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  Le Tourisme fluvial en France

" Canaux et cours d'eau, navigables ou non, suscitent l'engouement des touristes, des récréants, des sportifs et deviennent un enjeu socio-économique, politique, sportif pour les élus locaux " ( DAMIEN M.M. , 2001.- Le Tourisme fluvial, Paris, PUF édit., coll."Que Sais-je ?" n°3608, 128 p., p.17)

 

L'ensemble des voies d'eau navigables françaises ( fleuves, canaux et rivières ) représente 8500 kilomètres et 1865 écluses ce qui constitue le premier réseau de voies navigables d’Europe. 8,5 millions de touristes français et étrangers avaient effectué une croisière fluviale en 2000. 8,9 millions de passagers, dont les 2/3 en Ile de France, ont été transportés en 2004, soit une progression de 4,7% par rapport à 2003. Aujourd’hui, on estime à plus de 50 000 le nombre de bateaux de plaisance privés basés sur les eaux intérieures. En 2000 plus d’une centaine d’entreprises proposaient à la location une flotte de plus de 1000 «coches de plaisance» et environ 300 bateaux à passagers permettent des croisières. Le chiffre d’affaires de ce secteur d’activités était estimé à 1,1 milliards de francs de francs ( contre 1,3 milliard de francs pour le domaine du transport par voie d'eau).

En 2004, le tourisme fluvial compte 304 entreprises, dont 68 loueurs et 236 entreprises de bateaux à passagers, représentant 1 800 emplois permanents et près de 2 000 saisonniers. Le chiffre d’affaires du tourisme fluvial est évalué à 225 millions d’euros, sans compter les retombées sur les zones traversées qui représentent l'équivalent du chiffre d'affaires généré par l'activité elle-même. Le tourisme fluvial qui permet d’apprécier dans le calme et sous un angle insolite la richesse du patrimoine de la France devient une véritable activité économique .

En 2007, le tourisme fluvial comptait 363 entreprises, dont 69 loueurs de coches de plaisance disposant de 127 bases de location, 217 opérateurs de bateaux promenades, 69 opérateurs de péniches-hôtel et 11 de paquebots fluviaux, exploitant une flotte totale de 2.313 unités actives (dont 1.836 coches et 363 bateaux promenades) avec plus de 50.000 places (non comprises celles des coches).

 1-HISTORIQUE

Les rivières et les canaux ont longtemps constitué le principal moyen de communication pour transporter des marchandises et des personnes. La voie d’eau, malgré ses dangers propres ,était souvent plus sure et plus rapide et surtout beaucoup plus confortable que la route .Très tôt de nombreuses personnalités : souverains , dignitaires de la cour royale , dont Madame de Sévigné et dès la fin du XVIIIe siècle de riches touristes étrangers anglais et hollandais voyagent par voie d’eau pour leur plaisir . Dès le début du XIXe siècle plusieurs compagnies de navigation organisent des voyages touristiques d’Orléans à Nantes et d’Orléans à Nevers .

Plus tard au lendemain de la Première Guerre Mondiale le tourisme fluvial se développe vraiment avec l’apparition de moteurs adaptés aux bateaux de plaisance. La revue « le Yacht »  publie régulièrement des plans de bateaux fluviaux et des chroniques de croisière fluviales .L ‘année 1927 voit en même temps publier «  le yachting de rivière » et le premier guide la navigation maritime et fluviale édité par Peugeot maritime. A cette époque il était parfois difficile de naviguer parmi les nombreuses péniches pas toujours prévenantes pour les fragiles embarcations de plaisance .

La Seconde Guerre Mondiale ouvre pour les rivières françaises une période d'oubli. Jusqu'aux années 60 le tourisme fluvial reste très limité en France et il ne concerne guère que la visite des berges de la Seine par bateau-mouche , à Paris , ainsi que quelques touristes isolés pratiquant la pêche dans des barcasses. Le tourisme fluvial est alors considéré comme un secteur dépourvu d'avenir .Il est souvent considéré comme une "lubie " de quelques originaux réticents à s'intégrer aux grandes concentrations estivales des littoraux .

La redécouverte du Tourisme fluvial doit beaucoup à certaines associations , comme le Touring Club de France , qui jouèrent un rôle déterminant en suscitant l’attention du public sur le délabrement des voies d’eau . A la fin des années 60 le rallye des canaux bretons sauve de l’abandon la liaison Manche – Océan Atlantique . Les collectivités locales prendront alors le relais du Comité des canaux bretons .Le tourisme fluvial qui n’était apparu jusqu’alors que comme un caprice sans intérêt ,attira l’attention des responsables nationaux de la voie d’eau qui s’aperçurent qu’il constituait peut être un avenir notable pour la voie d’eau à l’instar de ce qui se passait sur les canaux flamands et hollandais depuis longtemps . Les anglais furent des pionniers dans le domaine du tourisme fluvial français en créant sur le territoire national les premières compagnies de location de "  house boats "  ( la plus ancienne société est française : la Saint Line ) Dans les îles britanniques le tourisme fluvial était déjà largement développé notamment dans la région des Norfolk Broads sont les pionniers du tourisme fluvial moderne .Le " British Waterways Board " avait sous sa responsabilité la gestion de 3200 km de voies d’eau et de 86réservoirs , patronnant 550 km de canaux commerciaux , 1740 km de canaux de plaisance et 772 km de " remainder waterways " .  

