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Le tourisme en Turquie

 

Pr�sentation g�n�rale

La  Turquie a la forme d�un rectangle allong� de 1600 kilom�tres de longueur et de 500-650 kilom�tres de largeur. Avec 774 820 km2 la Turquie ne repr�sente qu� une faible partie de l�empire ottoman. Le pays est plus r�duit que l�empire ottoman mais il est aussi plus compact et plus homog�ne. La nouvelle capitale Ankara y occupe d�ailleurs une position centrale  au milieu de la r�gion  qui avait en 1914 la plus forte proportion de turcs musulmans Outre une fraction de Thrace elle inclut la p�ninsule de l�Anatolie (Anatolos : �Ce qui est � l�est�).Le terme est synonyme d�Asie Mineure et c�est effectivement une petite Asie en miniature avec son haut plateau central steppique � climat continental rude, subaride et presque compl�tement d�bois�, o� r�gne un climat continental � hiver rigoureux, bord� bourrelets montagneux p�riph�riques (Taurus au sud, cha�nes Pontiques au Nord), fortement arros�s et encore largement forestiers, qui dominent des franges littorales ( plaines) de climat subtropical � hiver ti�de, favorable aux cultures arbustives. Plus que jamais la Turquie est le pays des turcs. D�s 1960 90 % des habitants avaient le turc comme langue maternelle. Il existe cependant deux minorit�s linguistiques en Turquie. Les arabes  dont l�emprise est limit�e � la proximit� de la Syrie (le Hatay regroupe de la tiers de la population arabe de nationalit� turque. Les Kurdes sont majoritaires dans les 10 d�partements montagnards du sud-est. Cette r�gion fait corps avec les provinces kurdes de l�Iran, de l�Irak et de la Syrie. L�identit� culturelle des kurdes continue d��tre ni�e par le pouvoir d�Ankara qui d�signe ces derniers par l�appellation �  turcs montagnards �

La Turquie pr�sente la particularit� d��tre localis�e au point de jonction de deux continents Asie et Europe et en un lieu o� trois continents Asie, Afrique et Europe sont les plus proches. La Turquie a deux pays europ�ens et � pays asiatiques comme voisins. Cette situation exceptionnelle, ainsi qu�une Histoire riche (Le plateau anatolien a jou� un r�le historique majeur en �tant le lieu de naissance et/ou d�expansion de nombreuses civilisations: hittite, grecque, romaine, byzantine, ottomane, explique que tr�s t�t la Turquie a �t� per�ue comme une destination exotique. Par ailleurs la Turquie pr�sente de nombreux atouts naturels favorables au d�veloppement du Tourisme :

-un ruban de 800 kilom�tres de c�tes dont 50% en bordure de la Mer Eg�e.
-un ensoleillement annuel avoisinant les 3000 heures
-des lacs et des for�ts d�acc�s facile depuis les grandes villes (lacs Abant et Gocuk et for�ts de Belgrat).
-des paysages de montagne
-des paysages karstiques et volcaniques souvent �tonnants et spectaculaires
Les attraits culturels sont nombreux et t�moignent de la diversit� des civilisations ayant s�journ� sur le sol anatolien aussi les sites arch�ologiques et monumentaux sont-ils particuli�rement divers.

Le tourisme en Turquie

En 2013 la Turquie s�est hiss�e au 6e rang mondial en termes d�accueil de touristes �trangers. De quelques centaines de milliers de voyageurs accueillis par an dans les ann�es 1970, la Turquie a enregistr� 10 millions de voyageurs en 2000, 35 millions en 2013 et 36,8 millions en 2014. Les visiteurs �trangers assurent 78,9 % des recettes du secteur touristique turc, qui se montaient � 23,9 mrds � en 2013. La Turquie esp�re accueillir 48,5 millions de touristes en 2018. Pour cela le pays met toutes les chances de son c�t� : construction de la plus grande mosqu�e du monde � Istanbul, lancement d'un troisi�me a�roport o� seront attendus 150 millions de passagers par an, chantier d'un canal reliant la mer Noire � celle de Marmara, etc�

Le Tourisme en Turquie appara�t au XIXe si�cle. Son d�veloppement se manifeste par la construction des premiers grands h�tels � Istanbul (H�tel d�Angleterre (1841)). Le Tourisme se d�veloppe surtout au lendemain de la construction du chemin de fer d�Orient Paris/Istanbul (1870).La plupart des grands h�tels sont alors situ�s dans le quartier de Pera (le Pera Palas (1892)).Les touristes venaient en bateau � vapeur ou en train. En 1900 l�Orient Express dessert Istanbul 3 fois par semaine. A la m�me �poque le secteur touristique se renforce � Pera avec l�ouverture des deux agences de voyages: la Compagnie Internationale des wagons-lits (propri�t� du Peras Palas) et l�agence Cook and Sons, d�un dizaine d�h�tels 1�re classe, certains avec des succursales estivales � Tarabya sur le Bosphore.

