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  Le Tourisme en Égypte


" L'Égypte antique, c'est une permanence et un repère, dans un monde qui bouge de plus en plus vite. Sans doute n'a-t-elle jamais mérité autant son qualificatif d'"éternelle". Elle semble appartenir à chacun. Ce patrimoine est tellement ancien qu'il jouit d'une sorte d'extraterritorialité. L'Égypte n'apparaît pas seulement comme une civilisation remarquable, mais comme la mère des autres civilisations. Elle finit par symboliser l'Antiquité en général (...) " (SOLE R., 1997.- L'Égypte, une passion française, Paris, Le Seuil édit., 410 p., p. 344).
 

 

La République Arabe d'Égypte occupe le coin nord-est du continent africain ainsi que la péninsule du Sinaï , soit une superficie de 1,01 millions de km2 (incluant les 60 170 km2 du Sinaï) . 99% de la population égyptienne vit sur 4% du territoire national, pour l'essentiel dans la vallée du Nil .La population égyptienne était de 74 millions de personnes en 2005  (60 millions de personnes en 1995) ( 8e rang mondial ).

Entre 1982 et 1996 le nombre d'arrivées de touristes en Égypte est passé de 1,4 millions à 3,8 millions , soit une augmentation de 274%. Durant cette période  les effectifs de touristes d'origine arabe  visitant l'Égypte ont peu augmenté ( 33% ) , tandis que l'augmentation des visiteurs européens était de l'ordre de 443%. En 1996 les touristes européens représentaient 60% des arrivées totales  (3,8 millions de touristes étrangers dont 2,34 millions de touristes européens). En 1998 ces chiffres étaient respectivement de 3,4 millions et 1,9 millions). Parallèlement au nombre des arrivées , les recettes touristiques ont connu une augmentation notable  passant de 304 millions de dollars en 1982 à 3204 millions de dollars en 1996 ( et 3727 millions de dollars en 1997!) .

Entre 1982 et 1996 le nombre d'hôtels ( incluant les villages de vacances et les hôtels flottants ) est passé  de 263 à 761 ( hôtels de 214 à 461 et hôtels flottants de 47 à 215 ).Durant la même période le nombre de lits passait de 36 999 à 140 744 (166 817 en 1998 ).

En 1999 L'Égypte a reçu 4,797 millions de visiteurs (dont 4,49 millions de touristes) et en 2000  5,506 millions de visiteurs (dont 5,116 millions de touristes) dont 341 000 touristes originaires des Amériques et 3,805 millions d'européens. A partir de 2003 le nombre d'arrivées a dépassé le seuil des 8 millions, alors qu'il oscillait autour des 5 millions jusqu'en décembre 2002. En 2005 l'Égypte a accueilli 8,2 millions de touristes et 9,1 millions en 2006 (soit une augmentation de 5,5% par rapport à l'année précédente). L'Egypte a accueilli 9,082 millions de visiteurs en 2006, soit une augmentation de 5,5% par rapport à l'année précédente. Pour la première fois, l'Angleterre s'est placé au premier rang en franchissant la barre du million de visiteurs (1,033 million), chiffre en hausse de 23,4%. La Russie arrive en deuxième position avec 998000 visiteurs. En 2006, le tourisme a généré 7,1 milliards de US$ de recettes en Egypte. En 2007 l'Egypte a accueilli plus de 11 millions de touristes internationaux (dont 464239 français (5ème pays émetteur pour l'année 2007), soit une augmentation de 22,1% par rapport à 2006. En tête de ce classement des plus importants marchés touristiques pour l'Egypte, on trouve la Russie avec plus d'1,5 millions de visiteurs, correspondant à une augmentation de 51,9 % par rapport à 2006, devant l'Allemagne et la Grande Bretagne avec plus d'1 million de visiteurs chacun. En 2007 le tourisme égyptien a généré 7,3 milliards de US$.  Les prévisions officielles envisagent 14 millions de touristes en 2011 et 16 millions en 2014.

L'année 2008 a été particulièrement faste pour l'Egypte avec 12,8 millions de visiteurs, soit une augmentation de 15,3% par rapport à 2007 et 129 millions de nuitées, soit une croissance de 16%. L'Europe reste le premier marché touristique du pays avec 9408612 visiteurs. En tête vient la Russie (1825312 visiteurs soit +20,4%) devant l'Allemagne (1202509 visiteurs soit 10,7%); viennent ensuite la Grande Bretagne (1201859 soit +13,9%) et l'Italie (1073159 soit +9,1%). La France conserve sa cinquième position avec 586561 visiteurs et enregistre la plus forte progression: +26,4% par rapport à 2007. En 2008 le tourisme a rapporté à l'Egypte 9,5 milliards d'euros (+20% par rapport à 2007). L'Egypte entend augmenter ses recettes touristiques de 26% en trois ans, pour les porter de 9,5 milliards de dollars en 2007 à 12 milliards de dollars en 2011.Il assure 11,3% du PIB et mobilise 12% de la population active.

