GÉOTOURISME

Le site de la Géographie touristique en France et dans le Monde

Le Tourisme en France

  Le Tourisme dans le Monde

 La bibliographie

Le dictionnaire

 

Les lexiques

Les annales

Les cours en ligne

Le référentiel  

L'examen

La méthodologie

La vie scolaire

Le sujet de la session 2015  

 
Le tourisme dans le Monde

Le bassin méditerranéen

  L'Espagne
  L'Italie
  La Croatie
  La Grèce
  La Turquie
  L'Égypte
  La Tunisie
  Le Maroc
 

Le Tourisme de croisière

L'Europe du Nord
  Les pays scandinaves

L'Afrique subsaharienne

Les îles tropicales

  L'espace caraïbe
  Cuba
  Les Seychelles
  Les Maldives
  Les îles du Pacifique
  Les Galápagos
Les Amériques
  Les Etats-Unis
  Le Mexique
  Le Costa Rica
 Le Pérou
  Fiche signalétique
  Les civilisations andines
  L'Amérique du sud

L'Asie

  L'Inde
  Le Népal
  L'Asie du sud-est
  Le Viêt-Nam
  La Thaïlande
  L'Indonésie
  Singapour
  La Chine

Les régions polaires

 

L'Arctique et l'Antarctique

Le Tourisme et les risques
  Le Tourisme et le Terrorisme
 

Le Tourisme et les maladies

 

Le Tourisme sexuel

Les nouveaux tourismes

  Le Tourisme spatial
 
 
 Plan du site
 Index
 Dictionnaire
 Lexiques
 Méthodologie
 Thèmes
 Destinations
 Référentiel
  Bibliographies

                  

  Le Tourisme au Pérou

 

 

  «El Perú es un país hermoso y variado, de una vasta riqueza natural y paisajes que abarcan todas las manifestaciones de la naturaleza americana. De otro lado, su historia milenaria esta aun viva en monumentos tan deslumbrantes como Machu Picchu. Venga a visitarnos y a disfrutar de la hospitalidad de los peruanos». Mario Varga Llosas

 

Le tourisme est la troisième source de devises du Pérou après les mines et la pêche, cette activité représente 5,6% du PIB. En 2010 le Pérou a accueilli près de 3 millions de touristes (contre 1210000 en 2004 et 552 000 en 1996). La croissance de la fréquentation touristique a débuté dans les années 1990 avec la stabilisation de l'économie, l'amélioration de la situation politique et la construction d'infrastructures touristiques.

I - GEOGRAPHIE GENERALE

Le nom Pérou dérive de Birú, appellation d’un cacique indien qui vivait près de la baie de San Miguel (Panamá), au début du XVIe siècle. Lorsque les conquistadors espagnols les ont parcourus en 1522, les territoires de ce chef local formaient l’extrémité la plus méridionale du Nouveau Monde. Les Indiens de la zone rapportèrent aux espagnols l’existence d’un riche et lointain royaume. Le nom passa dans le langage courant de l’époque pour désigner un territoire légendaire situé tout au sud de l’isthme de Panamá. Par suite, Pizarro et ses hommes, au lendemain de la chute de l'Empire Inca en 1532, employèrent le nom Pérou pour désigner les nouvelles terres conquises.

Limités au nord par l’Equateur et la Colombie, au sud par le Chili, à l’est par le Brésil et la Bolivie et à l’ouest par la Bolivie, les 1285 216 km2 (3e rang des pays d’Amérique du sud) du Pérou, disposés de l’équateur au 18e degré de latitude sud, se répartissent entre: le désert pacifique, comprenant une trentaine d’oasis et coincé entre les Andes et l’Océan couvre 15 % de la surface péruvienne; les Andes, larges de 300 à 400 km dans le Sud, où aucun col ne descend au-dessous de 4000 m dans le Sud et le Centre, mais dont la largeur diminue dans le Nord en même temps que l'altitude s'abaisse; les plaines et les collines forestières de l’Amazonie, à l’est, qui occupent plus de 60% de la superficie totale du pays .

L’importance démographique et économique de chacun de ces ensembles géographiques est inversement proportionnelle à la surface qu’il occupe. Dans tout le pays la population se répartit en archipels, densément peuplés et séparés par des espaces inhabités. En 2008, sur une population de près de 29 millions d’habitants. Près de 50% vivent sur les 8000 km2 des oasis du désert côtier, mais la plus grande partie réside dans les villes: Lima, la capitale, rassemble, en 2009, plus de 10 millions d’habitants. Les Andes comptent 7 millions d’habitants; il s’agit de populations surtout indiennes et rurales, qui occupent les hautes plaines proches du lac Titicaca dans le Sud, les vallées et les bassins du Centre, les versants des montagnes septentrionales. Par contre les vastes étendues forestières de l’Amazonie sont quasiment vides. La population se regroupe le long des rivières ou bien encore dans la région préandine de la Ceja de Montaña, à proximité des nouvelles routes ouvertes dans la forêt.

L’un des problèmes du Pérou est l’articulation du territoire national à partir de ces trois ensembles géographiques, différents à la fois par les données naturelles, par les formes d’occupation du sol et par le dynamisme économique, mais qui sont parfois complémentaires.

