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  Le Tourisme en Afrique subsaharienne

           

  Généralités


«Tourism in most sub-Sahara African countries is hardly an industry since the tourism infrastructure is weak, tourism organization is poor, and net rescue  is meagre. Almost all tourists arrivals  consist of african nationals, resident abroad, returning to visit friends and relatives, business visitors, and those visiting expatriate residents.The primary vacation or leisure tourism sector is undeveloped “ TEYE V. B , 1991.- Prospects  for Regional Tourism Cooperation  in : MEDLIK S. (Edit.) , Managing Tourism, P.286-296, Oxford, Butterworth-Heinemann Ltd., p.288 )
 

L'Afrique subsaharienne est une immense réserve touristique encore en friche. Cette partie du Monde est encore sous - représentée en tant que destination dans les statistiques du Tourisme international; elle fait figure de parent pauvre. Le tourisme dans cette partie du Monde présente de nombreux traits spécifique des pays sous-développés. Il est vrai que la misère, la famine, la guerre et le sida ne constituent pas la meilleure des invitations au voyage .Le tourisme dans cette région du Monde souffre d'une image globalement négative qui n'épargne guère que les îles de l'Océan indien, dont les traits africains sont d'ailleurs peu évidents.

La part de l’Afrique dans le Tourisme mondial est plutôt faible en regard de la dimension géographique du continent et de sa population. Les arrivées de touristes internationaux sont passées  de 10 millions en 1987, à 15 millions en 1990, 18 millions en 1993  et 20  millions en 1996. Concernant spécifiquement l'Afrique subsaharienne les arrivées de touristes internationaux sont passées de 6,8 millions en 1990, à 12,8 millions en 1995, 17,7 millions en 2000 et 23,3 millions en 2006. Quant aux recettes générées par le Tourisme international sur le continent africain elles sont passées  de 3800 millions de dollars en 1987, à 5300 millions en 1990, 6100 millions en 1993 et 7700 millions en 1996. Mais quand ces données sont mises en parallèle avec celles du Tourisme international en général, elles apparaissent comme relativement faibles. Les arrivées sur le continent africain représentaient 2,5% des flux touristiques mondiaux en 1985, 3,3% en 1990, 3,5% en 1993, 3,4 % en 1996. Tandis que les recettes générées par ce même tourisme international passaient de 2,5% en 1980 à 2,2 % en 1985 et à 2% en 1990, 1,9% en 1993 et 1,8% en 1996 . Par ailleurs la plupart des touristes se rendent en Afrique du Nord, en Afrique du sud et en Afrique orientale. En 1996 sur 20 millions d’arrivées de touristes, 36 % se rendaient en Afrique du nord,  30, 5 % en Afrique du sud, 23,9% en Afrique orientale, 8,15% en Afrique occidentale et  1,6% en Afrique centrale.

 Les arrivées du Tourisme mondial s'élevaient à 665933000 millions de touristes en 1999 (455100000 en 1990 et 567381000 en 1994) et les recettes  générées par cette activité à 455000 millions d'euros en 1999 (406317 millions d'euros en 1995 et 439896000 en 1997). A l'échelle mondiale la dispersion des activités touristique se fait pour l'essentiel au profit des pays développés  d'Europe et d'Amérique du nord  qui ont reçu 381 939 000 touristes en 1998 (122027000 en 1995) soit des recettes s'élevant à 229649 millions d'euros en 1998 (120697 millions de $ US en 1995). En contraste l'Afrique  a reçu 25 023000 touristes internationaux en 1998 (7337000 en 1980, 15845000 en 1991, 20327000 en 1995 et 23419000 en 1997) soit des recettes touristes s'élevant à 441255000 euros en 1998 (407317000 euros en 1995 et 439896000 euros en 1997 ).

A l’échelle du contient le Tourisme n’est réellement développé que dans un nombre limité de pays: Tunisie, Afrique du sud, Maroc, Kenya, Botswana, Maurice et Namibie. De manière générale le nombre de touristes est relativement faible en Afrique occidentale où les potentialités touristiques sont essentiellement d’ordre culturel, spécialement pour les afro-américains. es paysages spectaculaires de l’Afrique orientale, grands volcans et vastes parcs nationaux, sont absents de l’Afrique occidentale. Sur le continent africain 4 pays captent l'essentiel des flux touristiques, dont un seul pays d'Afrique subsaharienne : l'Afrique du Sud (5 898 000 en 1998, 9900000 en 2009), la Tunisie (4718000 en 1998, 6900000 en 2009), le Maroc (3243000 en 1998, 8340000 en 2009) et l'Egypte ( 4797000 en 1997 et 12535000 en 2009 ).

En 2009 le continent africain a été le seul à enregistrer une croissance significative de son industrie touristique avec 6,4 % de visiteurs en plus en Afrique du Nord et 1,7 % au sud du Sahara. l’Égypte, l’Afrique du Sud, le Maroc et la Tunisie ont accueilli les deux tiers des touristes du continent.
 

