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Petit lexique de la civilisation chinoise classique

 


 


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"
Il apparaît ainsi que, sans un cœur qui compatit à autrui, on n'est pas humain; sans un cœur qui éprouve la honte, on n'est pas humain; sans un cœur empreint de modestie et de déférence, on n'est pas humain; sans un cœur qui distingue le vrai du faux, on n'est pas humain. Un cœur qui compatit est le germe du sens de l'humain; un cœur qui éprouve la honte est le germe du sens du juste; un cœur empreint de modestie et de déférence est le germe du sens rituel; un cœur qui distingue le vrai du faux est le germe du discernement. L'homme possède en lui ces quatre germes, de la même façon qu'il possède quatre membres. Posséder ces quatre germes et se dire incapable [de les développer], c'est se faire tort à soi-même ; en dire son prince incapable, c'est faire tort à son prince.
Quiconque, possédant en lui les quatre germes, saura les développer au maximum, sera comme le feu qui prend ou la source qui jaillit. Fût-il seulement capable de les développer qu'il pourrait se voir confier le monde ; en fût-il incapable qu'il ne saurait même pas servir son père et sa mère "

(citation(s) / poème(s) n° 314:  Mencius Mengzi II A6, traduction Anne Cheng, Histoire de la pensée Chinoise, Édition du Seuil, 1997, chap.6, p.161 )

« Une des originalités de la Chine est d’avoir développé, bien avant l’Occident moderne, une conception abstraite de l’État, une administration rationnelle et une législation qui lui était propre, une nette distinction du public et du privé, la spécialisation des fonctions. […] Les magistrats chinois, parfois prêts à se sacrifier pour la défense du bien commun et le respect des règles rituelles qui fondaient l’ordre social, n’ont pas toujours été de simples serviteurs du souverain. Il est remarquable qu’un tel système politique, qui s’est perfectionné au cours des siècles, ait pu être étendu si tôt à un monde aussi vaste que l’Europe et dont la diversité humaine était comparable. »

Jacques Gernet, " Le Monde chinois", p 35

 

Acupuncture

Technique thérapeutique consistant à implanter de très fines aiguilles de métal  ( on en comptait classiquement neuf sortes )  en des points précis à la surface du corps .Ces points , au nombre de plusieurs centaines , se trouvent sur des sortes de canaux fictifs  que les acupuncteurs occidentaux nomment «  méridiens » , le log desquels est censé se propager le souffle ( «  qi » ) .Ils sont reliés , dans la théorie médicale , aux viscères  et aux modalités fondamentales du Yin et du Yang , ce qui explique pourquoi l’acupuncteur pense agir sur l’intérieur du corps  en n’intervenant qu’à sa surface .Le but est , grâce à certaines manipulations des aiguilles , de régulariser le souffle de l’ensemble de l’organisme ou de tel ou tel viscère , souffle dont l’excès ou l’insuffisance sont considérés comme les sources et les manifestations des maladies que l’on cherche à soigner . 

 

Beijing ( Pékin ) 

La capitale de la Chine est située dans la province du Ho-Peï entre les rivières Ying-tin et Pei aux confins septentrionaux de la plaine du nord-est, berceau de la civilisation chinoise .L’occupation du site est ancienne .la ville, connue sous le nom de «  Ki » entre dans l’histoire au XIIe siècle avant J.C en tant que métropole des Yen , vassaux de la dynastie Tchéou . Reléguée par les Tang  ( VIIe–Xe siècles après J.C ) au rang de ville de garnison, siège d’un gouverneur militaire , Ki , devenue Yen-Tchéou, passe , au début du Xe siècle sous la domination tartare, puis tombe , en 1122, aux mains des mongols de la «Horde d’Or». La Yenking des tartares atteint son apogée  à la fin du XIIIe siècle lorsque Kubilay Khan l’ayant rebaptisé Khanbalik , l’érige en capitale de l’empire mongol. Dépossédée de son titre par Nankin ( 1368-1421), elle est réhabilitée par les Ming  qui lui donnent son nom actuel et entreprennent la construction de nombreux palais .

La ville historique illustre magnifiquement la pensée chinoise .Elle s’inscrit dans un carré de 9 kilomètres de côté, quadrillé par des axes nord-sud et est-ouest  parfaitement rectilignes et ceinturée de murailles dans lesquelles s’ouvrent des portes monumentales , comme Tien An-men (« La porte de la Paix céleste »).Au nord la ville tartare  , résidence des classes privilégiées  est centrée sur la «  Cité interdite »  réservée à l’empereur et à son entourage immédiat . 

 

 

Boulier ( ou abaque )

Le boulier est un appareil à calculer très ancien ( son invention remonterait à la période « des printemps et des automnes » ) et qui reste encore largement utilisé aujourd’hui. Le boulier comprend habituellement 11  rangées de 7 boules chacune . Les tringles sur lesquelles sont enfilées les boules sont divisées en deux par une tringle transversale . Les deux boules supérieures comptent pour 5 et les 5 boules inférieures pour l’unité .Seules interviennent dans les calculs les boules amenées contre la tringle transversale .Les calculs ont lieu sur la base du système décimal .Le boulier est symbole d'ordre, d'adresse, de concentration et de méthode. La maîtrise du boulier est considérée dans les pays d'Asie comme un art martial. Une Association Internationale de maîtrise du boulier a été créée en 1975. Chaque année se déroulent en Asie des « Olympiques » de calcul mécanique (on y utilise le soroban, le boulier japonais). On y compte plus de 300 participants provenant de 12 pays d'Asie.

L’origine du boulier chinois
http://etudiant.univ-mlv.fr/~mshioda/origine.htm 

Le boulier chinois
http://members.aol.com/rigolmath/Boulier/boulier.htm 

Le boulier chinois
http://histoiredechiffres.neuf.fr/compter/bouliers%20compteurs.htm#chinois 

Le «  boulier chinois » de C. Poisard
http://www.animath.fr/UE/UE04/poisard.pdf

 

Cathay  

C’était le nom donné à la Chine par les voyageurs occidentaux  des XXe et XIIIe siècles qui se référaient à la présence des Kitan, fondateur de la dynastie des Liao (947-1125 ).L’identité de la Chine et du Cathay ne sera définitivement établie qu’au XVIIe siècle par les jésuites .

  

Changjian  ( « Le grand fleuve » )  

"Long fleuve " , Yiangzi Jian ( " Fleuve impétueux" ) et " Fleuve bleu " pour les occidentaux . Appelé aussi Yangzi, c’est le plus long fleuve de Chine avec ses 6300 kilomètres .Il arrose un bassin de 1,8 million de km2.Il sépare la Chine du nord de la Chine du sud. Avec un débit de 30000m3/s , c’est le troisième des fleuves du Monde .IL prend naissance dans les montagnes du Tibet , dans la province du Qinghai et aboutit , à 5500 kilomètres de là, dans la Mer Jaune , à Shanghai .Les lacs , et surtout  Poyang et Dongting , forment une sorte de soupape de sûreté  qui évite les crues ravageuses. Plus facilement navigable que le Fleuve Jaune , le Chang Jian est un axe primordial de navigation . 


 
 
 

«Chinois d’Outre-mer »

Ce terme revêt une double signification : 1- Les statistiques gouvernementales officielles considèrent considère  comme « Chinois d’Outre-Mer » un citoyen chinois résidant dans un pays étranger mais conservant sa citoyenneté chinoise et un passeport de la république Populaire Chinoise ; 2- Dans son acceptation courante , populaire , le terme « Chinois d’Outre-mer » se rapporte à des chinois devenus citoyens de pays étrangers à la Chine , à Hongkong , Macao et Taiwan .Ces chinois d’outre-mer ne possèdent pas de passeport de la république populaire de Chine . 

 

«Cinq classiques » («Wu jing » ) 

Le terme désigne l’ensemble des livres les plus anciens sur lesquels s’appuie la tradition confucéenne : le « Shijing » ou « Livre des odes » , le « Yijing » ou « Livre des mutations » , le « Shûjing » ou «  Livre de l’Histoire » , le « Chunqiu » ou « Annales des Printemps et des Automnes » , le « Liji » ou «  Livre des rites. 

 

Cité interdite ( «Zijincheng » )  

C’était le lieu de résidence du souverain et le siège du pouvoir politique . Appelée «  Gugong » ( «  le vieux palais » ) par les chinois , elle fut le point focal du Pouvoir durant toute la durée de l’empire .Elle couvre une superficie de 723600 m2, s’inscrivant dans un rectangle de 960 mètres sur 750 .Elle est située au centre de ville tartare et protégée par une enceinte et de larges douves .Le premier palais impérial fut construit à cet emplacement à l’époque des Yuan ( XIIIe siècle ).Les premiers grands aménagements survinrent sous le règne de l’empereur Yongle , lorsque celui-ci décida de transférer la capitale de Nankin à Pékin. Un nouveau palais fut alors construit ( 1407-1420 ).Des travaux d’extension furent entrepris du XVIIe au XIXe siècle. A partir de 1914 une partie de la Cité interdite devint un musée bien que l’empereur Pu Yi ait continué à occuper ses appartements privés jusqu’à sa fuite en 1924 . 

Pékin, capitale de la Chine de Jean-Pierre Duteil ( Professeur à l'université de Paris VIII ) ( Clio , Bibliothèque en ligne )
http://www.clio.fr/bibliotheque/Pekin_capitale_de_la_Chine.asp 

La Cité interdite, itinéraires et symboles de http://www.clio.fr/images/CLIO/pix.gifPierre Colombel  ( Chercheur au CNRS )( Clio , Bibliothèque en ligne )http://www.clio.fr/bibliotheque/La_Cite_interdite_itineraires_et_symboles.asp

 

Compatriotes :  

Ce sont les chinois citoyens de Hong Kong , Macao et Taiwan . 

 

«Dao»  

C’est le principe qui régit l’univers et avec lequel l’homme doit chercher à communier dans la philosophie taoïste .Sa caractéristique première est d’être indéfinissable .Il a pour seule réalité un pouvoir de transformation indéfini. Aussi les diverses traductions proposées par les exégètes sont-elles incomplètes, voire fausses , en particulier quand on utilise le terme de «  voie » . 

 

«Daodejing »  

«  Livre de la Voie et de la Vertu » .c’est un recueil d’aphorismes attribué à Laozi (Ive siècle avant J.C  ( ? )) et considéré comme un des canons du Taoïsme . 

