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LE THERMALISME

Le thermalisme français représente un important patrimoine  de 1200 sources contrôlées . En 2010 la France compte 88 stations thermales (106 stations en 1990 et 102 stations thermales en 2007) fréquentées par 495146 curistes (assurés sociaux  (548003 assurés sociaux en 1998 ) et libres) par an (637 000 en 1988 ) et près de 300 000 accompagnants.

En 1953 il y avait 255000 curistes, 320000 en 1963, 452000 en 1972 , 597000 en 1983 , 637000 en 1993. Cette tendance ascendante s'inverse à partir de cette date   : 568000 curistes en 1996 , 548000 en 1998. La fréquentation des stations thermales françaises a connu une baisse notable : plus de 15 % de 1992 à 1998. Un redressement semble s'être amorcé depuis 1997 lié à diverses initiatives visant à moderniser l'activité. En 1999 avec 567000 curistes conventionnés la fréquentation des établissements thermaux a progressé de 3,5 %.En 2003 les établissements thermaux français avaient reçu 550000 curistes . En 2007, les données fournies par le Conseil national des exploitants thermaux (C.N.E.Th) faisaient état de 495146 curistes «assurés sociaux », en légère hausse par rapport à 2006, et de 9 millions de journées de cure, en baisse de 2% par rapport à 2006.

530000 personnes ont eu recours à une cure thermale en France en 2014. Confortées par des études attestant de leur « service médical rendu », les cures, enregistrent 1000 patients supplémentaires par an depuis quatre ans.

Les stations thermales sont spécialisées en fonction " d'orientations thérapeutiques "  spécifiques. La rhumatologie regroupe 60% des curistes , le traitement des voies respiratoires représente 20% de l'activité thermale , viennent ensuite la phlébologie, l'artérite, la neurologie, la dermatologie, la stomatologie, ...

Le Thermalisme français générait aux environs de  100 000 emplois directs et indirects selon l'Union Nationale des Établissements Thermaux en 1998. L'évaluation précise est difficile et elle varie sans doute entre 60000 et 120000 emplois directs, indirects et induits  dont 10000 emplois directs. En 2007 le nombre d’emplois directs, indirects et induits (en comptant l’hôtellerie, la restauration et les frais annexes) générés par le thermalisme est estimé à 110000, dont 14000 emplois directs, 40 000 emplois indirects et dépendants, 56 000 emplois induits. 40% des emplois sont permanents. Pour un emploi dans la station thermale, cinq emplois indirects lui sont liés.

Sur 108 stations thermales, près de 80% sont en zone de montagne, 71% des communes thermales ont moins de 5000 habitants. Pour elles,  le thermalisme et ses effets induits représentent donc l'essentiel de leurs ressources.

En 1998 en tête des stations thermales françaises se trouvaient la région Rhône-Alpes, la région Auvergne, la région Midi-Pyrénées et la région Auvergne . Les Landes sont le premier département thermal français (6 stations ). Les dix premières stations thermales françaises en 1996 étaient: Dax, Aix-les-Bains, Balaruc, Amélie-les-Bains, Gréoux-les-Bains, Luchon, La Bourboule, Royat, Barbotan-les-Thermes, Bagnoles-de-l'Orne. L’établissement thermal le plus fréquenté se trouve à Dax dans les Landes. Il accueille, chaque année, plus de 50000 curistes, cela représente environ 10% de tous les curistes en France. Ensuite, il y a celui de Balaruc-les-Bains dans l’Hérault avec 36000 curistes, juste devant celui d’Aix-les-Bains (Savoie) avec 35 000 curistes, puis l’établissement de Gréoux-les-Bains (Alpes de Haute Provence) avec 28000 curistes et celui d’Amélie-les-Bains (Pyrénées-Orientales), avec 26000 curistes. Ce sont les cinq stations thermales les plus fréquentées de France. En 2007, 72% des curistes «assurés sociaux» étaient concentrées dans cinq régions (Aquitaine, Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées et Auvergne).11 stations reçoivaient plus de 10000 curistes, concentrant plus de 50 % de l’ensemble des curistes annuels. La station la plus fréquentée était Dax avec environ 50.000 curistes. Inversement, certaines stations n'atteignaient pas 1 000 curistes.

