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L’attraction touristique des régions polaires est relativement récente .Mais on peut considérer que beaucoup d’explorateurs, de scientifiques, de chercheurs d’or, d’écrivains et d’artistes qui s’aventurèrent dans les régions polaires  au début du siècle avaient beaucoup de traits des touristes actuels. La publication es récits de leurs périples dans les régions arctiques contribuèrent largement à attirer l’attention du public sur ces régions .  

En 1827 Le Tourisme polaire prit naissance quand Robert Everest , un explorateur himalayen , visita le Cap Nord  à l’extrémité de la Norvège .Le premier voyage  commercial organisé  à destination de Svalbard ( Norvège )  survint en 1871.En 1907 l’artiste et naturaliste  Ernest Thompson  effectua un voyage de 5000 kilomètres  en canoë à travers le Grand Nord canadien .En 1909 Agnès Dean Cameron , une institutrice retraitée de Chicago, réalisa un périple  à travers le Nord du Canada avec le soutien de la Compagnie de la Baie d’Hudson.  

Dans les années 1920-1930 le nombre de visiteurs dans les régions polaires augmenta régulièrement  et  de plus en plus nombreux furent les voyageurs à s’aventurer de plus en plus loin vers le nord du Canada, de l’Alaska  et de la Scandinavie. En 1937 le voyage dans l’arctique canadien  du S.S Nascopie armé par la Compagnie de la Baie d’Hudson permit l’embarquement de 22 passagers ( sur 150 ) classés comme « official tourists » .Dans les années 1930 «Thomas Cook and Sons » informaient le public qu’ils pouvaient organiser des croisières d’agrément  à destination du  Spitzberg , de l’Islande et du cap Nord .Entre 1935 et 1939 la destination touristique de Abisko en Suède, sur la ligne ferroviaire Luléa-Narvik ,attirait en moyenne 10 000 à 15 000 visiteurs par an . 

La Seconde Guerre Mondiale attira l’attention vers les régions les septentrionales et entraîna la construction de l’ «Alaska Highway» qui procurait aux touristes un moyen d’accès facile vers l’Alaska et le Yukon. Une desserte sans cesse améliorée de ces régions septentrionales , encouragea l’expansion du Tourisme vers les régions polaires au cours des années 1950.  

