à une trentaine de kilomètres de Cuzco. De cette grotte seraient sortis quatre frères : Ayar Kachi, Ayar Uchi, Ayar Awka et Ayar Manko (ou Manco Capac) .Ces êtres primordiaux errèrent longtepps dans les Andes avant de parvenir au sommet du Mont Wanakawri. Là l'un d'eux Manco Capac lança un bâton d'or dans diverses directions afin de déterminer le lieu le plus favorable à leur installation. Le bâton s'enfonça dans les terres de Wanaypata dont Manco, accompagné de sa soeur épouse Mama Ocllo prit possession avant d'y bâtir la cité de Cuzco.

 

MARKAYOK: 

C’est le nom donné à la roche qui symbolisait l’ancêtre humain ou animal de la communauté («ayllu») et que les espagnols traduisirent improprement par«patron »  ou «défenseur» du village .Si l’idole était une pierre transportable, elle appartenait au chef du village qui devait en prendre soin et la transmettre à ses héritiers. 

 

MITA: 

C’était la corvée que les sujets devaient à l’Inca. Au lendemain de la conquête les espagnols la détournèrent à leur profit et exigèrent des indiens les services qu’avaient exigé d’eux leurs anciens souverains sans cependant faire bénéficier les «mitayos » («les assujetis à la corvée ») des contreparties perçues à l’époque inca. L’administration inca entretenaient les « mitayos » durant la période de corvée requise sur les stocks de l’état et la durée de la corvée était relativement minime .Les espagnols transformèrent la «mita » en une forme déguisée d’esclavage sans aucune contrepartie pour les indiens. La «mita » la plus redoutée fut celle mise en place pour fournir de la main d’œuvre aux mines d’argent du Potosi et aux mines de mercure de Huancavelica. Malgré des lois prises pour protéger les mineurs : un travail quotidien théoriquement réduit à 12 heures , la possibilité pour le mineur de travailler à son compte le dimanche et durant les journées octroyées pour le repos, les abus se multiplièrent entraînant une mortalité considérable chez les mineurs. 



 

MORT (Culte des morts): 

Bien que nos connaissances sur les croyances des anciens péruviens dans la vie dans l’au-delà soient très imparfaites, nous avons que les incas étaient convaincus que l’âme survivait au corps et qu’ils croyaient en une vie dans un autre monde en continuation directe avec la vie ici-bas . La religion inca prétendait que les morts étaient transformés en êtres surnaturels qui pouvaient influencer en bien ou en mal les destinées des vivants .Aussi le défunt était-il l’objet d’un culte fervent . Les incas pensaient que le défunt renaissait sous une autre forme c’est-à-dire sous la forme d’un de ses descendants  d’où l’habitude donner au nouveau-né le nom de l’un de ses ancêtres .La nouvelle naissance n’était possible que si les restes du mort étaient bien conservés car selon la croyance il demeurait dans toutes les parties du cadavre une parcelle de l’esprit (« aya »).La sécheresse du climat dans les zones littorales et montagneuses du Pérou assurait à elle seule la conservation des corps, mais une sorte d’embaumement était également pratiqué : les viscères étaient enlevées et placées dans un récipient à part, puis le corps était préparé au moyen de certaines herbes et peint au «roucou». La momie était ensuite déposée dans une chambre sépulcrale appelée «puculu »  aménagée dans une paroi rocheuse, une muraille ou une grotte naturelle

 

PACHAMAMA:

C’est la déesse terre chez les incas. Son culte est probablement très ancien et antérieur à l’arrivée des incas. Un culte rendu à cette divinité existe encore aujourd’hui chez les populations andines. Les péruviens considérait la terre comme une «mère», allant jusqu’à y voir la divinité tutélaire des femmes enceintes.   « acha» signifie «terre , «Monde». Selon les croyances incaïques, Pachamama habite à l’intérieur de la terre , dans les régions montagneuses les plus inaccessibles. Son culte était d’ailleurs très fréquemment associé à celui des montagnes et des pierres .

 

QUECHUA

Le quechua, appellé aussi runasimi («runa»: homme et «simi»: langue), désigne un groupe de langues parlé en Amérique andine, depuis la Colombie jusqu’à l’Argentine, et, plus particulièrement au Pérou, où le Quechua a statut de langue officielle depuis 1975. Il compte aujourd’hui plus de dix millions de locuteurs. Il se subdivise en de nombreuses variétés. La plus répandue est le quechua dit «cuzquénien» qui possède une tradition écrite ancienne remontant à la période coloniale (XVIe siècle).