 

Deng Xiaoping  ( 1904-1997 ) 

Originaire du Sichuan , Deng Xiaoping  milita en France aux début des années 1920 aux côtés de Zhou En Lai et d’autres fondateurs du Parti .Après un stage de formation à Moscou , il rentra en Chine où il se rangea aux côtés de Mao Zedong .Il participa à la «  Longue Marche » ( 1934-1935 ) , à la lutte armée contre les japonais  ( 1937-1945 ) et contre le Guomindang ( 1946-1949 ).Au lendemain de la fondation de la république populaire , il devint un des principaux dirigeants de la région administrative de la Chine du sud-ouest. Il devint vice-premier ministre de Zhou En Lai en 1952 et membre du Comité permanent du bureau politique  et secrétaire général du Comité central en 1956 .Architecte avec Liu Shaoqi du rajustement économique  de 1960 à 1962 , il deviendra une des principales cibles de la «  Révolution culturelle » .il disparaît de la vie publique en 1966 pour ne reparaître , réhabilité , qu’en  1973  où il redevient vice-premier ministre et vice-président du parti ( 1976 ).Disgracié un temps , au lendemain de la mort de Zhou En lai ( 1976 ) , il revient aux affaires après la mort de Mao Zedong et la chute de la «  Bande des quatre » .Il peut affirmer son pouvoir lors du IIIe plénum du Xie comité central en décembre 1978.Il lance alors une politique pragmatique de démaoïsation et de modernisation économique .Au XIIIe congrès en octobre 1987 , il cesse d’appartenir au Comité Central et à son Bureau politique , mais il conserve la présidence de la commission des affaires militaires  c’est-à-dire le pouvoir suprême. En juin 1989 il prend la décision de réprimer les manifestations de Tien an men .Jusqu’à sa mort survenue le 19 février 1997 , il continuera d’arbitrer la politique chinoise .

 

Dragon 

Cet animal mythique symbolise l’Empire depuis ses origines .Le dragon est fils du Ciel , seigneur des fleuves et des rivières , il créé les nuages et respirant et il fait tomber la pluie .Sa patte est dotée de cinq griffes comme les doigts de la main , chiffre apanage de l’empereur et des princes de sang . 

 

Droits de l’Homme

La fin du maoïsme et l’entrée de la Chine dans l’ère des réformes ont marqué la disparition du totalitarisme symbolisé en 1997 par l’abolition du délit de «  crime contre-révolutionnaire » signifiant le renoncement à l’adhésion idéologique forcée au régime .Mais le contrôle des individus par le régime reste omniprésent et permet d’empêcher l’émergence de toute forme d’opposition politique organisée .Les dissidents issus des deux grands mouvements démocratiques de l’après-Mao, ont été poursuivis pour «  crime contre la sûreté de l’état ».Ce système très répressif s’appuie sur un système judiciaire , politique et militaire d’une redoutable efficacité et un recours fréquent à la peine de mort dans l’échelle des sanctions ( en 2001 la Chine représentait , selon «  Amnesty International » , plus de 80% des exécutions officielles recensées dans le Monde soit 2500 cas ) . 

 

Dynastie chinoises  

-La dynastie Qin ( -221 / -206 )
-La dynastie des Han antérieurs ( -202/ +9 ) qui étend l’empire
-Les Han orientaux  ( 25 / 220) héritiers des précédents .ils sont rétablis sur le trône après une usurpation.
-Une longue période de partition due à des invasions, dite des «  Trois royaumes » , puis des «  dynasties du sud et du nord »  ( 220-581 )
-La dynastie des Sui ( 581 /618 ) rétablit l’unité nationale
-La dynastie des Tang ( 618-907 ) réalise une nouvelle expansion de l’empire
-La période de partition dite des «  Cinq dynasties » et des «  Dix royaumes » (907/959 )
-La dynastie des Song du Nord  ( 960-1126 ) réinstaure l’unité de l’empire
-La dynastie des Song du Sud ( 1126-1279 ) héritiers des précédents ne contrôlent plus que la Chine au sud du Yangtze
-La dynastie des Yuan ( 1271-1368 ), nom dynastique des conquérants mongols
-La dynastie des Ming ( 1368-1644 ) dernière dynastie nationale
-La dynastie des Qing  ( 1644-1911 ) dernière dynastie «  barbare » qui mène l’empire à sa plus grande expansion, puis à son abolition. 

 

«Économie de marché socialiste » ( Shehuizhuyi shichang jingji » ) 

Le terme, paradoxal , désigne les réformes introduites en Chine à la fin des années 1970 à l’initiative de Deng Xiaoping à qui l’on prête la phrase fameuse : « Q’importe que les chats soient blancs ou noirs pourvu qu’ils attrapent bien les souris » .L’appellation laisse toute la marge possible à l’introduction de mécanismes capitalistes mais indique clairement le maintien d’un cadre général «  socialiste » qui signifie pour l’essentiel le maintien du contrôle politique du P.C.C .Cette doctrine fut officialisée en 1992 et réaffirmée en 1999 par la Conférence nationale consultative du peuple chinois qui rattache la «  pensée Deng Xiaoping » à la « pensée Mao Zédong » et au marxisme-léninisme piliers idéologiques de la République populaire chinoise . 

 

Entreprise collective  

C’est une catégorie d’entreprises qui n’appartient ni au secteur public ( Propriété d’état ), ni au secteur privé (entreprise « individuelle »).Une entreprise collective est la propriété d’un groupe d’investisseurs associant des entrepreneurs privés (apportant généralement dynamisme et capitaux ) et autorités locales ( mettant l’entreprise à l’abri des tracasseries administratives ).Le secteur des entreprises collectives , malgré ses contours assez flous , est un des secteurs les plus dynamiques de l’économie chinoise . 

 

Etrangers  

Ce sont des visiteurs d’outre-mer titulaires de passeports  étrangers . Les citoyens de Hong Kong , Macao et Taiwan en sont exclus. 

 

Géomancie  («Fengshui ») 

Au sens littéral c’est la science du vent et de l’eau, l’expression désigne l’art de la géomancie. Elle repose sur l’idée que la Terre est un dragon dont il faut capter et retenir le souffle («Qi»)  afin d’augmenter le bien-être des vivants et des morts .Dans ce but il importe de trouver des sites fastes  pour y ériger des maisons ( «yangzhai » ) et construire des tombes (« yinzhai » ).Il s'agit donc d'un ensemble de prescriptions permettant de déterminer le choix de l'emplacement de toute construction ( ville, palais, habitation, tombe, etc... ). Si les demeures des vivants et les sépultures ne sont pas situées de façon correcte , les pires maux peuvent affecter les habitants des maisons et les descendants des défunts . Pour trouver un emplacement faste , le géomancien ( " fengshui xiangsheng" ) se sert d’un instrument  , le « luoban » ( « boussole géomantique » ) ,à partir duquel est issu notre boussole. Il se livre à une étude approfondie des courants aquatiques ( « shui » ) et aériens ( « feng » ) , en fonction de l’emplacement des montagnes , de l’ombre et de la lumière ,en un mot en relation avec le ying et le yang .Pour éviter l’éparpillement du « qi » le géomancien proposait fréquemment la forme du fer à cheval, forme adoptée par les sépultures dans le sud de la Chine .Les emplacements les meilleurs étaient orientés vers le sud  et situés sur une hauteur . La géomancie est encore vivace dans la Chine contemporaine .Le géomancien intervient fréquemment dans l’agencement des foyers . 

 

«Grand bond en avant » ( « Da Yuejin » ) 

C’est une campagne lancé par Mao Zedong en 1958 afin de collectiviser rapidement et d’accroître la production agricole et industrielle de la Chine afin d’accélérer le passage du pays à une société communiste .Cette brusque accélération de la révolution traduit la volonté de Mao d’adopter une «  voie chinoise » vers le Socialisme qui fasse de Pékin non plus un disciple de Moscou mais l’initiateur d’une voie nouvelle .Le but du «  Grand Bond » est de forger un «  homme nouveau » .IL impose une profonde modification du cadre social et une restructuration économique radicale .La réforme sociale passe par la création des « communes populaires » ( «Renmin Gonshe » ) chargées d’organiser la vie entièrement basée sur la collectivité .Sur le plan économique le «  Grand Bond » veut substituer à la planification, une explosion « spontanée » de la production grâce à la mobilisation de la main d’œuvre. Mais les produits de la micro-industrie , ainsi générés , se révélèrent vite inutilisables .Par ailleurs l’économie agricole fut totalement désorganisée car des millions de bras avaient été détournés vers l’industrie .Cette politique se révéla une faillite totale d’autant que les usines et les communes multiplièrent les faux rapports faisant état des niveaux de production. On estime que la désorganisation de l’économie agricole entraîna une famine catastrophique responsable de la mort de plus de 15 millions de personnes .


 

Ginkgo  

« Fossile vivant » venu de l’ère Secondaire , cet arbre se rencontre encore aujourd’hui à l’état naturel dans certaines régions de la Chine du sud . Autrefois  sacré , il donne un bois très apprécié . 

 

 

Grande muraille ( «Chang Cheng » ou «Mur des 10 000 li » ) 

Cette fortification suit le relief sur 6700 kilomètres de la passe de Jiayu ( Jiayuguan ), dans le Gansu , à la passe de Shanhai ( Shanhaiguan ) dans le golfe de Bohai .Ce système de fortification apparut dès le VIIe siècle avant J.C  autour des royaumes du bassin du Huanghe. Le premier empereur , au IIIe siècle avant J.C, unifia les différentes sections déjà existantes .On connaît mal le tracé de la muraille de Shi Huangdi qui est brièvement mentionnée dans les écrits de Sima Qian Les Han continuèrent l’entreprise et, jusqu’au Vie siècle la muraille constitua un système défensif important contre les barbares du nord .Par la suite ce système défensif tomba en désuétude , les empereurs chinois préférant recourir à une politique de paix et d’amitié avec les peuples du nord .Les Ming entreprirent de restaurer l’ouvrage , à des fins de prestige ( symbole de l’unité de la Chine ) et à des fins strictement militaires ( se prémunir contre une attaque des mongols ).C’est à Badaling , à 75 kilomètres au nord-ouest de Pékin que’ se trouve le tronçon de la Grande Muraille  le plus visité car le plus accessible .Les murs construits sous les Ming ont entre 7 et 10 mètres d’épaisseur .A l’intérieur des passages voûtés ont été aménagés tous les 100 ou 200 mètres pour accéder aux escaliers menant au chemin de ronde sur lequel pouvaient circuler 5 chevaux ou 10 hommes de front .Tous les 2 à 5 kilomètres des tours étaient construites qui servaient d’entrepôts pour les armes .En Occident la muraille a acquis rang de véritable symbole au XVIIIe siècle et les descriptions les plus fantaisistes en ont été données. En Chine les autorités s’en sont emparées dans les années 1970 afin d’en faire un icône de la grandeur nationale . Qu’elle soit visible de la lune est une pure invention .

 

Guanxi  ( « Relations » ). 

Ce sont les liens personnels qui régissent la vie sociale des chinois

 

Guanyin

Déesse de la Miséricorde qui «voit » ( « guan » ) et «  entend » tous les appels au secours . C’est l’équivalent féminisé du Bodhisattva Avalokitésvara , un des principaux bodhisattva du Bouddhisme mahayana.


 

 

Han  

C’est le nom donné à l’ « ethnie »  chinoise en Chine et hors de Chine .Il dérive du nom de l’une des premières dynasties impériales . 


