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Le bouddhisme chinois en bref ...
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"La
vacuité absolue, c'est le nirvana de pureté..."
Citation(s) / poème(s) n° 1610: Chen-houei du Ho-tso, (668-760),
moine et philosophe chinois, Bouddhisme, Mahayana, Zen ou
Chan, Entretiens du Maître de dhyana Chen-houei du Ho-tsô,
Traduction annotée par Jacques Gernet,
"La
pratique qui est absence de pratique, c'est le passage sur
l'autre rive ".
Citation(s) / poème(s) n° 1606: Chen-houei du Ho-tso, (668-760),
moine et philosophe chinois, Bouddhisme, Mahayana, Zen ou
Chan , Entretiens du Maître de dhyâna Chen-houei du Ho-tsô,
Traduction annotée par Jacques Gernet, Publication de
l'École française d'Extrême-Orient, Hanoi, 1949, p. 106-109,
cité dans Aux sources du Bouddhisme, Fayard, note p.
462-463.
C'est la tradition bouddhiste du Mahayana qui se répandit en Chine
et dans d'autres parties de l'Asie septentrionale et
orientale .
Le "Grand véhicule" se caractérise par une interprétation plus
large de la doctrine destinée à parachever , en
l'élargissant , l'enseignement du " Petit véhicule ". Il se
caractérise par une éthique nouvelle: le but ultime du
pratiquant n'est plus d'échapper au cycle éternel des
réincarnations (idéal de l' "arhat" (" saint ")),
mais d'aider tous les hommes à parvenir à cet état, c'est
l'idéal du boddhisattva qui, parvenu au seuil du Nirvâna,
refuse d'y entrer, par compassion, avant que l'ensemble de
l'Humanité n'y ait accès. Le personnage du boddhisattva
prend une importance considérable dans le "Grand véhicule ".
Par ailleurs en développant une religion populaire , le " Grand
véhicule " (" Mahâyânâ " ) abandonna sa dimension
athée en prônant la déification du bouddha par la doctrine
des " trois corps du Bouddha " : le Bouddha posséderait un
" corps de création" (" Nirmana Kaya " ) tant qu'il
séjourne sur la Terre , un " corps de jouissance " ("Samboghâ
Kaya " ) dans les régions " supra-terrestres " et un "corps de la Loi " (" Dharma Kaya " ) quand ,
dépouillé de toute personnification , il se confond avec
l'Absolu. Dans le " Grand véhicule " le bouddha historique
devient un personnage parmi une multitude de bouddhas et de
boddhisattvas apparus au cours de toutes les ères de
l'histoire cosmique. Dans le " udharma Pundârikâ "
(" Lotus de la bonne Loi ") , Cakya Mouni prêche d'un haut
d'une montagne, entouré de centaines de milliers de
bouddhas et de 80000 boddhisattvas .
De fait le "Grand véhicule" se distingue par son culte de
bouddhas quasi-divins ("fo") et de bodhisattvas ("pusa"). Parmi les différents bouddhas du panthéon mahayaniste,
on peut citer: Adibouddha dont la méditation à l'origine
du Monde fit naître les cinq bouddhas de la méditation ("Dhyanibuddhas") qui eux-mêmes engendrèrent les cinq
boddhisattvas de la méditation ("Dhyanibodhisattvas
"), eux-mêmes à l'origine des cinq bouddhas humains ("
Manushi-bouddhas "), Cakya Mouni étant le quatrième de
ces personnages et devant être suivi de Maitreya ( " Mile
" en chinois ), le cinquième et dernier bouddha des temps
futurs .
C'est par les routes commerciales venant du nord-ouest de l'Inde et
traversant l'Asie centrale que le bouddhisme entra en Chine
probablement sous le règne de Mingdi (57-75 après J.C ) ,
sous la dynastie des Han. Il s'imposa comme une religion du
salut en développant des théories particulières dans la
lignée des conceptions culturelles propres à la Chine. On
peut, de ce fait, parler d'une sinisation du Bouddhisme.
C'est sous la dynastie des Sui (501-618 ) et des Tang (618-907)
que le Bouddhisme chinois connût son âge d'or. Les Sui en
firent une religion d'état.
Les écoles bouddhistes furent très nombreuses en Chine. Parmi les
plus durable l'école Chan et celle de la " Terre pure " ( "Qingtu
" ou " Jingtu " ) .