Les flux de curistes sont très concentrés dans les stations les plus importantes (les 15 première stations concentrent 53 % du total des curistes  ) et très dispersés dans les autres stations. La région française qui a reçu le plus de curistes en 2008 est l’Aquitaine ( 89370 curistes). La fréquentation des stations françaises est concentrée sur 5 mois , de mai à septembre . Hors saison , la fréquentation est faible  et rares sont les stations ouvertes toute l'année .Les mois de juin , juillet, août concentrent 65 % des curistes, ce qui représente un taux d'occupation de 66 à 80 % sur 90 à 120 jours.

Plus de 50 % des curistes choisissent leur station en fonction de l'attrait touristique de cette dernière. 80 % des curistes sont accompagnés pendant la saison par conjoint et enfants contre  56 % en mai-juin. Les hommes représentent 41 % des curistes et les femmes 59 % . Cette sur- représentation des femmes touche surtout la tranche d'âge après 54 ans  (essentiellement entre 60 et 65 ans). La clientèle du " Troisième Age " (plus de 65 ans ) représente plus de 25 % des curistes alors qu'elle ne forme que 16 % de la population ( chiffres du recensement de 1990 ).

Une cure de trois semaines coûtent environ 500 euros, soit l’équivalent d’une journée d’hospitalisation. La rhumatologie est l’orientation thérapeutique la plus pratiquée (60% des cures), suivie par le traitement des voies respiratoires (25%) et de l’appareil urinaire/appareil digestif (7,5 à 8%).

 

Le thermalisme social , lancé dans les années 1950, a été remis en cause à différentes reprises depuis cette date: - en décembre 1958  une ordonnance de A. Pinay, ministre des Finances , interdit la prise de la cure pendant les congés payés , supprime une partie des indemnités journalières  , impose un médecin conseil; - l' ordonnance dite " Jeanneney "  du 27 août 1967 porte le ticket modérateur  de 20 à 30%. Les indemnités journalières pour arrêt de travail sont supprimées; - l'arrêté du 6 novembre 1976 pris dans le cadre du Plan Barre  impose de nouveau un plafond très bas  pour le remboursement des frais de transport et d'hébergement; - Le plan stratégique de la Sécurité Sociale  de mars 1999 prévoit la suppression de la prise en charge pour la majorité des indications, à l'exception des indications pédiatriques et dermatologiques. Ce plan, qui concernait les 2/3 des stations thermales françaises, suscita contre lui la mobilisation des professionnels du thermalisme et conduisit la ministre M. Aubry à suspendre les mesures contestées . Le contrat entre la Sécurité Sociale reste cependant un bail très précaire car la prise en charge est prévue selon des conventions quinquennales, la prochaine convention devant être signée en 2002. A l’heure actuelle 27% des cures sont délivrées dans le cadre de pathologies lourdes justifiant l’exonération du ticket modérateur.

Thérapeutique, la cure doit d’ailleurs être prescrite par un médecin, généraliste ou spécialiste. Accompagné une prescription médicale, l'ensemble des soins associé à une cure thermale est remboursé par la Sécurité sociale. Mais chaque patient doit soumettre un dossier complet à l'Assurance maladie pour valider les modalités de sa prise en charge. En effet, une cure thermale implique souvent un déplacement et, au-delà des soins, il est possible d'obtenir le remboursement des frais annexes à la cure (logement et voyage). Par ailleurs, comme dans le cadre d'une hospitalisation, les patients peuvent, sous certaines conditions, bénéficier d'indemnités journalières versées sous forme de forfaits. Le calcul de la prise en charge par la Sécurité sociale dépend alors notamment des conditions de ressources du curiste. Les candidats doivent ensuite adresser un formulaire de prise en charge à leur caisse d’assurance maladie : la Sécu rembourse en effet 65% des soins thermaux (100% si l’on est en affection longue durée) en France uniquement. Sur une facture d’environ 650 € pour la seule partie traitement de trois semaines de cure, 150 à 200 € restent à la charge du patient, éventuellement pris en charge par sa mutuelle. A quoi il faut rajouter l’hébergement, en comptant, selon l’option (résidence hôtelière, location), environ 1000 €.

