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  Le Tourisme polaire

            
 
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« Le tourisme polaire connaît un début de massification (…) Chaque année, plusieurs centaines de milliers de visiteurs débarquent dans l’une des nombreuses destinations prisées des régions polaires. Pour nombre de ces voyageurs, les régions polaires – l’Antarctique en particulier – représentent non seulement le bout du monde géographique, mais aussi la fin de l’imaginaire. » ( A.A GRENIER, 2009 )

L’attraction touristique des régions polaires est relativement récente .Mais on peut considérer que beaucoup d’explorateurs, de scientifiques, de chercheurs d’or, d’écrivains et d’artistes qui s’aventurèrent dans les régions polaires  au début du siècle avaient beaucoup de traits des touristes actuels. La publication des récits de leurs périples dans les régions arctiques contribuèrent largement à attirer l’attention du public sur ces régions .  

Aujourd'hui le tourisme polaire tire aussi une part de son succès de la diversité  de sa clientèle. Outre le facteur budgétaire, le tourisme polaire ne discrimine plus entre les âges ou la forme physique. Jadis réservé aux plus aventuriers en raison des défis physiques que représentaient l’accès à ces régions, les distances et les conditions de séjour, le tourisme polaire offre aujourd’hui une gamme de produits diversifiés, répondant aux besoins d’une gamme variée de touristes. « L’organisation du tourisme polaire autour de circuits établis et des services en milieu urbain permet du coup l’accueil d’un plus grand nombre de visiteurs et d’une clientèle plus diversifiée (…) » ( A.A GRENIER, 2009 ) .

En 1827 Le Tourisme polaire prit naissance quand Robert Everest , un explorateur himalayen , visita le Cap Nord  à l’extrémité de la Norvège .Le premier voyage  commercial organisé  à destination de Svalbard ( Norvège )  survint en 1871.En 1907 l’artiste et naturaliste  Ernest Thompson  effectua un voyage de 5000 kilomètres  en canoë à travers le Grand Nord canadien .En 1909 Agnès Dean Cameron , une institutrice retraitée de Chicago, réalisa un périple  à travers le Nord du Canada avec le soutien de la Compagnie de la Baie d’Hudson.  

Dans les années 1920-1930 le nombre de visiteurs dans les régions polaires augmenta régulièrement  et  de plus en plus nombreux furent les voyageurs à s’aventurer de plus en plus loin vers le nord du Canada, de l’Alaska  et de la Scandinavie. En 1937 le voyage dans l’arctique canadien  du S.S Nascopie armé par la Compagnie de la Baie d’Hudson permit l’embarquement de 22 passagers ( sur 150 ) classés comme « official tourists » .Dans les années 1930 «Thomas Cook and Sons » informaient le public qu’ils pouvaient organiser des croisières d’agrément  à destination du  Spitzberg , de l’Islande et du cap Nord .Entre 1935 et 1939 la destination touristique de Abisko en Suède, sur la ligne ferroviaire Luléa-Narvik ,attirait en moyenne 10 000 à 15 000 visiteurs par an . 

La Seconde Guerre Mondiale attira l’attention vers les régions les septentrionales et entraîna la construction de l’ «Alaska Highway» qui procurait aux touristes un moyen d’accès facile vers l’Alaska et le Yukon. Une desserte sans cesse améliorée de ces régions septentrionales , encouragea l’expansion du Tourisme vers les régions polaires au cours des années 1950.  

