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Petit lexique de l'Islam et de la civilisation islamique

 

 

"L'Islam est id�ologie et foi, patrie et nationalit� , religion et �tat, esprit et action, livre et �p�e" ( Hassan Al-Banna )
 

 

 

 

 


ABBASSIDES

C�est la deuxi�me dynastie califienne l�Islam qui r�gna  de 750 ( chute des Umayyades ) � 1258 ( prise de Bagdad par les mongols ) .Les califes abbassides r�sid�rent toujours en Irak, dont ils avaient fait la province centrale de leur empire .Il r�sid�rent � Bagdad , fond� en 762 .Au fil des ann�es les califes perdirent leur autorit� sur de nombreuses provinces et furent contraints de reconna�tre � certains gouverneurs investis par eux une certaine ind�pendance  (Aghlabides, T�hirides, Saff�rides , Samanides, Toulounides , etc� ) et parfois , d�assister, impuissants, � la s�cession de certaines provinces : Andalus , Maghreb, �gypte des Fatimides , �

 


 
ABRAHAM

Le proph�te de l�Ancien Testament est mentionn� par le Coran sous le nom d� � Ibrahim al-Khalil � ( � L�ami de Dieu � ).Il est consid�r� comme l�anc�tre des Arabes par son fils Isma�l et le constructeur de la Ka�ba. Il est consid�r� comme le repr�sentant le plus parfait de la religion monoth�iste avant que celle-ci ne soit d�natur�e par les juifs et les chr�tiens et r�tablie dans son int�grit� premi�re par le proph�te Muhammad.

 

AGHLABIDES

Dynastie de gouverneurs relativement autonomes qui dirigea l'Ifriqiya au IXe si�cle  au nom des Abbassides. Elle installa sa capitale � Kairouan et fit construire successivement deux autres capitales : al-Ab�ssiyya et Ruq�da .

 

ALCAZAR

Mot espagnol issu de l'arabe "al-qasar " qui signifie "maison", "palais fortifi�"  et qui vient lui-m�me du latin " castrum " .

 

 

ALI 

Cousin et gendre du Proph�te , il avait �pous� sa fille Fatima , il fut un des compagnons de la premi�re heure et le quatri�me des califes Rashidun. Il fut � l�origine de l��clatement de l� � umma � et de la naissance du Chiisme .

 

ALLAH

C'est le nom du dieu unique pr�ch� par Muhammad  et dans lequel on peut reconna�tre une forme contract�e  de " al-il�h " (en h�breu : " Elohim ") , " le dieu " . Dans l'Arabie pr�islamique ce  nom �tait d�j� en usage . Il y repr�sentait moins un dieu particulier que la divinit� en g�n�ral incarn�e dans une multitude dieux locaux et/ou tribaux . L'objectif de la pr�dication muhammadienne a �t� de faire accepter l'unicit� d'Allah et une des premi�res sourates du Coran  ( sourate CXIII ) appelle le proph�te � proclamer qu'Allah est unique : " Il n'engendre pas et il n'est pas engendr� " . Le Dieu de l'Islam, du fait qu'il est unique , est tout naturellement pourvu de toutes les perfections imaginables .Ces perfections sont exprim�es dans le Coran par les qualificatifs que Dieu se donne : le "Tr�s Saint " , le "Tr�s Haut " , le "Protecteur " , le " Donateur " , ... Dieu est vivant et �ternel ( " Le vivant qui ne meurt point " ( XXV, 58 ) ).Il est tout-puissant et les cieux et la terre lui sont soumis  ( "Le Roi " , " Le Seigneur des Mondes " , "le Vainqueur " , etc... ).Il est omniscient  (" le Bien- Inform� " , " le T�moin " , " le Vigilant " , ... ). Dieu est juste ce qu'il signifie qu'il agit conform�ment � ce que la raison du croyant lui dit �tre la justice. Cette justice est cens� se manifester au dernier Jour lorsqu'il r�compensera ceux qui  auront cru  en lui et agi en son nom. Dieu est bon et sa bont� se manifeste dans l'aide qu'il apporte aux hommes relativement � leur salut dans l'Au-Del� , autrement dit sa gr�ce. Il est aussi " Celui qui pardonne" . Par ailleurs Dieu n'est pas un corps et il n'as pas de forme .De fait il ne saurait ressembler � rien de ce qui existe .De ce fait l'Islam a , d�s l'origine , prohib� toute forme de repr�sentation figur�e de Dieu .Dieu est cr�ateur et il a cr�� tout ce qui existe .cette cr�ation �tant con�u comme ex nihilo. Tout au long de l'histoire de l'Humanit� Dieu n'a cess� de susciter des proph�tes au sein de l'Humanit� pour rappeler cette derni�re � la vraie religion. Parmi ces proph�tes il y a naturellement Moise , l'homme de la Tora et le proph�te le plus souvent cit� dans le Coran, mais aussi J�sus , No� , Aaron , Abraham ( que le Coran pr�sente comme le premier  " soumis "  (" muslim " , autrement dit " musulman " ), Isma�l, Isaac, Jacob, Joseph , David , Salomon , ...

 

AMIR AL-MU'MININ

"Commandeur des croyants " ( terme d'origine arabe ). C'est depuis Umar ( 2e calife ) un titre honorifique r�serv� au Calife .

 

ANDALUS 

Le terme, d�origine obscure , d�signait dans le monde m�di�val la partie musulmane de la p�ninsule ib�rique .Sa population en �tait fort diverse incluant des autochtones convertis ou non � l�Islam , des arabes musulmans , des berb�res , des esclaves noirs et slaves . Andalus fut le si�ge de diverse dynasties locales dont celle des Umayyades d�Occident .

 

 

ANICONISME 
( 'adm tajoid al-Lah )

Proscription de la fabrication de toute �forme � ou �image � (en arabe � sur� �) d��tre vivant. Le Coran lui m�me n'y fait pas allusion, m�me si les violentes diatribes qu'il contient contre la religion arabe pa�enne impliquent bien entendu la destruction des idoles Ce sont en fait les dires et les instructions �dict�es par le proph�te Muhammad, les � hadiths � qui en ont fait �tat, et ont suscit� la jurisprudence dans ce domaine. Le proph�te a en effet d�conseill� l'utilisation de tout objet d�cor� d'un quelconque motif figuratif. La tradition rapporte qu'il demanda � l'une de ses femmes d'enlever une �toffe d�cor�e de la pi�ce o� il s'appr�tait � accomplir la pri�re, afin de ne pas risquer d'�tre distrait. Ailleurs, Muhammad affirme que l'Ange de la R�v�lation refusait de s'approcher de sa demeure si elle abritait une quelconque image. Enfin, il mena�a les artistes d'avoir � compara�tre devant Dieu au Jour du Jugement, d'�tre mis en demeure de donner vie � leurs oeuvres et, devant leur incapacit� � le faire, d'�tre confondus et pr�cipit�s dans les tourments de l'enfer. Ces quelques traditions, et d'autres encore, ont amen� les musulmans d�s les g�n�rations les plus anciennes, � consid�rer la reproduction figurative comme condamnable et � pr�f�rer les motifs stylis�s, du moins s'agissant d'art religieux. Cette r�pugnance � repr�senter Allah sous quelque forme que ce soit trouve tr�s probablement son origine dans la volont� de l'Islam naissant de se d�marquer du polyth�isme idol�tre pr�-islamique. Cette m�fiance envers l'anthropomorphisme divin s'est ensuite tout naturellement �tendue  � la personne du Proph�te elle-m�me. Il faut cependant  relativiser le caract�re  absolue de cette interdiction. Cette derni�re fut en effet transgress�e � de nombreuses reprises  dans l'iconographie soufi, dans les enluminures persanes et turques ainsi que dans les �crits des grands ex�g�tes du Coran comme Tabari ou Ghazali.

 

ARABESQUE 

Type d�ornementation sp�cifiquement islamique, apparu dans l�art abbasside ,  consistant en stylisations d�origine v�g�tale  anim�es d�un mouvement rythmique et visant � recouvrir enti�rement la surface � orner .

 

ASIE MINEURE

C'est d'abord le nom que les Anciens donnaient � la partie occidentale de l'Asie , au sud de la Mer Noire. G�ographiquement " Asie Mineure " correspond � l'Anatolie . C'est un pont terrestre entre l'Asie et l'Europe .C'est un monde interm�diaire qui a connu une infinie diversit� de civilisations, de peuplements , de migrations , de religions .

 

 

�ASSASSINS� (� NIZARITES�, �HASHASHINES�) 

 

Les Niz�rites,Hash�chines, ou Assassins, �taient une secte militante musulmane (shii�te isma�lite) active du VIIIe si�cle au XIVe si�cle. Mais c'est surtout � partir du XIe si�cle (en 1094, � la suite d'une scission importante dans le courant isma�lite) et pendant tout le Moyen �ge, en Perse et en Syrie, que se firent le plus remarquer les Hash�chines (ou  H'ashashines �, nomm�s ainsi par les Crois�s), sous l'influence de leur chef Hassan al Sabah' (aussi appel� le � Vieux de la Montagne �, ou le � Vieil Homme de la Montagne �), � partir du fort Alamut, au Sud-ouest de la mer Caspienne. � la fin du Moyen-�ge, leur quasi-disparition a co�ncid� avec l'essor de la branche principale (quinze millions de fid�les de nos jours) de l'isma�lisme ; leurs descendants actuels sont les Isma�lites, avec � leur t�te l'Aga Khan.

