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  Le Tourisme au Népal

 


 

Généralités

L'arc himalayen s'étend sur 2720 kilomètres. Il est peuplé d'environ 33 millions d'habitants. Cette zone, politiquement instable, inclut deux pays dans leur intégralité: le Népal et le Bhoutan. Des parties de l'Inde (Kashmir, Himachal, Pradesh, nord de l'Uttar Pradesh, Sikkim et Arunachal Pradesh), du Pakistan ( Kashmir ) et de la Chine (Tibet et sud-ouest du Xinjiang) font parties de cette région.

Le Tourisme himalayen peut être divisé en trois phases distinctes. La première étape est dominée par le Tourisme religieux et se traduit par des pèlerinages bouddhistes et hindouistes vers des sites sacrés tels que Lhassa ou les sources du Gange. Cette forme de " tourisme "a des origines anciennes, mais elle a subsisté jusqu'à nos jours. La deuxième phase  (phase "bourgeoise" ou coloniale ) correspond à l'établissements de stations d'altitude  (Simla, Darjeeling , ... ) par les anglais à parti des années 1800. La principale préoccupation de ces élites était d'échapper aux climat oppressant et insalubre (pour eux-mêmes !) des régions d'altitude plus basses. Le Tourisme de masse forme la dernière étape de l'histoire touristique de cette région  et celle dont les effets environnementaux, sociaux et économiques sont les plus importants  et dont l'extension géographique est la plus vaste. L'arrivée massive de touristes internationaux et nationaux  remonte aux années 50.Pour les touristes internationaux elle est liée à la généralisation d'une perception récréative, ludique, de la Montagne . Pour les touristes nationaux elle reste étroitement liée à des faits religieux. Le Tourisme de masse s'est d'abord établi dans les zones les plus basses, donc les plus accessibles , avant de s'étendre vers les zones de haute altitude . Ce processus fut facilité par la construction , dans les années 60, de trois routes frontalières d'orientation est-ouest: Islamabad-Tashburkhan, Srinagar-Leh, Kathmandu- Lhassa. Ces axes routiers devinrent des axes de pénétration majeurs pour le tourisme himalayen.

Le territoire du Népal couvre 141415 km2 et consiste en trois 5 zones biogéographiques disposées en bandes parallèles du nord au sud. Ces zones comprennent : - Le Haut- Himalaya , au dessus de la limite supérieure des arbres  (23 % de la superficie totale du pays), - la forêt de haute- montagne  (20%), les moyennes montagnes du centre du Népal (20%) , les Siwaliks qui forment la zone de piémont  (13 %) et les basses terres tropicales du Teraï, adjacentes à la frontière indienne  (14%). On estime que 38 % du pays est couvert de forêts .La biodiversité du Népal est extrême  tant sur le plan botanique  (6973 espèces connues, dont 315 endémiques), qu'ornithologique (629 espèces d'oiseaux connues  dont 1 endémique) et mammalienne  ( 167 espèces connues dont 1 endémique) .

