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Petit lexique du Bouddhisme

 


"Notre vie est �ph�m�re, pareille au reflet de la lune dans la goutte d'eau tombant du bec du h�ron" ( D�gen Zenji )

"Le ciel, la terre et moi avons la m�me racine. Toutes choses et moi-m�me sommes d'une seule substance"
( Jo-Hoshi , moine chinois ( 318-414 )

 

Apsaras  (�Venues des eaux�) 

Nymphes n�es lors du barattage de la mer de lait. Divinit�s des eaux, repr�sent�es sous la forme de tr�s belles jeunes femmes  aux cheveux longs et flottants, elles pr�sident aussi � l�amour  et elles sont souvent montr�es dans l�iconographie tentant de troubler par leurs charmes l�asc�se des saints hommes. Dans l�iconographie bouddhique, elles sont souvent associ�es aux boddhisattvas.

 

Arhat :

Le terme serait issu de �ari � qui signifie �  ennemi � et �han � qui veut dire �  tuer � . Un �arha � serait un �tueur de l�ennemi �, l�ennemi �tant les passions .D�autres ex�g�tes font d�river le terme � arhat � de � arhati�: �  �tre digne de � .Il semble qu�� l�origine le terme d� �arhat � s�appliquait � tous les asc�tes , par la suite le terme d�signa les �saints � , pleinement et d�finitivement d�livr�s.L� �Avadana Sataka� ( II, 348 ) donne une description assez compl�te de l� �arha � : � Il s�est exerc� , a lutt� et a combattu  et ainsi il a compris que ce cercle  de � Naissance et Mort � avec ses � Cinq Constituants �  (� skandha�) est en constante mouvance .Il a rejet� toutes les situations de l�existence qui sont amen�es par un complexe de conditions  car il est dans leur nature de d�choir et de se d�sagr�ger , de changer et de s�abolir il a abandonn� toutes les �  souillures � et gagn� l��tat d� �arhat �. En devant �Arhat � , il a perdu tout l�attachement qu�il avait pour le � Triple-Monde � (c�est-�-dire le monde du d�sir des sens , le monde de la forme , le monde sans forme ) .Il juge de m�me valeur l�or et le bloc de terre .Le ciel et la paume de la main sont identiques � ses yeux .Il est rest� froid dans le danger comme le bois de santal parfum� vis-�-vis de la hache qui le fend. Par sa �Gnose � il a �cras� la � coquille de l��uf de l�ignorance �. Il a atteint la �Gnose � , les �super savoirs � et les �pouvoirs de la vision analytique �. Il s�est d�tourn� des gains et des honneurs du Monde. Il est devenu digne d��tre honor� , salu� , r�v�r� par les �deva� ( dieux ) y compris Indra, Vishnu et Krishna � .

 

Ath�isme :
 

Le Bouddhisme est-il un ath�isme ? Aux yeux d�un bouddhiste cette question est largement d�nu�e d�int�r�t � La tradition bouddhique ne nie pas explicitement l�existence d�un cr�ateur , mais elle ne s�int�resse nullement � la question. Le but de la doctrine bouddhique est de lib�rer les �tres de la souffrance, les sp�culations sur les origines du Monde apparaissent comme vaines sp�culations et perte de temps .Les bouddhistes n�ont jamais fait obstacle au culte d�un ou plusieurs dieux, mais ce champ de la pens�e humaine se situaient en dehors de leurs pr�occupations et de leurs recherches.



 

Bardo :

Ce terme tib�tain d�signe les �tats "post mortem" ( " �tats interm�diaires " ). On d�nombre six bardos qui englobent tous les �tats de la vie et de la mort. Le Bardo Th�dol ( ou "Livre tib�tain des morts" ) est un des textes majeurs du bouddhisme tib�tain.Cet ouvrage appartient � l'�cole Nyingmapa et sa r�daction est attribu�e � Padmasambhava, fondateur de l'�cole.  Il d�crit les �tats de conscience et de perception qui s�parent la mort de la renaissance. L'�tude du Bardo Th�dol est cens�e permettre au pratiquant de se lib�rer du cycle des r�incarnations ou, du moins, d'acc�der � une meilleure r�incarnation.

"As-tu re�u l'enseignement du sage gourou initi� au myst�re du bardo ? Si tu l'as re�u, rappelle-le � ta m�moire et ne t'en laisse pas distraire par d'autres pens�es. Conserve fermement ton esprit lucide. Si tu souffres, ne t'absorbe pas dans la sensation de la souffrance. Si tu �prouves un reposant engourdissement d'esprit, si tu te sens t'enfoncer dans une calme obscurit�, un apaisant oubli, ne t'y abandonne pas. Demeure alerte. Les consciences qui ont �t� connues comme �tant (nom du mourant) tendent � se disperser. Retiens-les unies par la force de l'Yid kyi namparsh�spa. Tes consciences se s�parent de ton corps et vont entrer dans le Bardo. Fais appel � ton �nergie pour les voir en franchir le seuil en ta pleine connaissance. La clart� fulgurante de la Lumi�re sans couleur et vide va, plus rapide que l'�clair, t'appara�tre et t'envelopper. Que l'effroi ne te fasse point reculer et perdre conscience. Plonge-toi dans cette lumi�re. Rejetant toute croyance en un ego, tout attachement � ton illusoire personnalit�, dissous son Non-�tre dans l'Etre et sois lib�r�. Peu nombreux sont ceux qui, n'ayant pas �t� capables d'atteindre la Lib�ration au cours de leur vie, l'atteignent � ce moment si fugitif qu'il peut �tre dit sans dur�e. Les autres, sous l'effet de l'effroi ressenti comme un choc mortel, perdent connaissance." ( Extrait du "chikhai bardo" ou "Etape du tr�pas")


 

Bhakti : 

C�est la Foi qui , dans le Bouddhisme Mahayana , acquiert une vertu �gale � la Sagesse .Le chemin de la sagesse n��tant pas praticable pour beaucoup, le chemin �  facile � de la Foi �tait le seul permettant � la plus grande partie des �tre humains d�atteindre l�Illumination .La Foi s�int�gre dans le concept de l�universalit� du salut qui forme la base du Mahayana et sur la conviction que la nature du Bouddha est pr�sente chez tous les �tres et qu�ils sont tous proches de l� �  Illumination � .

 

Bhava-Chakra :

Le terme signifie en sanskrit : �  La roue de la Vie � .Il s�agit d�une repr�sentation graphique du cycle des renaissances (�Sams�ra � ).Les six principales conditions de l�existence terrestre sont repr�sent�es s�par�ment dans les six portions de la roue : les domaines de dieux , des anti-dieux  (�titans � ) et des hommes forment le haut de la roue , tandis que les domaines des animaux , des �  esprits affam�s � et des habitants des enfers  forment le bas de la roue .Tous ces domaines ont en commun l�exp�rience de la souffrance et de la mort .La mort est symbolis�e par Yama , le dieu du monde inf�rieur , qui tient la roue dans ses griffes .Les causes du cycle de la souffrance et de la mort sont symbolis�es par trois animaux plac�s  au centre de la roue : le coq ( le d�sir ) , le porc (l�ignorance ) et le serpent (la haine) .Un cercle , � l�ext�rieur de la roue , montre les douze parties de la "  production conditionn�e"  (�Prat�ya-Samutp�da �) qui pr�sente une interpr�tation philosophique du cycle des renaissances .



 

Bhikshu :

Moine mendiant , membre masculin de la Sangha bouddhique , ayant quitt� la soci�t� et ayant re�u l�ordination compl�te. Dans les premiers temps du Bouddhisme , les � bhikshu � constituaient le noyau  de la communaut� car seul un homme ayant renonc� au Monde pouvait atteindre le Nirvana .L�activit� principale du � bhikshu � se r�sumait dans la m�ditation et l�enseignement de la doctrine .Toute forme de travail lui �tait interdite .Par ailleurs il �tait assujetti aux principes fondamentaux de la vie monacale : pauvret� , chastet� , pacifisme .La pauvret� du � bhikshu � se manifeste dans son habillement compos� de haillons .Les objets d�usage quotidien se limitent � un bol � aum�nes, un rasoir, une aiguille � coudre , un filtre � eau, un b�ton de p�lerin et une brosse � dents .Tous les jours il sort mendier sa nourriture quotidienne .A l�origine ces moines menaient une existence errante , mais au fil du temps ils se s�dentaris�rent de plus en plus dans des monast�res .