    

Les arrivées de touristes internationaux en Afrique du sud (1997-2007 )
(Data source: Department of Tourism)
 

La première destination touristique de l'Afrique subsaharienne est l'Afrique du sud. L’Afrique du Sud a attiré 9,6 millions de touristes en  2008  et 9,9 millions de touristes en 2009 dans un contexte mondial difficile où la croissance des flux touristiques avoisinait les 6 %. Les prévisions pour les années à venir semblent prometteuses, avec + 14 % de croissance d’ici 2014. Une étude réalisée par Statistics South Africa sur le profil des touristes visitant l’Afrique du Sud révèle que 22 % des visiteurs sont d’origine britannique, 12 % américaine, 11 % d’allemande, 6 % d’ hollandaise et 5 % de française. Cette étude ne prend pas en compte les visiteurs africains des pays limitrophes (estimés à plus de 6 millions de personnes chaque année) qui franchissent la frontière pour quelques heures ou quelques jours, ceci à des fins commerciales ou économiques. La durée moyenne du séjour par voyageur est d’une dizaine de nuitées et la dépense quotidienne est évaluée à 200 euros. Les villes les plus visitées sont Johannesburg, Pretoria et le Cap. 

L’écotourisme bénéficie de la plus forte croissance du secteur. La biodiversité séduit les touristes du monde entier. Il est à noter que plus de 50 % d’entre eux visitent une réserve animalière durant leur séjour. Par ailleurs, un tourisme national, notamment issus de la classe émergente noire, émerge rapidement. Le tourisme d’affaires enregistre également une forte croissance : 63 % des conférences africaines se tiennent en Afrique du Sud, et le pays possède plus de 1 000 lieux de conférence et d’exposition de rang mondial. Ce segment « tourisme d’affaires » emploie 12 000 personnes et réalise un chiffre d’affaires de 280 millions d’euros, dont 100 millions pour les seules conférences. 

Les visiteurs étrangers seront moins nombreux que prévu en Afrique du Sud pendant la Coupe du monde de football, organisée pour la première fois dans ce pays du 11 juin au 11 juillet 2010.Les prévisions initiales (450 000 visiteurs ) ont été ramenées à 375 000 puis à 250 000. Les causes de cette désaffection sont multiples : le coût élevé des billets d'avion pour se rendre en Afrique du Sud, les appréhensions liés à une forte criminalité (18487 assassinats en 2008, soit 50 crimes par jour), le système de réservations de chambres imposé par la société spécialisée Match, partenaire de la Fédération internationale de football (Fifa). Cependant la couverture médiatique (25 à 26 milliards de téléspectateurs ) devrait changer en profondeur changer  la perception que le monde a de l'Afrique du Sud. Le pays s’est fixé pour but d'accueillir plus de 10 millions de touristes en 2010.

Le Tourisme intra africain  reste une activité marginale et informelle et dont le développement est surtout apparent dans les zones frontalières. Dans l’ensemble les données disponibles sont fragmentaires, d’utilisation difficile et elles sont très variables selon les régions du continent. Alors que l’Afrique du nord  reçoit l’essentiel de ses touristes  des autres régions du Monde , l’Afrique du sud génère des flux touristiques internes importants (surtout la république sud-africaine et le Botswana ).Il faut probablement y voir une conséquence du développement économique de l’Afrique du sud. Une grande partie des déplacements intra zone s’expliquent par des migrations temporaires de travail ( mines et docks recrutant une main d’œuvre peu qualifie) et déplacements d’affaires.

Un grand nombre de déficiences économiques structurelles caractérise la plupart, sinon la totalité , des pays de l'Afrique subsaharienne : économie de base peu diversifiée, dépendance étroite à l'égard d'un nombre réduit de produits à l'exportation, détérioration des termes de l'échange, pression démographique, instabilité politique, la pauvreté chronique, la criminalité importante, la détérioration de la situation sanitaire. A ces facteurs il faut ajouter des déficiences structurelles profondes touchant spécifiquement le domaine de l'activité touristique, et en particulier celui des équipements, des infrastructures hôtelières et des moyens de transport : l'insuffisance de travailleurs qualifiés, la faiblesse de l'infrastructure institutionnelle de planification touristique, la corruption généralisée, la distance importante séparant nombre des destination des marchés émetteurs. Par ailleurs les tours - opérateurs et autres prestataires de services sont, dans la quasi-totalité des cas des entreprises des pays émetteurs du nord qui détournent, à leur profit une part notable des bénéfices que les pays récepteurs pourraient attendre de l'activité touristique. Enfin l'architecture subsaharienne est pauvre en monuments anciens  et en patrimoine architectural urbain. A la différence de l'Égypte et du Maghreb, rien qui prédispose ces régions à développer un tourisme culturel de masse. L'Éthiopie avec les ruines d'Axoum, les forteresses de Gondar et les églises rupestres de la région de Lalibela  possède un patrimoine d'importance notable, mais les difficultés d'accès aux lieux de visite et l'absence d'infrastructures  hôtelières en limitent considérablement l'accès. Les conditions sont globalement défavorables au décollage d'un tourisme de masse international car l'image du continent reste globalement négative auprès du public dans les grands marchés touristiques.