Depuis lors le tourisme fluvial s’est considérablement développé , fondé sur des critères spécifiques , entièrement différentes de ceux du trafic de marchandises , parfois même opposés mais aussi divers problèmes qui posent la question fondamentale : est-ce vraiment une nouvelle forme de tourisme ou n’est-ce que le chant du cygne des voies navigables françaises ?

 

 

 2-LE TOURISME FLUVIAL FRANÇAIS AUJOURD'HUI

Selon la Direction du tourisme le tourisme fluvial se décline sous divers aspects bien distincts: - les promenades courtes de une à quelques heures ou pour la journée, sur des bateaux promenade, avec ou sans restauration; - les croisières fluviales de plusieurs jours à bord de bateaux-hôtels (paquebots fluviaux ou péniches-hôtels) ; - la location de bateaux habitables (coches de plaisance ou pénichettes ) pour un week-end ou pour une ou plusieurs semaines; - la plaisance fluviale privée, à bord de bateaux habitables (y compris les bateaux de plaisance maritime en transit) ou à bord de petites unités de promenade ou de sport; - le nautisme de proximité (canotage, pêche en barque, canoë-kayak, aviron…).

Le réseau français

Le réseau français n’est pas homogène. On distingue le réseau à grand gabarit où les écluses permettent le passage de convois de 5000 tonnes ( la Seine en aval de Paris, l’axe Rhône –Saône , la Moselle, … ) et qui intéresse plus particulièrement la navigation de commerce. C’est ce réseau qui sillonne chaque année une flotte importante de paquebots fluviaux qui emportent jusqu’à 2000 passagers . Les «house boats » ou « pénichettes » maintenant dénommées «coches de plaisance » sont plus à leurs aises sur le réseau Freycinet ( ministre des Travaux Publics sous la IIIe République qui réalisa un important plan de restauration du réseau fluvial ) ouvert aux bateaux de 38 mètres de longueur et de 5 mètres de largeur , le tirant d’eau est d’environ 1,80 mètres et le tirant d’air de 3,50 mètres.

Compte tenu de la configuration hydrologique de la France le réseau fluvial peut être divisé en sept bassins. L'activité touristique se répartit essentiellement sur 5 d'entre eux :

 En Ile de France ( c'est dans cette région que se réalise près de 50% du chiffre d'affaires et de l'activité des bateaux à passagers ) , la Seine et ses affluents, principalement l’Oise et la Marne , constituent des centres d’intérêt privilégiés. Le trafic commercial n’y a pas empêché le développement du Tourisme fluvial. Plusieurs milliers de bateaux stationnent dans les ports et les clubs. L’Ourcq , en cours d’aménagement , devient un lieu de promenade agrémenté par la mise en valeur d’ouvrages de navigation souvent surprenants comme l’usine élévatoire d’Ile de Meldeuse .

Avec la Bourgogne et la Franche-Comté nous sommes dans le royaume du tourisme fluvial .On y trouve la quasi- totalité des péniches hôtels et environ 30% de la flotte des bateaux de location .C'est aussi le bassin qui dispose du plus grand nombre de sociétés et de bases de location. La Bourgogne est mondialement connue pour sa gastronomie, ses vins , son patrimoine culturel, auquel s’ajoute l’importance et la beauté de son réseau de voies navigables ;C’est la région de France où l’on rencontre le plus grand nombre de péniches-hôtels, anciens bateaux de commerce transformés pour accueillir 14 à 20 passagers avec un luxe certain .Cette forme de tourisme est très appréciés de la clientèle américaine, la plus nombreuse sur ces bateaux .Avec un trafic en I990 de 980 000 bateaux /km ces voies d’eau représentaient au total presque les ¾ du trafic du canal du Midi .ce succès s’explique par de nombreux atouts : une bonne desserte ferroviaire, routière et autoroutière , la relative proximité de Paris et de Lyon , de l’Allemagne et de la Suisse, mais aussi sa renommée sur le plan gastronomique, son patrimoine artistique ( châteaux, art roman ), l’existence de plusieurs centres touristiques de premier plan situés sur les voies d’eau ( Auxerre, Dijon, Tournus ) et toute une série de villes- étapes égrenées le long des canaux .

Dans l’est la Meuse, la Moselle et le Rhin sont les principaux cours d’eau navigables. Ils sont reliés entre eux par un réseau de canaux . Cette configuration ( 1600 kilomètres de voies d'eau ) offre plusieurs possibilités de bouches connectées entre elles et sur les réseaux belges et allemands. Aussi de nombreux bateaux de plaisance étrangers viennent-ils y naviguer. L'importance des paquebots fluviaux , notamment sur le Rhin , est une autre caractéristique de ce bassin .En outre l’Alsace , qu’il est possible de visiter par la voie d’eau , devient une destination à la mode. L’ascenseur à bateaux d’Artzviller ( sur le canal de la marne au Rhin ) mis en service en 1970 et qui remplace 17 écluses , est devenu une véritable attraction touristique visitée chaque année par 300 000 personnes .