La guerre de Balkans, la Premi�re Guerre Mondiale et la Guerre d�ind�pendance interrompent ce processus de croissance. Son red�marrage ne survient qu�au lendemain de l�av�nement de la r�publique. Cette p�riode voit na�tre de multiples organismes touristiques: la Soci�t� des voyageurs (1923) devenue depuis le Touring club automobile de Turquie, diverses agences comme NATTA (1925-1940) et PASRAPID ( 1927-1937) qui organisent des circuits pour les touristes �trangers. C�est en 1934 que l�Etat intervient pour la premi�re fois dans le secteur du Tourisme avec la cr�ation d�un bureau du Tourisme rattach� au bureau du commerce ext�rieur du minist�re de l�Economie. C�est l�origine du minist�re du Tourisme et de l�Information cr��e en 1963 et devenu depuis le minist�re de la Culture et du Tourisme. A partir des ann�es 50 le d�veloppement du Tourisme a largement b�n�fici� de l�appui des banques (Banque du Tourisme de la r�publique de Turquie (Turism Bankasi) , banque des provinces (Iller Bankasi), Banque des fondations pieuses (Vakiflar bankasi ) et d�un regain d�int�r�r�t de la part des investisseurs �trangers qui choisissent fr�quemment de s�implanter dans les grandes villes (� Hotel-Etape"  et � Marmara Etape � � Istanbul et le �Grand Hotel � d�Ankara sont trois �tablissements fond�s avec des capitaux essentiellement fran�ais) ou dans les zones touristiques ( h�tel Talya � Antalya (capitaux allemands ) ou villages de vacances du "Club M�d" � Fo�a , Kusadasi et Kemer. Entre 1963 et 1974 les revenus du Tourisme pass�rent de 7,7 millions de $ U.S � 193,7 millions de $ U.S. Quant au nombre de visiteurs �trangers il d�passa le million en 1972.

D�s le d�but des ann�es 60 l�Etat a pris en compte le Tourisme dans la planification de l��conomie avec le premier plan quinquennal de l�Economie ( 1963-1967 ) qui prend en charge le d�veloppement des r�gions de Marmara et de l�Eg�e. Lors du 3e plan ( 1973-1977 ) initie le d�veloppement touristique de la r�gion d�Antalya sur une bande c�ti�re de 70 kilom�tres de long du cap de Gelidonia au parc national des montagnes d�Olympos-Bey Daglari. Les avantages offerts par cette r�gion sont multiples : proximit� d�Antalya (a�rodrome, port, acc�s routier de qualit�), existence d�une zone quasiment inhabit�e (les for�ts appartiennent au domaine public), pr�sence de nombreux sites arch�ologiques (Phas�lis, Olympos, Hydros, �). Le plan d�termina sur ce territoire des zones de d�veloppement touristique : Beldibi, Tekerlektepe, Kiziltepe, Kemer, Camyura, Tekirova ). L�am�nagement d�bouche sur la r�alisation de 25000 lits assurant 3,5 millions de nuit�es et g�n�rant plus de 20 000 emplois.

Au d�but des ann�es 80 le gouvernement pris plusieurs mesures en mati�re de d�veloppement touristique : loi d�encouragement au Tourisme (1982), loi sur la protection de l�environnement (1983), loi sur les parcs nationaux (1983),plusieurs d�crets concernant la qualit� des prestations touristiques (1983), les investisseurs touristiques (1983 ), la cr�ation d�un haut - comit� de coordination du Tourisme et d�une Agence de promotion du Tourisme (1982). La plus importante de ces mesures l�gislatives est la loi d�encouragement au Tourisme. Elle �tablissait des crit�res stricts concernant la d�termination des r�gions, des zones et des centres touristiques incluant les particularit�s naturelles, historiques, arch�ologiques, socioculturelles, les potentialit�s en termes de tourisme hivernal, de tourisme cyn�g�tique, de tourisme baln�aire, de tourisme de Sant�, etc�La loi �num�rait diverses mesures destin�es � encourager l�investissement touristique : - possibilit� dans les zones touristique set les centres touristiques de b�n�ficier de baux de location de longues dur�e (jusqu�� 49 ans) sur des terres appartenant � l�Etat,- octroi de pr�ts � bas int�r�t et � long terme de la banque turque (jusqu� � 60% du co�t total de l�investissement ou du fonds pour le D�veloppement touristique (15% du montant total de l�investissement pour des capacit�s sup�rieures � 300 lits), - tarifs pr�f�rentiels pour les prestations touristiques en mati�re d�eau , de gaz et d��lectricit�, - possibilit� pour les installations touristiques d�employer un personnel �tranger (jusqu�� 20 % du personnel total), - obtention de licences pour la vente de boissons alcoolis�es et pour l��tablissement de casinos. D'autres pr�ts de la Banque Mondiale et de ses filiales permirent au gouvernement turc de construire un important r�seau routier. En 1981 fut ouvert l'a�roport de Dalaman, permettant un d�veloppement plus facile le long des c�tes sud et ouest. Les a�roports d'Istanbul et d'Antalya furent �galement agrandis.

Ces mesures encourag�rent les investisseurs �trangers.D�s 1984 36 470 lits �taient en cours d�ach�vement.Le nombre de touristes �trangers augmenta de 30% entre 1983 et 1984 et atteignit le niveau record de 2,1 millions. En 1990 la Turquie atteignait 5,4 millions de touristes �trangers, presque le double des arriv�es de 1987, tandis que les recettes du Tourisme passaient de 1721,1 millions de $U.S � 3 225 millions de $U.S. La Guerre du Golfe marqua un coup d�arr�t bref, mais significatif dans la croissance de l�industrie touristique turque (les recettes tomb�rent � 2 654 millions de $U.S en 1991 ) avant une reprise (1992 : 3 639 millions de $U.S). En 1995 le nombre d�arriv�es atteignait 7,7 millions (4957 millions de $U.S de recettes) avec une capacit� de 276 000 lits, soit une augmentation de 90000 lits entre 1991 et 1995. La concentration excessive des �quipements en zone littorale et les d�gradations environnementales qui en ont r�sult� ont alors incit� le gouvernement turc � mettre en place une politique de d�veloppement plus adapt�e.En 1996 la Turquie a re�u 7,9 millions de touristes (8,6 millions de visiteurs) dont 6,8 millions d�europ�ens et en 1998 8,9 millions de touristes �9,7 millions de visiteurs) dont 7,7 millions d�europ�ens. En 1998 10 pays fournissaient 66,9 % du total des arriv�es touristiques parmi lesquels aux premiers rangs : l�Allemagne (2,3 millions de touristes, soit 24% des entr�es touristiques) et la Russie (1 million de touristes, 11% ).Le royaume-uni,les Etats-Unis, la Roumanie, la France, l�Iran, l�Autriche, Isra�l et les Pays-Bas fournissant chacun 2% des arriv�es touristiques. Le Tourisme turc souffre d�une forte saisonnalit� surtout pour les �tablissements touristiques littoraux.En 1995 40,7 % des �trangers venaient en juin - juillet-ao�t (13,1% /13,9% /13,7%) et 62,0 % de juin � septembre.Les infrastructures restant sous-utilis�es le reste de l�ann�e.

