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  Le Terrorisme et le Tourisme

         

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«(…) Le Terrorisme n’est pas une révolution, mais la révolution est incomplète sans le terrorisme (…).Le terrorisme instille la peur dans la cœur des oppresseurs, apporte un espoir de revanche aux masses opprimées  (…) ». ( Bhagwat CHARAN, La philosophie de la bombe, janvier 1930).

"Une action est dénommée terroriste lorsque ses effets psychologiques sont hors de proportion avec ses résultats purement physiques "

"La mort d'Aldo Moro éclipse le reste de l'actualité. Je vais quand même vous donner le résultat des courses " ( France - Inter , 10 mai 1978 , 16 heures )

"(...) Tourism may decline precipitously when political conditions appear unsettled tourists simply choose alternative destination. Unfortunately many national leaders and planners either do not  understand or will not  accept the fact that political serenity, not scenic or cultural attractions, constitute the first and central requirement of Tourism" ( Richter L. K & Waugh W. L.  jr., 1986. - Terrorism and tourism as logical companions , Tourism management, December 1986, p. 230-238, p. 231)

«Le Terrorisme constitue une méthode de lutte non conventionnelle s’inscrivant dans un rapport de force asymétrique Schématiquement on pourrait résumer le fondement de l’action terroriste comme suit : un nombre le plus réduit possible d’individus cherche à provoquer un maximum de victimes, de manière la plus médiatisée possible afin de générer le maximum de terreur/émotion parmi les survivants/spectateurs ( … ). Il vise prioritairement des cibles de nature civile : lieux publics, commerciaux, religieux, sportifs, symboliques ( … )ou points nodaux de gestion des flux de toutes sortes qui innervent les sociétés contemporaines  (… ) »( BALENCIE J. M, 2004.- Les mille et un visages du terrorisme contemporain, Questions Internationales n°8, juillet Août 2004, p.6-21, p. 7 ).

Il n’existe pas de définition du terrorisme universellement reconnue. La définition rassemblant le consensus le plus large est celle des Nations Unies, qui considère comme terrorisme « tout acte qui vise à tuer ou à blesser grièvement des civils ou des non-combattants, et qui, du fait de sa nature ou du contexte dans lequel il est commis, doit avoir pour effet d’intimider une population ou de contraindre un gouvernement ou une organisation internationale à agir ou à renoncer à agir d’une façon quelconque.» («Dans une liberté plus grande », rapport du secrétaire général des Nations Unies, mars 2005.)

" Est dite terroriste une action de violence dont les effets psychologiques sont hors de proportion avec ses résultats purement physiques " (Raymond Aron, 1962, «Paix et guerre entre les nations»)       

    

Dans un message publié le 22 septembre 2014, Abou Mohammed al-Adnani, porte-parole de l'État islamique appelait au meurtre des citoyens des pays de la Coalition : « Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen — en particulier les méchants et sales Français — ou un Australien ou un Canadien, ou tout [...] citoyen des pays qui sont entrés dans une coalition contre l'État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n'importe quelle manière. Si vous ne pouvez pas trouver d'engin explosif ou de munitions, alors isolez l'Américain infidèle, le Français infidèle, ou n'importe lequel de ses alliés. Écrasez-lui la tête à coups de pierres, tuez-le avec un couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le dans le vide, étouffez-le ou empoisonnez-le. »

 

Passée la sidération des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et du 14 juillet 2016 à Nice, est venu le temps des inquiétudes pour les professionnels du tourisme. Car le secteur a subi une forte baisse d’activité. Les professionnels français du tourisme semblent « redécouvrir » une menace dont la nature, les stratégies et les capacités de nuisance n’ont cessé de gagner en force sur la dernière décennie. Ce n'est plus seulement Paris, mais la France entière, voire l’Europe, qui risque de subir une période semée de doutes et d'incertitudes et donc de concurrences avec d'autres destinations épargnées. Le terrorisme, «nouvelle» forme de conflit en ce début de siècle, est appelé à devenir un facteur incontournable et majeur du tourisme mondial pour les décennies à venir…

 

Il n’existe pas de définition du terrorisme universellement reconnue. La définition rassemblant le consensus le plus large est celle des Nations Unies, qui considère comme terrorisme « tout acte qui vise à tuer ou à blesser grièvement des civils ou des non-combattants, et qui, du fait de sa nature ou du contexte dans lequel il est commis, doit avoir pour effet d’intimider une population ou de contraindre un gouvernement ou une organisation internationale à agir ou à renoncer à agir d’une façon quelconque.» («Dans une liberté plus grande », rapport du secrétaire général des Nations Unies, mars 2005.) A la lumière des évènements récents cette définition peut être utilement complétée par celle de B. Huyghe qui définit très justement : « le terrorisme comme une «méthode de lutte d’acteurs non étatiques et clandestins commettant des attentats à buts politiques sur des cibles symboliques. »

Le terrorisme est un phénomène complexe et multiforme, parce qu’il évolue en permanence dans ses organisations, ses motivations et ses objectifs, ses méthodes et ses moyens. Ne connaissant pas de frontière, il s’est répandu de manière diffuse à travers le monde sous des formes variées.  La France n’échappe pas à cette menace qui peut frapper aussi bien sur son territoire que ses ressortissants et ses intérêts à l’étranger, ou encore le cyberespace.

On imagine communément que les attentats de New-York et Washington en septembre 2011 ont marqué un tournant : même si ceux-ci ne visaient pas spécifiquement des cibles touristiques, l’utilisation d’avions de lignes régulières comme armes contre New-York, ville émettrice et réceptrice de touristes, a plongé le monde des voyages dans la crise. Depuis, le tourisme serait devenu une cible privilégiée des terrorismes, notamment du terrorisme sunnite radical. Cette affirmation est vraie, mais éminemment réductrice, car si le touriste est effectivement devenu une cible privilégiée, il le doit avant tout à la volonté des terroristes d’acquérir, via une activité économique largement mondialisée, une visibilité médiatique maximale. Or ce besoin vital de visibilité médiatique s’est manifesté très tôt. Beaucoup d’auteurs s’accordent à penser que le terrorisme djihadiste « hyper-médiatisé » trouve ses origines et son inspiration dans la prise d’otages survenue lors des J.O de Munich en 1972 avec l’utilisation publicitaire de l’évènement olympique , les tractations et marchandages retransmises en direct par les caméras de télévision du monde entier, …

Le tourisme, une cible privilégiée du terrorisme djihadiste

Le terrorisme peut avoir des effets catastrophiques sur l’économie touristique d’un pays. A cet égard l’exemple égyptien fait malheureusement figure de cas d’école.