Dans le sud-ouest le canal du Midi , sans doute le plus beau de France , permet aux visiteurs d’éviter le détroit de Gibraltar pour passer de l’Atlantique à la Méditerranée. Son succès touristique est désormais assuré dans la mesure ou il vient d’être classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité par l’UNESCO en décembre 1996.Une étude des années 80 a montré que sa clientèle était composée à 80% d’étrangers surtout allemands, suisses et anglais avec un taux de fidélisation de 40%.Avec un trafic de 1.366 bateaux/km, le canal du Midi assurait en 1988 plus du 1/5 du trafic français de tourisme fluvial, soit plus de quatre fois la Seine dans la région parisienne . De nouveaux parcours sont maintenant ouverts aux touristes dans cette région : le Lot , la Baise et la Charente.

Le bassin des canaux de l’ouest (1100 kilomètres) est isolé du reste du réseau français. Il est cependant caractérisé par une activité touristique croissante. On distingue le Maine et trois rivières (la Sarthe, l’Oudon et la Mayenne ) et le réseau des canaux bretons reliés par la Loire , navigable jusqu’à Angers .Le réseau du Maine connaît une véritable résurrection depuis quelques années avec sa navigation qui remonte l’Oudon jusqu’à Segré, la Mayenne jusqu’à Laval et la Sarthe jusqu’au Mans. On y dénombrait en I990 12 sociétés de location (168 bateaux) et 7 sociétés de bateaux à passagers offrant 517 places. Le réseau breton est complexe et étendu: le vieux canal de Nantes à Brest , le canal Manche–Océan Atlantique de Saint-Malo à La Roche Bernard en remontant la rance jusqu’à Dinan La navigation sur la Loire est difficile :le débit y est très irrégulier et le lit bien trop souvent encombré de bancs de sable et de gravier

En vallée du Rhône, la Saône et le Rhône sont deux grands cours d’eau difficiles à naviguer .Ils sont de ce fait réservés aux bateaux importants et bien motorisés. De nombreux bateaux à passagers, dont trois paquebots fluviaux offrent toute une gamme de possibilités de séjour. Plusieurs ports de plaisance jalonnent l’axe Saône –Rhône. Ils sont fréquentés par quelques 3000 bateaux qui chaque année transitent entre l’Europe du Nord et la Méditerranée ainsi que par de nombreux plaisanciers locaux .

le bassin Nord- Picardie est le plus dense. Il comporte 1280 kilomètres. C’est pourtant la région la moins recherchée car la voie d’eau y permet la découverte de paysages urbains intéressants avec un angle de vue différent .

Une clientèle quasi-exclusivement étrangère

En 2004 la clientèle étrangère était à dominante (65%), essentiellement allemande, suisse et anglaise. En 2010 la proportion de touristes étrangers est demeurée quasiment inchangée (70%). Concernant les péniche-hôtels, 14 000 passagers ont été transportés et 83 000 nuitées vendues en 2004. En 2008 les péniches-hôtel ont transporté 22.000 passagers représentant de 127.000 et les paquebots fluviaux ont transporté plus de 140.000 passagers représentant plus de 600.000 nuitées. En 2005 67,4% de la clientèle est américaine, mais la clientèle française était en progression (12,3%).

La demande pour les circuits en bateaux promenades continue à représenter l’essentiel du tourisme fluvial. 10,3 millions de passagers, dont plus des les 2/3 en Ile-de-France, ont été transportés en 2007. La location de coches de plaisance a concerné 159000 passagers. Les 26 paquebots fluviaux ont transporté plus de 136000 passagers avec plus de 580000 nuitées. Les 75 péniches-hôtels ont transporté 25 000 passagers et 139000 nuitées ont été vendues. Enfin, 16.000 vignettes plaisance ont été vendues par VNF, pour l’utilisation par des plaisanciers privés des voies d’eau de son domaine.

Une forme intelligente de tourisme

Plutôt que d’ «aller bronze idiot» en s’entassant sur les plages polluées, le tourisme fluvial répond à un double attrait que la France offre à profusion. L’un est le tourisme de repos, presque un tourisme de santé pour se refaire après de longs mois passés dans la presse, le bruit et la pollution. Cette motivation ne rentre pas vraiment dans les statistiques, mais il est certain que les voies navigables françaises, désuètes pour la plupart quant au transport des marchandises, offre tout ce que réclame ce tourisme de repos : l’isolement, le calme reposant de ces «routes liquides » ombragées. Le long des canaux un paysage local est créé par les arbres qui participent vraiment du milieu bio- géographique local : pins parasol le long des canaux du Midi, peupliers le long du canal du Loing, etc…

La lenteur de la navigation préjudiciable au transport des marchandises n’est plus une gêne pour le tourisme fluvial qui , par essence même, flâne sans aucune recherche de compétition horaire. La multiplication des écluses n’est plus un handicap mais l’occasion de converser avec l’éclusier ou les spectateurs, de mettre pied à terre voire de faire fonctionner le mécanisme. Le tourisme fluvial est aussi un tourisme de plein air et la voie offre souvent de multiples possibilités le long de ses berges : les chemins de halage et de contre-halage sont l’occasion de randonnées à pied, à bicyclette, à cheval, de pique-niques ou simplement de sommeiller, de pêcher ou de camper. Parmi les produits terrestres les plus fréquemment associés au tourisme fluvial il faut noter l'essor du vélo et celui du tourisme de pêche. Le développement des produits touristiques à base de vélo peut profiter des chemins de halage et peut constituer un prétexte à développer, outre des structures de location et d'entretien des machines, des itinéraires balisés de découverte du pays traversé par la voie d'eau, des animations et des événements ainsi que des gîtes d'étapes.