 

Durant ces dernières décennies le milieu thermal a été amené à se repositionner sur le secteur de la remise en forme. Le phénomène de la forme s'est considérablement étendu pour plusieurs raisons : - les français ont de plus en plus recours à des modes de traitement multiples  (34% utilisent l'homéopathie, la phytothérapie et les autres médecines douces, - refus de l'érosion du corps, - durée des séjours touristiques ( plus souvent mais moins longtemps et pas très onéreux), - montée des urbains.

Aujourd’hui il existe, en France, trois types de cure thermale :  -la cure thermale conventionnée. Elle est consécutive à une prescription médicale. A ce titre, elle donne lieu à une prise en charge par la Sécurité Sociale pour une durée de 18 jours de soins obligatoires. Ces cures représentent les trois quarts du chiffre d’affaires des établissements thermaux, -la cure médicale libre. Elle relève d’un acte volontaire du curiste et ne fait pas l’objet d’une prescription médicale et elle n’est donc pas remboursée. Ce type de cure dure au minimum dix jours, -les séjours santé, comme la thalassothérapie, qui sont plutôt des soins d’entretien de santé ou de remise en forme. Ils ne sont pas pris en charge. Ils ont une durée plus courte de 6 à 12 jours, voire  d’un week-end découverte. Les courts séjours sont structurés autour d’une quinzaine de thèmes qui font le tour des grands maux de l’époque: détente et bien-être, ou spécial minceur, jambes lourdes, détente du dos, anti-stress, anti-tabac, pré et post natal, beauté de la peau. Le programme associe des soins traditionnels à l’eau thermale (bains et jets, massages sous fine pluie d’eau, application de boues thermales) à des massages traditionnels ou exotiques, des soins esthétiques et autres techniques dernière génération.  

En 1996 le chiffre d'affaires du secteur thermal était de 9 milliards de francs  (dont 6,4 milliards pour les cures, l'hébergement et la restauration ) selon " Avenir du Thermalisme, rapport d'information à la Commission des Finances de l'Assemblée Nationale" ( 1996 ). En 1999 ce même chiffre d'affaires est tombé à 7 milliards de francs. En 2007 les 115 établissements, les centres de cure, génèrent un chiffre d'affaires global annuel du thermalisme d’environ 950 millions d’euros.

D’après une enquête souhaitée par le Conseil National des Exploitants Thermaux ( CNETh ) et réalisée en septembre 2004 par Ipsos Santé, la médecine thermale était plébiscitée par une large majorité de Français. Reconnue pour son efficacité par les curistes, elle bénéficiait également d’une excellente image auprès de ceux qui n’y ont jamais eu recours : 87% des sondés considèraient le thermalisme comme « une alternative dans le traitement de certaines maladies comme les rhumatismes, les allergies, l’asthme et la dermatologie », 85% comme une médecine adaptée à tous les âges de la vie, 76% comme une médecine sans effet secondaire. Du côté des curistes, c’était l’unanimité quant à l’efficacité de la médecine thermale. Les statistiques parlent également d’elles-mêmes : 94% des curistes confirmaient que le thermalisme permet de soulager efficacement les douleurs, 83% d’entre eux estimaient qu’il permettait de réduire efficacement la consommation de médicaments.

