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  Le Tourisme en Amérique du sud

 

  
 

Alors que le Tourisme se développait dans plusieurs régions du Monde  , telles que l’Asie et l’Afrique , l’Amérique du sud a été largement sous-estimé dans ce domaine. Or ,en dépit de plusieurs facteurs négatifs, tels que le terrorisme , les conflits armés  , les crises économiques  , le Tourisme a augmenté  dans des proportions notables  durant les années 1990 , se révélant un des secteurs économiques les plus performants de cette partie du continent américain . 

Une analyse des résultats du Tourisme sud-américain sur la décennie  1988-1997 révèle que les arrivées de touristes internationaux  ont augmenté  selon un taux de croissance annuel de 5 % , tandis  que les recettes du Tourisme international (excluant les transports internationaux)  connaissaient un taux de croissance annuel de près de 9 % sur la même période . Les recettes touristiques en 1997  représentaient 8% du total des exportations  et 35 % du total des exportations de services . 

Les données du W.T.O (1990 ) révélaient que les arrivées de touristes internationaux  en 1996 avaient augmenté  de 5,6 % par rapport  à celles comptabilisées en 1995 et que les recettes du tourisme international avaient augmenté  de 8,2 % ( excluant les transports internationaux ).Les données de 1997 ont révélé un freinage  des arrivées comme des recettes .Le fait est attribué , en grande partie , à la stagnation du tourisme international en Asie orientale et dans le pacifique en 1997.Les données de 1997 montraient  une augmentation des arrivées de touristes  de 2 ,8 %  (612 millions ) et une augmentation des recettes  de 2,2 %  ( US $ 443 billions ) .Ce dernier indice  reflète plus les fluctuations de la monnaie américaine qu’une réelle hausse des dépenses touristiques .  

En dépit des crises économiques dévastatrices enregistrées dans cette région du Monde  en 1997 et 1998 le Tourisme continua de croître  en 1998. Les données du WTO pour 1998 révélaient que les recettes du Tourisme international  avaient atteintes  US $ 445 billions  et que les arrivées de touristes internationaux étaient de 625 millions , révélant par la même que l’activité touristique pouvait croître même en période  de fluctuation des indices économiques .La décennie s’acheva sur un résultat positif en 1999 .Cette année là les arrivées de touristes internationaux atteignirent  657 millions , soit une augmentation  de 3,2 % par rapport aux données de 1998 et les recettes augmentèrent  de 3,2 %  , soit US $ 455 billions pour la même période .  

Si le Tourisme en Amérique du sud n’est pas un phénomène nouveau , son impact économique  et son influence ne sont devenus réellement perceptibles  qu’au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale .L’évolution du développement touristique est restée cependant largement conditionnée par les grandes distances  séparant les pays sud-américains  des principaux marchés émetteurs , ainsi que par les conditions économiques , souvent difficiles , de la plupart des pays  d’accueil. 

Alors que beaucoup de destinations , telle l’aire méditerranéenne , se développaient et se consolidaient  consécutivement au grand «  boom «  touristique des années 60  , l’Amérique du sud  ne suscitait qu’un faible intérêt  de la part du marché international et restait très largement en marge de cet essor. L’absence d’intérêt porté à l’Amérique du sud comme destination de vacances  était la conséquence directe  de la situation politique , économique et sociale du continent  à cette époque .Les années 70 furent une période sombre  pour la région confrontée à des conflits sociaux  et politiques majeurs. Les conflits armés , la guérilla , les coups d’état militaires , les inégalités sociales , le terrorisme , les calamités naturelles , etc… contribuaient  à négativiser l’image du sous-continent en le présentant , aux yeux du grand public, comme une région politiquement et économiquement instable .Les évènements de cette période eurent une incidence catastrophique non seulement sur l’image du continent  mais aussi sur l’économie touristique de chacun des pays de la zone . 