Avec un P.I.B par tête  de 1 200 $U.S  (2010), une espérance de vie  de 60,1 ans  et un taux de mortalité infantile de 65,3 pour 1000, le Népal appartient sans conteste aux pays les moins développés. Le Népal est un pays pauvre avec un revenu moyen par personne de 340 dollars par an. D'après les scientifiques, ce pays encore à l'ancienne serait parmi les dix plus pauvres pays au monde et les 27 pays les moins avancés (2007). Les 2/3 de la population  (22,1 millions en 1995, 28,1 millions en 1998, 28,2 millions en 2010) résident dans les moyennes montagnes  qui incluent la ville-capitale de Katmandu. L'agriculture occupe 90% de la population active  et 13,7% seulement de la population est considérée comme urbaine. Avec un taux de croissance annuelle de l'ordre de 2%, la population népalaise devrait dépasser 40 millions en 2025. La forte croissance démographique, l'extension de la pauvreté et les diverses initiatives faites pour tenter d'y remédier expliquent que l'environnement naturel a été soumis à une rapide dégradation. La déforestation à des fins agricoles, la construction de barrages, de  centres d'extraction miniers et de routes  font peser de sévères menaces sur l'environnement. Il en est résulté une réduction notable de la biodiversité, une accélération de l'érosion, une plus grande fréquences des inondations, ainsi que des fluctuations micro-climatiques anormales. Le problème de la déforestation est particulièrement aigu. On estime que le 1/3 de la forêt népalaise  a été détruit  entre 1964 et 1975 et que 84 000 hectares  ont disparu chaque année entre 1980 et 1985. La déforestation résulte essentiellement de deux phénomènes: -la nationalisation des forêts en 1957 qui a mis un terme à la désignation de certains espaces forestiers comme espaces communautaires ou comme espaces sacrés, -la croissance démographique et son corrélat l'expansion de l'agriculture .

Le Népal est traditionnellement perçu comme une destination lointaine  et inaccessible du massif himalayen et isolée du reste du Monde. Ces deux images de haute montagne et de région difficile d'accès  ont donné au Népal une dimension "mystique", encore très forte de nos jours. Écrivant de Pokhara, aujourd'hui deuxième destination touristique majeure du Népal, le géologue et explorateur suisse  Hagen écrivait en 1961: " Pokhara area shows the greatest constrast in landscape . Nowhere in the World can the highest mountains  reaching  an 8000 metre level be admired  from such a small distance and from the tropical lowland without any intermediate  mountain ranges .Pokhara is certainly one of the most extraordinary and beautiful places in the world " ( Hagen , 1961 ). Le Népal est connu dans le reste du Monde comme la destination montagnarde par excellence .l'attraction majeure  du pays demeure la partie sud-ouest de la chaîne himalayenne qui comprend les sommets les plus élevés du Monde.

Ce n'est qu'en 1951 que le Népal fut officiellement ouvert aux étrangers en 1951. Le première voyage organisé  survint en 1955 après l'ouverture d'un aéroport international  l'année précédente. Mais en 1960 le nombre total de touristes avoisinait 4000 en dépit de la médiatisation générée par l'ascension du Mont Everest en 1953 par Edmund Hilary et le Sherpa Tenzing Norgay. La croissance du Tourisme fut entravée par l'absence de route entre l'Inde et le Népal jusqu'au milieu des années 1960.Le développement touristique népalais fur largement impulsé par les diplomates étrangers en poste dans le pays. Ce sont leurs écrits, ainsi que leurs conversations, qui incitèrent un grand nombre de voyageurs  à parcourir le pays .Après l'ère du " Tourisme diplomatique", une augmentation notable des arrivées de voyageurs survint à la fin des années 1960 quand Katmandu devint le terminus des voyages entrepris par les adeptes de la contre-culture hippie .Au début des années 1970, au lendemain du couronnement du roi Birendara, le gouvernement népalais renforça les mesures de contrôle sur l'obtention de nouveaux visas et interdit la culture et la vente de produits stupéfiants. Les flux de hippies déclinèrent alors progressivement. Dans les années 1960 le gouvernement népalais  décida de favoriser le tourisme de montagne  ( alpinisme et trekking) tout  en en faisant une source directe de devises .La réalisation d'une randonnée ou d'une ascension fut dès lors soumise à l'obtention d'un permis de trekking. Son coût varie de 100 $U.S pour l'ascension d'un sommet peu élevé  jusqu'à 50000 $U.S pour l'Everest et de 20 $U.S pour les régions de trekking  les plus anciennes jusqu'à 75 $U.S pour les régions ouvertes aux seuls groupes encadrés par une agence de trekking .des vérifications de permis et du respect de l'itinéraire sont effectuées à intervalles réguliers par des fonctionnaires disposés en différentes points des parcours . Dans certaines régions proches de la frontière, comme le Mustang, outre le paiement d'un permis au prix élevé , les touristes et guides sont accompagnés d'un officier de liaison. Graduellement des infrastructures et des services tournés vers le Tourisme international se développèrent  et les revenus générés par cette activité  passèrent de 2,2 millions de dollars U.S  en 1971 à 52 millions de $ U.S en 1981. Entre 1985 et 1995, le Tourisme a plus que doublé  (181000 touristes à 365000) pour atteindre 464000 touristes en 1998 ( soit 153 millions de dollars U.S de recettes ) . Le statut de " ville-porte"  de Katmandu est  confirmé par la présence de plus de 27 000 chambres dans cette ville  en 1995 ( soit 88 % du total des chambres disponibles à l'époque dans le pays (31347)). Un ministère du Tourisme fut créé en 1977 chargé de la promotion, de la planification et de l'analyse du développement touristique national .depuis le début des années 1990 l'augmentation du nombre des visiteurs figure parmi les priorités du gouvernement népalais .