 

Le thermalisme fait l'objet depuis une vingtaine d'années d'un effort d'évaluation scientifique sans précédent. Les indications doivent désormais s'appuyer sur des travaux scientifiques «randomisés», où les participants sont répartis de façon aléatoire entre le groupe témoin et le groupe traité. L’indication se concentre sur les maladies chroniques qui se révèlent surtout après la cinquantaine, surtout rhumatismes et arthroses (75% des curistes). Les thermales françaises proposent au total la prise en charge de douze orientations thérapeutiques, chacune étant habilitée, selon les propriétés de sa source, à en traiter deux ou trois maximum : de l’insuffisance veineuse aux affections de peau comme l’eczéma ou le psoriasis, en passant par l’asthme. En rhumatologie, avec près de 75 % des prescriptions de cure thermale en France, l'efficacité des soins thermaux est démontrée sur une durée de 3 à 12 mois sur la douleur, le handicap, la qualité de vie des patients et/ou leur consommation médicamenteuse (antalgiques, anti-inflammatoires…) dans de nombreuses indications - arthrose du genou et de la main, spondylarthrite ankylosante, fibromyalgie… Le thermalisme est aussi recommandé et efficace dans la prise en charge de la lombalgie chronique et de certaines formes de polyarthrite rhumatoïde. Dans l'arthrose du genou, le thermalisme s'avère aussi plus efficace en termes d'atténuation de la douleur et d'accroissement des capacités fonctionnelles des patients que les soins traditionnels. C'est aussi le cas pour l'insuffisance veineuse chronique. En revanche, des études sur les effets de la cure thermale restent à développer concernant les affections dermatologiques (psoriasis…), les infections ORL récidivantes (sinusites des adultes, otites infantiles…).

 

LA THALASSOTHERAPIE

 

La France regroupe aujourd'hui 52 centres de thalassothérapie dont une vingtaine a ouvert entre 1985 et 1991 et la moitié de ces centres ont moins de 20 ans. Ces équipements représentent une capacité d'accueil d'environ 8 000 curistes par jour. Depuis 1994 le parc semble se stabiliser.

Deux régions constituent les principaux pôles de la concentration de l'offre : la Bretagne et les Pays de Loire . On trouve également une douzaine de centres en Méditerranée dont un en Corse .

71% des centres ont été créés entre 1986 à 1990 et 77% des centres de thalassothérapie disposent d'équipements hôteliers intégrés ou reliés. Il s'agit en majorité d'hôtels 3 ou 4 étoiles avec une évolution récente vers une hôtellerie 2 étoiles pour les établissements qui ont entrepris de démocratiser leurs produits.

La durée moyenne de séjour dans un centre de thalassothérapie est de 6 jours. Le prix moyen d'une journée de cure de Thalassothérapie se chiffre entre 400 et 500 francs, incluant 4 soins collectifs ou individuels. Le forfait de Thalassothérapie  ( comprenant soins et hébergements   en 1/2 pension ) est compris entre 3500 et 5000 francs par semaine et par personne hors- période de pointe.

Malgré son leadership reconnu la thalassothérapie française doit faire face à des difficultés multiples, dont une concurrence étrangère  de plus en plus vive. La thalassothérapie a dû s’adapter à la suppression du remboursement des cures par l’assurance maladie en 1998 à un moment du cycle de son activité qui avait vu les acteurs investir dans la rénovation et l’ouverture de sites. Les 35 heures ont aussi impacté profondément la pratique des congés des français. Les courts séjours, souvent de proximité, se sont multipliés. Une nouvelle clientèle orientée « bien-être » plutôt que « cures » se développe. Entre 1996 et 2013, la durée moyenne du séjour de thalasso est passée de 5,5 à 3,2 jours. Les offres nouvelles se sont multipliées, surtout les spas et la balneothérapie. Mais la thalassothérapie s’égare parfois dans une quête marketing effrénée de la nouveauté et de l’exotisme au détriment des fondamentaux. Sur le plan économique, une double concurrence se développe également. Aidés par la multiplication des vols low-cost, des pays comme la Tunisie, la Turquie, etc… se lancent, proposant des séjours à quelques centaines d’euros tout compris. Quant à la révolution numérique elle a bouleversé en quelques années la distribution et poussait les acteurs à la recherche des promotions et des prix cassés, une tendance difficile à suivre pour les petits sites et les indépendants. La distribution online (Thalasso-passion.fr, Thalasseo.com, etc…) devenue incontournable capte aujourd’hui plus de 40% du marché global. De ce fait , le discours a évolué visant à reformuler une doxa mise à mal en donnant plus de cohérence aux éléments de langage et avec une double proposition de valeur: réconcilier «santé globale» et «plaisir de linstant». Remettre leau de mer et ses vertus au centre d’une offre en prévention santé (plutôt que curative) basée sur des programmes génériques (stress, minceur, détox, dos, etc…) et revaloriser les protocoles et l’expertise des professionnels (hydrothérapeutes, kinés, médecins...). Mais parler aussi destination, air du temps, plaisir, qualité des lieux, de la restauration, de l’hébergement…