Quelques chiffres suffisent à montrer l’ampleur des transformations subies par le Pérou à l'époque contemporaine. En 1940, le pays comptait 6,2 millions d’habitants; aux environs de 20 millions en 1983 et plus de 29 millions d'habitants en 2008. En 1940, moins d’un million de Péruviens vivaient dans des villes de plus de 20000 habitants et les deux tiers étaient concentrés à Lima. En 1983, la population des agglomérations de 20000 habitants et plus dépassait les dix millions d’habitants dont la moitié résidait dans la capitale. En 2007 la part de la population urbaine s'élevait à 74%. Dans les années 80 il y avait 65% d’habitants dans les Andes, 28 p. 100 sur la côte, 7% dans les régions forestières. Actuellement plus de 50% de la population vit dans les oasis, mais les 7/8 en ville, sept à huit millions dans les Andes, mais qui sont pour les deux tiers des ruraux, et le reste dans les plaines et collines de la selva. La densité reste faible, le Pérou étant, avec 23,2 habitants par km2 l'un des pays les moins densément peuplés de l'Amérique. Cette densité est d'ailleurs très inégale: élevée dans la côte (242,7 habitants par km2 à Lima) et elle est infime dans l'Amazonie péruvienne. La population totale a triplé en une quarantaine d’années et a été  multipliée par dix dans les villes. Ces deux particularités soulignent l’ampleur des problèmes qu’affronte le pays du fait de la croissance démographique galopante.  Un chômage massif  se développe dans les villes où la population est jeune (plus de 60 % de moins de 20 ans).

Un pays andin

Les Andes

Le Pérou est très souvent associé aux Andes. La « sierra » (montagne)  abrite 30 % de population et occupe 30 % de superficie totale du pays.

Les Andes péruviennes sont un segment des cordillères pacifiques qui s’étendent de l’Alaska à la Terre de Feu. Elles se caractérisent par leur masse et par leur continuité, traversant le territoire national de la Bolivie à l’Équateur. En Amérique du sud cette chaîne de montagnes s’amorce au Venezuela  pour s’achever à la terre de Feu en traversant pas moins de 7 pays  (sur les 14 que compte l’Amérique du sud).

La surrection des Andes est liée à l'épisode tectonique survenu à la fin du Tertiaire et qui s’est accompagné de la construction de volcans, surtout dans le Sud. Ce soulèvement se poursuit aujourd’hui et certaines zones, Pérou occidental surtout, présentent un risque sismique non négligeable (le 31 mai 1970 un séisme d’une magnitude de 7,8 sur l’échelle de Richter a détruit à plus de 90% le Callejon de Huaylas  dans la Cordillère Blanche provoquant la mort de 70000  personnes).

La cordillère se subdivise en deux branches: la Cordillère occidentale ou côtière  (Pérou) et la cordillère orientale  (Pérou) ou Royale (Bolivie). L’écart entre ces deux chaînes est occupé par l’altiplano dont l’altitude moyenne oscille aux environs de 3900 mètres. La Cordillère occidentale  longe le Pacifique. Elle est étroite et très élevée . Plusieurs sommets dépassent 6500 mètres dont le Huascaran (6978 mètres). Elle est située sur la ceinture de feu du Pacifique. L'enneigement y est modérée à cause de la grande sécheresse de l’air. Elle connaît un froid intense et sec en hiver (de mai à novembre), les précipitations y sont faibles, l’ensoleillement très fort et les nuits très froides (0°C). La cordillère orientale est moins élevée au centre. Sa largeur avoisine 100 à 150 kilomètres  et elle comprend des hauts plateaux (3500-4000 mètres). Les points culminants en sont le Salkantay (6271 mètres ) et l' Ausangate (6384 mètres) situés dans la région de Cuzco. Le rythme climatique est y est de type tropical alternant une saison des pluies chaude  (de novembre à avril) avec une saison sèche, froide et ensoleillée. Ce sont les cordillères qui abritent la majeure partie de la faune andine  et en particulier les camélidés : lamas, alpagas et vigognes.

L’étagement climatique caractérise les versants des cordillères. L’étage Yunga se développe au dessus du désert côtier  (600 mètres au nord, 1200 mètres au centre et 2000 mètres au sud). La végétation y est de type semi- désertique  (cactus cierge, figuier de barbarie, …). Au dessus survient l’étage Quechua, autour de 2000 mètres  au nord et vers 3000-3400 mètres au sud. C’est un étage tempéré. Dans les vallées (région de Cuzco) la température moyenne annuelle y est de 12°C  et les précipitations avoisinent 600-700 mm. Le climat tempéré et doux a permis le développement de plaines fertiles. C’est l’étage des céréales (maïs). L’étage puna (ou altiplano ou étage suni) survient vers 3500 mètres. C’est l ’étage de la quinoa et des tubercules. La végétation, dense dans les oasis de fond de vallée, s’appauvrit en altitude  et cède la place au monte (sous-bois sec et épineux). C’est l’habitat privilégié des hommes. Vient ensuite l’étage des roches et des glaciers, à partir de 4800 mètres  dans le sud  et à partir de 4200 mètres dans le nord. Il correspond à la limite inférieure des neiges éternelles (4800 m au nord et 5300 m au nord). Sur le versant amazonien de la sierra l’étagement est très différent  en raison de la forte humidité liée à la condensation de la masse d’air chaud de la civette amazonienne  au contact des terres andines. Les précipitations annuelles y sont supérieures à 1000 mm et parfois à 6000 mm. Les versants escarpés abritent une forêt tropicale  humide .

La continuité des reliefs montagneux n’exclut pas aussi une grande variété d’aspects du sud au nord.

Les Andes méridionales sont larges. Il s’agit de montagnes sèches. En bordure du lac Titicaca, à 3800 m, la température moyenne annuelle est de 9°C, mais il faut opposer une saison humide, entre novembre et mai, pendant laquelle il tombe de 400 à 700 mm d’eau, et une saison sèche, très lumineuse où les gels nocturnes alternent avec un fort ensoleillement dans la journée. À l’est, des cordillères atteignent 5500 m et portent quelques glaciers.