La vogue récente de l’écotourisme a accru l’ampleur de ce phénomène . Hall et Johnson note : «  For numerous reasons , it is impossible to estimate worldwide  number  of visitors in the Arctic and sub-Arctic . The boundaries  of areas for which statistics are collected , often in different ways, do not coincide with most definitions of Arctic  or sub-Arctic ”.Il est difficile d’estimer à l’échelle mondiale le nombre de visiteurs des régions arctiques .Huit pays possèdent des territoires dans ces zones  et , à l’exception du Groenland et de l’Islande, les régions et/ou les pays concernés n’établissent pas de distinction spécifique pour ce type de tourisme .On estime à environ 100 000 le nombre annuel de touristes dans les régions arctiques. Beaucoup de destinations vers l’Arctique sont dépourvues de postes frontaliers  ou d’autres moyens  appropriés permettant  de comptabiliser les flux .Par ailleurs s’il est facile d’obtenir les effectifs de passagers des grandes croisières, il est plus difficile  d’obtenir ceux  des yachts indépendants et des petites unités commerciales . Cependant le « World Wildlife Fund for Nature» (1998) procurait des données  :Alaska arctique : 25000 visiteurs , Yukon ( Canada ) : 177000, territoires du Nord-Ouest (Canada) : 48000 , Groenland : 6000, Svalbard : 35000, Scandinavie septentrionale : 500 000, Russie (estimation) : 10000. La Scandinavie constituait la première destination , suivie par les territoires du Nord-Ouest ( Canada ) .De nombreuses données sont disponibles pour certaines régions polaires. On estime ainsi que les territoires du Nord-Ouest avaient reçu 600 touristes en 1959 et 56000 en 1992 ( 85 % venant durant l’été )(1988 : 33000, 1989 : 47600, 1990 : 47600, 1992 : 47600). En Islande le nombre de touristes a plus que triplé  entre 1970 et 1995 passant de  50000 à 165000 visiteurs . La progression est aussi notable au Spitsberg où l’augmentation est de l’ordre de  12% par an ( plus de 30000 personnes )  depuis les années 1990. Le cap Nord  a reçu 140000 visiteurs en 1988 et 224000 en 1993. L’arctique sibérien s’ouvre aussi au Tourisme, la plupart des touristes voyagent à bord de brise-glace à propulsion nucléaire  qu empruntent la voie maritime du Nord . Le Tourisme de croisière en Alaska  qui débuta à la fin des années 1950 (1957 : 2500 touristes) atteignait 250 000 touristes en 1994 . Hall et Johnston remarquaient que  « northern destinations with greater road access have correspondingly higher tourist numbers ». Ce qui explique les 500 000 touristes de l’Arctique norvégien  et la grande popularité du Yukon  (accessible par l’ «Alaska Highway » ) comparée à celle des territoires du Nord-Ouest. Actuellement le nombre de touristes dans les régions polaires arctiques et subarctiques est en forte croissance. Les voyages s’effectuent par voies maritimes ou aériennes , mais aussi par vies terrestres car beaucoup de liaisons routières desservent  de nombreuses régions arctiques .La présence d’une nature sauvage et inviolée  reste le principal point d’attraction. La pêche et la chasse  sont aussi des marchés importants  en dépit de la montée en puissance d’une éthique environnementale  qui s’oppose à ces pratiques .   

L’exemple du Yukon ( Alaska , États-Unis ) est particulièrement démonstratif . Le territoire du Yukon couvre 484 000 km2 soit 5% de la superficie totale du Canada .A l’exception d’une petite portion dans l’extrême nord, le Yukon fait partie de la zone biogéographique sub-arctique .Le Tourisme est devenu un secteur majeur de l’économie de ce territoire .Près de la moitié des entreprises du Yukon sont concernées par le Tourisme et le Tourisme est le premier employeur du secteur privé pour le territoire . 50 % de la population active du Yukon est directement ou indirectement liée au Tourisme .On estime le nombre de visiteurs annuels entre 175 000 et 195 000 .C’est à partir des années 1980 que le Tourisme et la Vie sauvage ont été inclus dans les plans de développement du territoire .Le rôle du Tourisme a été clairement défini : «wilderness provides  the essential character of this region  (among other functions) its forms a central them for our tourist industry » (Yukon department of renewable resources , 1990, p. 23 ).L’industrie touristique doit : -développer  un faisceau d’opportunités  pour permettre l’observation  et l’interprétation de la vie sauvage  à la fois dans l’arrière-pays et le long des grands axes routiers , -établir des programmes d’interprétation  pour informer les touristes sur la Nature  et la vie sauvage du Yukon , -développer des activités permettant aux visiteurs de se familiariser avec la Vie sauvage .Les motivations des visiteurs du Yukon sont diverses. Une enquête effectuée auprès d’un échantillonnage représentatif de la population touristique du territoire (début des années 1990) révélait cependant que 66% des touristes venaient pour les paysages et la nature sauvage, 36,2% pour l’histoire de la ruée vers l’or du Klondike, 33,8% pour les parcs nationaux, 30,7% pour l’histoire et la culture indigène , 27,5% pour les activités de randonnée . 