La tradition affirme que l'école Chan aurait été fondée au VIe
siècle par le patriarche indien Bodhidharma. Le Chan est le
résultat d'une combinaison entre la pratique de la
méditation (" dhyana " en sanskrit, "zen" en
japonais) et l'héritage taoïste insistant sur l'importance
de l'intuition, de l'impuissance des mots à rendre compte
des vérités profondes. Le Chan proclamait que l'enseignement
devait se transmettre sans discours ni écrit ("Transmission spéciale hors des
Écritures. Indépendant des
mots et des lettres. Indiquant directement l'esprit humain
en voyant la Nature innée, on devient un Bouddha" aurait
déclaré Bodhidharma. Il préférait l'intuition à la
déduction rationnelle."
(...) Le Dharma est absence de pensée, et toute réponse
implique une pensée; il est exempt de mot, et toute
réponse implique une parole; il est exempt d'interprétation, et toute réponse implique une interprétation; il est
exempt de vision cognitive, et toute réponse implique une
vision cognitive ; il est exempt de dualité , et toute
réponse implique une dualité ; (...) Comme l'esprit n'est
pas la forme, il ne dépend pas de la forme; comme il n'est
pas l'informe, il ne dépend pas de l'informe; (... )
Bien que l'on connaisse la vacuité , la vacuité elle-même
reste inconnaissable. Bien que l'on connaisse
l'insaisissable, l'insaisissable lui-même reste
insaisissable "(Traité de Bodhidharma, Mélanges I, 17 ).
Le maître entraînait parfois son disciple dans un dialogue rapide
condensant différents niveaux de compréhension destiné à lui
faire découvrir en lui-même le niveau ultime de la réalité
et l'exprimer. Cette méthode s'exprime dans le dialogue
paradoxal typique de la dialectique du "Madhyamaka
" .
En voici un exemple :
"Moine: " Comment le silence peut-il être exprimé ?
Maître: " Je ne l'exprimerai pas ici "
Moine: " Où l'exprimerez-vous? "
Maître : " Hier soir, à minuit, j'ai perdu trois sous près
de mon lit "
(Cité par W. T De Bary, Sources of chinese tradition
, vol.1 , p. 366),
ou : " Quel était mon visage originel avant la naissance de
mon père et de ma mère?", c'est-à-dire: "Quelle est ma
véritable nature au-delà de l'existence dans le Temps et
dans l'Espace? ".
Quant à l'école de la " Terre pure " elle se fondait sur le voeu du
bouddha Amithaba ("Amito Fuo ") d'user du mérite
acquis par ses perfections pour faire renaître ceux qui
l'invoqueraient dans son royaume de la " Terre pure " ("
Sukhavata " ). La récitation psalmodiée de la phrase:
" Namo amito fuo " (" Honneur au bouddha Amithaba " )
et la repentance des fautes commises suffisait au pratiquant
pour atteindre le salut.

Le bouddhisme chinois sur le Net
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Chinese Buddhism
http://en.wikipedia.org/wiki/Chinese_Buddhism
Timeline of Chinese Buddhism ( Buddhist Studies )
http://www.buddhanet.net/e-learning/history/chin_timeline.htm
Les grandes écoles du bouddhisme chinois de Françoise Wang , Chercheur au CNRS (Clio, bibliothèque en ligne )
http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/les_grandes_ecoles_du_bouddhisme_chinois.asp
Le bouddhisme en Chine de Vincent Goossaert ,
Chargé de recherche au CNRS, équipe « Groupe de
sociologie des religions et de la laïcité » (Clio,
bibliothèque en ligne )
http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/le_bouddhisme_en_chine.asp
Les
grandes écoles du bouddhisme chinois (Chine-Informations.com
)
http://www.chine-informations.com/mods/dossiers/?action=fiche&id=1399
Dunhuang Art through the eyes of Duan Wenjie (1994 Indira
Gandhi National Centre for the Arts, New Delhi )
http://ignca.nic.in/ks_19.htm
The history of Chinese bookbinding
http://idp.bl.uk/education/bookbinding/bookbinding.a4d
The International Dunhuang Project
http://idp.bl.uk/idp.a4d
Longmen Grottoes
http://www.longmen.com/Fran/index.html
Le bouddhisme tantrique au
Tibet de L. Deshayes ( Clio.fr, Bibliothèque en ligne)
http://www.clio.fr/BIBLIOTHEQUE/le_bouddhisme_tantrique_au_tibet.asp
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