La l�gislation entam�e dans les ann�es 80, toujours en vigueur de nos jours, avait �tabli certains crit�res pour les projets de d�veloppement touristique. Par exemple, chaque projet devait b�n�ficier d'un investissement minimum de 750 millions de Lires turques (30 millions de francs fran�ais) et devait comprendre un minimum de 70 lits. La l�gislation favorisait donc surtout les investissements � grande �chelle et �tait donc une invitation ouverte aux multinationales auxquelles �taient offert un ensemble d'avantages et d'incitations. Cela comprenait : des importations sans droit de douane, des exon�rations fiscales, de g�n�reux cr�dits et subventions, la construction d'infrastructures et la garantie de rapatriement des profits et dividendes du capital investi.

Entre Antalya et Kemer, sur une c�te de 35 km se sont d�velopp�s de luxueux h�tels et villages de vacances. Les cha�nes h�teli�res �trang�res comme Sheraton, Ramada, Penta, Club M�diterran�e, Club Aldiana (filiale de l'Allemand Neckermann) et Club Robinson (filiale de l'allemand TUI) se sont mis � couvrir l'horizon. Avec l'aide de leurs associ�s tour op�rateurs, ces g�ants recevaient de l'aide des institutions financi�res telles que l'IFC (International Finance Corporation) une des filiales de la Banque Mondiale qui soutient le d�veloppement �conomique � travers les investissements priv�s dans de nombreux pays en voie de d�veloppement.

En 1986, l'IFC accorda un pr�t de 5,7 millions de dollars US au Club Robinson afin de d�velopper deux sites � Side et � Kemer. La Banque turque de D�veloppement, elle-m�me b�n�ficiaire de pr�ts de la Banque Mondiale et d'autres institutions financi�res telles que la Banque europ�enne de D�veloppement, contribua � hauteur de 3 millions de dollars US. TUI - propri�taire de 50 % du capital - compl�ta de 940.000 dollars US (source World Bank News, 21 octobre 1986). En mai 1991, TUI ouvrait un nouveau Club Robinson � Lykia, pr�s de Fethiye, un an juste apr�s l'ouverture du Club's Lodge de Cappadoce, dans les c�l�bres montagnes d'Anatolie.

Le plus vaste projet d'investissement touristique en Turquie se situe � l'est d'Antalya, vers Side, pr�s de la ville de Belek o� la construction de 36 h�tels avec une capacit� de 18.000 lits et six terrains de golf ont �t� planifi�s en 1994. De nombreuses compagnies �trang�res, entre autres la cha�ne h�teli�re espagnole SOL et le g�ant allemand NUR avec sa cha�ne h�teli�re Paradise, se sont port�s candidats pour la gestion des h�tels. Il y a bien entendu de nombreux autres p�les de d�veloppement touristique, le long des c�tes de la mer Eg�e, au sud du pays, et quelques uns � l'int�rieur des terres comme Pamukkale et Goreme en Cappadoce.

Le d�veloppement touristique s�est sold� par un impact environnemental non n�gligeable.La diversification que la Turquie a op�r� dans le secteur du tourisme a conduit a reproduire la m�me architecture qu'en Espagne, � Benidorm ou Torremolinos. Il en est r�sult� une d�gradation �cologique et environnementale. Le long des c�tes de la mer Eg�e, des oliviers centenaires ont �t� arrach�s pour construire les h�tels et appartements de vacances. Et pourtant, de tr�s nombreux paysans comptaient beaucoup sur la production d'olives moins sujette aux fluctuations saisonni�res que l'industrie touristique. La destruction des oliveraies s�est r�v�l�e �tre une grave erreur car les r�coltes hivernales constituaient un compl�ment � l'industrie touristique dans la r�gion. Dans la ville c�ti�re de Bodrum au sud ouest de la Turquie, l'alimentation en eau est devenue un grand probl�me. Au d�but des ann�es 80, les puits ainsi que les r�serves d'eau �taient, dans l'ensemble, suffisants pour les besoins de la population locale. Aujourd'hui, ces ressources sont pratiquement taries et il n'y a plus d'eau pour irriguer les cultures. Entre 1980 et 1990, la population de Bodrum a tripl�, passant de 6.000 � 22.750 habitants. De plus, 200.000 touristes visitent la ville chaque ann�e ce qui a provoqu� une augmentation consid�rable de la consommation d'eau. Les puits sont �galement utilis�s pour l'approvisionnement en eau des piscines des h�tels. Aujourd'hui, des citernes doivent aller chercher l'eau � plus de 50 km de la ville, � Karova notamment, une ville situ�e � 30 km de Bodrum. On a �galement construit dans les zones touristiques d'immenses et co�teuses usines de traitement des d�chets qui ne servent au mieux que trois mois par an. Par contre, dans les bidonvilles � la p�riph�rie d'Istanbul ou d'Antalya, la situation est bien diff�rente alors que le nombre d'habitants ne cesse de cro�tre de jour en jour. Dans les villes d'Adana et de Mersin, 40 � 50 familles viennent quotidiennement grossir le flot des r�fugi�s en provenance des zones Kurdes o� s'exerce la r�pression militaire turque.

