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Le Tourisme sexuel dans le Monde
par Marianne PAUMELLE


 

             
 
 

Qu'est ce que le tourisme sexuel ?

Qui sont les touristes ? 

            L'émergence et l'évolution du tourisme sexuel dans le Monde 

 D'hier à aujourd'hui, de la prostitution locale au tourisme sexuel

Où ? 

Origines du phénomène  

Les conséquences du tourisme sexuel

Les différents types de tourisme sexuel 

Le tourisme homosexuel 

Le tourisme sexuel féminin 

Le tourisme sexuel masculin 

Le tourisme sexuel impliquant des enfants 

           Prévention, protection, punition 

Prévention 

Protection 

Répression

«Sex tourism is not simply about sex, but is a response to the complex interaction of gender , class, cultural, sexual and power relations in both the tourist’s and the sex worker’s society which sanctions the modification of certain human relationships ” (HALL C. , 1976. - Tourism prostitution : the control and health implications  of sex tourism in South East Asia and Australia .In S. CLIFT  & S. S. PAGE  ( Eds.) , Health and the international tourist, London , Routledge edit.) 

Qu'est ce que le tourisme sexuel ?

Le tourisme, facteur de développement économique très performant, concerne entre 600 et 800 millions de personnes chaque année dont 13% à partent à l’étranger. Les destinations varient bien évidement d’un individu à l' autre. Le tourisme généralement associé à l’idée de liberté, d’évasion, de détente, se réduit à trois dimensions : Sea, Sun and Sand. Cependant une quatrième intervient : le Sexe. 

En effet, parmi ces 600 millions de touristes, un certain nombre s’adonnent à une forme bien particulière de tourisme, on l’appelle : le tourisme sexuel. Le principe consiste à se déplacer à l’étranger, dans le but d’avoir des relations sexuelles commerciales avec des autochtones.  

Le tourisme sexuel demeure relativement difficile à cerner car c’est une activité illégale, la pratique de cette forme de tourisme s'appuie fortement sur les industries "classiques du sexe" : la pornographie et la prostitution. (on l’associe généralement au crime organisé, au trafic et à l'exploitation de personnes) difficilement évaluable. Les chiffres restent, la plupart du temps, des estimations. (à prendre au conditionnel). 

La notion de tourisme sexuel varie d’une personne à l’autre, elle reste encore très méconnue. 99% des personnes interrogées lors d’un sondage IPSOS pour l’UNICEF estiment que le tourisme sexuel est inacceptable quand il a pour objet les enfants. Il ne l’est plus que pour 66% quand il s’agit d’adultes.  

Contrairement à la réalité, 96% des personnes interrogées considèrent que cela relève de la pédophilie. 1% pense que le tourisme sexuel n’existe pas, 76% qu’il est une pratique courante et 30 % très courante. 

On appelle ces touristes un peu spéciaux, tout simplement : des sex tourists (touristes sexuels). Ils représentent environ 10% de la clientèle touristique mondiale. 

Qui sont-ils exactement ?  

Ce sont donc de « simples » touristes, en quête d'aventure, de sensations fortes, qui se rendent à l'étranger pour satisfaire leurs désirs, leurs fantasmes sexuels en s’adonnant à des pratiques nouvelles ou non tolérées dans leur pays d’origine (voyeurisme, exhibitionnisme…). Ce n'est pas tant le sexe qu'ils recherchent, mais le pouvoir, la domination. 

« En effet, au bout du monde, tout redevient possible, notamment braver une série d’interdits. (…) C’est souvent de la sorte que commence pour le touriste lambda, loin de chez lui, ce qui serait totalement impensable sur ses propres terres. Cette aspiration à la transformation de soi est d’autant plus aisée pour les touristes – organisés ou non – que la déresponsabilisation en voyage s’est installée dans leur esprit... Pour le touriste organisé, l’Autre – l’« indigène », disait-on du temps des colonies – est le serviteur touristique, dont le rôle consiste à être exploité. » ( MICHEL, 2006 )

On distingue les touristes occasionnels profitant d'être seuls, inconnus ou simplement d'avoir une occasion pour établir ce genre de relations (ceux qui voyagent pour affaires par exemple), des touristes assidus qui ne voyagent que dans l’unique but d’avoir des relations sexuelles avec des locaux. Ils opèrent généralement en solo. 

La clientèle est majoritairement masculine mais pour ce qui est de leur profil social on remarque un certain éclectisme. La plupart des ces hommes viennent des pays occidentaux donc riches. On constate depuis quelques années que les jeunes hommes sont plus enclins à cette pratique.

D'après l'ECPAT : 7% ont moins de 30 ans, 18% ont entre 30 et 40 ans, 33% entre 40 et 50 ans, 24% entre 50 et 60 ans et 18% ont plus de 60 ans. 

La Thaïlande compte environ 9 millions de visiteurs par an, entre 60 et 70 % d’entre eux sont des hommes. 4 sur 10 s'y rendent seuls. 