L'industrie touristique népalaise se caractérise par une grande diversité des motivations et des marchés .Le Tourisme international haut de gamme est représenté à Katmandu par un casino, dont l'accès est réservé aux seuls étrangers. Par ailleurs le pays continue d'accueillir un grand nombre de pèlerins hindouistes  visitant divers sites sacrés  tels que Muktinath dans la région de l'Everest . Entre ces deux formes extrêmes de tourisme, on note aussi la présence de " vestiges " de la contre-culture hippie  et, surtout, d'un nombre croissant de écotouristes (adeptes du Tourisme de Nature et du Tourisme d'aventures ). Le gouvernement népalais a favorisé ce dernier courant en ouvrant des régions jusque là interdites d'accès  ( la région de Dolpa en 1988 et la région de culture tibétaine du Mustang supérieur, ou Lo, en 1992 ).

Jusqu'en 1965 le nombre total d'arrivées de touristes dans le pays avoisinait 10000 personnes par an. Durant les années 1970 les flux enregistrèrent un taux de croissance  moyen annuel de 13,9%, avant de connaître une nette décrue dans les années 1980 ( taux de croissance annule avoisinant 1%).Au début des années 1980 les flux furent ralentis par suite de la hausse du prix des hydrocarbures, des prix du transport aérien  et des conséquences de la récession économique en Occident. Depuis cette date les arrivées de visiteurs  n'ont cessé de fluctuer autour d'une croissance moyenne annuelle de 10%...Des touristes originaires de plus de 45 pays différents visitent le Népal chaque année .Les touristes européens ont constitué l'essentiel des flux jusque dans les années 1970; depuis les années 1980 l'Asie est devenue la première source  de visiteurs avec 180337  arrivées en 1995 ( 49,6% des arrivées de touristes ). La principale raison de l'afflux majeur de  touristes asiatiques au Népal réside  dans le grand nombre de touristes indiens  (117260 en 1995, soit 25% du marché asiatique ). Les motivations de ces touristes sont diverses  : - possibilité d'accéder à Katmandou sans passeport  ni visa, - par ailleurs, le Népal étant un pays hindouiste, il comporte de nombreux sites religieux ( Muktinath, Lumbini, ...), - le pays est aussi un marché important pour les produits étrangers, - il offre une destination montagnarde alternative aux indiens tenus à l'écart du cachemire en raison de l'instabilité politique de cette région, - enfin la fraîcheur des températures népalaises en altitude offre un répit aux chaleurs moites de la mousson .Les visiteurs en provenance d'Europe de l'ouest continuent d'occuper la deuxième place  (133803 en 1995 ) et l'Amérique du nord , la troisième position (29702 en 1995) .Concernant le marché européen occidental, les arrivées les plus nombreuses proviennent du Royaume-Uni, d'Autriche, de Belgique et de Suisse .La majorité des arrivées s'effectuent par voie aérienne ( 88 % en 1995 ). La plupart des touristes visitent le Népal pour les vacances et l'agrément  (50,5% en 1998 ) et pour le trekking (23,8%).

