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  Le Tourisme à Cuba

            

 

Le Tourisme est resté un phénomène marginal à Cuba jusque dans les années 1950.Durant la première moitié du XXe siècle les flux de voyageurs restèrent faibles et peu significatifs, malgré la venue de quelques personnalités exceptionnelles comme Ernest Hemingway.

Dans la deuxième moitié du siècle l'île devint un lieu de villégiature hivernale pour de riches américains. La Havane  ainsi que la station balnéaire de Varadero devinrent des destinations à la mode. A la fin des années 1950 Cuba accueillait  1/3 du Tourisme de la zone caraïbe , soit environ 300000 personnes par an , dont 90% de nord-américains .Le nombre d'hôtels s'accrût alors dans des proportions notables. La capacité hôtelière de Cuba était alors de 10000 chambres.

La révolution castriste, et la rupture avec les Etats-Unis qui s'ensuivit, entraînèrent une fermeture de l'île aux visiteurs  (dont le nombre baissa de manière considérable: 14000 touristes en 1974 !). Les origines des flux se modifièrent. De nombreux visiteurs venaient des " pays frères". Dans les plans quinquennaux  de type soviétique  qui furent mis en place dans les années 1970, le Tourisme international n'occupait qu'une place mineure , d'autant que les critères de confort  et de services  y étaient  comparables  à ceux des pays de l'Est à la même époque. Aussi le développement du Tourisme resta modeste et surtout alimenté par des flux canadiens (106400 touristes canadiens  en 1982, 247000 en 1988 contre 25000 touristes venus des pays socialistes ) .

L'effondrement du système soviétique, en interrompant brutalement les importations en provenance des "pays frères", accéléra paradoxalement  le développement de l'industrie touristique  considérée  comme un secteur pourvoyeur des devises indispensables  au développement économique du pays. Le décollage touristique  est très révélateur des choix économico politiques du gouvernement castriste: 350000 touriste en 1990, 424000 en 1991, 490000 en 1992, 742000 en 1995, 950000en 1996, 1,2 million en 1997, 1,6 million en 1999 , 1,9 million en 1999. Cette croissance s'est inscrite dans un marché caraïbe porteur  (16,5 millions de touristes en 1995, soit une progression de 7,5 millions depuis 1985 ) .

Depuis 1995 les touristes européens forment le contingent prédominant  à Cuba où ils ont supplanté les canadiens  (949000 touristes en provenance d'Europe en 2000, 898000 en 2001) . Les allemands y sont les plus nombreux (80000 en 1996 et 148000 en 1999 ). Les français étaient environ 100000 en 1998. Actuellement la situation demeure inchangée . Bien que les touristes originaires des Etats-Unis représentent près de la moitié des effectifs de touristes de l’espace caraïbe , Cuba n’accueille que moins de 4% de ces effectifs, essentiellement des américains d’origine cubaine rendant visite à leur famille. Des restrictions américaines récentes ont réduites  considérablement ces flux. Les canadiens (17%), les allemands (11%), les italiens (10%) et les espagnols (9%) représentent les marchés touristiques dominants à Cuba .

1,9 million de touristes ont visité l'île en 2003, pour l'essentiel des touristes venant du Canada ou de l'Union européenne, générant 2,1 milliards de dollars de revenus. Le tourisme est devenu la clé de voûte de la survie économique. Des concessions importantes ont été faites pour permettre l'investissement de capitaux étrangers, la construction rapide et la rénovation des installations hôtelières, la gestion d'hôtels quatre étoiles par des sociétés mixtes ou étrangères, l'appel à des tour opérateurs susceptibles de faire venir la clientèle visée. En 2003 plus de 600000 canadiens, 200000 britanniques, 153000 espagnols et 110000 allemands visitent Cuba au début des années 2000. Malgré l'interdiction des milliers d'américains visitent aussi Cuba.