 

 

12,535 millions de touristes ont visité l’Egypte en 2009, dont plus de deux millions en provenance de Russie, soit une baisse de 2,3% par rapport à 2008. En 2008, plus de 12,8 millions de touristes avaient visité l'Egypte, apportant des revenus de près de 11 milliards de dollars. L’impact de la crise économique sur ce secteur-clé de l’économie égyptienne a été modéré. Le pays a enregistré un recul de ses recettes touristiques à hauteur seulement de 2,1% à 10,76 Mds d'euros après avoir atteint 11,6 mds$ (8,3 mds€) en 2008.En 2009 les marchés émetteurs européens ont enregistré une hausse de 2,4%. Pour 2009, les Russes sont de loin les plus nombreux en Egypte, avec plus de deux millions de visiteurs, et ce malgré la chute du rouble. Viennent ensuite le Royaume-Uni (12,1% des recettes avec plus de 1,2 millions de visiteurs ), puis l’Allemagne et l’Italie, avec un million de touristes chacune. En 2009 le marché français avec 551.694 visiteurs marque le pas avec un recul de -6%. L'Égypte espère accueillir 14 millions de touristes pour un revenu de 11,5 milliards de dollars en 2011.

 

En 2010 l'Egypte  a enregistré une fréquentation de 14,7 millions de touristes, soit une hausse de 17,5% par rapport à 2009.Les recettes avoisinaient 13 milliards de US$ (+10,8%). La répartition des flux touristiques est demeurée inchangée. Les russes constituent la première clientèle ( 2,8 millions de touristes soit +40,3%), suivis par les britanniques ( 1,4 millions de touristes, soit +8,1%),les allemands (1,3 millions, soit +9,2%) et les français (600000 touristes, soit +8,6%).2010, année qui fait référence avant la révolution, fut une année record qui rapporta plus de 9,5 milliards d’euros de recettes.

 Mais en 2011, ce fut la chute : moins 30% de revenus, 5 millions de touristes en moins. Les révoltes populaires survenues au début de l'année 2011 ont entraîné un freinage notable de l'activité touristique.Mais l'incertitude politique est un handicap majeur pour l'industrie du tourisme. Les voyageurs avaient commencé à déserter le pays à la fin de 2010, avant même le début des manifestations. Selon le ministère du Tourisme égyptien, 4,1 millions de vacanciers avaient visité l'Égypte entre janvier et juin 2011, comparativement à 6,9 millions pendant la même période en 2010. C'est le tourisme culturel qui a connu la baisse la plus dramatique. Le taux d'occupation dans les hôtels du Caire a littéralement fondu, entraînant des chutes de prix allant jusqu'à 45%. Selon l'Hotel Price Index (HPI), entre 2010 et 2011 le prix moyen d'une chambre d'hôtel en Égypte est passé de 117,90$ à 65,25$. Les hôtels indépendants ont été les plus touchés et plusieurs ont dû licencier nombre d'employés. Pour leur part, les grandes chaînes d'hôtel ont essayé de maintenir leurs prix en y incluant des services supplémentaires et en offrant des forfaits attrayants.Après Le Caire, c'est la vallée du Nil qui a été la plus touchée. En septembre 2011, seulement 71 des 180 bateaux accrédités croisaient sur le Nil, de Louxor à Assouan. Et leur taux d'occupation ne dépassait pas les 70%.

Du printemps arabe en 2010 à l’éviction du président Mohamed Morsi en juillet 2013, l’Egypte a perdu son aura touristique. Avec 14 millions de visiteurs annuels, le tourisme représentait en 2010 près de 11,3% du PIB égyptien. Mais en 2011, ce chiffre est tombé à 9,8 millions de visiteurs. Effrayés par le contexte, les touristes ont fui cette destination, jusqu’alors prisée. En 2013, seuls 191.689 touristes français s’y sont rendus, contre près de 700.000 en 2010. Par rapport à 2012, la chute est de 40%, quand la moyenne européenne s’établit à -17,4%. Pour relancer la machine, l’Egypte a décidé de casser ses prix dans un premier temps. Puis de lancer l’offensive: Une campagne promotionnelle de deux millions d’euros en France, l’installation de caméras livestream sur les sites de tourisme pour assurer du calme des rues. Et même l’invitation de personnalités telles que la Haute représentante de l'Union européenne Catherine Ashton à Louxor, le footballeur anglais Wayne Rooney ou encore l’animateur Stéphane Bern à Assouan. Mais la question touristique a semblé devenir aussi politique, après que plusieurs députés salafistes se sont prononcés pour l’interdiction de l’alcool et des bikinis ou la fin de la mixité sur les plages. Emad Abdel-Ghafour, président du parti salafiste Al-Nour, le vainqueur des législatives de 2011, déclarait : "Les étrangers peuvent bien sûr manger et boire ce qu'ils veulent en Égypte, sans être soumis aux règlements de l'islam." Mais quelques heures plus tard, à Assouan, l'un des sites archéologiques les plus importants du pays, Nader Bakar, porte-parole du parti Al-Nour annonçait que si son parti arrivait au pouvoir, il "interdirait l'alcool aux Égyptiens et aux étrangers". Mais le pouvoir n’a pas suivi : «Je ne crois pas qu’un dirigeant politique, quelle que soit son idéologie, prendra des mesures qui pourraient affecter la croissance de ce secteur», déclarait le ministre du Tourisme, Mounir Fakhry Abdel Nour, un copte. Pour montrer que tourisme et religion ne sont pas incompatibles, une charte avait d’ailleurs été adoptée par le Parlement, dominé par les Frères musulmans. Elle stipulait : «Nous sommes un peuple croyant, qui respecte toutes les religions et n’interfère aucunement dans les libertés individuelles. Nous attendons de nos visiteurs le même respect vis-à-vis de nos convictions et de nos traditions, qui sont le ciment du caractère égyptien.»