Les années 80 furent caractérisées par une hyper-inflation affectant les grands pays sud-américains comme e Brésil et l’Argentine .La fragilité économique et l’instabilité sociale et politique qui en résultèrent, découragèrent les investissements touristiques . En dépit du scepticisme de la communauté internationale  la fin des années 1980  et le début des années 1990 virent la consolidation de la démocratie  et l’amorce de réformes économiques d’envergure dans de nombreux pays . Après avoir survécu aux multiples problèmes économiques et sociaux des années 70-80  l’industrie touristique  amorça une mutation majeure dans les années 90  à l’image des réformes structurelles importantes survenues en Amérique latine à la même époque .  

Dans les années 1990 des changements fondamentaux  survenus en Amérique latine étaient perceptibles dans plusieurs domaines : transition démocratique dans beaucoup de pays assujettis auparavant à des dictatures , consolidation des blocs économiques  , consolidation des liens commerciaux avec les grands marchés mondiaux  et développement de secteurs tels que l’Éducation et la santé .Bien que très fragile  la nouvelle stabilité économique et politique favorisa le développement du Tourisme . 

 

PAYS

1992

1997

2000

ARGENTINE

_

2 764 000

2 949 000

BOLIVIE

245 000

355 000

306 000

BRÉSIL

1 475 000

2 850 000

5 313 000

CHILI

1 283 000

1 644 000

1 742 000

COLOMBIE

_

639 000

557 000

EQUATEUR

403 000

525 000

615 000

GUYANA

93 000

76 000

105 000

PARAGUAY

334 000

395 000

323 000

PEROU

217 000

747 000

1 027 000

SURINAM

30 000

61 000

56 000

URUGUAY

1 802 000

2317 000

1 968 000

VENEZUELA

434 000

814 000

469 000

AMÉRIQUE DU SUD

1 0423 000

1 5868 000

 _

LE TOURISME INTERNATIONAL EN AMÉRIQUE DU SUD
( 1992- 2000 )

 

 

Flux

Pays émetteurs

Modes de transport

 

Visiteurs*

Touristes*

Amériques*

Europe*

Air*

Route*

Mer*

ARGENTINE

_

2 949

2 520

354

1208

1 347

394

BOLIVIE

_

306

177

107

231

64

4

BRÉSIL

_

5 313

3 803

1320

2723

2 429

161

CHILI

_

1 742

1 457

240

662

1 009

27

COLOMBIE

749

457

486

70

456

50

51

EQUATEUR

615

_

471

127

366

240

9

GUYANA

_

105

_

_

_

_

_

PARAGUAY

_

4131

265

37

67

256

_

PEROU ( * )

1107

944

483

199

517

202

5

SURINAM ( * )

69

54

6

46

54

_

15

URUGUAY

2236

1968

1 758

85

377

841

1 018

VENEZUELA

604

469

172

288

455

6

8

 LE TOURISME INTERNATIONAL EN AMÉRIQUE DU SUD EN 2000
( *:en milliers )

 

Depuis cette époque le Tourisme en Amérique latine a changé considérablement . Le WTO prévoit une croissance annuelle de 6,1% par an  pour la décennie 2000-2010 , le double de la moyenne mondiale .Le même rapport prédit des taux de croissance de l’industrie touristique encore plus élevé pour l’Argentine , le Chili et le Venezuela. On estime qu’en 2010 le Tourisme  occasionnera des recettes évaluées à US $ 347,1 billions  et sera à l’origine  de 15,3 millions d’emplois. 