La sierra est le domaine des camélidés. On rencontre au Pérou deux camélidés sauvages: la vigogne et le guanaco. Le premier  a été sauvé de l’extinction par la création de réserves  comme celles de Pampas galeras  et d’Aguada blanca  dans le sud du Pérou. Le lama  et l’alpaca  sont les formes domestiquées issues probablement de croisements effectués  à partir de ces deux formes sauvages. L’unique prédateur des camélidés  est le puma ou cougouar, un grand félidé. L’oiseau emblématique des Andes est le condor, le plus grand rapace du Monde (3 mètres d’envergure) qui peut s’élever jusqu’à 5500 mètres d’altitude. Par son envergure, il est le plus grand oiseau terrestre volant de l'hémisphère ouest, n'étant dépassé que par l'Albatros hurleur, grand oiseau marin avec une envergure pouvant aller jusqu'à 3,50 mètres. Le condor des Andes était un oiseau mythique et vénéré par les Incas.

La population indienne est dense en lisière du lac Titicaca. Elle est composée de petits agriculteurs. Une partie d’entre eux parle l’aymara, d’autres parlent le quechua, la langue indienne la plus utilisée dans les Andes péruviennes. Le quechua était la lingua franca de la civilisation inca, mais non sa langue officielle qui était l'aymara. L'extension territoriale actuelle du quechua est due au fait qu'il a été promu au rang de lengua general par le colonisateur espagnol.

Les plateaux de la puna sont le domaine de l'élevage extensif des moutons, des lamas et des alpagas.

La vallée de l’Urubamba, «vallée sacrée des Incas», sépare les massifs de la Cordillère orientale et les plateaux de la région du Cuzco. C’est une vallée encaissée et densément occupé, à proximité de laquelle se trouve l’ancienne capitale incaïque. En 2007, la population de Cuzco était estimée à 348000 habitants. C'est un centre administratif, mais aussi un pôle touristique majeur favorisé par la profusion des monuments incaïques et coloniaux .

Dans les Andes du Centre, l’opposition reste nette aux étages inférieurs de la montagne entre le versant pacifique sec et le versant amazonien, humide et couvert de forêts. Les plus fortes densités existent dans les bassins situés entre 3000 et 4000 m, notamment dans ceux que draine le Mantaro (région de Huancayo). La Cordillère Blanche (département d’Ancash) compte plus de 30 sommets culminant au-dessus de 6 000 mètres, dont le Huascaran qui, avec ses 6 768 mètres, est le plus haut du pays et le deuxième plus élevé du continent, après l’Aconcagua en Argentine qui culmine à 6 959 mètres.

Dans les Andes du Nord, les plateaux et les hautes plaines disparaîssent. Les montagnes forment un ensemble plus étroit, d’une largeur de 100 à 150 km, dont les crêtes se tiennent entre 3000 et 4000 m. Elles sont entaillées sur 500 km de long par la vallée du Marañón. Ces montagnes, plus arrosées que celles du Sud, sont fortement peuplées. Mais les obstacles du relief, l’absence de ressources minières, la rareté des villes ont ralenti la mise en place du réseau routier, entraînant un isolement relatif plus accusé que dans les Andes du Centre, et font des Andes septentrionales un secteur oublié de la République péruvienne. Les Andes ne pèsent guère dans l’économie du Pérou contemporain.

La forêt des plaines de l’Est

La «selva» (forêt d'Amazonie péruvienne)  abrite 10% de population et occupe 60% de superficie totale du pays. L'Amazonie péruvienne est constituée des départements de Loreto, Madre de Dios, San Martín, Amazonas et Ucayali . Cette région, très différente des précédentes, est à la fois la plus étendue et la moins peuplée du Pérou. Sa nature sauvage empêcha les Incas d'y pénétrer en profondeur et de la coloniser.

L’Amazonie occupe une vaste zone plane ente 200 et 300 mètres d’altitude. L’unité du vaste ensemble formé par les plaines de l’Est, qui s’étend sur 700000 km2 (¾ de la superficie totale)  est due à la forêt tropicale caractérisée par un climat chaud (moyenne annuelle supérieure à 23°C). Les précipitations dépassent 1500 mm et peuvent atteindre jusqu’à 6000 mm. La moyenne oscillant entre 2000 et 4000 mm de pluies. Le taux d’humidité y est élevé en permanence  et les températures  sont généralement supérieures à 20°C. La végétation est abondante et imposante par la taille qu’elle peut atteindre. Le dénombrement des espèces animales et végétales n’est pas encore achevé.

Iquitos, sur le Marañón, accessible depuis l’Atlantique par des navires de mer, est la seule ville importante de la plaine amazonienne. La population est formée de métis, petits agriculteurs et seringueiros, installés le long des rivières. Quelques tribus d’Indiens selvatiques nomadisent encore dans la forêt (selva). La population est plus dense au pied des Andes, dans les zones de collines qui s'étagent de 300 à 1200 m. Des cultures vivrières (manioc, maïs, bananes) voisinent avec des plantations de café, de thé et de coca. Cependant, la conquête du domaine forestier péruvien reste difficile et coûteuse et les échecs ont été nombreux.

Des routes et des aéroports permettent des liaisons. La «marginale de la selva», axe routier qui fait le pendant de la «panaméricaine de la côte», relie les zones de colonisation proches des Andes tandis que des branchements permettent des liaisons avec les Andes.

La côte

La «costa» (côte) bordée par l'Océan Pacifique regroupe 60% de population et représente 10% de superficie totale du pays. La côte péruvienne se présente sous la forme d’un immense désert de 3 000 km du nord au sud et d’une extension maximale de 250 km d’est en ouest. limité par les montagnes. 