L’ essor touristique a cependant des retombées négatives . Sur le plan architectural et urbanistique. A la Havane comme à Varadero, les hôtels 4 ou 5 étoiles construits ces dernières années n'ont pas amélioré le paysage urbain. Ailleurs des réalisations témoignent d'un réel souci d'intégration au site, de préservation de l'environnement, comme l'hôtel Moka à Las Terrazas, sur la route de La Havane à Pinar del Rio. Les retombées sociales, immédiates et à moyen terme, sont préoccupantes. La prostitution et le tourisme sexuel se développent aux abords des hôtels, dans le quartier résidentiel de Miramar. Bars, discothèques et halls d'accueil des hôtels accueillent les jineteras accréditées. Les autorités ne prétendent plus nier cette réapparition massive de la prostitution à Cuba, même si elles s'efforcent d'en relativiser la signification. L'impact social du tourisme est profond. Travailler pour le tourisme constitue le rêve de nombreux cubains : quelques pourboires permettent de gagner en un jour l'équivalent du salaire mensuel d'un cadre supérieur. Les jeunes diplômés de l'université, qui ont par ailleurs du mal à trouver un travail dans une économie en léthargie, se jettent sur tout emploi, même non qualifié, dans ce secteur. C'est aussi l'espoir d'entrer en contact avec des sociétés étrangères présentes à Cuba. Aussi les sociétés cubaines qui gèrent les activités touristiques sont elles une véritable chasse gardée, où les cadres de l'armée et du Parti communiste sont aux commandes. La plus importante, Cubanacan (58 hôtels, soit 8 000 chambres, 48 restaurants, des boutiques, un service de location de voitures et un parc d'autocars), accueille dans ses installations près de la moitié des touristes étrangers : c'est une société mixte dont 51 % du capital est cubain, le reste revenant à des investisseurs privés essentiellement espagnols et canadiens.

« À la fin des années 50, sur l'ensemble des touristes qui se rendaient dans les Caraïbes depuis les Etats-Unis, 22 à 25 pour cent allaient à Cuba. De 1959 à 1998 (40 ans), 112 millions de ressortissants des Etats-Unis ont pratiqué le tourisme dans les Caraïbes.  Compte tenu du fait qu'au cours des dernières décennies plusieurs nouveaux centres touristiques se sont ouverts dans les Caraïbes, d'où une concurrence plus vive, on est fondé à supposer que, si le blocus économique et les interdictions n'avaient pas existé, la part de Cuba en tant que destination des touristes venus des États‑Unis serait finalement passée de 22‑25 pour cent à 15 pour cent ces dernières années.  En partant de cette hypothèse, on peut en déduire que les réglementations, lois et interdictions ont fait qu'au cours des 40 dernières années, 25 millions de touristes des États-Unis ont renoncé à se rendre à Cuba.  Et ces 25 millions de touristes qui ne se sont pas rendus à Cuba auraient probablement dépensé dans la plus grande île des Antilles 14 000 millions de dollars. À ce qui précède, il conviendrait d'ajouter les pertes subies dans le tourisme de croisière.  La région des Caraïbes reçoit chaque année 50 pour cent du tourisme mondial de croisière.  La région est desservie par 30 compagnies de croisière, mais cinq d'entre elles, appartenant à des capitaux des Etats-Unis, contrôlent 85 pour cent de la capacité des bateaux de croisière qui naviguent dans la région.  De plus, 90 pour cent des touristes de croisière qui voyagent dans la région des Caraïbes sont originaires des Etats-Unis. Si l'on considère la situation géographique et les caractéristiques naturelles de Cuba, ainsi que la quantité de bateaux de croisière qui naviguent dans les Caraïbes, on estime que, si les restrictions en question n'avaient pas existé, Cuba aurait pu accueillir environ 20 millions de touristes de croisière et que, de ce fait, elle a subi un manque à gagner de 1 700 millions de dollars. Si on ajoute les deux chiffres qui viennent d'être calculés, on peut évaluer le manque à gagner pour le secteur du tourisme cubain à 15 700 millions de dollars au minimum. » (Miguel Alejandro Figueras, Conseiller du Ministre du tourisme, Février 2001 )

Le cap des 2 millions de visiteurs annuels a été franchi en 2005, avec 2 319 334 visiteurs étrangers. 

En 2007, avec 2,15 millions d’entrées, les revenus bruts en devises liés au secteur du tourisme se montaient à 2,23 Mds CUC, correspondant à environ 1000 USD de revenu par touriste (séjour moyen de 11,7 jours). Ces revenus correspondaient à 18,8 % des exportations totales de biens et services et à 3,8 % du PIB. En 2008 l’île a accueilli 2,3 millions de visiteurs, un chiffre en progression de 9,3 % par rapport à 2007. 

En 2009 2,4 millions de touristes se sont rendus sur l'île 3,5% de plus que l'année précédente, mais les recettes ont chuté de 11%, à 2 milliards de dollars, en raison de la crise économique mondiale. Cuba a profité de la crise économique qui a conduit les touristes à choisir des lieux de vacances plus économiques. La Grippe H1N1 a été également un facteur qui a poussé les gens à choisir Cuba comme lieu de vacances plutôt que la Riviera Maya au Mexique. Au mois de juin 2009 l’île a enregistré la venue de 164 904 visiteurs, ce qui représente une évolution de 7,3% par rapport au mois de juin 2008 et 22,1% par rapport à celui de 2007. Au cours de la même période Cancun, la principale destination touristique du pays, a enregistré 900 654 touristes, soit 11% de moins que l’année précédente. 