 

 

Pour la majorité des européens l'attrait de l'Afrique subsaharienne réside essentiellement  dans les paysages et la faune. Pour les habitants des grands pays industriels, l'image positive de l' Afrique réside pour l'essentiel dans cette d'un continent offrant l'image d'une Nature originelle. Cette perception a été largement amplifiée par les médias: outre le personnage mythique de Tarzan, on peut aussi citer, dans un registre différent, les articles de Diane  Fossey dans " National Geographic " et le film "Gorilles dans la brume". Cette image relève cependant en grande partie du mythe car le continent africain a perdu, ces dernières décennies, une grande partie de son potentiel faunistique .Certaines espèces sont menacées d'extinction à court terme et d'autres ont vu leur territoire se restreindre considérablement. Nombreuses sont les espèces animales qui ont payé un lourd tribut à l'extension des terres cultivées, au développement d'une chasse peu contrôlée ajoutée à une efficacité accrue des armes à feu et à la multiplication récente des guerres civiles. Les premières mesures conservatoires furent prises dans les années 20: réglementation de la chasse, créations de réserves naturelles puis de parcs nationaux. Les états africains devenus indépendants reprirent à; leur compte ces politiques de sauvegarde des milieux naturels. Mais dans beaucoup de pays l'arsenal juridique est resté pendant longtemps lettre morte par manque de volonté politique et faute de moyens .Par ailleurs la croissance démographique et la proximité des lieux habités font peser des menaces constantes sur un grand nombre de ces espaces naturels protégés. Les résultats dans le domaine de la protection de la Nature diffèrent en fait beaucoup selon les pays et les administrations concernées. Les pays d'Afrique orientale et australe  combinent le double avantage d'un potentiel faunistique très riche et d'un tradition anglo-saxonne militante en matière de protection de la nature. C'est le "Tourisme de vision" qui correspond à la plus grand part du potentiel touristique de l'Afrique orientale et australe. Le safari représente le produit touristique le plus original de ce tourisme africain, l'appareil photographique et la caméra ayant remplacé le fusil. Le Kenya, la Tanzanie ( Parc du Serengeti) et l'Afrique du sud (Parc Krueger) ont fait de cette forme de tourisme une de ses principales ressources. Dans les lieux où la découverte de la faune est moins spectaculaire, le Tourisme valorise l'environnement global en associant la découverte de la faune et de la flore à celle de l'activité indigène avec, parfois, des formules proposant l'hébergement en village.

 

Église de Lalibela ( Ethiopie )

 

L'Afrique Noire possède aussi un atout encore largement inexploité  : celui de la " tropicalité " et du soleil. Un pourcentage croissant d'européens recherche des séjours d'hiver dans les pays chauds. Or l'Afrique noire reste encore un "nain " face à des pays comme la Thaïlande, à des régions comme les Antilles ou les îles du Pacifique. Les complexes touristiques balnéaires sont rares ( côte kenyane, côte sénégalaise , environs de Nosy Be ( Madagascar). Certains projets d'aménagement touristique littoral ont avorté en raison du déclenchement de la guerre.

En Afrique le tourisme est une activité spatialement très concentrée. Le Tourisme tend (parfois de manière délibérée) à se concentrer dans des enclaves séparées des communautés autochtones. Le phénomène de l’enclave touristique (du «ghetto») est largement répandu en Afrique. Comme Poirier et Wright le notent (1993) cette pratique rend les rapports entre touristes et culture indigène « packaged rather than spontaneous, contrived rather than original,whether in terms of organized exhibitions or mass-produced artefacts » (POIRIER  R.A  & WRIGHT S., 1993, -The political economy of Tourism in Tunisia, Journal of Modern African Studies  vol.31 n°1, p.149-162, p. 162 ).En Tunisie les enclaves touristiques sont localisées le long de la Méditerranée. La  majorité des hôtels  se sont construits dans les environs de Tunis, le long des plages  de Hammammet-Nabeul, dans le «  Sahel »et dans les îles de Djerba Gabès. En Égypte le Tourisme  est largement centré sur Louxor, Le Caire, Assouan, Abou Simbel, Alexandrie, Suez, Le Sinaï et Hurghada. En Gambie  le tourisme est restreint  aux plages atlantiques près de Banjul. Il en est de même au Kenya où le Tourisme est localisé en position surtout littorale à Mombassa, Malindi, Nairobi et dans les parcs et les réserves de l’arrière-pays .Ce phénomène de concentration spatiale aboutit à un phénomène de répartition à l’identique des emplois liés au Tourisme. En raison du caractère saisonnier de ces emplois les gens habitant dans les régions sont quasi-exclusivement concernés par le phénomène.