Le climat désertique est la caractéristique environnementale déterminante de la frange littorale péruvienne, soumise à l’influence de l’anticyclone du Pacifique sud et de ses balancements saisonniers. Le courant de Humboldt qui longe la côte péruvienne en hiver refroidit l'air chaud tropical. Des nuages très bas (moins de 500 m au-dessus du niveau du sol) et épais se forment alors et font écran aux radiations solaires. Ainsi Lima a seulement 1284 heures d'ensoleillement par an. Ce désert littoral est couvert de brumes la plus grande partie de l’année. Les eaux du Pacifique, à proximité de la côte, ont des températures inférieures de 7 à 8°C à celles des eaux tropicales situées à la même latitude. Dérivées vers le nord-nord-ouest par les alizés, elles sont très poissonneuses (courant de Humboldt). Dans le Nord, le désert est plus chaud qu’au sud; à proximité de la frontière équatorienne, il laisse la place à une steppe. Dans le Sud le désert s'élève en altitude et l’on passe d’un désert côtier humide à un désert de montagne, ensoleillé mais marqué par d'importants contrastes thermiques.

Le désert est traversé par des rivières qui descendent des montagnes et sont alimentées par les pluies saisonnières. Les berges de ces cours d'eau sont occupés par des périmètres irrigués. Ces étendues agricoles sont mises en valeur par une agriculture moderne (Coton dans les oasis du Centre et du Nord et canne à sucre et  riz dans les oasis des départements de la Libertad et de Lambayeque). Jusqu’à la réforme agraire, 80% de la surface appartenait à des haciendas, propriétés de familles ou de grandes entreprises de forme industrielle.

La côte qui, jusqu'au milieu du XXe siècle, a contribué massivement aux exportations du pays, ne joue plus qu'un rôle mineur dans l’économie nationale. La costa pèse cependant sur l’économie par le poids des centres urbains: les 7/8 de la population des oasis vivent en zone urbaine. Lima s’étend sur une trentaine de kilomètres sur les plaines alluviales du Rimac et du Chillon jusqu’au Pacifique. Port et aéroport se trouvent au Callao. Lima fut fondée le 18 janvier 1535 par Pizarro, sous le nom de « la Ciudad de los Reyes » (« la Cité des Rois »). Elle devient la capitale et la ville principale de la vice-royauté du Pérou et puis celle de la République, après l’indépendance du pays vis-à-vis de l’Espagne en 1822. À partir des années 50, l'exode rural et la croissance de la population locale ont fait exploser les limites de la ville. La majeure partie des surfaces urbaines est occupée par des barriadas (bidonvilles), quartiers «autoconstruits» par des habitants pauvres. Plus de trois millions d’habitants y vivent sur les 9 millions que compte la capitale.  La ville est le siège de nombreuses entreprises minières et de l'industrie de la pêche, le Pérou étant le premier producteur mondial de farine de poissons et le deuxième pour le volume des prises. Groupant près du tiers de la population du pays, Lima concentre les quatre cinquièmes de l’activité bancaire et la moitié des importations alimentaires sont destinées à ses habitants.  La cité est souvent le lieu d'implantation des multinationales à l'échelle des pays andins. Le centre financier se trouve à San Isidro, tandis que le centre d'accueil touristique et de la vie nocturne se trouve à Miraflores, au sud.  La stabilité économique a entrainé un développement important du tourisme d'affaires à Lima, et la ville fut le siège du congrès de l'APEC en 2008.
 

II – LE TOURISME INTERNATIONAL

L’historique de la fréquentation touristique

Pendant longtemps et aujourd'hui encore un des problèmes majeurs du Pérou réside dans son éloignement par rapport  aux pôles émetteurs septentrionaux  qui constituent en ce début du XXIe siècle les grands centres d’émission des touristes internationaux. A l’image de l’histoire générale du Tourisme international, celle des flux à destination du Pérou est très liée au développement des liaisons aériennes. Jusqu'à la fin des années 1960 les vols long-courrier transatlantiques étaient réservés à une élite économique  peu nombreuse. Un voyage au Pérou en provenance d’Europe était avant tout une aventure aérienne couteuse. Les visiteurs qui venaient au Pérou étaient soit originaires des pays voisins, soit des personnes  fortunées qui pouvaient s’offrir un long voyage en avion . Parmi les jeunes latino-américains qui, à l'époque, partaient à la découverte de leur continent quelques uns ont laissé des récits de leurs voyages . C’est le cas d’Ernesto Guevara qui visita le Pérou en 1952 avec un ami. Guevara n'était pas encore le « Che » de la révolution cubaine , mais un jeune étudiant en médecine venu d'Argentine. Il existait à la même époque un tourisme organisé en provenance d’Amérique du nord  qui venait au Pérou en avion pour visiter des sites importants tels que Cuzco et Machu-Picchu .

Dans les années 1970 le nombre des touristes au Pérou était faible. Les touristes étrangers étaient moins de 6000 dans les années 1950 et aux alentours de 30000 à la fin des années 1960. La Corporation du Tourisme du Pérou  estimait les touristes étrangers au Pérou à 16000 en 1965 et à 18400 en 1966. Les touristes étrangers les plus nombreux étaient, en grande majorité, anglo-saxons. S’ils représentaient moins du 1/3 des visiteurs étrangers au Pérou dans les années 1970, ils constituaient près des ¾ des touristes étrangers venant à Cuzco à la fin des années 1960. Ces touristes en groupe, riches et assez âgés , visitaient en général  trois lieux: Lima, Cuzco (pour Machu-Picchu) et Iquitos en Amazonie. Les déplacements entre les villes s’effectuaient en avion et l’hébergement se faisait dans les hôtels de luxe. La durée du séjour était généralement réduite car le Pérou ne constituait qu’une étape d’un circuit latino-américain plus vaste. Au début des années 1970 les crises politiques intérieures entraînèrent une chute  notable de la fréquentation nord-américaine.