En 2010, le tourisme a généré des recettes de 2,1 M$ (+5,5%) tandis que Cuba recevait 2,5 millions de visiteurs ( soit une hausse de 2,9% par rapport à 2009). Seconde source d’entrée de devises de Cuba, le tourisme constitue un secteur stratégique dans le plan de réformes économiques entrepris par le président Raúl Castro. Ce dernier propose de favoriser la croissance touristique en créant de nouveaux terrains de golf, de nouvelles marinas et de nouveaux développements immobiliers, entre autres. Cuba prévoit qu’en 2011, les profits du secteur touristique augmenteront de 29,5 % et les arrivées touristiques de 10,3 %. La destination prévoit ainsi recevoir quelque 2,7 millions de visiteurs au terme de l’année.

Le tourisme n'a cessé de progresser depuis 1985 malgré des périodes de baisse. Jusque dans les années 2000, les arrivées touristiques internationales ont été en constante progression avant de connaître une première baisse significative en 2002. Il y eut en effet un ralentissement mondial des flux touristiques dû à différents évènements : les attentats du 11 septembre 2001 à New York, puis dans une moindre mesure l'épidémie de SRAS. La hausse du prix des billets d'avion pour Cuba et le développement de stations balnéaires concurrentes dans les Caraïbes, et notamment en République Dominicaine, ont également ralenti l'activité touristique de Cuba. En 2006 et 2007, Cuba connait une nouvelle baisse des arrivées internationales, la faute à un marché toujours autant concurrentiel dans le bassin des Caraïbes. L'administration américaine sous l'ère George W Bush avait aussi durci les autorisations de visas pour les Cubains résidant aux Etats-Unis et souhaitant se rendre dans l'île.

 

L'Office national des statistiques et des informations de Cuba (ONEI) a annoncé 3 millions de visiteurs en 2014, excursionnistes compris, soit une hausse de 5,3 % par rapport à 2013. La tendance restait positive sur le premier trimestre de l'année 2015 puisque les arrivées touristiques grimpaient de 14,2 %. 1,65 millions de voyageurs venaient de l’étranger. En 2014 environ 100 000 français ont visité Cuba . Ces chiffres devraient poursuivre leur évolution alors que des compagnies aériennes américaines, Delta Air Lines, United Airlines et JetBlue Airways, ont déclaré en début d'année 2015 un intérêt tout particulier pour l'ouverture de nouvelles lignes commerciales. Ces trois compagnies opèrent déjà des vols charters depuis les États-Unis. Le développement de lignes aériennes régulières est un facteur clé du développement touristique. En effet, les vols directs de la compagnie Air Canada en destination de La Havane ont notamment permis une augmentation du nombre de touristes canadiens sur l'île, qui représentent aujourd'hui 70% des arrivées internationales à Cuba. Le ministère du Tourisme du pays a annoncé en 2014 son objectif ambitieux d'atteindre un parc de 85 500 chambres hôtelières aux standards internationaux en opération d'ici l'année 2020, contre près de 61 200 aujourd'hui. 66,5% de cette offre est actuellement positionnée sur les segments quatre et cinq étoiles. Contributeur important au développement de l'offre hôtelière dans le pays, Melia Hotels International a annoncé en début d'année l'ouverture de son plus grand hôtel sur l'île Cayo Coco. Positionné sur le segment haut de gamme, l'établissement dispose en effet de 1 176 chambres.

Le Président des Etats-Unis Barack Obama a annoncé fin décembre 2014 la reprise des relations diplomatiques avec Cuba après 52 ans de blocus. Même s’il devra encore convaincre le Congrès Américain, pour le moment hostile à une levée totale de l’embargo, afin d'autoriser autoriser les visiteurs originaires des Etats-Unis à se rendre à Cuba, cette nouvelle pourrait faire changer de dimension l'activité touristique de l’île.

Les emplois directs et indirects à Cuba sont estimés à 200000 et il existe un effet d’entrainement sur les autres branches de l’économie (par exemple l’industrie locale agroalimentaire). Le tourisme a constitué le secteur clé de la redynamisation de l’économie cubaine lors des années difficiles de la période  spéciale et reste prépondérant pour le pays.