La stabilité politique est un acteur particulièrement apprécié des touristes. a stabilité politique est un facteur décisif d’attractivité touristique d’où l’importance du respect des droits de l’Homme et de la gouvernance interne des pays. Il est probable que seuls les pays mettant en pratique des idéaux démocratiques ,adhérant à la légalité et respectant les droits de l’Homme seront à même de maintenir la stabilité politique qui constitue un préalable incontournable du développement touristique. Or l’Afrique subsaharienne peine à sortir de la tourmente.

Un des autres obstacles majeurs au développement du tourisme en Afrique subsaharienne réside dans le maintien de tarifs aériens très élevés ( parmi les plus élevés du Monde ). Ce problème associé à celui de l'insuffisance des structures d'accueil et à une insécurité fréquente liée à l'instabilité géopolitique du continent, expliquent que le gisement touristique africain soit encore très largement sous-exploité. L'exigence sécuritaire reste primordiale comme le démontre la désertion touristique qui a affecté des lieux aussi divers que le parc des Virunga ( Zaïre), le parc des gorilles à la frontière Ouganda-Rwanda, la Casamance ( Sénégal) à la suite de conflits.

Le Tourisme peut quelquefois contribuer au développement d’infrastructures diverses  telles que des routes, des canalisations d’eau, d’électricité, etc…Parfois ces aménagements peuvent profiter au développement des populations locales. C’est ainsi que les ports du littoral kenyan qui étaient affectés d’un déclin continu depuis plusieurs siècles, ont amorcé une renaissance grâce au développement du Tourisme depuis une cinquantaine d’années .Mais même au Kenya l’impact du Tourisme sur le développement régional reste modeste, Le tourisme est concentré dans les deux grandes villes de Nairobi et de Mombasa, le long du littoral de l’Océan Indien et dans les parcs et réserves. 80% des équipements touristiques sont localisés dans des régions où vivent seulement 10% de la population autochtone. 

Les régions à forte conséquence touristique ont fait l’expérience des conséquences socio- culturelles négatives. La nature enclavée du développement touristique africain renforce la fascination exercée par la culture et le mode de vie occidentaux sur les communautés autochtones. De fait les peuples indigènes sont encouragés à entrer dans une relation de "patron-client " qui leur permet de gagner de l’argent et d’échapper à leurs conditions de vie. De multiples travaux anthropologiques ont montré que ce type de comportement peut se traduire par des poses pour les photographes, des manifestations folkloriques, des services sexuels ponctuels ou organisés, le tout contre de l’argent .Sur la côte du Kenya et en particulier à Watamu le phénomène induit chez les sujets jeunes une multiplication des échecs scolaires et des comportements anti-sociaux incluant alcoolisme et petite délinquance .La multiplication des «beach boys » qui offrent leurs services de prostitués masculins à des clients hommes ou femmes, est significative de cette situation. Au lieu de contribuer au développement économique régional le Tourisme peut engendrer des chocs culturels  de gravité variable mais qui peuvent susciter à moyen terme un rejet du Tourisme. Le Touriste devenant porteur des aspects les plus négatifs de la société occidentale .

 


 

Documents annexes :
Des chiffres
 

 


1-La part de l'Afrique dans le Tourisme mondial (1967-1996)
( Effectifs comptabilisés en milliers ( ,000))
 

 

 

1987

1988

1989

1990

1991

1992

1993

1994

1995

1996

Monde

362.295

395.024

426.636

458.331

463.647

503.148

517.973

544.524

564.025

593.745

parts de marché

100.00

100.00

100.00

100.00

100.00

100.00

100.00

100.00

100.00

100.00

Afrique

9.833

12.508

13.822

15.058

16.202

17.841

18.327

18.652

19.211

20.091

parts de marché

2.7

3.1

3.2

3.3

3.4

3.5

3.5

3.4

3.4

3.3

Amériques

74.901

83.078

86.862

96.394

96.492

103.412

103.703

106.433

110.766

115.517

parts de marché

20.6

21

20.3

20.4

20.8

20.5

20.0

19.5

19.6

19.4

Asie orientale/Pacifique

39.361

45.755

46.419

53.220

54.987

62.749

69.581

75.170

79.658

86.792

parts de marché

10.8

11.5

10.8

11.6

11.8

12.4

13.4

13.8

14.1

14.6

Europe

228.791

842.767

267.910

284.581

284.320

305.062

311.949

328.224

336.378

351.612

parts de marché

63.1

61.3

62.8

62.0

61.3

60.6

60.2

60.3

59.6

59.2

Moyen-Orient

6.702

8.335

8.569

8.959

8.366

10.475

10.854

12.099

13.711

15.256

parts de marché

1.8

2.1

2.0

1.9

1.8

2.0

2.0

2.2

2.4

2.5

Asie du sud

2.707

2.881

3.054

3.179

3.280

3.609

3.559

3.946

4.301

4.471

parts de marché

0.7

0.7

0.7

0.6

0.7

0.7

0.6

0.7

0.7

0.7

          
 