En 2011, le pays a enregistré un recul de 32%, à 10 millions de touristes internationaux. L’activité touristique a enregistré une forte baisse au lendemain du départ de Moubarak. Les revenus du tourisme ont baissé de près de 30% entre 2010 et 2011 - 8,8 milliards de dollars en 2011 contre 12,5 milliards en 2010.

Dès 2012 le gouvernement égyptien dévoilait une nouvelle stratégie afin de ramener les touristes dans le pays. Afin de développer l’investissement touristique en Egypte, le gouvernement a décidé de mettre à la disposition des investisseurs égyptiens et étrangers 2.800 hectares. Les sites retenus étaient Ain Sokhna, Nabak, Marsa El Chagar dans les environs de Marsa Alam et Sharm El Sheikh. Ces projets proposaient des équipements sportifs de pointe, des forêts et de centres thermaux et de thalassothérapie. Les emplacements avaient été sélectionnés par rapport à leur proximité avec des sites touristiques, leur desserte routière et aéroportuaire et l’ensemble des infrastructures nécessaires. Les deux premiers projets d’envergure étaient prévus l’un dans la périphérie de Ain El Sokhna près de Marsa Alam, l’autre à Nabak dans les environs de Sharm El Sheikh. L’un des projets les plus importants était l’essor du tourisme ferroviaire et tout particulièrement des trains de luxe comme le « Train des Pharaons ». Ce dernier faisait l’objet de la part d’une société indienne, d’une proposition de rénovation alliant authenticité, histoire et technologie de pointe. Il faut rappeler que la ligne Alexandrie-Le Caire fut inaugurée en 1856 et son prolongement du Caire à Assouan, soit 6300 kms, en 1897. L’Egypte fut alors le deuxième pays au monde, après le Royaume-Uni, a avoir un chemin de fer. L’amélioration de ce train devait permettre aux touristes de visiter les sites archéologiques au départ de Marsa Matrouh, Alexandrie, Le Caire, et de Louxor à Assouan. Autres projets, celui du développement de la région des Pyramides et de la route de Hurghada à Marsa Alam. Le Ministre souhaitait également démultiplier les quais le long du Nil dans le cadre de la reprise des longues croisières du Caire à Assouan. Hicham Zaazou, Ministre du tourisme égyptien envisageait également un accroissement du trafic au départ du port de  Taba, récemment rouvert et la multiplication des circuits culturels et religieux, sur le thème de la Sainte Famille par exemple, dans la région de Farma. Autre projet à l’étude le développement de l’aéroport de Ras Sadr qui devait permettre une croissance de l’activité dans cette région de la mer Rouge. Au cours de l’année 2012, le gouvernement égyptien a essayé de booster le secteur touristique en soutenant les vols charters. Pour un avion rempli à 68 % et jusqu’à 85 % l’Etat égyptien s’engageait à payer une certaine somme pour les sièges vides. En outre, l’Egypte a exempté les ressortissants de plus de 10 pays supplémentaires de visas préalables. Désormais, plus d’une cinquantaine de nationalités peuvent entrer en Egypte avec un visa émis à leur arrivée à l’aéroport. Cette mesure est destinée à faciliter les procédures de délivrance des visas pour les ressortissants de la Turquie, l’Azerbaïdjan, la Chine, l’Inde, le Brésil, la Jordanie, le Liban, la Tunisie, le Maroc et l’Algérie. Les touristes russes, qui profitaient déjà de cette facilité, ont par ailleurs été exemptés des frais de visas (15 dollars). Ceux-là constituent le premier marché du tourisme égyptien.

 

En 2013 le nombre total de visiteurs en Egypte avait chuté  à 9,5 millions soit deux millions de moins qu’en 2012 (11,5 millions).Ex-chef de l'armée, élu président en 2014 après avoir destitué le président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013, Abdel Fattah al-Sissi. "Al-Sissi se présente comme le garant d'une certaine stabilité, selon Stéphane Lacroix, chercheur au Ceri. Il a par exemple réprimé très brutalement les Frères musulmans et l’opposition est inexistante. L’ordre est le maître-mot de l’exécutif, cela rassure donc les investisseurs mais il ne faut pas se faire d’illusions sur le respect des droits de l’homme." Selon la Banque mondiale, la croissance du pays devrait être de 3,5% du PIB en 2015. La chute des prix du pétrole – l’Egypte est importateur net d’hydrocarbures - corrélée à la dépréciation de la livre égyptienne explique ces perspectives positives.  S’appuyant sur ces prévisions, l’exécutif s’est même fixé comme objectif de revenir à une croissance annuelle au-dessus de 6 %.