 

 

Huang Hé  

« Fleuve Jaune » .Il s’étend sur plus de 5000 kilomètres .Il prend sa source dans le Bayan Khara , au sud des Monts  K’ouen Louen, à 4500 mètres d’altitude .Son lit, d’abord creusé dans des roches dures et formant des gorges profondes  , s’élargit dans son cours moyen où il reçoit les eaux de ses affluents : la Fen , la Ho , la Wei et le Nan-Chan-Ho. En son cours inférieur il est immense et maintenu par des digues  qui atteignent parfois six mètres de haut , il ne reçoit plus d’affluents. Son cours a varié 26 fois au cours des âges ( défluviations ) suivant qu’il allait se jeter dans la mer au nord , dans le golfe du Pohaï , ou au sud du Chantong  rejoignant parfois les eaux de la Houai, voire celles du Fleuve Bleu .Ces bouleversements , catastrophiques pour la population , sont causés en grande partie par l’extraordinaire quantité de sédiments  , notamment du loess , qu’il charrie tout au long de son cours inférieur , déposant dans son delta environ deux millions de tonnes de limon chaque année . 

 

Hutong  

C’est une ruelle datant de la construction de Pékin au XIIIe siècle et située dans la «  Ville tartare » qui entourait la «  Cité interdite » . 


 

 

Immortels (Les huit …)

Ce sont des taoïstes devenus immortels pour diverses raisons et reconnaissables à leurs attributs dans la statuaire : Hanzhonglki vêtu d’un grand manteau et agitant un éventail , Lu-Dong Bin portant un sabre en bandoulière ; Zhang Guolao , monté sur un âne ; Lan Cahe , chanteur ou chanteuse , vêtu de loques , un pied nu et une flûte à la main ;Han Xiangzi associé à la pivoine , sous les traits d’un enfant à deux chignons, chargé de fleurs et de paniers de pêche s ; Coa Guojiu coiffé d’un bonnet officiel et portant la tablette du haut dignitaire ; He ( He Xiangu ) dont l’épaule est ornée d’une fleur de lotus ; Lie Tiegai , appuyé sur une béquille en fer . 

 

Jade 

Le jade est sans doute la matière qui évoque le mieux la culture chinoise  alors que paradoxalement il n’existe aucune source de jade sur le territoire chinois .Importé jadis des régions du Baïkal et du Turkestan , il est un des matériaux les plus anciens utilisés par les artistes chinois et l’un des plus réputés .Le terme de jade désigne des jadéites et des néphrites , les premières à base de silicate de sodium et les secondes à base  de silicate de calcium et de magnésium .Il est souvent difficile de les différencier bien que les premières aient une dureté supérieure aux secondes . et qu’elles soient toujours vertes ou blanches .Les néphrites , quant à elles , ont une gamme de tons beaucoup plus large  comportant tous les verts et tous les beiges .Le jade était réservé à l’usage religieux et impérial .. 

 

 

«Jiaguwen » ( Inscriptions sur écailles et os » )

Carapaces de tortues ou omoplates de cervidés et / ou de bovidés à la surface desquels on appliquait des pointes chauffées au feu. Il en résultait l’apparition de craquelures qui pouvaient être lues par les devins . Ceux-ci consignaient les résultats de leurs interprétations sur les carapaces ou les ossements. Les recherches archéologiques ont livré un grand de ces os et de ces écailles inscrits qui constituent une source d’informations précieuse sur la dynastie des Shang et celle des Zhou .

 

Jiang Zeming  

C’est l’ « homme fort » de la Chine de l’après Deng Xiaoping. Il cumulait , avant la mort de ce dernier , les fonctions de secrétaire général du PCC ;de président de la Commission Militaire Centrale de l’Etat et de Président de la République populaire de Chine. Cet ancien ingénieur ( qui séjourna en URSS ) est né en 1926.Il fut maire  de Shanghai dans les années 1980 , accéda au secrétariat général du parti à la faveur de l’éviction du réformiste Zhao Ziyang , en 1989.Il su cependant se montrer progressivement partisan des réformes économiques , la croissance constituant , avec le nationalisme , ses principaux arguments pour se maintenir au pouvoir . 

 

«Joint venture hotels »  

Ce sont des hôtels construits  conjointement par les chinois et par des partenaires étrangers .Les profits et les pertes assumés par les deux parties étant proportionnels à leurs niveaux d’investissement respectifs. La loi chinoise sur les «  joint-venture » stipule que le taux d’investissement des partenaires étrangers ne peut excéder 25 % du total de l’investissement relatif à l’hôtel. 

 

Langue  ( « Langue des Han » : «  hanyu » ) 

La «  langue des han » se différencie en une multitude dialectes mutuellement inintelligible .La langue nationale  est la «  langue courante  ( commune ) » («putonghua » ) est fondée sur le dialecte de Pékin que les occidentaux ont appelé le «  mandarin » .L’unité linguistique se fait au niveau de l’écriture car le chinois s’écrit avec des milliers de caractères qui ont la même signification pour tous quelle que soit la prononciation régionale ;Chaque caractère correspond à une syllabe qui a un sens et qui est distinguée par un ton. Les plus anciens caractères chinois ont été retrouvés sur des os de bovidés et des carapaces de tortues  dans des niveaux archéologiques remontant à la deuxième moitié du IIe millénaire avant  J.C .Chaque caractère ou combinaison de caractères désigne un objet ou une idée .On estime à 2400 les caractères d’usage fréquent , à 7200 ceux nécessaires à une bonne maîtrise de l’écrit  et le «  Hanyu da Zidian »  ( « grand dictionnaire de caractères de la langue chinoise » ( 1986-1990 ) en répertorie près de 54000.Chaque signe comporte douze traits en moyenne .Il existe six types de caractères : - les pictogrammes  ou dessins figuratifs  , - les déictogrammes ou symboles indicatifs  , - les idéogrammes associant plusieurs caractères simples en un caractère nouveau dont on peut déduire le sens d’après la combinaison , - les idéophonogrammes  (90% des caractères ) composés d’un élément sémantique  et d’un élément phonétique , - les caractères dérivés construits par symétrie ou transfert de sens  à partir de caractères existants , - les emprunts qui sont des caractères dont on a utilisé  la valeur phonétique pour représenter un homophone de sens différent .Dans les années 50 le gouvernement imposa une réforme de la graphie en publiant une liste de quelques deux mille caractères simplifiés  d’utilisation obligatoire et en imposant une écriture non plus verticale  de droite à gauche , mais horizontale de gauche à droite .Le «pinyin » ( « épellation » ) utilisant les lettres latines  fut adopté en 1958 comme système de transcription officiel du chinois , il devrait remplacer dans un avenir lointain les caractères

 

Légisme  

C’est la doctrine de l’ «Ecole de la Foi »  ( « Fajia » ) développée par le penseur Hanfei ( 280-234 avant J.C )qui considère qu’une norme objective servie par un pouvoir de contrainte et de récompense , dont le souverain est l’unique détenteur , peut seule régit la société .

 

«Li »  

Mesure de longueur variable autrefois d’une province à une autre et voisine de 500 mètres .

 

Loess  

C’est une roche sédimentaire détritique  composée de fines particules .Elle forme un matériau meuble , homogène , non stratifié  et normalement de couleur jaunâtre. C’est une formation continentale d’origine éolienne  provenant souvent du dépôt , à la périphérie des glaciers de l’époque quaternaire , des matériaux arrachés par le vent aux zones d’épandage morainiques. C’est une excellente terre arable qui peut atteindre une dizaine de mètres d’épaisseur  ( on l’appelle aussi limon des plateaux ) ,le loess recouvre de vastes superficies en Chine mais aussi en Europe septentrionale .  

 

Longmen ( Grottes de … , Province du Hénan )

Cet ensemble rupestre ( plus de 2000 grottes et niches ) constitue un véritable musée de la statuaire bouddhique. Le site se trouve dans une gorge du Yihe au sud de Luoyang. C’est en 494 quand les Wei du nord transférèrent leur capitale de Datong à Luoyang, que le site connut ses premiers aménagements qui furent poursuivis par les dynasties suivantes  jusqu’à l’époque des Tang ( 618-907 ).Une grande partie de l’iconographie bouddhique des Wei du nord  repose sur l’illustration du «  Sutra du Lotus » («Fahuajing » ) .Dans ce sermon tenu sur le Pic du Vautour ,Cakyamuni mit l’accent sur l’éternité de la doctrine en faisant apparaître Prabhutaratna, un Bouddha venu des temps immémoriaux qui conversa avec lui. Cette notion d’éternité était également illustrée par la représentation de Maitreya , le Bouddha du futur , assis au Ciel des parfaits, attendant sa descente parmi les hommes . 

 

« Longue Marche » ( 1934-1935 ) 

L’armée Rouge chinoise conduite par le parti communiste échappa à l’encerclement  par les troupes nationalistes et entreprit une marche de 9500 kilomètres  depuis Jinggangshan dans la province du Jiangxi jusqu’à Yanan dans la province du Shaanxi.

  

Mandarin  

Terme d’origine portugaise qui servait à désigner , chez les occidentaux , les hauts fonctionnaires de l’ ancienne Chine . 

 

Mengzi ( Mong-Tseu )  

Né en 372, mort en 289 avant J.C , Mencius fut disciple de Confucius. Ses écrits , rédigés dans un style alerte et clair , contribuèrent largement à la diffusion du confucianisme et acquirent, par le biais de l’enseignement, une importance considérable . » Mengzi » désigne aussi l’ensemble des textes dus au philosophe qui s’était fixé pour mission de mettre en forme l’enseignement de Confucius auquel il se référait .

 

Ming ( Tombeaux des ... ) 

C’est une nécropole impériale comprenant treize tombeaux  où reposent les souverains de la dynastie Ming  ( 1368-1644 ).C’est le deuxième empereur de la dynastie Chengzu  (plus connu sous le nom de Min Biao  = Yongle ) ( 1402-1425 ) qui , ayant transporté sa cour de pékin à Nankin , décida d’y installer  le lieu de sa sépulture. Il choisit un lieu situé à une quarantaine de kilomètres de la ville , dans un site montagneux  ( Tianshou Shan ) .treize empereur y furent ensevelis  ( Yongle et douze de ses successeurs : Renzong  ( minbiao : Hongxi ) , Xuangxong ( Xuande ) , Yingzong ( Zhengtong ) , Xiangzong ( Chenghua ) , Xiazong ( Hongzhi ) , Wuzong ( Zheng-De ), Shizong ( Taichang ) , Xizong  ( Tianqi ) et Zhuangliedi ( Chongzhen ) .Le site s’ouvre par un portique de marbre blanc , construit en 1540,suivi de la « Grande Porte rouge » .On rejoint alors la « Voie de l’âme »  jalonnée de statues ; chameaux , chevaux , éléphants , lions , licornes , … et fonctionnaires civils et militaires ).La route mène au tombeau principal : le « Changling » où repose Yongle .les autres tombes se disposent en éventail au sein du site montagneux .