En 2007 le Népal a reçu 526705 touristes internationaux, soit une croissance de 37,2% par rapport à 2006. En 2008 le nombre de touristes a décru, tombant à 500277. En 2008 55,9% des touristes étrangers étaient originaires d’Asie , dont 18,2% de l’Inde, tandis que les européens occidentaux représentaient 27,5% des flux touristiques internationaux, 7,6% étaient originaires d’Amérique du nord, 3,2% d’Australie et de la région Pacifique , 2,6% d’Europe orientale et 1,5% d’Amérique centrale et du sud. En 2010 le Népal a accueilli 600000 touristes, dont 15000 touristes chinois, et espère en accueillir 1 million en 2011.

 

 

Le Népal a accueilli en 2013 quelque 800000 visiteurs internationaux dont 28805 Français (+7,8% par rapport à 2012), attirés par le patrimoine culturel ainsi que les sommets de l'Himalya et les circuits de trekking.

Le tremblement de terre qui a frappé le Népal samedi est une catastrophe humaine mais aussi économique mettant à terre l'activité touristique, essentielle pour ce petit pays si pauvre. Ce séisme de magnitude 7,9 qui a frappé le Népal en avril 2015 est le plus important que le pays ait connu depuis 1934. Le tremblement de terre s'est produit à 77 kilomètres au nord-ouest de Katmandou et à  une profondeur de 15 km. Le séisme a causé la mort de 8600 personnes, dont 10 Français. En 2011, un séisme de magnitude 6,9 avait ébranlé le nord-est de l'Inde, secouant le Népal, et faisant 110 morts. Le coût à long terme de la reconstruction du Népal, en appliquant les critères de reconstruction des bâtiments situés dans des régions menacées par d’importants séismes, pourrait dépasser 5 milliards de dollars, soit environ 20% du PIB du Népal. Cette catastrophe vient s’ajouter au lourd bilan de la tempête de neige qui s'est abattue en octobre 2014 sur le circuit de trek de l'Annapurna faisant 43 morts, soit la pire catastrophe pour le trekking survenue au Népal.

L'écotourisme reste l'activité touristique prédominante du Népal . Le nombre de trekkeurs (le trekkeur est une '" combinaison" d' écotouriste et de randonneur ) a augmenté de manière significative passant  de 12600 en 1970 ( sur un total de 45 000 touristes, soit 28% du total ) à 33600 en 1986 ( 15% des 223 000 touristes). D'autres analyses font état de 37000 trekkeurs, sur un total  de 250 000 touristes en 1990, venant au Népal spécifiquement  pour le trekking ( 15% ) .A ces chiffres il faut rajouter les effectifs de touristes effectuant des treks dans des régions où un permis n'est pas exigé, comme le Teraï ( Chitwan Royal National Park) et les vallées de Katmandu et Pokhara. En 1990 les trekkeurs restaient au Népal pour une durée moyenne de 25,8 nuits. Les trekkeurs et assimilés constituent une force majeure de l'industrie touristique népalaise. Cette catégorie n'inclut pas les alpinistes  considérés comme une catégorie spécifique  à partir de 1979 dans le Plan de développement du parc national de Sagarmatha  (Everest) .92% des trekkeurs sont européens, américains ou australiens  et 80 % sont de sexe masculin.

90% de tous les permis de trekking octroyés par le gouvernement népalais depuis le début des années 1970 concernent les régions de l'Annapurna, de Khumbu ( Everest ) et du Langtang-Helambu. La part restante concerne des régions plus petites comme le lac de Raza, Humla, Kanchenjunga, Dolpa et le Mustang qui ont été progressivement et récemment ouvertes par le gouvernement.