A partir de 1972 les charters en provenance d’Europe se multiplièrent accentuant le désenclavement du pays et ouvrant une nouvelle phase de son histoire touristique . De 1972 à 1975  la chaîne charter fonctionnait sur trois mois de juillet à septembre, puis à partir de 1975-1976, les vols sont devenus plus réguliers. En haute saison quatre à six vols par mois arrivaient au Pérou contre au moins deux vols par mois en basse saison. Les charters en provenance d’Europe, partaient de Zurich, de Bruxelles, d’Allemagne ou encore de Bâle-Mulhouse, les points de départ les plus fréquents étant la Suisse. Ces charters étaient affrétés par au moins trois grandes agences françaises: Le Point Mulhouse, Nouvelles Frontières et Uniclam.

Durant les années 1970 on observa au Pérou un afflux croissant de jeunes en quête d’aventures dans les Andes, adeptes de la contre-culture hippie, peu soucieux de confort et venus pour visiter une destination mythique. Ces jeunes et ces classes moyennes restaient  au minimum trois semaines et se déplaçaient un peu partout dans le pays. A cette époque un «circuit classique » conduisait les touristes à Huancayo ( par le train le plus haut du Monde), puis à Ayacucho, Cuzco, Puno, Arequipa, nazca, avant de revenir  à Lima et, éventuellement de prolonger vers le nord. Les charters ont ouvert l’espace touristique du Pérou. Ce dernier ne se réduisait plus seulement à Lima, Cuzco et Iquitos. Quant au  développement du tourisme des jeunes, il a laissé des traces dans les esprits des nationaux. Pour les désigner on emploie encore le terme de «hippies»  ou de «sac à dos » (mochilas).

En 1979 le deuxième choc pétrolier et la nouvelle augmentation des tarifs qui en résultèrent portèrent un coup fatal aux charters. Le charter au Pérou devint alors de moins en moins rentable. Après que les charters aient disparu les tarifs aériens augmentèrent rapidement, passant de 400 dollars depuis l’Europe à 1000 dollars en moyenne. La clientèle changea en quantité et en qualité. Un autre facteur de changement décisif résulta des bouleversements du pays dans le domaine de la politique intérieure, surtout la période du gouvernement d’Alan Garcia (1985-1989 ).

La dégradation de la situation intérieure du pays eut des répercussions sur le tourisme international qui chuta de plus de 40% entre 1988 et 1990. Parallèlement on assista au cours des années 1980 à une modification de la carte touristique du pays au profit du sud, alors que les Andes centrales, notamment la région d’Ayacucho enregistraient une baisse notable de fréquentation.  Le développement du terrorisme (« Sendero luminoso ») a été déterminant dans la simplification de la carte touristique du pays  car ce dernier s’est développé autour d’Ayacucho et  s’est largement étendu dans les Andes centrales et sur le versant amazonien. L’influence conjointe des problèmes sécuritaires et de problèmes sanitaires (épidémie de choléra en 1991)  a entraîné une forte baisse de la fréquentation touristique entre 1989 et 1993. Les premiers cas de cholera furent rapportés au Pérou en janvier 1991. L'épidémie s'étendit ensuite à 14 pays de la zone latino-américaine entraînant un total de plus de 3800 décès, dont 2840 pour le seul Pérou.

Deux évènements politiques majeurs permirent une sortie de crise et un redémarrage de l'activité touristique : le "coup d’état civil"  de Fujimori le 5 avril 1992  et l’arrestation le 12 septembre 1992 du chef du «Sentier lumineux » Abimael Guzman, prélude à un affaiblissement notable de la menace représentée par ce groupuscule terroriste. La réorganisation du pays entraîna une reprise du Tourisme marqué par l’ouverture de nombreuses agences (entre 1993 et 1995 le nombre d’agences double  pour atteindre un nombre compris entre 195  et 220 ) et petits hôtels (1 à 2  étoiles).

La situation actuelle du Tourisme au Pérou

A l’échelle mondiale le Pérou est un petit pays touristique. Depuis la fin des années 60 le Pérou a toujours constitué moins de 0,1% du total mondial, entre 3 et 8% du total sud-américain. En 25 ans la fréquentation du Pérou a sensiblement plus augmenté que la moyenne  mondiale: +260% contre +240% pour la moyenne mondiale. Durant cette période l’Amérique du sud s’affirmait comme une destination touristique à part entière. Cette affirmation du Pérou et de l’Amérique ne s’est pas faite de manière linéaire et progressive. Cette partie du Monde a connu une meilleure progression de sa fréquentation que la moyenne mondiale  au cours de la décennie 1970-1980  et une progression plus faible au cours de la décennie suivante. Le phénomène est très net pour le Pérou dont la fréquentation a augmenté de plus de 170% entre  1970 et 1980  (passant de 134000 à 373000), a diminué entre 1980 et 1990  (il y avait alors 317000 touristes). L’âge d’or du tourisme au Pérou semble avoir été la décennie 1970-1980. En 1995 le Pérou ne figurait pas dans les quarante premières destinations touristiques mondiales . Avec 485000 visiteurs par an, le Pérou représentait moins de 0,1% des flux de touristes internationaux, moins de 0,5 % des flux à destination des Amériques  et moins de 5% des flux à destination de l’Amérique du Sud. C’est une destination touristique mineure, pour ne pas dire marginale. En 1998 le Pérou a reçu 820000 touristes, soit  une hausse de plus de 10% par rapport à 1997. Depuis 1993 (272000 touristes ) la progression a été rapide. Toutefois le Pérou reste à des valeurs relativement faibles à l’échelle mondiale .

Actuellement le tourisme est la troisième source de devise (1078 000 000 de US$ ) du pays après les mines et la pêche, cette activité représente 5,6% du PIB. En 2004 le Pérou accueillait quelques 1210000 touristes (0,16% des flux mondiaux), contre 552000 en 1996. La croissance de la fréquentation touristique a suivi l'amélioration de la situation politique. Presque 100% des touristes qui partent au Pérou suivent des circuits, le Pérou attire exclusivement pour ses richesses culturelles. Le tourisme balnéaire ne concerne que le tourisme intérieur, quelques Équatoriens fréquentent également les plages du nord (surtout Mancora). 92% des touristes allant au Pérou passent par Lima et 52% vont à Cuzco.