Selon les donn�es les plus r�centes, la Turquie se pla�ait en 2006, au 10e  rang mondial en ce qui concerne le nombre de visiteurs �trangers (19,8 millions) et au 8�me rang en fonction des revenus li�s au tourisme (12,5 Mds USD). Depuis 1999, et ce pendant 6 ans, le secteur du tourisme en Turquie a connu une croissance ininterrompue. Toutefois, en 2006, en raison de la grippe aviaire, des tensions au Moyen-Orient et des actions du PKK dans les zones touristiques, le nombre total de touristes a baiss� de 6% par rapport � 2005. Cette baisse a �galement engendr� une diminution des revenus du tourisme de 10%. Les premiers mois de l�ann�e 2007 laissent pr�voir une croissance du secteur. On observe de janvier � mars 2007 une augmentation de 17% du nombre de visiteurs et de 8% des revenus en comparaison avec la m�me p�riode en 2006.

Les pr�visions annon�aient 22 millions de visiteurs et 14 Mds USD de revenus pour l�ann�e 2007.En 2007 La Turquie a re�u 23800000 touristes �trangers. Le tourisme a rapport� pr�s de 22 milliards de dollars en 2008 � la Turquie, selon les donn�es publi�es par  l�Institut turc des statistiques (TUIK). En 2007 les revenus du tourisme ont particip� pour pr�s de 6 % au PIB, affichant une croissance deux fois plus rapide que l�ensemble de l��conomie du pays : autour de 10 % annuels, contre 5 % pour l�indice national, en moyenne, sur les deux derni�res d�cennies. Cette croissance est �galement nettement sup�rieure au taux de progression du tourisme mondial : + 5,4 %. Les chiffres font �tat d�une augmentation de 18.5% du revenu du tourisme en 2008 par rapport � 2007. En 2007, le tourisme avait rapport� 18.4 milliards de dollars � la Turquie. La r�partition des origines des touristes place l'Allemagne au premier rang (16,12%) suivie par la Russie (11,5% ) et le Royaume uni (11,2%). Les Pays-Bas, la France, l'Iran, la Belgique, l'Autriche, l'Ukraine et la Bulgarie fournissent aussi des contingents non n�gligeables. En 2007 la Turquie �tait la 9�me destination touristique mondiale en termes d'arriv�es.

Le tourisme a rapport� pr�s de 22 milliards de dollars en 2008 � la Turquie, selon les donn�es publi�es par l�Institut turc des statistiques (TUIK). Les chiffres font �tat d�une augmentation de 18.5% du revenu du tourisme en 2008 par rapport � 2007. En 2007, le tourisme avait rapport� 18.4 milliards de dollars � la Turquie. Selon le TUIK, pr�s de 30.9 millions de touristes ont visit� la Turquie en 2008 et les d�penses par personne se sont chiffr�es � pr�s de 708 USD. La fr�quentation touristique a continu� d�augmenter en Turquie en 2010. Avec une hausse de 6,7% par rapport � 2009, le nombre de visiteurs devrait d�passer les 28 millions. La Turquie devrait confirmer sa position de poids lourd r�gional et mondial du secteur.  La Turquie envisage d�atteindre 50 millions de touristes et  50 milliards de dollars de recettes en devise � l�horizon 2023.

En 2009 les plus nombreux � visiter le pays restaient les Allemands (17%), les Russes (11%) et les Britanniques (8%). L�augmentation la plus nette a concern� les pays arabes dont les ressortissants ont fait de la Turquie une destination privil�gi�e, notamment gr�ce � la politique d�assouplissement des proc�dures de visas mise en place par la Turquie.

La Turquie a accueilli 28,49 millions de touristes en 2010, soit une hausse 5,23 % par rapport � l'ann�e pr�c�dente. Antalya, la province du sud de la Turquie, a re�u 9,2 millions de touristes en 2010. Istanbul arrive en deuxi�me position avec 6,9 millions de touristes, 3 millions pour la province occidentale de Mugla et 1,1 millions pour Izmir.

Le rapport saisonnier sur le tourisme de la f�d�ration des h�teliers turcs (TUROFED), indique que la Turquie continuera d��tre l�un des pays phares du tourisme mondial .Elle occupe la 7e position en nombre de visiteurs et la 9e en termes de revenu sectoriel. La Turquie a vu son secteur touristique cro�tre de 15,9 pour cent au cours des trois derni�res ann�es, contrairement � d�autres pays m�diterran�ens comme la Gr�ce, la France et l�Espagne, qui ont tous exp�riment� une contraction du secteur sur la m�me p�riode.