N'étant pas particulièrement bien informés sur l'impact et l'ampleur du tourisme sexuel, les touristes se retrouvent déresponsabilisés et déculpabilisés. Ils se donnent généralement bonne conscience, dans la mesure où ces services sont rémunérées. Ils pensent, en faisant cette "bonne action", les aider, soutenir leur familles ou encore participer au développement économique de leur pays. 

L’émergence et l'évolution du tourisme sexuel dans le monde          

D'hier à aujourd'hui, de la prostitution locale au tourisme sexuel

Le tourisme sexuel est une interaction entre le secteur touristique et l'industrie du sexe, donc la prostitution. Pendant des années, celle-ci destinée à une clientèle locale, a été légalisée en Thaïlande, et tolérée (bien qu'interdite) dans d’autres pays d’Asie du Sud-est.

Le tourisme sexuel a émergé aux Philippines, en 1950, pendant la guerre de Corée qui opposa les Sud Coréens, la Chine et l’URSS aux Etats-Unis, Nord-Coréens et Japonais.

Il a réellement explosé en Asie du Sud-est au début des années 70, pendant la guerre du Vietnam. La Thaïlande s’était transformée en base arrière de l’armée américaine. Dans les régions frontalières étaient postés quelques 50 000 soldats qui combattaient. En revanche, Bangkok ou Pattaya réputées pour leurs quartier chauds voyaient arriver environ 5000 GI par mois, ceux qui étaient en permission ou « R&R » ("rest and récréation"). Pour les « distraire » et satisfaire à la demande, les proxénètes ont commencé à faire venir des filles, du pays ou des pays limitrophes (Laos, Cambodge…). 

Après la guerre du Vietnam en 1975, les touristes (américains, japonais, allemands…) ont succédé aux soldats. La croissance de la prostitution a nécessité l'établissement d'infrastructures pour accueillir les touristes.

Les pays du Sud-est Asiatique (la Thaïlande, les Philippines..) ont commencé à se forger une notoriété avec la réputation d’être un pays où la liberté des pratiques sexuelles est respectée, où l’on peut avoir des relations sexuelles facilement, pour moins cher que dans le pays d’origine.  

Le nombre de touristes n’a fait que croître (1970 : 630 000, 1998 : 7,8 millions, aujourd'hui :  9 millions), le nombre de prostituées aussi (on estime à 40 millions le nombre de personnes prostituées dans le monde, dont 33 millions en Asie du Sud-est), à tel point qu’aujourd’hui, le sexe, qui n’était qu’un "petit" commerce, est devenu un moyen d' attraction touristique et un véritable business pour les Pays en Voie de Développement. On assiste aujourd'hui a une véritable démocratisation du tourisme sexuel. 

En Thaïlande, en 96, il représentait entre 18 et 20 milliards de dollars, deux ans plus tard entre 22 et 25 milliards soit 2 à 14% du PIB (8 016 établissements du sexe dans le pays, sont 1 207 localisés à Bangkok). Le tourisme sexuel rapporterait 7,1 milliards d'euros.En Indonésie le tourisme sexuel représente entre 1,2 et 3,3 milliards de dollars et oscille entre 0,8 et 2,4% du PIB. Aux Philippines le tourisme sexuel constitue la troisième source d’échanges internationaux. 

Les pays industrialisés où la prostitution est légalisée y trouvent leur compte: le tourisme sexuel y représenterait environ 5% du PIB aux Pays-Bas (1 octobre 2000), entre 1 et 3% au Japon, et approximativement la même chose en Allemagne (1 janvier 2002). 

Où ? 

La Thaïlande n’est plus la seule destination concernée par ce fléau. Tous les pays sont concernés. 

Les destinations les plus propices restent cependant les Pays en Voie de développement: le Sud-est Asiatique (Thaïlande, Philippines, Indonésie, Sri Lanka..), les Caraïbes (la Barbade, République Dominicaine, Cuba, Jamaïque, Saint-Domingue...) l’Afrique (Maroc, Tunisie, Zambie, Gambie, Kenya...) l'Amérique Latine (Costa-Rica, Colombie, Brésil…) ou encore le sud de l’Europe (Grèce par exemple surtout Mykonos). 

Les pays Industrialisés sont aussi touchés. Ce sont généralement ceux où la prostitution  est légalisée : Australie (état de Victoria), la Nouvelle-Zélande, l’Allemagne, les Pays-Bas(700 bordels dont 250 à Amsterdam), Danemark, Autriche… 

On remarque, et c’est logique, que les flux du tourisme sexuel se calquent sur ceux du tourisme classique : de l'hémisphère-Nord vers hémisphère-Sud ; des pays riches vers les Pays en Voie de Développement et migrations interrégionales.  

Par exemple : les Américains auront plus tendance à aller dans le bassin des Caraïbes ou en Amérique Centrale (Equateur), les Australiens dans le bassin Pacifique, les Européens dans le sud de l’Europe ou en Afrique. 

Origines du phénomène 

De nombreux facteurs sont à l'origine de l'ampleur du tourisme sexuel. Ils sont d'ordre économiques, sociaux, culturels, politiques et juridiques. 