La fréquentation des centres de thalassothérapie a progressé de façon rapide jusqu'en 1992, passant de 20 000 à 140 000 curistes. Après deux ou trois années de stagnation, la reprise semble incontestable. Certains centres ont connu ces dernières années un taux de croissance de 20% grâce à des politiques tarifaires attractives. En 2005 307000 personnes faisaient chaque année une cure de  thalassothérapie en France. En 2006 323000 curistes ont été comptabilisés. Le secteur à attiré 400000 curistes en 2009, soit près de 900 000 journées de cures. Les centres de thalassothérapie  ont accueilli 420 000 curistes en 2013. Bien que les établissements soient ouverts pour la plupart toute l’année, la thalassothérapie connaît une forte saisonnalité avec une préférence nettement marquée pour le printemps, loin devant l’automne et l’hiver. Le nombre de journées de cure, pour l’ensemble des établissements français, est estimé à environ 1,5 million, dont les 2/3 en hébergement intégré. En effet, les centres de thalassothérapie disposent, presque tous, d’un hôtel 2, 3 ou 4 étoiles ou d’une résidence hôtelière. Certains établissements proposent même 2 ou 3 catégories d’hébergement. Ils sont aussi des employeurs importants avec près de 2 000 salariés pour les instituts proprement  dits et environ 2 400 salariés dans l’hôtellerie, sans oublier toutes les retombées économiques pour le commerce local.

Le chiffre d'affaires annuel de la thalassothérapie française s'élevait en 1998 à 1,7 milliards de francs réalisé par plus de 1 million de journées-cures par an , avec un taux de croissance de 10 à 12 % en trois an ( 1995 -1998 ).En 2006 le chiffre d’affaires global de la thalassothérapie (cure + hébergement hôtelier) était de 239 K€. En 2013 la thalassothérapie, en France, réalisait un chiffre d’affaires d’environ 125 millions d’€uros par an, avec une progression proche des 7% en 2002. Il convenait d’y ajouter le chiffre d’affaires hôtelier qui est estimé à 175 millions d’euros, pour aboutir à un chiffre d’affaires global de 300 millions d’euros.

Le secteur d’activité de la thalassothérapie en France, peut paraître étroit - environ 300 millions d’euros/an pour un million de journées – mais il regroupe une quinzaine de métiers et contribue à créer de nombreux emplois de proximité. Son impact sur l’économie doit aussi être apprécié en interaction avec d’autres activités. Ainsi il faut coupler l’offre de thalasso à celles de l’hébergement et de la restauration. Chacun se nourrissant de l’autre. Les pics de fréquentation de la thalassothérapie se situent en mars/avril hors vacances scolaires et de mi-septembre à début novembre, en décalage avec ceux de l’hôtellerie de loisirs. La thalasso apporte ses curistes aux hôtels en intersaison et en semaine et bénéficie en retour d’une demande de soins des clients des. Ce qui dope les taux de remplissage de chacun et contribue à améliorer le yield management de l’ensemble.

La thalassothérapie génère 9200 emplois directs et induits. Elle reste toutefois un produit de riche et son rythme de croissance ne devrait plus dépasser les 2% annuels. En 2007 la profession a généré sur les 24 centres 2890 emplois dont 1.217 pour la thalassothérapie à proprement parler, 1673 pour l’activité hôtelière. 32 personnes sont également employées pour le secteur médical et paramédical (dont 11 sous statut libéral).