En Égypte l'attentat du Caire (septembre 1997), puis l'attentat de Louxor en novembre de la même année (58 morts dont 36 suisses, 3 anglais et 19 japonais), avaient lourdement pénalisé le tourisme égyptien alors en pleine croissance. De fait l'année 1998 avait accusé un net recul dans la fréquentation de près de 13 %  et de 37,6% pour la clientèle allemande. La récupération avait été cependant rapide  avec une progression de 40% pour 1999. Comme beaucoup de pays du Proche-Orient l’Égypte avait été affectée par les attentats du 11 septembre 2001. Le pays avait terminé l'année avec une basse de 15,6% dans sa fréquentation touristique. Plus récemment  la destitution du président Mohammed Morsi par l’armée, le 3 juillet 2013, a suscité l’apparition d’un vaste mouvement de contestation islamiste contre le nouveau pouvoir et la résurgence d’une insurrection armée dans la péninsule du Sinaï, l’Egypte n’est pas parvenue à juguler la menace terroriste. La politique sécuritaire adoptée par le président Abdel Fattah Al-Sissi, mêlant répression tous azimuts des sympathisants islamistes et amplification des opérations militaires dans le Sinaï, est mise à rude épreuve. Depuis son allégeance à l’EI en novembre 2014, sous le nom de « Province du Sinaï », le groupe semble avoir accru ses capacités opérationnelles et accéléré sa convergence avec les branches actives en Syrie, en Irak ou en Libye.

Le crash de l'avion de la compagnie russe Metrojet, qui a fait 224 morts le 31 octobre 2015 est le dernier d’une série d’attentats au degré de sophistication accru. La porosité des frontières avec le Soudan et la Libye, et les prises militaires, lui offrent une source intarissable d’armements de pointe. Un mois plus tôt, la branche égyptienne du groupe Etat islamique avait revendiqué la décapitation d'un ressortissant croate travaillant pour une compagnie française, enlevé près du Caire. En juin 2015, les autorités avaient déjoué par miracle une attaque suicide menée par quatre djihadistes au temple de Karnak, à Louxor, l'un des sites les plus visités par les touristes en Egypte. D’après l’agence égyptienne Capmas, la fréquentation touristique a baissé d’environ 45 % au premier trimestre 2016 par rapport au premier trimestre 2015. Elle était en baisse sensible ces dernières années avec 9 millions de visiteurs en 2015 contre 14 millions en 2010.

Les attentats survenus en Egypte ont fait au total plus de 400 morts, ce qui est beaucoup, mais sur la période 1990-2016, c’est en fait assez peu par rapport aux 9 millions de touristes venant en Egypte en moyenne chaque année. En revanche, l’impact provoqué dans les esprits a été et demeure très important.

En Turquie le terrorisme est un phénomène relativement ancien, lié pour l’essentiel à la rébellion kurde. Ainsi l’année 1999 fut une fort mauvaise année touristique. Pour la période de janvier à septembre, le recul avait été de 24,5% par rapport à 1998 (- 36,4 % pour la clientèle allemande). Les mois de février et de mars avaient en effet été marqués par des attentats qui déclenchèrent beaucoup d'annulations  et incitèrent nombre de voyagistes à réduire considérablement leurs rotations en charter. A partir de juin 2015, la Turquie est de nouveau devenue le théâtre d'attentats terroristes meurtriers qui ont tué plusieurs centaines de personnes. À la fois impliqué dans un conflit interne avec la population kurde et dans un conflit régional en Syrie, le gouvernement turc est confronté à une double menace. La première est directement liée au conflit avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et de ses ramifications comme les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), qui mène une guérilla contre Ankara depuis 1984, tandis que la seconde se rattache aux djihadistes de l’organisation État islamique (EI), qui sévissent en Syrie et en Irak. Les images du conflit à Kobané, l’internationalisation progressive du conflit avec DAECH et la proximité avec la Syrie risquent d’inciter durablement un certain nombre de touristes à annuler ou différer leur séjour en Turquie. En 2014, le tourisme représentait une manne de 82,1 milliards de livres turques (plus de 29 milliards de francs), soit 4,7% du PIB turc. Le secteur représentait 4% du PIB turc en 2014 (31 mds €) et 16% des emplois, selon une étude de World Travel and Tourism Council. A la suite de nombreux attentats survenus depuis le début de 2016 (En avril, une femme kamikaze se faisait exploser près d’une mosquée à Bursa, quatrième ville du pays. Le 19 mars, Istanbul devait faire face à un attentat en centre-ville. Quelques jours auparavant, une voiture piégée faisait 35 morts à Ankara, un triple attentat suicide à l’aéroport international Atatürk d'Istanbul en juin …), la Turquie a connu un premier trimestre 2016 catastrophique avec une chute de 16,5% de la fréquentation touristique. En avril, le recul atteint 28% (-50% à Istanbul) selon le ministère du tourisme. Les réservations pour l'été 2016 chutent de 61% par rapport à l'été 2015. Par rapport à 2014, la Turquie a perdu 5 mds € de devises en 2015. Ce chiffre pourrait tripler en 2016.

En Tunisie l'attentat de la synagogue de la Ghriba  à Djerba  (11 avril 2002), imputé au groupement Al Qaida,  avait occasionné la mort de 16 personnes dont 12 touristes. A l’époque, nombre de clubs de vacances de l’île avaient été fermés quasiment du jour au lendemain par des voyagistes européens. L’attaque terroriste survenue, en mars 2015, au musée du Bardo à Tunis a porté un rude coup à l’économie tunisienne et surtout au tourisme, un secteur clef du pays. Vingt-et-une personnes, dont dix-neuf touristes étrangers, sont mortes lors de l’assaut par un groupe armé du musée du Bardo. La fusillade de Sousse du 26 juin 2015 qui a tué 38 personnes et trois mois après l’attentat du musée du Bardo, a provoqué une sévère crise de l’industrie touristique tunisienne. En pleine saison touristique, des milliers de vacanciers ont fui le pays ou annulé leur séjour. En Tunisie le tourisme pèse en effet, grosso modo, pour 7% du PIB national et pour près de 12% de la population active avec environ 400.000 emplois. Attirer les visiteurs étrangers est vital pour le pays. La Tunisie attire majoritairement des touristes en vacances (81,9%), bien plus que des hommes et femmes d'affaires en déplacement professionnel (18,1%). Les vacanciers ont généré 7,19 milliards de dinars tunisiens (3,3 milliards d'euros) de recettes en 2014, contre 1,59 milliard 730 millions) pour les professionnels. 