-Facteurs économiques: 

-le sous-développement

-l'augmentation des flux touristiques du à l'ouverture de frontières

-l'augmentation du tourisme de masse : il y a plus de touristes, on assiste à une concentration spatio-temporelle.

-l'existence d'une demande croissante encouragée et stimulée par une offre toujours plus alléchante, qui s'est internationalisée à cause du développement du média Internet et de la création de sex-tours. Ce sont des tour-opérateurs spécialisés, dont la promotion et la vente de circuits vantent de façon détournée les promesses et le potentiel de certaines destinations touristiques en matière de sexe (on peut citer: Dexterhorn, Bendricks, Men’s Travel, G&F tours, pleasure tours ou Big Apple Oriental Tours, aujourd'hui supprimé). 

-Facteurs culturels: le maintien de cultures traditionnelles patriarcales et sexistes rendant les femmes particulièrement vulnérables et conduisant à une institutionnalisation de l'exploitation des femmes pour le tourisme sexuel. (patriarcat : organisation familiale et sociale fondée sur la descendance des mâles et sur le pouvoir exclusif ou prépondérant du père). 

-Facteurs sociaux: la pauvreté de la population (d'avantage en milieu rural qu'urbain), et la défaillance des systèmes éducatifs : il n'existe pas de mesures de prévention ni d'information, l'exclusion. 

-Facteurs politiques: situation politique instable. Le tourisme sexuel reflète l'échec des politiques de développement visant à améliorer le niveau de vie de la population et à réduire le taux d'exploitation sur le marché du travail. La population est pauvre et manque d'éducation, besoin financiers (le sexe est souvent la seule source de revenus).  

Corruption politique : l'Etat thaïlandais a été accusé indirectement de proxénétisme, compte tenu du pouvoir absolu de la police, et des liens existant entre les forces de l'ordre et les réseaux mafieux Certains pays n'hésitent pas à banaliser et à favoriser ces activités afin de remédier à leurs problèmes économiques (toxicomanie, trafic en tous genre…). 

-Facteurs juridiques : les mesures de répression devant être prises à l'encontre des clients ne sont apparues que très tardivement. De plus, elles ne sont (pour la plupart du temps), pas respectées par les états pour une simple raison : le tourisme sexuel est source de devises. 

Les conséquences du tourisme sexuel 

Le tourisme sexuel ne cesse de s'accroître, et participe largement au développement du trafic et de l'exploitation de personnes (chosification et marchandisation des personnes) En 2001 on estimait à 40 millions, le nombre de personnes prostituées. C'est un cercle vicieux ayant pour "moteur" l'appât du gain. 

La population est pauvre, et manque d'argent. Certains sont prêts à tout pour récupérer quelques dollars. Ils prostituent leurs enfants pour qu'ils ramènent de l'argent, ou les vendent à des proxénètes. Dans ce cas là, les enfants sont emmenés à la ville et se retrouvent condamnés, prisonniers, esclaves de ces proxénètes (hôteliers, patrons de bars, de maisons closes…) dont le seul but est de faire du profit en attirant les touristes avec du sexe facile et bon marché. Ceux là viennent, chaque fois plus nombreux, les trafiquants ont besoin de "main-d'œuvre", donc retournent dans les campagnes chercher de futurs victimes. 

Les personnes victimes de rapt sont séquestrées dans des hôtels sordides, violentées, battues lorsqu'elles refusent d'obéir…Elles sont réduites à l'état de bien marchand, le client est roi. Contraintes à la soumission, il peu en disposer à sa guise. (conséquences physiques). Certaines d'entre elles doivent faire face à des "imprévus": comme la grossesse. Après la guerre du Vietnam, en Thaïlande, on estimait à 6000 le nombre d'enfants nés d'une liaison entre un GI et une femme locale. 

De plus, le tourisme sexuel contribue de façon significative à la propagation des Maladies Sexuellement Transmissibles, et notamment le SIDA (à hauteur de 16% les autres raisons étant : transmission conjugale, utilisation des seringues par les toxicomanes…).

En Thaïlande : le sida a tué 66 000 personnes en 1999. En 2003 le chiffre s'est élevé à 755 000 personnes. Ceci pour une raison très simple, l'utilisation du préservatif lors des rapport sexuels touristes/locaux ou même touristes/touristes n'est pas toujours systématique .            

Enfin, l'impact est aussi mental : les conditions de vie sont déplorables. Certaines personnes sombrent dans la maladie, dans la dépression (prostitué(e)s n'ont aucune valeur en tant que personnes humaines) ou dans la drogue (désespoir, autodestruction). Victimes d'une exclusion sociale et familiale, la stigmatisation poussent certaines d'entre elles au suicide. 

Les différents types de tourisme sexuel 

Il faut savoir qu'il existe différents types de tourismes sexuels. Ils sont au nombre de 4: le tourisme homosexuel, le tourisme sexuel féminin, le tourisme sexuel masculin et le tourisme sexuel impliquant les enfants.  

Le tourisme homosexuel 

Le principe est d'avoir des rapports sexuels avec des locaux, mais avec des personnes du même sexe.