La vogue récente de l’écotourisme a accru l’ampleur de ce phénomène . Hall et Johnson note : «  For numerous reasons , it is impossible to estimate worldwide  number  of visitors in the Arctic and sub-Arctic . The boundaries  of areas for which statistics are collected , often in different ways, do not coincide with most definitions of Arctic  or sub-Arctic ”.Il est difficile d’estimer à l’échelle mondiale le nombre de visiteurs des régions arctiques .Huit pays possèdent des territoires dans ces zones  et , à l’exception du Groenland et de l’Islande, les régions et/ou les pays concernés n’établissent pas de distinction spécifique pour ce type de tourisme .On estime à environ 100 000 le nombre annuel de touristes dans les régions arctiques. Beaucoup de destinations vers l’Arctique sont dépourvues de postes frontaliers  ou d’autres moyens  appropriés permettant  de comptabiliser les flux .Par ailleurs s’il est facile d’obtenir les effectifs de passagers des grandes croisières, il est plus difficile  d’obtenir ceux  des yachts indépendants et des petites unités commerciales . Cependant le « World Wildlife Fund for Nature» (1998) procurait des données  :Alaska arctique : 25000 visiteurs , Yukon ( Canada ) : 177000, territoires du Nord-Ouest (Canada) : 48000 , Groenland : 6000, Svalbard : 35000, Scandinavie septentrionale : 500 000, Russie (estimation) : 10000. La Scandinavie constituait la première destination , suivie par les territoires du Nord-Ouest ( Canada ) .De nombreuses données sont disponibles pour certaines régions polaires. On estime ainsi que les territoires du Nord-Ouest avaient reçu 600 touristes en 1959 et 56000 en 1992 ( 85 % venant durant l’été )(1988 : 33000, 1989 : 47600, 1990 : 47600, 1992 : 47600). En Islande le nombre de touristes a plus que triplé  entre 1970 et 1995 passant de  50000 à 165000 visiteurs . La progression est aussi notable au Spitsberg où l’augmentation est de l’ordre de  12% par an ( plus de 30000 personnes )  depuis les années 1990. Le cap Nord  a reçu 140000 visiteurs en 1988 et 224000 en 1993. L’arctique sibérien s’ouvre aussi au Tourisme, la plupart des touristes voyagent à bord de brise-glace à propulsion nucléaire  qu empruntent la voie maritime du Nord . Le Tourisme de croisière en Alaska  qui débuta à la fin des années 1950 (1957 : 2500 touristes) atteignait 250 000 touristes en 1994 . Hall et Johnston remarquaient que  « northern destinations with greater road access have correspondingly higher tourist numbers ». Ce qui explique les 500 000 touristes de l’Arctique norvégien  et la grande popularité du Yukon  (accessible par l’ «Alaska Highway » ) comparée à celle des territoires du Nord-Ouest. Actuellement le nombre de touristes dans les régions polaires arctiques et subarctiques est en forte croissance. Les voyages s’effectuent par voies maritimes ou aériennes , mais aussi par vies terrestres car beaucoup de liaisons routières desservent  de nombreuses régions arctiques .La présence d’une nature sauvage et inviolée  reste le principal point d’attraction. La pêche et la chasse  sont aussi des marchés importants  en dépit de la montée en puissance d’une éthique environnementale  qui s’oppose à ces pratiques .   

L’exemple du Yukon ( Alaska , États-Unis ) est particulièrement démonstratif . Le territoire du Yukon couvre 484 000 km2 soit 5% de la superficie totale du Canada .A l’exception d’une petite portion dans l’extrême nord, le Yukon fait partie de la zone biogéographique sub-arctique .Le Tourisme est devenu un secteur majeur de l’économie de ce territoire .Près de la moitié des entreprises du Yukon sont concernées par le Tourisme et le Tourisme est le premier employeur du secteur privé pour le territoire . 50 % de la population active du Yukon est directement ou indirectement liée au Tourisme .On estime le nombre de visiteurs annuels entre 175 000 et 195 000 .C’est à partir des années 1980 que le Tourisme et la Vie sauvage ont été inclus dans les plans de développement du territoire .Le rôle du Tourisme a été clairement défini : «wilderness provides  the essential character of this region  (among other functions) its forms a central them for our tourist industry » (Yukon department of renewable resources , 1990, p. 23 ).L’industrie touristique doit : -développer  un faisceau d’opportunités  pour permettre l’observation  et l’interprétation de la vie sauvage  à la fois dans l’arrière-pays et le long des grands axes routiers , -établir des programmes d’interprétation  pour informer les touristes sur la Nature  et la vie sauvage du Yukon , -développer des activités permettant aux visiteurs de se familiariser avec la Vie sauvage .Les motivations des visiteurs du Yukon sont diverses. Une enquête effectuée auprès d’un échantillonnage représentatif de la population touristique du territoire (début des années 1990) révélait cependant que 66% des touristes venaient pour les paysages et la nature sauvage, 36,2% pour l’histoire de la ruée vers l’or du Klondike, 33,8% pour les parcs nationaux, 30,7% pour l’histoire et la culture indigène , 27,5% pour les activités de randonnée . 