Les stratégies et modes opératoires des groupuscules terroristes sont très variés.

 

Les actes terroristes les plus fréquents sont ceux qui visent des personnes sans nécessairement le désir de les tuer : l’enlèvement, la prise d’otages. Ces deux phénomènes, actuellement en augmentation, si l’on en croît la Lloyds, représenteraient 20-30000 évènements par an, mais seul un tiers d’entre eux est connu. Cette croissance s’expliquerait par le caractère lucratif de l’opération mais aussi par la vulnérabilité des cibles, les touristes.

 

Quant au terrorisme djihadiste, il prend appui sur la détresse et le mal-être des populations musulmanes, ainsi que sur les problèmes économiques, politiques et la croissance démographique auxquelles les sociétés arabes sont confrontées. Son objectif consiste à couper les liens entre le monde occidental et le monde musulman dans le dessein de rétablir la pureté de l’Islam. Pour cela, une stratégie nihiliste et éminemment meurtrière : pouvoir frapper n’importe où, n’importe quand et n’importe qui et, ce, « en rafales », afin que la menace soit constante. Dans ce cadre, le tourisme est devenu une priorité tant sur le plan politique, en visant des occidentaux, que sur les plans opérationnel et économique : vulnérabilité des cibles, faible coût relatif des opérations. De nombreux modes opératoires ont déjà été utilisés : attaques urbaines, voitures piégées, terrorisme aérien, maritime… La multiplication des attaques contre des cibles touristiques est un fait avéré et très certainement durable.

Les experts spéculent que les terroristes continueront  de choisir des cibles vulnérables  et que leurs attaques deviendront plus indiscriminées. Le terrorisme s'institutionnalisera et s'étendra géographiquement  comme une méthode banalisée de conflit armé et le grand public sera, plus que jamais, le témoin impuissant de ces actes terroristes, les médias ayant la possibilité de couvrir de plus en plus efficacement les évènements comme l'a prouvé la couverture médiatique en direct des attentats de septembre 2001, ou celle, plus récente des attentats de Paris (novembre 2015) et de Nice (juillet 2016).Les mesures de sécurité extraordinaires risquent de devenir un élément permanent et quotidien de la vie  comme le terrorisme qui s'inscrira dans une "routine " presque "tolérable".

Ce terrorisme contemporain s'identifie par plusieurs caractères spécifiques qui le différencient des formes d'action terroristes des précédentes décennies:

1-Les terroristes marxistes-léninistes des années 70/80 ont été largement remplacés par les fondamentalistes musulmans.

2-Les états terroristes procurant armes, financements, coordination technique, entraînement, ont changé. Moscou, La Havane, Sofia, Berlin-Est dans les années 80 ont été remplacés par l'Iran, l'Irak, la Libye, la Corée du Nord, la Syrie, le Soudan dans les années 90.

3-l'établissement de connexions entre les terroristes et leur groupe d'appartenance est devenu beaucoup plus difficile. Ce phénomène est du à une coopération accrue entre les groupes terroristes et à des changements structurels affectant les groupuscules eux-mêmes et leur octroyant une plus grande fluidité. La mise en évidence de « cellules dormantes » et la multiplication des « loups solitaires », autodidactes fanatisés, en en sont des illustrations particulièrement évidentes.

4- les possibilités d'utilisation d'armes de destruction massive (biologiques, chimiques et nucléaires) ont augmenté comme l’a démontré l'attentat au sarin perpétré dans le métro de Tokyo le 20 mars 1995 (12 morts).Mais le degré de sophistication extrême des armes NBC et leur coût relativement élevé rendent leur usage sur un théâtre urbain complexe et probablement encore hors de portée de la plus grande partie des groupuscules terroristes.

5-la multiplication des attaques-suicides, improprement appelées «kamikazes» et impliquant la mort intentionnelle de leur auteur, complique singulièrement le travail des forces de l’ordre. L’efficacité relative de ces opérations (faible coût de départ mais impact majeur en termes de pertes humaines mais aussi en termes d’impact psychologique sur les opinions publiques).

L'acte terroriste est rapide et bref et il s'assure une attention du public immédiate  via une couverture médiatique intense. Assez paradoxalement terrorisme et tourisme partagent certains traits communs.

Tous deux sont des phénomènes transnationaux qui ignorent de ce fait les frontières: ils impliquent les citoyens de différents pays et ils utilisent des technologies de déplacement et de communication modernes.

Le développement de ce type de lutte armée peut affecter de manière durable le Tourisme international et modifier radicalement les comportements et les flux. Dans certains pays un terrorisme persistant peut ternir durablement l'image de la destination et compromettre sur le long terme l'activité touristique. Le Tourisme souffre particulièrement quand des attaques terroristes se prolongent et surtout quand le terrorisme prend spécifiquement pour cible des touristes. Les exemples de pays où le Tourisme a été durablement affecté par le terrorisme sont nombreux. Dans un passé récent certaines organisations terroristes se sont illustrées par des attentats sanglants dont certains n’ont pas épargné les touristes et voyageurs.

Dans ses actions violentes le groupe terroriste a le choix entre deux tendances  :

-l'effet de saturation ou de hasard où le groupe terroriste multiplie les attentats dans un laps de temps très court sans forcément faire un très grand nombre de victimes malgré le choix de frapper dans des lieux publics à des moments de forte affluence. Ce type d'attentat génère une peur collective, chacun craignant d'être frappé, un sentiment de menace terroriste diffuse s'installe de manière durable et les lieux publics sont désertés,

-l'effet de ciblage cherche une autre forme de " spectacularisation": en organisant l'attaque d'un symbole d'un régime, qui peut être une structure touristique ou un site touristique, les terroristes cherchent un effet précis.

 

 

Dans ces deux cas de figure les touristes font figures de cibles privilégiées. Les touristes sont en effet perçus comme les " ambassadeurs " de leur pays :

-ils forment des cibles faciles.

-ils sont porteurs d'une charge symbolique forte comme représentants indirects d'un gouvernement hostile ou indifférent.

-Les terroristes sont aussi parfaitement conscients de l'importance de la couverture médiatique que leur action suscitera quand des touristes seront kidnappés ou tués. La situation sera instantanément dramatisée par les médias ce qui donnera une notoriété mondiale au mouvement terroriste.

Les objectifs terroristes sont idéologiques, stratégiques et tactiques.