 

Minorité  

La Chine compterait , selon la version officielle , 108 ethnies parlant 58 langues  et le « hanyu » , c’est-à-dire l’ensemble des langues du groupe chinois  avec ses dialectes , représenterait l’une de ces 55 langues .8,4 % de la population chinoise appartiennent à l’une de ces minorités .Beaucoup de ces minorités parlent des langues chinoises ( « hanyu » ) comme les Hui ( 9,8 millions en 2000 ) , les man ( Mandchous , 10,6 millions ) , etc…Les ethnies des régions septentrionales du pays  mongole ( 5,8 millions ) , coréenne ( 1,9 million ), tibétaine ( 5,4 millions ) et ouigour ( 8,3 millions ) ont conservé  leur écriture traditionnelle .Au sud les ethnies sont plus nombreuses  et elles sont souvent mêlées aux Han. Leur éparpillement est surtout liée aux morcellement du relief faisant alterner barrières montagneuses et vallées isolées .Les Yi ( 7,6 millions ) des Liangshan au Sichuan n’ont été  conquis par les han qu’au début du XXe siècle. Deux autres ethnies importantes vivent dans les régions méridionales : les Zhuang  ( 16 millions ) au Guangxi et les Miao ( 8,9 millions ) du Guizhou et du Yunnan .Depuis 1976 on assiste à une renaissance  des minorités ethniques sur le plan culturel : publication de revues concernant le patrimoine traditionnel , développement de la presse et des moyens audio-visuels . Par ailleurs aux termes de la loi les cadres han doivent connaître la langue et l’écriture des ethnies parmi lesquelles ils travaillent .Dans les provinces des instituts des minorités ethniques ont été créés  où les cadres reçoivent une éducation politique , linguistique , juridique , etc… 

 

Montagne ( " Shan" ) 

La montagne jour un rôle symbolique majeur dans la pensée chinoise et en particulier dans le Taoïsme. Elle est le refuge  privilégié des ermites , le lieu idéal d’inspiration des peintres et des poètes .sacrée , elle reçoit des temples et assure la fonction de lieu culturel . Cinq montagnes revêtent une importance spéciale , ce sont les montagnes sacrées  («  Wuye » ) :
-Tai Shan ( ou Dong Ye ) à l’est dans la province du Shandong
-Hua Shan ( ou Xi Yue ) à l’ouest dans la province du Shaanxi
-Heng Shan ( ou Bei Yue ) au nord dans la province du Shanxi
-Hengshan ( ou Nan Yue ) au sud dans la province du Henan
-Song Shan ( ou Zhong Yue ) au centre du Henan .

 

Moxibustion 

Pratique médicale utilisant des cônes de poudre d’armoise  ( les moxas )  que l’on fait brûler directement sur la peau ( ou posés sur une tranche de rhizome de gingembre ), soit des bâtonnets d’armoise qui permettent de stimuler par la chaleur certains points du corps qui sont aussi des points d’acupuncture . 

 

Municipalité spéciale 

Quatre grandes métropoles chinoises : Beijing , Shanghai , Tianjin et Chongqing se sont vues octroyées le statut administratif et les privilèges d’une province  en raison de leur importance politique et économique . Elles dépendent directement du pouvoir central.

 

Mur-écran  ( ou " Mur des esprits " )

Ces murs s'observent surtout dans le nord de la Chine  devant les entrées des édifices publics et des maisons .Ils sont placés en chicane dans l'axe de l'entrée et cachent aux passants l'intérieur de la cour .Selon la croyance populaire , ils protègent l'intérieur de l'enceinte des mauvais génies et des esprits néfastes ( qui ne peuvent se déplacer qu'en ligne droite ).

  

Opium et Guerres de l’opium

L’opium est une drogue extraite du pavot  et à partir de laquelle de nombreux dérivés ont été obtenus ( la morphine et l’héroïne étant les plus puissants ).Cette drogue est connue depuis longtemps pour ses propriétés euphorisantes . 

Les guerres de l’opium sont une série d’expéditions militaires par lesquelles la Grande-Bretagne et la France  ont forcé l’ouverture du marché chinois à leurs compagnies de commerce (1839-1842  et 1857-1858 ).Depuis 1757 les occidentaux ne pouvaient  commercer  avec la Chine que par le port de Canton et devaient traiter avec une «  guilde » agréée , le « Co-Hong » , qui leur imposait ses conditions. La compagnie anglaise des Indes orientales pour équilibrer ses achats de thé et de soie , cherchait à écouler en Chine l’opium produit à bon compte par les paysans du Bengale , bien que cette drogue fut prohibée par le gouvernement chinois .Dans les années 1820-1830 une contrebande considérable s’organisa ,qui renversa dangereusement la balance commerciale chinoise .En 1839 les stocks d’opium de Canton furent saisis , brûlés et leurs cendres symboliquement jetées à la mer. Tenant le prétexte d’une intervention, le ministre anglais Palmerston  fit décider l’envoi d’une expédition de représailles  qui bombarda Canton ,remonta l’embouchure du Yang-Tsé-Kiang et occupa Nankin ( 1842 ) .Le gouvernement chinois fut alors contraint de signer le premier des « traités inégaux » («bupingdegtiaoyue » ) : celui-ci ouvrait cinq ports à l’Angleterre , lui donnait l’île de Hong-Kong et abolissait  le monopole du « Co-Hong » .La France et les Etats-Unis obtinrent peu après des avantages analogues .Par la suite eurent lieu les expéditions franco-anglaises  baptisées  «  deuxièmes et troisièmes guerres de l’opium » ( 1857-1858 ) , élargissant la pénétration européenne .de proche en proche , les pays occidentaux  s’acheminaient , vers la fin du XIXe siècle , à une véritable mise en tutelle de la Chine .  

 

Pagode («Ta »)

Édifice en forme de tour , à toitures superposées , à plan carré , hexagonal, pentagonal ou polygonal .La pagode était destinée à abriter des reliques , c’est la forme chinoise du «  stupa » indien .

 

Papier

Il a été inventé en Chine et transmis à l’Occident par l’intermédiaire des pays islamiques .Des han jusqu’aux Song la production de papier était obtenue à  80, 90% en travaillant les fibres de chanvre. Puis dès la fin des Tang et le début de l’ère des Song , on voit se multiplier les papiers obtenus à partir des végétaux les plus divers : feuilles de mûrier , écorce de certains arbres , bambou , …Sous les Han le papier commença à remplacer dans l’administration ,l’ancien support de soie .Les techniques de fabrication du papier étaient déjà très élaborées et variées .Les végétaux étaient lavés , hachés , foulés au pied , puis mis à bouillir dans un grand récipient plein d’eau .lorsque le tout formait une pâte assez épaisse , celle-ci est longuement pilée , à l’aide d’un pilon simple ou manœuvré au pied .On obtenait alors une pâte fine que  l’on brassait longuement dans un bassin d’eau claire  jusqu’à former un mélange homogène et fluide .L’artisan  y plongeait un instant un cadre  sur lequel était tendu un fin mais  dont les mailles recueillaient en un instant la matière légèrement pâteuse obtenue à partir du végétal et laissaient l’eau s’écouler .On obtenait une feuille de pâte plus ou moins épaisse  qui était mise à sécher dehors sur des cadres de bois : c’était une feuille de papier .

 

«Petit livre rouge » ( «Hongxiaoshu » ) 

C’est un recueil de citations de Mao Zedong .Il fut le principal instrument de propagande révolutionnaire en Chine et à travers le Monde durant la «  Révolution culturelle » .

 

Pieds bandés

« Lotus d’or » ( « Jin lian » ) .cette coutume remonte au Xe siècle .La tradition affirme que l’empereur Hou Zhou , dernier souverain de la dynastie des Tang du sud ( 937-975 ) , en serait l’initiateur. A partir de cette époque , sous l’effet de la mode , les femmes de l’aristocratie se mirent à bander les pieds de leurs fillettes  afin qu’elles gardent toute leur vie ceux de leur enfance. La méthode consistait à enserrer le pied dans des bandes de tissu tout en repliant les orteils, sauf le gros , sous la plante des pieds .La méthode était douloureuse d’autant qu’il fallait quotidiennement  défaire les bandelettes et repositionner les tissus en les serrant davantage .Au bout de plusieurs années les os , en grandissant , trouvaient leur place  en se chevauchant , remontant , cassés sur la cheville. Rarement exhibés , même devant le mari et dans l’intimité de l’amour physique , les pieds bandés étaient l’objet de tabous et … d’érotisme .Sans pieds bandés il était impossible de se marier ni d’avoir d’existence sociale .Cette pratique fut interdite par décret impérial en 1902.la Révolution de 1911 et ma modernisation du pays achevèrent de la faire disparaître .   

 

«Pinyin» 

C’est un système de transcriptions en caractères latins des 446 phonèmes chinois .Il fut adopté en 1958 pour rendre compte de leur prononciation dans la langue commune ou «  putonghua »( cf. – ci-dessous) et se substituant au système Wade.


 

  

«Putonghua » 

« Langue commune »à quatre tons parlée dans la région de Pékin et , parfois , appelée «  mandarin » . C’est la langue de l’administration qui permet la communication orale d’une province à une autre , bien que des langues régionales ( comme le «  cantonnais » ) n’en demeure pas moins très vivantes …

Loi sur la langue et l’écriture communes nationales de la République populaire de Chine, (Adoptée le 31 octobre 2000 lors de la 18e session du Comité permanent
de la 9e Assemblée populaire nationale
http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/asie/chine_loi-2001.htm

Généraliser le mandarin est une voie longue à parcourir ( «  Le Quotidien du Peuple » )
http://french.people.com.cn/french/200209/25/fra20020925_57328.html

« Première leçon de mandarin »
http://www.chine-france.com/old/langue/Putonghua.html

L’écriture chinoise, richesse symbolique et empreinte poétique de Viviane Alleton ( Directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales ) (Clio , Bibliothèque en ligne )
http://www.clio.fr/bibliotheque/L_ecriture_chinoise_richesse_symbolique_et_empreinte_poetique.asp

 

Puyi ( 1906-1967 ) , le « dernier empereur »  

Le grand-père de Pu Yi , le premier prince Chun , était le 7e fils de l’empereur Daoguang ( 1821-1850 ).Son père hérita du titre de prince , tandis que son oncle accédait au trône sous le nom de Guangxu. Pu Yi , âgé de trois ans , fut nommé héritier de l’empereur par la régente , l’impératrice Tseu-Hi ( «  Cixi » ) .Deux jours plus tard Guangxu mourait dans des circonstances obscures , suivi peu de temps après par l’impératrice .Pu Yi fut empereur de Chine durant trois années  sous le nom de Xuantong ( 1909-1912 ). Le 12 février 1912 l’impératrice  régente , épouse de Guangxu , proclama l’abdication de l’empereur .Il conserva son titre et continua de régner sur la «  Cité interdite » .En 1924 il fut expulsé de son palais et dépouillé de son titre .Il se plaça sous la protection des japonais qui le nommèrent empereur- fantoche de Mandchoukouo ( 1924-1938 ).Arrêté par les soviétiques , il fut jugé et rééduqué par la «  nouvelle Chine » .En 1959 il commença une nouvelle vie comme simple citoyen, marié à une infirmière et travaillant à des recherches sur l’histoire des Qing. Il mourut en 1967 des suites d’un cancer . 

 

«Quatre modernisations » 

Politique de modernisation initié en 1978 par Deng Xiao Ping et prenant à contre-pied la politique de Mao Zedong. Les quatre secteurs concernés par cette politique étaient : l’Industrie , l’Agriculture , la Science et la Technologie et la Défense nationale . 