 

BARAKA  

Le terme signifie b�n�diction, chance, destin favorable. Cette force b�n�fique est d'origine divine. Le terme peut aussi d�signer la force dont sont pourvues les saints hommes et qu'ils peuvent transmettre. Enfin cette force peut impr�gner  des lieux ou des objets consid�r�s comme sacr�s. Le musulman peut obtenir ce charisme en se rendant en p�lerinage dans un lieu saint.

 

BASMALA (ou "BISMILLAH")

C�est une formule emprunt�e � la sourate liminaire du Coran qu�il est recommand� aux musulmans de r�p�ter  en de nombreuses circonstances de la vie  et par laquelle d�butaient g�n�ralement tous les textes et les documents �crits. Cette  formule qui figure au d�but de chaque sourate du Coran  : " Bi�mi-Ll�h Er-Rahm�ne Er-Rah�m " (بسم الله الرحمن الرحيم), signifie litt�ralement : " Au nom de Dieu , l�Origine , l�Arrangeant ", traduite par : �  Au nom de Dieu , el Cl�ment , le Mis�ricordieux �.La raison d'�tre de cette ouverture appel�e � basmala � (بسملة) est de rappeler que toute chose commence et se fait " Au Nom de Dieu ". C'est d'ailleurs pour cette raison que les Musulmans ont pour habitude de faire pr�c�der leurs faits et gestes par " Bi�mi-Ll�h " : "Au nom de Dieu " (بسم الله)

 

BAZAR

C'est un march� marqu� par une forte sp�cialisation professionnelle et une forte concentration spatiale .Le bazar ottoman n'est pas seulement un lieu sp�cialis� dans l'�change de marchandises , il concentre aussi un certain nombre d'activit�s artisanales et industrielles .C'est aussi le centre n�vralgique autour duquel s'organise la cit� turque : on y trouve souvent une mosqu�e , ainsi que des bains. Il peut aussi se r�duire � un simple alignement de boutiques de part et d'autre d'une rue .Pour prot�ger les chalands contre les rigueurs du soleil , certaines rues pouvaient �tre couvertes .Dans les grands cit�s chaque m�tier , chaque type de commerce , occupait une rue particuli�re et certaines rues pouvaient �tre ferm�es la nuit et plac�es sous la surveillance de gardiens .Une ville disposait g�n�ralement de plusieurs bazars mais le principal se trouvait � proximit� du b�desten , la partie la plus active du centre commercial .


 

B�desten , Edirne , Turquie

 

BEDESTEN

Le terme original est "bezistan ".C'est la partie du bazar o� �taient vendus les textiles ( le mot "Bez " d�signe encore aujourd'hui une fabrique de lin ou de coton  et "Bezzar " d�signe le vendeur de textile).

 

BERBERES : 

Ce sont des ethnies regroup�es en tribus ind�pendantes et localis�es pour l�essentiel dans les zones montagneuses du Maghreb. Les berb�res furent islamis�s d�s le VIIIe si�cle mais ils rest�rent rebelles vis-�-vis du pouvoir. Ces populations ne se d�signent pas comme �berb�res �, terme qu�elles ignorent, mais comme �Imazhigen � (�Hommes libres �) .Leur langue est le tamazghit qui se subdivise en trois ensembles distincts : -le riftain (�tarifit �), le braber (�tamazghit�) et le chleuh  (� tachelhit �).

 
 

CALIFAT

Le terme "Calife" est issu de l�arabe �Khalifa � (�successeur � et par extension "vicaire", "lieutenant" ). Le terme d�signe les successeurs de Muhammad � la t�te de l��tat musulman. C'est une institution musulmane n�e au lendemain de la mort du Proph�te (632) pour d�signer la charge assur�e par Abu Bakr , le premier successeur de Mahomet  et chef temporel de la Communaut�  des Croyants.
 

 

Califes Abbassides en Irak

Califes Abbassides du Caire

al-Saff�h

749-754

al-Mustansir

1261

al-Mans�r

754-775

al-Hak�m Ier

1261-1302

al-Mahdi

775-785

al-Mustakfi Ier

1302-1340

al-H�di

785-786

al-W�thiq Ier

1340-1341

Haroun al-Rachid

786-809

al-Hakim II

1341-1352

al-Am�n

809-813

al-Mu`tadid

1352-1362

al-Ma'm�n

813-833

al-Mutawakkil Ier

1362-1377

al-Mu'tasim

833-842

al-Mu`tasim

1377

al-W�thiq

842-847

al-Mutawakkil Ier

1377-1383

al-Mutawakkil

847-861

al-W�thiq II

1383-1386

al-Muntasir

861-862

al-Mu`tasim

1386-1389

al-Musta�n

862-866

al-Mutawakkil Ier

1389-1406

al-Mu`tazz

866-869

al-Musta`in

1406-1414

al-Muhtadi

869-870

al-Mu`tadid II

1414-1441

al-Mu`tamid

970-892

al-Mustakfi II

1441-1451

al-Mu`tadid

892-902

al-Q�'im

1451-1455

al-Muktafi

902-908

al-Mustanjid

1455-1479

al-Muqtadir

908-932

al-Mutawakkil II

1479-1497

al-Q�hir

932-934

al-Mustamsik

1497-1508

al-R�di

934-940

al-Mutawakkil III

1508-1516

al-Muttaqi

940-944

al-Mustamsik

1516-1517

al-Mustakfi

944-946

al-Mutawakkil III

1517

al-Mut�`

946-974

-

-

al-T�'i`

974-991

-

-

al-Q�dir

991-1031

-

-

al-Q�'im

1031-1075

-

-

al-Muqtadi

1075-1094

-

-

al-Mustazhir

1094-1118

-

-

al-Mustarshid

1118-1135

-

-

al-R�shid

1135-1136

-

-

al-Muqtafi

1136-1160

-

-

al-Mustanjid

1160-1170

-

-

al-Mustadi

1170-1180

-

-

al-N�sir

1180-1225

-

-

al-Z�hir

1225-1226

-

-

al-Mustansir

1226-1242

-

-

al-Musta`sim

1242-1258

-

-

 

CHARI'A
 

C'est la " Voie � suivre "  ( "Loi de l'Islam") .C'est un ensemble de prescriptions auxquelles le musulman doit se soumettre  dans les domaines  de la religion, des relations sociales et des questions juridiques. La Chari'a est fond�e sur trois �l�ments  : - Le Coran ( 114 sourates  ou chapitres et 6226 versets ). C'est la parole de Dieu  ( Allah ) r�v�l�e en arabe  par l'archange Gabriel (Jebril ) au Proph�te de Dieu  Mahomet (Mohammed en arabe),  La Sunna  ( "Tradition du Proph�te " )  qui est compos�e de hadiths  ("courts r�cits ") rapportant ses paroles, conseils, gestes, comportements  , -Le Fiqh (racine signifiant  " conna�tre ", "examiner"), c'est � dire le Droit musulman �labor� par les fuquah� (singulier : "Fiqh ")  " jurisconsultes-th�ologiens"  qui interpr�tent la fa�on dont il convient d'appliquer la Loi .

 

CHIISME

En arabe  "sh�'a " , c'est-�-dire  "sh�'a Ali " ou "parti de Ali" .C'est un mouvement politico-religieux  largement r�pandu aujourd'hui dans le monde musulman. La naissance  du chiisme  r�sulte  du refus de certains musulmans  d'admettre la l�gitimit� des dynasties Omeyyades et Abbassides et de la volont� de r�server le califat, c'est-�-dire la direction de la communaut� ("Umm� ") � Ali et � ses descendants. C'est � partir de cette opinion divergente sur le choix de l'imam que s'individualisa le chiisme.