 
2-L'évolution du Tourisme international en Afrique par grandes régions de 1987 à 1996 (effectifs formulés en milliers (,000)
 

 

 

1987

1988

1989

1990

1991

1992

1993

1994

1995

1996

Monde

362.295

395.024

426.636

458.331

463.647

503.148

517.973

544.524

564.025

593.745

Afrique

9.833

12.508

13.822

15.058

16.202

17.841

18.327

18.652

19.211

20.091

Afrique orientale

2.132

2.335

2.460

2.852

2.944

3.069

3.459

3.706

4.134

4.810

Afrique centrale

247

265

345

350

356

320

304

287

335

332

Afrique du Nord

4.953

7.313

7.920

8.398

8.595

9/067

8.826

8.138

7.252

7.193

Afrique du sud

1.331

1.379

1.795

2.006

2.961

3.945

4.357

5.053

5.932

6.118

Afrique occidentale 

1.170

1.217

1.302

1.452

1.346

1.440

1.381

1.468

1.558

1.638

         

 


3-Les arrivées du Tourisme international dans quelques états de l'Afrique subsaharienne  (1994- 2000) ( en milliers), source : O.M.T
 

 

 

1994

1995

1996

1997

1998

1999

2000

AFRIQUE

20 327

21 930

23 419

25 023

27 263

-

-

Afrique du sud (*)

3 367

4 488

4 944

5 653

5 898

6026

6000

Botswana

625

644

656

765

940

1051

-

Burkina Faso

118

124

131

138

160

-

-

Cameroun

98

100

101

133

-

-

-

Congo

30

37

39

26

20

14

19

Côte d'Ivoire

157

188

237

274

301

-

-

Ethiopie

98

103

109

115

91

92

136

Gambie

78

45

77

85

91

96

-

Ghana

271

286

305

325

348

373

-

Kenya

928

896

925

907

857

862

899

Madagascar

66

75

83

101

121

138

160

Mali

27

42

98

75

83

82

86

Namibie

326

379

461

502

560

-

-

Nigeria

196

656

822

611

739

776

813

Ouganda

153

188

205

-

-

-

-

Tanzanie

254

285

315

347

450

-

-

Sénégal

240

280

282

314

352

369

389

Swaziland

336

300

339

340

319

289

281

Togo

44

53

58

92

69

70

60

Zimbabwe

1105

1539

1746

1495

2090

2250

1967

Zambie

141

163

264

341

362

404

457

  
 


4-Classement des 21 premières destinations africaines en 1997 et en 2001

 

 

Pays

Classement en 1997

Effectifs des touristes internationaux,
1997...

...dont agrément et loisirs

Classement en 2001

Effectifs des touristes internationaux ,
2001...

...dont agrément et loisirs

Afrique du sud

1

4944

3938

1

5908

4962

Tunisie

2

4263

2558

2

5663

-

Egypte

3

3528

-

3

4648

4198

Maroc

4

3072

1690

4

4431

2302

Zimbabwe

5

1549

1075

5

2217

1781

Botswana

6

1083

120

6

1520

183

Kenya

7

1001

805

7

994

729

Algérie

8

635

-

8

901

-

Nigéria

9

632

-

9

831

277

Maurice

10

558

503

10

675

607

Namibie

11

502

402

11

670

323

Erythrée

12

410

67

21

113

6

Réunion

13

370

186

14

424

209

Tanzanie

14

360

246

20

-

-

Zambie

15

341

90

12

492

131

Ghana

16

325

-

13

439

-

Swaziland

17

315

-

17

283

150

Sénégal

18

313

-

15

396

-

Côte d'Ivoire

19

260

94

16

301

-

Malawi

20

194

52

18

266

90

Ouganda

21

189

47

19

205

45

 

Documents annexes :
Le Tourisme en Afrique subsaharienne sur le Net
 

 

Africa by Michel Boko by I. Niang , A. Nyong , C. Vogel ( Coord.) Climate Change 2007: Impacts, Adaptation and Vulnerability. Contribution of Working Group II to the Fourth Assessment Report of the Intergovernmental Panel on Climate Change, M.L. Parry, O.F. Canziani, J.P. Palutikof, P.J. van der Linden and C.E. Hanson, Eds., Cambridge University Press, Cambridge UK, 433-467. , Africa is one of the most vulnerable continents to climate change and climate variability, a situation aggravated by the interaction of ‘multiple stresses’, occurring at various levels, and low adaptive capacity (high confidence). Africa’s major economic sectors are vulnerable to current climate sensitivity, with huge economic impacts, and this vulnerability is exacerbated by existing developmental challenges such as endemic poverty, complex governance and institutional dimensions; limited access to capital, including markets, infrastructure and technology; ecosystem degradation; and complex disasters and conflicts, 36 p.