Le Pérou reste une destination lointaine qui demande entre 15 et 18 heures de voyage. La destination ne bénéficie pas, actuellement, de liaison directe avec la France. Les compagnies Lan et Ibéria proposent en partenariat des liaisons avec une escale à Madrid. Elles représentent à elle deux 60 % du marché. Ibéria assure des vols quotidiens au départ de Paris et de 10 régions – bientôt 11 avec Lille- De son côté LAN programme trois fois par semaine un vols sans escale Madrid-Lima. En 2007 Le Pérou a reçu 1 812384 touristes avec, en tête, les Américains (321397 visiteurs). La France arrivait en troisième position du marché européen avec 58713 touristes. Elle était précédée par le Royaume-Uni (66 488 touristes) et l'Espagne (63371).

 

Les principaux indicateurs du secteur touristique péruvien ( 1998-2012 )

 

En 2009, le nombre de touristes étrangers au Pérou a atteint le chiffre de 2023967, soit une croissance de 3.9% par rapport à 2008. En 2008 le Pérou avait accueilli 1948660 visiteurs .
En 2009 64960 touristes français se sont rendus dans le pays contre 62901 en 2008. La France se classait alors au 2ème rang européen après l’Espagne (79386 visiteurs) et devant la Grande-Bretagne (57949 visiteurs).

Près de 3 millions de touristes étrangers ont visité le pays andin en 2010, soit une hausse de 12% par rapport à 2009. La majorité des touristes venait du Chili (45,9%), suivi par les Etats-Unis (12,2%), l'Equateur (7,6%), la Bolivie (6%), l'Espagne (5,7%) et l'Argentine (4,7%).

Un total de 2,8 millions de touristes étrangers était attendu en 2011 au Pérou d’autant que cette année marquait le centenaire de la découverte du Machu Picchu. Les campagnes promotionnelles organisées dans le cadre du « Centenaire du Machu Picchu pour le Monde » étaient accompagnées de la diffusion de la nouvelle Marca País. Le nouveau logo, dont la première lettre est en forme de spirale, accompagne donc la nouvelle campagne promotionnelle du tourisme péruvien mis en place par les autorités dont le but est d’attirer de nouveaux visiteurs mais aussi investisseurs, ce logo apparaîtra sur tous les produits exportés à l’étrange.

       

En 2012 le Pérou a reçu 2,84 millions de touristes et réalisé 2,6 mds US$. Entre 2009 et 2010, le nombre d’arrivées de touristes a augmenté de 7,4%, entre 2010 et 2011 de 13% puis entre 2011 et 2012 de 9,5%, ce qui montre que l’activité touristique est en hausse depuis déjà plusieurs années et continue de progresser. En 2012 le tourisme ne représentait que 3,7% du PIB du Pérou. 3,16 millions de touristes ont visité le Pérou en 2013 dont 81.804 Français, hissant la France au rang de second marché émetteur européen derrière l’Espagne. Les pays voisins comme le Brésil, la Bolivie, l’Argentine et l’Equateur, figurent parmi les principaux marchés émetteurs, suivis des Etats-Unis et de l’Europe. En termes de répartition, les touristes sont majoritairement présents dans le circuit du Sud du pays où se concentrent les principaux attraits touristiques : Lignes de Nazca, Arequipa, Lac Titicaca, Cuzco, Machu Picchu, etc. L’attraction principale du Pérou étant encore aujourd’hui et depuis plus de 50 ans, le Machu Picchu et la Vallée sacrée. On voit se développer dans un second temps la région du Nord notamment autour des ruines de Chachan ou des vestiges de la civilisation Chavin. La région centre est quant à elle encore très peu touristique si on ne compte pas la ville de Lima qui sert de destination transit pour aller dans n’importe quelle autre région du pays.

3,5 millions de touristes internationaux ont visité le Pérou en 2015, soit une augmentation de 7,5% par rapport à l'année 2014. Les périodes d'affluence maximale ont été le mois de janvier  (298000 tourisstes ), le mois de juin ( 276000 touristes ) et le mois de juillet 2015 ( 333000 touristes ), soit des taux de croissance respectifs par rapport à 2014 de 12%,12,3% et 11,2% .

Le 24 juillet 2011 a été célébré le 100e anniversaire de la "découverte", par l'explorateur américain Hiram Bingham, du Machu Picchu, la célèbre cité inca dans les Andes péruviennes, désignée en 2007 comme l'une des sept nouvelles merveilles du monde. Le Machu Picchu est la plus grande attraction touristique du pays et l'une des plus prisées de la planète; il représente plus de 70% des revenus nationaux du tourisme. En 1991, la fréquentation du Machu Picchu s'élevait à environ 77000 personnes. Le site a accueilli environ 800 000 visiteurs en 2010. Aujourd'hui, environ 1800 visiteurs se rendent chaque jour sur le site, le maximum autorisé par les autorités étant de 2500. Le village rural Aguas Calientes, point de départ pour les touristes, a vu sa population gonfler à 4000 habitants. Des hôtels cinq étoiles et plusieurs restaurants ont été aménagés. Sur le site archéologique les autorités ont constaté une érosion du sol et des dommages sur la végétation, En janvier 2010, le site a vécu sa «première alerte». Des pluies diluviennes ont détruit la voie ferrée, bloquant près de 4000 touristes dans les villes de Machu Picchu et Aguas Calientes pendant cinq jours. En septembre 2010 le Congrès péruvien a approuvé la construction d'un accès routier direct au Machu Picchu, ce qui n'a pas manqué d'alerter l'UNESCO.