Le tourisme fluvial est aussi un tourisme éducatif tirait parti du paysage traversé .D’autre part certains canaux anciens construits avec un souci évident d’esthétique, constituent par eux-mêmes un intérêt monumental. Par ailleurs il suffit de s’écarter de quelques centaines de mètres ou de quelques kilomètres pour trouver une abbaye, un village , un château ou une église.

Une étude réalisée à propos du tourisme fluvial sur le canal de Bourgogne a montré que les motivations étaient les suivantes: pour 57% des personnes interrogées le calme, pour 47% l’originalité de ce type de vacances, pour 41% la symbiose avec la Nature, pour 30% la découverte de la région, pour 29% le nautisme, et 93% pensaient avoir passé le type de vacances qu’ils souhaitaient. Il y a manifestement pour le tourisme fluvial une clientèle différente ce celle des séjours habituels de vacances . 

Les moyens du tourisme fluvial

Ils présentent un double caractère: leur diversité et leur augmentation.

La diversité des bateaux est d’ailleurs difficile à appréhender parce que les définitions sont fluctuantes et les statistiques hésitantes dans leurs classements. On distingue deux groupes principaux de bateaux mais avec une grande diversité de capacité , de puissance et de fonctions .

Les bateaux de groupe ou bateaux à passagers constituent le groupe le plus hétérogène .Ce sont des unités qui transportent plus de six passagers payants pour des promenades de quelques heures ou des croisières de plusieurs jours .La clientèle n’est pas propriétaire et utilise momentanément un ou plusieurs services ; notamment la clientèle ne «met pas la main à la pâte» en matière de navigation. Elle est passive et ne fait que consommer un ou plusieurs produits prévus à l’avance. En général il s’agit d’une clientèle de passage qui ne se connaît pas et qui peut être assez nombreuse. Le type le plus connu de ces bateaux est le bateau à passagers équipé pour un voyage de une à quelques heures dans un site resserré. Ce peut être une ancienne péniche aménagée ou un bateau spécialement conçu naviguant à proximité des grandes villes ( Paris, Strasbourg, Nantes, etc… )et sur des lacs ( Annecy, Léman, Le Bourget ).Il existe également des bateaux de croisière fluviale offrant une croisière de plusieurs jours . La croisière fluviale a été inventée par les allemands et les hollandais sur le Rhin, elle concerne soit la petite péniche hôtel à cabines aménagée en hôtel- restaurant soit le vrai paquebot fluvial pouvant atteindre plus de 50 mètres de longueur et offrant tous les services que l’on peut trouver sur des paquebots maritimes de croisière. Leur durée est en moyenne de 3-4 jours mais elle peut atteindre une semaine sur le Rhin ou sur le Rhône . Le «bateau- jeune » ou le « bateau collectif » s’adresse à une clientèle moins exigeante. Souvent géré par une association il sert à une croisière à thème : musique, yoga, danse, informatique , gastronomie, …. On compte en France aujourd'hui 375 bateaux- promenade ( soit environ 40000 places) gérés par 221 opérateurs et offrant 47015 places, 75 péniches-hôtels gérés par 69 opérateurs et offrant 952 lits, 26 paquebots fluviaux gérés par 11 opérateurs et offrant 3440 lits ainsi qu'une cinquantaine de bateaux associatifs.

Le second groupe de bateaux est constitué par de petits bateaux dont le usagers sont en même temps les conducteurs .Ce sont les coches de plaisance habitables pour permettre le séjour à bord de 4 à 12 personnes .Ils sont souvent occupés par des gens qui se connaissent ( famille, amis ). On ne distingue deux catégories : - les bateaux individuels sont surtout des bateaux allant d’une région maritime à une autre , en particulier selon l’axe Saint Malo–Redon ou Saint Malo-Nantes ou des bateaux qui, hors des périodes de vacances , circulent sur des plans d’eau importants proches de grandes villes en particulier sur la Seine, la Marne , l’Oise autour de Paris, sur le Rhône , sur l’Erdre autour de Nantes . –les bateaux de location ( " house boats " ou coches d’eau ) offrent en général 6 à 12 places mais sont d’une grande variété. Chaque grande société de louage tend à offrir une gamme à laquelle elle s’identifie : Rive de France propose ainsi «Eau Claire», «Eau Vive» (Jeanneau) , Locaboat diffuse ses propres bateaux (pénichette ) et « Bateau Bleu » est sous  le signe de " Crown Blue Line " . Par contre des loueurs plus petits mettent sur le marché une grande hétérogénéité de marques, de tailles , de puissances . En général le modèle dominant a plus de 10 mètres de long et 3 mètres de large , il offre un solarium et une plage avant assez large et ses cabines sont souvent modulables car ces bateaux sont souvent utilisés au dessous de leur capacité maximale. La location de coches de plaisance est organisée par 69 opérateurs gèrent 1802 unités réparties sur 127 bases.