Dans les territoires du Nord-Ouest (Canada) la fréquentation touristique a connu aussi une hausse notable passant de 600 visiteurs en 1959 à 47600 en 1989 . La contribution de ces visiteurs à l’économie  du territoire du Nord-Ouest est importante . En 1995 l’industrie touristique dans les territoires du Nord-Ouest générait U.S $ 54 millions de revenus  et participait pour 2,7% au produit territorial brut . 2500 résidents  ( soit 1 sur 20 ) étaient directement ou indirectement employés dans le Tourisme .Le Tourisme occupe le troisième rang des exportations du territoire derrière les minerais et les hydrocarbures . Les activités traditionnelles de chasse et de pêche continuent d’être importantes mais un nombre croissant de visiteurs sont intéressés par l’observation de la vie sauvage .Chaque année plus de 20 000 touristes visitent Churchill ( Manitoba ) durant la période propice à l’observation des ours polaires  (entre le 1er octobre et le début de novembre ). Ils viennent observer 20 % de la population mondiale des ours polaires  qui se rassemblent sur les rivages de la baie d’Hudson pour chasser le phoque  au moment où se forme la banquise . L’écotourisme est aussi tourné vers l’observation des oiseaux  durant les mois de mai et de juin . L’observation de la vie sauvage est un secteur qui est aussi exploité dans le territoire du Yukon. C’est que l’on estime à plus de 250 000 le nombre de touristes , essentiellement des croisiéristes , qui viennent observer chaque année la vie sauvage sur le littoral de cette région.  

 

 

LES CROISIERES DANS L’ ARCTIQUE  

Le marché de la croisière est en pleine expansion. En 1971 500000 américains du nord étaient partis en croisière .Ce chiffre atteint aujourd’hui plus de 4 millions. Pour la seule période 1980-1987 le nombre de passagers de croisière embarquant depuis des ports nord-américains est passé de 1,43 millions  à 2,88 millions, soit un taux de croissance annuel de plus de 10%. Des croisières à destination de l’Antarctique sont offertes à des tarifs relativement bas . En décembre 1992 « Blyth and Company Travel » offrait une croisière  en Antarctique  à bord du navire canadien « M.V Northern Ranger » à des tarifs débutant  à U.S $ 2995 par passager  alors que les tarifs habituels pratiqués avoisinaient U.S $ 5900, dépassant parfois U.S $10.000 .Le nombre de croisiéristes embarquant dans les ports nord-américains  est passé de 5,1 millions en 1994 à 6,1 millions en 1997 et à plus de 10 millions en 2000 . Les régions de croisière incluent généralement les Caraïbes , les Bahamas, la Riviera mexicaine  et le canal de Panama ainsi que le bassin méditerranéen et l’Alaska . Les Caraïbes sont, de loin, la destination la plus populaire. D’autres régions qui, historiquement, n’étaient pas des destinations majeures , ont gagné récemment en popularité : l’Amérique du Sud, le nord-est des Etats-Unis  ainsi que les régions polaires de l’Arctique et surtout du Canada Arctique. 

La première croisière dans le Canada arctique fut organisée par Salen Lindblad  en 1984. Le « M.S Lindblad Explorer »  avec 98 passagers traversa le passage du Nord-Ouest d’est en ouest. La croisière suivante à travers le passage  fut effectué par le «World Discover» embarquant 140 passagers, en 1985. Il fallu ensuite attendre 1988 pour que de nouvelles  croisières soient organisées . La «Society Expeditions » organisa  une croisière à bord du «Society Explorer » avec 100 passagers  à travers le passage en 1988. La même année le « Special Expeditions » organisa une croisière à bord du « Polaris » avec 80 passagers le long des côtes du Groenland et de l’île de Baffin . Durant l’année 1992 5 croisières furent proposées, dont celle organisée par « Blyth and Company Travel » à travers le passage  à bord du «Kapitan Khlenikov », un brise-glaces de la compagnie de navigation d’Extrême Orient  appartenant à l’ex-Union Soviétique .  

Le tourisme ne cesse de connaître une progression exponentielle en Arctique. En Arctique, le nombre de touristes est passé d’environ 1 million au début des années 1990 à plus de 1,5 million en 2007. Alors qu'on dénombrait 28 190 visiteurs au Svalbard norvégien en 2003, ils étaient 80 000 en 2009. 150 000 touristes présents sur 70 bateaux longent chaque année les côtes du Groenland dans les années 2010. Au Canada, la première croisière le long de la route du Nord-Ouest remonte à 1984. En 2007, 12 navires assuraient un service touristique dans la région. En Russie, il est possible d'effectuer une croisière à bord d'un brise-glace nucléaire. Enfin, le tourisme pédestre attire les amateurs de nature en Alaska : écotourisme, chasse, trekking, parc naturels... Pour leur part, les voyages aériens ont connu une progression de 430 % entre 1993 et 2007. Le nombre des croisières est lui aussi en forte augmentation, on est passé d'un million de visiteurs dans les années 90 à 1,5 million au début des années 2010. On dénombre environ une vingtaine de croisières par an effectuées à bord de navires à coque renforcée ou de brise-glaces russes loués pour faire du tourisme. Le potentiel touristique des croisières polaires est certain.