 

CORAN

Le terme "Coran", en arabe "qur'�n", signifie "r�citation ". Le terme arabe , emprunt� au syriaque, signifie : "r�citation � voix haute ".C'est vers la fin de la pr�dication de Mahomet que le terme prit le sens  d' "�criture"  (alternant souvent avec le terme " Kitab"  ("texte �crit, lire"). Le terme fut malencontreusement transcrit  jusqu'au XVIIIe si�cle en : "Alcoran", "Alkoran", "El Koran ", etc... d'o� , en fran�ais , l'orthographie de "Coran" encore usit�e de nos jours. Il d�signe l'ensemble des r�v�lations transmises par le proph�te Muhammad et mises par �crit apr�s sa mort, constituant ainsi une des bases fondamentales de la doctrine musulmane. Le terme "quara'� "  ( "lire", "r�citer")  appara�t souvent dans le texte du Coran et, en particulier, dans un verste consid�r� comme le plus ancien  (Coran , XCVI, 1) o� le Proph�te re�oit de Dieu l'ordre suivant : " R�cite au nom du Seigneur qui cr�a" .Les premi�res r�v�lations se situeraient vers 612. Elles dur�rent vingt ans  ,avec des interruptions plus ou moins longues, pour s'achever � la mort du Proph�te  le 13 rab� I de l'an 11 de l'H�gire (8 juin 632). Le Coran comprend des chapitres appel�s "sourates" (de l'arabe "sura") compos�s de versets ("aya"). Du vivant de Mahomet les messages r�v�l�s �taient transmis par le bouche � oreille. Apr�s l'installation de Mahomet � M�dine , on commen�a � les noter, de mani�re tr�s �pisodique, sur des supports vari�s  (omoplates de chameaux, morceaux de cuir, ...). Selon la tradition le premier exemplaire du Coran (un "corpus" des notes prises et conserv�es par les premiers adeptes ) aurait vu le jour vers la fin du califat d'Abu Bakr , aux environs de 634 .L'ancien secr�taire du Proph�te, Zayd Ibn Thabit aurait proc�d� � une compilation des paroles de Muhammad. L'�tablissement d'une version officielle ( "Vulgate" ) survint sous le califat de Uthman (644-656). Le Coran comprend 114 sourates de longueur variable, divis�es en versets  dont le nombre varie de 3 � 287. Les sourates les plus longues se trouvent au d�but du livre et les plus br�ves � la fin. Le classement ne correspond pas � l'ordre chronologique suppos� de la pr�dication. Aussi certains ex�g�tes musulmans  ont cherch� � reconstituer l'ordre chronologique des sourates en distinguant les sourates mekkoises et les sourates m�dinoises.

 

DAR EL-ISLAM

Le terme signifie "territoire de l'Islam" .On utilise aussi le terme "Dar es-Salam " ( �Le territoire de la Paix" ) .C'est celui de la Umma  ( "La Communaut� des croyants " ) qui s'oppose au " Dar el-Kufr " ( "Le territoire de l'impi�t� " ) ou " Dar el-Harb "  ("Territoire de la Guerre ") .Ce terme fr�quent chez les premiers musulmans fut repris par des contemporains comme Hassan El Banna , fondateur en 1928 des Fr�res musulmans  (�gypte) , et par l'Ayatollah Khomeiny . Il inspire l'action de l'Arabie Saoudite  et de la Ligue Islamique mondiale qu'elle a constitu� en 1961.

 

DERVICHE

Ce terme d�signe dans le monde musulman le membre d'une communaut� religieuse  (Tarika) se rattachant au Soufisme et dirig�e par un Cheik. Le rite religieux, commun � toutes les confr�ries , le Dikr ( Comm�moration d'Allah) provoque une forte excitation religieuse , soit � l'aide d'excitants, soit par un �tat de transe obtenu par les cris, la musique, la danse  �ventuellement tournante .En Turquie les communaut�s de derviches  ont �t� dissoutes par Atat�rk dans le cadre de sa campagne pour la la�cisation de la R�publique. Elles subsistent cependant sous la forme d'associations plus ou moins tol�r�es.

 

�MIR 

En arabe �amir � : �Celui qui est rev�tu de l�autorit� �  (�amr �), � commandant �. Le terme d�signe les chefs militaires et les gouverneurs de province charg�s du commandement des troupes et de la direction de la pri�re.

 

FATIMIDES  

Dynastie califienne qui r�gna d�abord en Ifriqiya, puis en �gypte de 909 � 1171 ; elle pr�tendait descendre de Ali et Fatima  et fut soutenue par un mouvement chiite extr�miste, l�Isma�lisme .Au d�but du Xe si�cle un �missaire du mouvement chiite isma�lien Ab� Abd Allah s�installe dans le Maghreb et parvient, avec l�appui des berb�res, � battre en br�che l�autorit� des gouverneurs aghlabides d�Ifriqiya et � s�emparer de leur capitale Rakkada. Il y fait proclamer calife un syrien Ubayd Allah. Il se pr�tendait descendant d�Isma�l lui-m�me, lui-m�me descendant d�al-Husayn, fils d�Ali et Fatima, d�o� le nom de Fatimides que se donn�rent les membres de la dynastie. La dynastie r�gna quelques temps sur l�Ifriqiya avant de se lancer dans la conqu�te de l��gypte en 969 par le g�n�ral fatimide Djawhar, fondateur du Caire. La fondation de la ville s�accompagna de la cr�ation de la mosqu�e Al-Azhar  qui fut pendant des si�cles un ventre actif de propagande  fatimide isma�lien avant de de venir un des centres majeurs d�enseignement de la doctrine sunnite .

 

FEMME

Dans l'Islam le doit religieux ( Fiqh) consid�re sur plusieurs points que la femme n'est pas l'�gale de l'homme. Le mariage place la femme dans une totale soumission vis-�-vis de son mari qui peut la r�pudier unilat�ralement. Dans le domaine juridique le t�moignage d'une femme �quivaut � la moiti� seulement du t�moignage d'un homme. Par ailleurs la fille ne peut percevoir, en h�ritage, que la moiti� de la part qui revient � son fr�re. Enfin les r�gles de pr�s�ance interdisent � la femme de se montrer sans voile � un homme qui n'est ni son mari ni un membre de la famille (cf.-"voile").

 

 

FONDAMENTALISME

C'est la volont� d'un retour aux textes fondateurs de l'Islam (Coran et hadiths ).Le Fondamentalisme peut fusionner avec l'Islamisme  quand il manifeste la volont� d'imposer � la soci�t� et � l'�tat le mod�le th�ocratique qui caract�risait l'Islam des origines. Ce mod�le originel est d'autant plus rigoureux qu'il se r�f�re � un Islam id�alis�  et largement r�interpr�t� en fonction des pr�suppos�s politiques de ses auteurs.

 

HADITH /  HADIT
(pluriel Ahadith / Ahad�t ) 

Le terme, qui signifie "dit", "propos", "r�cit", d�signe les paroles et les faits du Proph�te transmis oralement par ses compagnons avant d��tre fix�s par �crit, bien longtemps apr�s sa mort. Un "isnad", t�moin auditif,  l'aurait transmis � un autre  auditeur, lequel aurait fait de m�me  jusqu'au " collecteur" (mouhaddit) qui l'a recueilli et consign�e dans un livre. Les recueils de hadiths forment la tradition musulmane ou �Sunna�. En r�gle g�n�rale les traditionalistes devaient citer leurs sources d�o� l�indication de �cha�nes � (�hisnad �) d�informateurs dignes de foi (�je le tiens d�un tel qui le tient d�un tel�) qui doivent remonter jusqu�� un contemporain et/ou un proche du Proph�te. Cependant beaucoup de traditions sont apocryphes et beaucoup de cha�nes de garants ont �t� invent�es. Seuls ont �t� retenus par l�Islam orthodoxe les �hadiths � dont la cha�ne de garants a �t� jug�e fiable et authentique. Le hadith est dit "qods�" (hadith divin) quand il �mane directement de Dieu lui-m�me. Les ahadith sont class�s en fonction de leur exactitude. Un hadith authentique  est dit  "sahih" (digne de foi). On distingue aussi le hadith " bon" (hassan) et le hadith "faible", g�n�ralement apocryphe . On compte six grands recueils de ahadith (les sonnan) appel�s chacun  shahih ( l'authentique).

 

HAMMAM
 

Bain � �tuve pr�sent dans le monde musulman d�s les �poques les plus recul�es. En Turquie le hammam atteint une perfection technique qui, est rest�e in�gal�e .


 

HAN
 

Terme turc issu du persan "Khan " d�signant , d'une part un g�te d'�tape  sur les grandes voies de communication , d'autre part un entrep�t , puis une h�tellerie  , dans les grandes agglom�rations .On distingue g�n�ralement le han urbain et le han routier .Le han routier est fr�quemment d�sign� par le terme  de "Kervansaray " .Il est n� du besoin d'assurer le repos et la protection des marchands contre le pillage dans les r�gions peu s�res .C'est une construction quadrangulaire , souvent � deux �tages , pourvue de tours massives .Il a l'apparence d'un fortin dont il se distingue par un portail monumental plus ou moins d�cor� .A partir d'une cour centrale s'ordonnent  un rez-de-chauss�e avec des d�p�ts , des magasins , des �curies .A l'�tage des chambres et des bureaux s'ouvrent sur une galerie entourant la cour .Quant au han urbain c'est un entrep�t , un lieu de transactions commerciales situ� au centre la zone commer�ante de la cit� et dont l'ordonnance n'est pas sans �voquer l'agora grecque .Le han est parfois une fondation pieuse et constitue alors une source de revenus au profit d'une m�dress�  ou pour l'entretien d'une mosqu�e .