Malgré la concentration géographique des arrivées de touristes  dans quelques pays des Amériques en 1997 ( États-unis , Canada , Mexique recevant 72 % des arrivées totales )  , trois pays  sud-américains se rangeaient parmi les sept premiers dans le classement  des 20 premières destinations américaines . L’Argentine occupait la 4ème place , le Brésil passait de la 9éme à la 6ème position  en 1997 et l’Uruguay passait de la 6ème à la 7ème place .D’autres pays sud-américains intégraient cette liste : Chili, Colombie , Venezuela , Pérou , Équateur .Ensemble ces pays sud-américains représentaient  12,2 % des flux touristiques dans les Amériques  en 1998. Comparées à celles de 1996 les arrivées ont enregistré  une progression de 7,9 %  et les bénéfices  de 8,3 % .A l’exception de la Guyane et du Paraguay tous les autres pays avaient enregistré  une croissance de leurs flux touristiques internationaux .Cinq pays avaient enregistré des augmentations supérieures à 12 % ( Bolivie , Chili, Colombie , Pérou , Surinam ) .Le Brésil a enregistré une croissance de 6,9 %  dans le nombre des arrivées , ces dernières atteignant presque 3 millions .  

Les données du WTO établies en 1998 révélaient que les destinations sud-américaines surpassaient celles des Caraïbes  pour la première fois  en termes d’arrivées de touristes internationaux .Les meilleures performances étant celles de l’Argentine , du Brésil , de la Bolivie et du Pérou qui bénéficiaient d’une croissance substantielle des arrivées touristiques par rapport aux chiffres de l’année précédente .L’Argentine bénéficiait d’une augmentation de  7 % , le Brésil de 10 % , la Bolivie et le Pérou de 9 % .Par dessus tout le Tourisme en Amérique du sud  augmentait de 10 % en 1999. 

Les longues distances séparant l’Amérique du sud des principaux marchés émetteurs ( 7 à 17 heures depuis l’Europe ou les États-unis  et jusqu’à 24 heures depuis l’Asie ) constituent encore un facteur limitatif pour le développement touristique de la zone .Les voyages intra régionaux représentent le plus grand pourcentage d’arrivées de touristes internationaux . En 1997 les ¾ des arrivées touristiques dans les Amériques  ( soit environ 87 millions d’arrivées )  résultaient de déplacements intra régionaux .Selon le WTO le tourisme intra régional a connu une croissance de l’ordre de  4,1 % durant la période 1988-1997 et il est communément admis que cette croissance se maintiendra à un taux voisin dans un futur proche . 

 

PAYS

1992 RECETTES

Croissance %

1997 RECETTES

Croissance %

ARGENTINE

3 614

43

5 069

37,3

BOLIVIE

124

1,5

170

1,3

BRÉSIL

1 091

13

2 595

19,2

CHILI

744

8,9

1 021

7,6

COLOMBIE

755

9

955

7

ÉQUATEUR

230

2,8

290

2,1

GUYANA

45

0,5

39

0,3

PARAGUAY

550

6,5

753

5,5

PÉROU

215

2,6

805

6

SURINAM

17

0,2

17

0,1

URUGUAY

447

5,3

759

5,6

VENEZUELA

554

6,7

1086

8

AMÉRIQUE DU SUD

8 386

100

13 559

100

LES RECETTES DU TOURISME INTERNATIONAL EN AMÉRIQUE DU SUD
( 1992-1997 ) 

 

Les données disponibles pour l’Amérique du sud révèlent que 76,48 %  du total des arrivées  dans la région proviennent des Amériques  et que l’Amérique du sud fournit 13,39 % de ces arrivées  et 11,42 % des recettes touristiques des Amériques .A part le Surinam qui recevait 81,37 % de ces touristes d’Europe en 1997 , tous les autres pays de la région  sont largement dépendants  du Tourisme régional et intra régional.  

L’Amérique du sud était la principale  destination des voyageurs argentins  en 1997 et la principale destination de ces voyageurs était l’Uruguay .Dans les Amériques , l’Amérique du sud était la principale destination des uruguayens avec 95 % des arrivées .Durant la période 1988-1996 le tourisme international brésilien  a augmenté de 9,8 % par an  et durant la même période le Tourisme à destination des Amériques augmentait de 11,9 % . 