(Les zones d'activité marines de l'Arctique source : Arctic Council CAFFPAME )

LES PARCS NATURELS DANS L’ARCTIQUE  

Parmi les premiers espaces naturels   protégés  beaucoup furent établis  dans les régions polaires au début du XXe siècle. Les premières zones protégées au nord du 60e degré  furent établis en 1909 avec la création de quatre parcs  nationaux en Suède . dans les quarante années qui suivirent  16 autres sites furent protégés .Quant à la Finlande elle créa 12 zones naturelles protégées en 1956. 

En 1985 175 zones protégées étaient attestées au nord du 60e degré  ( d’une superficie supérieure à 1000 hectares ou d’un superficie supérieure à 100 hectares , mais comprenant des îles ). Les deux grands pays de la région , la Russie et le Canada, possédant moins d’espaces protégés  que les pays  nordiques plus petits  et les dimensions de ces espaces protégés variaient énormément : depuis le parc national du Groenland  ( 70 millions d’hectares  )  aux 15 réserves ornithologiques de Svalbard  totalisant  19000 hectares . En Europe c’est la Suède qui a su le mieux préserver ses grands espaces polaires. Outre son rôle de pionnier dans la constitution des premiers parcs nationaux en Europe, c’est en Suède que furent créées, dès 1932, 2 réserves floristiques au Spitsberg et, depuis 1973, l’archipel du Svalbard  comporte 3 parcs nationaux, 2 réserves naturelles et 15 réserves ornithologiques .  

En 1998 la Norvège possédait 21 parcs nationaux, la Suède 25 , la Finlande 32 et la Russie 23. La région de la Toundra circum-arctique  est seulement représentée par 2 parcs nationaux à Svalbard (Suède ) , mais aucun encore en Russie. La région forestière circum-boréale offre  61 parcs dont 6 sont parmi les plus grands parcs nationaux d’ Europe , couvrant 5,3 millions d’ha. 

 

 

Au Canada les premiers parcs nationaux  se développèrent dans des lieux facilement accessibles  par le rail et situés au sud et à l’ouest du pays .Les parcs les plus récents ont été développés pour protéger des espèces menacées  (Wood Buffalo ( territoires du Nord-Ouest ), 1992), servir la demande  provinciale de loisirs (Les Prairies )  et aider le développement économique local  ( Les Maritimes) . Dans les années 1970 la volonté de protéger des écosystèmes menacés  a amené la création  de nombreux parcs dans le nord du pays .Trois parcs ont été créés en 1972 ( Auyuittuq, Kluane, Nahanni ) et 5 autres ont été établis depuis ( Ivavik, Ellesmere Island, Vuntut , Aulavik et Tuktut  Nogavit ) .  

En Alaska le premier «  major tract of ground set aside purposely to preserve  an area  for its  oustanding wildlife, scenic and other natural values » fut le parc national du Mont McKinley (aujoud’hui Denali ) créé en 1917 .Un an plus tard était créé le  Katmai national monument   et en 1925 le Glacier Bay national Monument .Le « Alaska national interest  lands conservation Act »  de 1980 étendit largement le système des parcs  et des zones protégées  dans cet état et, à ce jour, le 1/3 de l’Alaska est inclus dans des zones de protection de la nature , la moitié environ de ces territoires sont situés dans l’Arctique .  

Les parcs des régions polaires offrent aux touristes, outre le spectacle d’une nature sauvage , de nombreux sites historiques et la possibilité de rencontrer des communautés autochtones qui vivent souvent dans des territoires adjacents aux parcs .Le Katannilik Territorial Park  dans les territoires du Nord-Ouest a été décrit comme  un lieu où «adventurers may play and tourists find solitude » (Moss, 1994, p. 11 ) .  

Les parcs des régions polaires , comparés à ceux d’autres régions du Monde , attirent relativement peu de touristes . Le parc le plus populaire du nord du Canada, Kluane National Park, accueille 70 000 touristes par an environ ; le moins fréquenté, Aulavik,  en reçoit une cinquantaine seulement chaque année . Durant la dernière décennie (1990-2000) la fréquentation totale des 7 parcs est resté d’environ 80 000 visiteurs par an .  

La fréquentation des parcs naturels de l’Alaska est plus élevée. Glacier Bay National Park  dans le sud de l’Alaska  a reçu 405 246 touristes en 1998 ( dont 339 406 venus en croisières ) .Katmaï National Park  45 000 visiteurs , Wrangell St. Elias  National Park 25 000 visiteurs, …D’autres cependant ne recevaient que peu de touristes  , ainsi Gates of the Arctic National Park  ( 4 000 visiteurs ). 