Dans les années 1980, visiter le sanctuaire du Machu Picchu était un privilège réservé à quelques privilégiés, avec moins de 70 000 visites par an. Aujourd'hui, le site dépasse souvent les 2500 visites par jour, limite fixée par l'Unesco pour le protéger des risques d’érosion et de glissements de terrain, et approche du million de visiteur par an. Demain, la construction d'un nouvel aéroport, plus proche du site et bien plus grand, pourrait attirer jusqu'à trois millions de personnes par an. Au risque de transformer le Machu Picchu en parc d'attraction. Ce projet, annoncé en 2012 par le président de la République du Pérou, Ollanta Humala, est déjà en route. Les terrains ont été achetés et plusieurs entreprises, notamment françaises, sont en lice pour l'appel d'offres. En 2018, le nouvel aéroport situé entre Cuzco et le Machu Picchu, dans la vallée de Chinchero, pourra accueillir les vols internationaux, ce qui évitera aux touristes de passer par Lima, la capitale, puis de prendre un avion vers Cuzco ou de s'y rendre en train ou en car.En 2025, les autorités visent plus de cinq millions de passagers par an, contre deux millions dans l’aéroport actuel. L'Unesco pourrait décider de mettre le site sur la liste des monuments en péril.

L'écotourisme se développe au Pérou. 750000 personnes, péruviennes et étrangères, ont visité les 71 zones naturelles protégées par l’administration nationale en 2010, soit 18% de plus que l’année précédente. L'ensemble des parcs naturels péruviens couvre une superficie de 18283508 ha, soit 14% du territoire péruvienne. L'INRENA (Institut National de Ressources Naturelles) gère la plupart des aires protégées. Cependant, un nombre croissant d'entre elles sont administrées par les communautés autochtones et par des associations de protection de la nature. Selon une étude du Service National des Aires Naturelles Protégées par l’Etat (Sernanp), la réserve nationale attirant le plus de touristes est celle du majestueux lac Titicaca, qui aurait comptabilisé un peu plus de 30% du chiffre total de voyageurs. La Réserve Nationale Pacaya Samiria a attiré environ 18% des visiteurs, avec sa faune et flore amazoniennes. Le Parc National du Huascaran, un des plus hauts sommets du continent, se place en troisième position, suivi la Réserve de Paracas, et du Parc National Tingo María ainsi que de la Réserve de Tambopata. Le parc naturel péruvien le plus connu est le parc national de Manú est situé sur le versant oriental de la cordillère des Andes dans le sud-est du Pérou. Il est classé depuis 1973, reconnu réserve de biosphère en 1977 et inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1987.Le parc est la plus grande partie d’une réserve de la biosphère de deux millions d’hectares de forêt primaire. Deux autres zones du parc dévolues à la sauvegarde des autochtones pour l'une et  à l'exploitation touristique pour l'autre. Le parc héberge près d’un millier d’espèces d’oiseaux dont sept espèces d’aras.

Des formes marginales de tourisme se développent au Pérou depuis quelques années. Ainsi des agences de voyage péruviennes organisent des safaris humains pour partir à la rencontre des tribus indiennes isolées. Au risque de menacer leur survie. Les voyagistes proposent des incursions clandestines dans la réserve Madre de Dios. Une zone protégée en pleine forêt amazonienne où près de 600 Indiens de la tribu Mashco Piro ont élu domicile. Ces pratiques ne sont pas sans rappeler le début du XXe siècle où, en France comme ailleurs, on exhibait des hommes tels des bêtes de foire dans des zoos humains. Mal nourris, vêtus de pseudo costumes traditionnels, ils étaient là pour satisfaire la curiosité des badauds.

 Le tourisme au Pérou sur le Net

Guide indispensable pour les touristes qui visitent le Pérou par Ministerio de Comercio  Exterior y Turismo, Dirección Nacional de Turismo, 94 p. Le vice ministère du Tourisme du Pérou présente ce guide pour le voyageur qui souhaite visiter notre pays. Cette publication contient des renseignements sur les exigences, recommandations et procédures qui doivent être pris en compte avant l’arrivée, pendant le séjour et à la sortie du territoire péruvien. Ce document de base avec des informations a été préparé en tenant compte de l’importance de l’hospitalité aux touristes par les autorités péruviennes et toutes les institutions impliquées dans le tourisme, afinde faciliter et d’améliorer le séjour des visiteurs de notre pays et ceux qui souhaitent visiter ses principales attractions touristiques….

TOURISME NATIONAL ET INTERNATIONAL DANS DES PAYS ANDINS : QUELLES RELATIONS ? L’EXEMPLE DU PÉROU par Nathalie RAYMOND, Bull. Inst. Fr. Etudes Andines, 2002, 31 (1): 23-38. Les études portant sur le tourisme dans les pays du tiers monde omettent souvent l’analyse du tourisme des nationaux dans leur propre pays, le considérant sans doute comme marginal. L’observation du phénomène dans les pays andins et en particulier au Pérou, à Cuzco par exemple, révèle qu’il n’en est rien. Quantitativement, il est aussi important, voire plus, que le tourisme des étrangers, et qualitativement, les différences des pratiques introduisent une complémentarité évidente entre les deux types de tourisme. Cette complémentarité permet la survie d’un secteur diversifié et elle a joué un rôle d’atténuateur lors de la forte crise de fréquentation touristique qu’a connue le Pérou au début des années 90. En ce sens, elle apparaît comme vitale.

The Effects of Tourism on the Cusco Region of Peru by Christopher Anderson, UW-L Journal of Undergraduate Research XI (2008), 4 p. Over the last decade tourism has become increasing important in domestic and international economics. Unfortunately just like every other sector of an economy, it can't grow unrestricted or there is the very real possibility of economic consequences. To prevent negative externalities the subject must be thoroughly explored just like anything else that is potentially powerful. There is a rather uniform consensus on the subject of how tourism must grow, but the effects haven't really been explored in developing countries where tourism can have an exponential impact on the economy. There have been a number of ideas as to how tourism should be handled in developing countries, hopefully this research can provide a bit of unanimity to the topic.