Les étrangers n’ont pas été épargnés par la vague de violences qui a touché l'Egypte au lendemain du renversement du président Mohamed Morsi en juillet 2013. Le 16 février 2014, l'explosion d'une bombe dans un bus de touristes, dans le Sinaï, a causé la mort de trois pèlerins sud-coréens ainsi que celle de leur chauffeur égyptien. Cette opération constituait le premier attentat d'envergure contre des cibles étrangères depuis 2006, date d'une attaque dans la station balnéaire de Dahab, dans le sud du Sinaï, où 23 personnes avaient perdu la vie. Les soupçons se sont portés sur Ansar Beït Al-Makdess, un groupe djihadiste disant s'inspirer d'Al-Qaida. Ce mouvement assurait agir en représailles à la répression tous azimuts menée contre les partisans de M. Morsi par le pouvoir central, incarné par le maréchal Abdel Fattah Al-Sissi, le ministre de la défense.80 attentats ont été recensés en Égypte en 2014. Les attaques vise les intérêts étrangers, notamment émiratis (banques, boutiques de téléphonie). Mais les villes touristiques, ne sont pas épargnées : Alexandrie, où les islamistes sont très implantés, est régulièrement touchée par des opérations terroristes. Louxor, et plus récemment Assouan ont également été ciblées Par ailleurs  le gouvernement égyptien est aussi en guerre contre l’insurrection djihadiste dans le Sinaï menée par Ansar Bait Al-Maqdis qui a fait allégeance à l’État islamique en novembre 2014. Une partie de la mouvance djihadiste égyptienne se revendique d’ailleurs de Daech.

En 2014 l’Egypte a reçu 11 millions de touristes. Les investisseurs étrangers sont revenus doucement.  Entre 2008 et 2013, les investissements étrangers s’étaient effondrés : de 12 milliards de dollars, ils étaient passés à 2 milliards en 2013. En 2014, l’Egypte en a attirés 4 milliards et le gouvernement du maréchal al-Sissi en espère entre 12 et 15 milliards pour 2015.  Les zones les plus touchées par la baisse de la fréquentation touristique sont la vallée du Nil (taux d’occupation des hôtels à Louxor et Assouan: environ 20% ; au Caire le taux d’occupation des hôtels a avoisiné les 30% . Les zones touristiques de la mer Rouge ont été relativement épargnées (60% de taux d’occupation) , mais au prix d’offres bradées. Cependant dans le courant de l’année 2014 les pays européens ont progressivement levé leurs restrictions sur l’Egypte suivant l’exemple de l’Allemagne. Seule la clientèle russe n’a pas déserté les plages de la mer Rouge. En ce qui concerne l’origine des touristes, 62% provenaient d’Europe, principalement de Russie (3 millions); du Royaume-Uni (905.000) ; d’Allemagne (877.000); d’Ukraine (446.000) ; d’Italie (400.000); d’Arabie Saoudite (350.000); de Pologne (302.000). Les Russes, à eux seuls, ont été plus de 3 millions sur les 12 millions qu’a accueillis l’Egypte en 2014. Mais cette manne est  menacée par l’effondrement du rouble. La crise a conduit l’Egypte à rechercher de nouvelles clientèles, notamment en Chine ou en Corée du Sud.La fin de l’année 2014 a connu une progression spectaculaire de 70% par rapport à la même période de 2013. Cette croissance est due au retour en masse des riches touristes du Golfe et de leurs familles. Ces touristes avaient boudé l’Egypte du temps des Frères musulmans, que l’Arabie saoudite et les Emirats considèrent comme une organisation terroriste. lors de la Conférence économique de Sharm el-Sheikh ( 13-15 mars 2015) : cinq nouveaux projets de développements touristiques ont été annoncés, pour un montant d’environ 1,5 Mds $ : -sur la côte nord à Marsa Matrouh (à 250 km à l’ouest d’Alexandrie),-à Gamsa Bay, sur la mer Rouge, à 40 km au nord de Hurghada, - à Salh Hasheesh, sur la mer Rouge à 50 km au sud de Hurghada, -à Marsa Wazar, sur la mer Rouge à 30 km au nord de Marsa Alam et à Charm al-Foqairi, sur la mer Rouge , au sud de Marsa Alam. 

« Le tourisme ( en Egypte ( NDLA)) est indéniablement considéré comme une priorité nationale impliquant tous les domaines de la politique publique et en tant que tel, comme un instrument majeur de la consolidation de la transition » ( Taleb RiFai, secrétaire général de l’OMT, 2011 )

A peine 9 millions de visiteurs se sont rendus en Egypte en 2015, contre 14,8 millions en 2010. Au cours du premier trimestre 2016, seuls 1,2 million de touristes se sont rendus en Egypte, contre 2,2 millions au cours du premier trimestre 2015, a déclaré Adla Ragab, conseillère économique du ministère du Tourisme. Dans une interview accordée récemment à Reuters, le ministre du Tourisme, Yehia Rached, déclaré que l'Egypte avait l'intention d'en revenir à un chiffre de 12 millions de touristes d'ici la fin 2017, entre autres en développant la présence de la compagnie aérienne EgyptAir à l'étranger.