Les impacts du Tourisme sont variables selon les sites mais le Tourisme a provoqué des problèmes dans de nombreuses régions et nombreux parcs naturels des zones arctiques. Les milieux polaire sont particulièrement vulnérables aux agressions humaines . Ainsi les sols, spécialement le permafrost, et la végétation polaire  sont particulièrement sensibles  à l’impact de la fréquentation humaine et, en particulier, aux passages des véhicules  à moteur , mais aussi aux passages des randonneurs pédestres ; en Scandinavie les dégâts s’observent aux abords des routes  où le passage répété des randonneurs  et des véhicules 4X4 endommagent la faune et la flore . Parmi les différentes solutions figurent l’interdiction d’accès aux zones les plus vulnérables , la fermeture des zones fragiles  ou des restrictions apportées aux activités de loisirs .En Scandinavie des phénomènes de «  mitage » des campagnes ont été observés jusque sur les marges septentrionales de la forêt boréale  où de nombreux norvégiens possèdent leur résidence secondaire («cabane en Laponie »). Le phénomène s’observe aussi en Finlande où le nombre de résidences secondaires a été multiplié par 4 de 1970 à 1990.  

La vie sauvage dans les parcs naturels des régions polaires peut être mise en danger par les humains , mais elle est aussi souvent la première attraction pour les touristes .Ainsi une attraction importante dans certaines zones polaires est la pêche sportive .Mais les eaux polaires ont une productivité limitée aussi une gestion de cette activité s’est -elle révélée nécessaire pour assurer le maintien des stocks de poissons. Dans le parc national de Katmaï ( Alaska )  un permis de pêche est délivré  par l’État, sa possession est exigée  par ailleurs le relâchage des animaux après capture est encouragé et des quotas ont été établis dans certains sites .   

L’augmentation du nombre de touristes augmente aussi les quantités de déchets .Or les climats froids et le sol gelé en permanence inhibent les mécanismes naturels de décomposition .  

Bien que les régions polaires soient des étendues le plus souvent inhabitées , de nombreux vestiges archéologiques et historiques sont attestés en différentes régions. Ils sont particulièrement vulnérables aux dégradations accidentelles  ou parfois intentionnelles. Les parcs de l’Arctique entretiennent des sites archéologiques ou historiques associés  aux explorations, à la chasse à la baleine , au commerce des fourrures , à la Seconde Guerre Mondiale, …La plupart des parcs ont du se doter de corps de police, de règlements et de plans de gestion destinés à protéger ces sites. C’est ainsi que la Suède a prise des mesures draconiennes pour protéger les monuments et les vestiges des régions polaires : tumulus de baleiniers du XVIIe siècle, croix orthodoxes dressées par les chasseurs pomores au XVIIe siècle, bâtiments édifiés par les explorateurs des XIXe-XXe siècles, …Mais l’étendue des territoires à protéger rend parfois ces mesures difficiles à appliquer , ainsi dans le parc national du nord-est du Groenland  qui couvre 972 000 km 2 (soit plus de deux fois la superficie de la France ! ).

 

 

LE TOURISME DANS L'ANTARCTIQUE

Après un début modeste en 1958, le nombre de croisiéristes antarctiques s’est accru de 344 % au cours de la période 1995-2010, tandis que le nombre de visiteurs terrestres a connu une hausse de 917 % depuis 2000. Puis il a chuté fortement à moins de 27 000 en 2011-2012, pour remonter à 34 000 en 2012-2013. De moins de 5 000 en 1990, ils sont désormais 40 000 par an.

Les visiteurs se rendent principalement dans les zones non recouvertes de glace de façon permanente, qui représentent moins de 1 % de la surface de l’Antarctique. Ces zones abritent la plupart de la faune et la flore répertoriées sur le continent.

On rencontre deux types de tourisme : soit la croisière d’une semaine à dix jours au départ d’Ushuaia avec une escale tous les jours sur le continent Antarctique (au niveau de la  péninsule Antarctique ou Terre de Graham), soit une circumnavigation d’une soixantaine de jours. Le premier cas est le plus fréquent, se pratique l’été, ne nécessite pas le recours aux brise-glaces. Son coût est élevé mais reste moindre que la circumnavigation (trois fois plus cher) qui nécessite entre-autre le recours à des brise-glaces (russes, loués par des compagnies américaines). Dans le cas des croisières avec escales, les itinéraires ne sont pas garantis, ils sont décidés au jour le jour, selon un certain nombre de paramètres dont les conditions climatiques et de navigation. Les intérêts touristiques de ces croisières sont la navigation en tant que telle (sentiment d’être seul au monde) et les sites à terre (flore et faune -animaux - bases scientifiques, histoire des expéditions). Les armateurs recensés par l’IAATO doivent satisfaire aux protocoles "navire propre" et "passager propre". Ainsi seuls les navires de moins de 360 passagers sont autorisés à faire des escales avec débarquement par groupe de 100 passagers maximum à chaque fois. Les débarquements se réalisent en respectant scrupuleusement des consignes strictes : port du gilet de sauvetage, comptage des touristes, briefing sur les bonnes pratiques (porter des bottes lavées avant et après l’escale, ne rien jeter, ne rien ramasser).