La distance, l'éloignement du pays d'origine permet à la clientèle d'affirmer et de renforcer son identité. Ce qu'elle ne peut pas toujours faire chez elle.  

Le sexe n'est pas l'unique motivation de cette clientèle. Il y a également des motivations culturelles : découverte d'un pays, d'un patrimoine, ou simplement la clientèle cherche le repos. Les destinations différent en fonction de celles-ci. 

Lorsque la motivation est culturelle, le sexe intervenant à un degré moindre, la clientèle aura plus tendance à se rendre dans de grandes capitales européennes telles que Paris (44%), Prague (7,1%), Amsterdam (46,6%) ou Berlin (9,6%).  

En revanche, quand les motivations sont purement sexuelles, la clientèle se rendra dans ce qu'on appelle des "gay resorts" en Europe : Mykonos (8,0%), Ibiza (23,0%), Sitges (14,4%) ;Pour d'autres destinations plus lointaines :USA (40,7%), Australie (12,3%), Afrique du Nord (14,9%), Gran Canaria (31,5%), Amérique du Sud-Centrale (6,9%).  En Thaïlande on compte une quarantaine de bars réservés à la clientèle gay. 

Exemple aux USA en Floride avec South Beach: C'est un complexe de loisirs, limité et artificiel, spécialement conçu pour la clientèle gay, il commercialise, promotion d'un certain coté l'image de l'homosexualité. Il reste très prisé dans la mesure où cela permet à la clientèle de trouver de nouveaux partenaires (population locale ou autres touristes) ou de s'essayer à de nouvelles pratiques. Il est réputé par sa présence au sein des circuits crées par les tour-opérateurs, et par la création d'événements divers tels que la Gay Pride ou encore des missions de prévention des MST.

Le tourisme sexuel féminin 

Il est le signe d'une banalisation de l'exploitation sexuelle et de l'accroissement du pouvoir des femmes depuis quelques années.  

Dans les pays en Voie de Développement son ampleur reste tout de même moins vaste, que les autres formes de tourisme : masculin et impliquant des enfants. Il constitue malgré tout une nouvelle clientèle pour les sex tours

Ce sont les femmes qui partent dans le but d'avoir des relations avec des "Beach Boys". Elles représentent environ entre 5 et 10% du volume de la clientèle touristique féminine. 

La plupart d'entre elles sont d'origine nord-européenne : Angleterre, Suède, Pays-Bas, encore Allemagne mais aussi nord-américaines: US et Canada. Elles sont souvent plus âgées que leur "compagnon", une cinquantaine d'années.

Cette forme de tourisme se différencie des autres par le fait qu'il n'y a pas de rémunération au sens propre du mot. Il y a une contrepartie évidemment, mais elle consiste d'avantage au paiement des frais, ils vivent à leur chevet pendant toute la durée du séjour. La rémunération se fait à travers le paiement du loyer, des restaurants, des sorties en boîte de nuit ou bien dans des cadeaux.

Contrairement à la vision traditionnelle que l'on a de la prostitution, les femmes ne louent pas les services des "Beach Boys" pour une heure ou pour une nuit, mais pour une semaine ou le temps de leur séjour. Du coté des touristes, ces relations sont vécues d'avantage comme des histoires à court terme que comme services à but lucratifs (Tourisme d'idylle), contrairement aux prostitués, qui eux, ne voient que le coté sexuel et financier des relations.

Les destinations les plus réputées sont les Antilles avec la Jamaïque, Cuba, la République Dominicaine, la Barbade, mais aussi l'Afrique noire avec la Gambie, la Zambie et le Kenya…

Exemple de la République Dominicaine : Ruiné par la baisse du cours du sucre, le pays a misé sur le développement  touristique. Il a accordé des avantages fiscaux exorbitants à des entreprises hôtelières étrangères. De luxueux buildings fréquentés par de riches Allemands et Américains ont envahi les plages. 

Le tourisme sexuel masculin 

Conséquence directe d'une prostitution légalisée ou tolérée. Les clients, nationaux ou internationaux, recherchent généralement quelque chose de nouveau, quelque chose qu'ils ne peuvent pas trouver avec leur partenaire habituelle. Ils souhaitent sortir de la routine et deviennent acteurs de ce commerce facile. 

Le Sud-Est Asiatique, de part son histoire, sa culture patriarcale et ses difficultés économiques, est la région du monde la plus touchée mais aussi la plus réputée pour être un véritable "paradis sexuel".  

On estime entre 200 000 et 300 000 le nombre de prostituées en Thaïlande (sans compter celles qui sont emmenées à l'étranger). Aux Philippines elles seraient entre 400 000 et 500 000, 650 000 en Indonésie, 1420 000 en Malaisie, 70 000 au Vietnam, 55 000 au Cambodge (65% des touristes sont des hommes). 

 Les pays Industrialisés font aussi l'objet de cette forme de commerce : 1 million de personnes aux USA , 30 000 aux Pays-Bas et 60 000 en Allemagne.  

Le tourisme sexuel impliquant des enfants  

Le tourisme sexuel impliquant des enfants est la traduction pratique de la pédophilie. 