 

Qi 

Terme générique  traduisant l’idée de «  vapeur » , d’ « air » , de « gaz » , mais aussi « esprit » , «  humeur » , «  colère » .Le taoïsme voit dans le «Qi » un phénomène  d’animation , de souffle de vie , d’énergie : ciel et terre respirent .L’être humain , microcosme du macrocosme, reçoit une accumulation de « Qi » au niveau du nombril. Aussi est-il important  qu’il sache inspirer  ( souffle pur ) et expirer ( souffle impur ) .Le « Qi » confère la santé par son action énergétique  qui circule à travers le corps .Son blocage provoque des maladies .

 

Qijong ( « Maîtrise du souffle » )  

C’est un ensemble de pratiques comportant des mouvements respiratoires , des mouvements corporels à effectuer lentement  et des techniques de concentration mentale .Cette pratique semble remonter à une lointaine antiquité .Un manuscrit retrouvé à Mawangdui  ( Hunan ) dans une tombe du IIe siècle avant J.C, donne déjà des illustrations de plus de 40 mouvements gymniques alors désignés par le terme de «  daoyin »  ( littéralement : «  Conduire et étirer » ) .ces gestes imitaient souvent des postures d’animaux .la pratique du « Qigong » vise à maintenir l’individu en bonne santé , à soigner autrui en l’aidant par son propre souffle  ou à exalter l’ardeur combative .

 
 

 

Tombe de Confucius à Qufu

 

Qufu

Qufu est une petite ville de 35000 habitants située dans la province du Shandong .Elle fut la capitale du royaume de Lu , petit royaume issu d’un des fiefs créés par le fondateur de la dynastie des Zhou , le roi Wu .C’est là que naquit en 551 avant J.C maître Kong ( dont les jésuites de Chine firent Confucius ) et dans sa ville natale qu’il revint s’installer après des années d’errance à travers la Chine à la recherche  d’un seigneur qui saurait utiliser ses talents , pour y finir ses jours ( 479 avant J.C ) .Des générations d’empereurs et de lettrés ont conjugué leurs efforts pour conserver le souvenir du vieux maître .Les Ming reconstruisirent la résidence des descendants de Confucius ( « Kongfu » ) à l’emplacement d’une demeure construite en 1378 par le 55e descendant du maître , Kong Kejian .  Les Qing restaurèrent le temple mémorial de Confucius ( « Kongzi miao » ) et dans la Forêt du Grand Sage ( « Zhishenglin » )  la nécropole de la famille Kong ( 200 hectares et plus de 1000 stèles ) devint un lieu de pèlerinage . 

 

Région administrative spéciale   

Entité administrative du niveau de la province , la région administrative spéciale bénéficie d’un système légal et social  différencié  de celui du reste de la république populaire pour une durée déterminée  ( 50 ans ).Ce statut fut créé afin de rendre possible la réintégration de territoires  ayant connu une évolution séparée du reste du pays , au nom du principe  «  un pays , deux systèmes » .La Chine compte deux régions administratives spéciales : Hong Kong et Macao . 

 

Région autonome  

Entité administrative chinoise qui désigne habituellement les provinces où prédominent des minorités ethniques .Cinq régions autonomes ont été érigées entre  1955 et 1965 : région autonome de Neimenggu ( Mongolie intérieure ) , Région autonome du Guangxi Zhuang , région autonome du Xizang ( Tibet ) , région autonome Nigxia Hui et région autonome ouïgoure du Xinjiang .Elles disposent d’une plus grande latitude de gestion de leurs affaires internes par rapport au gouvernement central du fait de la présence importante de minorités dans leur population.



 

«Renkou » («L‘homme-bouche»)  

Ce terme désigne la population. Au sens littéral il fait clairement allusion au problème fondamental auquel la Chine a toujours été confrontée :nourrir sa population .



 

Retranscription des mots et des noms chinois

Dans les ouvrages les mots et les noms chinois sont transcrits conformément au système " pinyin " mis au point en Chine populaire dans les années 1950 et en usage en France dans l'enseignement du chinois  depuis 1960 environ. Ce système est accepté aujourd'hui< comme une norme internationale. Ainsi dans beaucoup d'ouvrages , la transcription " pinyin " est accompagnée de deux des systèmes les plus utilisés par les différents auteurs : le système de l' École française d'Extrême Orient  ( E.F.E.O ) et la transcription anglaise dite " Wades Giles " .

Ainsi pour la capitale de la Chine  on obtient : Beijing ( " Pinyin ") , Pei-king ( Ecole française d'Extrême-Orient , Pei-ching ( Transcription Wades Giles ) , ainsi que " Pékin" qui est une transcription usuelle ne correspondant à aucun système connu. Pour Confucius ( transcription usuelle inventée par les Jésuites) : Kongzi / K'ong-tseu / K'ung-tzu .

 

Route de la Soie («Sichouzhilou») 

C’est une voie de 8000 kilomètres qui assurait des échanges entre la Chine et l’Occident dès l’époque des empires romain et Han . 

 

« Royaumes combattants » 

C’est la dénomination donnée traditionnellement à la période qui fait suite à celle dite des Printemps et des Automnes ; elle vit l’éclatement  du pouvoir et la fin de la dynastie des Tchéou. Elle s’étend  de 473 à 221 avant J.C .Elle est marquée par des conflits entre des royaumes rivaux qui cherchaient à contrôler le bassin du Fleuve Jaune. L’un de ces royaumes , celui de Qing parvint à triompher en 221 avant J.C et à fonder la première dynastie impériale .



 

Sapèque   

Monnaie ancienne constituée de petites rondes percées d’un trou carré. On les enfilait sur un lien de jonc. Elles remplacèrent , lors de la création de l’Empire en 221 avant J.C , les diverses monnaies des principautés , en forme de «  nez de fourmi »  ( petites pièces ovoïdes), de couteaux ou d’instruments aratoires. 

 

Scapulomancie

C'est une technique divinatoire  ( "Shushu" ) utilisant des tiges métalliques  portées à blanc pour chauffer des carapaces de tortues ( plastrons )  ou des omoplates ( scapula ) de boeufs . La consultation des craquelures occasionnées par la chaleur fait l'objet d'une interprétation par le devin.

 

Shaolin ( Monastère de … ) 

Il est situé au sud-est de Laoyang , au pied du Song Shan , une des cinq montagnes sacrées ( Province du Henan ) .Le monastère de la Petite Forêt  fut établi en 495 sous le règne des Wei du nord  par un moine indien Buddhajiva ( en chinois : « Fotuo » ).le centre religieux accueillit peu après un autre moine indien Bodhidharma  ( 470 ? –543 ? ), fondateur du Chan . Bodhidharma passe pour avoir inventé le «  Shaolin Quan »  ( « Boxe à main nue du Shaolin » ). Dès la dynastie  Sui ( 581-618 ) les moines Shaolin  maîtrisaient cette technique et ils mirent leurs talents au service de rebellions qu’ils formentèrent ou qu’ils aidèrent à réprimer .Leur participation la plus célèbre reste , pour les occidentaux , celle de la «  Révolte des Boxeurs » à pékin ( 1900 ) .Les exercices pratiqués par ces moines se rassemblait dans le terme générique  de « Qongfu » .En fait le « Shaolin Quan » circonscrit son enseignement  sur les attitudes de cinq animaux : le dragon , la grue , la panthère , le serpent et le tigre .

 

«Shou »  

Le caractère «  shou »  signifie la longévité et , en raison de sa symbolique , il est fréquemment exploité dans l’iconographie chinoise .En chinois on souhaite longue vie par l’expression « wanshou »  ( «  dix mille longévités » ) . 


 

Shu Xhi 

Il est le plus célèbre des philosophes chinois ( 1130-1200) .Il est le fondateur du courant de pensée connu en Occident sous le nom de «  néoconfucianisme » et en Chine sous celui d’ «  école du Principe » ( «  Lixue » ).Il réorganisa et réinterpréta les textes confucéens à la lumière de la pensée de son temps très marquée par les influences bouddhiques .C’est depuis Shu Xi que les «  Quatre Livres » constituent les textes de base de la pédagogie chinoise .

«Il est dit dans le « Daxue » : Mener jusqu’au bout la connaissance, rendre authentique l’intention , rendre droit le cœur. La connaissance et l’intention émanent toutes du cœur. L’aspect principal de la connaissance est le discernement, celui de l’intention est l’aspiration. La connaissance est proche de la Nature (« xing » ), de la constitution ti » ), tandis que l’intention est proche de l’émotion («  qing » ), de la fonction (« yong » ). » 

Le néo-confucianisme
http://www.arte-tv.com/fr/histoire-societe/archives/Chine/Courants_20philosophiques_20_26_20religieux/386040,CmC=386092.html

Confucianisme et néo-confucianisme
http://educ.univ-paris8.fr/LIC_MAIT/weblearn2002/c2_elearn/c2_5_3_3.htm 

Le néoconfucianisme contemporain : généralités et spécificité taiwanaise
by
Annie Boisclair
http://www.cefc.com.hk/taipei/seminaire.php?idsem=13

Le confucianisme
http://www.creatis.insa-lyon.fr/~agouaillard/China_fichiers/CONFUSCIUS.pdf

Confucius, à propos de l’humanisme chinois ( Musée Guimet )
http://www.museeguimet.fr/documents/DP%20CONFUCIUS2.pdf

LE CONFUCIANISME AUJOURD'HUI par Sergio Ticozzi [NDLR Traduction EDA d'un article paru en italien dans CINA OGGI, Milan, numéro 27, octobre 1994.]
http://eglasie.mepasie.org/1995/avril/chine/4_95/dossier1_1/

 

Sima Qian ( Sseu-Ma Ts’ien ) 

Né en 145 et mort vers 90 avant J.C , il fut astrologue de la cour et par son talent littéraire et sa clairvoyance le fondateur du genre historiographique chinois .Il est l’auteur des  «  Mémoires historiques » ( «  Shiji » )  incluant , outre des récits évènementiels, une chronologie , des biographies et des rubriques thématiques .

 
 

 

Singapour  

La cité-état de Singapour ( 600 km2 ) se trouve à l’extrémité du détroit de Malacca. Singapour compte plus de 3 millions d’habitants, peuplé de 75% de Han , au milieu d’une région à dominante malaise. Elle fit partie en 1967 , avec la Malaisie , l’Indonésie , la Thaïlande et les Philippines , des créateurs de l’ A.S.E.A.N dont la mission première était d’endiguer le communisme vietnamien et par delà le communisme chinois. 

 

Sun Yatsen ( Zhongshan ) 

Sun Yatsen naquit en 1896 dans le Guangdong. Il émigra très jeune et acquit dans les milieux de la diaspora une culture à la fois chinoise et occidentale  et se convertit au christianisme. L’échec des réformes de 1898 le convainquit que l’Empire devait être renversé .Il organisa plusieurs sociétés secrètes , dont en 1905 le Tongmenghui ( « Ligue de l’Alliance ») qui servira d’inspiratrice à la révolution de 1911  , puis le Guomingdang  ( « Parti nationaliste »).Il mourut en 1925 laissant un héritage politique ambigu revendiqué à la fois par les nationalistes et les communistes .Les «  trois principes du Peuple » ( « San Min Zhuyi ») que l’on considéré comme le résumé de sa doctrine , comprennent en effet nationalisme , démocratie et «  bien-être » du peuple  ce qui sera interprété par le PCC comme une préfiguration du communisme et par les nationalistes comme un conservatisme garant de l’ordre social .