En 1991, sept « Tours opérateurs » se réunissent aux Etats-Unis pour créer l’association  IAATO (International Association of Antarctica Tours Operators), l’objectif étant de définir un code de conduite des visiteurs en Antarctique et encadrer l’activité touristique sur ce  continent très peu visité et très vulnérable. Depuis cette date, plus de 95% des Tours Opérateurs qui proposent des séjours en Antarctique ont adhéré à l’association, avec 110 membres en 2012. L’association IAATO, en relation très étroite avec le Comité des pays signataires du Traité Antarctique, participe aux comités scientifiques, fait un état régulier des observations sur le terrain, agit en cas d’évènement qui pourrait être dommageable pour un site lui-même ou la faune. Lors d’épidémies décelées sur une colonie, la zone peut être fermée aux touristes. Dans le cas où un lieu devient est victime de surfréquentation , des restrictions d’accés peuvent être apportées, sur le nombre de visiteurs ou la taille des bateaux. D’autre part, ne peuvent débarquer plus de 100 personnes sur un même site, au même moment. Chaque groupe de 20 personnes doit être encadré par une guide spécialiste de la région.

L’absence claire de réglementation touristique, en plus de son impact sur l’écosystème, est un problème car la zone reste dangereuse pour le tourisme. Le navire russe Akademik Shokalskyi et ses 52 touristes étaient restés bloqués par les glaces du 24 décembre 2013 au 2 janvier 2014.

En 2013 les pays les mieux représentés en Antarctique restaient les Etats-Unis (31,1%), l’Allemagne (11,1%), l’Australie (10,8%) et Royaume-Unis (10,2%). le marché français était peu développé, il ne représentait que qu’un faible pourcentage de visiteurs sur l’ensemble des touristes, avec 2,9%.Un pays vient d’apparaitre récemment, la Chine, avec 88 visiteurs en 2005/2006, les Chinois représentaient en 2013 actuellement 6,8% des visiteurs.

 

 


 


1-Les sites de croisière les plus visités en Antarctique  ( 1997-1998 )

 

 

Port Lockroy , Wiencke Island

6429

Whales Bay , Deception Island

5344

Moon Bay , Half Moon Island

4382

Cuverville island

4143

Almirante Brown Station

3991

Petermann Islands

3866

Pendulum Cove , Deception island

3426

Hannah Point , Livingstone Island

3399

Gonz Videla , Waterboat Point

2998

Aitcho Islands

2499

          
 


 2-Nombre total de touristes dans certaines régions de l'Arctique au début des années 1990
 

 

Régions

Nombre de touristes

Alaska arctique

25000

Yukon Canada

177000

Territoires du Nord-Ouest , canada

48000

Groenland

6000

Svalbard

35000

Scandinavie septentrionale

500000

Russie ( estimations )

10000 ( estimation )


         

 


 3-Les touristes en Antarctique  ( 1980-1999 )
 

 

 

Mer

Air

Total

1980-81

855

n

855

1981-82

1441

n

1441

1982-83

719

2

721

1983-84

834

265

1099

1984-85

544

92

636

1985-86

631

151

782

1986-1987

1797

30

1827

1987-1988

2782

244

3026

1988-1989

3146

370

3516

1989-1990

2460

121

2581

1990-1991

4898

144

4842

1991-1992

6317

178

6495

1992-1993

7037

185

7222

1993-1994

7597

59

8016

1994-1995

8090

120

8210

1995-1996

9212

155

9367

1996-1997

7322

91

7413

1997-1998

9473

131

9604

1998-1999

10013

n

n

  


 4-Les touristes en Antarctique  ( 1980-1996 et 1992-2007 )
 

 

 

 

Documents annexes :
Le Tourisme polaire sur le Net
 

Conceptualisation du tourisme polaire : cartographier une expérience aux confins de l’imaginaire par Alain Grenier, Teoros, 28-1 | 2009 : Tourisme polaire, p.7-19. Le tourisme polaire connaît un début de massification. Compte tenu des grands espaces et des ressources naturelles et culturelles relativement fragiles auxquelles il fait appel, ce tourisme nécessite des modes de gestion particuliers. La création de codes de conduite pour sensibiliser les visiteurs à l’adoption de pratiques environnementales ne suffit t pas à enrayer les comportements délinquants. En soutenant l’idée que la gestion des ressources dont dépend un phénomène social nécessite une compréhension de son concept, cet article se penche sur la conceptualisation de l’expérience du tourisme polaire. Celui-ci demeure non défi ni, sauf peut-être dans une perspective géographique…..