La flotte des coches de plaisance était évaluée en 2004 à 1971 navires dont 1245 pour les loueurs nationaux (au nombre de 5 en France) et 726 pour les loueurs régionaux. Les coches de plaisance ont transporté 150000 touristes en 2004 dont 23% d'allemands, 13% de suisses et 12% de britanniques .Les bâtiments promenades étaient au nombre de 298 en 2004 exploités par 186 sociétés. 43% d'entre eux comportaient un restaurant. Le tiers de la flotte se trouvait localisé en Île de France  et transportait 70% des passagers, dont 58% d'étrangers . La France comptait, en 2004, 60 péniches-hôtels , soit une capacité de 954 lits .En 2004 ces bâtiments avaient transporté 14000 passagers (soit 83000 nuitées). La clientèle de ce type d'embarcation était quasi-exclusivement étrangère dans une proportion de 90% , dont 67% d'américains, 5% de britanniques et 3% de suisses . Quant aux paquebots fluviaux ils étaient au nombre de 17 en 2004. Ces navires particulièrement imposants étaient cantonnés sur le réseau à grand gabarit (Rhin Moselle, Seine Oise et Rhône Saône).  La flotte était gérée par 8 sociétés et représentait une capacité d'accueil estimée à 2000 lits .

Il existait en 2004 2000 bateaux de location ( vedettes fluviales ou " pénichettes " ) dont 1200 gérés par 5 sociétés. A ce chiffre venaient s'ajouter les effectifs de la plaisance fluviale privée constituée d'une plaisance fluviale de transit ( bateaux habitables non immatriculés comme bateaux français , environ 4000 par an ) , d'une plaisance fluviale de croisière comprenant 2000 à 3000 bateaux dont une bonne moitié est d'origine étrangère .

En 2007, le tourisme fluvial comptait 363 entreprises, dont 69 loueurs de coches de plaisance disposant de 127 bases de location, 217 opérateurs de bateaux promenades, 69 opérateurs de péniches-hôtel et 11 de paquebots fluviaux, exploitant une flotte totale de 2.313 unités actives (dont 1.836 coches et 363 bateaux promenades) avec plus de 50.000 places (non comprises celles des coches).

La navigation touristique fluviale, collective ou individuelle, représentait en 2013 10 millions de passagers transportés par an pour un chiffre d’affaires annuel de 350 M€

Avec une offre de plus en plus importante et diversifiée, l’activité des paquebots fluviaux (Bateau de plus de 50 places offrant des croisières de plusieurs jours, accueillant en moyenne 130 passagers ) est incontestablement la filière du tourisme fluvial en forte croissance (renforcement de la flotte sur la Seine et sur le Rhône avec deux unités en plus sur chacun des bassins, arrivée également d’une unité sur le Nord-Pas-De-Calais). En 2012, on comptait 38 unités contre 34 en 2011 soit un taux de progression de + 11,8% (à savoir 30 unités en 2010). Le nombre de places offertes a été porté à 4 976 soit une augmentation de + 5,1%. On notait un léger recul de la clientèle étrangère qui représentait 52% des touristes contre 58% en 2011 au profit de la clientèle française. La filière comptabilisait à elle seule 222 850 passagers soit une progression de + 20,7% par rapport à 2011.

Depuis un fléchissement en 2009, la filière des péniches hôtel (Bateau de 4 à 50 places offrant des croisières de plusieurs jours associées à des excursions à terre), maintient une progression de son activité. On dénombrait 67 opérateurs en 2012 contre 64 en 2011 (+ 4,7%) pour une flotte de 81 unités contre 76 en 2011. Le nombre de places offertes s’élevait ainsi à 1103 places soit une augmentation de + 6,6%. La clientèle étrangère restait la plus représentée (89%) et affichait une hausse en termes de passagers de + 22% par rapport à 2011. Le nombre moyen de nuitées vendues par passager était en léger recul : 5,3% contre 5,6% en 2011. Les clientèles privilégiaient la fréquentation des bateaux de petite capacité : 45% des passagers avaient séjourné dans un bateau de 1 à 15 passagers, pour un confort de séjour individualisé.

Dans le prolongement de l’année 2011, la filière des bateaux promenades (Bateau à passagers avec ou sans restaurant proposant des croisières sans hébergement, accueil de 1 à 1000 passagers), restait en 2012 en progression en termes de places offertes (+4,9%) avec une flotte de 435 unités. L’Ile-de-France, région la plus fréquentée en nombre de passagers transportés, affichait une quasi-stabilité et comptabilise 7,63 millions de passagers transportés en 2012 contre 7,68 millions en 2011. En province, toutefois, malgré un dynamisme prononcé des régions du Sud-Ouest, on constatait un recul de – 8,9% pour la clientèle française et – 5,6% pour les étrangers qui représentent 20% de la clientèle. Il est à noter, toutefois, que les régions les plus attractives pour les clientèles étrangères restaient l’Aquitaine et Midi-Pyrénées.

Pour la location de bateaux habitables sans permis (Bateau de plaisance de moins de 15 mètres mis en location par une société, naviguant sur le petit gabarit.), on comptait en 2012, 1604 bateaux répartis sur 121 bases sur l’ensemble des 4 bassins. Les 4 opérateurs nationaux concentraient à eux seuls, 70% de la flotte. Un opérateur national disposait en moyenne d’une flotte de 280 bateaux contre 11 bateaux pour les loueurs régionaux. L’activité présentait en 2011 un chiffre d’affaires de 49 millions d’euros.

Les problèmes du tourisme fluvial

Ils sont de deux sortes : d’une part d’ordre financier et d’autre part lié à l’instabilité du secteur .