L'Annapurna reste la première région de trekking .Sa superficie est de près de 7000 km2. La région se caractérise par une grande diversité biologique et culturelle. Elle est peuplée d'environ 40 000 personnes. La popularité de cette région est  essentiellement liée à la renommée de la ville de Pokhara, à l'extrême variété des habitats et à la présence d'espèces animales rares et protégées comme le léopard des neiges, une centaine d'espèces différentes d'orchidées ou les plus grandes forêts de rhododendrons du Monde. On y rencontre 60 % des trekkeurs visitant le Népal. En 1995 33 000 trekkeurs avaient visité cette région. Au début des années 1990 850 auberges ("lodges ") étaient établis dans la partie méridionale de cette région.

Le Khumbu est la deuxième région la plus prisée des trekkeurs internationaux . Sa renommée est liée au Sagar Matha (Everest) .Le nombre de trekkeurs, relativement faible dans les années 1960 ( 20% ) a augmenté à la fin des années 1970 à la suite de la construction d'un aéroport à Lukla (1964) et de l'ouverture de la région aux visiteurs autres que les alpinistes la même année. Dès 1991 83 "lodges " étaient opérationnels dans le Khumbu. Le massif de l'Everest est devenu le parc national du Sagarmatha en 1976 et il a été inscrit sur la liste du Patrimoine Mondial de l'Humanité en 1980.

La troisième région la plus visitée par les trekkeurs est le Teraï qui abritent une des zones naturelles protégées népalaises les plus connues : le Chitwan Royal National Park .

Une étude réalisée au Népal en 2014 sur la création d'emplois générés par le tourisme montre que l'arrivée de 6 touristes génère la création d’1 emploi. De plus, 70% des emplois ainsi créés le sont pour  des népalais ayant entre 20 et 40 ans. 25% des emplois sont saisonniers et 75% à l'année. C'est le secteur du trekking qui crée le plus d'emploi ensuite arrive l'hôtellerie de moyenne catégorie, les compagnies aériennes et l'hôtellerie de luxe. Enfin, pour ces créations d'emplois c'est aussi dans le trekking que les salaires sont les plus élevés. Le trekking et l’alpinisme ont rapporté 42,8 dollars par jour et par visiteur au gouvernement en 2013.

Un programme de conservation de la Nature a été lancé au Népal en 1971 et le premier parc national a été établi en 1973 ( Chitwan Roayl National Park ). Les zones naturelles protégées sont placées sous la tutelle du département des parcs nationaux et de la protection de la vie sauvage  et elles couvrent une superficie de 1,109 millions d'hectares, soit 7,9% de la superficie totale du pays. Ces parcs comportent la particularité de comporter une population résidente importante  (63 villages dans les limites du parc national de Sagarmatha, par exemple ).

A partir du mois d'avril 2014, les alpinistes qui partent à l'assaut de l'Everest devront ramener 8 kg de déchets, sous peine de poursuites judiciaires. Les expéditions devaient jusqu’à présent déposer une caution de 4 000 dollars (2 900 euros) qui leur était rendue une fois qu'elles avaient prouvé, à leur retour, qu'elles ont ramené matériel et détritus. Mais ce règlement était difficile à appliquer. En février 2014, le Népal avait déjà réduit la somme d'argent que devait payer chaque alpiniste pour grimper l'Everest et d'autres sommets, afin d'attirer plus de touristes. Le permis était passé de 25.000 dollars à 11.000 dollars. En revanche le tarif pour les groupes a augmenté afin de décourager les ascensions de groupes importants pendant les mois de haute saison . Pour un groupe de 7 personnes, le tarif était de 70.000 dollars, ce qui encourageait les personnes de niveaux différents à grimper ensemble. Le tarif est passé à 77.000 dollars. Selon cette nouvelle réglementation, des alpinistes individuels qui voudraient escalader d'autres sommets de plus de 8.000 mètres devront s'acquitter de 1.800 dollars, au lieu de 5.000 par le passé.