Le tourisme polaire et sa construction dans l’histoire : regard centré sur les années 1930 par Denis JALLAT, Teoros, 28-1 | 2009 : Tourisme polaire, p.21-28. En France, le développement du tourisme dans les zones polaires s’inscrit comme le résultat d’un « goût » pour les pôles qui s’est progressivement construit dans la société au cours du XXe siècle. Dans une période complexe, les années 1930, il aura également permis de faire accepter à la population française les politiques scientifiques mais aussi géostratégiques que le pays mène dans les terres de glace. La presse, et en particulier le presse scientifique grand public, est alors utilisée afin de démontrer l’utilité pour tous des recherches qui sont développées dans ces régions. Les médias parviennent ainsi à banaliser la destination…..

TOURISM IN THE ANTARCTIC REGION. THE DILEMMA OF DEVELOPMENT AND ENVIRONMENT PROTECTION by Zygmunt Kruczek, Current Issues of Tourism Research, Vol. 1,. STS Science Centre, London 2011, s. 19-25. More and more often the Antarctic constitutes the goal of exotic travel. The tourists are attracted here by the entirely different natural conditions, by incredible landscapes and natural phenomena. Yet the reception potential relating to the tourist movement in the Antarctic is limited. In an attempt to preserve the local ecosystem, the Antarctic Treaty System which assumes that the region will focus on the needs of science and tourism, was introduced. The International Association of Antarctic Tour Operators (IAATO), which drafted the principles of the organization of tourism in this region, is responsible for the coordination of the tourist economy here. Towards the end of the first decade of the XXI c., the number of tourists in the Antarctic region has exceeded 40 thousand, which seems a maximum figure (the boom phase in the Butler cycle) whereas a further growth of tourism exploration should be restricted, as regards sheer numbers and induced to introduce less harmful tourist behavior from the point of view of environment protection….

CODE of Conduct for Arctic Tourists, WWF International Arctic Program, 4 p.

Tourisme et environnement polaire : enjeux et perspectives par Samuel Etienne, 11 p. Univers minéral et glacé, aux limites de la vie, le monde polaire attire et attise l’imaginaire de l’homme occidental depuis des siècles. Alimentée par une littérature de voyages et d’explorations aux accents héroïques et/ou dramatiques (Roald Amundsen, Robert Scott, James Cook, Robert Peary, Ernest Shackleton), aux contenus ethnographiques exotiques (Paul-Emile Victor, Jean Malaurie, voire Jørn Riel), ou terres des derniers exploits des aventuriers de l’ère contemporaine (Jean-Louis Etienne, Laurence de la Ferrière, Nicolas Vanier), la destination polaire ne cesse de fasciner. Cependant, de rêves fous d’aventuriers intrépides à destination touristique grand public vendue sur catalogue, le monde polaire aura fait au cours du siècle passé sa « révolution démocratique », sa fréquentation n’étant plus question de bravoure ou de conditions physiques exceptionnelles, mais plus  pragmatiquement de pouvoir d’achat…..

Tourism in the Polar Regions. The Sustainability Challenge by John Snyder. UNEP & International Ecotourism Society, 68 p. During the past two centuries tourism has grown to become the single largest human presence in many Arctic regions. Visitors to the Arctic now greatly exceed their host population at many popular destinations, and Arctic communities are increasingly reliant on the jobs, income, and business revenues tourism generates. The Russian Arctic and part of Canadian Arctic are the general exceptions to this picture. Many Native Peoples, particularly those recently attaining self-rule, view tourism as a more sustainable economic endeavor than their historically tenuous dependence on either subsistence or resource extraction economies…..