Leurs objectifs idéologiques s'inscrivent dans le long terme et dans le contexte d'une lutte nationale, internationale ou transnationale. Ce sont très souvent des objectifs tactiques à court terme et motivés par des intérêts immédiats qui les poussent à choisir comme cibles les sites et installations touristiques, les touristes eux-mêmes ou les stations ou lieux de résidence des élites politiques, sociales et économiques ( qui sont souvent des stations touristiques fréquentées par une clientèle internationale ). Par ailleurs le cosmopolitisme des grandes concentrations touristiques procure aux terroristes camouflage et sécurité. Par ailleurs les terroristes peuvent y circuler librement et y effectuer des transactions en devises étrangères sans attirer l'attention. Enfin ces concentrations touristiques offrent une large gamme de cibles potentielles.

De manière générale les terroristes ont beaucoup à gagner en s'attaquant à des cibles touristiques :

-le tourisme symbolise le Capitalisme. Plus de 70% du tourisme mondial se fait entre l’Amérique du Nord et l’Europe de l’Ouest, et à l'intérieur même des pays de ces deux zones. Au niveau mondial, la très grande majorité des touristes sont originaires des pays riches (Europe de l’Ouest, Canada, Etats-Unis, Japon, Australie). Les sites touristiques sont donc une bonne cible, car ils symbolisent l’Occident, sa culture et ses mœurs qui “corrompent l’islam”. Si la destination visée est un état-adversaire, une attaque sur ce secteur est une attaque portée contre l'état lui-même.

-une attaque terroriste sur des cibles touristiques fragilise les recettes du commerce extérieur permettant aux terroristes de frapper indirectement au cœur de la puissance étatique. Ainsi en Egypte ou en Tunisie , les islamistes cherchent aussi à fragiliser les économies locales qui reposent en partie sur la rente financière du tourisme.

-la décision des touristes de rester chez eux ou de choisir une destination plus sure se traduit par des pertes substantielles pour toute l'économie du pays touché par le terrorisme. L'exemple égyptien est particulièrement démonstratif à cet égard,

-le style même du voyage est souvent représentatif  des valeurs idéologiques, des comportements  de classe et de la culture des touristes  et de leurs pays respectifs. Les touristes sont alors pris pour cibles car leur style de tourisme apparaît comme l'exhibition des valeurs les plus négatives de la société occidentale de consommation,

-certains comportements touristiques  (consommation de porc et d'alcool, pratique des jeux d'argent, tenues vestimentaires) sont jugés incongrus par l'Islam. Il en résulte un heurt entre valeurs culturelles débouchant sur un sentiment de frustration ou d'exaspération dont le terrorisme peut tirer parti.

«Les touristes répandent, consciemment ou non, un mode de civilisation qui est d’abord et toujours celui de l’Occident. Une sorte de prosélytisme laïc avec pour modernes marchands du temple les VRP et autres promoteurs-vendeurs de nos sanctuaires de la consommation. En ce sens, les vacanciers paisibles et les voyageurs intrépides constituent de nouvelles cibles politiques pour les adeptes d’un terrorisme moderne, désespéré et ravageur, qui ne semble plus avoir grand-chose à perdre. » (F. MICHEL). Si les terroristes prennent fréquemment des touristes pour cibles c'est parce ces derniers sont  perçus comme un déplacement  d’étrangers représentant une forme de néo-colonialisme et une menace comme les normes sociales établies. Les attaques djihadistes contre les touristes représentent aussi la volonté de ressusciter les valeurs de l'Islam classique  face à la corruption engendrée par la modernité  (perçue comme une déviation de l'Islam). Des activistes musulmans fanatisés peuvent alors ressentir la nécessité de recourir à une action drastique  pour prévenir ce qu'ils perçoivent comme une atteinte à leur culture nationale, à leurs traditions et à leurs croyances religieuses.

L'effet terroriste peut être considérable sur le Tourisme. En 1985 5 millions d'américains  avaient visité l'Europe. 7 millions étaient attendus en 1986. 54% des touristes américains annulèrent leurs réservations pour l'Europe à la suite de l'intensification des attentats terroristes. L'O.M.T estima à 105 billions de dollars le montant des pertes au niveau des recettes procurées par le Tourisme international.

Avec près de 5 millions de visiteurs accueillis en 2015 (c'est, après Paris, la ville de France qui reçoit le plus de visiteurs chaque année), Nice représente à elle seule 40 % des flux touristiques de la Côte d'Azur, selon l'office de tourisme de la ville, et capitalise 1,5 Md€ de retombées économiques annuelles. En pleine saison estivale, l’attentat survenu le 14 juillet risque de marquer un coup d’arrêt pour le tourisme niçois. À court terme, la ville risque de connaître une cascade d’annulations de dernière minute. Sur le long terme, une baisse durable des réservations dans les hôtels et les campings est à prévoir. Le rayonnement touristique niçois se ressent sur l’économie de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA). Le tourisme représente 40 % du PIB de la région et emploie 119 000 salariés. La région PACA possède la 3e capacité d’hébergement de France. Sur un plan économique et financier les enjeux sont donc particulièrement importants: la taxe de séjour communale avait rapporté près de 33 millions deuros à la région en 2014.

Certains touristes percevant la frappe terroriste dans un pays donné, estiment souvent que la région entière présente un tel risque. Il peut en résulter un déclin du Tourisme qui va affecter des pays surs mais voisins du pays effectivement confronté à une expérience terroriste. En France en 2015, 85 millions de visiteurs étrangers se sont rendus dans l'Hexagone. Les chiffres de 2016 enregistreront très certainement un fléchissement substantiel : le nombre de nuitées de touristes étrangers en France a baissé en moyenne de 10% au cours des six premiers mois de l'année 2016 et une baisse de 20% de réservations de vols vers la France a été enregistrée pour les mois d'août et septembre.

 

Le terrorisme et les médias : des relations ambiguës

Les terroristes du passé cherchaient à accaparer les esprits par l’instauration d’un «théâtre sanglant» (Mannoni & Bonardi, 2003).Les média modernes offrent aux terroristes contemporains un instrument capable de décupler leur influence au point d’induire de véritables psychoses collectives et l’effet recherché sera d’autant plus fort que les victimes ciblées seront civiles et innocentes. Le touriste occidental, évoluant dans un temps de non-travail, en recherche de plaisir et d’oisiveté, constitue l’archétype de la victime innocente.