Dans les territoires du Nord-Ouest (Canada) la fréquentation touristique a connu aussi une hausse notable passant de 600 visiteurs en 1959 à 47600 en 1989 . La contribution de ces visiteurs à l’économie  du territoire du Nord-Ouest est importante . En 1995 l’industrie touristique dans les territoires du Nord-Ouest générait U.S $ 54 millions de revenus  et participait pour 2,7% au produit territorial brut . 2500 résidents  ( soit 1 sur 20 ) étaient directement ou indirectement employés dans le Tourisme .Le Tourisme occupe le troisième rang des exportations du territoire derrière les minerais et les hydrocarbures . Les activités traditionnelles de chasse et de pêche continuent d’être importantes mais un nombre croissant de visiteurs sont intéressés par l’observation de la vie sauvage .Chaque année plus de 20 000 touristes visitent Churchill ( Manitoba ) durant la période propice à l’observation des ours polaires  (entre le 1er octobre et le début de novembre ). Ils viennent observer 20 % de la population mondiale des ours polaires  qui se rassemblent sur les rivages de la baie d’Hudson pour chasser le phoque  au moment où se forme la banquise . L’écotourisme est aussi tourné vers l’observation des oiseaux  durant les mois de mai et de juin . L’observation de la vie sauvage est un secteur qui est aussi exploité dans le territoire du Yukon. C’est que l’on estime à plus de 250 000 le nombre de touristes , essentiellement des croisiéristes , qui viennent observer chaque année la vie sauvage sur le littoral de cette région.  

 

 

LES CROISIERES DANS L’ ARCTIQUE  

Le marché de la croisière est en pleine expansion. En 1971 500000 américains du nord étaient partis en croisière .Ce chiffre atteint aujourd’hui plus de 4 millions. Pour la seule période 1980-1987 le nombre de passagers de croisière embarquant depuis des ports nord-américains est passé de 1,43 millions  à 2,88 millions, soit un taux de croissance annuel de plus de 10%. Des croisières à destination de l’Antarctique sont offertes à des tarifs relativement bas . En décembre 1992 « Blyth and Company Travel » offrait une croisière  en Antarctique  à bord du navire canadien « M.V Northern Ranger » à des tarifs débutant  à U.S $ 2995 par passager  alors que les tarifs habituels pratiqués avoisinaient U.S $ 5900, dépassant parfois U.S $10.000 .Le nombre de croisiéristes embarquant dans les ports nord-américains  est passé de 5,1 millions en 1994 à 6,1 millions en 1997 et à plus de 10 millions en 2000 . Les régions de croisière incluent généralement les Caraïbes , les Bahamas, la Riviera mexicaine  et le canal de Panama ainsi que le bassin méditerranéen et l’Alaska . Les Caraïbes sont, de loin, la destination la plus populaire. D’autres régions qui, historiquement, n’étaient pas des destinations majeures , ont gagné récemment en popularité : l’Amérique du Sud, le nord-est des Etats-Unis  ainsi que les régions polaires de l’Arctique et surtout du Canada Arctique. 

La première croisière dans le Canada arctique fut organisée par Salen Lindblad  en 1984. Le « M.S Lindblad Explorer »  avec 98 passagers traversa le passage du Nord-Ouest d’est en ouest. La croisière suivante à travers le passage  fut effectué par le «World Discover» embarquant 140 passagers, en 1985. Il fallu ensuite attendre 1988 pour que de nouvelles  croisières soient organisées . La «Society Expeditions » organisa  une croisière à bord du «Society Explorer » avec 100 passagers  à travers le passage en 1988. La même année le « Special Expeditions » organisa une croisière à bord du « Polaris » avec 80 passagers le long des côtes du Groenland et de l’île de Baffin . Durant l’année 1992 5 croisières furent proposées, dont celle organisée par « Blyth and Company Travel » à travers le passage  à bord du «Kapitan Khlenikov », un brise-glaces de la compagnie de navigation d’Extrême Orient  appartenant à l’ex-Union Soviétique .  

LES PARCS NATURELS DANS L’ARCTIQUE  

Parmi les premiers espaces naturels protégés  beaucoup furent établis  dans les régions polaires au début du XXe siècle. Les premières zones protégées au nord du 60e degré  furent établis en 1909 avec la création de quatre parcs  nationaux en Suède . dans les quarante années qui suivirent  16 autres sites furent protégés .Quant à la Finlande elle créa 12 zones naturelles protégées en 1956. 