 

HARAM
 

Salle de pri�res des mosqu�es

 

HAREM

Ce terme d'origine arabe renvoie � la notion abstraite de ce qui est interdit : ce n'est pas forc�ment une id�e d'enfermement mais plut�t d'inviolabilit� .Par extension il d�signe dans le monde musulman les appartements des femmes  , des enfants , des concubines et des servantes , � l'arri�re-plan des parties de la demeure consacr�es � la vie publique du chef de famille. Dans les palais ottomans le terme d�signe la partie o� habitent la famille et les esclaves du Sultan. Le Harem ottoman comportait des esclaves ( originaires d'Europe , d'Asie et d'Afrique ) sous l'autorit� de la Sultane - valide  ( sultane m�re )  et de l'Agha noir  ( "Agha de la demeure de F�licit� " ) et sous la protection des eunuques blancs du Caucase  et des eunuques noirs du Soudan .

 

�  HIJRA �

( +  Calendrier musulman )

En fran�ais �H�gire � (�expatriation�).Le terme d�signe l�exil de Muhammad et des premiers musulmans, chass�s de la Mekke ,  � Yathrib  (M�dine (�  Madinat al-Nab� � ("ville du proph�te") ).La date de cet �v�nement fondateur fut fix�e au 16 juillet 622 par le calife Abu Bakr . Cette date marque le d�but de l��re musulmane et de son calendrier . Cette date fut choisi en 637 par le Calife Omar qui pr�f�ra cette date plut�t que l'ann�e de naissance du proph�te Muhammad (570 ou 571).Le calendrier musulman a �t� adopt�, sous sa forme actuelle, vers 632 apr�s J.-C. Il d�finit l'�re musulmane dont l'origine, 1er jour de l'an 1 (H�gire), correspond au vendredi 16 juillet 622 julien. C'est un calendrier de type lunaire. Les ann�es sont de 12 mois. Le cycle lunaire des musulmans est de 30 ans. Il comporte 19 ann�es communes de 354 jours et 11 ann�es abondantes de 355 jours. D'une ann�e � l'autre le d�but de l'ann�e musulmane se d�cale donc de 10 � 12 jours par rapport aux saisons (en moyenne de 10.875523... jours par an). A l'int�rieur d'un cycle les ann�es abondantes sont les ann�es num�rot�es 2, 5, 7, 10, 13, 16, 18, 21, 24, 26, 29.Le cycle actuel a commenc� le 1 Muharram de l'an 1411 de l'�re musulmane qui correspond au mardi 24 juillet 1990. Les mois sont d'une dur�e de 30 et 29 jours alternativement, le premier mois de l'ann�e �tant de 30 jours et le dernier de 29 jours (ann�e commune) ou 30 jours (ann�e abondante). La dur�e moyenne du mois (29,530556 jours) est voisine de celle de la lunaison.

Pour obtenir une date d�apr�s une date donn�e en ann�e de l�H�gire on doit multiplier  cette derni�re par 0,97 et ajouter  62,5 au r�sultat obtenu .On peut aussi multiplier l�ann�e de l�H�gire par 2,977, puis diviser  ce r�sultat par 100 et soustraire ce quotient de l�ann�e de l�H�gire. Pour trouver une date universelle d�apr�s une ann�e de l�H�gire il faut soustraire de celle-ci le nombre 622, multiplier le r�sultat par 1,0307 et ajouter 0,46. Quand il reste des d�cimales on ajoute 1.

 
 

IFRIQIYA

Mot arabe ( du latin " Africa " ) d�signant la partie orientale du Maghreb. Ses fronti�res g�ographiques sont assez floues . A l'origine cette appellation faisait r�f�rence � la r�gion comprise entre Tripoli et Tanger .


 

IMAM

Dans le sunnisme l'imam , qui est un la�c et non un clerc , condit la pri�re � la mosqu�e et prononce le pr�che. Dans le chiisme l'imam est d�positaire de l'autorit� religieuse .

 
 

ISLAM

Religion monoth�iste � r�v�lation scripturaire apparue en Arabie au VIIe si�cle .Dans le Coran c�est le nom attribu� � la religion pr�ch�e par le Proph�te Mahomet ( �La religion , aux yeux de Dieu , est l�Isl�m � ( Coran , III , 17 ) ) .En Occident , et par extension , le terme en est venu � d�signer le monde auquel cette religion s�est �tendue au fil des si�cles .Le terme arabe signifie �tymologiquement �  soumission � Dieu � et le terme � muslim � (au pluriel : �muslim�n �) , nom d�agent correspondant au terme � islam � �tait appliqu� � ceux  qui avaient adh�r� � cette religion .On a souvent tendance � consid�rer l'Islam comme un tout monolithique  et immuable .Il n'en est rien et l'Islam a connu des schismes , des p�riodes de grandeur et de d�cadence .Par ailleurs tous les musulmans (1,3 � 1,5 milliards) ne sont pas arabes (300 millions seulement) et tous les arabes ne sont pas musulmans  (il existe 10% de chr�tiens arabes ) .

Il se r�partit entre plusieurs  "familles d'esprit" .

Les sunnites rassemblent l'�crasante majorit� des musulmans  (95% en Afrique du Nord et au Proche-Orient ). Ce sont les "orthodoxes" de l'Islam fondant leurs pratiques  religieuse sur le Coran compl�t� par la Sunna. Ils ont reconnu l'autorit� du calife  ( "Le commandeur des croyants ")  qui dirige la communaut� ( "l'Umma " ) .Le Calife est le successeur et le repr�sentant du Proph�te  et il est le d�positaire de la Shari'A. Il n'y a plus de dirigeant officiel de l'Islam sunnite  depuis la disparition du califat le 4 mars 1924. Les sunnites sont subdivis�s en quatre �coles : hanbalite, mal�kite, chaf�ite, hanafite. Ce sont des �coles juridiques et elles ne diff�rent pas dans la pratique religieuse d'o� l'inexistence de conflits.

Les chiites forment un groupe h�t�rodoxe s�par� de la Communaut� au VIIe si�cle ( "grande rupture" ou Fitna).Ils contestent les conditions dans lesquelles a �t� assur�e la succession de Mahomet. Ils soutiennent que les successeurs du Proph�te doivent �tre choisis parmi les membres de sa famille . La succession l�gitime revient � Ali, son gendre, 4e calife  et 1er imam de la communaut�  chiite. Les partisans d'Ali reconnaissent l'autorit� de sa famille, ses deux fils  Hassan (2e imam) et Hussein ( 3e imam), puis les descendants de Hussein. Le conflit entre sunnites et chiites repose sur la question de l'imamat  c'est � dire de l'autorit� l�gitime dans l'Islam. La lign�e des imams descendants de Hussein ne s'est pas maintenue  jusqu'� nos jours. Le dernier imam a �t� " occult� "  et ne reviendra qu'� " la fin des temps" , c'est le Mahdi qui inaugurera le r�gne de Dieu sur Terre. Les chiites sont environ 70 millions, dont 20 - 25 millions dans le monde arabe . Les plus nombreux sont les Duod�cimains  ou im�mites qui reconnaissent 12 imams (Irak, Liban, Bahre�n , �mirats arabes unis). On rencontre aussi les zaydites (Y�men), les isma�liens , les alaouites ( Syrie), les druzes (Liban) .

Les Kharijites forment un groupe � part. Ce sont les partisans d'Ali " d��us".Ils se sont s�par�s lors de la bataille de Siffin avec les sunnites en 657.Ils reprochent � Ali d'avoir, par faiblesse, accept� un arbitrage. Les Kharijites  forment de petites communaut�s  en Alg�rie (Mzab), en Libye (Jbel Nefoussa ) et � Oman ( Jbel Akhdar ) .

 

ISLAMISME

C'est un concept qui d�signe l'utilisation politique de l'Islam. Au XIXe si�cle le terme d'islamisme , plut�t que celui d'Islam, �tait couramment employ� par analogie avec le Juda�sme et le Christianisme. Depuis la victoire de l'ayatollah Khomeiny en Iran (1979) Islamisme d�signe l'Islam politique ou radical dont les partisans sont d�sign�s comme islamistes. Ils se d�signent eux-m�mes par le n�ologisme "islamiyoun" pour se distinguer  des simples musulmans. Ce n�est pas une th�ologie mais une id�ologie politico-sociale pr�nant le retour aux valeurs traditionnelles de l�Islam et faisant son lit du discr�dit qui affecte les id�ologies occidentales. La � nouveaut� de l�islamisme repose sur une lecture politique de l�Islam. L�objectif des islamistes  est d��tablir, � partir de l�Islam, une id�ologie capable de constituer une alternative cr�dible  aux id�ologies occidentales. Il s�agit d�une tentative de reprise en main  d�une soci�t� en cours d�acculturation et d�occidentalisation. L�islamisme repose d�abord sur le constat de la d�cadence  des soci�t�s musulmanes .Il ne s�agit cependant pas d�un combat contre la modernit�, mais du rejet d�une modernit� impos�e de l�ext�rieur. Contrairement � une id�e assez largement r�pandue en Occident  le recrutement des islamistes  s�effectue dans les classes ais�es et moyennes, en milieu urbain et , fr�quemment , sur les campus des universit�s. L�islamisme ne doit pas �tre consid�r�e comme la renaissance d�un archa�sme r�trograde, mais une revendication anticolonialiste, anti imp�rialiste et antioccidentale qui utilise l�Islam comme tremplin d�une �mancipation culturelle. L�islamisme peut �tre d�fini comme un n�o-fondamentalisme violemment anti-occidental. Cette derni�re particularit� explique sa violente opposition � la la�cit� .A l�heure actuelle rares sont les �tats  vraiment islamistes  (Iran, Arabie saoudite), mais la visibilit� de l�extension islamiste dans les soci�t�s musulmanes est de plus en plus visible ( port de la barbe pour les hommes, port du voile pour les femmes, �). Les ailes extr�mistes de l�islamisme, au premier rang desquelles figure Al-Qaida , n�h�sitent pas � recourir � la violence et � l�action arm�e.