Africa Atlas, 36 p. Geography is key to understanding any region of the world. Africa accounts for one-fi fth of Earth’s total land area. Widely regarded as the site where the human race originated, in 2007 Africa was home to more than 965 million people. The continent’s population has undergone great change over time. That changing population has, in turn, altered African landscapes and ecosystems. While environmental change is not new to Africa, the pace of change has accelerated, as it has in many other parts of the world. Examining specific examples of change in Africa can help shed light on the causes of change, the problems engendered, and possible solutions…

Carte politique de l’Afrique , 1 p.

Cultural tourism in Africa: strategies for the new millennium. Proceedings of the ATLAS Africa International Conference, December 2000, Mombasa, Kenya, Edited by Professor John Akama & Dr Patricia Sterry, September 2002, Association for Tourism and Leisure Education, Arnhem, The Netherlands, 124 p.

West African Studies. Regional Atlas on West Africa Edited by Laurent Bossard, in collaboration with the Economic Community of West African States Commission, OECD  & CSAO, 288 p. West Africa is an ever-evolving region. An immense space, it is a land of contrasts where, from North to South, the desert opens on to the savannah, the savannah gives way to the forest, the forest to the ocean. The density of the human population is variable with diverse peoples and numerous spoken languages. However, these contrasts did not lead to the creation of borders….

Tourism in Africa: Harnessing Tourism for Growth and Improved Livelihoods by THE WORLD BANK, Iain Christie, Eneida Fernandes, Hannah Messerli, and Louise Twining-Ward, 12 p.

Sub-Saharan Africa Region, World Bank, Global Economic Prospects January 2013, 14 p.

South Africa Tourist Arrivals 1979-2015, Trading Economics, Tourist Arrivals in South Africa increased to 1235571 in March of 2015 from 1133411 in February of 2015. Tourist Arrivals in South Africa averaged 453558.40 from 1979 until 2015, reaching an all time high of 1536881 in December of 2013 and a record low of 37430 in June of 1979. Tourist Arrivals in South Africa is reported by the Statistics South Africa…..

Tourism in Africa: Harnessing Tourism for Growth and Improved Livelihoods by THE WORLD BANK, Iain Christie, Eneida Fernandes, Hannah Messerli, and Louise Twining-Ward, 271 p. For African countries looking to sustain and increase their unprecedented growth rates of recent years, the potential of tourism has not been fully recognized as a vital source of economic and development power that can strengthen and expand the continent’s economies. On the wider world stage, tourism contributes more than 9 percent of global GDP, 5.8 percent of all exports, and 4.5 percent of world’s investment. African countries are now in their best-ever position to harness the development promise of expanded, sustainable tourism. Increasing tourist arrivals and spending, even during the recent economic crisis, shows tourism’s significant potential for growth. Between 2009 and 2010, despite the global financial slowdown, international tourists arrivals in Africa jumped by almost 8 percent, making the region the second fastest growing in the world after East Asia and the Pacific. As a result global hotel chains are poised to spend hundreds of millions of dollars in Africa over the coming years to meet rising demand from both international tourists and the continent’s own fast-growing middle class…..

Tourism in Africa by I.T Christie & Doreen E. Crompton, FEBRUARY 2001, 125 p. The quality of Africa’s resource endowment for tourism is exceptional, but most countries have only barely developed their tourism potential. The continent receives about 4% of all international travelers and tourism receipts, but tourism is “significant” (>2% GDP and >5% exports) in about half of SSA countries. Countries in Africa are now focusing on tourism as a source of growth and diversification, but with only limited policy guidance from most donors, despite the sector’s potential. At present, the World Bank Group (WBG) provides limited support for tourism and has no overall sector strategy, though the CDF, PRSP and CAS are helping to define such strategies in a few countries. This paper gives a broad overview of issues in tourism in Africa and suggests guidelines to assist countries to develop a more coherent framework for tourism.

Tourism in Africa by I.T Christie & D.E Crompton, 2001, Africa Region Working Paper Series No. 12, 125 p. The quality of Africa’s resource endowment for tourism is exceptional, but most countries have only barely developed their tourism potential. The continent receives about 4% of all international travelers and tourism receipts, but tourism is “significant” (>2% GDP and >5% exports) in about half of SSA countries. Countries in Africa are now focusing on tourism as a source of growth and diversification, but with only limited policy guidance from most donors, despite the sector’s potential. At present, the World Bank Group (WBG) provides limited support for tourism and has no overall sector strategy, though the CDF, PRSP and CAS are helping to define such strategies in a few countries. This paper gives a broad overview of issues in tourism in Africa and suggests guidelines to assist countries to develop a more coherent framework for tourism…..

TOURISM, CULTURE AND DEVELOPMENT IN WEST AFRICA. FOR A CULTURAL TOURISM CONSISTENT WITH SUSTAINABLE DEVELOPMENT, STRATEGIC OPTIONS AND PROJECT PROPOSALS , UNESCO, September 2004, 86 p. The program "Culture, Tourism and Development in West Africa" grew out of an initiative by the Permanent Delegation of Senegal to UNESCO, the point of departure being the recognition of a major gap between West Africa's cultural potential and the low level of development of sub regional tourism…..