Cette forme d'exploitation est la plus controversée et la plus recherchée: fantasme, transgression de l'interdit: les relations sexuelles avec des enfants sont prohibées. Les mesures de restriction ne sont pas appliquées ni contrôlées. 

Il existe une idée reçue autour du tourisme sexuel impliquant les enfants: celle que d'avoir des rapports sexuels avec un enfant, ou une personne vierge guérit les Maladies Sexuellement Transmissibles, notamment le SIDA. 

Les clients sont des pédophiles ou des clients "classiques" (Monsieur-tout-le-monde). Elle est généralement bien organisée et bien renseignées (publications telles que le guide de tourisme sexuel SPARTACUS, codé à leur intention) 

Les chiffres concernant le nombre de victimes sont alarmants. On estime, par an, qu'environ plus de 3 millions d'enfants, âgés de 8 à 18 ans, sont victimes d'exploitation sexuelle dans un cadre commercial. 

Asie du Sud-est: ils sont 10 000 au Vietnam, entre 50 000 et 60 000 aux Philippines, 200 000 en Thaïlande, 30 000 au Sri Lanka et 400 000 en Inde. 

Amérique: Latine : ils sont 500 000 au Brésil.

Entre 100 000 et 300 000 en Amérique du Nord, (Canada : âge moyen d'entrée dans la prostitution varie : 14,1 et 14,8 ans selon les provinces, 10 000 en 1997). 

10 000 au Pakistan, à Taiwan le chiffre s'élèverait à 100 000 enfants et 200 000 enfants au Népal.  

100 000 enfants seraient victimes de trafic et d'exploitation dans les pays de l'Europe de l'Est.
 

Prévention, protection, répression 

« Le touriste sexuel se débarrasse souvent de toute responsabilité humaine puisque, par l’intermédiaire d’une transaction financière, il se sent libéré du besoin de s’occuper de l’Autre : il ne ressent plus ni la contrainte de le respecter, ni même celle de lui procurer du plaisir. En payant pour un service, sexuel en  l’occurrence, il achète la liberté d’une personne sur laquelle, un temps compté, il a tous les droits. Y compris celui de réduire cette personne à l’état de « bien » marchand. » ( MICHEL F.,2006)

La prise de conscience du phénomène "tourisme sexuel" a été tardive. Les sanctions prises à l'égard des abuseurs restent rarement appliquées.

Prévention 

La prévention passe par l'information.  

-Au niveau national 

De nombreuses entreprises touristiques françaises, se sont engagées dans la lutte contre le tourisme sexuel. Parmi elles on trouve: le groupe ACCOR, Air France, FRAM, Jet tours, SNCF, Club Med,  Maison de la France, la FFST, Thomas Cook, SNV, CETO (Cercle des Tour-opérateurs)…   

Une "charte d'éthique du tourisme" rédigée à l'initiative du ministère du tourisme et destinée aux professionnels du secteur, à été signée par les entreprises touristiques soucieuses du respect des droits de l'homme. 

Certaines compagnies aériennes en partenariat avec l'ECPAT, comme Air France, diffusent dans leur vols long-courrier en partance pour des destinations un peu exotiques, des spots d'information à caractère dissuasif, avertissant que l'abus d'un enfant de moins de 18 ans est interdit et rappelle les poursuites et les peines encourues. 

-Au niveau européen

La Commission européenne a décidé d'octroyer une subvention d'un million d'euros à l'Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) afin qu'elle coordonne des actions pour lutter contre le tourisme sexuel impliquant des enfants. 

-Au niveau international 

Plusieurs associations telles que l'ECPAT (End Child Prostitution, child pornography And Trafficking in Children for sexual purposes),  l'Unicef ou l'ACPE mènent elles aussi des campagnes de lutte contre le tourisme sexuel notamment par le biais de partenariats entre certains professionnels du secteur touristique. 

L’OMT a développé une politique de lutte contre le TSIE. Elle s’est fixée les objectifs suivants : augmenter le niveau de sensibilisation du public, coordonner les actions entre les secteurs privés et public du tourisme, rassembler les informations sur le TSIE, assurer le suivi d’une campagne mondiale, encourager les organisations du tourisme à mener des actions de lutte contre le TSIE.

Protection  

L’Union européenne s’est engagée il y a plusieurs années dans la lutte contre le tourisme sexuel impliquant des enfants. Elle a adopté plusieurs textes demandant à ses membres de prendre les mesures nécessaires pour lutter contre cette pratique. Le dernier texte est une décision-cadre adoptée le 22 décembre 2003 relative à la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants et à la pédopornographie . 

Le 27 août 1996, s'est ouvert à Stockholm, en Suède, le premier Congrès mondial contre l'exploitation des enfants à des fins commerciales. Cette réunion, qui a rassemblé 122 représentants d'États sous l'égide de l'organisation internationale End Child Prostitution in Asian Tourism (ECPAT), a permis une prise de conscience internationale du tourisme sexuel sur les mineurs.