 

Quipu  (Extrait de : " Nueva cronica y buen gobierno" de Huaman Poma de Ayala)


 

QUIPU: 

Le mot «quipu » semble avoir quelque rapport avec le mot « quila» ou «quilca »  qui signifie «mois». Cela semble indiquer que ces cordes avaient aussi une certaine importance en tant que calendriers. Le chroniqueur Huaman Poma appelle les spécialistes des cordes nouées  «Quicacamayoc » ou  «Quila huata quipoc »  ce qui signifie : «  ceux qui tiennent le compte des années lunaires ». C’était un procédé de calcul arithmétique à base décimale.Il consistait en un certain nombre de cordes de longueurs et de couleurs différentes . Il y en avait une principale à laquelle les autres étaient raccrochées à la manière d’une frange. A ces cordes secondaire en étaient nouées d’autres. La couleur indiquaient les sujets enregistrés. La couleur pouvait se référer à la province où le tribut avait été perçu, la classe des gens qui s’en était acquittée, le type de tribut, etc…Les cordes enregistraient aussi les statistiques relatives à la population. Les nombres étaient marqués par des nombres de différentes grosseurs : simple, double, triple, …A l’extrémité de la corde se trouvaient les nœuds représentant les unités, un peu plus haut ceux des dizaines et des centaines, encore plus haut ceux des mille et des dix mille. Il semble que les quipu représentaient des nombres et des mots, autrement dit des moyens de communication arithmétique et narratif.

 

QUIPU-KAMAYOK: 

Ce sont des fonctionnaires recenseurs chargés de comptabiliser la population et les ressources de l’Empire. Ils enregistraient les résultats de leurs comptes sur des cordelettes à nœuds («Quipu ») sur le mode de la numérotation décimale. Les différences de couleur correspondaient aux différentes catégories de personnes et d’objets. Ils peuvent être comparés aux scribes égyptiens . 

 

SACSAHUAMAN:

La «forteresse » de Sacsahuaman domine la ville de Cuzco au nord. Elle est bornée par une triple muraille formant une barrière quasi-infranchissable de 410 mètres de longueur  devant laquelle une immense plate-forme constitue un glacis protecteur. Des bâtiments qui constituaient la « forteresse» il ne reste que les fondations sur une superficie de 2,5 ha. On y a retrouvé en particulier les fondations d’une structure  en tris anneaux concentriques, nommée  Muyucmarca, qui devait dépasser trente mètres de diamètre  et former une sorte de tour où devait siéger l’Inca. La structure la plus impressionnante de Sacsahuaman réside dans ces trois murailles à redents, étagés à trois niveaux en retrait les uns sur les autres . Selon les chroniqueurs cette œuvre colossale aurait été mise en chantier par Pachacutec (milieu XVe siècle ) . La construction aurait duré plus de 50 ans et aurait requis près de 20000 ouvriers. Les travaux auraient été achevés sous Huayna Capac  (1493-1525 ). Plutôt qu’un ouvrage défensif, Sacsahuaman devait être un centre de gouvernement, une sorte de noyau administratif .

 

TAHUANTINSUYO («Empire des quatre provinces»): 

C’était le nom par lequel les incas désignaient l’empire. Celui-ci était divisé en quatre grandes régions ou «suyos » : Chinchaysuyo, Antinsuyo, Colasuyo, Continsuyo. Ces  «suyos » étaient eux-mêmes divisés en provinces . A la tête de chacune d’entre elle était placé un dignitaire de descendance royale , appelé Tucuyricuc (« Celui qui voit tout» = «surveillant»). Il était désigné parmi les parents les plus proches de l’Inca, soit par celui-ci, soit le conseil de Cuzco .Les chroniques précisent que chacun ede ces sections était à son tour divisée en unités de 10 000 familles qui étaient subdivisées en unités de 1000, 100 et 10 familles .

 

TAMBO: 

Caravansérail installé le long d’une route impériale .La garde et l’entretien des «tambo » incombaient aux «ayllu ».Ces derniers avaient la responsabilité de pourvoir chacun de ces relais de deux coureurs toujours prêts à partir pour délivrer un message.