En 1985 175 zones protégées étaient attestées au nord du 60e degré  ( d’une superficie supérieure à 1000 hectares ou d’un superficie supérieure à 100 hectares , mais comprenant des îles ). Les deux grands pays de la région , la Russie et le Canada, possédant moins d’espaces protégés  que les pays  nordiques plus petits  et les dimensions de ces espaces protégés variaient énormément : depuis le parc national du Groenland  ( 70 millions d’hectares  )  aux 15 réserves ornithologiques de Svalbard  totalisant  19000 hectares . En Europe c’est la Suède qui a su le mieux préserver ses grands espaces polaires. Outre son rôle de pionnier dans la constitution des premiers parcs nationaux en Europe, c’est en Suède que furent créées, dès 1932, 2 réserves floristiques au Spitsberg et, depuis 1973, l’archipel du Svalbard  comporte 3 parcs nationaux, 2 réserves naturelles et 15 réserves ornithologiques .  

En 1998 la Norvège possédait 21 parcs nationaux, la Suède 25 , la Finlande 32 et la Russie 23. La région de la Toundra circum-arctique  est seulement représentée par 2 parcs nationaux à Svalbard (Suède ) , mais aucun encore en Russie. La région forestière circum-boréale offre  61 parcs dont 6 sont parmi les plus grands parcs nationaux d’ Europe , couvrant 5,3 millions d’ha. 

Au Canada les premiers parcs nationaux  se développèrent dans des lieux facilement accessibles  par le rail et situés au sud et à l’ouest du pays .Les parcs les plus récents ont été développés pour protéger des espèces menacées  (Wood Buffalo ( territoires du Nord-Ouest ), 1992), servir la demande  provinciale de loisirs (Les Prairies )  et aider le développement économique local  ( Les Maritimes) . Dans les années 1970 la volonté de protéger des écosystèmes menacés  a amené la création  de nombreux parcs dans le nord du pays .Trois parcs ont été créés en 1972 ( Auyuittuq, Kluane, Nahanni ) et 5 autres ont été établis depuis ( Ivavik, Ellesmere Island, Vuntut , Aulavik et Tuktut  Nogavit ) .  

En Alaska le premier «  major tract of ground set aside purposely to preserve  an area  for its  oustanding wildlife, scenic and other natural values » fut le parc national du Mont McKinley (aujoud’hui Denali ) créé en 1917 .Un an plus tard était créé le  Katmai national monument   et en 1925 le Glacier Bay national Monument .Le « Alaska national interest  lands conservation Act »  de 1980 étendit largement le système des parcs  et des zones protégées  dans cet état et, à ce jour, le 1/3 de l’Alaska est inclus dans des zones de protection de la nature , la moitié environ de ces territoires sont situés dans l’Arctique .  

Les parcs des régions polaires offrent aux touristes, outre le spectacle d’une nature sauvage , de nombreux sites historiques et la possibilité de rencontrer des communautés autochtones qui vivent souvent dans des territoires adjacents aux parcs .Le Katannilik Territorial Park  dans les territoires du Nord-Ouest a été décrit comme  un lieu où «adventurers may play and tourists find solitude » (Moss, 1994, p. 11 ) .  

Les parcs des régions polaires , comparés à ceux d’autres régions du Monde , attirent relativement peu de touristes . Le parc le plus populaire du nord du Canada, Kluane National Park, accueille 70 000 touristes par an environ ; le moins fréquenté, Aulavik,  en reçoit une cinquantaine seulement chaque année . Durant la dernière décennie (1990-2000) la fréquentation totale des 7 parcs est resté d’environ 80 000 visiteurs par an .  