 

 


Documents annexes  :
Le Tourisme au Népal :
des chiffres ...
 

  


1-Les indicateurs touristiques du Népal
(1994-2000 )
 

 

Indices / Années

1994

1995

1996

1997

1998

1999

2000

Tourisme international récepteur

Touristes

327

363

394

422

464

-

-

Arrivées par région

Amériques

27

32

33

39

47

-

-

Europe

135

138

139

147

161

-

-

Asie du sud

111

129

140

149

166

-

-

Asie de l'Est et Pacifique

52

63

79

85

88

-

-

Arrivées par modes de transport

Air

289

325

343

371

398

-

-

Route

37

38

50

51

66

-

-

Hébergement

Nombre de chambres

9001

11124

13084

14124

14871

-

-

Nombre de places- lit

17730

21807

25638

27612

28878

-

-

Taux d'occupation

36,9

49

50

-

-

-

-

Paiements touristiques

Recettes du Tourisme international

88

117

117

116

153

-

-

Dépenses du Tourisme international

112

136

125

103

78

-

-

Recettes du transport international

46

55

76

55

59

-

-

Dépenses du transport international

23

31

30

38

29

-

-

 

 
2-Le Tourisme au Népal : passé , présent et futur
(D.M.S : Durée moyenne de séjour , D.T.J : dépenses moyennes des touristes par jour ( en $ U.S )).

 

 

 -

1997

2002

2015

Touristes

420 000

676 000

1 247830

D.M.S

11,27

13

15

D.T.J

45

60

1 333

 

           

 

 

3-Indicateurs touristiques ( 2010-2013 )

 

 

 

4- Les arrivées de touristes au Népal ( 1963-2013 )

 

 


Documents annexes :
Le Tourisme au Népal sur le Net
 

NEPAL, Tourism sector analysis, Enterprise Europe Network, 93 p. , The general goal of all interventions in the Nepalese touristic sector should increase confidence of investors – domestic and foreign in setting up projects directly and indirectly related to the tourism which would finally lead to the adequate growth of touristic inflow in sense of quantity and quality. There is namely the estimation that the one million tourist arrivals per year could contribute to the creation of additional hundred thousand jobs as well as to the wider prosperity of the Nepalese economy in general…

Nepal in figures 2012 , 2 p. Situated in the northern hemisphere, known as land of Mt. Everest and the birth place of Lord Buddha, Nepal is a tiny landlocked country. Though Nepal occupies only 0.03% and 0.3% of total land area of world and Asia respectively, the country has an extreme topography and climate. The altitude ranges from 70 meters to 8848 meters and the climate varies from tropical to arctic depending upon altitude. The country stretches from east to west with mean length of 885 kilometer and widens from north to south with mean breadth of 193 kilometer…..

Cultural Tresors of Nepal with special focus on Kathmandu Valley, NTB, 2009, 58 p.

Case Study on the effects of Tourism on Culture and the Environment by Ram Niwas Pandey, Pitambar Chettri, Ramesh Raj Kunwar and Govinda Ghimire, UNESCO PRINCIPAL REGIONAL OFFICE FOR ASIA AND THE PACIFIC, BANGKOK, 1995, 66 p.

Tourism Development in Upper Manang Valley of Annapurna Region by BHIM P. SUBEDI & PREM SAGAR CHAPAGAIN, Nepal Tourism & Development Review, vol.1, issue 1, 2011, p. 52 , The Annapurna Region is one of the notable tourist destinations, especially for trekking tourists. The region lies in the north-western part of Nepal. Popularly known as the Annapurna Trekking Route (Annapurna Circuit) boasting/ comprising some of the world’s highest peaks of above 8,000 m elevation and the world’s deepest valley, the Kali Gandaki Valley, it has attracted trekkers from many countries since the late 1980s in particular and since the 1970s in general ….