Les problèmes financiers sont de trois ordres :- pour la clientèle d’abord il s’agit d’un tourisme cher Même si le touriste est propriétaire de son bateau il doit ajouter à l’achat déjà onéreux , des frais d’assurance, des dépenses de gardiennage ou d’hivernage sans compter l’entretien. Utiliser les services d’une société peut susciter de lourdes dépenses .pour une simple promenade sur un bateau à passagers, les tarifs varient de 20 à 100 F. Si un repas est pris à bord le tarif monte alors de 150 à 400 F par personne. Le tarif d’une croisière- hôtel monte de 600 à 1000 F par jour et par personne. Pour les tarifs des house boats en pleine saison et en 1994 les tarifs étaient de 7350 à 10180 F pour un bateau de 4 personnes, de 8250 à 11575 F pour un bateau de 6 personnes ce qui porte la journée au minimum à 1375 F par personne sur un bateau de 6 personnes .

Par ailleurs les sociétés de tourisme fluvial connaissent de gros problèmes d’équilibre financier. Les ratios communément admis de matière de rentabilité des sociétés de location indiquent qu’il faut en moyenne 7-8 bateaux pour permettre de dégager un seul salaire et encore faut-il que ceux-ci soient loués au minimum 18 semaines par an au minimum. En 1994 on admettait que la rentabilité était atteinte avec 15 bateaux ce qui conduit évidemment à une certaine concentration des sociétés.

Le troisième, problème est celui de l’entretien de ces voies navigables touristiques .Délaissées par la navigation commerciale les voies d’eau ont été délaissées par les pouvoirs publics qui ont pris prétexte de l’abandon commercial. Sur 12278 km de cours d’eau et de canaux navigués à la fin du XIXe siècle, l’Etat a rayé de la nomenclature des voies navigables près de 5000 km de 1926 à 1957. En les aidant l’Etat s’autorisait à ne plus les entretenir pour la navigation. Depuis 1955 l’Etat recours aussi au déclassement permettant de retirer la voie d’eau du domaine de l’Etat, les cours d’eau naturels redevenus domaniaux redeviennent de facto la propriété des riverains et les canaux sont placés dans le domaine privé de l’Etat qui peut les aliéner .Le déclassement lui permet de concéder l’exploitation et donc l’entretien aux collectivités locales qui héritent d’un patrimoine très dégradé dont la restauration peut s’avérer très onéreuse .

Par ailleurs, activité jeune, le tourisme fluvial est très sensible à la conjoncture. Ainsi le nombre de passages de bateaux aux écluses du canal du Midi a baissé de 11% de 1984 à 1988 sous l’effet de la crainte des attentats terroristes en France et de la baisse du pouvoir d’achat des américains consécutive à la dégradation du dollar. Inversement la croissance spectaculaire de 1989 a été attribuée aux fêtes organisées pour le bicentenaire de la révolution française qui ont entraîné une croissance remarquable de la fréquentation pour les entreprises parisiennes ( + 21,6 % par rapport à I988 ).

Gestion et réglementation des voies navigables

L’Etat a confié à Voies Navigables de France (V.N.F) établissement public à caractère industriel et commercial, créé en 1991, la gestion de la majeure partie du réseau français. Les ressources de V.N.F, environ 850 millions de francs, proviennent pour l’essentiel d’une taxe prélevée sur les utilisateurs de l’eau ( industriels, E.D.F, communes, agriculteurs, …).et des péages perçus sur la navigation de commerce et de tourisme . L’Etat et les collectivités locales participent également au budget de V.N.F. Ces crédits sont surtout consacrés à l’entretien et à la restauration du réseau. Certaines voies sont toujours gérées par l’Etat: la Sèvre niortaise par exemple. D’autres sont exploitées par des collectivités locales. Ainsi la ville de paris possède les canaux de Saint-Denis et Saint-Martin et la rivière de l’Ourcq au delà de Meaux.

Gestionnaire de 6 700 kms de voies navigables dont 2600 kms surtout dédiés au tourisme, Voies navigables de France tient un rôle central, de facilitateur du développement du tourisme fluvial, tant par sa place de gestionnaire de la voie d’eau que par son action d’accompagnement des territoires, des acteurs et des usagers de cette activité. En effet, si l’établissement ne propose pas lui-même de services touristiques au grand public, il contribue directement à son essor via 3 leviers d’actions : - offrir un réseau sûr et de qualité pour l’ensemble des usagers en concevant, entretenant et modernisant des infrastructures adaptées au développement des activités par une dynamique d’investissements soutenue ; - Proposer une offre de services adaptée aux attentes et aux besoins des usagers (horaires d’ouverture, gestion des déchets, présence d’anneaux d’amarrage…), - Faciliter les échanges, la concertation et les actions communes tant avec les collectivités locales, qu’avec les entreprises, les opérateurs de tourisme, les plaisanciers et l’ensemble des usagers.

Ainsi pour préserver le patrimoine arboré et la richesse écologique du canal du Midi, touché par la maladie incurable du chancre coloré qui sèche les platanes qui le longent, Voies navigables de France s’est engagé dans un vaste programme de replantation, respectueux de la nature et de notre héritage commun. Pour maintenir la voûte arborée du canal, le programme de replantation qui nécessite un investissement de 200 millions d’euros (hors maitrise d’ouvrage) privilégie de nouvelles essences choisies pour leur hauteur et leur capacité d’ombrage. En lançant une vaste campagne d’appel aux dons grand public en juillet 2013, VNF a mobilisé tous les amoureux du Canal. Le Club des entreprises initié en décembre de la même année a renforcé cet élan en associant les entreprises à la dynamique de replantation.