 

TIAHUANACO (BOLIVIE): 

C’est un des sites archéologiques les plus importants de tout le continent sud-américain. C’est un ensemble monumental très important dans lequel on peut distinguer eux noyaux importants. Le premier comprend le Kalasasaya, l’Acapana, le petit Kalasasaya, le Palais des sarcophages et divers autres édifices. Le deuxième noyau se compose du Pumapuncu . Le Kalasasaya est l’ensemble le plus célèbre du site. C’est un édifice rectangulaire de 128 mètres sur 118 . Il était entouré d’une épaisse muraille dont il ne reste que des vestiges.Un grand escalier permet d’atteindre un vaste patio surélevé. Trois autres escaliers donnent accès à une deuxième plate-forme  où se trouve la fameuse «Porte du Soleil».c’est une pièce monolithique en lave d’andésite de trois mètres de haut et quatre mètres de large dans laquelle a été creusée une porte ornée d’une frise. Un personnage de face à l’énorme tête carrée entourée de rayons, tenant un pectoral et dans chaque main un sceptre terminé par une tête de condor, occupe le centre de la frise .

 

TONAPA: 

On ignore si ce personnage est le serviteur de Virachocha ou un dieu. C’était en tout cas un thaumaturge qui passait pour vivre près du lac Titicaca.

  

VIRACOCHA : 

C’est le dieu créateur dont le culte se substitue en partie à celui du dieu soleil à partir du règne de Pachacuti. Le dieu créateur n’est pas adoré  sous le seul nom de Viracocha. On employait aussi l’appellation «Con»  et le mot «Viracocha » était très souvent associé à des épithètes divers : Tici Viracocha, Irac Tici Viracocha, Con-Ilac-Tici-Viracocha, … «Con» n’est pas un mot quechua, il appartient très probablement à la langue Chimu. Il est donc probable que le culte de ce dieu doit avoir pris connaissance  sur la côte occidentale  d’Amérique. Les opinions diffèrent sur l’étymologie du mot «Viracocha ». « Wira» en quechua signifie «graisse», « suif», «cucha» signifie «lac», «mer».  Le sens de «Wira » continue de nous échapper mais le mot «cucha» fait allusion au lac Titicaca auquel le culte de Viracocha semble indissociablement lié. le mot « wira » a aussi été traduit par «limon», «lave» , certains détails du mythe laissant penser que c’est avec de la lave que le dieu créa les hommes. Viracocha était le protecteur attitré de Pachacuti à qui il apparut à la veille d’une bataille décisive contre les Chancas. En son honneur Pachacuti fit construire un temple à Cuzco où le dieu était représenté par une statue en or «  de la taille d’un enfant de dix ans, debout le bras droit levé avec la main presque fermée, pouce et index dressés comme une personne qui commande ». Sous ce nom se profile un dieu commun à de nombreuses cultures amérindiennes, créateur du Monde et héros civilisateur. Selon la tradition inca il fait le ciel et la terre, puis une humanité d’abord cantonné dans les ténèbres . Il la détruit en changeant ces premiers hommes en statues de pierre .Dans une seconde « épiphanie » il sort du lac Titicaca et créé à Tiahuanaco « le soleil et le jour, la lune et les étoiles ». Il sculpte ensuite dans la pierre les hommes et leur ordonne de se rendre dans les régions qu’il leurs assigne . 

 

YANA: 

Ce terme désigne une catégorie sociale particulière présentés tantôt comme des esclaves tantôt comme des fonctionnaires privilégiés. Certains semblent avoir été des prisonniers de guerre, des criminels ou des parents de criminels qui, du fait du concept de responsabilité collective qui prévalait dans l’empire, étaient réduits en esclavage . Mais la plupart des « yana » étaient des jeunes gens que les «ayllu » remettaient à l’Inca ou à ses représentants , en tant que serviteurs. Certains d’entre eux devenaient les serviteurs attitrés de l’Inca, des aristocrates de la cour ou des gouverneurs et parvenaient ainsi à faire carrière et à occuper des postes importants. Mais la majorité des «yana » restaient attachés au sol comme journaliers agricoles et leurs conditions de vie demeuraient relativement misérables .


 

 


Les civilisations précolombiennes de l'Amérique andine sur le Web ( Les sources )
 

 

"El primer Nueva corónica y buen gobierno" de Huaman Poma de Ayala ( fac-similé )
http://www.kb.dk/elib/mss/poma/

Huaman Poma de Ayala
http://www-personal.umich.edu/~dfrye/guaman.htm

Pedro Cieza de Leon
http://www.library.upenn.edu/exhibits/rbm/kislak/promotion/chieza3.html

  

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  Cette page a été mise à jour le 27/06/15.

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