 

 

Sunzi

Stratège et penseur militaire .Il est l’auteur d’un «  Art de la Guerre »  rédigé vers la fin du Ve siècle ou le début du Ive siècle avant J.C ( périodes des «  Royaumes combattants » ).

« L'art de la guerre selon le Traité de Sun Zi et parallèles avec le jeu d’échecs » par Ali Alaoui Mdaghri
http://www.mjae.com/art-guerre.html

« LE SENS DE L’ESPACE CHEZ LES STRATÈGES CHINOIS »  de Valérie Niquet
http://www.stratisc.org/strat/strat_058_NIQUET2.html 

« Art de la guerre et stratégie en Chine » par Valérie Niquet
http://gustave.club.fr/art.htm

 

Extrait de  " l'art de la guerre"  :

« DES PROPOSITIONS DE LA VICTOIRE ET DE LA DÉFAITE 

Sun Tzu dit: Voici quelques maximes dont vous devez être pénétré avant que de vouloir forcer des villes ou gagner des batailles.

( ... )

Sun Tzu dit: Il est d'une importance suprême dans la guerre d'attaquer la stratégie de l'ennemi.

Celui qui excelle à résoudre les difficultés le fait avant qu'elles ne surviennent.

Celui qui arrache le trophée avant que les craintes de son ennemi ne prennent forme excelle dans la conquête.

Attaquez le plan de l'adversaire au moment où il naît.

Puis rompez ses alliances.

Puis attaquez son armée.

La pire des politiques consiste à attaquer les cités.

N'y consentez que si aucune autre solution ne peut être mise à exécution.

Il faut au moins trois mois pour préparer les chariots parés pour le combat, les armes nécessaires et l'équipement, et encore trois mois pour construire des talus le long des murs.

Si vous êtes contraint de faire le siège d'une place et de la réduire, disposez de telle sorte vos chars, vos boucliers et toutes les machines nécessaires pour monter à l'assaut, que tout soit en bon état lorsqu'il sera temps de l'employer.

Faites en sorte surtout que la reddition de la place ne soit pas prolongée au-delà de trois mois. Si, ce terme expiré, vous n'êtes pas encore venu à bout de vos fins, sûrement il y aura eu quelques fautes de votre part; n'oubliez rien pour les réparer. A la tête de vos troupes, redoublez vos efforts; en allant à l'assaut, imitez la vigilance, l'activité, l'ardeur et l'opiniâtreté des fourmis.

Je suppose que vous aurez fait auparavant les retranchements et les autres ouvrages nécessaires, que vous aurez élevé des redoutes pour découvrir ce qui se passe chez les assiégés, et que vous aurez paré à tous les inconvénients que votre prudence vous aura fait prévoir. Si, avec toutes ces précautions, il arrive que de trois parties de vos soldats vous ayez le malheur d'en perdre une, sans pouvoir être victorieux, soyez convaincu que vous n'avez pas bien attaqué.

Un habile général ne se trouve jamais réduit à de telles extrémités; sans donner des batailles, il sait l'art d'humilier ses ennemis; sans répandre une goutte de sang, sans tirer même l'épée, il vient à bout de prendre les villes; sans mettre les pieds dans les royaumes étrangers, il trouve le moyen de les conquérir sans opérations prolongées; et sans perdre un temps considérable à la tête de ses troupes, il procure une gloire immortelle au prince qu'il sert, il assure le bonheur de ses compatriotes, et fait que l'Univers lui est redevable du repos et de la paix: tel est le but auquel tous ceux qui commandent les armées doivent tendre sans cesse et sans jamais se décourager.

Votre but demeure de vous saisir de l'empire alors qu'il est intact; ainsi vos troupes ne seront pas épuisées et vos gains seront complets. Tel est l'art de la stratégie victorieuse.

Il y a une infinité de situations différentes dans lesquelles vous pouvez vous trouver par rapport à l'ennemi. On ne saurait les prévoir toutes; c'est pourquoi je n'entre pas dans un plus grand détail. Vos lumières et votre expérience vous suggéreront ce que vous aurez à faire, à mesure que les circonstances se présenteront. Néanmoins, je vais vous donner quelques conseils généraux dont vous pourrez faire usage à l'occasion.

Si vous êtes dix fois plus fort en nombre que ne l'est l'ennemi, environnez-le de toutes parts; ne lui laissez aucun passage libre; faites en sorte qu'il ne puisse ni s'évader pour aller camper ailleurs, ni recevoir le moindre secours.

Si vous avez cinq fois plus de monde que lui, disposez tellement votre armée qu'elle puisse l'attaquer par quatre côtés à la fois, lorsqu'il en sera temps.

Si l'ennemi est une fois moins fort que vous, contentez-vous de partager votre armée en deux.

Mais si de part et d'autre il y a une même quantité de monde, tout ce que vous pouvez faire c'est de hasarder le combat.

Si, au contraire, vous êtes moins fort que lui, soyez continuellement sur vos gardes, la plus petite faute serait de la dernière conséquence pour vous. Tâchez de vous mettre à l'abri, et évitez autant que vous le pourrez d'en venir aux mains avec lui; la prudence et la fermeté d'un petit nombre de gens peuvent venir à bout de lasser et de dompter même une nombreuse armée. Ainsi vous êtes à la fois capable de vous protéger et de remporter une victoire complète.

Celui qui est à la tête des armées peut se regarder comme le soutien de l'État, et il l'est en effet. S'il est tel qu'il doit être, le royaume sera dans la prospérité; si au contraire il n'a pas les qualités nécessaires pour remplir dignement le poste qu'il occupe, le royaume en souffrira infailliblement et se trouvera peut-être réduit à deux doigts de sa perte.

Un général ne peut bien servir l'État que d'une façon, mais il peut lui porter un très grand préjudice de bien des manières différentes.

Il faut beaucoup d'efforts et une conduite que la bravoure et la prudence accompagnent constamment pour pouvoir réussir: il ne faut qu'une faute pour tout perdre; et, parmi les fautes qu'il peut faire, de combien de sortes n'y en a-t-il pas? S'il lève des troupes hors de saison, s'il les fait sortir lorsqu'il ne faut pas qu'elles sortent, s'il n'a pas une connaissance exacte des lieux où il doit les conduire, s'il leur fait faire des campements désavantageux, s'il les fatigue hors de propos, s'il les fait revenir sans nécessité, s'il ignore les besoins de ceux qui composent son armée, s'il ne sait pas le genre d'occupation auquel chacun d'eux s'exerçait auparavant, afin d'en tirer parti suivant leurs talents; s'il ne connaît pas le fort et le faible de ses gens, s'il n'a pas lieu de compter sur leur fidélité, s'il ne fait pas observer la discipline dans toute la rigueur, s'il manque du talent de bien gouverner, s'il est irrésolu et s'il chancelle dans les occasions où il faut prendre tout à coup son parti, s'il ne fait pas dédommager à propos ses soldats lorsqu'ils auront eu à souffrir, s'il permet qu'ils soient vexés sans raison par leurs officiers, s'il ne sait pas empêcher les dissensions qui pourraient naître parmi les chefs; un général qui tomberait dans ces fautes rendrait l'armée boiteuse et épuiserait d'hommes et de vivres le royaume, et deviendrait lui-même la honteuse victime de son incapacité.

Sun Tzu dit: Dans le gouvernement des armées il y a sept maux:

I. Imposer des ordres pris en Cour selon le bon plaisir du prince.

II. Rendre les officiers perplexes en dépêchant des émissaires ignorant les affaires militaires.

III. Mêler les règlements propres à l'ordre civil et à l'ordre militaire.

IV. Confondre la rigueur nécessaire au gouvernement de l'État, et la flexibilité que requiert le commandement des troupes.

V. Partager la responsabilité aux armées.

VI. Faire naître la suspicion, qui engendre le trouble: une armée confuse conduit à la victoire de l'autre.

VII. Attendre les ordres en toute circonstance, c'est comme informer un supérieur que vous voulez éteindre le feu: avant que l'ordre ne vous parvienne, les cendres sont déjà froides; pourtant il est dit dans le code que l'on doit en référer à l'inspecteur en ces matières! Comme si, en bâtissant une maison sur le bord de la route, on prenait conseil de ceux qui passent; le travail ne serait pas encore achevé!

 Tel est mon enseignement:

Nommer appartient au domaine réservé au souverain, décider de la bataille à celui du général.

Un prince de caractère doit choisir l'homme qui convient, le revêtir de responsabilités et attendre les résultats.

 Pour être victorieux de ses ennemis, cinq circonstances sont nécessaires:

I. Savoir quand il est à propos de combattre, et quand il convient de se retirer.

II. Savoir employer le peu et le beaucoup suivant les circonstances.

III. Assortir habilement ses rangs.

Mensius dit: "La saison appropriée n'est pas aussi importante que les avantages du sol; et tout cela n'est pas aussi important que l'harmonie des relations humaines."

IV. Celui qui, prudent, se prépare à affronter l'ennemi qui n'est pas encore; celui-là même sera victorieux. Tirer prétexte de sa rusticité et ne pas prévoir est le plus grand des crimes; être prêt en-dehors de toute contingence est la plus grande des vertus.

V. Être à l'abri des ingérences du souverain dans tout ce qu'on peut tenter pour son service et la gloire de ses armes. 

C'est dans ces cinq matières que se trouve la voie de la victoire.

Connais ton ennemi et connais-toi toi-même; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent fois vous serez victorieux.

Si tu ignores ton ennemi et que tu te connais toi-même, tes chances de perdre et de gagner seront égales.

Si tu ignores à la fois ton ennemi et toi-même, tu ne compteras tes combats que par tes défaites. »

 

Sutra du coeur 

En sanskrit : «   Mahaprajnaparamatia-bridaya sutra » , en chinois : «  Chuanruoxin jing » ) . C’est un ouvrage  appartenant à la série des quarante sutra du Prajnaparamita  sutra rattachés au Bouddhisme du «  Grand véhicule » . Bien que court , il est l’un des plus connus des adeptes du bouddhisme Chan .Il traite de la vacuité  ( «  Kong » ) . 

 

Sutra du lotus

En sanskrit : « Saddharmapundarika sutra », en chinois : « Fahua Jing », abréviation de  «  Miaofalianhua Jing » : «  Sutra du lotus de la Loi merveilleuse ».C’est un ouvrage du bouddhisme Mahayana  particulièrement apprécié en Chine et au Japon. Le texte rapporte l’important sermon du Bouddha prêché à la fin de sa vie. Le texte insiste sur l’idée que chacun peut atteindre l’ "Éveil " et devenir lui-même «  Bouddha » .

 

«Taiji » ( "Faîte suprême" )  

Il réalise l’unité de l’ensemble Yin-Yang .Il est représenté graphiquement , depuis l’époque des Song (960-1127 ) sous la forme d’un disque  où s’opposent le noir et le blanc , symbolisant l’union du Yin et du Yang, une dualité exprimée ici par le sombre et le clair et d’où seraient issus les «  dix mille êtres » . 