Les pays qui forment l’Amérique du Sud  sont loin d’être uniformes. Il existe d’énormes disparités économiques , culturelles et sociales  entre les pays .Le Brésil  est un des plus grands pays du Monde  et la 8ème puissance économique de la planète .Le Surinam , la Guyana , le Pérou et la Bolivie  sont pari les plus petits et les plus pauvres .Le Brésil , l’Argentine et le Chili  ont atteint un stade  de développement industriel avancé par rapport aux autres pays .Quelques pays ont atteint une certaine maturité  sociale et politique  au point de constituer un bloc économique , le MERCOSUL , tandis que d’autres vient encore dans des systèmes agraires et sous-développés. D’autres pays de la régions souffrent depuis longtemps de guérillas , d’instabilité politique et de violence. Quelques pays disposent d’importantes ressources naturelles et d’une main d’œuvre qualifié , alors que d’autre sont privés de ces éléments essentiels du développement économique . De ce fait les infrastructures touristiques varient considérablement d’un pays à un autre .Malheureusement les données relatives aux infrastructures touristiques sont rares dans la plupart des pays de la zone. Le maque d’infrastructures touristique de base a handicapé le développement touristique de la région. Les informations dispensées par les gouvernements brésilien et argentin montrent clairement une longue liste  de carences influençant de manière négative la fréquentation touristique .Les plus visibles concernent le secteur des télécommunications et les prix élevés de ces dernières , les carences en matière de desserte aérienne,l’absence d’information touristique , le mauvais état et l’insécurité de l’infrastructure routière , les coûts élevés des transports aériens intérieurs et l’absence d’un système routier moderne alternatif , le bruite et la pollution , l’absence de toilettes publiques et les conditions d’hygiène insatisfaisantes , etc… 

La plupart des pays d’Amérique du sud sont classés comme pays en voie de développement  et bien que le Tourisme soit unanimement reconnu  comme un élément important du développement économique ,il n’a souvent pas fait l’objet d’un développement prioritaire car des investissements plus urgents étaient nécessaires dans des secteurs comme la santé , l’Education ou la sécurité .Bien que le Tourisme soit appelé à bénéficier des investissements à venir dans ces domaines , il n’en nécessite pas moins pour prospérer durablement l’établissement de politiques de développement touristique claires s’inscrivant dans le long terme … 

Le Tourisme est par ailleurs extrêmement sensible aux problèmes de sécurité . Or des villes comme Rio de Janeiro , Caracas , Buenos Aires , …ont toutes souffertes des conséquences de crimes perpétrées contre des touristes et ont acquis de ce fait l’image de destination non exempte de risques. Les images de ces destinations ont été sérieusement dégradées. Les conflits politiques armés quand ils surviennent  peuvent aussi avoir un impact désastreux sur le Tourisme et renforcer l’idée que la destination n’est pas sure . En Amérique du sud les actes violents perpétrés par des groupuscules terroristes , tel le «  Sendero Luminoso » au Pérou  ou ceux rattachés au trafic de drogue en Colombie ont constitué de sérieux handicaps au développement touristique de ces régions. D’autres facteurs , à part la violence et le crime , ont contribué à négativiser l’image de l’Amérique du sud comme destination touristique : les maladies tropicales ( choléra , malaria , … ) , les bouleversements politiques et sociaux  et , à une plus large échelle , les catastrophes naturelles sont aussi fortement associées à la région. Par ailleurs l’histoire récente de la région s’identifie à des régimes militaires brutaux , à des exactions multiples dans le domaine du respect des droits de l’Homme et à une multitude problèmes économiques , politiques et sociaux .Cependant personne ne nie que la sécurité  et la sureté ne soient des nécessités absolues. Une enquête réalisée par l’EMBRATUR de 1994 à 1999 auprès de touristes internationaux  voyageant au Brésil  révélait qu’en dépit d’une perception négative , la sécurité n’était pas le premier motif d’insatisfaction et de plainte des touristes. La propreté des lieux publics , la pauvreté du système des communications et l’absence d’informations touristiques  figuraient avant les préoccupations de sûreté et de sécurité  dans une longue liste des problèmes rencontrés par les touristes . 