En 2011 31 millions de touristes ont visit� la Turquie. Ils ont d�pens� en moyenne 637 dollars chacun dans le pays (630 dollars en 2010). Les recettes touristiques de la Turquie ont augment� en 2011 de 10,6 pour cent par rapport � 2010, pour atteindre 23 milliards de dollars US. Les recettes touristiques de la Turquie s��levaient � 20,8 milliards de dollars en 2010. Selon les chiffres du minist�re de la Culture et du tourisme, ce sont les touristes allemands qui ont majoritairement choisi la Turquie en 2011. En effet, 4,8 millions d�Allemands ont visit� le pays, suivis de 3,4 millions de Russes et 2,5 millions de Britanniques. En 2012 la Turquie a accueilli 31,8 Millions de touristes et elle est d�cid�e � recevoir  48,5 millions de touristes en 2018. L'activit� touristique a rapport� 23,4 milliards de dollars US en 2012 et l'objectif est d'atteindre 45 milliards de dollars � l'horizon 2018.

 

 

 

 

 

 

En 2013 la Turquie a accueilli 37,8 millions de touristes �trangers , dont 5,4 millions d�Allemands, 4,2 millions de Russes et 2,5 millions de Britanniques, selon les chiffres de TurkStat, l'Institut turc des statistiques. Les visiteurs �trangers ont assur� 78,9 % des recettes du secteur touristique turc, qui se montaient � 23,9 mrds �, un chiffre en hausse de 11,4 % par rapport � 2012.

Le nombre de touristes en Turquie a atteint 42 millions personnes en 2014, contre 37,8 millions touristes en 2013 et le pays occupait la sixi�me place au niveau mondial, tandis que les recettes touristiques en Turquie atteignaient 34,3 milliards de dollars am�ricains en 2014, enregistrant ainsi  une hausse de 6,2% par rapport � 2013, selon les statistiques publi�es par l�Autorit� des statistiques en Turquie. En 2014 un rapport du minist�re de la Culture et du Tourisme de la Turquie a montr� que les touristes arabes en Turquie occupent la 4�me place apr�s les Allemands, les Russes et les Britanniques. Les touristes issus des pays du Golfe repr�sentent 1,23% du total des touristes �trangers et r�alisent pr�s de 5% des recettes du tourisme en Turquie. Mais la fronde antigouvernementale survenue en juin a entra�n� une baisse des tarifs h�teliers de 15% en moyenne en Turquie. Les �meutes et la r�pression qui a suivi ont sensiblement d�grad� l�activit� touristique du pays.

Le tourisme est l�un des piliers de l��conomie turque, avec 36,2 millions de visiteurs et 31 milliards $US de recettes en 2015. Pour la premi�re fois depuis des ann�es, le nombre de touristes a baiss� en 2015, passant de 36,83 millions en 2014 � 36,24. -1,61% peut para�tre un chiffre faible, mais l'inversion de la courbe est tr�s r�cente et fait craindre un recul beaucoup plus net en 2016. Les Russes d�sertent un pays qu'ils fr�quentaient massivement ( 4,5 millions en 2014 contre 3,65 millions en 2015). Leur nombre recule de 46% en d�cembre 2015. Les Italiens (-27%) et les Fran�ais (-18%) pr�f�rent �galement se tourner vers d'autres destinations.

L�ann�e 2016 n'avait pas d�marr� dans les meilleures conditions pour le tourisme en Turquie. Selon le Hurriyet Daily News, le nombre de visiteurs �trangers avait diminu� de 16,5% au premier trimestre 2016 par rapport � celui de 2015. Au seul mois d�avril, ce nombre d�gringolait de 30% selon les chiffres du minist�re du tourisme de Turquie. En cause, la vague d�attentats qui a marqu� le sol turc depuis le d�but de l�ann�e 2016. En avril, une femme kamikaze se faisait exploser pr�s d�une mosqu�e � Bursa, quatri�me ville du pays. Le 19 mars, Istanbul devait faire face � un attentat en centre-ville. Quelques jours auparavant, une voiture pi�g�e faisait 35 morts � Ankara. Le coup d��tat manqu� de juillet 2016 et les pruges massives qui ont suivi ont achev� de d�sorganiser l�activit� touristique. Ces �v�nements poussent les touristes � se d�tourner de cette destination. Selon une �tude de Forwards Keys (service de donn�es qui porte sur les tendances touristiques), le nombre de r�servations de billets d�avion pour le premier trimestre a diminu� de 27%. Ces chiffres s�affolent apr�s chaque attentat. Ainsi apr�s celui du 19 mars, les r�servations a�riennes avaient chut� de 44%. Seuls les touristes Alg�riens et Tunisiens continuent de venir en Turquie. � Istanbul, ils sont respectivement 8% et 2% de plus � visiter la ville pour ce premier trimestre. Alors que les Fran�ais ou les Allemands abandonnent cette destination (-42%). 

La d�gradation du secteur du tourisme, dont les revenus repr�sentent pr�s de 5% du PIB, a eu un fort impact sur la croissance turque. L'�conomie a ainsi recul� au troisi�me trimestre 2016 pour la premi�re fois depuis 2009, avec une contraction de pr�s de 2% par rapport � la m�me p�riode en 2015. 

Selon les donn�es de l'Institut des Statistiques turc (TUIK), les revenus du tourisme de la Turquie ont augment� de 18,9% en 2017, par rapport en 2016, pour d�passer les 26 283 millions de dollars. Le TUIK a pr�cis� que 77,4% de ces revenus provenaient des visiteurs �trangers et 22,6% des touristes turcs vivant � l'�tranger. Durant la m�me p�riode, les touristes �trangers ont d�pens� en moyenne 630 dollars par personne, et les touristes turcs vivant � l'�tranger ont d�pens� en moyenne 903 dollars par personne. Les d�penses du tourisme ont aussi augment� de 1,7% entre 2016 et 2017, d�passant 5,137 milliards de dollars. Le nombre de touristes turcs a augment� de 12,8% durant la m�me p�riode. Plus de 8,8 millions de citoyens turcs ont voyag� � l'�tranger, pour d�penser environ 578 dollars par personne. Les revenus du tourisme en Turquie ont augment� de 27,7% au dernier trimestre de 2017, par rapport � la m�me p�riode de 2016. Le nombre de touristes �trangers en Turquie a atteint 32,4 millions en 2017.La Russie est devenue le premier march� touristique du pays avec 14,6% du total des arriv�es, suivie par l'Allemagne ( 3,6 millions de visiteurs et 11,1% du total des arriv�es ) et l'Iran ( 2,5 millions de visiteurs et 5,7% des arriv�es ).