Le tourisme polaire, moteur pour le développement territorial par Jean-Christophe Mellier, 2012, MASTER TOURISME - HOTELLERIE – ALIMENTATION, Parcours « Tourisme et Développement », UNIVERSITÉ DE TOULOUSE II- LE MIRAIL, CENTRE D’ÉTUDES DU TOURISME, DE L’HÔTELLERIE ET DES INDUSTRIES DE L’ALIMENTATION, 100 p. Les récentes prises de conscience écologiques ont mis en exergue la fragilité des régions polaires auprès du grand public. Les pôles terrestres ont toujours été des lieux de fascination pour l’Homme. Au début du XXème siècle, les explorateurs ont attisé la curiosité des foules au travers de leurs aventures. Ces territoires avant tout étaient des espaces de conquête du point de vue des occidentaux. Les conditions extrêmes de ces territoires repoussent, font peur et éloignent. Plus récemment, les scientifiques ont été les principaux acteurs de ces territoires. Cependant, peu ont traité les sociétés traditionnelles vivant depuis des générations au-delà du pôle Nord et elles disposent aujourd’hui d’un vécu, d’une expérience et d’une connaissance du territoire bien plus poussée…

Arctic Economics in the 21st Century. The Benefits and Costs of Cold by Heather A. Conley, A Report of the CSIS ( Center for Strategic and International Studies ) Europe Program, July 2013, 74 p. From the nineteenth century Alaskan gold rush to today’s modern- day rush to explore for oil, gas, and mineral resources, economic interests have and will continue to powerfully shape the Arctic’s future development. As the polar ice cap rapidly melts, the choices Arctic states make regarding the development of these economic resources, the protection of a fragile ecosystem, and the balance these states strike between development and preservation will defi ne the Arctic for the next century…

EXPANSION DU TOURISME DE CROISIÈRE DANS L’ARCTIQUE CANADIEN : ANALYSE DU DISCOURS DES OPÉRATEURS POTENTIELS ET ACTUELS par PIERRE-LOUIS TÊTU, Mémoire , Faculté des études supérieures et postdoctorales de l’Université Laval, Dpt.de Géographie, 2012, 159 p. Since 1995, the fast melting of the summer pack in the Canadian Arctic precludes the possibility of increased tourism shipping. In this context of gradual reduction of Arctic Sea Ice, the Medias and some researchers, given the strong popularity of cruises around the Arctic, have been the spokesmen of an inevitable increase in the Canadian Arctic. This research aims to analyse the outlook for the tourist shipping in the Canadian Arctic through representations it generates at different scales. It appears strong mitigated opinions. On the one hand, the owners and operators of cruise ships aren’t interested in expanding their business activities due to a variety of logistical elements, as well as passengers who wish to preserve the intimate of those small expedition vessels. On the other hand, local communities, struggling with serious socioeconomic problems and eager for extra income are strongly interested in the expansion of industry…..

TOURISM DEVELOPMENT IN PERIPHERAL AREAS. Processes of Local Innovation and Change in Northern Sweden by Patrick Brouder, 2013, Thesis, Department of Tourism Studies and Geography, Mid Sweden University, Östersund, Sweden, 106 p. Tourism has reached almost all regions of the world and has had a notable growth in the peripheral regions of Europe. Attempts at tourism development in rural and peripheral areas have resulted in widely varying outcomes and have often been undertaken as a last resort by communities. Despite mixed results, tourism persists as a tool for regional development. There has not been so much research on the evolving nature of tourism entrepreneurship in regions where tourism is relatively new as a commercial/entrepreneurial activity, e.g., the rural and peripheral north of Europe. This thesis presents Northern Sweden as a regional case study but it is reasonable to assume that the research results are transferable to similar regions with a similar range of nature-based tourism in small communities…

Regulation of Antarctic Tourism by Michelle Clarke, 16 p. Antarctica has been formally designated a “natural reserve dedicated to peace and science” (Natural Environment Research Council British Antarctic Survey, 2004 p.1).Antarctica has no permanent inhabitants, so instead it has been managed for the past halfcentury through the Antarctic Treaty System (International Association of Antarctic Tourism Operators, 2005). With cooperation of nearly 50 countries this area has and will continue to be a unique and pristine environment. Checks and controls are becoming more important with the increased number of people visiting the Antarctic every year. (Natural Environment Research Council British Antarctic Survey, 2004) The Antarctic Treaty System “The improved technology and knowledge of the last 100 years have allowed humans greater…..

Tourism in Antarctica: History, Current Challenges and Proposals for Regulation by Juan Y. Harcha, (2006). LLM Theses and Essays, University of Georgia , 111 p. As the Antarctic area has become an object of interest to the whole of humanity, it comes as no surprise that every season more people visit Antarctica to marvel at its assorted fauna and stunning landscapes, to walk over its ice-covered surface, to participate in a mountaineering journey or any other nature-based activity. Thus, tourism to the white continent has emerged in several countries as a novel undertaking and a profitable business, contributing to economic development…..

     

 


 

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