SUSTAINABLE TOURISM DEVELOPMENT IN AFRICA: THE IMPERATIVE FOR TOURISTS/HOST COMMUNITIES SECURITY by Felix Olorunfemi & Usman A. Raheem, Journal of Sustainable Development in Africa (Volume 10, No.3, 2008), 20 p. One of the obvious developmental challenges in African countries is poverty, made worse by the enormity of human and natural resources that should ordinarily be antithetical to poverty. One way of addressing this challenge is economic diversification from the traditional agricultural or oil mono-economy to such new areas as tourism. In this paper, we examine the benefits of tourism to local economy and conclude on its potentials in transforming the rural poor’s life. Arising from this benefit is the security challenge which is often least discussed even among researchers on tourism. This paper identifies the physical security of the tourists and the psychological security of the host communities crucial for sustainable tourism development in Africa….

South African mega-events and their impact on tourism by KARLY SPRONK AND JOHAN FOURIE, Stellenbosch Economic Working Papers: 03/10, 38 p. The 2010 FIFA World Cup, one of the largest mega-sport events, has stirred renewed interest in the benefits that a host country can derive from these events. While most predict a large increase in the number of tourist arrivals, the recent international literature suggest that ex ante studies are often too optimistic. South Africa has played host to numerous mega-events since 1994. Using a time-series auto-regressive model, we identify increases in tourism numbers for most of these events, controlling for a number of variables standard in predicting tourism flows. However, smaller events, especially those held during summer months, show little increase in tourist arrivals…..

The Evolution of Ecotourism in East Africa: From an idea to an industry by John R. Watkin, Summary of the Proceedings of the East African Regional Conference on Ecotourism Organised by The African Conservation Centre, Langata, Kenya, 19-23 March 2002, Nairobi, 29 p. Ecotourism has been dismissed as a fad, a marketing tool, even travel industry greenwashing. Yet despite the pundits, ecotourism has begun to affect the entire tourist industry for the better. The unexpected success of ecotourism can be explained by its conservation roots, changing tourist mores and community involvement. Far from being a new force for conservation, tourism was the main reason for the creation of national parks in the late 1800s. In Africa, tourists and conservationists were thrown together by a common interest in wildlife. The upshot was the preservation of vast tracts of natural land ranging from Kruger to Serengeti…..

WILD LIFE TOURISM. Impacts, management and planning Edited by Karen Higginbottom, Common Ground Publishing Pty Ltd , 301 p. Wildlife tourism has been heralded as a way to secure sustainable economic benefits while supporting wildlife conservation and local communities. But how well is it achieving this, and what needs to be done to secure this vision? This book explores the impacts of wildlife tourism, both positive and negative, and provides directions for its design, planning and management.

Tourism, Development, and Poverty Reduction: A Case Study from Nkhata Bay, Malawi By Candice Marie Gartner, thesis, Waterloo, Ontario, Canada 2008, 198 p. Development agencies and policymakers are increasingly advocating tourism as a viable and legitimate poverty reduction strategy in least-developed countries (LDCs). However, the rhetoric surrounding tourism development mechanisms in the context of LDCs far outweighs the empirical evidence. Much of the tourism literature has examined impacts of tourism in LDCs, but little research has examined development processes and their impacts on poverty, comprehensively defined. This study examines the development processes by which tourism affects poverty, analyses the effects of tourism employment on poverty conditions, and explores ways that tourism can contribute to poverty reduction. These objectives are addressed using a multi-methods research approach and case study situated in Nkhata Bay, Malawi…..

TOURISM IN A POST-CONFLICT SITUATION OF FRAGILITY by Marina Novelli, Nigel Morgan & Carmen Nibigira, Annals of Tourism Research, Vol. 39, No. 3, pp. 1446–1469, 2012. Whilst there are studies of tourism development in sub-Saharan Africa, almost none explicitly explore tourism in post-conflict societies. This study, co-authored between an African ‘insider’ and European ‘outsiders’, analyses tourism development challenges in Burundi, a ‘situation of fragility’ emerging from a 12-year civil war. Framed by hopeful tourism’s co-created knowledge, the field research had unique access to powerful elites and remote communities and encompasses interviews with a wide range of stakeholders (including the President of the Republic), field observations, and a feedback workshop. The paper identifies challenges to sustainable tourism development in one of the world’s poorest countries and evaluates tourism in a post-conflict situation of fragility under the themes of institution- and state-building and post-conflict challenges and transitional justice.