L’île dispose de plus de 50000 chambres dont 45 000 sont commercialisées sur le marché international. Cuba opère avec 5 chaînes d’hôtels nationales (Gran Caribe, Cubanacán, Islazul, Gaviota et Habaguanex) et 13 chaînes internationales sont présentes dans l’île : Sol Meliá, Barceló, Iberostar, Blau, Accor, Hoteles C, Hotetur, Sandals, Sirenis, NH, Oasis Hotels, SuperClubs et Occidental Hotels and Resorts. Les pôles hôteliers tout-compris sont principalement situés à Varadero, La Havane, Cayo Santa María ou Guardalavaca, et la réalité cubaine y est méconnue. La très grande majorité des voyageurs se rendent dans des clubs de vacances, desquels ils ne sortent parfois que pour une excursion hebdomadaire, accompagnés par un guide cubain. Dans ces hôtels, la vie des vacanciers est organisée jusque dans le moindre détail. Ces hôtels tout-inclus sont généralement situés assez loin d’un centre urbain afin que la population cubaine n’ait pas trop de contacts avec les touristes.

Une autre forme d’hébergement s’est développé à Cuba : les casas particulares. Ce sont des chambres chez l’habitant. Au milieu des années 1990, le gouvernement a permis aux particuliers d’héberger des touristes. Avant que les autorités cubaines ne les légalisent, les casas particulares fleurissaient illégalement. Leurs revenus échappaient au gouvernement. Celui-ci a donc autorisé les chambres chez l’habitant afin de percevoir des impôts. L’hébergeur doit obtenir un permis d’exploitation des autorités. Le commerce des casas particulares est très réglementé. Chaque mois, l’exploitant doit reverser un forfait au gouvernement, et cela, quel que soit le nombre de chambres louées dans le mois. En outre, le patron du gîte doit verser un autre impôt (de l’ordre de 30 %) en fonction des revenus que lui procure son établissement. Depuis 2004, une casas particular ne doit pas dépasser deux chambres. Elle obéit à des critères stricts de propreté et de confort.

En 2007, les principaux pays émetteurs sont le Canada, le Royaume-Uni, l’Italie l’Espagne et l’Allemagne. Avec plus de 660 000 visiteurs fin 2007, le Canada représente à lui seul plus de 30 % du total des entrées et enregistre une croissance de +9 %. Le Royaume-Uni (+8,6 % en 2007), se place au 2ème rang des pays émetteurs à Cuba. L’Espagne (-28,2 %) a rétrogradé à la 4ème place avec 133 149 visiteurs, l’Italie affiche -6,9 %, l’Allemagne - 9,8% et la France, avec 92 304 entrées -10,7 %,(6ème rang en 2007, alors qu’elle occupait la 4ème place en 2003). Malgré l'interdiction des milliers d'américains visitent aussi Cuba. Selon le magazine TIME ( 11 mai 2007) 20000 à 30000 américains  voyagent illégalement à Cuba chaque année via des vols en provenance de Montréal, Toronto ou Cancun . 

Depuis 1990, Cuba a reçu près de 30 millions de voyageurs malgré l’embargo que les États-Unis maintiennent en vigueur contre le gouvernement de la Havane. Washington pourrait prochainement lever l’interdiction, en vigueur depuis 1962, de se rendre librement dans l’île. Si le gouvernement de Barack Obama met réellement fin aux restrictions sur les voyages de ses compatriotes à Cuba, le pays pourrait recevoir, dès la première année, au minimum 1,5 million de touristes américains. En cas de levée totale des restrictions, le tourisme deviendrait du jour au lendemain le moteur de l’économie cubaine, estiment plusieurs observateurs sur place.

 

 


1-Les principaux indicateurs du Tourisme à Cuba (1994-1998 )
TIR : Tourisme international récepteur , AR : Arrivées par régions, TRHA : Nuitées du Tourisme récepteur en hôtels et établissements assimilés, TREC : Nuitées du tourisme récepteur en établissements collectifs. (*) : en milliers, (**) : en millions d'euros .