Isabelle Sacareau : Porteurs de l'Himalaya : le trekking au Népal, Revue de géographie alpine, Année 1997, Volume 85, Numéro 3, C.R de lecture par Debarbieux B., p. 80 – 82.

TOURISM AND SUSTAINABLE COMMUNITY DEVELOPMENT IN NEPAL by Mek Bahadur Thapa, Thesis CENTRAL OSTROBOTHNIA UNIVERSITY OF APPLIED SCIENCES Degree Programme in Tourism, April 2012, The main aim of the thesis is to reflect the current profile of Tourism in Nepal, familiarized with sustainable local development and sustainable economic development and how the tourism can play a vital role for the nation’s development…, 60 p.

RURAL TOURISM DEVELOPMENT IN NEPAL by Felipe Ludena Vaquerizo, Bachelor’s Thesis, November 2013, Tampere University of Applied Sciences, 37 p. This bachelor’s thesis mainly highlights the importance of rural tourism in a country where about 80 % of people live in rural areas. The Nepalese countryside has a lot to offer for the tourists, such as scenic beauty, kaleidoscope of traditions, cultures and an array of opportunities to explore the outdoors through sporting and adventure activities. This study has tried to prove that, if managed and organized in a proper way, rural tour-ism could bring the economic prosperity back to the people of Nepal…

TOURISM POLICIES AND PRIORITIES by Kashi Raj Bhandari, Research, Planning and Monitoring, Nepal Tourism Board, 20 p.

Modelling Monthly International Tourist. Arrivals and Its Risk in Nepal by Hari Sharma Neupane , Chandra Lal Shrestha & Tara Prasad Upadhyaya, The volume of international tourist arrivals is the prime concern for both the tourism entrepreneurs and policy makers, as the arrivals is directly associated with foreign exchange earnings or export benefits, and tourism induced economic activities. The overall average annual growth of international tourist arrivals in the country over the last 40 years is about 6.65 percent. The mean contribution of tourism sector as a percentage of GDP was 2.67 percent during the last 35 years. This paper explores the risk associated in the Nepalese tourism industry taking account of monthly international tourist arrivals…., 20 p.

Rural livelihood, Cultural values, and Tourism in Nepal – An exploration by Humnath Bhandari, JSPS Postdoctoral Fellow, JIRCAS, Tsukuba, Japan, 106 p.

Tourism and Impacts on A Case Study of Sirubari Village, Nepal Traditional Culture by Tilak Prasad Kandel, Thesis, Faculty of Humanities, Social Sciences and Education, University of Tromsø, Norway, Autumn 2011, 85 p., This thesis entitled “Tourism and its Impact on Traditional Culture: A case study of Sirubari village, Nepal” intended to focus on the village tourism being practiced by the Gurung people in the Sirubari village of Syangja district. Gurung peoples are one of the indigenous populations mostly residing in the hill area since the historic times. For this study, the locality Sirubari village as chosen which is inhabited mainly by the Gurung peoples and Sirubari is regarded as the model village for the introduction and the promotion of village tourism.

Socio-economic Impacts of Tourism in Lumbini, Nepal: A Case Study by Pradeep Acharya, 9 p.

SOCIO-ECONOMIC DEVELOPMENT THROUGH AGRO- TOURISM: A CASE STUDY OF BHAKTAPUR, NEPAL by Hemprabha Pandey MA and Pradyumna Raj Pandey, The Journal of Agriculture and Environment Vol:12, Jun.2011, 8 p. Socio-economic development of Nepal relies on harnessing the potentials of tourism, handicrafts, non-timber forests, and high-value low-volume agricultural products, and human resources. Tourism and agriculture in Nepal are major elements in this development, acting as revenue generating industries with multiplier effects on the economy and significant employment capacity, which significantly contributes to GDP and rural income generation. Among the mid hill districts of Nepal, Bhaktapur maintains a high potential to benefit from the synergism between tourism, agro-farming, and handicrafts, giving it the internal elements necessary for socio-cultural development. As Bhaktapur has already been included in the list of UNESCO World Heritage Sites, protection and renovation of ancient artistic monuments is essential.