Le patrimoine africain face au tourisme et à la mondialisation : aubaine ou menace ? par Mimoun Hillali, L’Autre Voie n°7 , 2011 .On a beau dire et répéter que l'Afrique est le berceau de l'humanité, comme en témoignent les récentes découvertes qui y situent effectivement l'origine de toute l'humanité, cette remarquable qualité n'est de nul rapport palpable pour le continent. Bien au contraire, ce dernier semble s'accrocher à ses origines lointaines et refuse, malgré de nombreuses incitations ou pressions pour s'en écarter, de s'engager corps et âme sur la voie de la modernité. Cette résistance involontaire inquiète au moment où les autres continents avancent à grands pas vers l'ère des nanotechnologies. La contre-performance africaine, relativement appréciée par les altermondialistes, est dénoncée avec force par les mondialisés. Pourtant, un grand nombre de citoyens des pays bien ancrés dans la postmodernité, et qui ont fait table rase des coutumes et us d'antan, jugés incompatibles avec le progrès, vecteur de la démocratie et de la liberté, mais aussi de l'hyperconsommation et de l'individualisme, militent en faveur d'une Afrique séculaire….

La « visite des Pygmées » : folklorisation des peuples, demande d’authenticité… Les Pygmées Bakas du Cameroun dans l’œil des touristes par Aggée C. Lomo Myazhiom, L’Autre Voie n°4, 2009 . Etres curieux et mystérieux, les Pygmées ont fasciné et continuent de fasciner bon nombre de sociétés lointaines ou proches de leur cadre de vie. Depuis l’antiquité, les récits des voyageurs égyptiens ou grecs les présentent avec circonspection comme des êtres mi-bêtes, mi-hommes, mi-dieux, mi-démons, oscillant entre esprits malfaisants et porte-bonheur. C’est ainsi qu’on les trouvera dans les cours pharaoniques ou nubiennes comme danseurs (amuseurs) des « dieux ». De la même manière, leurs voisins bantous, avec lesquels ils entretiennent de complexes relations multiséculaires, souvent empreintes de sujétion et d’une volonté de domination, les craignent du fait de leur maîtrise des « secrets » de la forêt….

TOURISM IN A RURAL UGANDAN VILLAGE: IMPACTS, LOCAL MEANING AND IMPLICATIONS FOR DEVELOPMENT by ANDREW PAUL LEPP, Thesis, UNIVERSITY OF FLORIDA, 2004, 238 p. Uganda is an equatorial nation in East Africa. Over 80 percent of Ugandans are peasants. To develop rural areas, Uganda is heavily promoting tourism. The potential impact of tourism on peasants has not been studied. Uganda’s tourism centers on national parks. National parks are a major source of strife for peasants, mainly because parks’ wildlife destroys peasants’ crops. Therefore, national parks may play a role in the dynamics between tourism and Uganda’s peasants. Considering this, Bigodi village next to Kibale National Park was selected as the site for this research. Bigodi has been involved with tourism since 1992. The purpose of this study was to discover the impact of tourism in Bigodi through analyzing local voices. The basic question was, what does tourism mean to the residents of Bigodi?

Taking Durban to the World. Durban Tourism . Visitor Marketing Strategy 2013-2030, 16 p.

Le pays dogon au Mali : de l’enclavement à l’ouverture? Par Bénédicte Thibaud, Espaces, Populations, Sociétés, 2005/1 : Populations et enclavement en Afrique, L’installation du peuple dogon sur le plateau de Bandiagara au Mali, a permis pendant longtemps de se protéger des dangers des plaines environnantes. L’enclavement a favorisé le développement d’une identité culturelle forte et a contribué à la mise en place de pratiques agricoles intensives. Aujourd’hui, l’expansion agricole dans les plaines, les migrations plus ou moins lointaines et l’ouverture du lieu originel au tourisme sont des facteurs de changements importants, 13 p.

STRATEGIES ET DYNAMIQUES SPATIALES DU TOURISME CHEZ LES DOGON DU MALI par O. Walther, Lausanne, septembre 2001. En polarisant ses flux sur une partie réduite de la Falaise de Bandiagara au Mali, le phénomène touristique contribue à maintenir une image partielle de la culture dogon, proche de celle des premiers ethnologues français, dont Marcel Griaule constitue la référence ethno-touristique incontournable. Les villages perchés autour de Sanga concentrent l’intérêt des visiteurs étrangers, attirés par la scène d’une société supposée rejouer aux origines de l’humanité. C’est oublier la dynamique contemporaine de cette société d’agriculteurs sahéliens, qui tend à privilégier aujourd’hui la modernité plutôt que l’archaïsme et le mouvement plutôt que l’immobilisme, 111 p.

Masques, tourisme et patrimoine au Burkina Faso. La tradition en question par Charlotte Peiffer, L’Autre Voie n°8, 2012, 18 p. Quiconque parcourt la "Terre des Hommes Intègres" durant les longs mois de la saison sèche où toute vie semble comme arrêtée, étouffée par la chaleur accablante, ne pourra manquer d'avoir l'occasion d'assister à une de ces nombreuses cérémonies au cours desquelles les masques envahissent les villages, sillonnant en tous sens les ruelles, dansant frénétiquement sur les places. Pilier central de la religion traditionnelle au Burkina Faso, les masques célèbrent les grands événements de la vie rituelle comme festive, intervenant aux occasions les plus importantes de la vie sociale et communautaire….

     

 



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