La fréquentation des parcs naturels de l’Alaska est plus élevée. Glacier Bay National Park  dans le sud de l’Alaska  a reçu 405 246 touristes en 1998 ( dont 339 406 venus en croisières ) .Katmaï National Park  45 000 visiteurs , Wrangell St. Elias  National Park 25 000 visiteurs, …D’autres cependant ne recevaient que peu de touristes  , ainsi Gates of the Arctic National Park  ( 4 000 visiteurs ). 

Les impacts du Tourisme sont variables selon les sites mais le Tourisme a provoqué des problèmes dans de nombreuses régions et nombreux parcs naturels des zones arctiques. Les milieux polaire sont particulièrement vulnérables aux agressions humaines . Ainsi les sols, spécialement le permafrost, et la végétation polaire  sont particulièrement sensibles  à l’impact de la fréquentation humaine et, en particulier, aux passages des véhicules  à moteur , mais aussi aux passages des randonneurs pédestres ; en Scandinavie les dégâts s’observent aux abords des routes  où le passage répété des randonneurs  et des véhicules 4X4 endommagent la faune et la flore . Parmi les différentes solutions figurent l’interdiction d’accès aux zones les plus vulnérables , la fermeture des zones fragiles  ou des restrictions apportées aux activités de loisirs .En Scandinavie des phénomènes de «  mitage » des campagnes ont été observés jusque sur les marges septentrionales de la forêt boréale  où de nombreux norvégiens possèdent leur résidence secondaire («cabane en Laponie »). Le phénomène s’observe aussi en Finlande où le nombre de résidences secondaires a été multiplié par 4 de 1970 à 1990.  

La vie sauvage dans les parcs naturels des régions polaires peut être mise en danger par les humains , mais elle est aussi souvent la première attraction pour les touristes .Ainsi une attraction importante dans certaines zones polaires est la pêche sportive .Mais les eaux polaires ont une productivité limitée aussi une gestion de cette activité s’est -elle révélée nécessaire pour assurer le maintien des stocks de poissons. Dans le parc national de Katmaï ( Alaska )  un permis de pêche est délivré  par l’État, sa possession est exigée  par ailleurs le relâchage des animaux après capture est encouragé et des quotas ont été établis dans certains sites .   

L’augmentation du nombre de touristes augmente aussi les quantités de déchets .Or les climats froids et le sol gelé en permanence inhibent les mécanismes naturels de décomposition .  

Bien que les régions polaires soient des étendues le plus souvent inhabitées , de nombreux vestiges archéologiques et historiques sont attestés en différentes régions. Ils sont particulièrement vulnérables aux dégradations accidentelles  ou parfois intentionnelles. Les parcs de l’Arctique entretiennent des sites archéologiques ou historiques associés  aux explorations, à la chasse à la baleine , au commerce des fourrures , à la Seconde Guerre Mondiale, …La plupart des parcs ont du se doter de corps de police, de règlements et de plans de gestion destinés à protéger ces sites. C’est ainsi que la Suède a prise des mesures draconiennes pour protéger les monuments et les vestiges des régions polaires : tumulus de baleiniers du XVIIe siècle, croix orthodoxes dressées par les chasseurs pomores au XVIIe siècle, bâtiments édifiés par les explorateurs des XIXe-XXe siècles, …Mais l’étendue des territoires à protéger rend parfois ces mesures difficiles à appliquer , ainsi dans le parc national du nord-est du Groenland  qui couvre 972 000 km 2 (soit plus de deux fois la superficie de la France ! ).