Dans la détermination du comportement touristique face à la menace terroriste le pouvoir des médias est considérable. La couverture médiatique des évènements terroristes a d’autant plus d’influence sur le public qu’elle constitue fréquemment la seule et unique source d’information. De surcroît la couverture médiatique se révèle fréquemment aussi la seule et unique source d’interprétation. Pour le grand public les comptes rendus des médias constituent la principale source d’information pour comprendre les motivations des terroristes, les implications de leurs actions.

Au lendemain des attentats du 11 septembre le diplomate américain Richard Holbrooke se demandait: «Comment se fait-il qu’un type dans une caverne puisse gagner la bataille de la communication contre la première société de l’information au monde?». Or le génie de Ben Landen est de s’être fait le metteur en scène de l’événement le plus médiatisé de l’histoire, le 11 Septembre. Il est ainsi devenu la vedette d’un feuilleton mondialisé et son visage a été reproduit à un nombre d’exemplaires que seules surpassaient les effigies de Che Guevara. Oussama ben Laden est apparu à beaucoup comme un grand communicateur capable d’employer, voire de retourner contre l’Occident l’instrument sur lequel celui-ci comptait pour séduire le reste du monde: ses écrans cathodiques....

Dans les états de droit les médias servent « subconsciemment » les intérêts du terrorisme. Force est de constater qu'il existe même un intérêt commun et objectif à ces deux mondes : certains médias ne recherchant que le fait brut, méprisant les réserves morales, tentant de battre leurs concurrents sur le fil, tombent dans le piège de l'interprétation immédiate. Ce faisant les médias accordent au terrorisme une promotion gratuite. Les médias produisent souvent un "spectacle terroriste». Lors de la 4e Conférence internationale de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) en partenariat avec la chaine CN ( 11 novembre 2015) la ministre tunisienne du tourisme Mme Elloumi Rekik déplorait le traitement médiatique de l’attentat de Sousse," les médias dit-elle, surtout des télévisions jouent un rôle essentiel dans la lutte contre le terrorisme. Beaucoup d’entre elles ont projeté presque en boucle des images montrant le terroriste sur la plage en arme pendant plusieurs minutes. Ce n’est pas la meilleure façon de lutter contre le terrorisme».

Or depuis la fin du XXe siècle l'image est devenue plus que jamais un facteur crucial dans le choix d'une destination. En 1985 28 millions d'américains  ont voyagé à travers le Monde. 162 ont été tués ou blessés  par une activité terroriste, soit une probabilité de 0,00057% de devenir victime du terrorisme. En dépit de cette faible probabilité 18 millions d'américains ont changé leur plan de voyages en regard des évènements terroristes de l'année précédente  soit 6,43% du volume de voyages à l'étranger de l'année précédente.

Un évènement devient télévisuel si un certain nombre de conditions sont remplies :

-la fréquence de l'évènement doit être compatible avec la fréquence des nouvelles productions  (intensité, courte durée, ...),

-l’évènement terroriste doit avoir une force de frappe émotionnelle suffisante,

- l'acte terroriste doit être clair et dépourvu d'ambiguïté,

- l'incident doit être signifiant,

-il doit concerner à un degré ou à un autre l'ensemble des pays du Monde,

-il doit être inattendu.

Le terrorisme appliqué au tourisme apparaît comme un sujet idéal de scénario télévisuel et les bénéfices mutuels entre média et terroristes sont évidents. Ce qui semble souvent faire défaut c'est la responsabilité sociale des médias. Quant à l'acte terroriste il tire sa raison d'être de la publicité espérée. Il est, dans l'esprit de ses instigateurs, un moyen banal et ordinaire de se faire connaître. Selon une phrase célèbre « le terroriste ne veut pas que beaucoup de gens meurent, il veut que beaucoup de gens sachent ». Raymond Aron le caractérisait par la recherche d’un impact psychologique supérieur à son impact militaire. Le terroriste a surtout besoin de spectateurs. Il lui faut donc acquérir un certain niveau d'intensité dramatique pour émerger de l'océan d'informations. Il lui faut de plus en plus de morts pour avoir de plus en plus de spectateurs. "La publicité est l'oxygène du terrorisme " ( GAYRAUD J. F & SENAT D. , 2002). S’efforçant autant de produire un message que de faire un ravage, le terrorisme utilise ses armes pour faire connaître plutôt que pour faire mourir. Surtout, historiquement, il considère les médias comme des armes.

« (Le terrorisme est) largement amplifié par les réseaux sociaux, mais aussi par la propagande des groupes djihadistes, ces enfants d'Hollywood qui nous connaissent parfaitement. Nos médias relaient leur propagande à gogo, en relayant l'angoisse et en participant allègrement à la psychose. » (Chaliand G., Le Point, publié le 25/04/2016)

« Nous demeurons avant tout une société du spectacle (…) Parler sans cesse de la menace terroriste est obscène. Je le répète: il n’y a aucune raison de déstabiliser les esprits à ce point-là. Nous avons, en France, une chance sur un million de périr dans un attentat comme ce fut tragiquement le cas le 13 novembre 2015. C'est une vérité dure à accepter pour ceux qui ont perdu les leurs, ou pour les victimes blessées et rescapées, mais c'est la réalité. » (Chaliand G., Le Temps, 17 mai 2016)

Annihiler durablement la menace terroriste passe non seulement par une stratégie multidimensionnelle et globale, de nature diplomatique et militaire, et qui s’inscrit, de ce fait, dans le temps long, mais aussi par une réflexion approfondie sur son traitement médiatique. Il ne fait aucun doute que les médias, en répandant un climat anxiogène, font le jeu du terrorisme en lui offrant une tribune planétaire. G. Chaliand parle de «terrorisme publicitaire» pratiqué par les extrémistes religieux, fondé sur l'idée que mieux vaut tuer un homme en étant vu que mille sans l'être. Il est indéniable que l'islamisme radical aura largement bénéficié de l'aide des média occidentaux, y compris des chaînes publiques françaises, qui souvent, non contentes de diffuser en boucle des images de victimes civiles d'attentats, s’évertuent à relayer les diatribes et vociférations des leaders djihadistes appelant à l'anéantissement de la civilisation occidentale.

