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  Le Tourisme en Grèce


Généralités


Des faits ...
 

 

 

Le Tourisme grec contemporain s’est développé en plusieurs étapes :
 

De 1950 à 1965 se situe une phase de croissance caractérisé par un tourisme nomade et un touriste résidant généralement à Athènes. Les possibilités d’accès au pays sont alors relativement difficiles et constituent des contre - incitations au développement touristique .Le but des touristes est la visite des sites archéologiques (Péloponnèse, Delphes, Attique), de courts séjours dans les îles (Hydra, Poros), la visite de Thessalonique .De fait les principaux pôles touristiques sont Rhodes et Corfou ainsi que Mykonos , à partir du milieu des années 50. Globalement la dimension touristique du pays est relativement limitée .

 

La deuxième étape de l’évolution touristique grecque concerne la période 1965–1980. Elle est caractérisée par le développement du tourisme de vacances organisées. Le Tourisme devient alors un secteur majeur de l’économie nationale. C’est essentiellement un tourisme de vacances estivales (les ««S ») et la dimension culturelle du voyage tend à devenir un argument de vente secondaire. Cette période se caractérise par un accroissement du nombre des clients, un allongement de la durée des séjours et la mise en place d’infrastructures modernes dans trois domaines essentiellement ( l’hébergement, la circulation des touristes et les agences de voyages). Une politique volontariste de l’État renforce le développement du Tourisme dans le pays. Mais le tourisme est un levier de l’expansion économique et une source appréciable de devises. Cependant l’activité touristique reste insuffisante en raison d’une absence de planification et de toute étude d’impact concernant les incidences sociales, les études coût, de faisabilité, l’emploi, etc...Les touristes de cette époque optent généralement pour les itinéraires classiques du Tourisme organisé, une partie seulement recherche les régions les moins peuplées. Le Tourisme organisé de masse intéresse prioritairement les îles de Rhodes, Corfou ainsi que les Cyclades ( Kos, Samos), ainsi que d’autres régions comme les îles ioniennes, les Sporades du Nord. Les touristes itinérants autonomes et les touristes en quête de culture évitent généralement la saison estivale et recherchent de nouvelles destinations ( les départements de l’intérieur et les petites îles). 
 

La troisième et dernière étape (1995- 2002 ) est celle du tourisme industrialisé de masse. Les forfaits complets de tourisme organisé l’emportent. Le nombre de touristes croît et tend à égaler celui de la population nationale. Durant les mois de juillet et août le nombre de touristes est 20 fois supérieur à celui des autochtones. Beaucoup de touristes arrivent en vols charters . Ils ne cherchent à connaître le pays que superficiellement. Les grands centres urbains sont délaissés par la demande touristique (Athènes, Thessalonique et Patras ), ils deviennent de simples portes d’entrée .

Aujourd’hui la Grèce peut être définie comme une destination classique dans le Monde méditerranéen. Le tourisme hellénique présente quelques points faibles :- la dispersion des entreprises touristiques, - leur caractère familial, -le grand nombre d’ entreprises touristiques fonctionnant en toute illégalité . Ces problèmes sont souvent à l’origine d’une dévalorisation des services et ils ont contraint le gouvernement grec à rechercher des solutions pour y mettre un terme. La période contemporaine se caractérise aussi par une segmentation de la demande touristique marquée par le développement de catégories spécialisées d’offres dans l’espace hellénique. Enfin la crise économique européenne a incité la Grèce a opté pour les hébergements de catégorie moyenne et le pays est devenu une destination pour les touristes de revenus moyens .

 

En 2002 Grèce occupait le 15e rang dans la classification des grandes destinations touristiques mondiales. En 2007 le pays se place au 19ème rang mondial des destinations touristiques (soit 0,65% du marché mondial) et parmi les 15 premiers dans le bassin méditerranéen avec environ 5% des arrivées totales de touristes. Elle a reçu en 2002 14,179 millions de touristes. 94,3% étaient originaires d'Europe dont 68,9% de la Communauté européenne. 73,6% des touristes étrangers sont arrivés en avion, 5,6% par mer, 20,1% par route et 0,6% par train. En 2001 le nombre de nuitées (touristes étrangers et touristes nationaux) s'élevaient à 61567209, soit une augmentation de 0,43% par rapport à 2000.