 

 

JIHAD  ( ou DJIHAD )

Le terme signifie " effort " en arabe. Au sens premier il est interpr�t� comme l' "effort ou lutte contre soi-m�me pour devenir meilleur ". C'est par extension que ce terme a finit par d�signer  "la Guerre Sainte". Certaines dynasties, comme celle des Almohades  (1147-1205), ont pr�tendu en faire le sixi�me pilier de l'Islam.


 

La mosqu�e de Kairouan

 

KA'BA 

C�est le c�ur religieux de l�Islam, la partie la plus sacr�e du grand sanctuaire de la Mekke, vers lequel tous les musulmans se tournent pour la pri�re. Ce sanctuaire, fond� par Abraham � l��poque pr�islamique, devint un temple polyth�iste encombr� d�idoles avant de retrouver sa fonction monoth�iste � l�av�nement de l�Islam. La Ka'ba affecte la forme d'un cube ma�onn� de 15 m�tres de hauteur  comportant deux faces de 12 m�tres et deux faces de 15 m�tres. La Ka�ba fut l�objet de diverses reconstructions et restaurations qui cherch�rent toutes � conserver sa configuration initiale. La Ka�ba, depuis l��poque m�di�vale est recouverte d�un voile de soie (�Kisw�) sur lequel est brod�e une inscription reproduisant la � Profession de Foi�. La Ka'ba est l'�crin contenant la "pierre noire" (Al Hadjar Al-Aswad) appel�e aussi " la main droite d'Allah" (Yamin Allah).La l�gende pr�tend qu'� l'origine  cette pierre, tomb�e du ciel, �tait de couleur blanche. Les p�ch�s des p�lerins l'avaient charg�e  de leurs noirceurs.

 

KAIROUAN

L"appellation vient de l'arabe "Qayrawan ", terme signifiant "place d'armes". Ville fond�e en 670 par Sidi Uqba ibn Naf�. C'�tait une place militaire qui devait servir de base pour lutter contre les Berb�res. Le fondateur de la ville y fit �difier une des plus grandes moqu�es du monde musulman. Ce premier �difice fut remplac� par un nouveau b�timent en 695 , agrandi en 623 aux frais de Hisham, le calife omeyyade de Damas qui lui donna les dimensions de la mosqu�e actuelle. La cour et l'oratoire atteignent 80 m�tres de large pour 135 m�tres de profondeur .Un peu plus du tiers est occup� par la salle de pri�res. Celle-ci comprend 17 nefs � toit plat orient�es perpendiculairement au mur de la qibla, avec une nef centrale plus haute et plus large. A l'int�rieur 414 colonnes monolithes  supportent le toit. Le minaret carr� remonte au VIIIe si�cle. Construit en briques du c�t� nord, dans l'axe du mihrab , il a 30 m�tres de haut pour environ 10 m�tres � la base .

 

KSAR  (pluriel : � KSOUR �) : 

village fortifi� , fr�quent dans les zones montagneuses du Maghreb et am�nag� pour prot�ger les populations des razzias des nomades. Ces villages sont appel�s �igherm � ou �irherm � en berb�re , un terme qui est aussi utilis� pour d�signer des greniers fortifi�s .

 

KULILLIE

C'est le complexe des b�timents que forment la mosqu�e turque et les �difices d'utilit� publique attenants .


 

 

�LABBAYKA� 

En Fran�ais : �Me voici � mon Dieu � .C�est la formule r�cit�e par le p�lerin � la Mekke : � LABBAYKA LAHOMMA LABAYK, LABBAYKA LACHARIKA LAKA LABAYK, INNALE- HAMDA WA NI�MATA LAKA WALE MOLK, LA CHARIKA LAK � cela signifie :� Me voici Seigneur, me voici pour accomplir le p�lerinage, Tu n�a point d�associ�s, La Louange et Le Bienfait T�appartiennent ainsi que la loyaut�, Tu n�a point d�associ�s �.



 

LEVANT

Le terme d�signe les pays de la c�te orientale de la m�diterran�e  : Liban et Syrie . 

 

MADRASA (en arabe) (MEDRESE, d�nomination turque ).

Le terme signifie en arabe: �lieu d��tude� En turc �medrese � et dans le Maghreb :�m�dersa �. Dans le monde islamique la madrasa est une institution d�enseignement r�serv�e � ceux qui �tudiaient les sciences religieuses et juridiques, c�est � dire le �fiqh �. �tablissement musulman d'enseignement secondaire et sup�rieur rattach� � une mosqu�e. L'�tude du Coran et des hadiths �tant le point de d�part de l'initiation � l'Islam, l'enseignement est ins�parable du centre religieux. M�me apr�s l'apparition d'u b�timent sp�cifique, les mosqu�es ordinaires continu�rent d'accueillir  l'enseignement, parfois donn� par les savants des madrasas eux-m�mes. C�est surtout � partir du XIIe si�cle que la madrasa en s�officialisant devint un �l�ment majeur du paysage urbain et un lieu essentiel pour l��laboration et la diffusion des sciences islamiques. Il n�existe pas dans le monde musulman un mod�le unique de madrasa. En Syrie les madrasas sont demeur�es tr�s discr�tes: fa�ade basse, taille moyenne, �troits portails, �En �gypte de somptueuses madrasas furent construites sous le sultanat seldjoukide de Roum. Les b�timents sont d�une ampleur architecturale et d�corative exceptionnelle. La Madrasa (M�dres� ) comportait les logements des ma�tres, des savants et des �tudiants �trangers, des salles des cours, des biblioth�ques, parfois un bain, un h�pital et une cuisine. Ce sont souvent des fondations pieuses qui assurent l'entretien des ma�tres et des �tudiants .A c�t� d'une vocation philanthropique �vidente, l'institution de la madrasa permettait au donateur d'exercer un certain contr�le sur le contenu de l'enseignement qui y �tait dispens� .


 

 

MAGHREB 

En arabe  �al-Maghrib�  ou �Occident�. C�est le nom donn� par les g�ographes arabes  aux pays de l�Afrique du Nord. Sa partie orientale, d�passant les fronti�res de l�actuelle Tunisie, �tait appel�e �Ifriqiya� et sa partie occidentale �Maghrib al-Aqsa � (�Maghreb lointain�) correspondait � l�actuel royaume marocain et � la partie centrale de l�Alg�rie. Dans le langage g�ographique contemporain, le  terme d�signe l�ensemble form� par le Maroc, l�Alg�rie, la Tunisie. Il est devenu d�usage courant en France  en remplacement de l�expression �Afrique du Nord � dans une acceptation restrictive  puisque la Libye et l��gypte sont aussi des �l�ments constitutifs de l�Afrique du Nord. L�ensemble de ces territoires forme une v�ritable entit� g�ographique  caract�ris�e par un climat aride , des unit�s paysag�res montagneuses et morcel�es ainsi que par un peuplement rest� longtemps h�t�rog�ne et faisant coexister berb�res autochtones et envahisseurs arabes musulmans

 

MAHOMET

En arabe : �Muhammad �, �Mohammed � ou �Abu Ibrahim Muhammad ibn �Abd Allah ibn � Abd Al-Muttalib  Ibn  Hashim � ( 570-632 ) C�est le fondateur historique de l�Islam. Il naquit � La Mekke dans la tribu de Qoreich. Sa pr�dication commen�a vers 615 et son contenu nous est connu par le texte du Coran, du moins si l�on admet que texte tel que nous le connaissons correspond bien au texte originel. C�est vers 610 que Mahomet aurait re�u ses premi�res r�v�lations transmise par une voix qui lui ordonn� de r�citer ce qu�il entendait et qui aurait �t� la voix de l�archange Gabriel. Au d�but de sa pr�dication le Proph�te se heurta � une large incompr�hension des mekkois et ne r�ussit � rassembler autour de lui qu 'un petit groupe de fid�les. Il annon�ait l�imminence du Jugement dernier, pr�chait le retour � la foi en un dieu unique et condamnait le polyth�isme pratiqu� jusque l� � la Mekke . En 622 cette premi�re communaut� fut contrainte de s�exiler  (l�H�gire ) � Yathrib (M�dine) .La date de cet exil (24 septembre 622) correspond au d�but de l��re musulmane. A M�dine, le Proph�te devint aussi chef politique et chef de guerre, cr�ant les institutions du futur �tat musulman  (�Constitution de M�dine �)  A partir de 624 il entra en conflit avec La Mekke remportant, non sans difficult�s, la batille de Badr (624) et la bataille dite � du foss� � au pied du Mont Ohod (627).Poursuivant son avantage Mahomet s�empara de la Mekke, d�signant la Ka�ba comme �qibla �. Dans les ann�es qui suivirent Mahomet renfor�a son audience en obtenant le ralliement des tribus de nomades arabes de la p�ninsule arabique. Il mourut en juin 632 

 
 

MAQSURA
 

C'est la place r�serv�e au Calife pr�s du Mihrab dans la salle de pri�re des mosqu�es .