 

 

Bodhisattva :
 

Le terme signifie litt�ralement  : "�tre de l'�veil " . Est bodhisattva celui qui , parvenu a seuil du Nirvana , associe , par des voeux solennels la r�alisation de son propre " �veil " au salut de tous les �tres; tant que ce but ultime ne sera pas atteint , le bodhisattva refuse d'entrer en Nirvana . Selon l'ouvrage : " Paroles de mon ma�tre Samantabhadva " ( " en tib�tain : - " Kun Bzang  bla-ma' i zhal lung ") le bodhisattva se caract�rise par trois types de courage : - il a le courage d'un roi : s'�veiller soi-m�me afin de pouvoir �veiller efficacement les autres �tres , - il a le courage d'un passeur par son souhait d'atteindre le Nirvana en m�me temps que tous les autres �tres , comme le passeur qui atteint l'autre rive avec ses passagers , - il a le courage d'un berger car il souhaite faire passer tous les autres avant lui-m�me .

A ce sujet , � Subh�ti , le Bodhisattva doit penser comme suit : autant d��tres  il y a dans l�univers  des �tres �qu�ils soient n�s d�un �uf, n�s d�une matrice ,n�s d�une moisissure  ou n�s miraculeusement ; qu�ils soient avec ou sans forme ; qu�ils soient  avec perception ou sans perception �pour autant qu�est con�u un univers concevable d��tres ; tous tant qu�ils sont doivent �tre men�s par moi dans le Nirv�na , dans ce royaume du Nirv�na , aucun �tre du Tout n�a �t� conduit au Nirv�na .Et pourquoi ? Si la perception d�un �  �tre � prenait place dans un Bodhisattva , on ne l�appellerait pas un �tre d� Illumination ( bodhisattva) � (Extr. du � S�tra du Diamant � )

L� �Abdhidharmakos � donne une description �difiante du Bodhisattva :

(�) On pourrait comprendre que le Bodhisattva recherche cette Illumination si difficile � obtenir , si cette Illumination �tait son seul moyen d�arriver � la d�livrance ; mais ce n�est pas le cas. Pourquoi donc entreprennent-ils une telle t�che infinie ?

Pour le bien des autres ; parce qu�ils veulent �tre en mesure de tirer les autres de ce grand flot de souffrance. Mais quel b�n�fice personnel trouvent-ils dans le b�n�fice des autres ?

Le b�n�fice des autres est leur propre b�n�fice ; parce qu�ils le d�sirent .

Qui pourrait croire cela ?

Il est vrai que les hommes d�nu�s de piti� , pensant qu�� eux-m�mes , trouvent dur de croire en l�altruisme du Bodhisattva .mais les hommes dou�s de compassion le croient ais�ment. Ne voyons-nous pas que certaines gens affermis dans leur absence de piti�  trouvent plaisir dans la souffrance des autres , m�me quand elle ne leur est pas utile ? De m�me on doit admettre que les Bodhisattva, affermis dans leur piti� , trouvent plaisir � faire le bien aux autres sans aucune pr�occupation �go�ste .Ne voyons-nous pas que certaines gens , ignorant la vraie nature des Dharma conditionn�s qui constituent leur pr�tendu �  Soi � , s�attachent  � ces Dharma par la force de leur habitude � si le compl�tement que ces Dharma soient d�pourvus de personnalit� � et souffrent mille peines � cause de leur attachement ? de la m�me mani�re on doit admettre que les Bodhisattva , par la force de l�habitude , se d�tachent des Dharma  qui constituent leur pr�tendu �  Soi � , cessent de consid�rer ces Dharma comme �  moi � ou �  mien � , grandissent en sollicitude compatissante pour les autres et sont pr�ts � souffrir mille peines pour cette sollicitude �

 


 

Bodhisattva (Image du ...) :
 

Leur repr�sentation se distingue nettement de celle du Bouddha par par la richesse de leurs v�tements et de leurs parures. De plus ils portent souvent un ou plusieurs objets qui permettent de les distinguer des uns des autres .Ainsi le bodhisattva Avalokit�svara tient un lotus et sa couronne comporte un bouddha assis, tandis que Maitreya est coiff� d'une couronne orn�e d'un petit stupa .
 



 

Bouddha : 

Les faits historiques de sa vie ne peuvent �tre dissoci�s de la l�gende. Le Bouddha est un type qui s�est incarn� dans un individu , une sorte d�arch�type transcendant l�espace et le temps  et qui se manifeste dans le Monde � diff�rentes p�riodes et dans diverses personnalit�s .

Les sources bouddhiques disent  que Gautama mourut soit 218 ans , soit 100 ans avant le couronnement du roi Asoka qui survint en 286 avant J.C. Il serait mort � l��ge de 80 ans .On obtient les dates de 566-486 avant J.C ou 448-368 avant J.C. Gautama naquit dans le royaume des Sakka  ( en sanskrit : � Sakya� ) , situ�e de part et d�autre de la fronti�re de l�Inde et du N�pal et dont la capitale �tait Kapilavasthu. C�est sa naissance dans ce clan qui valut � Gautama le surnom de �  Sakyamuni �  ( � Le sage des Sakya� ).Malgr� son existence prot�g�e de jeune aristocrate  , il prit conscience de la vieillesse , de la maladie et de la mort .Comprenant qu�il n��tait pas � l�abri de la souffrance  , il partit � la recherche  du �  sans naissance , sans vieillesse , sans d�cr�pitude , sans mort , sans souffrance, sans souillure, la lib�ration de tout asservissement � le  � Nibb�na � (Majjhima Nik�ya , trad. I. B Horner , Middle Lenght sayings , 3 vol. , Londres , 1954-1959 , I, p.163 ).Cette prise de conscience serait survenu alors que Gautama avait atteint l��ge de 29 ans , juste apr�s la naissance de son fils . Gautama chercha  des ma�tres pour apprendre les techniques spirituelles .Il essaya plusieurs voies dont celle de la mortification asc�tique .Jugeant sa qu�te sans espoir, il abandonna cette voie extr�me au terme de 9 ans .Il s�assit sous un assatha ou pipala ( appel� plus tard  l�Arbre de la  �  Bodhi � : l�Illumination ).Il entra dans de profonds �tats de m�ditation  et aboutit � l�Illumination parfaite qu�il recherchait .Il �tait devenu � l��ge de 35 ans un Bouddha .Il d�cida alors d�instruire ses anciens compagnons d�asc�tisme  qui se trouvaient � Isapatana , un parc ( aujourd�hui Sarnath ) pr�s de B�nar�s . Gautama fit alors sa premi�re pr�dication o� il exposait l�id�e d�une �  Voie du milieu � pour ceux qui , renon�ant � la vie la�que , souhaitaient trouver un chemin �vitant les deux extr�mes des plaisirs sensoriels et des mac�rations asc�tiques . 

Le Bouddha est aussi un principe spirituel, les bouddhistes l�appellent alors le �Tathagata � (�thata � : �ainsi � et �gata � : �venu�), �celui qui est venu�,  ou parlent de son � corps de Dharma �.Une explication qui souligne que le �Bouddha historique� n�est qu�un parmi une infinit�  de �Tathagata �  apparaissant � travers �ges du Monde pass�, pr�sent et � venir . 