Cette problématique touche plus précisément le traitement médiatique que l’information «stricto sensu». Pour l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, « le terrorisme ne doit pas affecter la liberté d’expression et d’information dans les médias en tant qu’un des fondements essentiels de toute société démocratique. Cette liberté comprend le droit du public à être informé des questions d’intérêt général, notamment des actes et des menaces terroristes, et des réponses qui y sont données par l’Etat et les organisations internationales ». Comment informer sans servir la stratégie des groupes terroristes? Suite aux attentats des 7 et 8 janvier 2015, il est significatif que, le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) ait pris une série de décisions concernant la couverture médiatique de ce type d’évènement. Le Conseil a ainsi prononcé trente-six mises en garde et mises en demeure touchant les radios et télévisions qui avaient décidé de diffuser une information continue sur les attentats en diffusant des images violentes ou attentatoires à la dignité des personnes. Il est indubitable que, sans le «concours» des médias occidentaux le terrorisme djihadiste s’éteindrait.

Conclusion

Mais confrontés à une menace terroriste directe et immédiate les destinations touristiques réceptrices développent une double stratégie de réponse immédiate : - renforcer l’appareil sécuritaire, - tenter d'engager des campagnes de promotion susceptibles de rétablir la confiance auprès des consommateurs et des milieux d'affaires  et de développer l'assurance qualité et la certification des produits.

L’effet de ces stratégies de court terme est de nature essentiellement psychologique et a pour effet de calmer la peur qui suit l’effet de sidération et précède la phase de résilience. À moyen terme il est évident que des pays, voire des régions entières deviendront, de fait, interdits aux voyagistes pour une durée indéterminée : ainsi depuis 2011, une très large partie de la zone saharo-sahélienne est dans ce cas ainsi que des pays comme l'Irak, l'Afghanistan, divers pays d'Afrique sub-saharienne par exemple.

Ainsi en France, les services du ministère des Affaires étrangères publient des "fiches de conseils aux voyageurs" et une carte assortie d’un code de couleurs: verte, jaune, orange et rouge. Ce dernier code signifie "La zone est formellement déconseillée. Les voyages vers cette destination sont à proscrire. Il est rappelé que le risque zéro n’existe pas et qu’aucune région du monde ni aucun pays ne peuvent être considérés comme étant à l’abri du risque terroriste. «A la suite de l’attentat du 16 février 2014, revendiqué par le groupe djihadiste Ansar Beit al-Maqdess   qui fit quatre morts dans un bus de touristes sud-coréens, dans la péninsule du Sinaï, le ministère français des affaires étrangères déclarait sur son site Internet : « La menace terroriste existe en Égypte. La situation dans le Sinaï reste préoccupante. Les autorités égyptiennes ont lancé des opérations de traque de cellules terroristes qui donnent lieu, de manière récurrente, à des affrontements. Bien que l’essentiel de ces violences concerne le Sinaï nord, certaines actions terroristes ont eu lieu dans la partie africaine de l’Égypte, à proximité du canal de Suez mais aussi au Caire. Il est formellement déconseillé de se rendre dans la péninsule du Sinaï, aux exceptions suivantes : Charm el Cheikh à la condition expresse de se déplacer par voie aérienne et de rester dans cette ville, la Bande côtière de Charm el Cheikh/Taba et les agglomérations sur cette route ».  La France demandait également à ses ressortissants d'éviter la Moyenne Egypte, entre la région du Fayoum et Louxor et la Haute Egypte entre Louxor et Abou Simbel. « Les voyageurs effectuant des croisières sur le Nil ou le Lac Nasser sont invités à s’assurer auprès des voyagistes des mesures de sécurité prises par les autorités égyptiennes, notamment de la présence d’équipes de protection embarquées sur les navires ». En 2016 les recommandations n’ont que peu variées : « La menace terroriste subsiste de manière diffuse sur le territoire égyptien (…) Dans ce contexte, il importe pour tout voyage dans les zones en vigilance renforcée de se conformer strictement aux recommandations figurant ci-après. Les déplacements dans les zones figurant en orange (déplacements déconseillés sauf raison impérative) ou en rouge (déplacements formellement déconseillé) sur la carte annexée à la présente fiche sont déconseillés. (…) La situation demeure très tendue au Nord-Sinaï (frontière avec la bande de Gaza et Israël), où l’armée est engagée dans des combats très meurtriers contre les groupes terroristes se revendiquant de l’Etat islamique. (…) La situation est également dangereuse dans le désert occidental, en raison du risque d’infiltration d’éléments terroristes venus de Libye, contre lesquels l’armée mène des opérations ».

Le terrorisme, dans ses formes actuelles, est une variante de la guerre psychologique mais- sur un plan statistique - les chances d’être victime d’un attentat terroriste demeurent cependant très limitées de l’ordre d’1 chance sur 88000 contre 1 chance sur 126 de mourir d’une crise cardiaque, 1 chance sur 169 de mourir d’un cancer, 1 chance sur 400 d’avoir une malade cardiaque, 1 chance sur 520 d’attraper un cancer, etc…. Selon le Global Terrorism Database, sur la période 2001-2012, le terrorisme a causé la mort de 30 citoyens américains, soit 3 par an contre 18000 homicides et 40000 morts dans les accidents de la route. Comme le souligne le politologue John Mueller, un américain moyen risque plus d'être tué par la foudre, l'allergie aux cacahuètes, les piqures de guêpes et l'embrasement d'une chemise de nuit que par un acte de terrorisme. Les experts ont montré qu'en fin de compte, la peur du terrorisme a provoqué six fois plus de morts aux Etats-Unis que le terrorisme lui-même. Ils estiment que 1500 américains sont morts sur la route par crainte de prendre un avion qui pourrait être détourné ou attaqué, sans se rendre compte que la probabilité de mourir d'un accident avion lors d'un vol 4000kms est équivalente au risque encouru en faisant 20kms en voiture, estimée à 3% avant les attentats. Les conclusions d’un rapport publié par le cabinet Deloitte sur les voyages et le tourisme –sont relativement rassurantes. On peut y lire notamment: «Le traumatisme de telles attaques reste probablement ancré, mais l'industrie du tourisme et les clients semblent être devenus plus résilients. Selon le rapport de compétitivité 2015 de Deloitte pour le Forum économique mondial, le rythme auquel l'industrie de l'hôtel récupère après les troubles politiques ou un évènement violent a "considérablement diminué" au cours des quinze dernières années.» Dans le rapport, on peut ainsi lire que le taux de remplissage des hôtels new-yorkais a mis trente-quatre mois à récupérer du 11-Septembre. En comparaison, il a fallu douze mois aux hôtels madrilènes pour retrouver les mêmes taux après les attentats en gare d’Atosha en  2004, et neuf mois aux hôtels londoniens après ceux de juillet 2005. L'attentat de Boston et le meurtre de Lee Rigby à Londres ont, eux, eu un impact limité, selon le rapport. « Bien que l'impact des attentats de janvier en France ne soit pas présent dans les données, des indices anecdotiques suggèrent que les hôtels qui visent le marché des loisirs ont souffert d'un impact immédiat à court-terme.». Le rapport donne plusieurs raisons, mais explique également qu'il y a eu un changement de mentalité avec l'émergence d'une culture du "continuer comme avant", en réponse au terrorisme». Une étude plus récente, publiée par le magazine « Fortune » (30 novembre 2015) semble confirmer l’existence et la force de l’effet de résilience dans le secteur du tourisme. L’étude évalue à 13 mois le délai de résilience dans le cas d’un attentat terroriste, alors que ce même indice est estimé à 21 mois dans le cas d’une épidémie, à 24 mois dans le cas d’une catastrophe naturelle et à 27 mois en cas de troubles politiques affectant le pays d’accueil. Il semblerait donc que le tourisme ait la capacité de s’«habituer»( !!) à la menace terroriste.