 

 

-

1994

1995

1996

1997

1998

Tourisme international récepteur

Visiteurs

619

745

1004

1170

1416

Touristes

617

742

999

1153

1390

Croisiéristes

-

1

2

2

8

Arrivées selon les régions

Amériques

306

357

418

497

594

Europe

303

375

563

648

793

Arrivées par modes de transport

Air

617

742

999

1153

1390

Mer

-

-

-

-

-

Nuitées

TRHA

4809

5706

6631

7400

9164

TREC

5580

6394

7431

8214

10095

Hébergement

Nombre de chambres

52748

27928

22663

31757

35708

Nombre de lits

52123

57901

60719

64087

72841

Taux d'occupation

59,1

62,9

64,9

75,4

76,1

Paiements touristiques

Recettes du Tourisme international

763

977

1185

1354

1571

 

 


2-Les principaux indicateurs du Tourisme à Cuba (2000-2005)
 

 

  2000 2001 2002 2003 2004 2005
Arrivées internationales  _  _  _ _  _ _
Visiteurs 1774 1775 1686 1906 2049 2319
Touristes 1741 1736 1656 1847 2017 2261
Excursionnistes 33 39 30 59 32 58
Croisiéristes 10 14 6 20 5 17
Arrivées par pays  _  _  _ _  _  _
Afrique 7 7 6 7 6 6
Amériques 784 835 788 917 1026 1216
Europe 949 898 859 942 977 1048
Asie orientale et Pacifique 27 29 27 32 34 42
Asie méridionale 5 4 4 6 4 5
Moyen-orient 2 2 2 2 2 2
Arrivées par mode de transport  _  _ _ _ _  _
Voie aérienne 1741 1736 1656 1847 2017 2261
Arrivées par motifs de visite  _  _  _  _ _  _
Vacances et loisirs 1640 1627 1560 1736 1830 1982
Commerces et motivations professionnelles 12 13 13 12 11 12
Autres 89 96 83 99 132 109
   

 

 


3-Arrivées de touristes dans les îles de la Caraïbe (1997-2001)
(en milliers)
 

 

 

1997

1998

1999

2000

2001

Cuba

1152

1390

1561

1741

1736

République Dominicaine

2211

2309

2649

2972

2882

Jamaïque

1192

1225

1248

1323

1277

Haïti

152

147

143

140

142

Porto Rico

3332

3396

3024

3341

3551

Bahamas

1582

1528

1577

1544

1538

Martinique

514

549

564

526

460

Guadeloupe

660

580

561

603

521

Saint-Martin

425

458

445

432

403

Ensemble des îles

-

-

-

-

-

 


4-Le tourisme international à Cuba (2000-2003)
 

 



Visiteurs et touristes ( 2000-2003) *

 

 
2003
 
2002 2001 2000
Total 1905 1686 1775 1774

Touristes
 
1846 1656 1736 1741

Croisièristes
 
20 6 14 10

Autres
 
39 24 25 23
 


Les visiteurs par régions d'origine*

 

 
2003
 
2002 2001 2000
Afrique 7 6 7 7
Amériques 917 788 835 784
Europe 942 859 898 949
Asie orientale et Pacifique 32 27 29 27
Asie centrale 5 4 4 5
Moyen-orient 2 2 2 2
(*) : en milliers


Les cinq premiers clients de Cuba

 
 
2003
 
2002 2001 2000
Canada 452, 438 348,468 350,426 307,725
Italie 177,627 147,75 159,423 175,667
Allemagne 157,721 152,662 171,851 203,403
France 144,548 129,907 138,765 132,089
Espagne 127,666 138,609 140,125 153,197

  

 


5-Les 20 premières destinations touristiques en Amérique
(1997  et 2000)
 

 

Pays

Classement

Arrivées (en milliers)

-

1997

2000

1997

2000

États-unis

1

1

48409

50945

Mexique

2

2

19351

20641

Canada

3

3

17610

19679

Argentine

4

7

4540

2620

Puerto-Rico

5

5

3332

3551

Brésil

6

4

2995

4773

Uruguay

7

8

2316

1892

République dominicaine

8

6

2211

2882

Chili

9

10

1683

1723

Bahamas

10

11

1592

1538

Colombie

11

18

1193

616

Jamaïque

12

12

1192

1277

Cuba

13

9

1152

1736

Costa Rica

14

13

811

1131

Venezuela

15

19

796

584

Guadeloupe

16

20

660

521

Aruba

17

16

650

691

Pérou

18

15

635

798

Guatemala

19

14

576

835

Équateur

20

17

525

641

 


6- Le tourisme à Cuba et dans l'espace caraïbe (1995-2007)

 

Année Visiteurs dans la Caraïbe
( en millions )
Visiteurs à Cuba
( en millions )
Part de Cuba dans le marché caraïbe (%)
1995 14,7 0,742 5
1996 15,3 1,004 6,6
1997 16,1 1,2 7,5
1998 16,8 1,44 8,6
1999 17,6 1,73 9,8
2000 18,4 2 10,9
2001 19,2 2,32 12,1
2002 20,1 2,64 13,1
2003 21,1 2,95 14
2004 22 3,24 14,7
2005 23 3,5 15,2
2006 24,1 3,77 15,6
2007 25,2 4 15,9