Le congrès de Stockholm a notamment débouché sur une déclaration dans laquelle chaque État s'est engagé à « criminaliser l'exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales (...), condamner et sanctionner tous ceux qui y prennent part, que ce soit dans le pays même ou à l'étranger, tout en assurant que les enfants victimes de cette pratique ne seront pas sanctionnés ». 

Le Statut de la Cour pénale internationale, adopté à Rome en 1998, complète les avancées instaurées à Stockholm. Il établit toutes sortes d'infractions incluses dans les concepts de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, parmi lesquels le viol, l'exploitation sexuelle et la prostitution forcée, s'appliquant donc également aux majeurs. Avant toute chose, la législation se construit de façon à assurer " l'intérêt supérieur de l'enfant ", personne à part entière que l'on se doit de considérer comme un véritable sujet de droit, et non comme un objet sexuel et incapable, comme c'est trop souvent le cas. 

En mai 1998, le Tribunal international des droits des enfants, qui se tenait à Fortaleza (Brésil) concluait que les enfants et adolescents ne pouvaient avoir de " droit à la sexualité " avant leur majorité (15 ans pour les filles en France) que lorsqu'ils pourraient " bénéficier d'un minimum d'opportunités en matière d'éducation, de santé, de culture, de liens renforcés de vie commune, de sécurité et de loisirs ". 

Le Code mondial d'éthique du tourisme adopté par l'assemblée générale de l'Organisation Mondiale du Tourisme en 1999 qui stipule que "l'exploitation des êtres humains sous toutes ses formes, notamment sexuelle, et spécialement lorsqu'elle s'applique aux enfants, porte atteinte aux objectifs fondamentaux du tourisme et constitue les négation de celui-ci". 

La Convention Internationale des Droits de l'Enfant a été ratifiée par 191 états. L' article 34 stipule que : "Les Etats parties s'engagent à protéger l'enfant contre toutes les formes d'exploitation sexuelle et de violence sexuelle. A cette fin, les états prennent en particulier toutes les mesures appropriées sur les plans national, bilatéral et multilatéral pour empêcher : - que des enfants ne soient incités ou contraints à se livrer à une activité sexuelle illégale, - que des enfants ne soient exploités à des fins de prostitution ou autres pratiques sexuelles illégales, - que des enfants ne soient exploités aux fins de la production de spectacles ou de matériel à caractère pornographique."

Répression 

En France le code civil (Article 16-1) et le code pénal condamne la commercialisation du corps humain. 

Les lois d'extraterritorialité constituent un des principaux outils législatifs dont disponibles par les états dans la lutte contre le tourisme sexuel. En France elle a été votée en 1994 et fut élargie et renforcée en 1998. 

Loi d'extraterritorialité  (définition): ce type de loi permet de poursuivre, dans leur pays d'origine, des individus et parfois des organismes impliqués dans l'exploitation sexuelle et commerciale des enfants. Ces dernières années, un certain nombre de pays on renforcé leur propre législation  ou ont adopté des législation extraterritoriales. Il sont actuellement au nombre de 40.

La loi d'extraterritorialité a été appliquée pour la première fois en 1997 à l'occasion du procès de Draguignan. Les peines encourues allaient de 7 à 15 ans de prison. En octobre 2000, Cour d'assises de Paris : 7 ans pour un touriste sexuel français reconnu coupable d'avoir payé une fellation pratiquée par une fillette de 11 ans

Elle a été révisée en 1998. Plus sévère, elle punit aussi les personnes ayant commis des actes sexuels avec des enfants, même si cela est autorisé dans le pays où il a été commis.

Les peines encourues 

Ce sont, soit des peines de prison pouvant aller jusqu'à 10 ans en France, soit des amendes (150 000 Euros en France). Plusieurs pays ont adopté cette loi : Europe, Canada, Japon, Nouvelle-Zélande USA, Suisse… 

Les difficultés de recours et d'application 

Plusieurs conditions sont nécessaires à l'application des lois d'extraterritorialité, et un certain nombre de problèmes spécifiques se posent pour intenter des poursuites sur la base de cette législation :

      -Certains pays respectent sans exception le principe de la double incrimination : l'acte commis doit tomber sous le coup de la loi à la fois dans le pays d'origine de l'individu et dans le pays ou l'acte a été commis. En ce qui concerne la France, la double incrimination n'est pas nécessaire pour les crimes et les délits prévus par la loi parmi lesquels les atteintes sexuelles sur mineurs

    -Depuis le congrès de Stockholm, il est demandé que le problème soit défini en terme d'exploitation pour bien montrer que l'enfant est victime. De plus la rémunération doit s'entendre au sens large, c'est à dire aussi bien en espèce qu'en nature, versée soit directement à l'enfant soit à un ou des intermédiaires. 

     -L'âge civil et l'âge de consentement sexuel étant différents selon les pays, la Convention Internationale des Droits de l'Enfant a décidé que "tout être humain de moins de 18 ans est un enfant". C'est cet âge de protection de l'enfant qu'il faut retenir et non pas l'âge de consentement sexuel. 

     -La coopération et les négociations internationales sont rendues difficiles par des "traditions juridiques" différentes et le manque de volonté de certaines autorités. 