 

 

MEVLANA
 

C'est un titre signifiant "Notre Ma�tre "  donn� en Turquie � Cela al-Din (1207-1273), ma�tre soufi qui v�cut � Konya  au XIIIe si�cle. On ajoute souvent � son nom le mot de " Rumi " parce qu"il passa la plus grande partie de sa vie en Anatolie. Fils d'un th�ologien et pr�dicateur c�l�bre  de Balkh au Khorassan (Afghanistan), il �migra avec sa famille en Anatolie. A la mort de son p�re il prit sa succession. La rencontre avec un derviche errant, Shams al-Din de Tabriz , modifia radicalement sa vie. D�laissant l'�tude livresque, il orienta le soufisme vers la po�sie, la musique et la danse (sema) . Il fut l'auteur d'une oeuvre po�tique consid�rable, dont un long po�me didactique de 45000 vers, le c�l�bre " Mathnawi " dict� et �crit en persan et qui a fortement marqu� l'Islam parce qu'il d�veloppe une voie de la r�alisation spirituelle dans la charit�, l'humilit� et l'amour. Ses disciples se rassembl�rent en une confr�rie (" tarikat ")  que son fils, Sultan Veled , organisa en ordre, celui des Mevlevis ("derviches tourneurs ").


 


 

Le Mihrab

 

MIHRAB

C'est un �l�ment architectural ou d�coratif , g�n�ralement une  niche de la salle de pri�res indiquant la direction de La Mekke et marquant ainsi l'orientation � utiliser pour la " salat " ( " pri�re " ) . . Le mirhab n'appara�t qu'� l'�poque Umayyade , vers le d�but du VIIIe si�cle , sous forme de niches concaves , et devient rapidement l'endroit le plus orn� de la salle de pri�res .

 

 

                

Minarets  :  Mosqu�e Bleue � Istanbul   -  Mosqu�e �  Samarkand

 

MINARET
 

En arabe : "manara", "manar" ("tour-vigie "), "sawma'a " ("cellule d'ermite") ou "ma'dhana", "mi'dhana"  ("lieu d'o� est lanc� l'appel � la pri�re "). Le mot fran�ais est issu d'un terme turc tardif, lui-m�me d�riv� de "manara " . C'est une tour d'o� se fait l'appel � la pri�re .L'origine et l'�volution de ces tours est mal connue. Leur origine est peut �tre � rechercher dans les phares pr�- islamiques (en arabe : "m�nar " ("point de lumi�re ")).Les premi�res moqu�es ne comportaient pas de minaret  et l'appel � la pri�re se faisait depuis le toit du b�timent. Le minaret est devenu un v�ritable symbole de l'Islam.

 

 



Minbar de la mosqu�e de Kutubiya au Maroc

 

MINBAR
 

C"est la chaire � degr�s (souvent un escalier de plusieurs marches ) o� se tient l'imam pour d�livrer le pr�ne  (sermon) du vendredi dans les grandes mosqu�es. C'�tait initialement un symbole de souverainet� (tr�ne r�serv� au Proph�te et � ses successeurs), puis le minbar est devenu la chaire o� l'imam ("khatib") parlait debout sur une des marches sans jamais acc�der � la plate-forme sup�rieure .


 

 

MI�RAJ

En arabe � al-Mi�raj �. Le terme fait allusion � l�ascension c�leste du proph�te Mahomet  au terme du voyage nocturne (�Isr� �) qui l�aurait conduit de la Mekke � J�rusalem  sur un cheval ail� � t�te humaine nomm�  �al-Bur�q � .Mahomet aurait rencontr� les proph�tes, puis serait mont� par une �  �chelle � � travers les sept cieux .Il aurait alors rencontr� Dieu en personne et aurait discut� avec lui sur le nombre de pri�res quotidiennes � exiger des fid�les .C�est la tradition du � Mi�raj � qui contribue depuis le XIIIe si�cle � susciter la v�n�ration de la coupole du Rocher sur le Mont du temple � J�rusalem.

 

MOSQUEE
 

Le terme  est la forme francis�e de l'arabe "masjid " ( "lieu de prosternation" ), par l'interm�diaire de l'espagnol "mesquita " . Etymologiquement  " masjid " signifie  : " Le lieu o� l'on se prosterne " , c'est-�-dire le lieu o� s'accomplit la pri�re rituelle .La premi�re mosqu�e  fut am�nag�e par le Proph�te lui-m�me , � M�dine , dans sa propre demeure .Le terme "masjid " est connu dans le Coran  ( XVII,1) o� il d�signe le "haram " de La Mekke  ( "Al masjid - al haram " ( " Mosqu�e sacr�e " ) et "Al masjid  al-aqsa " (  Mosqu�e lointaine " )  , l'esplanade de l'ancien temple de J�rusalem .Il n'existe pas un type universel de mosqu�e islamique mais de nombreuses variantes r�gionales, car l'architecte de la mosqu�e s'est souvent inspir� des architectures traditionnelles locales .Le mod�le de la mosqu�e arabe est la maison urbaine traditionnelle  en brique crue  A c�t� du simple oratoire , existent aussi la " grande mosqu�e " ( ou " Mosqu�e -cath�drale ")  ( "Al masjid _al-jani " ou " Al-jani " ).c'est le lieu o� l'on doit c�l�brer officiellement la pri�re du vendredi � midi , suivie  de la �  khutba " (" harangue ") prononc�e par l'imam. D'autres particularit�s  architecturales caract�risent la " grande mosqu�e " : le " mihrab " , la "maksura"   , le minaret , les bassins des ablutions , etc...

 

 

Mosqu�e ottomane , Edirne


 

MOSQUEE OTTOMANE
 

Le type de base de la mosqu�e ottomane est un cube surmont� d'une coupole , et jusqu'au XVIII e si�cle , la salle unique est rest�e la formule pr�dominante .A la fin du XIV e si�cle appara�t � Brousse  le plan en "T " renvers� compos� de deux salles  carr�es communicantes  et couvertes  en coupoles , flanqu�es lat�ralement d'autres salles plus basses �galement couverts de coupoles .Le troisi�me type de mosqu�e est celui de la salle hypostyle � petits nombre de trav�es identiques  � coupoles

 

MOUJAHID ou MOUDJAHID  ( pluriel : Moudjahidin )
 

Le terme signifie " combattant " .Ils recouvrent des situations tr�s diverses . En Afghanistan il d�signe les membres de l' Alliance du Nord qui ont combattu les Talibans .Les islamistes ont donn� � ce terme une connotation religieuse: " Combattants de la Foi " .

 

MUHARRAM 

F�te religieuse des musulmans chiites au cours de laquelle est comm�mor�e la mort de Husayn, gendre du Proph�te en 680. La f�te dure 10 jours et se cl�t  par la procession dite du Tubut  (ou Taziya) et de Burak.

 

MOZARABES
 

Terme issu de l'arabe  "Must' arib�n " .ce sont des chr�tiens " arabis�s "qui ont un statut de "dhimm� " . Ce mot est surtout utilis� pour d�signer � l'�poque m�di�vale les commer�ants chr�tiens vivant en Espagne .

 

MUSALA
 

C'est un lieu de pri�res , un oratoire , comportant un mihrab .