L’impact du tourisme globalisé sur la préservation du mode de vie des populations autochtones en Amérique latine : les cas des Quechuas et des Mayas par Yves Archambault, Observatoire des Amériques, La Chronique des Amériques Juillet 2008 No 13, 9 p. Dans un environnement de plus en plus globalisé, le phénomène touristique tend-il à éroder les aspects spécifiques du mode de vie des communautés autochtones d’Amérique latine? C’est ce que nous tentons de vérifier dans cette étude, en prenant appui sur les cas des Quechuas et des Mayas……

The Development Impact of Rural Tourism in Peru's Colca Valley Linking Grassroots and Structuralist Perspectives By Simon Bidwell, Thesis, Victoria University of Wellington, 2011, 204 p. Theories of Latin American underdevelopment have converged on neostructuralist approaches, which aim to promote more inclusive development through diversified economic activities with links to international markets. These include alternative forms of tourism, which are claimed to provide economic benefits to historically marginalized areas while supporting and enhancing traditional livelihoods. This study aimed to assess these claims by taking a broad political economy approach to evaluating the impact of rural tourism in the Colca Valley of southern Peru. Detailed case studies of two contrasting localities were linked with analysis of the wider economic, political and social context…..

TOURISM IN THE ECONOMIC GROWTH OF AREQUIPA REGION: ASSESSMENT AND DEVELOPMENT POLICY IMPLICATIONS by LLORCA RODRÍGUEZ, Carmen María, CASAS JURADO, Amalia Cristina & SOLER DOMINGO, Amparo, Regional and Sectoral Economic Studies Vol. 13-1 (2013), 10 p. The objectives of this paper are, firstly, to determine the role of tourism in the economic growth of the Arequipa region and, secondly, to propose actions that can shed light onto the policy making by the regional authorities which have selected the sector as a trigger of development. We have used the Ivanov and Webster methodology based on economic growth decomposition. Our results show tourism’s potential in Arequipa’s economy and the key role that community tourism could play in the conduct of the region’s socioeconomic characteristics and its environmental and cultural restrictions.

MYTH, MAGIC, MEANING & MEMORY – MENTOR TOUR GUIDES AS CENTRAL TO DEVELOPING INTEGRATED HERITAGE TOURISM AT ARCHAEOLOGICAL SITES IN CUSCO, PERU by Gemma McGrath, 26 p. This paper draws on research being currently undertaken on the role of tour guides in the development of heritage tourism in Cusco, Peru. Specifically, the focuses is on what happens when archaeological sites become tourist attractions, particularly in the context of less developed world areas. In the context of Peru where international visitor arrivals have mushroomed since the eradication of the Shining Path over the last decade, has exacerbated the often-tense relationship between tourism and archaeology. The lack of a range of interpretation supply, apart from guides, is a weakness as is the sole reliance on tour guides.

Drug Tourism or Spiritual Healing ? Ayahuasca seekers in Amazonia by M. Winkelman , Journal of Psychoactive Drugs , vol.37 n°2, p. 209-2018.

AYAHUASCA, “The vine of the soul”, 13 p.

Psychotropiques. La fièvre de l’ayahuasca en forêt amazonienne par Jean-Loup Amselle, Albin Michel, 2013, 4 p. La « fièvre » dont parle Jean-Loup Amselle, c’est cette nouvelle quête d’expériences initiatiques et de spiritualité New Age qui s’est emparée de touristes occidentaux. La demande croissante de ce nouveau tourisme a créé « les conditions d’une véritable industrie ».

Occidentaux en quête de guérison ou d’illumination. Tourisme chamanique en Amazonie péruvienne par Jean-Loup Amselle, Le Monde Diplomatique, janvier 2014. Depuis quelques décennies, l’Amazonie péruvienne voit affluer un nombre croissant de touristes venus du monde entier à la recherche d’un breuvage hallucinogène, l’ayahuasca. Cette substance, absorbée sous le contrôle de chamans, est censée provoquer des visions et guérir diverses maladies. Le tourisme chamanique est devenu une industrie, un phénomène de mode qui a largement investi l’espace public et les médias des pays occidentaux. On ne compte plus les témoignages sur les aventures psychédéliques de ceux qui, pour des raisons mystiques ou médicales, se rendent au Pérou afin d’y consommer cette potion magique…..

MARKETING MYSTICISM AND THE PURCHASE OF PILGRIMAGE. THE RISE OF SPIRITUAL TOURISM IN CUSCO AND IQUITOS, PERU by Bonnie Jean (Gigi) Owen, thesis, THE UNIVERSITY OF ARIZONA, 2006, 124 p. This thesis presents my findings on the Peruvian spiritual tourism industry in both Cusco and Iquitos, based on six weeks of fieldwork during Summer 2005. New Age and Peruvian spiritual belief systems have converged to form current Andean mystical and Amazonian shamanic practices. Increasing numbers of foreign tourists, whether believers in the New Age or not, are coming to gain a deeper understanding of these spiritual belief systems through participation in sacred rituals and ceremonies. The effects of such tourism are similar to other cultural tourism industries, such as increased competition, matters of authenticity, and performance of culture.

Le tourisme au Pérou: sujet d'entraînement à la rédaction du rapport


 


Liens cartographiques

 

Page en plein écran
( appuyez sur Alt + F4 pour sortir de la fenêtre  ) 

 

 


 

Accueil  |  Pourquoi un site ?  |  Le Tourisme en France  |  Le Tourisme dans le Monde | Le dictionnaire du Tourisme  | La bibliographie | L'examen

 


 


 


              Cette page a été mise à jour le 26/08/16

 

                Copyright © 2007 by KEROURIO