 

Le nombre des touristes étrangers en Grèce s'est élevé à 15.449.133 personnes en 2005, en hausse de 8,28% par rapport à 2004, a indiqué mercredi le service national de la statistique (Esyee). En 2007 le pays a accueilli 13 millions de touristes ( soit une augmentation de 10% par rapport à 2006) pour un pays de 11 millions d'habitants. Le pays se place au 19e rang mondial des destinations touristiques (0,65% du marché mondial) et parmi les 15 premiers dans le bassin méditerranéen avec environ 5% des arrivées totales de touristes dans la zone. En 2007 le tourisme employait 16% de la population active du pays.

La crise grecque qui éclate en 2008 marque le début de la crise de la dette souveraine dans la zone Euro. Elle a obligé les autres membres de la zone euro et le FMI à intervenir afin qu'elle ne conduise pas à une explosion de la zone euro. Cette crise se résume à une incapacité de la Grèce à payer ses dettes et à une forte augmentation de ses déficits publics, ce qui a entraîné une panique générale dans la zone euro. Les marchés se sont aperçus de la mauvaise gestion de l'Etat grec et ont obligé la Grèce à emprunter à des taux extrêmement élevés ce qui a augmenté les déficits et conduit à une réduction des dépenses. Le signal d'alarme avait été donné dès 2004 par des analystes qui s'alarmaient que les dépenses des JO, financées par emprunts causerait une instabilité dans la gestion de la Grèce. En effet, plus de 11 milliards ont été dépensés pour développer les infrastructures nécessaires. Ces dépenses excessives se mesurent par l'explosion des déficits, puisqu'ils passent de 3,7% du PIB à 7,5% à la fin de l'année des JO. Mais c’est la crise des surprimes de 2008 qui a entraîné une baisse fatale de l'activité économique dans le pays et qui a aggravé la situation du pays. En effet, des secteurs clés comme le tourisme et les transports maritimes ont vu leur activité baisser de 15%. Le chômage est passé de 8% à 10,3% entre 2008 et 2009. Ces dépenses prises en charge par l'Etat ont donc entraîné une augmentation de leurs déficits budgétaires. Entre 1995 et 2007, la dette grecque représentait environ 100% du PIB. La crise de 2008 a vu s'envoler la dette publique de ce pays. En effet, elle est passée à 142,5% du PIB au début de l'année 2011, pour ensuite atteindre 158% à la fin de cette même année.

En 2008 le tourisme constituait la deuxième source de revenus du pays, après le transport maritime. Il comptait pour 18% des revenus et employait directement ou indirectement 850 000 personnes.

 

La Grèce a enregistré en 2009 une baisse de 6,4% de l'arrivée de touristes étrangers, avec un recul de 7,9% de la clientèle de l'Union européenne, qui représente 90% du total selon l'Autorité statistique grecque (Esa). Au total, 14,914 millions d'arrivées de "non-résidents" ont été enregistrées en 2009, selon l'Esa, dont 13,601 millions en provenance des pays européens, parmi lesquels 10,887 millions venant de l'Union Européenne. En 2008, la Grèce avait déjà perdu 1,4% de sa clientèle par rapport à l'année précédente. Les clientèles allemandes et britanniques sont restées en tête en 2009, représentant respectivement 15,9% et 14,2% du total des arrivées. Par rapport à 2008, 4,2% d'Allemands et 7,3% de Britanniques manquent toutefois à l'appel. Les Français, dont le nombre est en hausse de 5,8% ravissent la troisième position aux Italiens, qui reculent de 15%. La clientèle des Etats-Unis, marginale mais aisée, est aussi en recul de 14%, avec quelque 729.446 visiteurs. Les revenus du tourisme tels qu'enregistrés dans la balance des comptes courants ont aussi baissé en 2009, à 10,369 milliards d'euros contre 11,636 milliards pour 2008.


Le ministère du Tourisme avait tablé pour l'année 2009 sur une chute d'environ 10% des arrivées, essentiellement en contrecoup de la crise financière internationale. Une étude de la banque grecque EFG Eurobank, publiée en février 2009, avait estimé que la chute des arrivées de touristes pourrait être la plus importante depuis 20 ans du fait de la baisse des revenus consécutive à la crise financière mondiale. L'Institut de recherches et prévisions touristiques grec (ITEP), très pessimiste, prévoyait des pertes de 5% à 15% en termes de clientèle et des destructions d'emplois corollaires de 50 000 à 144 000.