 

P�LERINAGE  

L�islam distingue le �grand p�lerinage � (en arabe : �hajj �) et le � petit p�lerinage �  (en arabe : �umra �) .Le � grand p�lerinage� est un des cinq piliers de l�Islam et, de ce fait , une des obligations fondamentales de tout croyant. On distingue aussi les p�lerinages �  extra canoniques � qui sont consid�r�s, surtout chez les sunnites , comme des marques de pi�t� (�ziyara �) d�importance secondaire. Le � grand� et le �  petit � p�lerinage ont pour cadre le sanctuaire de la �  Ka�ba � � La Mekke. Il est aujourd�hui acquis que ce site �tait un lieu de p�lerinage � l��poque ant�-islamique et que la prescription du p�lerinage par le proph�te se situe au moment de la rupture avec la communaut� juda�que de M�dine .Dans le discours du proph�te , Abraham est alors �voqu� comme le fondateur de la Ka�ba qu�il aurait construite avec l�aide de son fils Ismail. �Faites enti�rement le Grand et le Petit p�lerinages pour Dieu !  si vous �tes emp�ch�s lib�rez-vous par ce qui vous sera ais� de sacrifier comme offrande. Ne vous rasez point la t�te avant que l�offrande n�ait atteint le lieu de son immolation ! A quiconque parmi vous sera malade ou atteint d�un mal affectant la t�te, incombera le rachat par un je�ne ,une aum�ne ou un sacrifice rituel ! Quand vous serez en s�curit� , � quiconque fera usage de la �umra � jusqu�au P�lerinage, incombera ce qu�il lui sera ais� de sacrifier comme offrande. Mais quiconque ne trouvera pas � sacrifier se lib�rera par un je�ne de trois jours  lors de son retour, soit dix jours entiers ! Cela vaut seulement pour celui dont la famille n�est point pr�sente dans la mosqu�e sacr�e .Soyez pieux envers Dieu et sachez que Dieu est terrible en son Ch�timent ! � �Le p�lerinage a lieu en des mois connus.Pour qui s�acquitte du p�lerinage nulle galanterie, nul libertinage, nulle discussion au cours du p�lerinage. Quelque bien que vous fassiez Dieu le sait. Prenez un viatique ! Car le meilleur viatique est la pi�t� .Soyez pieux envers moi , � vous dou�s d�esprit ! � � Nul grief � vous faire si vous recherchez une faveur de votre Seigneur  (durant les c�r�monies du p�lerinage). Quand vous d�ferlez depuis Arafa, invoquez Dieu au sanctuaire sacr�. Invoquez-le pour prix qu�Il vous a dirig�s, quoique avant cela en v�rit�, vous ayez certes �t� parmi les �gar�s � ( Coran, II , 192-194  ). 

Une fois parvenu sur le territoire de la Mekke, le musulman qui veut accomplir le p�lerinage , doit se sacraliser  (en arabe: � se mettre en situation d ' �ihram �) .Il rev�t pour cela un costume sp�cial compos� de deux bandes d��toffe blanches  (�izar� et �rid� �) , se chausse de sandales, demeure t�te nue, se coupe cheveux et poils , proc�de � une ablution g�n�rale et s�abstient de toute relation sexuelle. Le p�lerin se rend devant la Ka�ba o� il entreprend autour de l��difice une circumambulation par sept fois et dans le sens contraire des aiguilles d�une montre. Ce p�riple le conduit devant la pierre noire qu�il doit baiser. Il entreprend ensuite une course ( � sa�i � en arabe ) entre les deux monticules de al-Saf� et al-Marw� par sept fois, afin de comm�morer le souvenir d�Aggar, servante d�Abraham , cherchant de l�eau dans le d�sert pour son fils Isma�l. Le p�lerinage se poursuit par un p�riple dans les r�gions montagneuses voisines de la Mekke marqu� par des �tapes pr�cises : halte dans la vall�e de Min�, � wuquf � (� station debout� ) sur le site de Arafat , halte � Mozdalif� pour y c�l�brer les pri�res du soir et de la nuit, retour � Mina avec la lapidation des trois �Jamarat � (�tas de pierre � = st�les ) et sacrifice  d�un mouton que le p�lerin consomme ensuite partiellement. Le p�lerin se fait ensuite raser la t�te en signe de d�sacralisation et retourne � la Ka�ba pour y effectuer une derni�re circumambulation.  

Les effectifs exacts de p�lerins participant au �Hajj � sont difficiles � �valuer. En 1983 un effectif record de 2,5 millions de p�lerins participant au � Hajj � fut atteint ( �Travel and Tourism Analyst �, 1996, p.28) mais de tels effectifs ne furent plus atteints par la suite car les autorit�s saoudiennes, gardiennes des lieux saints, d�cid�rent de limiter le nombre de visiteurs en imposant des quotas Ainsi en 2000, les autorit�s �gyptiennes autoris�rent 60000 �gyptiens � effectuer le �Hajj �). Pour la p�riode 1988-1998 les autorit�s saoudiennes que les effectifs de p�lerins participant au �Hajj � avoisinaient 1 million de personnes ( 1988-89 : 774600, 1989-1990 : 827200 , 1990-1991 : 720100, 1991-1992 : 1015000, 1992-1993 : 992800, 1993-1994 : 997400, 1994-1995 : 1046307, 1995-1996 : 1080365, 1996-1997 : 1168600, 1997-1998 : 1132300 , �).malgr� les quotas la concentration d�une telle masse de p�lerins � La Mekke et dans ses environs sur une dur�e de quatre jours, constitue un v�ritable d�fi logistique pour les autorit�s saoudiennes contraintes de d�penser chaque ann�e pr�s de 500 millions de US dollars pour l�organisation de la manifestation .Pour les tours-op�rateurs et les agences de voyages le p�lerinage est une affaire lucrative et beaucoup propose des �  packages � incluant incluant le s�jour dans des tentes pourvues de l�air conditionn� et prenant charge l�ensemble du s�jour .

 

PRI�RE 

Sal�t , dou'a (appel), n�mez / namaz (Turquie,Asie centrale, Inde)

En arabe �Salat �. Cet acte religieux compte au nombre des cinq piliers de l�Islam. (�Glorifie la louange de ton seigneur quand tu te l�ves ! Vers la nuit glorifie-Le  ainsi que lors du d�clin des �toiles � (Coran , LII, 48-49 ) � Invoque le nom de ton Seigneur � l�aube et au cr�puscule ! Une partie de la nuit, prosterne toi devant Lui !Glorifie Le de nuit , longuement ! � (Coran, LXXVI, 25-26). Elle doit �tre ex�cut�e par les musulmans, individuellement ou collectivement, cinq fois par jour. Une fois par semaine, le vendredi � midi, la communaut� se r�unit et effectue une pri�re collective comme le pr�conise le Coran . Avant chaque pri�re le musulman est convi� par un appel  (en arabe: �adh�n �). Pour prier le fid�le doit se trouver en �tat de puret� rituelle  c�est-�-dire s��tre acquitt� des ablutions mineures ou majeures selon le cas . Il peut se rendre dans une mosqu�e, mais il peut aussi utiliser un espace privatif, qu�il doit d�limiter, que personne ne doit traverser  et qui est, g�n�ralement, marqu� par un tapis de pri�re (�sajj�da �). Il doit se tourner en direction de La Mekke. Dans la mosqu�e la direction de la pri�re est indiqu�e par le mur de �qibla � qui doit se trouver devant lui. Les cinq pri�res quotidiennes sont :- As-Souh (al-Fadjr au Maghreb): pri�re de l'aube,- Ad-Dhouhr : pri�re de la mi-journ�e, - Al 'A�r: pri�re de l'apr�s-midi ( � �gale distance horaire du z�nith et du coucher du soleil ),- Al-Maghrib: pri�re du couchant, - Al-'Icha: pri�re du soir (aux environs de 20 heures ).La pri�re suit un rituel tr�s pr�cis et codifi� d�s les origines de l'Islam. Elle d�bute par l'�nonc� du nom d'Allah, suivi de la r�citation de la "Fatiha", elle-m�me suivie d'un encha�nement de positions : roukou' (inclinaison du buste), soujoud (prosternation), joulous (ou qu'oud) (en assise sur les talons ). Chacune de ces positions est reli�e aux autres par la r�citation de sour�tes ( C'est la rak'a : " unit� de pri�re" ).Parvenu au quart final de la pri�re le croyant prononce le tachahoud par lequel il dit ne reconna�tre qu'un seul dieu et que Mohamed est son proph�te. La pri�re se cl�t sur le tasl�m ( salut final ).

 

PROCHE ORIENT

Expression cr��e par l'�cole g�ographique fran�aise et d�signant l'ensemble occup� par l' �gypte et les pays du "croissant fertile" : Irak , Syrie, Liban, Isra�l, les territoires palestiniens et la Jordanie .

 

QIBLA
 

C'est la direction vers laquelle le fid�le doit se tourner pour la pri�re .C'�tait � l'origine J�rusalem puis, � partir de 624 (2 ans apr�s l'H�gire ), la Ka'aba de la Mekke . Dans les mosqu�es  le mur q�bla est celui dans lequel est am�nag� le mihrab qui indique cette direction aux fid�les . Ces derniers doivent lui faire face .


 

 

REPR�SENTATION FIGUREE   ( DANS L'ART MUSULMAN )
 

Aucune condamnation explicite n'existe dans le Coran  concernant l'art figuratif , mais les r�ticences � son endroit peuvent cependant s'expliquer par certains passages du Coran. La lecture des sourates V, 92 et VI, 74  laisse supposer que Mahomet assimilait les statures aux idoles. Au VIIIe si�cle les hadiths d�velopp�rent cette pens�e en affirmant que, le jour du Jugement Dernier, l'artiste qui aurait, par orgueil, aura fa�onn� des images, sera mis en demeure de les animer et son �chec le vouera aux g�monies. Au XIVe si�cle on repr�senta de saints personnages  (Le Proph�te et les personnages bibliques) dans les manuscrits � peintures.