Le programme gouvernemental de 2018 pr�voit d�attirer 36,1 millions de visiteurs �trangers et d�enregistrer ainsi, un revenu de tourisme de 28,3 millards de dollars

En 2023, la Turquie f�tera le centenaire de sa r�publique. Dans cette perspective les infrastructures touristiques se multiplient : Un 3�me a�roport d�Istanbul est en cours de r�alisation � Istanbul sur la rive europ�enne, son ouverture est pr�vue en 2017 et sa capacit� pr�vue est de 150 millions de passagers. Ce projet a�roportuaire n'est pas extravagant. Il refl�te du d�veloppement du trafic a�rien en Turquie, aujourd'hui le treizi�me march� mondial avec 130 millions de voyageurs. Et plus particuli�rement � Istanbul o� la croissance y est tellement forte que les deux a�roports existants d'Atat�rk et de Sabiha G�k�en sont en voie de saturation. Un 3�me pont sur le Bosphore d�Istanbul doit �tre achev� en 2015; il atteindra 322 m�tres de hauteurs et comprendra 8 voies rapides et deux voies ferr�es. 12 nouvelles marinas devraient voir le jour en 2015, leur capacit� pr�vue est de 20 000 bateaux. La construction du nouvel a�roport s'inscrit en fait dans une s�rie de projets pharaoniques d�cid�s par le gouvernement islamo-conservateur du Pr�sident de la R�publique, Recep Tayyip Erdogan, ancien maire d'Istanbul. Ceux-ci comprennent notamment le creusement d'un large canal reliant la mer Noire � la mer de Marmara pour d�tourner le trafic maritime qui engorge le d�troit du Bosphore, en plein c�ur d'Istanbul, ainsi que la construction de deux villes nouvelles d'un million d'habitants chacune. L�objectif de la Turquie est d'accueillir 50 millions de touristes internationaux qui apporteront 50 milliards de dollars de recettes.

La politique nationale en mati�re de tourisme vise actuellement les objectifs suivants : -augmenter la demande des march�s habituels et des march�s �mergents en expansion, notamment les BRIC ; -relever le pourcentage de visiteurs � revenus �lev�s ; -accro�tre les d�penses touristiques par habitant et la dur�e des s�jours ; -�largir la demande touristique en basse saison ; -renforcer la demande sur les segments sp�cialis�s, comme le tourisme culturel et sportif, le tourisme de conf�rence et le tourisme de motivation, et le tourisme de sant� et de bien-�tre ; -favoriser une r�partition �quilibr�e du tourisme entre les diff�rentes r�gions et assurer un d�veloppement stable.

Le secteur du tourisme occupe une place de plus en plus importante dans l��conomie du pays. Il est en effet le deuxi�me secteur apr�s celui de l�automobile en termes de revenus, il g�n�re pr�s de 5% du PNB et repr�sente environ 15% des emplois du pays. La Turquie vise l�une des 5 premi�res places du tourisme mondial. Avec 10,4 millions en 2001 et 31 millions l�ann�e derni�re, le nombre de touristes accueillis dans le pays a tripl� en dix ans. Fin 2011, la Turquie s�est class� septi�me sur la liste des destinations mondiales les plus visit�es. On constate un fort d�s�quilibre quant � la r�partition des visites par r�gion.

Pr�s de 90% des touristes pr�f�rent les r�gions occidentales du pays. La c�te m�diterran�enne avec la ville d�Antalya reste le centre touristique de la Turquie. Elle est suivie par la r�gion de Marmara pour laquelle la ville d�Istanbul constitue un atout touristique ind�niable.

Le poids du tourisme dans l'�conomie stambouliote n'a cess� de se renforcer depuis les ann�es 1980. La ville a renforc� sa capacit� h�teli�re haut de gamme et les infrastructures permettant l'organisation de grands �v�nements (foires, congr�s, expositions, etc.).Sa nomination en tant que Capitale europ�enne de la culture 2010 a donn� lieu � toute une s�rie de projets de r�novation et de restauration assortis d'incitations financi�res, en vue d'accro�tre les capacit�s des h�tels, mus�es et autres �quipements culturels. Mais plus qu'une m�tropole touristique, Istanbul s'affirme aussi de plus en plus comme une m�tropole culturelle, en s'appuyant � la fois sur son riche h�ritage culturel � la ville demeure un lieu-r�f�rence de l'Islam sunnite � et sur des �changes croissants avec le reste du monde. Le palmar�s 2014 des villes les plus pris�es par les touristes placait Istanbul comme la premi�re ville m�diterran�enne avec 11,60 millions de visiteurs soit une progression de 80% entre 2010 et 2014. La m�tropole turque arrivait en septi�me position du classement g�n�ral laissant loin derri�re les trois autres villes m�diterran�ennes comme Barcelone (7,37 millions de visiteurs), Milan (6,82 millions) et Rome (6,79 millions). Ce palmar�s r�alis� par MasterCard s'appuyait sur l'�tude de 132 villes dont 36 en Europe et 21 au Moyen-Orient/Afrique. Londres et ses 18,69 millions de visiteurs tr�naient en premi�re place. Paris (15,57 millions) se trouvait troisi�me. MasterCard a �tudi� �galement les d�penses par touristes internationaux restant au moins une nuit. L� encore, Istanbul se distinguait avec 9,4 mrds$ (6,95 mrds�) de recettes, mais elle �tait devanc�e par Barcelone (11,2 mrds$ - 8,28 mrds$ - 6,12 mrds�) et suivie par Rome (5,6 mrds$ - 4,14 mrds�).