La Grèce avait annoncé au début du mois d'avril 2009 la suppression pour six mois des taxes d'atterrissage et de stationnement des avions dans des aéroports en province et sur ses îles pour faire face aux répercussions négatives de la crise et stimuler son tourisme. Cette mesure a coûté 8 millions d'euros à l'état grec et a été appliquée d'avril à septembre 2009. Elle a concerné les vols internationaux et intérieurs à destination de plus d'une trentaine d'aéroports en province et sur les îles, destinations de nombreux plusieurs vols charters pendant l'été. La mesure ne concernait pas l'aéroport international d'Athènes, Elfthérios Vénizelos, gérée par société allemande Hochtief.

La crise financière et économique a eu un effet d'image désastreux et durable sur la destination. L’image de la Grèce avait déjà été écornée par les émeutes ayant éclaté dans les grandes villes du pays après la mort en décembre 2008 d’un adolescent tué par la police à Athènes. L’impact de ces violences urbaines est resté difficile à évaluer mais il a été indéniable sur l’image de la destination.

En 2010 la Grèce a reçu 14,5 millions de touristes dont 820000 français, soit environ 6% de l'effectif total. Parmi les mesures incitatives destinées à encourager le développement touristique, le gouvernement grec a reconduit la suppression des taxes prélevées dans les aéroports d'état dès le 1er avril 2011 et jusqu'en 2012. Cette mesure ne concernait pas la plate-forme d'Athènes gérée par un groupe allemand. Elle concernait le décollage, l'atterrissage et le stationnement dans la trentaine d'aéroports du pays. Malgré les difficultés économiques et selon le Rapport sur la compétitivité dans le secteur des voyages et du tourisme 2009 publié par le Forum Economique Mondial, la Grèce occupait la 24ème place sur les 133 pays, la 3ème place pour avoir fait du Travel & Tourism Index une priorité, la 9ème place du World Heritage en raison de leur grand nombre de sites culturels,  la 5ème place pour les infrastructures touristiques.

En dépit de la crise économique mondiale, la saison 2011 fut une année record pour la Grèce: 16,5 millions de visiteurs, et un chiffre d'affaires total en hausse de 10% par rapport à l'année précédente, atteignant les 10,5 milliards d'euros. Au printemps 2011, la Grèce a bénéficié d'un report de clientèle de la Tunisie ou d'Egypte  après les soulèvements du «Printemps arabe» qui avaient vidé les hôtels sur la rive sud de la Méditerranée. L’embellie de 2011 s’est traduite par une augmentation de 9,46% de la fréquentation touristique (16,4 millions de visiteurs) et une hausse de 9,5% du chiffre d'affaires à 10,5 milliards d'euros.

Mais en 2012 l’instabilité politique (d'avril- juin 2012), le traitement médiatique des manifestations populaires à Athènes, la peur de grèves sauvages dans les transports maritimes avaient dissuadé nombre de tour-opérateurs. Au début du printemps 2012, les réservations avaient chuté de 30% par rapport au niveau de 2011. Le recul était dû principalement aux résultats des élections législatives du 6 mai. L’instabilité politique qui en a résulté, avec l’impossibilité de constituer un gouvernement de coalition, a été perçue comme une menace par les professionnels du tourisme. Face au marasme qui s'annonçait, les hôteliers du secteur privé avaient cependant rapidement réagi, en baissant significativement leurs prix. La nuitée moyenne pour une chambre double s'établissait en 2012 à 100 euros, prix bien inférieur à celui des Rivieras italienne ou française. Cette mesure à séduit le public anglais: le site britannique de réservation online dealchecker a vu ses réservations pour la Grèce augmenter de 200% en mai-juin 2012. Mais pour les Allemands, la perception - très exagérée - d'une germanophobie aiguë au sein de la population grecque, a orienté en 2012 de nombreux touristes d'outre-Rhin vers l'Espagne ou la Turquie.