Le principal réservoir de la clientèle est la France (90%) en provenance surtout des zones urbaines à forte densité, comme Paris, qui représente le tiers de la clientèle. Quant à la clientèle étrangère, elle reste peu importante: elle ne dépasse pas les 8% et se compose essentiellement de belges et de suisses. Avant les années 90 la clientèle était largement féminin et disposait d'un revenu élevé. Il s'agissait d'une clientèle plutôt âgée qui fréquentait les centres pour des cures médicalisées à 64%. Depuis la clientèle s'est rajeunie et s'ouvre à un public masculin et la demande s'oriente de plus en plus vers des cures non médicales  (remise en forme ).Cette nouvelle clientèle est composée d'urbains relativement jeunes disposant d'un bon pouvoir d'achat , soucieux de préserver leur capital- santé face à des conditions de vie et de travail stressantes. La durée des séjours en thalassothérapie diminue (les centres se sont adaptés à cette nouvelle clientèle en proposant des formules « courts-séjours » ou week-end) .

 

Pour en savoir plus

 

THERMALISME ET THALASSOTHERAPIE Par Jean-Claude Jacob – direction du Tourisme, Tourisme de santé et de bien-être, Tourisme de A à Z – Direction du Tourisme, 13 p.

Thalassothérapie, thermalisme et spa : des concepts flous ; Domaine Économie & Services, Filière Tourisme, Module 713, Tourisme International, Réalisé par : Laure Favre, Alexandre Isely, Sandrine Rossier & Julianne Voser , 13 p. , Thalassothérapie, thermalisme, spa : tout le monde a déjà entendu ces trois appellations qui sont des soins en rapport avec l’eau, mais connaît-on pour autant la différence ? Ce travail tente de différencier ces trois types de soins et de comparer leur place en France et en Suisse. Pour ce faire, différentes études ou articles ont été lus afin de pouvoir répondre au mieux à ces questions.

Thermalisme et tourisme : les évolutions récentes en France par Marc Lohez, L'information géographique, 2000, numéro 64/4, p.314-321, Menacées par une éventuelle rupture du lien avec la Sécurité Sociale, confrontées pendant les années 90 à une baisse de la fréquentation, les stations thermales évoluent vers un thermalisme nouveau, orienté vers le bien- être. Cette promotion d'un tourisme de santé rénové va de pair avec la récupération du patrimoine thermal par le tourisme local.

Idées reçues sur la médecine thermale, La Médecine thermale ; Quelle est la différence entre la médecine thermale et la thalassothérapie? Les eaux des stations thermales ont-elles toutes les mêmes propriétés ? 3- Quels sont les mécanismes d’action de la cure thermale ?  etc…

Les thermes des Pyrénées. Références antiques et rêve de modernité par Jean Nayrolles, Midi-Pyrénées patrimoine, 2013, pp.36-43. En un peu plus d’un siècle, depuis les dernières décennies de l’Ancien Régime jusqu’au milieu de la Troisième République, l’architecture thermale des Pyrénées a connu de spectaculaires mutations tout en gardant une ampleur relativement modeste. Héritière tout d’abord des modèles de l’architecture « à la française », elle parvint ensuite à intégrer la référence prestigieuse des thermes romains, puis elle dépassa le champ des modèles archéologiques vers un éclectisme toujours plus libre….

Le thermalisme en France. Le thermalisme de 2001 à 2005. Les stations thermales d’Aquitaine. Etudes et tendances, CRT d’Aquitaine,2 p.