Le Brésil est un exemple démonstratif des liens existant entre le développement économique et social et l’évolution du Tourisme. Une longue période d’un régime militaire dictatorial ( 1964-1985 ) , plusieurs décennies de politiques économiques déraisonnables et un haut degré de corruption de l’appareil gouvernemental ont démontré qu’aucune des conditions nécessaires au développement du Tourisme n’était effectivement remplie. Les changements structurels survenus dans les années 1990  ont renversé cette tendance sur une période de temps très brève. Dans la deuxième partie de la décennie 90 le Tourisme  a été formellement identifié comme un moteur de tout développement économique et social  et son existence s’est vue légitimée avec la création d’un Ministère des Sports et du Tourisme. Les réformes économiques drastiques et l’introduction du Réal ( la monnaie brésilienne ) en 1994  couplés avec  la mise en œuvre de la Politica Nacional do Turismo (PNT ) – Directions et Programmes – 1996 / 1999 sous la tutelle du Ministère de l’Industrie , du Commerce et du Tourisme  et de l’EMBRATUR ( Instituto Brasileiro do Turismo ) ont été les principaux catalyseurs d’une nouvelle phase  de prospérité et de développement du Tourisme au Brésil .Le nouvel ordre économique est parvenu a stabiliser un taux d’inflation qui avait atteint des niveaux records dans les décennies précédentes ( jusqu’à  80 % par mois ).Le retour de la confiance a relacé les investissements dans les infrastructures et les produits touristiques  en différentes régions du pays . 

Le Tourisme intérieur a atteint des niveaux de développement exceptionnels . Le nombre de passagers aériens  a augmenté de 25 % en 1998 au lendemain de la dérégulation des transports aériens .Parmi ceux-ci 17 % n’avaient jamais voyagé en avion auparavant .Les formules type «  package tours » ont augmenté de 26 %  et 38,2 millions de brésiliens ( soit  ¼ de la population totale ) se sont déplacés à l’intérieur du pays soit une augmentation de 43 % par rapport à 1997. Le Tourisme intérieur a contribué pour US$ 6 billions  aux recettes touristiques totales en 1998. Le Tourisme représente environ 1,48 % du PIB  en 1998.Le tourisme intérieur est encore fortement saisonnier (plus de 70 % des voyages s’effectuant durant la haute saison ). Considérant que le Brésil est un pays tropical et qu’il n’existe  pas de conditions climatiques extrêmes sur la majeure partie du territoire , cette saisonnalité des déplacements des nationaux est imputable à d’autres facteurs d’ordre culturel ou induits par le calendrier scolaire . Les brésiliens demeurent , en moyenne 11,7 jours sur leur destination  et dépensent en moyenne US$ 290.OO par voyage en 1998. Durant leur séjour la plupart des brésiliens séjournent chez des amis ou des parents ( environ 73 % )  et seulement 11,5 % ont recourt à l’hébergement hôtelier , bien que la demande d’hébergement hôtelier soit en hausse pour les catégories sociales les plus favorisées ces dernières années .La plupart des voyages sont effectués par routes , et 50 % s’effectuent en autocars  , suivis par le véhicule rivé ( 19 % ) .L’auto-stop constitue un mode de déplacement dont l’importance est considérable  ( 11,8 % ).La principale motivation du voyage demeure e loisir ( 77 % ) et le voyage organisé ne joue qu’un rôle médiocre  sur le marché touristique intérieur : 95 % de tous les voyages effectués  étaient individuels en 1998. 