Le terme de �Bouddha � d�signe aussi le �corps glorieux � cach� derri�re l�enveloppe charnelle du Bouddha , appel� aussi � corps de jouissance �, �corps non adult�r� �, �corps exprimant la vraie nature propre du Bouddha � Une liste de 32 marques compl�t�e par une liste de 80 marques subsidiaires  d�crivait les traits de ce � corps glorieux �. Peintures et statues s�efforcent de montrer ces 32 marques. Certaines d�entre elles sont particuli�rement connues : une touffe de poils ( � urna � ) entre les sourcils. Les sculptures repr�sentent l� �urna � par un simple point ou un joyau , devenu dans le Tantrisme, le � Troisi�me �il � ou � �il de la sagesse � ; l� �ushnisha � , litt�ralement le � turban �, en fait une sorte d�excroissance ou de protub�rance au sommet du cr�ne ; la lumi�re qui �mane du corps du Bouddha. Cette �nergie irradiante est souvent repr�sent�e par des flammes ou un nimbe situ� derri�re la t�te du Bouddha.


 


 
Bouddh�it� :  

Le terme �voque la r�alisation de l�Illumination parfaite, caract�ristique des bouddhas . L�obtention de la bouddh�it� est la raison d��tre  et le but supr�me de toute cr�ature vivante . Dans le bouddhisme Mahayana tout �tre vivant  poss�de la nature, l�essence de Bouddha . De ce fait le probl�me est, moins d�acqu�rir  cette bouddh�it� que d�en prendre conscience et de la mettre en �uvre dans sa vie quotidienne .




 

Borobudur :

L��le de Java re�ut le bouddhisme vers le milieu du 1er mill�naire. Selon un sch�ma courant en Asie et qui se retrouve en diverses r�gions, le succ�s du Bouddhisme est essentiellement d� au soutien du pouvoir royal et au maintien de contacts suivis avec le nord-est de l�Inde.  La culture indienne a profond�ment marqu� l��volution historique de Java du fait de la pr�sence de grandes voies commerciales traversant l��le . 

Le Borobudur occupe une place centrale dans l�art bouddhiste de Java .Cette remarquable construction fut �rig�e vers 800.Par sa d�coration, comme par ses dimensions elle diff�re des autres temples et stupa pr�sents sur l��le. Le monument comporte pr�s de 500 images grandeur nature du Bouddha et pr�s de 3 kilom�tres de reliefs sculpt�s. Le monument d�mantel� et reconstruit � plusieurs reprises, a fait l�objet de nombreuses �tudes. Pour certains il s�agirait d�un mandala tridimensionnel, pour d�autres d�un monument fun�raire ou d�un monument traduisant la volont� de rattacher le souverain au divin. Pour les bouddhistes d�aujourd�hui il demeure un lieu de m�ditation permettant au pratiquant de se rapprocher de l�Ultime V�rit� . 

Le Borobudur , situ� au sommet d�une colline peu �lev�e , affecte un plan carr�, chacun de ses c�t�s mesurant 112 m�tres .Il se compose de neuf niveaux. L�essentiel de ses 2500 m�tres de d�cor en relief et de ses plus de 400 bouddhas sculpt�s en ronde bosse , se concentrent dans les quatre galeries emmur�es de la partie interm�diaire. Il faut y ajouter les 72 statues qu�abritent les tupas creux des trois terrasses circulaires les plus �lev�es. Quant au stupa terminal , le plus grand , il contenait une image inachev�e du Bouddha . 

La division tripartite du monument fait allusion aux trois mondes : le niveau inf�rieur serait le royaume terrestre (" Kamadhatu ") , suivi du monde c�leste (� Rup�dh�tu �) , surmont� du monde du sans-forme (�Arupadhatu �) .La base inf�rieure du �kamadhatu �  comporte une frise ininterrompue de reliefs  dont les frises illustrent les lois du �  karma � ..Cette partie basse a �t� recouverte d�un rev�tement de pierre qui dissimule les reliefs , dont une partie seulement est visible .Dans l�art khmer plus tardif on rencontre aussi des reliefs ainsi enferm�s et traitant de th�mes comparables  , notamment la terrasse des �l�phants � Angkor Thom .Les autre terrasses carr�es de la partie interm�diaire comprennent la majorit� des bas-reliefs .Ils s�inspirent de divers textes connus , en particulier du � Lalitavistara � , d�peignant les �v�nements allant de la naissance du Bouddha  au premier sermon dans le �  parc des gazelles � � Sarnath, ainsi que des r�cits des �jataka  � qui illustrent les actes de foi accomplis durant le long voyage qui conduit � l�acquisition de l��veil . Plus des � des reliefs du Borobudur sont consacr�s � des �pisodes tir�s du �Gandhavyuh� �, l�histoire d�un jeune homme � la recherche de la v�rit� et dont le parcours est tr�s semblable � celui du Bouddha. Le tiers sup�rieur du monument comprend trois terrasses avec leurs stupas creux  contenant des bouddhas c�lestes assis . 

Il semblerait que Borobudur ait commenc� � �tre construit vers 770 pour �tre un monument hindouiste .Vers la fin du VIIIe si�cle il avait �t� modifi� pour r�pondre � sa vocation bouddhique et devenir un stupa ou un mandala.

 


 

 


Bouddha (Images du ...) :


Le Bouddha, sous ses apparences humaines, est absent de l'art bouddhique des premiers si�cles. Lorsque on illustrait un �pisode relatif � son existence historique, il �tait repr�sent� de fa�on symbolique, par exemple par un tr�ne vide , un stupa ou un arbre. On commen�a � produire des images du Bouddha vers le Ie si�cle avant J.C .Les sources du style figuratif �taient surtout indiennes utilisant l'antique mod�le du yogin en m�ditation .Ces images rencontr�rent un grand succ�s car elles �taient li�es au d�sir , inh�rent au bouddhisme de s'acqu�rir des m�rites. C'est en rendant possible la cr�ation d'images que l'on cumulait des m�rites pour soi-m�me , les parents et ses anc�tres. Par ailleurs ces images constituaient un " guide " visuel pour le pratiquant et un rappel visuel permanent de sa foi. L'essor des �coles du Mahayana entra�na un besoin accru en images .Les images du Bouddha devaient comporter certains caract�res ou signes distinctifs  ("lakshana " )  comme l' "unisha ", protub�rance au sommet de la t�te . Ces "lakshana " , au nombre de trente-deux constituaient un moyen visuel de diff�rencier les repr�sentations du Bouddha de celles d'autres personnages .Le Bouddha de style indien reprend la figure du yogin en m�ditation: transcendant par ses pouvoirs mentaux sup�rieurs, mais pr�sent au Monde par sa forme massive , quasi-rustique .Il est entour� de symboles de rayonnement et d'abondance : le disque solaire, les arbres soutenus par des lions , symboles de son ascendance royale, etc... Dans la r�gion occidentale du Ghandara se d�veloppa un style diff�rent non exempt d'influences hell�niques .Bien que les signes " classiques " demeurent : tr�ne orn� de lions, posture yogique, nimbe rayonnant, ... des traits sp�cifiques apparaissent : la toge , le r�alisme du visage et,  surtout , de la bouche et des yeux .



 

 

"Bouddha rieur" :
 

"Mile " en chinois est un avatar de Maitreya, le Bouddha des temps futurs,  qui incarne la compassion universelle. Il est fr�quemment repr�sent�, en Chine , sous la forme d'un personnage rondouillard, le visage �panoui par le rire .On l'assimile � Budai , un moine de la secte Chan qui aurait v�cu au Xe si�cle. Ce  dernier passait pour un faiseur de miracles .A la veille de sa mort il aurait r�v�l� �tre l'incarnation de Maitreya. Appr�ci� du peuple, il devint rapidement un sujet de repr�sentation iconographique , repr�sent� sous la forme du " Bouddha rieur " bien reconnaissable � son ventre rebondi (signe de richesse ), � son rire �norme ( symbole de paix avec lui-m�me ) et � la ribambelle d'enfants qui l'accompagnent .
 