En 2013, les Grecs ont misé de plus en plus sur les revenus du tourisme, un des principaux moteurs de l'économie avec la marine marchande, pour compenser la baisse drastique de leurs salaires et retraites, et la hausse incessante des impôts depuis l'éclosion de la crise. L'austérité a entraîné la Grèce dans une récession profonde (le PIB a perdu un quart de sa valeur depuis 2008) et à une explosion du chômage, à 26% actuellement, le plus élevé de la zone euro. Mais en 2013 le pays a enregistré un record avec environ 20 millions de visiteurs, soit le double de la population du pays après une saison 2012 très mitigée durant laquelle les grèves et les manifestations, dont les images avaient fait le tour de monde, avaient dissuadé les touristes. Un climat social politique plus stable, des prix en baisse du fait de la crise et un report vers la Grèce des voyages annulés en Egypte ou en Turquie sont les clefs du succès grec de 2013.  Toutefois, le pays arrivait toujours derrière ses voisins en termes de dépenses des touristes, qui s'élèvent à 146 euros par jour contre 162 euros en Turquie et 200 en Italie, selon des données publiées par le gouvernement. Le tourisme pesait pour 17% du PIB grec et employait un salarié sur cinq . Allemands, Anglais, Russes et Français formaient les plus gros contingents de visiteurs étrangers. Les destinations qui ont profité le plus de la hausse sont les plus connues, comme Mykonos, Rhodes, les Cyclades. Ce ne sont pas forcément celles où les prix ont baissé, malgré un salaire minimum grec tombé à 580 euros contre environ 700 entre 2010 et 2012. Selon l’autorité grecque des statistiques (Elstat) 88,1% des visiteurs venaient d'Europe, Russie incluse (7,5% des arrivées) tandis que les Allemands occupaient la première place (12,7%), suivis des Britanniques (10,3%). Français et Italiens comptaient respectivement pour 6,4% et 5,4% du total. Les résultats d'Elstat soulignaient aussi la progression du nombre de touristes turcs.

En 2014 la Grèce a  affiché un nombre record de 21,5 millions de touristes, soit 20 % de plus qu'en 2013, auxquels s'ajoutent 2,5 millions de croisiéristes. Parmi les nationalités venues les plus nombreuses, figurent, en tête, les Allemands (2,4 millions), les Britanniques (environ 2 millions), les Français (1,3 million) et les Russes (1,2 million). Si la fréquentation des Russes accuse une baisse de 10 %, celle des Français a bondi de 26 %. Les Turcs ont été près d'un million à venir en Grèce en vacances l'an dernier (+50 %). Quant aux Polonais et aux Roumains, ils ont été 40 % de plus qu'en 2014 (représentant respectivement 600.000 et 500.000 visiteurs). «Les résultats de 2014 sont impressionnants et les perspectives pour 2015 restent positives», s’est félicité Andreas Andreadis, président de la Confédération du tourisme grec, soulignant le «très bon rapport qualité prix» de la destination. Les touristes restent huit jours en Grèce, et dépensent 640 euros par visiteur (hors transport), dans le pays.

En 2014 les privatisations en Grèce ont continué. Cent-dix plages ont été mises en vente par la société chargée des privatisations dans le pays, le TAIPED. Le pays espère, par cette nouvelle opération, attirer les investisseurs étrangers, sur les plages de Myrto à Kato Achaia ou encore celle de Vasiliki à Lefkada, grâce à des baux de cinquante ans. La Grèce s'est engagée auprès de ses bailleurs de fonds, l'Union européenne et le Fonds monétaire international, à procéder à un vaste programme de privatisations de 9,5 mrds€ d'ici à 2016.

«Nous envisageons que le pays figurera de nouveau confortablement parmi les 15 premières destinations touristiques au monde, telle que l'a annoncé l'Organisation mondiale du tourisme des Nations Unies, ajoute Andreas Andreadis. Avec l'augmentation de la qualité de nos produits et services, et des prix compétitifs qui ont été encore améliorés par la récente dévaluation de l'euro et la baisse des prix du pétrole, nous sommes confiants que nous serons en mesure d'atteindre, et même de dépasser, nos objectifs en 2015».

 En Grèce, 2015 sera la huitième année de «Grande Dépression». Dans le secteur privé, les salaires ont diminué de plus de 30% depuis 2010 –c’est 22% pour le salaire minimum mensuel et 32% pour les salaires des moins de 25 ans. Pourtant, les prix ont été maintenus à des niveaux élevés par le manque de concurrence, les comportements oligarchiques et la hausse des taxes. Le taux de chômage a dépassé les 26% en 2014. Plus de 60% des chômeurs grecs sont sans travail depuis plus d’un an, une tendance préoccupante vu la difficulté à résorber le chômage de longue durée. Le chômage des jeunes, qui pointe à 55%, est déjà supérieur à celui de la plupart des pays ayant des taux similaires de participation au marché du travail. Selon l’agence nationale de la statistique, Elstat, plus de la moitié des Grecs avaient des difficultés à payer leurs factures en 2011 et 63% disaient avoir «des difficultés» ou «de grandes difficultés» à joindre les deux bouts. Créer de l’emploi est une tâche redoutable et c’est sur la réussite ou l’échec de cette politique que seront jugés les politiciens grecs dans les années à venir. De 1970 à 2009, 800.000 nouveaux emplois sont venus s’ajouter aux 3 millions déjà existants dans le secteur privé. La majorité de ces créations d’emplois ont eu lieu dans le bâtiment, le commerce (gros et détail) et surtout dans le tourisme.