Plus de 4,8 millions de touristes ont visité le Brésil en 1998 générant plus de US$ 7 billions  de recettes touristiques .En termes d’exportations le Tourisme était  le second poste derrière le soja  , surpassant les exportations de produits traditionnels tels  que le fer et autres minerais , le café et le sucre. Sur le plan des motivations l’immense majorité des visiteurs internationaux déclaraient que le Tourisme était la principale motivation de leur séjour ( 71,8 % en 1998  et 77,6 % en 1999 ) . La seconde motivation par ordre d’importance était les affaires  ( 22,7 % en 1998 et 18 % en 1999 ). Les visiteurs restent en moyenne 14 jours  et leurs dépenses quotidiennes s’élevaient à US$ 80 en moyenne en 1999 . Seulement 37,6 % des touristes visitaient le pays pour la première fois .91% des touristes indiquaient leur intention de revenir .La principale destination brésilienne pour les étrangers demeure Rio de Janeiro  ( 32, 5 % ) suivi  de Florianopolis ( 17,7 % )  et Sao Paulo ( 13, 7 % ).La grande majorité des touristes séjournent en hôtels ( 80 % en 1998 et 73,5 % en 1999 ) .

 

Année

1996

1997

1998

1999

2000

2001

TOURISTES

Nombre de touristes*

2 666

2 650

4 818

5 107

5 313

_

Régions d'origine des touristes

Afrique*

23

24

41

41

35

_

Amériques *

1 830

1 999

3449

3643

3803

_

Europe*

681

713

1 161

1 246

1 320

_

Asie de l'est*

7

8

14

15

11

_

Modes de transport

Air*

1 894

2 00 5

2 421

2 534

2 723

_

Route*

718

775

2 274

2 44 6

2 429

_

Mer*

53

70

123

127

161

_

Motivations des touristes

Loisirs et vacances*

1791

1 861

3 459

3 963

3 768

_

Travail et affaires*

765

929 000

1 286

1 084

1 480

_

Hôtellerie

Nombre de chambres

139 454

212 580

_

_

_

_

Nombre de lits

278 908

425 160

_

_

_

_

Taux d'occupation

_

62,4

61,7

59,3

60,8

_

 LE TOURISME AU BRÉSIL ( 1996 – 2000 )
 ( * : en milliers ) 