Comme un poisson dans l’eau en thalasso, Routard.com , Depuis sa création au XIXe siècle, la thalasso connaît un succès qui ne se dément pas. C’est à Roscoff, en Bretagne, que s’ouvre le premier institut marin en 1899. La mer a des vertus curatives. Elle les doit à sa composition, semblable à celle du plasma humain, ainsi qu’à sa richesse en minéraux. Pays pionnier en matière de thalasso, la France reste très bien placée dans ce domaine, avec 52 centres. Mais elle est suivie de près par la Tunisie, qui possède déjà 51 centres de thalasso et en a de nouveaux en projet. Cette offre abondante pose le problème de la qualité des prestations……

Rapport sur le thermalisme français, Rapport présenté par Pierre DELOMENIE , Inspecteur général des affaires sociales, Rapport n°2000119, Octobre 2000 , Lors de son intervention du 22 mars 2000 sur le thermalisme à l’Assemblée Nationale (annexe n° 1), Mme Martine AUBRY, ministre de l’emploi et de la solidarité, indiquait que l’objectif du gouvernement était de « moderniser l’activité thermale pour qu’elle soit plus efficace, plus sûre, et plus pérenne »…..63 p.

EXPLOITATIONS ET UTILISATIONS DES EAUX SOUTERRAINES DANS LE MONDE , Auteur : Jean MARGAT, Coédition : UNESCO et BRGM, service eau , 52 p.(FFE)

Thermalisme et santé publique : vers de nouvelles convergences, Libre blanc, Edité par le Conseil National des Exploitants thermaux, Février 2008, Le Conseil National des Exploitants Thermaux (CNETh), qui regroupe l’ensemble des exploitants d’établissements thermaux, conduit depuis plusieurs années une démarche visant à consolider, crédibiliser et développer le rôle de la médecine thermale dans le dispositif national de santé dont bénéficient les Français. Avec l’appui de ses élus, Il s’est ainsi délibérément engagé dans la recherche médicale et scientifique afin de démontrer le Service Médical Rendu (SMR) par la cure thermale et l’utilité médico-économique d’une médecine naturelle peu coûteuse et sans effets secondaires….76 p.

Le Marché de la Beauté et du Bien-être. Analyse et Perspectives, Conférence no6, Mardi 15 Mars 2014, Document élaboré par Frédéric Lefret, Secrétaire de la CNEP; Fédération française des écoles d’esthétique et de parfumerie ( FFEEP ), 47 p.

Point sur la réglementation des eaux thermales par Nathalie FRANQUES, direction générale de la Santé, 2èmes Rencontres nationales de l’Hygiène et de la Santé, Epinal, mai 2011, 16 p.

Les stations thermales : de l’abandon à la renaissance. Une brève histoire du thermalisme en France depuis l’Antiquité par Marie-Reine Jazé-Charvolin, 24 | 2014 : Architecture et urbanisme de villégiature : un état de la recherche , Avec 108 stations thermales, la France occupe aujourd’hui le troisième rang en Europe pour le thermalisme. Nombre des établissements thermaux sont implantés à l’emplacement même ou à proximité d’anciens thermes romains. En effet, l’usage des installations antiques a perduré à travers les siècles. Parallèlement, de nouveaux établissements ont vu le jour, notamment à partir du xviie siècle. Mais c’est autour de 1850 que le thermalisme a pris réellement son envol avec, sur tout le territoire, l’édification d’établissements prestigieux, 11 p

Le thermalisme européen au XVIIIe siècle. Etude comparative de quelques villes d’eaux : France, Angleterre, Belgique, Suisse, Italie, Allemagne par L. Roux, Mémoire de master 2, Sciences humaines et sociales, université Pierre Mendès-France, Grenoble, 127 p.

La qualité microbiologique des eaux minérales naturelles utilisées à des fins thérapeutiques en milieu thermal au cours de la saison thermale 2001, MINISTERE DES SOLIDARITES, DE LA SANTE ET DE LA FAMILLE, Direction Générale de la Santé janvier 2005 , Une étude de la qualité microbiologique des eaux minérales naturelles utilisées à des fins thérapeutiques dans les 119 établissements thermaux recensés en France, a été réalisée par la Direction générale de la santé en 2002. L’étude présente les résultats des contrôles sanitaires effectués par les DDASS au cours de la saison thermale 2001 incluant 1177 points de prélèvements et 39.484 analyses d’échantillon d’eau. Au cours de cette période 547.858 curistes ont fréquenté ces établissements, 22 p.