 

Chan :

"�cole de la contemplation m�ditative". Le mot chinois  " Chan " est une abr�viation de " Chan na " qui traduit le terme sanskrit " Dhyana ". L'Occident  le conna�t sous sa terminologie japonaise " zen ". Ce courant du Bouddhisme mahayaniste insiste sur l'�tat de m�ditation obtenu par la concentration de l'esprit et destin� � permettre l'atteinte de l'"�veil".D'apr�s la tradition le mouvement Chan remonterait au Bouddha Cakyamuni lui-m�me. Un jour qu'il discourait devant ses disciples sur le "Dharma ", quelqu'un l'interrogea sur le sujet. Le Bouddha, souriant, leva la fleur qu'il tenait � la main et la fit tourner entre ses doigts . Personne ne comprit  sauf Kashyapa qui , d�s cet instant , ayant re�u l'" �veil ", devint le premier patriarche du Chan et prit le nom de "Mahakashyapa " (Le Grand Kashyapa "). Boddhidharma fut le 28e patriarche de cette lign�e. Il apporta le Chan en Chine vers 520, devenant le premier patriarche de la lign�e chinoise.

Le Chan se distingue par quatre caract�ristiques : -il rejette nombre d�aspects traditionnels du Bouddhisme : les images, les �critures, les conventions, �Il vise � une transmission directe de la bouddh�it� hors de toute tradition �crite, -il est hostile � la recherche m�taphysique. Il rejette la th�orie et cherche � abolir le raisonnement. L�intuition est privil�gi�e sur la d�marche raisonn�e d�o� l�utilit� des �koan � qui sont la base et le support de la m�ditation et qui consiste en �  devinettes � �nigmatiques sur lesquelles on a � r�fl�chir jusqu�� ce que l��puisement intellectuel am�ne soudain la compr�hension de leur sens, -l�illumination est soudaine et non le terme d�un processus graduel .Elle na�t dans l�instant d�un acte soudain de reconnaissance, -il croit que l�accomplissement de la vie bouddhique ne se rencontre que dans sa propre n�gation. L��tat de Bouddha g�t dans les choses inapparentes de la vie quotidienne .Les prendre comme elles surviennent , voil� � quoi �quivaut l�Illumination :

Au printemps les fleurs , en automne la lune ,
En �t� une brise rafra�chissante, la neige en hiver .
De quoi ais-je besoin d�autre ?
Chaque heure pour moi est une heure de joie !
 �
 


 
 

Compassion :
 

C'est le d�sir que les �tre soient lib�r�s de la souffrance. Elle est associ�e � l'�quanimit�  ("upekkh� ") : une s�r�nit� �quanime envers les �tres qui int�gre le souci du bonheur d'autrui et l'acceptation que la souffrance fait partie int�grante de la Vie ." Puissent tous les �tres jouir du bonheur et de la s�curit� , puissent-ils avoir l'esprit heureux! Quels que soient les �tres - faibles ou forts , longs, gros ou moyens, courts, petits ou grands, visibles ou invisibles  (... ) Ceux qui vivent loin ou pr�s , ceux qui sont n�s ou vont na�tre - puissent tous les �tres sans exception avoir l'esprit heureux ! Puisse aucun n'en tromper un autre ! Ni m�priser quiconque , nulle part , puissent-ils ne jamais , par col�re ou par malveillance, se souhaiter de souffrance les uns aux autres" ( Karaniy�-metta Sutt� ). La compassion est la motivation principale et l'id�al du Bodhisattva, ce dernier devant d�velopper cette qualit� au plus haut degr� .
 


 

Concentration :

Le mot sanskrit est �sam�dhi �, qui correspond au grec �synthesis � . � Se concentrer � consiste � r�tr�cir le champ de l�attention selon un mode et pour une dur�e d�termin�e et par l�action de la seule volont� .Le r�sultat est que l�esprit devient � fixe� comme �  la flamme d�une lampe � huile en l�absence de vent � .Elle aboutit � un �tat de calme .Trois sortes de pratiques bouddhiques sont incluses dans le terme de �concentration � : les huit �Dhy�na �, les quatre �Illimit�s � (�Aprarama �)  et les �Pouvoirs occultes � .Les �dhy�na � permettent d�atteindre la cessation de la perception et des sensations .Mouvement , parole et pens�e sont absents , seule demeure la vie .Les �Illimit�s � (� Apr�rama �) sont des m�thodes pour cultiver les �motions .Le pratiquant d�veloppe ses attitudes affectives et tente de les rendre illimit�es en �teignant ses pr�f�rences et ses antipathies personnelles. Quant aux � Pouvoirs miraculeux � ( �Rddhi �) , ce sont les pouvoirs psychiques que le Bouddha et certains grands ma�tre sont cens�s acqu�rir : clairvoyance, claire audience, connaissance des existences ant�rieures , etc�


 

Conciles bouddhiques  :

L'histoire du Bouddhisme fait �tat de quatre conciles (� Samg�ti � ) qui furent probablement des assembl�es locales r�unissant quelques communaut�s de moines mais auxquels la tradition conf�ra au fil du temps l�allure de conciles g�n�raux .Le premier fut celui de Rajagrih� , survenu peu apr�s le �Parinirvana � , c�est-�-dire la mort du Bouddha , vers 480 avant J.C .Le deuxi�me concile se tint � Vaishali , presque un si�cle apr�s celui de Rajagriha , vers 386 avant J.C. Il est plus reconnu sur le plan historique que le pr�c�dent. Le troisi�me concile se d�roula � Pataliputra ( l�actuel Patna) , deux si�cles apr�s la mort du Bouddha. Le quatri�me concile se tint au Cachemire,  sous le r�gne du roi Kanishka . Les buts de ces conciles servait � unifier les diff�rentes interpr�tations ayant cours � l�int�rieur des communaut�s monastiques, ainsi qu�� exposer, modifier et d�finir les textes du canon.




Dala�-Lama :

Dans le bouddhisme tantrique tib�tain (Lamaisme) le Dala�-lama est consid�r� comme une manifestation du bodhisattva Avalokit�svara ( "Ch�renzi " en tib�tain), qui incarne la compassion de tous les bouddhas. L�actuel Dala�-lama, le quatorzi�me, se nomme Tenzin Gyatso mais les Tib�tains l'appellent par toutes sortes de noms: � Yesh� Norbu � (� le joyau qui exauce tous les d�sirs �), �Kundun � ( � la pr�sence �) et bien d'autres encore. Le mot "Dala�-Lama " est un titre qui signifie "Oc�an de Sagesse". Il fut donn� par l'empereur mongol Altan Khan en 1575 au troisi�me Dala�-lama, Sonam Gyatso, ses deux pr�d�cesseurs recevant ce titre � titre posthume. Le Dala�-lama est issu de l'�cole des � gelugs � mais il n'est pas le chef de cette �cole. Il est plut�t la plus haute autorit� spirituelle de toutes les �coles tib�taines .Il occupe en m�me temps une fonction politique soit celle de chef du gouvernement tib�tain qu'il partage avec le " Pantchen Lama " ( "Le Lama qui est un joyau " ),consid�r� comme l'incarnation du Bouddha Amitabha. La r�sidence du dala�-lama, le Potala, �tait aussi le centre administratif du pays jusqu'en 1959, date � laquelle le dala�-lama fut contraint de quitter le pays en r�action � la brutalit� de l� occupation  chinoise .Depuis cette date, il vit en exil � Dharamsala, une ville du nord de l'Inde. Le Dala�-lama est respect� partout dans le monde comme un exemple de paix. Pour son action non-violente face � l'oppression chinoise, le prix Nobel de la paix lui fut remis  en 1989.


 

Guanyin :

 Celle qui voit et entend " en chinois. C'est une divinit� bouddhique tr�s populaire en Chine. Guanyin �tait, � l'origine, Avalokit�svara, un bodhisattva masculin du Mahayana. F�minis� , probablement sous l'influence du Tao�sme, il prit le nom de Guanyin et les traits d'une jeune femme tr�s belle et tr�s douce, compatissante sur les malheurs des �tres humains .
 