Parmi les projets de développement touristique à venir les plus importants figure le développement de la Côte-Nord, qui est encore très largement une région vierge autant qu’attirante en matière d’investissements touristiques. Elle se caractérise par sa situation à 230 kilomètres du Caire, à 120 kilomètres d’Alexandrie et à 250 kilomètres du désert occidental environ. L’Egypte prévoit d’augmenter la capacité hôtelière de cette région de 7000 chambres à plus de 15000.

En 2015, ce secteur générait 11,3 % du PIB, et employait 12 % de la population active.

L'Égypte est depuis longtemps une cible privilégiée des attentats terroristes. Cependant plus de personnes ont été tuées en 2004 et 2005 que durant les dix années précédentes. De 1990 à 1999 les attentats terroristes survenues en Égypte ont occasionné la mort de 105 personnes, la majorité (72) d’entre elles, ayant été tuées en  1997. 149 personnes ont été tuées entre 2004 et avril 2006, 34 en 2004, 92 en 2005 et 23 au début de l’année 2006. Les attaques terroristes sont devenues plus organisées au fil des années. Les attentats des années 1990 étaient commis par des individus ouvrant le feu sur les touristes, mais en 2006 véhicules piégées et attentats kamikazes sont devenus prédominants, suggérant de la part de leurs organisateurs un degré de préparation beaucoup plus sophistiqué. En février 2009 Une jeune française de 17 ans a été tuée, vingt-cinq autres personnes blessées par l’explosion d’un engin dans un café du souk de Khan el-Khalili, un quartier touristique au cœur de la capitale égyptienne. La jeune fille faisait partie d’un groupe de 54 adolescents de Levallois-Perret, en voyage en Egypte. Face à la menace terroriste les touristes manifestent un curieux comportement de résilience.«Les voyageurs sont devenus plus résistants à la peur d’une attaque puisqu’elle peut arriver n’importe où», analyse un rapport de l’Organisation mondiale du tourisme publié en août 2005. En août 2005, un mois après les attentats de Sharm el-Cheikh, le nombre de visiteurs en Egypte atteignait un record historique de 750 000, soit 30 % de plus qu’un an auparavant.

L’Egypte reste une destination mythique, mais malgré un développement rapide de son industrie touristique, avant le "Printemps arabe" elle n’attirait guère chaque année qu’entre 8 et 11 millions de visiteurs, soit autant que la Tunisie et deux fois moins que la Turquie. Le décollage du secteur touristique égyptien est récent et ce pays demeure une terre d’opportunités. Le pays dispose d’avantages comparatifs indéniables (deux façades maritimes, un patrimoine culturel hors du commun, les croisières sur le Nil et des prix très attractifs)Multipliée par 8 en 22 ans, la capacité hôtelière de l’Egypte restait de 191 000 chambres en 2007. 150 000 chambres sont actuellement en construction pour répondre à la demande. S’y ajoute la réfection des infrastructures aéroportuaires et l’aménagement de 500 km de côtes.

L'avenir du tourisme égyptien passe par le développement du tourisme Balnéaire: L’Egypte est traditionnellement le lieu d’un tourisme culturel, qui néglige le formidable potentiel que représentent la Mer Rouge et la Méditerranée. Priorité a donc été donnée au développement de Sharm El Sheikh; Hurghada; des marinas sont sorties des flots en Mer Rouge (Al Gouna). Mais une diversification accrue vers des niches touristiques s'impose: Tourisme culturel, certes, mais tourisme de masse également, générateur de faibles revenus. L’Egypte se tourne aujourd’hui vers un tourisme à plus forte plus valeur ajoutée: Les oasis et l'écotourisme (oasis de Siwa; Dakhla, Baheira), le tourisme de bien être (Thalasso, Balnéothérapie), les congrès, le tourisme religieux. La mise en valeur du Nil (Projet de nouveau débarcadère à Assouan), mise en chantier de nouvelles péniches touristiques.En 2009 l’Egypte avait lancé une nouvelle campagne publicitaire pour le tourisme qui portait le slogan «L’Eg ypte … où tout commence». Cette campagne avait essayé de promouvoir l’Egypte comme destination touristique présentant une variété d’atouts touristiques en s’éloignant du focus sur les sites touristiques culturels ou balnéaires.