 

 

Documents annexes :
Le terrorisme sur le Net
 

«Le travail de chacun et celui du groupe faits pour la vénération du Prophète n’ont qu’un seul but: la fin est proche et le Paradis à  portée de main…Vous devez prier Dieu dès que vous serez à bord de l’avion car tous ceux qui prient Dieu gagneront. Vous faites cela pour Dieu. Comme le Prophète Tout-Puissant l’a dit, une action au nom de Dieu est meilleure que tout ce qui se trouve sur la Terre et que la Terre elle-même… Dès que vous vos trouverez à bord et que vous vous installerez dans votre siège, vous vous souviendrez de ce que noue avons duit auparavant et vos pensées se tourneront vers Dieu…Voici l’heure où vous allez rencontrer Dieu …Quand vous commencerez à agir frappez fort en héros, car Dieu n’aime pas ceux qui ne terminent pas leur mission » (Lettre retrouvée dans un bagage non embarqué sur le vol A11 et rédigé par le chef du réseau, le saoudien Mohammed ATTA , septembre 2001)

«Nous annonçons que les hôtels, les installations de loisirs et les firmes touristiques seront nos cibles» ( Les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), aile terroriste de la rébellion kurde)
 

Le voyage à l’épreuve du terrorisme. L’empire éclaté à l’ère du tourisme de masse par Franck Michel, L’Autre Voie n°1 , Times are changing… Et le pays « sérieux » porte aujourd’hui le nom des Etats-Unis d’Amérique. Mais, dans le fond, rien n’a vraiment changé, à moins que… C’est vrai, les médias dominants ne cessent d’ailleurs de nous l’asséner, nous avons changé de siècle, voire de millénaire, à cause de ce fameux 11 septembre 2001, surmédiatisé, récupéré politiquement et prétexte à tous les changements en profondeur, y compris les pires imaginables. Désormais, avec le 11 mars 2004, et la vague d’attentats de Madrid qui ont fait 198 victimes, l’Europe a également son moment fatal. Triste privilège. Le voyage ne ressort évidemment pas indemne de cette mutation. Beaucoup de gens et d’institutions, des touristes aux voyagistes, s’interrogent et s’inquiètent d’un avenir si peu radieux. Le tourisme est-il aujourd’hui perçu dans le monde comme un nouvel archétype de la « culture » occidentale, comme l’exportation du modèle « civilisationnel » dominant ? A ce titre est-il en passe de devenir une cible idéale du terrorisme ? Vaste question…

Risques et tourisme : vers un modèle causal d’évaluation de l’impact des risques sur le comportement des touristes par Jean-Jacques Croutsche and Michel Roux, Teoros , 24-1 | 2005 : Maroc, p.63-70 ; L’évaluation des risques et de l’impact de chaque type de risque dans le choix de la destination touristique préoccupe toutes les destinations qui vivent du tourisme. Le recul de certains sites préoccupe bon nombre d’investisseurs, de régions, voire d’États qui réalisent grâce au tourisme une part importante de leur produit national brut.L’objectif premier de cette recherche est de montrer le poids des risques spécifiques en matière de tourisme. L’objectif second est de construire un «modèle de relations risques / fréquence de voyages » en montrant les liens de causalité qui unissent les variables étudiées.

L’après-guerre en Irak : les effets sur le tourisme international par Jean Stafford and Bruno Sarrasin, Teoros , 22-1 | 2003 : Tourisme et sexualité, p.62-64 , Le tourisme est une industrie fragile dans la mesure où son évolution demeure très sensible aux changements brusques de l’environnement social ; les phénomènes politiques et économiques ont une influence prépondérante sur son développement. Ce texte propose d’examiner brièvement la conjoncture actuelle et quelques enjeux qui pourraient toucher le tourisme à moyen terme.

Les enjeux géopolitiques du tourisme. COMPTE-RENDU DU COLLOQUE «LES ENJEUX GÉOPOLITIQUES DU TOURISME» ORGANISÉ LE 29 SEPTEMBRE 2012 PAR L’IRIS ET LA VILLE D’ENGHIEN-LES-BAINS IRIS, 10 p.

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Measuring the Economic Costs of Terrorism by Walter Enders and Eric Olson, Department of Economics Finance and Legal Studies, Culverhouse College of Commerce & Business Administration, University of Alabama, 40 p., The paper surveys the various economic costs associated with terrorism. Particularly important is the distinction between the direct and the indirect costs. While many terrorist attacks cause substantial amounts of property damage and create casualties, most of the costs associated with terrorism involve the indirect costs. Although terrorism can reduce a nation’s overall growth rate, the costs of terrorism are concentrated in a few key sectors. In particular, the transportation and tourism sectors, the financial markets, and the amount of foreign direct investment in a country are especially responsive to terrorist attacks.

The Political Economy of Terrorism: A Selective Overview of Recent Work by Ethan Bueno de Mesquita, February 8, 2008, 20 p. , While a small political economy literature on terrorism and counterterrorism dates back over two decades, there has been an explosion of such research since the attacks of September 11, 2001. This literature has attacked critical questions about terrorism and its consequences—including the structural determinants of terrorism, who becomes a terrorist, optimal counterterrorism policy, terrorism and radical mobilization, government-terrorist negotiations, and the internal politics of terrorist organizations (among others)—in a variety of creative ways. This work, by economists and political scientists alike, offers important new insights into how terrorism works and the issues governments face in trying to protect themselves from political violence…

Crime and International Tourism by Duha T. Altindag, Auburn University, Department of Economics, Working Paper Series, AUWP 2014-01, 24 p., Using a panel data set of European countries, this paper investigates the impact of crime on international tourism. Violent crimes are negatively associated with incoming international tourists and international tourism revenue indicating that international tourists consider the risk of victimization when choosing a location to visit. This impact is smaller in magnitude in Southern European countries with a coastline which are generally more attractive tourist destinations in terms of sea tourism, suggesting that victimization risk and attractiveness of the destination may be substitutable traits.