 

Tai Ji Quan


"Rien n'est plus souple et plus faible au monde que l'eau.
Pourtant pour attaquer
Ce qui est dur et fort
Rien ne la surpasse
Et personne ne pourrait l'égaler.

Que le faible surpasse la force
Que le souple surpasse le dur
Chacun le sait.
Mais personne ne met ce savoir en pratique
."

( Lao Tseu )

« Poing ( boxe ) du Faîte suprême ». C’est une technique de combat à main nue et de gymnastique .Selon la légende  c’est le moine taoiste Zhang Sanfeng, un ermite retiré sur le mont Wudang  ( province du Hubei ) au temps des Song du sud ( 1127-1279 ) qui en aurait été l’inventeur .Son observation d’une pie combattant un serpent  lui aurait fait saisir les vertus supérieures de l’action souple  ( serpent ) sur la rigidité ( la pie ) .Il existe en fait plusieurs écoles de Tai ji Quan et c’est un certain Cheng Wantin  qui , à la chute des Ming  en 1644, aurait été l’inventeur de cette méthode de combat.

 

Escalier d'accès au Taishan

 

Taishan (« Le pic de l’Est »)  

La montagne ( 1545 mètres ), située dans la province du Shandong , passe pour être la résidence du régent du monde terrestre  pour le compte de l’empereur de Jade .On l’invoque sous le nom de grand Empereur du Taïshan ( « Taïyue dadi » ).La plus célèbre des cinq montagnes sacrées . On rejoint son sommet par un escalier de 7000 marches. Conçue comme une divinité naturelle , la montagne Taï fut , durant plusieurs siècles, le site privilégié des sacrifices  «feng » et «shan ».Dans la pensée cosmologique chinoise  en tant que montagne elle était considérée comme le pilier de l’ordonnancement du Monde. Elle aidait l’empereur à gouverner. Il s’adressait à elle lors des inondations , des sécheresses et des séismes .Dans la symbolique des cinq éléments , la montagne Tai, montagne orientale , représentait la naissance .les pèlerins étaient récompensés de leur ascension par le plus beau spectacle qui soit : le lever du soleil sur le Taï Shan  et ils pouvaient communier avec le Yang , principe masculin. On dit aussi que les âmes des morts venaient se réfugier au Tian Shan , retournant là où elles naquirent , près du Taï Shan , sur le pic Haoli Shan .de nombreuses divinités , surtout féminines , habitent la montagne  . La plus célèbre est Taï Yue Dadi ( «  grand empereur de la montagne sacrée Tai » ) qui tient le registre des naissances et des morts et qui, de ce fait , est le maître du destin de chaque homme. L’importance du site s’est traduite par les sacrifices «  feng » et «  shan »  célébrés par les empereurs de Chine au pied et au sommet de la montagne .Le premier s’adressait au ciel et le second à la terre .Chaque empereur venait rendre compte des vertus de son règne à celui qui l’avait investi de son mandat : le Ciel . Ces sacrifices , fort dispendieux , ne furent célébrés que cinq fois dans l’histoire de la Chine : en 110 avant J.C , en 56 par le premier empereur des han de l’est , en 666 par l’empereur Gaozong des Tang , en 725 par l’empereur Huanzong de la même dynastie  et en 1025 par l’empereur Zhengzong des Song . 

 

Tian’anmen ( Place …)  

Tian’anmen était la porte d’accès à a cité impériale .L’esplanade qui la précédait  fut agrandie après 1949 pour devenir la place Tian’anmen. C’est du haut de la porte du palais que Mao Zédong proclama la république Populaire de Chine en 1949 .La place est bordée de bâtiments voués à la gloire du régime : le palais de l’assemblée du peuple ,le monument aux héros du peuple ,le mausolée du président Mao inauguré le 9 septembre 1977 ,date du premier anniversaire de la mort du président, le musée d’histoire de la Révolution  

 

Tian’anmen (mai-juin 1989) 

A l’occasion du décès de l’ancien secrétaire général du parti Hu Yaobang , le 15 avril 1989, les étudiants expriment leur mécontentement sous couleurs d’hommage à l’ancien dirigeant défunt. Les campus se couvrent d’affiches dénonçant l’abandon de la réforme politique , le retour du conservatisme  , les méthodes dictatoriales de Deng Xiaoping et réclament plus de liberté dans le parti et plus de liberté d’expression .Une nouvelle manifestation illégale survient le 27 avril et rassemble à pékin plus de 50000 étudiants .Le pouvoir ne bouge pas et cherche à gagner du temps .A la veille de la visite officielle de Mikhaïl Gorbatchev 2000 étudiants grévistes de la faim s’installent sur la place Tian‘anmen. Gorbatchev devient le modèle du réformateur démocrate que les étudiants proposent à leurs propres dirigeants .Les 16 et 17 mai une manifestation populaire rassemble près de 1 million de personnes dans les rues de Pékin paralysant la ville tandis que les médias sympathisent avec les grévistes de la faim. Le parti impose alors la loi martiale le 19 mai .La confrontation se clôt sur le massacre du 4 juin où l’armée entre dans Pékin et ouvre le feu sur la population. Le 9 juin Deng Xiaoping , dans une allocution télévisée , endosse la responsabilité de la répression , condamne le mouvement étudiant  comme une tentative contre-révolutionnaire .Le massacre de Tian’anmen , vu à travers toutes les télévisions du Monde , montre l’autre face du régime chinois , jusqu’ici soigneusement occultée par Pékin .Du côté occidental l’indignation est vive  et se traduit par la suspension des visites et des contacts officiels , l’arrêt des ventes d’armes , le refuge offert aux dissidents dans certaines ambassades  étrangères  et l’appui officiel apporté à ceux qui choisissent l’exil. Sous la pression des états-unis et des pays européens la banque Mondiale gèle des crédits  ( 780 millions de dollars ) destinés à financer des projets chinois dans l’énergie et les transports. Le gouvernement chinois rejette les critiques et condamne les interventions étrangères tout en réaffirmant que la politique officielle d’ouverture sera maintenue . 

 

«Tian zi » ( le «fils du Ciel ») 

C’était l’appellation officielle de l’empereur .Elle légitimait son pouvoir et lui imposer de se montrer digne du mandat du ciel en assurant le bien-être de ses sujets .


 

 

Tibet  

Le Tibet est considéré par la Chine comme un enjeu géostratégique essentiel et une menace qu’il est nécessaire de contrôler. Cette région surplombe de ses hauts plateaux la Chine peuplée et , de ce fait , elle représenta tout au long de l’histoire un danger pour les Han .Au XVIIIe siècle la Chine étendit une sorte de protectorat sur le Tibet. Celui-ci fut accepté alors par Lhassa car il se présentait sous la forme d’un partenariat , la dynastie mandchoue des Qing reconnaissant aux dirigeants du Tibet théocratique une sorte de tutorat spirituel en échange de leur protectorat séculier .En 1950 le parti communiste chinois décide d’annexer le Tibet .L’opération est présentée comme la récupération d’une partie intégrante de la Chine  et comme une libération sociale par la modernisation du Tibet à marche forcée .L’occupation chinoise suscite en 1959 à une révolte armée immédiatement réprimée et qui contraint le Dalaï-lama à l’exil en Inde. En 1965 Pékin , par souci de conciliation , érige le Tibet en région autonome. Mais l’accalmie est de courte durée et la Révolution culturelle se déchaîne au Tibet avec une violence inouïe  entraînant la destruction de centaines de monastères et l’assassinat de dizaines de milliers d’opposants .Bien que la violence ait cessé au Tibet dans les années 1970 , la répression se fait plus discrète et elle est accompagnée de l’arrivée massive de colons han dans le cadre d’un entreprise de sinisation systématique de la région . 

 

 

Tortue 

Ce reptile symbolise l’image du Monde et par là même l’immortalité .La partie supérieure de sa carapace , ronde, est comme la voûte céleste, tandis que la partie inférieure (plastron ) est carrée comme la Terre. Les craquelures de sa carapace, passée au feu, servirent longtemps de supports aux pratiques divinatoires (scapulomancie ).Dans le système des correspondances elle est liée à l’eau , donc au yin et à la femme .Elle est symbole du nord , souvent enlacée par un serpent .On l’appelle le «  Guerrier noir »qu’il faut toujours avoir derrière soi et qui représente la force, la longévité , l’immortalité . C’est pourquoi elle supporte les stèles . 



 

 "Xian fulun "

Le terme signifie : « l’enrichissement des premiers ». La formule est attribuée à Deng Xiaoping qui stipulait la nécessité d’un développement économique inégal dans le cadre des réformes afin que les provinces les plus dynamiques  servent de modèle et de locomotive au reste du pays . 

 

Yang  

Principe masculin opposé et uni tout à la fois au yin. Ces deux principes sont à l’origine des choses et des êtres. Le yang est activité , initiative , aspect céleste , lumière , masculin , le sec , le rayonnant .

  

Yin  

Principe féminin. Il est repos , aspect terrestre , obscur , humide , comme passif . C’est un mode entièrement relatif au yang .  

Dans la pensée chinoise , le yin et le yang s'engendrent mutuellement dans un mouvement circulaire sans cesse renouvelé. Quand le yang est à son minimum, il se change en yin et inversement , car le yin enferme des éléments yang et  inversement, d'où le fameux dessin schématique du " Taij " , cercle bicolore divisé en deux parties égales , claviformes et symétriquement opposées  par une courbe en S verticale .Chaque partie est frappée d'un cercle symbolisant l'embryon du principe opposé .


 

 «Zhongguo »  ( «Le pays du Milieu » ) 

Les chinois se perçoivent au centre du Monde , une croyance propre à chaque civilisation mais qui est restée très vivace en Chine. Les mythes cosmologiques de la Chine ancienne décrivaient une Terre carrée surmontée en son ventre d’un ciel rond relié à la terre par cinq colonnes assimilées à des montagnes .Selon cette représentation seule une partie du Monde est «  sous le ciel » ( «  Tianxia » ) et éclairée par ce dernier : c’est la Chine .Les barbares vivent dans l’obscurité .Cette idée a soutenu , pendant longtemps , une vision auto-centrée des chinois ,les amenant à considérer leur pays comme un monde en soi . 

 

Zone Economique Spéciale ( Z.E.S. ) 

Ce sont des villes et des régions désignées par le gouvernement central chinois pour y expérimenter le système de l’économie de marché .La plupart des Zones économiques spéciales se trouvent en zone littoral et elles ont enregistré une croissance économique fulgurante durant les dix dernières années .Les plus importantes de ces zones proposent aux entreprises étrangères des conditions fiscales et douanières préférentielles. L’intense activité générée par les Z.E.S a suscité croissance urbaine sans précédent .Ces villes se sont multipliées dans les années 1990.La Z.E.S  la plus connue est Shenzhen (plus de 3 millions d’habitants en 2000 contre 30 000 en 1979 ) .Les autre premières Z.E.S. ( Shenzhen , Shantou , Zhuhai et Xiamen ) ont joué un rôle décisif dans l’industrialisation du Guangdong et du Fujian.