 


7- Le tourisme à Cuba  (1990-2010)

 

Années Visiteurs
  En milliers Evolution (%)
1990 340  
1991 424 24,7
1992 460 8,5
1993 546 18,7
1994 619 13,4
1995 745 20,4
1996 1004 34,8
1997 1170 16,5
1998 1416 21
1999 1603 13,2
2000 1774 10,7
2001 1775 0,1
2002 1686 -5
2003 1906 13
2004 2049 7,5
2005 2319 13,2
2006 2221 -4,2
2007 2152 -3,2
2008 2300  _
2009 2400 3,5
2010 2500 _

 


 8-Le tourisme à Cuba ( 1988-2013 )

 

 

 

 

 

 

EL TURISMO COMO “LOCOMOTORA” DE CRECIMIENTO: REFLEXIONES SOBRE LA NUEVA ESTRATEGIA DE DESARROLLO DE CUBA por Claes Brundenius, 29 p. El presente documento muestra lo que parece emerger como una nueva estrategia de desarrollo en Cuba, basada en la utilización de la boyante industria del turismo como “locomotora” de crecimiento para la reindustrialización (Figueras, 2001a). El texto examina los instrumentos de esta nueva estrategia, la forma como está concebida para que cumpla su cometido, la manera como en realidad está trabajando, y hasta qué punto en esta fase se puede percibir algún impacto de la estrategia en el cambio estructural y los patrones de crecimiento en la economía cubana. La estrategia se ha fijado como meta tanto el mejoramiento de la industria local, como la sustitución de las importaciones…..

The New Cuban Economy. What Roles for Foreign Investment? By Richard E. Feinberg, December 2012, 83 p. The Cuban revolution defined itself in large measure in terms of what it was not: not a dependency of the United States; not a dominion governed by global corporations; not a liberal, market-driven economy. As the guerrilla army made its triumphal entry into Havana and the infant revolution shifted leftward, a hallmark of its anti-imperialist ethos became the loudly proclaimed nationalizations of the U.S.-based firms that had controlled many key sectors of the Cuban economy, including hotels and gambling casinos, public utilities, oil refineries, and the rich sugar mills. In the strategic conflict with the United States, the “historic enemy,” the revolution consolidated its power through the excision of the U.S. economic presence…..

The History and Potential of Trade between Cuba and the US by Cassandra Copeland, Curtis Jolly & Henry Thompson, Journal of Economics and Business, 2011, Copeland, Division of Economics and Business Administration, Oglethorpe University, Atlanta, 22 p. This survey reviews the history of trade and investment between Cuba and the US. Aside from the embargo years, US trade and investment have been critical for Cuba. Cuba would have become a US state following the Spanish American War but US sugar beet farmers did not want the competition from Cuban sugar. Strong economic ties will re-emerge with a lifted embargo, providing a substantial boost to the regional economy including the US Southeast and the Caribbean.

Estrategia de desarrollo del Turismo en Cuba : Resultados, retos y perspectivas  by Gutierrez Castillo O. & Gancedo Gaspar N., 20 p. 

LA IMPORTANCIA DEL TURISMO EN EL DESARROLLO FUTURO DE LA ECONOMÍA CUBANA EN LAS CONDICIONES DE LA GLOBALIZACIÓN DE LA ECONOMÍA por Alfredo García & Moisés Pérez Mok, Preparado para su distribución en el XXIII Congreso Internacional de Latin American Studies Association (LASA) 2001, Washington D.C. Septiembre 6-8, 2001, 25 p.

El Turismo Cultural, ¿Alternativa Turística para Cuba? La Imagen de La Habana como Destino Cultural en el Mercado Español por PÉREZ GUILARTE, Yamilé & ECHARRI CHÁVEZ, Maité, AGALI Journal, Journal of Social Sciences and Humanities, Nº 2, 2012, 18 p. La diversificación de la oferta turística representa para Cuba un gran reto, teniendo en cuenta que como parte del Caribe, su desarrollo turístico se ha basado en el producto sol y playa, generando una fuerte imagen asociada al mismo. Esta investigación propone al turismo cultural como una alternativa para intentar darle un giro a esta situación. Para ello se pretende conocer si existe un interés por La Habana como destino cultural en el mercado español. A su vez se establecen las ventajas y desventajas para consolidarse en este mercado, con respecto a importantes competidores de la región. Se aplicó un cuestionario a 400 españoles que visitaban la ciudad de Santiago de Compostela, procedentes de diversos sitios de España y se contrastaron los resultados con los de Rodríguez et al. (2006). El estudio revela que las principales ventajas del destino son: su gente, la diversidad cultural y los sitios de interés turístico. Mientras que sus desventajas más relevantes son: la percepción como destino pobre, la falta de limpieza, las vías de comunicación y el transporte. ?....