Conclusion

Activité jeune le tourisme fluvial a acquis au cours de ces dernières années une expansion générale dans de nombreuses régions françaises durant ces dernières années . Il occupe une place reconnue dans l’éventail des produits touristiques du monde rural. La plupart des régions, départements et communes riverains des voies d’eau l’ont bien compris : ceux-ci aménagent les berges, créent des haltes, font connaître leurs richesses, parfois même, certaines collectivités rouvrent à la navigation des voies d’eau à l’abandon comme le Lot, la Baise, le Cher canalisés . Les ports de plaisance de plus en plus nombreux améliorent progressivement la qualité des services offerts .

Plusieurs initiatives ont été prises depuis 2000 pour assurer le développement de ce secteur touristique. VNF et l’AFIT (ODIT-France aujourd’hui) ont signé à partir de 2000 des conventions bisannuelles. Après une interruption, VNF est à nouveau membre d’ODIT France et une convention bipartite a été signée en 2002. l’AFIT/ODIT France a assuré la maîtrise d’ouvrage d’un programme de travail comportant plusieurs objectifs : -améliorer la connaissance des clientèles existantes et potentielles, et notamment de la clientèle française de location de bateaux, des plaisanciers individuels, des touristes « terrestres » fréquentant les sites fluviaux remarquables et les bords de la voie d’eau ;-participer à la mise en place des voies vertes sur le domaine confié à VNF : une étude sur la fréquentation et les retombées économiques des voies vertes a été menée par l’AFIT en 2002 ;-face au constat de la relative méconnaissance de ce secteur, l’AFIT a initié une réflexion visant à la mise en place d'un Réseau d'Observation du Tourisme Fluvial (RNOTF), en partenariat avec l'Observatoire National du Tourisme (ONT) et VNF pour en faire un lieu de concertation, de dialogue entre les différents partenaires (acteurs du tourisme fluvial, gestionnaires de la voie d'eau et collectivités territoriales,…), ainsi qu'un outil d'aide à la décision pour définir de réelles politiques nationales et régionales de développement du tourisme fluvial. Toutes les actions de ce réseau sont soumises à l'approbation d'un comité de développement qui comprend, entre autres membres, des représentants des professionnels. Ce réseau s'est progressivement mis en place et a rapidement produit ses premiers résultats, en particulier un recensement de l'offre existante, qui a fait l'objet d'une publication par l'ONT, « Le marché du tourisme fluvial en France : état des lieux », ainsi que d’un séminaire sur ce thème.

L'année 2002 a été consacrée à la structuration d'une méthode et d'un outil de traitement des enquêtes adaptés à ce secteur d'activité afin de pouvoir dégager, au travers des enquêtes de fréquentation, la réalité de ce produit touristique sur un plan plus quantitatif. Les cellules nationale et régionales ont, ainsi, mené, en octobre 2002, une enquête auprès des professionnels (loueurs et sociétés de bateaux à passagers) portant sur l'activité de la saison en cours.

L’année 2005 a vu la fusion, en particulier, de l’AFIT et de l’ONT, dans une nouvelle entité, ODIT-France. Cette évolution permet d’offrir au RNOTF un pôle de compétence plus vaste, les périmètres et les missions des entités fusionnées étant non seulement conservés, mais élargis.

Une étude a été lancée dernièrement sur le marché spécifique des péniches-hôtels, dans l’optique de rechercher de nouvelles cibles de clientèle. Par ailleurs, une réflexion, menée sur plusieurs années, vise à mieux cerner les flux économiques de la voie d’eau, ainsi qu’à mieux mettre en perspective les coûts et la création de valeur de la voie d’eau.

En outre, le RNOTF poursuit annuellement des enquêtes de conjoncture et des enquêtes quantitatives de fréquentation des clientèles. L’enquête sur le tourisme fluvial en 2005 a été publiée par Odit-France en juillet 2006. Enfin, il faut signaler que VNF est l’un des partenaires de la campagne nationale d’accueil « Bienvenue », impulsée par la direction du Tourisme avec tous les professionnels du secteur. 

 

Pour en savoir plus

La carte du tourisme fluvial en France  ( VNF ) : http://www.vnf.fr/vnf/img/cms/Tourisme_et_domainehidden/carte_bienvenue__fr_201007091138.pdf

CONSEIL NATIONAL DU TOURISME , 1997.- Le tourisme fluvial, Paris , Ministère de l’Équipement, des Transports et du Logement édit., 96 p., Cf. une carte des voies navigables de France en page 11

COUZY G., 1990.- Le marché touristique du canal de Deux Mers, Les Cahiers d'Espaces n°26, p. 40- 44.

DAMIEN M. M. , 2001.- Le Tourisme fluvial, Paris, PUF édit., coll." Que Sais-je? " n°3608, 128 p. (dont une carte du réseau touristique fluvial ( France ) , p. 36)

MARCONIS R., 1981.- Les canaux du Midi,  outil économique ou monument ou patrimoine régional?, Rev. Géographique des Pyrénées et du Sud- Ouest , n°1 .

MIQUEL P., 1994.- Histoire des canaux, fleuves et rivières de France, Éditions n°1 .