      -Les procédures pour déposer plainte et le délai de prescription sont différents selon les pays. 

     -Il existe un problème de définition des personnes pouvant être incriminées : ressortissants (ayant la nationalité) et/ou résidents (n'ayant pas la nationalité). En France, ressortissants et résidents peuvent être poursuivis.  

-En Thaïlande : la loi pour la prévention et l’abolition de la prostitution de 1996, qui est en vigueur depuis décembre 1996, a pour objet d’interdire l’exploitation à des fins sexuelles des enfants de moins de 18 ans, qu’il y ait ou non "consentement" à l’acte sexuel. Elle fixe des peines plus sévères pour les procureurs, tenanciers de bordel, les proxénètes, les gérants, les mamasans, les clients et même les parents qui incitent leurs enfants à se prostituer

 Conclusion

Activité souterraine prospère, le tourisme sexuel engendre d'importants bénéfices. Les recettes de l'industrie du sexe, 5 à 6 fois plus conséquentes que celles de la drogue, placent le tourisme sexuel dans les 3 premiers commerces illégaux dans le monde (72 milliards de dollars (prostitution). 

L'adoption de lois par de nombreux pays, les différentes campagnes de sensibilisation et de prévention mises en place par les associations et les entreprises du secteur touristique, n'ont aucun effet dissuasif sur la clientèle qui se fait de plus en plus nombreuse. 

En effet, la démocratisation du tourisme classique à entraîné une démocratisation du tourisme sexuel, on peut dès lors parler d'un tourisme Sexuel de masse. Son essor est du à la paupérisation croissante, la libéralisation des marchés sexuels encourageant plus ou moins directement la traite aux fins de prostitution, la persistance de sociétés patriarcales, dégradation de l'image de la femme sur fond de violence sexuelle généralisée et banalisée et l'explosion du tourisme international.

Les cartes du tourisme sexuel dans le Monde: http://en.wikipedia.org/wiki/Sex_tourism

         

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Le tourisme sexuel. Etat des lieux. Routard.com. Sous le terme générique de " tourisme sexuel ", on peut distinguer 3 types de commerce du corps : la prostitution, les voyages sexuels, qui proposent sur catalogue des services peu communs, et un système de copinage aux dangereux effets secondaires. Un point commun à ces pratiques, dont la seule différence réside sans doute dans le nom ou la classification qu'on leur donne : les femmes et les enfants représentent l'immense majorité des victimes.

Le tourisme sexuel, Fondation Scelles, mars 2005, Le "tourisme sexuel" est une des formes contemporaines du pillage des pays pauvres. Il procure des femmes et enfants à bon marché aux hommes des pays riches. Les corps sont un nouveau territoire à coloniser…5 p.

Le tourisme sexuel : ses plaisirs et ses dangers par Joseph J. Lévy & Élyzabeth Lacombe, Teoros , 22-1 | 2003 : Tourisme et sexualité,   . Le tourisme sexuel constitue un secteur important dans la configuration des voyages contemporains et il présente des formes variées en fonction des régions et des cultures. De plus, il contribue de façon significative à la transmission des infections transmises sexuellement et du VIH/sida. Cet article esquisse les principaux enjeux liés à ces problématiques ainsi que les réponses nationales et internationales visant à contrôler et à gérer le développement de cette forme de tourisme dans le contexte de la mondialisation…, 5 p.

Exploring the Minds of Sex Tourists: The Psychological Motivation of Liminal People by Yodmanee Tepanon, April 14, 2006, Blacksburg, Virginia, USA, 146 p., Sex tourism is one of the world’s most controversial industries. (…) The purpose of this study is to develop an understanding of the sex tourism phenomenon and, more specifically, motivation of tourists.

La prostitution à l'heure de la mondialisation, Réponses publiques face à la transnationalisation des réseaux de proxénétisme. Mémoire de recherche présenté par C. VALADIER, Institut d’études politiques de Toulouse, 164 p. La prostitution est un phénomène étonnement présent dans nos sociétés. Qu'elle soit condamnée ou déplorée, les opinions à son sujet, souvent tranchées, montrent que peu de personnes y sont indifférentes. Le phénomène de la prostitution en général et l' exploitation sexuelle des personnes soulèvent de nombreuses questions, sur divers points de vue et champs d'analyse.

La lutte contre le tourisme sexuel impliquant des enfants, pour une stratégie française. Rapport au Ministère de la famille et de lenfance Ministère délégué au tourisme par P. Midy & C. Merchadou. Le tourisme sexuel nest pas une fatalité. La grande pauvreté, le manque de législations et la naïveté de certaines familles ne doivent pas permettre à des voyageurs de profiter de ce quils savent être interdit chez eux : ces enfants ne sont pas différents de nos enfants. La misère nen fait pas des adultes avant lâge. La détresse ne les rend pas plus mûrs, au contraire, ils ont besoin de notre protection, de notre affection, de notre soutien pour grandir et sépanouir. Ils ont le droit daller à lécole, de jouer et pour les plus grands de se former et de travailler…110 p.

Le Tourisme Sexuel Impliquant des Enfants. Questions-Réponses, 2008, ECPAT International, 44 p.