 

 


 

 


 


1-La part du tourisme dans l'économie égyptienne en 2002
 

 

 

 

 


2-Tourisme et population résidente dans les pays du "Grand Moyen-Orient",
1996-2001

 

 

 

Population résidente

1996

Rang

2001

Rang

Rapport Touristes
/Population résidente

Turquie

68529

7966

1

10783

1

0,15

Tunisie

9673

3885

2

5387

3

0,5

Égypte

65176

3528

3

4357

4

0,06

Arabie saoudite

21408

3458

4

6296*

2

0,2

Maroc

29170

2693

5

4223

5

0,14

Chypre

730

1950

7

2697

7

3,6

Israel

6362

2100

6

1196

11

0,18

Bahrayn

651

1757

9

2420*

8

 

Dubaï

2976

1768

8

4134

6

1,3

Jordanie

5030

1103

10

1478

9

2,7

Syrie

16593

830

11

1318

10

0,002

Algérie

30835

605

12

901**

12

0,02

Liban

4384

424

13

837

13

0,19

Qatar

597

327

14

76

18

0,12

Oman

2478

349

15

562

14

0,1

Irak

23750

345

16

127

16

0,005

Libye

5410

88

17

174*

15

0,013

Yémen

18045

74

18

76

19

0,004

Soudan

31694

65

19

50

20

0,001

Koweit

2044

33

20

78*

17

0,038

Total

297935

33348

_

47170

_

0,158

Les chiffres sont exprimés en milliers ( , OOO ) / ( * ) : données de 2000


 

 
3-Le Tourisme international récepteur en Égypte  (1982-2000)

 

 

 

1.423.251

1983

1.497.932

1984

1.560.460

1985

1.518.426

1986

1.311.250

1987

1.794.953

1988

1.969.423

1989

2.503.398

1990

2.600.117

1991

2.214.277

1992

3.206.940

1993

2.507.762

1994

2.581.988

1995

3.133.461

1996

3.896.000

1997

3.961.000

1998

3.454.000

1999

4.797.000

2000

5.506.000

 

 


4-Le Tourisme international récepteur en Égypte (1982-1998)
 

 

            

 

 


5-Indicateurs du Tourisme égyptien (1980-2000)
 

 

Indicateurs

Unités

1980

1985

1990

1995

2000

Nombre de lits en hôtels
 

en milliers

62355

84741

109003

128957

227222

Nombre de touristes
 

en milliers

1253

1407

2411

2871

5506

Dépenses du Tourisme

en millions de dollars

573

106

129

1278

-

Recettes du Tourisme

en millions de dollars

562

901

1994

2684

4314

 

 


6-Les arrivées de touristes internationaux en Égypte (1982,1990 et 1998 )
 

 

Les arrivées de touristes internationaux en Égypte en 1982 ( Arabes : 618.331 , américains : 193.065 , européens : 524.030 , asiatiques : 73.219 , autres : 14.606 , total : 1.423.251 )

 

Les arrivées de touristes internationaux en Égypte en 1990 ( Arabes : 1.140.231 , américains : 179.144 , européens : 1.123.161 , asiatiques : 141.010 , autres : 16.571 , total : 2.600.117 )

 

Les arrivées de touristes internationaux en Égypte en 1998 ( Afrique : 131.000 , Amériques : 217.000 , Europe : 1.957.000 , Asie de l'Est : 131.000 , Asie du Sud : 30.000 , Moyen-Orient : 986.000 )

 

 


7-Les arrivées de touristes en Égypte 1982-1996-Source :  " Central Agency for General Mobilisation and Statistics "

 

 

Nationalités

1982

1983

1984

1985

1986

1987

1988

1989

Arabes

618 331

598 680

596 145

564105

554181

657 006

659 749

953 209

Américains

193 065

219 505

227 254

212 049

94 763

148 999

164 141

200 479

Européens

524 030

566 848

629 326

629 648

565 881

863 617

1 011 678

1 188 783

Asiatiques

73 219

83 124

94 332

99 191

83 780

112 099

116 167

143 421

Autres

73 219

29 775

13 403

13 433

12 645

13 232

14 758

18 506

TOTAL

1 423 251

1 497 932

1 560 460

1 518 426

1 311 250

1 794 953

1 969 493

2 503 398

-

Nationalités

1990

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

Arabes

1 140 231

1 082 340

1 102 942

922 389

931 730

822 899

895 402

893 000

Américains

179 144

119 863

224 479

187 476

182 378

228 896

259 057

257 000

Européens

1 123 161

889 950

1 66 4906

1 205 740

1 243 629

1 811 000

2 321 032

2 394 000

Asiatiques

141 010

99 760

187 304

157 854

180 952

219 464

288 320

261 000

Autres

16 571

22 364

27 309

34 303

43 299

51 202

122 131

-

TOTAL

2 600 117

2 214 277

2 507 762

2 507 562

2 581 988

3 133 462

3 895 942

3 961 000

 

 


8-Les recettes du Tourisme international en Égypte (1982-2001 )
 

  

1982- 83

304.1

1983- 84

288.4

1984- 85

409.6

1985- 86

315.3

1986- 87

379.6

1987- 88

885.9

1988- 89

900.6

1989- 90

1071.8

1990- 91

1642.2

1991- 92

2529.0

1992- 93

2375.0

1993- 94

1179.3

1994- 95

2298.9

1995- 96

3009.1

1996- 97

3204.0

1997- 98

3727.0

1998- 99

2654.0

1999-2000

3903,0

2000-2001

4345,0

 

 


9-Les recettes du Tourisme international en Égypte (1982-1998 )
 

 

 

 


10-La place de l'Égypte dans les arrivées internationales en Afrique en 1997 et en 2001
 

 

Pays

Classement en 1997

Effectifs des touristes internationaux,

...dont agrément et loisirs

Classement en 2001

Effectifs des touristes internationaux,

...dont agrément et loisirs 

1997...