 

Huit Joyaux : 

En sanskrit : �Ashtamangala � .Ce sont les huit symbole t�moignant de la v�n�ration dont le Bouddha fait l�objet .Dans les monast�re bouddhiques chinois , ils sont fr�quemment expos�s, sur des st�les en forme de lotus, devant les statues du Bouddha . Les �Huit joyaux � sont : l�ombrelle (symbole du pouvoir royal ), les deux poissons ( signes du ma�tre indien de l�Univers ), la conque (symbole de la victoire au combat) , la fleur de lotus ( symbole de la puret� ), le r�cipient d�eau lustrale (empli du nectar d�immortalit�), l��tendard roul� ( signe de la religion victorieuse ), les n�uds de la � Vie infinie �, la Roue de la doctrine ( � Dharma �Chakra � ) .


 

Illumination : 

Ce mot transcrit le terme sanskrit de �bodhi �  ( litt�ralement : �  l��veil� ) , en japonais : � satori �. Il d�signe l�instant o� l�homme prend conscience du vide qu�il est lui-m�me et qui , seul, lui permet de comprendre la vraie nature de la r�alit�. L�illumination du Bouddha Shakyamuni marque  le d�but du Dharma du Bouddha, c�est-�-dire de ce qu�on appellera, par la suite , le Bouddhisme qui n�est autre qu�une recherche de l�illumination. On pense � tort que l�exp�rience de l� " illumination " r�v�lerait une s�paration entre le monde du vide , de l�absolu et le monde ph�nom�nologique . Or ce n�est pas le cas l�illumination r�v�le que l�absolu et le relatif ne font qu�un. L�exp�rience de la �vraie R�alit� � passe, pour le bouddhiste, par celle de l�Unit�  ( �La forme est vide et le vide est forme � dit le   �Mahaprajhaparamita-Hridaya-Sutra �  (� Sutra du c�ur � )).Il n�existe pas deux univers distincts. L�ego dispara�t dans l�illumination (�Tu dois mourir sur le coussin � affirme un adage zen ). La cons�quence de cette � grande mort � est la � grande vie � .


Karma :

C'est le principe selon lequel les �tres renaissent selon la nature et la qualit� de leurs actes pass�s .Ils " h�ritent "  de leurs actes. Les actes d'une personne fa�onnent sa conscience et la font devenir un certain type de personne. De sorte qu'apr�s sa mort, sa forme ext�rieure future tendra � correspondre  au type de cr�ature qu'elle a d�velopp� dans sa vie ant�rieure. Ainsi les actes de violence et de haine m�nent � une renaissance dans un " enfer "; les actes li�s  � l'illusion et � la confusion mentale  m�nent � une renaissance animale , etc... La loi du Karma est consid�r�e comme une loi physique , naturelle. Les bonnes ou mauvaises renaissances sont les r�sultats naturels d'un certain type d'actions ("C'est la volont�  ("cetana " ) , � moines , que j'appelle Karma ; apr�s avoir voulu , on agit par le corps , la parole ou l'esprit " ) .
 


 

Karmapa : 

Le terme sanskrit peut , approximativement , �tre traduit par : �  l�homme � l�activit� de Bouddha � . Il d�signe l�autorit� spirituelle  de l��cole Karma-Kagyu du bouddhisme tib�tain. L�apparition des karmapa comme personnification de la compassion aurait �t� proph�tis� par le bouddha Shakyamuni en personne. Depuis le XVe si�cle le karmapa se r�v�le au cours d�une c�r�monie sp�ciale, au cours de laquelle il est reconnu comme une r�incarnation d�Avalokit�svara. La principale fonction du karmapa est la transmission ininterrompue de la doctrine du Vajrayana.

 

Lobsang Rampa (pseudonyme de Cyril Henry Hoskin, 1910-1981) :

C'est le pseudonyme  de Cyril Henry Hoskin n� en 1910 dans le Devonshire. En 1956 parut � Londres  un ouvrage intitul� "Le troisi�me �il" d'un certain Lobsang Rampa. Le livre se pr�sentait comme l'autobiographie d'un lama tib�tain exil�  en Angleterre. Lobsang, durant sa vie monastique, aurait �t� initi� � diff�rentes pratiques occultes tel le " voyage astral", la lecture de l'aura gr�ce � l'ouverture du " troisi�me �il ", etc...Bien que le livre fut accueilli avec un certain scepticisme par les journalistes sp�cialis�s et le monde scientifique, il parvint � conqu�rir rapidement un tr�s large public. Il se vendit � 300000 exemplaires en Grande Bretagne  et fut traduit dans 12 langues. Plus de 100000 exemplaires furent vendus en une seule ann�e en France et plusieurs millions en Europe et aux Etats-Unis. C'est en janvier 1957 qu'une enqu�te diligent� par Scotland Yard r�v�l� que le pr�tendu auteur tib�tain se pr�nommait  Cyril Hanry Hoskin, photographie de m�tier et qui n'avait jamais s�journ� au Tibet. Ce dernier affirma aux enqu�teurs que son corps �tait occup� par l'esprit de Lobsang Rampa. R�fugi� en Irlande, puis au Canada, ce dernier continua  de publier une vingtaine d'ouvrages dont " La caverne des anciens", "Les myst�res de l'aura", "Les clefs du Nirvana", ... qui contribu�rent � v�hiculer et installer durablement dans le public occidental le mythe des lamas tib�tains.


 

 

Maitreya  :

C'est le cinqui�me Bouddha de notre " kalpa " ( "�re" ) et le premier � venir apr�s Cakyamuni. Lorsqu'il appara�tra dans la ville de Ketumati ( B�nar�s ), la dur�e de vie des hommes sera de 80000 ans .Son nom sera " Ajita "  ( l' "Invaincu" ) , Maitreya �tant son nom de famille. Actuellement Maitreya n'est qu'un bodhisattva qui r�gne dans le ciel des " Tushita " .le culte de Maitreya s'est �tendu  � la Chine et au Japon , en passant par l'Asie Centrale. Ce culte a donn� naissance � une v�ritable religion, Maitreya devenant le dieu par la gr�ce duquel les hommes peuvent obtenir l' "�veil " .
 



 

Mahayana :
 

"Dasheng " en chinois , en fran�ais : "Bouddhisme du grand v�hicule ". Il se caract�rise par la primaut� de l'id�al du Bodhisattva  et de la compassion universelle sur la lib�ration individuelle . On situe son �mergence vers le Ier si�cle apr�s J.C .La naissance du bouddhisme mahayana ne s'est accompagn�e d'aucun schisme, d'autant que de nombreuses id�es d�velopp�es dans le Mahayana existaient  d�j� dans le bouddhisme primitif ( - Hinayana ). Loin de s'opposer � ce dernier , le Mahayana l'enrichit et l'approfondit .Les premiers textes �crits du Mahayana sont les "Prajnaparamitasutra "dont le plus ancien est le " Astasahasvika prajnaparamitasutra " qui remonte � 150 apr�s J.C .Ses partisans affirment que tous les �tres humains peuvent parvenir � l' " �veil" .L'illumination personnelle s'obtient afin de sauver l'Humanit� toute enti�re .Il n'est donc pas n�cessaire d'adh�rer � un id�al monastique  car chaque homme porte en lui-m�me l'essence du Bouddha .Il suffit de s'�veiller pour y parvenir. L'id�al du Mahayaniste est le bodhisattva .
 



 

Mandala

Le terme signifie : disque solaire ou lunaire et  territoire , cercle (sacr�). C'est un syst�me de m�ditation originaire de l'Inde ( VII-XIIe si�cles ) .Dans le bouddhisme Mahayana sa fonction est de repr�senter la " Terre pure " . Selon le rite utilisant le mandala , les divinit�s repr�sent�es varient . De mani�re g�n�rale c'est une repr�sentation graphique ou en trois dimensions du Cosmos con�u comme une assembl�e de divinit�s  autour du Bouddha primordial ou comme une g�ographie mystique avec pour centre le mont Sumeru. Le plan d'un mandala se fonde sur celui d'un stupa circulaire avec une base carr�e  ouverte dans les quatre directions de l'espace. Il peut �tre consid�r� comme un temple-stup� bidimensionnel contenant les manifestations authentiques des divinit�s qui y sont repr�sent�es .les cercles concentriques entourant le mandala d�limitent le domaine sacr� et le s�parent du monde profane. Il peut �tre construit temporairement pour un rite sp�cifique  ( avec des sables color�s , de la p�te , etc... ) ou �tre peint sur une "thangkha " que l'on suspend ou que l'on peut rouler.
 