 

Mémento du Fluvial 2011-2012, Voies navigables de France ( VNF ), 113 p. Voies navigables de France agit quotidiennement pour assurer aux usagers de la voie d’eau une qualité de service et un environnement à la hauteur des attentes liées à cette infrastructure à forts enjeux économique et écologique. Ce sont ainsi près de 5 000 personnes qui, chaque jour, s’attachent à garantir la qualité et la performance du réseau. L’ensemble des chiffres et informations que vous découvrirez dans l’édition 2011-2012 de ce mémento démontre l’élan que connaît le secteur, avec notamment la progression record de + 8,6 % qu’a connu le transport de marchandises en 2010, le passage de la barre des 500 000 conteneurs transportés en 2011, ou encore l’avancement des projets de développement et de modernisation du réseau, comme le canal Seine-Nord Europe ou la reconstruction des barrages de l’Aisne et de la Meuse….

La carte du tourisme fluvial en France, VNF édit., 2 p.

Essor prometteur des croisières en France par M. Messager , Conseil national du tourisme, Section de l’économie touristique, 2010, 93 p. Née aux Etats-Unis il y a un demi-siècle comme nouveau mode de loisir des classes moyennes, la croisière, depuis ces dernières années, a fini par aborder l’Europe et, depuis peu, la France. Représentant, en effet, aujourd’hui sur notre continent quelques cinq millions d’amateurs soit deux fois moins qu’outre atlantique, la croisière commence ainsi à être reconnue comme une formule de vacances répondant à une véritable demande, bien qu’encore peu acclimatée à la France où elle ne compte qu’un nombre réduit d’adeptes, trois à cinq fois moindre que chez nos voisins allemands et britanniques et deux à trois fois moindre qu’en Espagne et en Italie….

Le fleuve dans la ville. La valorisation des berges en milieu urbain. Note de synthèse réalisée par Gabriele Lechner, octobre 2006, DIRECTION GÉNÉRALE DE L’URBANISME, DE L’HABITAT ET DE LA CONSTRUCTION. CENTRE DE DOCUMENTATION DE L’URBANISME, 120 p. Les voies d’eau – fleuves, rivières et canaux – ont progressivement vu décroître leur fonction traditionnelle d’acheminement des marchandises ou des hommes d’une ville à une autre, d’un pays à un autre. Suite à des bouleversements économiques ou en raison de déplacements des activités portuaires hors des villes, les installations spécifiques qu’elles avaient générées, pontons d’accostage, quais de déchargement et de stationnement, rampes d’accès, grues, hangars de stockage, voies de chemin de fer ou routes les desservant, ont cédé la place à des friches industrielles et portuaires, des routes ou des parkings, des aires de stockage de matériaux. Ces espaces délaissés et peu accessibles, généralement situés au cœur des villes, font depuis une vingtaine d’années l’objet de questionnements quant à leur reconversion, leur mise en valeur et leur dynamisation. Les villes, après avoir oublié, voire dénié leurs fleuves1 et rivages, cherchent à retisser des liens, à retrouver une fonction urbaine à ces emprises longtemps marginalisées qui apparaissent aujourd’hui comme des atouts d’importance dans le redéveloppement des villes…..

L’Observatoire national du tourisme Fluvial : 10 ans de collecte de données. Document de synthèse, 8 p. L’Observatoire national du tourisme fluvial a pour objectifs de fournir des données quantitatives et plus récemment qualitatives, nécessaires au développement d’un tourisme raisonné. Il permet également d’analyser les filières économiques du secteur et d’avoir une bonne visibilité de l’activité. Cette fiche de synthèse riche en informations, met en avant les 10 années d’observation de l’activité du tourisme fluvial, réalisées par Voies navigables de France avec le concours des comités régionaux de tourisme et des professionnels….

Tourisme fluvial par Violaine DONADELLO-SZAPARY et alii, LE PETIT FUTÉ TOURSIME FLUVIAL 2012, 7e Édition, 63 p. Mariniers, gabariers et bateliers, pour les citadins qui ne connaissent que le bitume des boulevards et des autoroutes, semblent appartenir à un monde révolu et oublié. Ils y pensent parfois avec nostalgie, feuillettent un ouvrage de photos anciennes et soupirent avec attendrissement. Pourtant, l’eau continue de couler sous les ponts et, de la coquille de noix aux barges de cent quatre-vingts mètres, les bateaux qui vont sur l’eau naviguent encore. Certes, le métier a changé et les artisans ont vu leurs effectifs décimés, mais les rivières coulent inexorablement d’amont en aval, pour la plus grande stabilité de notre géographie et pour le bonheur des contemplatifs de la nature aquatique. Les péniches se sont lentement accommodées au voisinage de ces drôles d’embarcations qui promènent des vacanciers : certains sont en croisière organisée, d’autres sont partis à l’aventure avec leur propre esquif……

LA NAVIGATION DE PLAISANCE : TERRITOIRES DE PRATIQUES ET TERRITOIRES DE GESTION EN BRETAGNE. Entre dualité et nécessite de fusion pour une évolution progressiste de l'activité par Ewan Sonnic,  Geography. Université Rennes 2, 2005, 505 p. Pour l’essentiel, ce travail de recherche se limitera à la seule plaisance car si beaucoup d’autres activités nautiques connaissent un réel succès (planche à voile, surf, canoë kayak, plongée sous-marine, ski nautique, …) elles n’engendrent pas véritablement d’infrastructures à caractère permanent sur les espaces littoraux. Concernant ces pratiques, on parle même parfois de territoires de l’éphémère4. Au contraire, la plaisance nécessite des équipements portuaires parfois lourds et, semble-t-il, indélébiles : quais, jetées, terre-pleins…

       

 

 

 

 

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