La stabilité économique et la monnaie forte ont rendu le voyage à l’étranger accessible aux brésiliens .En 1997 4 millions de brésiliens se sont rendus à l’étranger ( contre 2,9 millions d’arrivées de touristes internationaux la même année ) occasionnant un déficit de la balance touristique sans précédent  de l’ordre de US$ 3,9 billions .D’autres variables ont aussi contribué à ce déséquilibre : les brésiliens sont parmi les voyageurs les plus dépensiers du monde .Le Brésil est devenu le 5ème plus grand marché outre-mer des États-unis en 1997 . Durant cette année 941000 brésiliens ont visité ce pays .La même année les brésiliens ont dépensé plus de US$ 3 billions aux États-unis . Par ailleurs le Brésil possède pour la première fois une politique claire de développement touristique basée sur plusieurs objectifs : - planification , développement et promotion du Tourisme  à travers une collaboration du Gouvernement et du secteur privé , - amélioration des infrastructures touristiques , - décentralisation et modernisation de l’administration touristique. Les résultats de cette politique se sont révélés dès 1998 : - le nombre de visiteurs internationaux  a doublé durant la période  1994-1998 passant de 1,8 million à plus de 4, 8 millions de touristes ( 5,313 millions en 2000 ! ). Les recettes touristiques  ont presque doublé durant la même période  passant de US$ 1,9 en 1994 à US$ 3,7 en 1998. EMBRATUR a reçu de nouvelles missions  dans le cadre du développement de l’industrie touristique brésilienne. Parmi ceux-ci la modernisation et l’adaptation des directives et objectifs arrêtés par le PNT ; la création d’opportunités nouvelles d’investissement dans le Tourisme , le suivi du processus de décentralisation du développement touristique , l’introduction de nouvelles méthodologies dans  le développement de l’analyse du tourisme national , l’augmentation du budget consacré au marketing et à la promotion , etc…Depuis 1994 le gouvernement n’a cessé d’encourager  et de faciliter les investissements dans le secteur touristique .Les aides financières se sont multipliées en provenance des instances fédérales , étatiques et locales .Dans le nord-est du pays le PRODETUR (  «  Projeto para o desenvolvimento do Turismo » ) incluant 9 états a lancé un vaste programme de développement touristique  dans la région. L’investissement massif dans la région  , financé à la fois par  des institutions financières nationales et internationales , est destiné à améliorer les équipements touristiques existants et à développer des infrastructures dans des secteurs considérés comme possédant un fort potentiel touristique .La banque Interaméricain de développement ( IDB )  a fourni la plus grande partie des US$670  millions d’investissement  dans la première phase du PRODETUR de 1995 à 1999 . Cependant pour la modernisation des aéroports de la région la participation de l’IDB s’est limité à 50 %, le gouvernement local  et d’autres parties ont fourni l’autre moitié. Les fonds du PRODETUR Ont été aussi utilisés la viabilisation de milliers de kilomètres d’autoroutes , la restauration de bâtiments historiques  et la protection de l’environnement .La seconde phase de l’investissement initié par PRODETUR couvre la période 1999-2004. Le Nord-est recevra des fonds d’un montant de US$ 600 millions .D’autres régions du pays sont aussi concernées : l’Amazone doit recevoir  US$ 212 millions pour le développement d’infrastructures touristiques de base  tandis que US$ 450 millions seront investis  dans le Pantanal. Pour la partie sud du pays  US$ 464 millions ont été attribués à PRODETUR SUL. Les principaux bénéficiaires de ces investissement sont les secteurs des loisirs et de l’hébergement .Au début 2000 plus de 300 hôtels et 10 nouveaux parcs à thème étaient en construction à travers le pays . En 1998 le Brésil  possédait 18000 hôtels  avec une moyenne de 59 chambres par hôtel . Les investissements privés et institutionnels dans le secteur hôtelier ont atteint des niveaux records et la capacité d’accueil s’est accru dans des proportions considérables .Plus de 60 hôtels étaient en construction  en 1998 par le seul groupe ACCOR. Plus de 200 hôtels ont été construits pour la seule année 1998. Les investissements dans ce secteur atteignait US $ 76 billion en 1998. C’est ainsi que pour la seule ville de Sao Paulo le nombre de chambre d’hôtels s’est accru  de 10 000 nouvelles unités pour la seule année 1998. Le taux d’occupation hôtelier au brésil est passé de  47 % en 1993 à 61,7 % en 1998.Les nouvelles conditions économiques et l’augmentation  du tourisme national et international  ont attiré l’attention des chaînes hôtelières internationales  et aujourd’hui la plupart des grandes chaînes sont présentes dans le pays .  

CONCLUSION 

Il est clair que le Tourisme jour aujourd’hui un rôle majeur  dans les économies de la plupart des pays d’Amérique du sud et qu’il constitue une alternative crédible  au développement régional. Il contribue de manière significative au PNB régional et procure des emplois à des millions de personnes .Cependant il a été largement sous-estimé durant des décennies et il n’a réellement attiré l’attention des politiciens et des investisseurs privés que depuis peu. Il ne fait aucun doute que le tourisme continuera de croître durant le 21ème siècle .Cette croissance sera largement dominé par la croissance du tourisme intra régional. Mais le développement du tourisme sud-américain dans le long terme présuppose des changements structurels majeurs en termes d’organisation et d’investissements. Les gouvernements ont un rôle majeur à jouer dans ce contexte .Ce rôle est difficile à assumer dans un contexte où les problèmes posés par la pauvreté et le sous-développement font souvent passer le secteur touristique au second plan. L’Amérique du sud , comme destination émergente, exige  une diversification accrue  des produits , un qualité accrue des services, des infrastructures sans cesse plus performantes et une innovation constante. Sans une aide publique ces objectifs ont peu de chances d’être atteints. Le potentiel touristique de l’Amérique du sud est considérable. Le climat tropical et la diversité des paysages (forêt amazonienne , Andes , pampa , etc…) font de cette zone un lieu d’élection pour l’écotourisme


 


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              Cette page a été mise à jour le 30/06/15

 

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