A RESEARCH PAPER ON IMPACT OF TOURISM INDUSTRY IN NEPALESE ECONOMY by Ankita Khaniya et alii , Purbanchal University, Management Campus, Biratnagar, Nepal, December 2011, 22 p. This study shows the relationship between different factors of tourism industry and economic indicator from which it is easy to find out which factors are directly correlated to GDP of country. This study also shows that, the actors of tourism industry of Nepal and why tourist wants to visit Nepal.

Mise en tourisme et dynamique spatiale au Népal par I. Sacareau, Mappemonde 2000, vol.58,n°2, 5 p.

Évolution des politiques environnementales et tourisme de montagne au Népal par Isabelle Sacareau, Revue de Géographie Alpine, 97-3 | 2009, p.97-103 : Le tourisme montagnard au crible de la durabilité , Le développement du trekking au Népal a suscité des inquiétudes qui ont abouti à la création d’aires protégées sur la foi d’un scénario de crise environnementale dont les touristes et les paysans étaient jugés responsables. Devant les conflits entre la conservation et les nécessités de développement des régions concernées, la gouvernance des aires protégées a évolué dans le sens d’une meilleure prise en compte des sociétés locales. Pour autant les mesures prises ne font qu’accompagner et diriger des dynamiques touristiques plus anciennes qui s’exercent à des échelles plus vastes. Le trekking constitue ainsi un système touristique très largement aux mains des sociétés montagnardes du pays qui a permis l’amélioration de leurs conditions de vie tout en limitant ses impacts environnementaux. En ce sens le trekking répond assez largement aux principes du développement durable.

Geography, Poverty and Conflict in Nepal by Quy-Toan Do & Lakshmi Iyer, Working Paper 07-065, 2009, 26 p. This paper conducts an empirical analysis of the geographic, economic and social factors that contributed to the spread of civil war in Nepal over the period 1996-2006. This within-country analysis complements existing cross-country studies on the same subject. Using a detailed dataset to track civil war casualties across space and over time, several patterns are documented. Conflict-related deaths are signicantly higher in poorer districts, and in geographical locations that favor insurgents, such as mountains and forests; a 10 percentage point increase in poverty is associated with 25-27 additional conflict-related deaths….

Nepal in Transition. A Study on the State of Democracy by Krishna Hachhethu, International Institute for Democracy and Electoral Assistance, January 2008, 152 p. In 2004, International IDEA and the State of Democracy in South Asia/Nepal Chapter had done a survey on the state of democracy in Nepal. Three years later, they conducted a follow-up survey to gauge the people's changing perceptions of democracy and other related issues. The 2007 survey findings have shown marked differences in the people’s opinions from the opinions prevalent in 2004. This shift in perspective is shaping Nepal’s new political direction…..

Child Trafficking in Nepal: Causes and Consequences, October 2013, by Roisin Stallard, Children Reach International, 39 p. Childreach International has chosen today to release our finalised report on child trafficking in Nepal. Child trafficking in Nepal is unfortunately on the rise, with between 7,000 and 12,000 children being trafficked from Nepal each year to countries such as Bangladesh, India and the United Arab Emirates where they will face exploitation, predominantly in the commercial sex industry. In 2010, Childreach International and Childreach Nepal carried out research into the causes of increased child trafficking in two districts in central Nepal – Nuwakot and Sindhupalchok. The study revealed four main reasons behind the increased levels of child trafficking – high school dropout rate for girls, the ease at which fake documentation can be obtained, families  sending their children abroad for employment and children going abroad of their own accord.


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