2001...

Afrique du sud

1

4944

3938

1

5908

4962

Tunisie

2

4263

2558

2

5663

-

Egypte

3

3528

-

3

4648

4198

Maroc

4

3072

1690

4

4431

2302

Zimbabwe

5

1549

1075

5

2217

1781

Botswana

6

1083

120

6

1520

183

Kenya

7

1001

805

7

994

729

Algérie

8

635

-

8

901

-

Nigeria

9

632

-

9

831

277

Maurice

10

558

503

10

675

607

 
 
 

 
11 -Arrivées de visiteurs internationaux aux frontières (par nationalité), 1995-2004
 

 
 
 
 
 
  (milliers) part de marché (%) variation
(%)
1995 2000 2001 2002 2003 2004* 1995 2004* 2003/02 2004*/03
Total 3,133 5,506 4,648 5,192 6,04 8,104 100 100 16.4 34.1
Du Moyen-Orient 742 890 868 1,013 1,19 1,318 23.7 16.3 17.4 10.8
Jam. arabe libyenne 157 153 166 225 305 344 5.0 4.3 35.6 12.8
Arabie saoudite 179 240 226 249 269 310 5.7 3.8 8.2 15.0
Palestine 99 150 126 155 188 172 3.2 2.1 20.8 -8.3
Jordanie 49 78 78 87 99 118 1.6 1.5 13.7 19.6
Rép. arabe syrienne 73 67 74 74 81 86 2.3 1.1 9.4 6.4
Koweït 71 64 59 72 79 90 2.3 1.1 10.1 13.4
Yémen 31 34 34 36 46 58 1.0 0.7 26.9 26.7
Liban 23 37 35 41 42 45 0.7 0.6 2.7 8.0
Émirats arabes unis 25 26 29 29 32 32 0.8 0.4 11.1 -0.6
Bahreïn 13 11 11 12 15 15 0.4 0.2 27.3 -3.5
Qatar 12 10 10 12 13 15 0.4 0.2 11.1 17.4
Oman 7 8 8 11 12 12 0.2 0.1 14.7 -1.9
Iraq 3 11 11 10 7 20 0.1 0.2 -27.8 177.2
D'autres régions 2,39 4,614 3,779 4,177 4,85 6,783 76.3 83.7 16.2 39.8
Italie 257 752 595 701 796 1,01 8.2 12.5 13.5 27.0
Allemagne 319 786 715 730 693 993 10.2 12.3 -5.0 43.2
Ex.U.S.S.R         586 816   10.1 39.2
Féd. de Russie 110 .. 210 383 497   3.5   30.0
Royaume-Uni 285 359 325 358 357 547 9.1 6.7 -0.1 53.1
France 122 380 291 280 311 465 3.9 5.7 10.9 49.7
Israël 296 327 109 147 310 390 9.4 4.8 111.3 25.8
Benelux         229 330   4.1 44.0
Pays-Bas 39 142 123 117 132   1.2   12.2
Belgique 45 107 80 78 95   1.4   20.9
Scandinaviae         149 251   3.1 68.3
Suède 19 70 58 36 50   0.6   38.5
Danemark 20 51 46 43 46   0.6   8.0
Finlande 6 25 29 16 28   0.2   70.3
Norvège 11 30 28 18 25   0.4   37.9
ancienne Tchécosl. 11 27 29 64 97 198 0.3 2.4 50.3 104.8
États-Unis 155 235 178 117 126 170 4.9 2.1 7.1 34.9
Espagne 23 103 76 92 102 156 0.7 1.9 10.9 52.6
Autriche 34 100 88 88 105 151 1.1 1.9 19.5 43.3
Pologne 17 57 51 72 120 145 0.5 1.8 65.8 21.0
Suisse 72 104 101 105 96 133 2.3 1.6 -8.9 39.0
Soudan 46 53 55 56 70 103 1.5 1.3 26.0 46.5
Japon 69 86 64 54 61 71 2.2 0.9 12.6 16.0
Hongrie 14 15 14 24 37 52 0.4 0.6 50.3 41.8
Canada 26 47 36 32 36 48 0.8 0.6 12.2 33.8
Australie 24 39 32 28 26 47 0.8 0.6 -5.4 80.2
Inde 18 34 28 32 35 45 0.6 0.6 9.8 29.7
Grèce 41 44 30 32 35 45 1.3 0.6 10.3 28.8
Turquie 11 24 16 24 45 39 0.4 0.5 88.0 -11.9
Corée, Rép. de 28 40 24 27 27 39 0.9 0.5 0.2 42.5
Chine 6 14 13 22 21 30 0.2 0.4 -1.9 42.0
Tunisie 16 25 20 22 24 29 0.5 0.4 11.1 21.9
Portugal 5 13 7 8 19 23 0.1 0.3 147.1 24.3
Autres interrégionale 244 524 309 371 339 456 7.8 5.6 -8.6 34.3
Autres monde/non précisées 2 3 2 2 3 5 0.1 0.1 15.6 62.2

 
12 - Le tourisme international en Egypte en 2010
 

 

 

 

      

 

Tourism in Africa, Harnessing Tourism for Growth and Improved Livelihoods par Iain Christie, Eneida Fernandes, Hannah Messerli, and Louise Twining-Ward , World Bank, 12 p.