«La Cuba de Verdad». Construccion de alteridades y Turismo en la contemporaneidad por Alcazar Campos A., Tesis doctoral, Granada, Julio 2010 , 408 p.

Extender la mano: La nueva economía de Cuba y la respuesta internacional por Richard E. Feinberg, Iniciativa para América Latina, Noviembre del 2011, 112 p. Cinco décadas después de que el “Movimiento 26 de julio” de Fidel Castro entrara victorioso a La Habana el día de Año Nuevo de 1959, los Estados Unidos y Cuba separados por menos de 100 millas de aguas agitadas, siguen siendo vecinos profundamente recelosos y enredados en una telaraña de hostilidades. En el campo de la política estadounidense los acalorados debates sobre cómo responder mejor a la Revolución cubana, ya sea con leyes del Congreso o decretos del Poder Ejecutivo, implícitamente dan por sentado que sólo son dos los rivales: Washington y La Habana. Con todo, esta presunción nos lleva muy lejos de la realidad de la Cuba actual…..

Politica turistica para el desarrollo sostenible del turismo cultural / san Juan de los Remedios, Cuba por M.Gonzalez-Herrera, 12 p.

PLANEAMIENTO DEL TURISMO Y GEOGRAFÍA. DESARROLLO EN CUBA EN LOS ÚLTIMOS 40 AÑOS por Ramón ESTÉVEZ PAZÓ, Yoel DEL RISCO YERA &  Francisco SERRANO RAFFO,12 p. Cuba en la década del 90 se ha visto precisada a desarrollar el turismo como vía de salida de la crisis económica en que se vio envuelta su economía. Sin embargo la actividad no es nueva en el país. En el trabajo se aborda como ha sido el desarrollo del turismo en Cuba, fundamentalmente en los últimos cuarenta años y los aportes que los estudios geográficos y de planificación han hecho al mejor desenvolvimiento de la misma. Cuba in 90’ decade has been needed to develop the tourism like exit of the economic crisis of its economy. However the activity is not new in the country. In the work it is approached like it has been the development of the tourism in Cuba, fundamentally in the last forty years and the contributions that the geographical studies and planning for the best development in the same one.

Impacto del Turismo internacional en la economia cubana por J.Diez, 2008, 77 p.

The Vacation Is Over: Implications for the Caribbean of Opening U.S.–Cuba Tourism by Rafael Romeu, International Monetary Fund, 27 p. The opening of Cuba to U.S. tourism would represent a seismic shift in the Caribbean’s tourism industry. This study models the impact of such an opening by estimating a counterfactual that captures the current bilateral restriction on tourism between the two countries. After controlling for natural disasters, trade agreements, and other factors, the results show that liberalizing Cuba–U.S. tourism would increase long-term regional arrivals. Neighboring destinations would lose the implicit protection the current restriction affords them, and Cuba would gain market share, but this would be partially offset in the short-run by the redistribution of non-U.S. tourists currently in Cuba.

Turismo y sustentabilidad : de la teoria a la practica en Cuba por E.S Chavez & J.A.L O Osorio, Cuadernos de Turismo n°17, 2006, p.201-221.

CHANGES IN CUBAN SOCIETY SINCE THE NINETIES edited by Joseph S. Tulchin, Lilian Bobea, Mayra P. Espina Prieto & Rafael Hernández, 2005 Woodrow Wilson International Center for Scholars, Washington, DC, 288 p. This volume has a two-fold purpose. First, it seeks to present and assess critically the changes that have taken place in Cuban society, economy, politics, and culture as Cuba emerges from the crisis of the 1990s. Second, this volume brings together contrasting perspectives marked by occasionally opposing views, ranging from theoretical discourses to empirical studies that bring together quite different experiences, from both within and outside the island…..