 

Manjushri : 

Litt�ralement : �Celui qui est noble et doux � en sanskrit. C�est le bodhisattva de la sagesse symbolisant l�intelligence, l��loquence et la m�moire. C'est une des  principales figures du panth�on bouddhique. Il est fr�quemment repr�sent� avec deux fleurs de lotus � hauteur de la t�te, sur ces fleurs, reposent les attributs du bodhisattva: l��p�e et le livre  de la � Prajnaparamita � symboles de la sagesse de Manjushri.On le repr�sente aussi fr�quemment v�tu d�une robe monastique, chevauchant un lion et traversant la mer accompagn� d�un enfant, d�un vieillard et d�un guerrier. Eternellement jeune, on lui attribue le pouvoir de prendre n�importe quelle orme  pour aider les hommes � atteindre le Nirvana.



 

 

Mantra  :
 

"Man "  (sanskrit : " manas " ) signifie  " esprit "  et "tra " (sanskrit : " traya "  ) signifie  "prot�ger " . En tib�tain : "smgags ", en chinois : " zhenyan " . Le mantra est une formule sacr�e. c'est une formule sacr�e qui prot�ge l'esprit du pratiquant .Il existe diverses cat�gories de mantra parmi lesquelles les " syllabes germes "  qui sont utilis�es pour engendrer les diff�rents �l�ments d'une visualisation, chaque ph�nom�ne , pur ou impur, �manant th�oriquement d'une " syllabe germe " .Les plus c�l�bres sont les trois syllabes  (ou trois " graines  " ) (en tib�tain : "bru-gsum " ) : " OM AH HUM "  qui sont respectivement l'essence du corps , de la parole et de l'esprit de tous les bouddhas ."Om " et "Hum " sont des sons sacr�s  utilis�s dans les Ved� . "Om " est comme le son fondamental de l'Univers . "Mani padme " signifie  litt�ralement : " O dame au joyau du lotus " .Dans l'ex�g�se ult�rieure " Mani " d�signe le joyau que tient le bodhisattva Avalokit�svara et "padme" son symbole , le lotus .Un ensemble d'explications symboliques complexes se rapporte � ce mantra, par exemple ces six syllabes sont associ�es aux six perfections  ou aux six mondes de renaissance.  Il existe d'autres types de mantra, dont les mantra des d�it�s  consid�r�s , dans le Vajrayana , comme la d�it� elle-m�me. R�citer le mantra  conforte la foi du pratiquant  et lui permet de visualiser la d�it� . L'un des plus c�l�bres mantra  "OM MANI PADME HUM  " , le mantra du coeur d'Avalokit�svara , doit �tre r�cit� au moins 600000 fois  ( soit 100000 fois par syllabe ). "Le mantra agit ( ... ) comme une cl� psychique permettant � une personne d'exercer un pouvoir sur des ph�nom�nes " physiques "  ou encore de visualiser un �tre/force dont ce mantra exprime l'essence et de communiquer avec lui " ( HARVEY P., 1993. - Le Bouddhisme. Enseignements, Histoire, pratiques, Paris , Le Seuil �dit., 437 p. , p. 309 ) .
 



 


 

Bouddha effectuant le " Bhumisparsa mudra" ou " prise de la terre � t�moin "


 


Mort :
 

Dans la perspective du cycle des renaissances, l'id�al bouddhiste est d'avoir une " bonne mort "  : mourir avec l'esprit serein en se rem�morant les actes positifs  accomplis  permet d'obtenir la meilleure renaissance possible dans les limites fix�es par le Karma des existences ant�rieures. Dans le Bouddhisme tantrique tib�tain on lit au mourant  le "Bardo-Thodrol " ( en tib�tain : " bar-do thos-grol ", en Occident : "Libre tib�tain des morts " ) qui permet de guider le mourant � travers les exp�riences des quarante neuf jours interm�diaires entre deux vies , en l'aidant  � surmonter son attachement pour sa derni�re existence .Au moment de la mort, le mourant fait l'exp�rience de la " Claire lumi�re de la Vacuit�"  (" L'Ains�it� ") .Un yogi d'un haut degr� de perfection peut alors atteindre l'Illumination. Celui qui ne comprend pas la nature de ces visions  est attir� vers une nouvelle renaissance correspondant � son Karma .
 



 

Mudra :

Les mudra sont les positions codifi�es des mains du Bouddha. Ce sont aussi les  "signes" qui caract�risent les diff�rents bouddhas c�lestes .Elles sont apparues d�s l'�re chr�tienne lorsque l'art bouddhique est pass� d'une repr�sentation aniconique � une repr�sentation iconique dans le nord de l'Inde sous les influences grecque et iranienne ( style de Gandhara ). Parmi les mudra les plus fr�quemment attest�s , on peut citer : - "Abhaya Mudra" : la main droite est lev�e vers le ciel, tandis que la gauche pointe vers le sol. Bouddha, dans cette attitude exprime l'absence de crainte l'apaisement, la protection, la bienveillance ,- "Bhumisparsa Mudra " : Cette position hi�ratique tr�s fr�quemment repr�sent�e dans l'Asie du Sud-Est ( " Prise de la terre � t�moin ") fait r�f�rence � la derni�re tentation de Bouddha par les trois filles (trois soeurs - le D�sir, le Plaisir et la Passion - selon d'autres sources) du d�mon Mara .Bouddha appela alors en aide la d�esse Vasumdarhi qui fit trembler la terre et fuir les tentatrices. Bouddha , sous l'arbre pipal de Bodhgaya, en dirigeant ses doigts vers la terre, la prend � t�moin de son illumination et de son engagement , ...L'adepte peut mettre en oeuvre des mudra rituels permettant de stimuler certains �tats d'esprit. Ils peuvent alors amplifier l'utilisation des mantras .
 


 

 

Nirvana :
 

C'est un �tat positif qui �merge lorsque les passions cessent d'op�rer. C'est un processus et non une entit� existante .Il n'est pas pur n�ant , mais un processus dynamique se d�crivant par la n�gative .
 



 

 

Non-violence :
 

Le Bouddhisme place la non-violence au centre m�me de sa doctrine ( comme le Jainisme , autre courant de pens�e issu , comme le Bouddhisme , de l�Hindouisme ).La non-violence repose sur un double principe : - la croyance en la parent� de tout ce qui est dou� de vie , croyance renforc�e par la doctrine de la r�incarnation suivant laquelle le m�me �tre peut se r�incarner en des �tres aussi diff�rents qu�un lapin , un cheval ou un insecte ., - le second principe est formul� dans l�Ud�na o� le Bouddha dit : Ma pens�e a voyag� dans toutes les directions � travers le Monde. Je n�ai jamais rencontr� quelque chose qui fut plus cher � l�individu que son propre soi, eh bien, celui qui d�sire son propre bonheur ne fasse pas violence � un autre ! � En laissant cro�tre en lui la compassion, le pratiquant diminue son amour de soi en invitant le soi de chacun � entrer dans notre propre personnalit� .