 

 


 


1-Les sites de croisière les plus visités en Antarctique  ( 1997-1998 )

 

 

Port Lockroy , Wiencke Island

6429

Whales Bay , Deception Island

5344

Moon Bay , Half Moon Island

4382

Cuverville island

4143

Almirante Brown Station

3991

Petermann Islands

3866

Pendulum Cove , Deception island

3426

Hannah Point , Livingstone Island

3399

Gonz Videla , Waterboat Point

2998

Aitcho Islands

2499

          
 


 2-Nombre total de touristes dans certaines régions de l'Arctique au début des années 1990
 

 

Régions

Nombre de touristes

Alaska arctique

25000

Yukon Canada

177000

Territoires du Nord-Ouest , canada

48000

Groenland

6000

Svalbard

35000

Scandinavie septentrionale

500000

Russie ( estimations )

10000 ( estimation )


         

 


 3-Les touristes en Antarctique  ( 1980-1999 )
 

 

 

Mer

Air

Total

1980-81

855

n

855

1981-82

1441

n

1441

1982-83

719

2

721

1983-84

834

265

1099

1984-85

544

92

636

1985-86

631

151

782

1986-1987

1797

30

1827

1987-1988

2782

244

3026

1988-1989

3146

370

3516

1989-1990

2460

121

2581

1990-1991

4898

144

4842

1991-1992

6317

178

6495

1992-1993

7037

185

7222

1993-1994

7597

59

8016

1994-1995

8090

120

8210

1995-1996

9212

155

9367

1996-1997

7322

91

7413

1997-1998

9473

131

9604

1998-1999

10013

n

n

  
 

Documents annexes :
Le Tourisme polaire sur le Net
 

 

An Analysis of Cruise Ship Management Policies in Parks and Protected Areas in the Eastern Canadian Arctic de Janet Marquez (van Oordt) ( Thesis )
http://etd.uwaterloo.ca/etd/jmarquez2006.pdf

Tourism in Antarctica  ( Antarctica New Zealand Information sheet )
http://www.antarcticanz.govt.nz/downloads/information/infosheets/tourism.pdf

Nature based Tourism : experiences at the Volunteer Point Penguin Colonies in the Fakland Islands de H.M Otley ( 2005 )
http://www.marineornithology.org/PDF/33_2/33_2_181-187.pdf 

Antarctic Tourism ( …) de A.D Hemmings & R.Roura ( 2003 )
http://www.asoc.org/Documents/Tourism/IAPAmar03Hemmings.pdf 

Cruise Tourism on Svalbard .A risky business ? ( WWF International Arctic Program ,2004)
http://assets.panda.org/downloads/wwfcruisetourismonsvalbard2004_v5p3.pdf 

Antarctic Tourism. A frontier for Wilderness Management de G. Cessford
http://www.wilderness.net/library/documents/cessford.pdf 

Antarctic Tourism : Past, Present and Future de G. Mortimer ( 2004 )
http://www.development.tas.gov.au/antarctic/publications/2004%20-%20Greg%20Mortimer%20-%20Phillip%20Law%20Lecture.pdf 

Regulations of Antarctic Tourism de M. Clarke
http://www.kma-web.com/PolarTourism/PDFs/RegulationArcticTourism.pdf 

Protection measures against Antarctica’s tourist invasion ( Ecos , april-June 2004 )
http://www.publish.csiro.au/?act=view_file&file_id=EC119p7.pdf 

IAATO Overview of Antarctic Tourism Submitted by the International Association Of Antarctica Tour Operators (IAATO) ,2002-2003 Antarctic Season
http://www.iho.shom.fr/REG_HYD_COM/HCA/HCA3/HCA3-INF8_IAATO_OVERVIEW_OF_TOURISM.PDF 

Tourism in Antarctica ( Royal Geographical Society )
http://www.unlockingthearchives.rgs.org/resources/documents/tourism.pdf 

Tourism and other non governmental activities  (Antarctic Treaty Recommendations )
http://www.state.gov/documents/organization/15279.pdf 

Analyse de la situation du tourisme dans les Territoires du Nord-Ouest (Canada) de Rékia Bey ,Série "Master of Science" n°69 ,2004
http://ressources.iamm.fr/theses/69.pdf

     

 


 

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       Cette page a été mise à jour le 19/07/10

     

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