Des enfants crient au secours. Ils ont 4, 8 ou 10 ans. Ils sont des milliers, et vivent en Asie, en Europe, même au Canada. Ils sont les victimes d’une industrie révoltante : le tourisme sexuel. Enquête. Par Lio Kiefer, Châtelaine, 2006, 3 p.

Sex-tourism as a development strategy par Kristin Stjernrup, Lund university, Department of political science, 32 p . This bachelor thesis is examining sex-tourism as a mean of economic development. The purpose of the paper is to examine how sex-tourism is being used as a mean for development and also why it can be considered to be a part of a countries development strategy …

Le tourisme sexuel en Thaïlande : une prostitution entre misère et mondialisation par Franck Michel, Teoros , 22-1 | 2003 : Tourisme et sexualité, p.22-28. Près de neuf millions de touristes ont visité la Thaïlande en l’an 2000, parmi lesquels 65 à 70 % sont des hommes. Malgré d’intenses campagnes médiatiques de sensibilisation contre le tourisme sexuel et nombre de batailles judiciaires à l’encontre des abuseurs d’enfants en Asie et ailleurs, le secteur – si prospère pour beaucoup – du tourisme sexuel en Thaïlande ne paraît guère vouloir se tarir…

Vers un tourisme sexuel de masse ? par Franck Michel, Le Monde diplomatique, août 2006. Les industries du voyage et du sexe partagent beaucoup d’intérêts dans la transformation du monde en gigantesque parc de loisir. Enraciné dans l’univers ancien de la prostitution, le tourisme sexuel s’étend au rythme de l’accroissement de la mobilité et de la globalisation touristique. Dans des pays où la constante est la pauvreté, il affecte des centaines de milliers d’êtres humains dont une part non négligeable d’enfants.

Quels sont les facteurs menant à la consommation de services sexuels rémunérés dans un contexte touristique à l’étranger? Le cas du tourisme sexuel au Mexique par Catherine Montmagny Grenier, Études internationales, Faculté des arts et des sciences, Mémoire présenté à la Faculté des études supérieures En vue de l’obtention du grade de maîtrise (M.Sc) en études internationales, Août 2011, 130 p. Il a été montré que l’Homme a un penchant latent à poser des gestes prohibés qui sont contrôlés par les normes formelles et informelles de sa communauté. Si nous sortons un individu de sa communauté sera-t-il plus enclin à poser ces gestes? C’est cette situation que le présent mémoire cherche à exposer. Nous visons à comprendre le processus menant à la consommation de services sexuels rémunérés dans un contexte touristique à l’étranger par l’étude du tourisme sexuel au Mexique.

Making sense of sex tourism through the accounts of sex tourists. A Foucauldian discourse analysis of sex tourists’ online communication par Mari Sofie Grimstad Søntvedt, Master of Philosophy in Psychology, University of Oslo, Department of Psychology, June 2009, 60 p., This thesis explores the perspective of the male sex tourist by studying posts on a ‘sex travel guide’ web page.

Demand. A comparative examination of Sex Tourism and trafficking in Jamaica, Japan, the Netherlands and the United States, Shared Hope International, 172 p. Sex tourism is the travel by buyers of sexual services for the purpose of procuring sexual services from another person in exchange for money and/or goods. Sex tourism can occur between countries or cities. Sex tourists create a demand which drives the recruitment of more victims to be  trafficked to commercial sex markets to meet their demands…

L’ambigüité des relations amoureuses entre Occidentaux et autochtones en Asie du sud-est. Approche comparative des cas malaisien et thaïlandais par M. Bottero , Thèse, Université Paris ouest-Nanterre La Défense, école doctorale « Milieux, cultures et sociétés du passé et du présent », 343 p.

Combating Trafficking in South-East Asia. A Review of Policy and Program Responses par A. Derks, International Organization for Migration (IOM), 2000, 88 p. During the past decade, trafficking has become an issue of growing concern in South-East Asia. It has been conservatively estimated that at least 200-225,000 women and children from South-East Asia are trafficked annually, a figure representing nearly one-third of the global trafficking trade…

Child Sex Tourism par Fiona David, Australian Institute of Criminology, Trends and Issues in crime and criminal justice, June 2000, 6 p.

Human Trafficking, Modern Day Slavery and Economic Exploitation. A Discussion on Definitions, Prevalence, Relevance for Development, and Roles for the World Bank in the Fight Against Human Trafficking par Johannes Koettl, May 2009, Social, Protection and Labor, The World Bank, 42 p.

Protection of children against sexual exploitation in tourism, EPCAT, 52 p., 2013. Sexual exploitation of children means the use of children for sexual gratification by adults for remuneration in cash or kind to the child or a third party. Technology, urbanization, globalization and international trade and travel have greatly facilitated the sexual exploitation of children for commercial purposes...

Human Trafficking, Sex Tourism, and Child Exploitation on the Southern Border par Jim Walters, Journal of Applied Research on Children: Informing Policy for Children at Risk, Volume 2, Issue 1 Human Trafficking, 18 p.

 

 


 

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