 

 

 

 

Initiation à l’histoire et à la civilisation de la Chine antique et médiévale par Nguyen Tri C. et alii, INALCO, Notes de cours, 2004-2005, 81 p. 

La civilisation chinoise, Musée Cernuschi, musée des Arts de l’Asie de la Ville de Paris, 13 p.

LA CIVILISATION CHINOISE par Marcel GRANET (1884-1940), La renaissance du livre, Paris, 1929, 523 pages, Tome XXV de la Bibliothèque de Synthèse historique « L’Évolution de l’Humanité », fondée par Henri BERR, 481 p.

HISTOIRE DE LA CIVILISATION CHINOISE par Richard WILHELM (1873-1930), Traduction française de G. Lepage, Bibliothèque Historique, Éditions Payot, Paris, 1931, 304 pages.Édition complétée le 31 juillet 2005 à Chicoutimi, Québec, 189 p.

La Chine ancienne à travers les livres , Littérature chinoise & récits de voyageurs, Textes intégraux à télécharger, 11 p.

EN CHINE ANCIENNE : L’HOMME ET SON NOMBRE par Arnaud Gazagnes, 8 p. Les caractères chinois (dont ceux représentant les chiffres) voient le jour vers le milieu de la dynastie Shang (vers −1600). Les plus anciennes traces connues (pourtant découvertes seulement en 1899) sont des inscriptions divinatoires sur des os et des écailles de tortue (jiaguwen)….

Histoire intellectuelle de la Chine par Mme Anne Cheng, professeure, Cours : Confucius revisité : textes anciens, nouveaux discours, 22 p.

La calligraphie chinoise, un bref aperçu par A. Kneib, 21 p.

Le génie scientifique de la Chine, Le Courrier UNESCO, octobre 1988, 36 p.

La Chine, comprendre sa culture, son histoire, son devenir, Cours conférences de l'Université du Temps Libre d'Orléans, Faits de société, 2006/2007, Par Michel Armand, Bernard Castiglioni & Claude Ledoux, 81 p.

LA SOIE : FONDS DE LA CIVILISATION CHINOISE ET MOTEUR D'ECHANGES par MAU Chuan-Hui, Centre d'Etudes sur la Chine Moderne et Contemporaine, 1er Congrès du Réseau Asie / 1st Congress of Réseau Asie-Asia Network, 24-25 sept. 2003, Paris France, Centre de Conférences Internationales du Ministère des Affaires étrangères, 13 p. Le présent papier est le résultat d’une étude de synthèse. Il consiste à souligner l’importance des étudies sur l’industrie chinoise de la soie pour une meilleure compréhension de la culture chinoise et des échanges entre la Chine et l’étranger, notamment l’Europe grâce à son commerce….

LA MORALE DE CONFUCIUS, philosophe de la Chine par Jean de LABRUNE (?-1743?) ?, Pierre Savouret, Amsterdam, 1688, Édition en format texte par Pierre Palpant, www.chineancienne.fr, février 2014, 76 p. L'ouvrage qu'on donne au public, & où est contenue, en abrégé, toute la morale de Confucius, philosophe chinois, est assez petit, si l'on regarde le nombre des pages qui le composent ; mais il est fort grand, sans doute, si l'on considère l'importance des choses qui y sont renfermées….

Confucius par Edouard CHAVANNES (1865-1918), Article paru dans La Revue de Paris, 15 février 1903, pages 827-844. Club des Libraires de France, Paris, mai 1956. Édition complétée le 30 novembre 2004 à Chicoutimi, Québec, 16 p. Confucius vécut de l’an 551 à l’an 479 avant Jésus -Christ. Vers la même époque, Pythagore apparut dans le monde grec, et c’est dans ce temps, selon toute vraisemblance, que le Bouddha répandit ses enseignements en Inde. Ainsi, aux environs de l’an 500 avant notre ère, l’humanité parvint presque simultanément, en Chine, sur les rives du Gange et dans les îles de la mer Égée, à une maturité intellectuelle qui se manifesta par une floraison de la réflexion philosophique sur toute l’étendue du monde civilisé….

CONFUCIUS (K’UNG TZU) (–551 / –479) par Yang Huanyin, Perspectives : revue trimestrielle d’éducation comparée (Paris, UNESCO : Bureau international d’éducation), vol. XXIII, n° 1- 2, mars-juin 1993, p. 215-223. Eminent pédagogue, philosophe et homme politique, Confucius est l’une des grandes figures de la civilisation de la Chine ancienne et le fondateur du système éducatif féodal. Sa pratique tout comme sa réflexion sur l’éducation ont exercé une influence considérable sur le développement de l’éducation aussi bien en Chine qu’ailleurs dans le monde. Dans l’Antiquité, Confucius était considéré comme le « premier des sages », et le « modèle de dix mille générations ». De nos jours, on reconnaît en lui une des grandes figures de la civilisation….

Le confucianisme : un héritage, une tradition, une invention. Extr. de N. Zufferey, Introduction à la pensée chinoise, 11 p.

Le bonheur selon Confucius. PETIT MANUEL DE SAGESSE UNIVERSELLE de Yu Dan, Traduit de l’anglais par Philippe Delamare, Belfond edit.,2006,  52 p.

Une introduction à Confucius. COMMUNICATION  DE SIMON LEYS À LA SÉANCE MENSUELLE DU 4 NOVEMBRE 1995, 17 p. Si l’on considère les plus grands maîtres à penser de l’humanité, — le Bouddha, Confucius, Socrate, Jésus —, on est frappé par un curieux paradoxe : aujourd’hui, aucun d’entre eux ne pourrait obtenir ne fût-ce qu’un modeste poste d’enseignant dans une de nos universités. La raison en est simple : leurs qualifications sont insuffisantes — ils n’ont rien publié….

Louen yu (Lunyu), Les quatre livres. III.- Entretiens de Confucius et de ses disciples Traduit par Séraphin COUVREUR (1835-1919). Club des Libraires de France, Paris, mai 1956, publié à partir de l’édition Les Humanités d’Extrême-Orient, Cathasia, série culturelle des Hautes Études de Tien-Tsin, LES BELLES LETTRES, Paris, 194 p.

LAO-TSEU TAO-TE-KING. LE LIVRE DE LA VOIE ET DE LA VERTU composé dans le VIe siècle avant l'ère chrétienne par le philosophe LAO-TSEU, traduit en français par Stanislas JULIEN (1797-1873), Imprimerie Royale, Paris, 1842, XLVI+296 pages. Lao-tseu ouvre la série de dix philosophes célèbres qui ont fleuri en Chine avant l'ère chrétienne, et dont les œuvres, presque aussi inconnues en Europe que leurs noms, forment une collection de trente-quatre volumes petit in-folio…

LE TAOÏSME et les religions chinoises par Henri MASPERO (1882-1945), NRF, Éditions Gallimard, 1971, pages 293-589. Première publication pour une bonne partie des essais, d’une part dans « Mélanges posthumes sur les religions et l’histoire de la Chine », Bibliothèque de diffusion du Musée Guimet, Paris, 1950, volume II, pages 13-222, d’autre part dans le Journal Asiatique, avril-juin, et juillet-septembre 1937. Voir les détails au début de chaque essai. Pour les équivalences entre les translittérations pinyin du texte (établie par le Centre de publication de l’U.E.R. Asie Orientale de l’Université de Paris VII, et préférée par NRF) et efeo, utiliser les tableaux du site sinoptic. Édition complétée le 31 août 2005 à Chicoutimi, Québec.

 Tao Te King par Lao Tseu. Livre de la Voie et de la Vertu, 101 p.

Le Tao të King et le Taoïsme. Petit Manuel d’Humanité  par J.H Prevost, 8 p. Avant d'attaquer cette étude, il convient de préciser qu'il faut bien distinguer la pensée taoïste qui est une philosophie antique, et la religion taoïste. Toutes deux, en Occident, sont couramment appelées 'taoïsme' ce qui est évidemment ambigu. Nous commencerons donc par le commencement, à savoir par l'origine et les bases de la pensée taoïste. On dit que la philosophie taoïste aurait été fondée, il y a deux mille six cents ans, par Lao Tseu qui a exposé cette pensée dans un ouvrage universellement connu, le Tao të King, (qu'on prononce 'Dao'). Ce n'est pas tout à fait exact. Il en a établi les bases dans les propositions contenues dans son ouvrage. Leur interprétation est cependant délicate comme on peut s'en rendre compte en comparant les deux traductions suivantes…..

Existe-t’il un Bouddhisme Chinois? Les débats actuels en Chine autour du Yogācāra par Thierry Meynard, Professeur, Université Sun Yat-sen, Guangzhou, 13 p. En décembre 2008 se tenait à Hangzhou une conférence sur le bouddhisme Yogācāra.Organisée par l’Institut Bouddhiste de Hangzhou (Hangzhou foxueyuan 杭州佛學院), cette conférence réunissait des universitaires spécialistes du bouddhisme ainsi que de nombreux moines venant de toute la Chine. Durant trois jours, une question revenait fréquemment dans les débats et échanges informels, une question où se mêle préoccupations doctrinales, religieuses et politiques, à savoir: Existe-t-il un bouddhisme chinois?.....

Bouddhisme chinois, tome I : VINAYA , MONACHISME et DISCIPLINE HINAYANA, VÉHICULE INFÉRIEUR par Léon WIEGER S. J. (1856-1933), Textes de la Chine. Les Humanités d’Extrême-Orient, Cathasia, série culturelle des Hautes Etudes de Tien-Tsin, Paris : LES BELLES LETTRES, 1951, 480 pages.Édition complétée le 15 décembre 2006 à Chicoutimi, Québec.

Les grandes écoles du bouddhisme chinois par Françoise Wang, Directeur de recherche au CNRS, CLIO, 7 p. Après une implantation relativement aisée dans les différents royaumes de l'Asie centrale, le bouddhisme indien, qui commence à se diffuser en Chine au premier siècle de notre ère, se trouve face à une autre civilisation millénaire. Sans renier ses thèmes fondateurs, il va tenir compte des modes de pensée, des aspirations, des traditions chinoises sans les heurter de front, certes, mais d'une manière suffisamment foisonnante pour que se développent six principales écoles…..

Les fondements du bouddhisme en Chine par Paul Magnin, 12 p.

LA TRANSFORMATION PAR LE VOYAGE : LES ROUTES DU BOUDDHISME CHINOIS par François-Bernard Huyghe, 9 p. « En marchant solitaire au delà des Portes de fer, on circulait parmi dix mille montagnes et on tombait dans des précipices ; en naviguant seul au large des Colonnes de cuivre, on traversait les mille fleuves et on perdait la vie... C'est pourquoi ceux qui partirent furent plus de cinquante ; ceux qui subsistèrent à peine quelques-uns » Dans son style fleuri, le Mémoire composé à l'époque de la grande dynastie T'ang sur les religieux éminents qui allèrent chercher la loi dans les pays d'Occident exalte l'aventure des religieux bouddhistes chinois (parfois coréens ou japonais) qui, du IVe au XVIIIe siècles, suivent la Route de la soie jusqu'en Inde et y réitèrent l'itinéraire terrestre du Gautama Bouddha au péril de leur vie….

 

   

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