El turismo como estrategia de desarrollo en Cuba por Yoel del Risco Yera, Lluís Mundet i Cerdan, Estudios Geográficos, Vol 66, No 258 (2005), El turismo se ha convertido en una actividad económica que, cada vez tiene mayor importancia en el desarrollo económico, social y medio ambiental. Este hecho adquiere una especial relevancia en el caso de Cuba. La actividad turística es vista como una forma de equilibrar la balanza de pagos, una fuente de divisas y de empleo. Sin embargo, en momentos de incertidumbre económica y política como son los actuales, los peligros de sustituir un monocultivo (del azúcar) por otro (el turismo) son muy grandes y se hace necesario revisar su utilización como vía para el desarrollo.

Turismo y desarrollo sostenible : el caso del centro historico de la Habana-Cuba, Pasos, Revista de Turismo y Patrimonio cultural, vol.3 n°1, 18 p.

PATRIMONIO Y TURISMO CULTURAL EN EL DESTINO SANTIAGO DE CUBA: APUNTES PARA UNA REFLEXIÓN por Lic. Beatriz Naranjo Mengana. Turydes , Vol 5, Nº 12 (junio/junho 2012), 18 p. El turismo se considera un importante sector que dinamiza las economías principalmente de los países subdesarrollados. Reconocido en el mundo como un fenómeno social donde se implementan múltiples relaciones de interculturalidad que impulsan la actividad en los espacios de encuentros que se suscitan por el viaje de visitantes desde un país emisor, hasta el contacto interactivo con el destino receptor donde se desarrolla propiamente lo turístico. El turismo cultural como una de las modalidades menos agresivas dentro del fenómeno en cuestión, se presenta como una alternativa de los destinos turísticos para mostrar sin reservas su patrimonio cultural, elemento imprescindible para diversificar ofertas auténticas sobre la base de la sostenibilidad ambiental. En estas expresiones se representa la memoria histórica de los pueblos y su continuo crecimiento y dinamismo, por lo que se convierte en un recurso turístico importante para la potenciación del desarrollo socioeconómico local.

El valor estratégico del turismo rural como alternativa sostenible de desarrollo territorial rural por S.Perez, 8 p. The rural tourism arises as an alternative which is essentially developed in rural areas, it is based on principles of environment social, cultural, and economy type. This principles exalt the tourism as an activity of territorial character, which is related directly with the people, their social and cultural organization, and their inner institutional and environmental links. One of the principal characteristics of the new rural territories is its heterogeneity on increase boosted by the diversifying in society demands for the country, and it is expressed on multifunctionality, this term increases the traditional productive vision of the agrarian sector, and entails the revalue of territories from new productive perspectives. Tourism is a collective-social practice which is outlined like one of the main suppliers of economic activities in rural areas, that also involves excluded sectors of the labor market (youngsters, women and the elderly). In consequence, the rural tourism constitutes an alternative for diversifying rural community incomes and a strategic axis for the rural territory development. Nevertheless, it is necessary to bear in mind the restrictions that the activity has, as not every territory has tourist vocation.

La sostenibilidad de los destinos cubanos de turismo de naturaleza: un enfoque cuantitativo por Víctor Pérez et alii, Tourism & Management Studies, 10(2) (2014), 9 p. The main objective of this paper consists in building a composite indicator that allows measuring the sustainability of tourist destinations starting from quantitative indicators, representative of sustainable tourism concept. The proposal is made by the combination of Goal Programming (GP) and Data Envelopment Analysis (DEA), in such a way as to allow the consideration of stakeholder’s necessities and to identify strengths and weaknesses in terms of sustainability. The study is applied in Cuban nature-based tourism destinations and the result serves as a guideline for future tourist planning….

INTERNATIONAL TOURISM IN CUBA: AN UPDATE by María Dolores Espino, 8 p. After years of neglect, the Cuban government timidly started to promote international tourism in the mid-1970s. By the mid-1980s, in the midst of an external sector crisis, the Cuban government embarked in acounter-reform, idealistic economic development program named the “Rectification of Errors and Negative Tendencies” (Mesa-Lago 2000). Along with the abolishment of free farmers markets, a return to moral incentives and the elimination of many of the market based reforms made during the late 1970s and early 1980s, the Rectification Process placed an added emphasis on the development of the international tourism industry.

Freedom and Exchange in Communist Cuba by Yoani Sánchez, CATO Institute, June 16, 2010, n°3, 12 p. Fidel Castro’s socialist revolution promised to satisfy the basic needs of the Cuban people, but the price demanded was the surrender of freedoms. The unthinking enthusiasm that greeted the beginning of the revolution helped pave the way for the disappearance of civil, political, and economic rights within a short period of time. Instead of a brighter future, misery in Cuba is widespread and the individual is vilified….

  

 

 

  

 


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