Le secteur du tourisme en Turquie est encore largement d�pendant de la richesse baln�aire du pays et en cons�quence souffre d�une forte saisonnalit� et d�un d�s�quilibre r�gional. Pour rem�dier � cette situation, depuis environ une d�cennie, le pays a entam� une diversification de son offre.

Tourisme d�hiver: Dans le domaine des sports d�hiver la Turquie a un potentiel important : 55% du territoire turc est couvert par des montagnes dont l�altitude est comprise entre 1500 et 3000 m�tres. Toutefois ce potentiel n�est pas encore compl�tement exploit�, seules 18 stations de sports d�hiver sont recens�es en Turquie. Bien que le nombre et la �capacit� d�accueil � des stations de sport d�hivers augmentent rapidement, la Turquie n�arrive pas encore � concurrencer les stations �trang�res. On peut noter qu�Erzurum commence � attirer quelques touristes russes et ukrainiens et a �t� choisi pour accueillir les �Universiades d�hiver 2011�. Plusieurs actions sont men�es dans le but de d�velopper le tourisme d�hiver en Turquie.

Tourisme de la sant� et du bien-�tre: On distingue trois cat�gories dans le tourisme de la sant� et du bien-�tre :

Le tourisme m�dical: Ce type de tourisme commence � se d�velopper en Turquie ; en 2006 on recensait 300.000 visiteurs. Ces derniers viennent principalement pour des op�rations de chirurgie esth�tique, des soins oculaires, l�orthop�die ainsi que  pour les maladies cardiaques et veineuses. La Turquie offre un service en moyenne 40% moins cher que dans les autres pays d�velopp�s et utilise des technologies de pointe. Les cliniques priv�es ont largement investi ces derni�res ann�es et embauchent un personnel de qualit� qui a bien souvent �t� form� et a exerc� � l��tranger. La d�pense moyenne d�un touriste est de 600 USD alors que la d�pense moyenne d�un touriste dans le secteur m�dical est de 5.000 USD.

Le tourisme thermal: On recense en Turquie environ 1500 sources thermales. La Turquie se place parmi les premiers pays europ�ens en termes de richesse g�othermique et en 7�me position au niveau mondial. L�objectif du minist�re du tourisme est de faire de la Turquie la premi�re destination thermale en Europe et d�attirer 15 millions de visiteurs. Pour ce faire, un projet visant � mettre en valeur le potentiel g�othermique de la Turquie en d�veloppant l�utilisation des sources et la capacit� d�accueil a �t� lanc�e. La capacit� actuelle des stations thermales turques est de 27.000 lits. Le minist�re souhaite atteindre une capacit� de 250.000 lits en 2013.

Le spa: Depuis quelques ann�es, avec la tendance des SPA � la sant� par les eaux �, on a vu se d�velopper de nombreux centres de beaut� et SPA au sein de grands h�tels. On d�nombre actuellement 270 SPA en Turquie. Le pays se place ainsi en 3�me position apr�s l�Italie (300 SPA) et l�Allemagne. Il faut toutefois faire attention � l�utilisation du terme SPA. En effet, se secteur ne faisant l�objet d�aucune r�glementation particuli�re, certains �tablissement abusent de cette appellation.

Le tourisme d�affaires, congr�s: Il y a trois ans, le march� des � congr�s � �tait d�tenu � 61% par l�Europe. Depuis sa part diminue au profit de l�Asie. La Turquie a un potentiel de d�veloppement important si on  consid�re le fait qu�environ 70 congr�s sont organis�s en Turquie par an, en opposition � 320 en Allemagne et 240 en France.

Golf: Le golf est aujourd�hui consid�r� par tous les professionnels du tourisme comme un axe majeur de d�veloppement et un nouveau vecteur de communication pour un tourisme haut de gamme. On estime aujourd�hui les revenus du golf � 40 MUSD. La construction en 1994 de 36 h�tels avec une capacit� d�accueil de 18 000 lits et 6 terrains de golf dans le village de Belek pr�s d�Antalya s�est r�v�l� un succ�s remarquable pour le d�veloppement du tourisme li� au golf. Il existe actuellement 12 terrains de golf, dont 4 � Istanbul, 7 � Antalya, et 1 � Ankara. Deux terrains d�Antalya (National Golf Club et Gloria Golf Club) se d�tachent des autres et figurent parmi les 100 meilleurs terrains au monde.