Avant sa victoire du 25 janvier 2015, le Premier ministre de la Grèce avait évoqué les réformes que son parti, Syriza, entendait mener pour le tourisme grec. "Un des piliers de la reconstruction économique" du pays selon Alexis Tsipras. Ce dernier a décidé d'intégrer le Tourisme au ministère de l'Economie, des Infrastructures et de la Marine. Cet «hyper ministère» confié à Georges Stathakis, souligne l'enjeu économique considérable que constitue le tourisme pour le nouveau gouvernement.  C’est un des principaux points du programme de Syriza consiste à répartir le tourisme grec sur les petites et moyennes entreprises du secteur. «Nous ne sommes pas d’accord le modèle tout-inclus qui nuit largement au tourisme de l’économie locale … Pour nous, le tourisme est avant tout une question de communautés locales qui vivent et respirent avec lui »(A.Tsipras). Cela signifie réduire le poids des grands complexes hôteliers en "all inclusive". Ces resorts, très présents en Attique et dans le Péloponnèse, qui se vendent en packages tout compris détournent selon le parti radical de gauche la manne touristique des petits hôtels et petits restaurants. "Nous ne sommes pas d’accord avec le modèle all inclusive qui aliène le tourisme de l’économie locale (…) Pour nous le tourisme est avant tout l’affaire des communautés locales qui vivent et respirent grâce à lui" (Alexis Tsipras, 9 décembre 2014, Athènes ). Selon les estimations de SETE, la Confédération du tourisme hellénique, la consommation de boisson et de nourriture au sein des resorts représente un manque à gagner de 250 millions d’euros annuels pour les petits restaurants bars et cafés. Privilégier la petite entreprise et le tourisme local pourrait passer selon Syriza par une réduction de la TVA voire un aménagement des dettes de ces petites entreprises de tourisme. Toujours d’après SETE cité par le journal crétois Chaniapost, 210 hôtels 4 étoiles et 5 étoiles (représentant 2,2% du nombre d’hôtels en Grèce) soit 54705 chambres, se sont vendus en packages tout compris durant l’été 2014. Une autre mesure a été annoncée pendant la campagne électorale : réviser les contrats de cession des terres publiques à des investisseurs pour des projets de resort touristique. Au plus fort de la crise le pays avait mis en vente en novembre 2013 des îles, plages, ports, marinas, etc. via le fonds Taiped. Le parti veut revenir sur cette concession. «En nous appuyant sur l’intérêt public et social, nous allons reprendre tous les contrats d’utilisation des terres finalisés durant la période du mémorandum » ( Alexis Tsipras, op.cit.)

Pour 2015, les professionnels grecs du tourisme tablent sur un nouveau record de 22,5 millions de visiteurs sur l'année, auxquels s'ajouteraient 2,5 millions de croisiéristes.

Le tourisme représente la deuxième ressource économique du pays derrière la marine marchande. Mais, lourdement pénalisé par une conjoncture économique très défavorable, le tourisme grec présente, en outre et depuis longtemps, des faiblesses non négligeables : -la dépendance par rapport aux tours opérateurs : les touristes étrangers (75% de la clientèle des hôtels) ont majoritairement recours aux grands voyagistes du nord de l’Europe , -Le haut degré de saisonnalité: 75% des séjours sont effectués entre mai et septembre, la dépendance par rapport à un nombre restreint de pays: les touristes européens représentent plus de 90% des arrivées dont 60 à 70% viennent de l’Union européenne, notamment de Grande-Bretagne et d’Allemagne, -l’inadéquation des infrastructures,–nombre insuffisants de golfs, de centres de congrès, etc…).Face à ces faiblesses structurelles les pouvoirs publics ont tenté de mettre en place une stratégie à multiples volets: - soutien financier massif du secteur touristique (Des subventions publiques et communautaires ont été attribuées à la modernisation de l'hôtellerie, à la diversification des activités touristiques et à la promotion touristique de la destination hellénique ) ; -"ciblage" de clientèles aux aspirations différentes, outre les touristes traditionnels pour lesquels on met en avant le soleil, la mer et le patrimoine culturel, les nouvelles clientèles en provenance d'Europe centrale et orientale, les touristes chinois sans cesse plus nombreux et les touristes nationaux incités à prendre des vacances dans leur propre pays.