 


 

Pagode ( Xi'an , Chine )

 

Pagode  :

Le mot "pagode " fut invent� par les portugais install�s en Inde. Il d�signe , dans le monde chinois , un monument bouddhiste � destination votive , comm�morative ou utilis� comme reliquaire. Cet �difice a une double origine : l'une chinoise qui vient du pavillon � �tages d'�poque Han, l'autre indienne , � partir du "st�pa " et du " sikh�r� ". La pagode se trouve  g�n�ralement au centre du monast�re bouddhique, devant la salle du Bouddha .Dans les grands monast�res le monument �tait parfois d�doubl�. D'abord construite en bois , les pagodes furent de plus en plus construites en pierre � partir du VIe si�cle. L'�difice comporte toujours plusieurs �tages , dot� de plusieurs toits successifs aux pointes recourb�es  d'o� pendent souvent des clochettes dont le tintement symbolise la propagation de la Loi. A l'int�rieur se trouve un pilier central  (symbole de l'Univers ) � partir duquel s'ordonnent les escaliers . La pagode abrite souvent des reliques et peut parfois servir de s�pulture � un grand ma�tre. Les deux plus anciennes pagodes chinoises  conserv�es , l'une en brique  (monast�re de Songyue au H�nan), l'autre en pierre  (monast�re de Shentong au Shandong), remontent au VIe si�cle .
 



 

Stupa du Borobudur

 

P�lerinage  :

C'est une pratique assez r�pandue dans le Bouddhisme o� il peut �tre accompli pour des motivations tr�s diverses : -revivre les �v�nements de la vie de saints personnages , -engendrer du " m�rite " , -s'impr�gner de la puissante bienfaisante de reliques , -recevoir la protection de divinit�s , etc... Les sites de p�lerinage les plus anciens sont ceux de la naissance du Bouddha ,de son illumination , de son premier sermon et de son " parinnibbana " . Le haut-lieu le plus r�put� est celui de Bodhgaya o� se trouve l'arbre de la " Bodhi " , rejeton de celui sous lequel Gautama atteignit l' " Illumination". Au Sri-Lanka  un lieu saint important est Kandy qui abrite une dent du Bouddha .Les p�lerins se rendent aussi au Mont Siripada ( Pic d'Adam ) .A son sommet une d�pression dans le roc , longue de 1 m�tre 70, est consid�r�e comme une empreinte du pied du Bouddha .

 
 

Philosophie : 
 

Le Bouddhisme est-il une philosophie ? La philosophie ,telle que nous la comprenons en Europe, est une invention du monde grec du VIIe si�cle avant J.C .La notion de philosophie ( du grec : �  philos � : amoureux et � sophia � : sagesse ) comporte deux �l�ments : l�un th�orique , l�autre moral, probablement parce qu�elle a historiquement deux sources : la science  et la religion. Elle est une connaissance sp�culative , mais aussi une solution pratique au probl�me de la nature de la R�alit� et de la destin�e humaine .Elle est inconnue de la pens�e et de la tradition bouddhique qui aurait assur�ment consid�r� ce type de d�marche sp�culative comme une perte de temps. L�enseignement du Bouddha s�occupe essentiellement de montrer la voie du salut. La dimension philosophique contenue dans les �crits bouddhiques est marginale  et dans le vocabulaire  du Bouddhisme il n�existe aucun terme qui corresponde de pr�s ou de loin au terme �  Philosophie � .La particularit� du Bouddhisme qui l��loigne de la philosophie occidentale est son attitude exclusivement pratique .La souffrance est un fait essentiel de l�existence. Le dernier commandement du Bouddha � ses disciples aurait �t� : �Toutes les choses conditionn�es sont impermanentes, travaillez � votre salut avec diligence ! � La pens�e bouddhique est un pragmatisme. La valeur de sa pens�e se juge sur la base des r�sultats qu�elle permet d�atteindre. Outre son pragmatisme le Bouddhisme est aussi une dialectique , associ�e en Occident � des philosophes comme Z�non d��l�e ou Hegel. Elle repose sur le d�bat contradictoire, appr�ci� des penseurs bouddhiques .En voici un exemple extrait du Sutra du Diamant : Autant d��tres qu�il y a dans ces syst�mes du monde, je sais, en ma sagesse , quelles sont les tendances vari�es de leur pens�e .Et quoi ? Tendances de pens�e, tendances de pens�e  , � Subh�ti , le Tath�g�ta les a enseign� comme �tant des non-tendances .C�est pourquoi on les appelle : tendances de pens�e .Et quoi ? La pens�e ant�rieure n�est pas saisissable ; la pens�e future n�est pas saisissable ; la pens�e actuelle n�est pas saisissable .Dans le Bouddhisme les r�gles ordinaires de la logique sont bafou�es au nom d�une libert� de l�esprit qui les transcende.
 



 

Refuge :  

La � prise des Refuges � est l�expression fondamentale d�entr�e dans le Bouddhisme. La formule ancienne en langue p�li commence ainsi : � Buddham saranam gacchami. Dhammam saranam gacchami. Sangham saranam gacchami � c�est-�-dire : �Je prends refuge dans le Bouddha , je prends refuge dans le Dharma  , je prends refuge dans la Sangha � .Chaque affirmation est r�p�t�e trois fois . La notion de �  refuge � n�est pas celle d�un endroit o� se cacher mais d�un concept qui purifie et �l�ve la pens�e. Le Bouddha en tant que refuge ne d�signe pas seulement Gautama mais aussi les bouddhas du pass� et ceux du futur , ainsi que le principe m�me de l� �  Illumination �, en tant que but supr�me de r�alisation . En tant que refuge le � Dhamma � signifie la �  Noble Voie �. Quant � la �Sangha �, elle est la communaut� monastique dont les qualit�s servent d�exemple � l�Humanit� .



 

Sangha : 

La communaut� monastique (�sangha �) forme le noyau du mouvement bouddhique. La vie monastique seule fournit les conditions favorables � une recherche de l� � �veil �. Cependant la � sangha � n�a jamais form� qu�une minorit�  dans la communaut� bouddhique .Ceci �tant les moines sont l� ��lite � du Bouddhisme et on peut m�me affirmer que ce sont les seuls bouddhistes au sens litt�ral du mot .La vie s�culi�re �tant largement incompatible avec les niveaux les plus �lev�s de la vie spirituelle. Ce point de vue est d�fendu par les tenants du Hin�y�na ( Theravada ) .Le Mahayana fait preuve d�une plus grande souplesse en acceptant l��ventualit� que des la�cs puissent �tre des Bodhisattva. La vie monastique est r�gie par les prescriptions du �Vinaya � ( le terme d�rive de � vi-nayati � :   mener � l��cart , discipliner ).Pauvret� , c�libat et non-violence sont les traits essentiels de la vie monastique. Le moine se doit de ne poss�der aucun bien personnel. Il doit �tre sans demeure , ni abri permanent. Il doit s�en remettre aux aum�nes pour tout ce dont il a besoin et il doit donc s�adonner � la mendicit� .Le bol � aum�nes �tait d�ailleurs le signe de la souverainet� du Bouddha .La chastet� �tait une obligation et nombreuses sont les prescriptions qui r�glent la conduite des moines envers les femmes .



 

Stupa :

Le stupa est un des principaux b�timents-types du Bouddhisme .Il d�rive tr�s probablement des tumuli fun�raires de l'Inde pr�historique , dont il perp�tue , en partie, le r�le  en tant que symbole du pari-nirvana (ou " ultime sortie de ce Monde ") du Bouddha .Le stupa se compose de plusieurs parties bien distinctes : Le corps du b�timent ("anda ") est un d�me h�misph�rique pos� sur une base de faible hauteur. Au sommet du d�me se dresse des m�ts - piliers  supportant des disques ( " parasols " ou "chhatraveli " ).Le pilier est enferm� dans un enclos de forme carr�e  (" harmika " ), version miniaturis�e de la cl�ture qui enferme le stupa lui-m�me .Le fait d'enclore le pilier central, comme le stupa dans son ensemble , perp�tue une vieille tradition indienne qui voulait que l'on entoure d'une barri�re les objets saints comme les arbres sacr�s ou les temples .Couronn� de " parasols " le pilier symbolise, dans la cosmologie bouddhique, le pivot du Monde, l' "axis mundi " . Les " parasols " sont des accessoires honorifiques que l'on r�serve aux monuments et aux personnages prestigieux .Ils sont superpos�s et au nombre de trois, symbolisant les Trois Joyaux du Bouddhisme : le Bouddha, la Loi ( "Dharma " et la communaut� des moines ( "Sangha " ) .
 