Recent development of TSA  in Egypt par A. Ragab, janvier 2014, 18 p.

Egypte: les impacts économique et financier d’une transition politique difficile par S. Chauvin, Macroéconomie & Développement, septembre 2013, 36 p. Amorcée en janvier 2011, la crise sociopolitique que traverse l’Egypte se poursuit et s’accompagne de conséquences importantes pour l’économie. La croissance a fléchi…

Tourism Development and the Environment on the Egyptian Red Sea Coast par Z.Ibrahim , Thesis, Master of Environmental Studies in Geography Waterloo, Ontario, Canada, 2009, 150 p., Tourism has become one of Egypt‘s main sources of income and has undergone rapid privatization and subsequent growth. This has resulted in numerous policy and implementation gaps including those in environmental policy. Egypt‘s natural resources are thus threatened by this unsustainable tourism growth. This study analyses the impact of the tourism privatization movement in Egypt on the distribution of environmental responsibility between the private and public sectors and the environmental consequences…

The Future of Travel and Tourism in the Middle East - A Vision to 2020 , A global perspective on the industry’s challenges in the region. Global Futures and Foresight, May 2007, 21 p.

Tourism and Sustainable Development in Egypt Submitted to Plan Blue prepared by: Dr. Adel Rady, CEO of Tourism Development Authority, March 19, 2002, 47 p.

Tourism services quality (TourServQual) in Egypt. The viewpoints of external and internal

Customers par Mohammed I. Eraqi. This research paper aims is to evaluate the customer’s views related to tourism quality in Egypt. It attempts to measure the extent to which tourism business environment is creative and innovative as necessary conditions for internal customer satisfaction. Benchmarking: An International Journal, Vol. 13 No. 4, 2006, pp. 469-492/

Sönmez, S. (1998). Tourism, Terrorism and Political Instability. Annals of Tourism Research, 25(2):416, Concepts of terrorism, political turmoil, and war appear unrelated to tourism. Closer examination of their points of convergence and impacts on tourism reveals otherwise. This paper examines literature focusing on the relationships between these phenomena. Research themes which emerge from available studies include impacts of terrorism and political instability on tourist demand, motives of terrorists in targeting tourists, using tourism as a political tool, the effects of political violence on destination image, crisis management, and recovery marketing efforts. The intent of this article is to synthesize research on these relationships, to present a comprehensive index of relevant publications, and to suggest topics for future research…32 p.

Violent Islamism in Egypt from 1997 to 2012 par H. Breen, Forsvarets for sknings institutt FFI Norwegian Defence Research Establishment, 2013, 58 p. FFI terrorism research continuously looks into emerging armed conflicts and new terrorist threat actors. Instability in the Middle East and North Africa in wake of the Arab Spring is one area of particular interest. The current study offers an overview of militant Islamist activism in Egypt since the mid-1990s, including an event chronology and a preliminary analysis of overall trends and underlying causes…

The Egyptian revolution and the post socio-economic impact par Doaa S. Abdou & Zeinab Zaazou, Topics in Middle Eastern and African Economies, Vol. 15, No. 1, May 2013, 24 p. The Egyptian revolution carries a challenging transition phase, starting out with problems such as low foreign direct investments (FDI), a high budget deficit, a high debt rate, a high unemployment rate, a high poverty rate, and a low standard of living. In addition, the budget deficit is expected to rise from 8.1% in 2009/10 close to 10% in 2010/11, as the interim government boosts spending to offset the impact of the political unrest…

Cultural Heritage and Development in the Arab World. Cultural Heritage and Development in the Arab World. Editors Fekri Hassan, Aloisia de Trafford & Mohsen Youssef , Bibliotheca Alexandrina, 2008, 322 p. Cultural Heritage and Development in the Arab World is an important contribution to the ongoing social developments in the region. It is the first volume that canvasses the tremendous potential of cultural heritage in shaping the future of the Arab World…

Sustainable tourism development in the Red Sea of Egypt threats par I.M Shaalan, Journal of Cleaner Production, Volume 13, Issue 2, January 2005, Pages 83–87. Egypt is looking into the possibilities for diversifying its tourism opportunities throughout the country. The main target for expanding the tourism sector is nature-based tourism. The coral reefs and rich marine life in South Sinai and the Red Sea coast have made these two areas among the premier scuba diving destinations in the world. Many beach resorts are now in operation and there are still hundreds to be constructed. However, previous tourism development in Egypt has resulted in a series of negative environmental impacts. The ambitious development plans to receive 16 million tourists by 2017 should take into consideration sustainability concepts. The government and developers have significant roles to play in adopting and implementing environmentally sound policies and practices to avoid the degradation of the natural heritage of Egypt for the sake of the current as well as future generations…

   

 

 

 
 


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