ECONOMIC CONSEQUENCES OF TERRORISM IN DEVELOPED AND DEVELOPING COUNTRIES: AN OVERVIEW By Todd Sandler & Walter Enders , 43 p. , Terrorism is the premeditated use or threat of use of violence by individuals or subnational groups to obtain a political or social objective through the intimidation of a large audience, beyond that of the immediate victim. Although the motives of terrorists may differ, their actions follow a standard pattern with terrorist incidents assuming a variety of forms: airplane hijackings, kidnappings, assassinations, threats, bombings, and suicide attacks. Terrorist attacks are intended to apply sufficient pressures to a government so that it grants political concessions. If a besieged government views the anticipated costs of future terrorist actions as greater than the costs of conceding to terrorist demands, then a government will make some accommodation.

Motivation Factors in Dark Tourism. Case: House of Terror by  NIEMELÄ TITTA , LAHTI UNIVERSITY OF APPLIED SCIENCES The Faculty of Tourism and Hospitality Degree Programme in Tourism and Hospitality Management, Nature and Soft Adventure Tourism, Bachelor’s thesis, Spring 2010, 50 p., Dark tourism is a multi-layered mixture of history and heritage, tourism and tragedies. Humanity has been interested in the end of life since the time of pilgrimages. In contemporary society the individual has been isolated from the end of life and even discussing it is considered taboo. Why do people travel to dark attractions associated with death and suffering if even talking about them is so hard? The House of Terror museum in Budapest, Hungary, is a good example of a dark tourism attraction….

Tourism and Globalization. Liberal Studies Graduate Course , Spring 2005, by : Robert E. Wood, Rutgers the State University of New Jersey, 5 p. , Beginning with the migration of human beings out of Africa, travel has always been central to human history. While the mass tourism and leisure industry only originated in the nineteenth century, pilgrimage and other forms of travel for noncommercial purposes existed in most societies. Today, the desire to travel and to be a tourist is practically universal, and touristic practices pervade many areas of social life. Tourism has been a central dimension of globalization, and it offers a useful lens on many key questions about where globalization is taking us: questions about identity and heritage, commoditization, historical and cultural representation, authenticity and wnership, neoliberalism, inequality, gender relations, environmental sustainability, and more….

“Explaining Suicide Terrorism: A Review Essay” by MARTHA CRENSHAW, Security Studies 16, no. 1 (January–March 2007): 133–162 , The current trend toward suicide bombings began in Lebanon in the early 1980s. The practice soon spread to civil conflicts in Sri Lanka, the Kurdish areas of Turkey, and Chechnya. Palestinian attacks on Israeli civilians in the 1990s and during the Al Aqsa intifada further highlighted the threat. Al Qaeda’s adoption of the tactic brought a transnational dimension. Interest in the phenomenon then surged after the shock of the 2001 attacks, which involved an unprecedented number of both perpetrators and casualties…

Terrorism terrorizes tourism: Indian Tourism effacing myths? By Mukesh Ranga, & Priyanka Pradhan (2014). International Journal of Safety and Security in Tourism. Issue 5, pp. 26-39 , India's rich history and its cultural and geographical diversity make its international tourism appeal large and diverse. It presents heritage and cultural tourism along with medical, business, educational and sports tourism. Tourism is a critical source of revenue generation and therefore a major component of economic development, a relationship that rewards states when positive conditions such as a strong global economy exist. But what happens when negative conditions exist, such as terrorism? The correlation between tourism and terrorism is undeniable in the modern era due to the strength of the industry….

C. Edmonds & J. Mak, Terrorism and Tourism in the Asia Pacific Region : is Travel and Tourism in the New World after 9/11 ? East West Center Working Papers n°86, February 2006, 29 p.,

The Effect of Terrorism: Evaluating Kenya's Tourism Crisis by Benjamin K. Kuto & James L. Groves, University of Missouri Columbia, e-Review of Tourism Research (eRTR), Vol. 2, No. 4, 2004, 10 p., The purpose of this paper is to provide information that can aid in the development of a crisis management plan for Kenya. Terrorism in Kenya has affected the tourism industry. Hotels were almost collapsing and thousands of Kenyans lost their jobs. This paper examines these acts of terrorism, their impact in the tourism industry, and possible ways in which Kenya could counter any terrorist related activities by tailoring a crisis management strategy. Strategies that could be employed from previous studies include having a crisis management plan in place, establishing a tourism crisis management task force, developing a crisis management guidebook, marketing and seeking help from the government.

THE ONGOING EFFECT OF TERRORISM ON THE HOSPITALITY & TOURISM INDUSTRY BY AMARA KOROMA, BALL STATE UNIVERSITY MUNCIE, INDIANA, MAY 2011, 54 p.

THE EFFECT OF TERRORISM ON TOURISM: EVIDENCE FROM TURKEY by Murat KARAGOZ, Inonu University, TURKEY, The aim of this study is to investigate the effects of terrorism and other factors on Turkey’s tourism sector using unit root tests for known structural break points. We found that the tourist arrivals series is trend stationary with known structural break points. For the case of Turkey, there are two separate periods of terrorism which statistically have a meaningful negative effect on tourist arrivals. However, considering the trend stationarity, these effects are transitory rather than being permanent, 10 p.

The effects of perceptions of terrorism and political instability risks on leisure tourists’ willingness to participate in tourism products, as mediated by tourism preference type and by personality by Gregory Kapuscinski, Bournemouth University, United Kingdom, 6 p. Tourism is highly susceptible to external shocks such as natural disasters, political instability (PI) and terrorism (Mansfeld and Pizam, 2006) because it is an industry where consumption is based on faith and trust. Events that damage that faith destabilise the tourism system and affect the elements within the structure and the surrounding environments via demand fluctuations (Blake and Sinclair, 2003; Neumayer, 2004). The impact of such events is especially high in discretionary forms of tourism where tourists, especially first-time visitors, largely rely on destination images to guide the process of travel decision-making (TDM) (Fletcher and Morakabati, 2008)……

Terrorism and Tourism in Bali and Southeast Asia by I Nyoman Darma Putra & Michael Hitchcock , 16 p. ,

 

  
 

Documents annexes :
Bibliographie brève
 

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