 

Sutra : 
 

C�est un texte qui se proclame formul� par le Bouddha lui-m�me .Aussi commence-t-il toujours par les mots : Ainsi ais-je entendu � un certain moment .Le Ma�tre habitait � � �.Le �je � d�signe ici le disciple Ananda  qui r�cita toutes les paroles du Bouddha aussit�t apr�s la mort du Ma�tre .De nombreux sutra furent r�dig�s dans les si�cles qui suivirent la mort du Bouddha .Dans la quasi-totalit� des cas le sauteurs r�els des sutra nous restent inconnus .Les bouddhistes eux-m�mes se sont divis�s sur la valeur � accorder aux sutra post�rieurs � la mort du Bouddha .Une fraction d�entre eux, appel�e �Hinayan� � (ou �Petit v�hicule �) a soutenu que les ouvrages compos�s apr�s 480 avant J.C  ne pouvaient �tre authentiques et ne pouvaient,de ce fait ,repr�senter les paroles du Bouddha , alors que les adeptes du � Mahayana � soutenaient que les sutra post�rieurs venaient de la bouche du Bouddha .
 



 

Sutra du Diamant : 

En sanskrit : � Vjarachchedik�-Prajaparamita-S�tra � , litt�ralement : � Sutra du tailleur de diamant de la Sagesse supr�me � ). Il rev�t une importance notable dans les pays d�Asie du sud-est. Il explique que le monde ph�nom�nal ne constitue pas l�Ultime r�alit� mais une illusion , une projection de notre esprit .On a intitul� ce texte le Sutra du diamant car  il est � aigu comme un diamant, capable de trancher toute pens�e arbitraire et de mener � l�autre rive , celle de l�Illumination � . 



 

Sutra du Lotus  :

En sanskrit : � Saddharmapundarika-Sutr� �, c�est-�-dire : � Sutra du Lotus de la Bonne Loi �. C�est un des principaux sutra du bouddhisme mahayana. Il est particuli�rement populaire en Chine et au Japon. Il expose les id�es essentielles du mahayana : l�id�e de la nature transcendantale du Bouddha  et la possibilit� de salut universel. Il est consid�r� par les mahayanistes comme le sutra le plus complet, celui renfermant l�ensemble de la doctrine du Bouddha par opposition aux sutra hinayanistes qui n�expose chaque fois qu�un aspect partiel de la Loi .Le Sutra du Lotus est un sermon que le Bouddha aurait prononc� sur le Pic du vautour  devant une foule immense d��tres de toutes sortes .Il y explique qu�il existe de nombreuses m�thodes pour atteindre l�Illumination et que toutes sont profond�ment unies dans leur essence. Le sutra souligne , en outre, l�importance de la foi et de l�abandon de l�ego sur la voie du salut. Par ailleurs un chapitre particulier est consacr� au bodhisattva Avalokit�svara .

 

Thangka : 

Ce terme d�origine tib�taine d�signe une peinture r�alis�e sur �toffe � des fins religieuses. Ces peintures repr�sentent la plupart du temps des mandalas, parfois aussi  des �pata� (images de �saints� du bouddhisme tib�tain). Les tangka sont g�n�ralement r�alis�es par des lama appel�s �Lha-bri-ba�.


 
 

Tantra :
 

Le terme d�signe des textes sp�cifiques au Vajrayana, la forme de bouddhisme largement diffus�e au Tibet. Ces textes expliquent comment proc�der � certaines pratiques, comment visualiser des mandalas et d�crivent des m�thodes de m�ditations pouss�es. L'apprentissage des tantra requiert une initiation . Le but des Tantra bouddhiques est  d'obtenir l'illumination compl�te (le nirvana) au courant de cette vie-ci ou du moins, une meilleure renaissance  afin pouvoir continuer de se d�velopper spirituellement afin d'aider tous les �tres vivants, suivant l'id�al du bodhisattva. Ces pratiques sont tr�s ritualis� et riches en symboles. Un pratiquant tantrique peut se servir de la visualisation d'une d�it� , d'un mandala et peut aussi utiliser un " dorj� " accompagn� d' une "Dril-bu" (clochette).



 

Tantrisme  ( cf. -Vajrayana ) :

Le v�hicule tantrique ,qui s'est form� en Inde � partir du VIIe si�cle, est tr�s �troitement apparent� au Bouddhisme du "Grand v�hicule ".Il partage avec ce dernier une tendance marqu�e au syncr�tisme. Il est bas� sur la litt�rature des "tantras " , ouvrages d�crivant des proc�d�s magiques permettant d'acqu�rir des pouvoirs supranaturels. Dans le Bouddhisme tantrique une grande importance est accord�e aux mantras, syllabes sacr�es dont la r�citation m�canique permet d' acc�der � l'" Absolu " .



 

Tsongkhapa :  

En tib�tain, litt�ralement , : �L�homme de la vall�e de l�Oignon�. R�formateur et �rudit c�l�bre (1357-1419 ), il fut le fondateur de l��cole Gelugpa et le cr�ateur d�une des plus importantes traditions du bouddhisme tib�tain.



 

Vacuit� :
 

C�est la traduction fran�aise du terme sanskrit �sunyata �. Le terme sanskrit �sunya � d�rive de la racine � svi � (� gonfler �. �Sunta � signifie � relatif � ce qui est gonfl� �. Il semble que le terme ait voulu signifier que ce qui appara�t comme gonfl� de l�ext�rieur est , en fait , creux de l�int�rieur .La personnalit� de l��tre est gonfl� en tant qu�elle est constitu�e par les cinq �skandh� � mais �  creuse � � l�int�rieur parce qu�elle est d�pourvue de soi central .Selon cette conception la personnalit� ne contient rien qui ne lui appartienne en propre , elle est �  gonfl�e � de substance �trang�re et c�est ce corps �tranger que le pratiquant doit expulser .Le mot signifie en fait �  effacement du soi �  comme le soulignait Bodhidharma vers 500 de notre �re : � Toutes choses sont vides, et il n�y a rien qui soit d�sirable  ou digne d��tre recherch� � .La vacuit� est ce qui se tient entre l�affirmation et la n�gation, entre l�existence et la non-existence , l��ternit� et l�annihilation .Le Monde b�tit habituellement ses conceptions sur deux choses, l�existence et la non-existence. "Il est " et "Il n�est pas " en sont les deux extr�mes qui emprisonnent le Monde entre deux limites. L� ��veill� � transcende cette limitation, �vitant les deux extr�mes le Bouddha enseigne un dharma du milieu. Ce Dharma s�appelle �  Vacuit� � .
 


 
 

Vajrayana :
 

Le terme est compos� � partir du mot "vajra", diamant et "yana", v�hicule. Le Vajrayana est plus souvent d�sign� sous l'appellation  de bouddhisme tantrique (� cause de l'utilisation des " tantra ") ou "bouddhisme tib�tain ", puisque cette forme de bouddhisme est pratiqu�e quasi-exclusivement dans cette r�gion du monde. Le bouddhisme tantrique est issu du bouddhisme Mahayana et , comme ce dernier , il vise a d�velopper la compassion pour tous les �tres (l'id�al du Bodhisattva). Le but du Vajrayana est d'obtenir l'�veil le plus rapidement possible, en une seule vie id�alement afin pour pouvoir aider tous les �tres dou�s de sensation (donc ayant la possibilit� de souffrir). Pour y parvenir, on se sert de pratiques mahayanistes mais on en rajoute d'autres (les tantras), telle la visualisation de d�it�s lors de la m�ditation et des s�ries de pratiques �sot�riques (soit requ�rant un lien de ma�tre � �l�ve) expliqu�es dans les "tantra ". Le Vajrayana vise � am�liorer le corps (certaines pratiques de m�ditation et certaines formes de yoga), la parole (par la r�citation de " mantra ") et l'esprit (par la m�ditation et la visualisation de d�it�s ou de mandala), toujours dans le but d'obtenir l' " �veil " le plus rapidement.
 

 

                                          

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