Nautisme: Plus de 700 000 bateaux (yachts et voiliers) navigue chaque ann�e en mer M�diterran�e. Cependant, la Turquie n�attire que pr�s 5 000 yachts par an. Le pays tente aujourd�hui de compenser ce retard par de nombreux investissements publics et priv�s. La Turquie repr�sente 5% des 318.000 emplacements disponibles dans les 723 marinas du bassin m�diterran�en. Ainsi, les 6.500 kilom�tres de c�tes italiennes comptent 380 marinas alors que les 8.333 kilom�tres de c�tes turques ne comptent que 31 marinas. 18 d�entre elles sont g�r�es par des op�rateurs priv�s. La capacit� d�accueil actuelle est d�environ 2 700 places pour les marinas publiques alors qu�elle s��l�ve � 5 800 pour les ports priv�s soit une capacit� totale de 8 500 yachts. Toutefois, avec la croissance du secteur et l�augmentation des ventes de yachts, les marinas turques arrivent � saturation. La ville d�Istanbul qui ne compte que 2 marinas n�arrive plus � satisfaire la demande. Le secteur priv� turc n�a pas tard� � �valuer le potentiel de ce march� puisque pas moins de 15 projets de marinas sur toute la Turquie sont � l��tude ou en phase de construction. En ce qui concerne le d�veloppement du tourisme dans d�autres r�gions du pays, il n�y a que la Cappadoce qui arrive � charmer les touristes �trangers, en particulier les Fran�ais, les Italiens et les Japonais. Le gouvernement doit �galement travailler � la pr�servation de l�environnement, ce crit�re �tant de plus en plus important pour les touristes et les organismes internationaux. Enfin, des investissements seront n�cessaires pour r�habiliter de nombreux h�tels mal construits ou mal con�us entre 1985 et 1990, �poque o� de consid�rables aides publiques ont �t� accord�es au secteur. En effet, la grande majorit� de la capacit� d�accueil actuelle (pr�s de 760.000 lits) date de cette p�riode o� le seul souci n��tait que d�augmenter la capacit� sans aucun plan d�urbanisme.

Depuis le d�but des ann�es 2000 une demande croissante pour le tourisme halal se dessine en Turquie et le nombre d'�tablissements offrant des "vacances alternatives" a �t� multipli� par dix. Le chiffre d'affaires de ces clubs a progress� de 200 % en cinq ans. On estime que pr�s de 6 % de l'offre de logements touristiques en Turquie r�pond aux crit�res de ce march� tr�s sp�cifique. La demande est locale, mais aussi en provenance des pays du Golfe ou du Maghreb. Des touristes europ�ens de confession musulmane sont �galement s�duits par ce type de formule.

Le tourisme joue un r�le cl� dans la stabilit� �conomique et sociale du pays. Au cours de la derni�re d�cennie l�activit� touristique est rest�e globalement soutenue malgr� les soubresauts de 1999 � s�isme, mais aussi arrestation du chef rebelle kurde Abdullah �calan � et surtout de 2006 � grippe aviaire, reprise des combats au Kurdistan, crise des caricatures de Mahomet, Coupe du monde de football en Allemagne . Le tourisme a m�me servi d�amortisseur � la grande crise financi�re de 2001, maintenant le cap de la croissance et accueillant une partie des laiss�s-pour-compte des autres branches de l��conomie. Toutefois, en 2006, en raison de la grippe aviaire, des tensions au Moyen-Orient et des actions du PKK dans les zones touristiques, le nombre total de touristes a baiss� de 6% par rapport � 2005. Cette baisse a �galement engendr� une diminution des revenus du tourisme de 10%.

Le tourisme en Turquie sur le Net

 

Tourism statistics. Ministry of Culture and Tourism. Republic of Turkey . Tourism statistics : Charter Statistics, Statistics, Researches and Surveys, Tourism Receipt, Expenditure and Average Expenditure, Number of Arriving-Departing Visitors, Foreigners and Citizens.

Turkish Tourism Industry Today. Tursab, Turkiye Seyahat Acentalari Birligi . Over the last two decades Turkey has made considerable investments on infra and super structure. This also includes transport infrastructure such as improvement, modernisation of airports and air terminals as well as construction of new ones. In addition to the international airports in the main cities and resort destinations, Turkey has domestic flights to all major cities and tourist centres. The highways crisscrossing the entire country; regular comfortable bus services and coach tours make travelling in Turkey easy and enjoyable. The transport infrastructure and the efficiency of services as well as advanced communication network system meet all the requirements of contemporary tourism�

Statistics - Turkish Culture and Tourism Office. General Statistics About Turkey

Un essai de tourisme rural en Turquie : Le village de Sirince (Izmir) de FOSUN SOYKAN, NEW MEDII N, 3 : 2004, 6 p. Bien que les zones rurales de la Turquie poss�dent, avec leur structure naturelle et culture lie, un potentiel significatif de tourisme rural, ce dernier ne s'est gu�re d�velopp�. Cependant, le tourisme rural est un type de tourisme qui pourrait contribuer consid�rablement au d�veloppement rural et a la diversification du tourisme en Turquie.

La Turquie dans l�Europe. Briser le cercle vicieux. Deuxi�me rapport de la Commission Ind�pendante sur la Turquie, Septembre 2009, 32 p.

La Turquie est une destination touristique de plus en plus pris�e. Les donn�es statistiques sur les flux de touristes �trangers en Turquie et sur le nombre de touristes turcs en France varient sensiblement selon les sources internationales, fran�aises ou turques. Il est n�anmoins possible de dresser les grandes orientations d�un secteur important pour l��conomie turque, Direction g�n�rale du Tr�sor, Minist�re des finances.

Turquie : pauvret�, prison et tourisme  de Y.  Faucoup,  Mediapart, 11 ao�t 2014

Le tourisme m�dical en Turquie. Repenser la sant� dans un contexte globalis� par Ayşecan Terzioğlu. Cet article met en �vidence les effets n�gatifs de la mondialisation sur le secteur de la sant� en Turquie. Dot� de somptueux h�pitaux priv�s, ce pays est en passe de figurer parmi les plus grands centres de tourisme m�dical. Ethnologie fran�aise  2014/2 (Vol. 44), Pages : 182

 

 

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