 


Documents annexes :
des chiffres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Office national hellénique du Tourisme
http://www.grece.infotourisme.com/index.htm 

Grèce: la fréquentation des sites archéologiques et musées a grimpé en 2006
http://www.amb-grece.fr/actualites/statistiques_musees.htm 

Office National Hellénique du Tourisme
http://www.gnto.gr/?langID=4 

La société Marmara ( Encyclopédie libre Wikipédia)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Marmara_Voyages

National statistical services in Greece
http://www.statistics.gr/new_site/English/MainPage/index_eng.htm

Les chiffres du tourisme en Grèce
http://www.amb-grece.fr/presse/grece/tourisme.htm
 

Carte politique de la Grèce
http://www.lib.utexas.edu/maps/europe/greece_pol96.jpg 

Carte de la Grèce ( géographie physique )
http://www.lib.utexas.edu/maps/europe/greece_rel96.jpg 

Carte des divisions administratives de la Grèce
http://www.lib.utexas.edu/maps/europe/greece_div96.jpg 

Carte historique de l’Attique
http://www.lib.utexas.edu/maps/historical/shepherd/attica_shepherd_p16.jpg 

Carte historique de la Grèce ( - 700 / - 600 )
http://www.lib.utexas.edu/maps/historical/shepherd/beginnings_hist_greece.jpg

Carte de la Grèce antique
http://barbara.chez.tiscali.fr/civili/cartgr.htm

L’Acropole d’Athènes
http://hellada.free.fr/acropole.html 

Athènes dans l’Antiquité ( Académie Orléans-Tours )
http://www.ac-orleans-tours.fr/hist-geo-grece/athenes/ath0.htm 

Carte de la Grèce
http://www.alpha-omegaonline.com/Grece-Carte.gif

Tourisme, patrimoines culturel et naturel en Grèce
http://culture.coe.fr/Infocentre/pub/fr/frout3.12.html

Les Météores ( Grèce ) ( photographies )
http://membres.lycos.fr/jgallay/meteores/
http://www.ifrance.com/travelpics/Grece/LesMeteores/Meteores.htm
http://www.ifrance.com/travelpics/Grece/lesMeteores1/lesmeteores10.htm 

Introduction au Mont-Athos
http://poseidon.csd.auth.gr/athos/f_index.html 

Welcome to Mount Athos
http://www.medialab.ntua.gr/athos/uk/general/top.htm 

Le Mont-Athos
http://whc.unesco.org/sites/fr/454.htm

Fond de carte muet de la Grèce ( Intercarto )
http://www.intercarto.com/html/cartotheque/grc_01.htm 

Fond de carte muet de la Grèce
http://www.sciences-po.fr/cartographie/cartotheque/cartotheques/fonds_cartes/fonds_etats/europe_etats/grece.gif

Fond de carte muet de la Grèce
http://www.ac-orleans-tours.fr/hist-geo-carto/7cvect/grece.gif

Le tourisme de masse menace la Méditerranée de L .Fanjeaux
http://www.seamply.fr/contenu_article.asp?article=1728 

New trends in the Greek tourism market
http://www.acci.gr/trade/No16/88-91.pdf 

Positive perspectives for the Greek tourism
http://www.acci.gr/trade/No18/50.pdf 

2004 dangers and opportunites for the Greek tourism (Business 2005.gr )
http://www.business2005.gr/eC_ENNewsItem.asp?id=1755&lg=en 

Sustainable tourism in the Greek islands …de G. Zaharatos et P. Tstartas
http://www.fundp.ac.be/prelude/manifestations/rhodes/actes/zaharatos.pdf 

The tourism in the Greek islands
http://www.eurisles.org/Textes/Strategy/Notes/the_tourism_greek_islands.htm 

Policies for the development of the Greek mountains de D. Katsaros
http://www.mtnforum.org/resources/library/katsd02a.htm 

Tourist development impacts on the spatial transformation of the Greek islands. The case study of Kos insular area de I. Byron ( abstract )
http://ideas.repec.org/p/wiw/wiwrsa/ersa02p130.html
Article en version complete :
http://www.ersa.org/ersaconfs/ersa02/cd-rom/papers/130.pdf 

Greek employers' proposals cause tension in tourism sector
(european industrial relations observatory on-line )
http://www.eiro.eurofound.eu.int/1997/12/feature/gr9712144f.html


 

 

 

 

 

 
 

 

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                  Cette page a été mise à jour le 29/06/15

 

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