LE THERMALISME, Le groupe Thermes Adour, CRDP de l’académie de Bordeaux, 20 p.

Nature, Culture, Architecture. L’architecture de l’eau : les établissements thermaux de A. Gatti, Mémoire de master, 2011, 57 p.

PRISE EN CHARGE DES CURES THERMALES EN 2014, ASSURÉS SOCIAUX ET AYANTS DROIT (REGIME GENERAL), La Médecine thermale, Conseil national des exploitants thermaux, 2 p.

Les cures thermales. Mise à jour janvier 2014, CAISSE DE COORDINATION AUX ASSURANCES SOCIALES de la RATP, 4 p.

Les centres de thalassothérapie, Le portail des ministères économiques et financiers ; Une enquête réalisée par la DGCCRF auprès des centres de thalassothérapie a consisté à vérifier la qualité de l’information donnée au consommateur et, notamment, des allégations portant sur la nature, la qualité et, le cas échéant, les vertus thérapeutiques des prestations proposées dans ces établissements.

La diversification des activités des stations thermales, Conseil national du tourisme, Section des politiques territoriales et du développement durable, Président du groupe de travail Philippe MOISSET, Conseil national du Tourisme, 2011, 74 p., Le Conseil national du tourisme a été mandaté par le ministre chargé du Tourisme pour mener une réflexion et faire des propositions sur la diversification des stations thermales. L’objectif de ce travail est de dresser un bilan des différentes formes de diversification menées par les stations thermales. Ces actions concernent les activités directement liées à l’exploitation de l’eau thermale et peuvent également être conduites à partir des spécificités et des savoir-faire concentrés dans les stations : accueil touristique sous ses différentes formes, accueil des personnes âgées, ingénierie, formation, etc…., 74 p.

«LES INTERVENTIONS PUBLIQUES DANS LE DOMAINE DU THERMALISME », Cour des comptes - rapport public particulier, janvier 1995, 235 p.

LES CURES THERMALES 9-2, Les dépenses remboursées par le régime général au titre des cures thermales s’élèvent à 165,7 millions d’euros en 2007 et sont relativement stables (+0,8% de croissance moyenne entre 2000 et 2007). La part de l’activité des établissements thermaux prise en charge est importante. Selon le Conseil national des exploitants thermaux (CNETh), les cures thermales remboursées par l’assurance maladie représentent 74% du chiffre d’affaires total de ces établissements…., 4 p.

La réforme tarifaire des cures thermales, L’Inf’eau des « Grands Thermes », Journal d’Information des Curistes, Numéro hors série 2014, 2 p.

LA THALASSOTHÉRAPIE, MER ET SANTÉ, La Marseillaise supplément, 2 p. , La thalassothérapie est une méthode thérapeutique qui s'appuie sur des connaissances théoriques relatives aux qualités physico-chimiques et biologiques du milieu marin…..

PRESENTATION DE LA THALASSOTHERAPIE par le Dr.Sadok Gahbiche, ECOLE SUPERIEURE DES SCIENCES ET TECHNIQUES DE LA SANTE DE SOUSSE, Section : Physiothérapie, 2011, 8 p.

LA THALASSOTHÉRAPIE : COMPLÉMENTAIRE OU CONCURRENTE DE LA CURE HYDRO-MINÉRALE ? (A propos d'une enquête au Centre Daniel Jouvance de Pornichet) par S DUPARC-RICOUX, P MONNET et R FABRY, Press therm climat 2004, 141:71-77

La thalassothérapie, Vidéo INA, 21 août 1969, durée : 01h 00min 16s. L'eau de mer est considérée depuis longtemps comme bénéfique à l'organisme humain. Avec des spécialistes l'émission aborde le côté médical, scientifique, physiologique et psychologique de la thalassothérapie….

 

 

 

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