 

 

 

 

Le Ribat de Monastir en Tunisie  ( fortifications et cour int�rieure )
 

RIBAT
 

Le terme vient de la racine arabe " RBT  " signifiant : " lier ", " attacher " .A l'origine c'est une fondation fortifi�e, souvent install�e dans une r�gion frontali�re  du monde islamique et qui rappelle les monast�res chr�tiens. Elle servait de camp de base pour les exp�ditions de la Guerre Sainte, ainsi que de point d'appui � la protection d'un territoire et , parfois , de lieu de retraite religieuse. De fait le terme a aussi �t� utilis� pour d�signer un couvent habit� par des adeptes du soufisme. Il est aussi utilis� pour d�signer un caravans�rail fortifi� et situ� hors des villes . Ces trois appellations ont pu �tre utilis�es conjointement ou successivement , selon les cas et les r�gions du monde musulman. Les occupants d'un ribat �taient qualifi�s de "murabit" (pluriel : " murabitun ") ( "Combattants aux fronti�res " ) d'o� est issu le terme fran�ais de " marabout " ou de "ghazi " .


 

 

SOUFISME  

Le terme semble issu de l�arabe  � s�f �  s�appliquant � la robe de laine que portaient les premiers repr�sentants de ce mouvement C�est un courant de l�Islam se caract�risant par une vision du Monde et une mani�re de vivre tendant � rapprocher de Dieu. Le but ultime �tant l�union avec la divinit� .Dans le cadre de cette d�finition tr�s g�n�rale le soufisme a tendu � se pr�senter comme la mystique musulmane par excellence. Le soufisme se situait en dehors de toute doctrine d�finie par les th�ologiens  sunnites et, de ce fait, il fut �prement combattu par ces derniers. Les premiers mystiques musulmans semblent �tre apparus d�s l��poque des Omeyyades, le plus connu est Al-Hasan al-Basri un pr�dicateur irakien dont les aphorismes sont rest�s c�l�bres. Les soufistes pr�naient le renoncement aux biens de ce monde afin d��tablir une communication personnelle avec Dieu  et d�acc�der, au Paradis, au rang des �proches de Dieu � (ou �al-m�qqarabun �).les soufistes s�organis�rent en � ordres � ou � confr�ries � bien qu�il exist�t toujours des soufis �ind�pendants � .Beaucoup cependant adopt�rent la vie c�nobitique dans des demeures sp�cialement am�nag�es � cet effet et appel�es de noms divers : �rib�t, zawiya, kh�niq�t � pouss�s par le d�sir de trouver un ma�tre exp�riment� qui pu les guider dans cette voie.

� Fr�re ! Le sage fait le bien sans nul d�sir et �vite le mal sans nul jugement. Il fr�quente tout le monde sans nul attachement, reste s�par� de tous sans aucune pens�e de fuite  et voit Dieu � travers tout sans qu�il y ait nul dualisme (�). Il d�sire Dieu sans nul imploration  et il L�oublie parfois sans distinguer  la r�alit� de l�oubli de celle du rappel .Il est pr�sent dans l�oubli et oublieux dans la pr�sence.(�) Le sage est en m�me temps Dieu et cr�ature .Il trouve le seigneur dans l��tat de servitude et trouve cet �tat identique � l��tat seigneurial. Il n�a que faire de ces �tats car sa r�alit� d�passe la seigneurie et la servitude (�) Il est � lui-m�me sans lui-m�me (�) Le sage est celui qui conna�t mais cela n�est qu�une expression, il est identique � l�objet de sa connaissance .L�objet de connaissance n�est qu�une expression , il est identique � celui qui conna�t .Connaissant et connu ne sont que deux mots illusoires , il n�y a ni connaissant ni connu .Voici la r�alit� sans r�alit� et voici l�ultime limite de la connaissance  qui n�est que perplexit� et ignorance ( � ) le sage est au-del� de l�espace et du temps , ce Monde �i et l�autre lui sont indiff�rents , le paradis et l�enfer lui sont indiff�rents .Ecoute bien il n�y a pas lieu d��tre prolixe .rappelle toi de Dieu sans en faire une idole. Abandonne ton moi sans t�oublier .respecte la Loi sans aucune intention ni aucune pr�tention et �vite ce que la Loi t�interdit sans jugement ni crainte .Sois bon sans t�attacher � tes actes et sois satisfait de ce qui t�arrive sans t�y attarder .profite du plaisir licite sans oublier la r�alit� qui s�y cache  et ne t�enorgueillis pas de la d�couverte de cette r�alit� .Ne sois ni pr�sent , ni absent , ni serviteur , ni seigneur , Sois et ne sois pas .Suis les directives du plus parfait des envoy�s .Ne distingue pas Muhammad de la v�rit� mais ne limite pas la v�rit� � Muhammad .Voici la perfection de la perfection de la perfection. Dieu conna�t mieux la r�alit� des choses. Il est la r�alit� des choses. Paix .( �  L��p�tre sur le sage ( Res�le-Ye �aref ) du ma�tre de l�itl�q Kh�je Khord , originaire de la r�gion de Kaboul et qui v�cut au XVIIIe si�cle ).

 
SOUK

Le terme est issu de l'arabe "s�q" qui signifie " march� " . Le mot d�signe d'abord le centre �conomique traditionnel de la ville musulmane, mais c'est aussi un terme g�n�ral d�signant tous les lieux d'�changes commerciaux et de production artisanale .

 

SULTAN
 

Terme d'origine arabe  et qui renvoie , d�s le Coran , � une autorit� morale (parfois � Dieu lui-m�me ) ou donne le droit de faire une assertion religieuse. Par la suite le terme �voque une autorit� gouvernementale , la souverainet�. Chez les arabes il d�signe de fa�on impersonnelle le pouvoir plut�t que le d�tenteur du pouvoir lui-m�me . A partir du XIe si�cle il d�signe un prince puissant et ind�pendant . Les Seljukides en firent le titre personnel du souverain. Apr�s la chute du califat de Bagdad , le titre de sultan fut adopt� par divers souverains musulmans , notamment par les Mamluks d'�gypte . Le titre ne fut port� que par des souverains sunnites, les chiites utilisant eux le terme de Shah.

 
 

SUNNA :

Le substantif  " sunna " signifie " Coutume ancestrale et consacr�e ". Appliqu� � Mahomet  : " L'ensemble des dicts , des comportements , des fa�ons de manger et de boire, de se v�tir, de s'acquitter de ses devoirs religieux, de traiter les croyants et les infid�les . " Ce sont des r�cits colport�s oralement ( "hadith " ) et formant une sorte d' " Imitation du Proph�te ". Avec le Coran , la Sunna forme l'un des deux fondements du dogme et de la Loi de l'Islam.


 

SUNNISME

C'est la doctrine de ceux qui se pr�sentent comme les " Ahl al-sunna wa-l-jamm�'a " , c'est-�-dire  " les partisans  de la Sunna et de l'union communautaire " ou , plus simplement , " Les partisans de la Sunna " .Majoritaires dans le monde musulman , les sunnites se d�finissent comme orthodoxes et s'opposent aux autres courants par le r�le qu'ils accordent � la Communaut� ( " Umm� " ) et � sa tradition � laquelle ils recourent pour compl�ter l'enseignement du Coran .Ils consid�rent le " h�dith " comme base de la Loi. Sur le plan doctrinal, les sunnites s'en tiennent � la lettre du texte de la R�v�lation. Dans le domaine politique , ils sont partisans d'un califat �lectif  bas� sur le libre choix ("ikhitiya " ) plut�t que sur la d�signation testamentaire ( "nass " ) adopt�e par les chiites .

 

 

TURBE
 

Ce terme d�signe chez les turcs le mausol�e. Th�oriquement l'Islam interdit les tombes orn�es et le culte fun�raire .Les turcs n'ont jamais respect� cette interdiction et chez eux le culte des morts est demeur� tr�s vivace .En Iran , comme en Anatolie les mausol�es occupent une place importante dans l'architecture .Les turb�s sont �difi�s au carrefour des routes , sur les places publiques ou pr�s des m�dres�s. Ces �difices ont un plan polygonal ou circulaire .Ils sont surmont�s d'une coupole et ils comprennent deux �tages : le sous-sol contient le caveau fun�raire et la partie sup�rieur constitue un oratoire auquel on acc�de par un escalier ext�rieur .R�alis�s en pierre de taille , ces mausol�es sont pourvus d'une d�coration exub�rante base sur des motifs floraux ou g�om�triques.

 
 

UMAYYADES
 

C'est la premi�re dynastie califale  qui r�gna de 660 � 750. Les Umayyades �taient des arabes descendant des Qurayshites , comme Mahomet , mais ils appartenaient � un famille riche .Les Umayyades d�Orient sont les cr�ateurs de la premi�re dynastie califienne de l�Islam qui r�gna de 660 ( prise du pouvoir par Mu�awiya ) ) 750 ( date de la r�volution abbasside ).Sa capitale �tait Damas .Elle fut renvers�e brutalement sous l�effet conjugu�e  des difficult�s �conomiques et sociales .Un de ses membres , �chapp� au massacre , devait fonder plus tard la dynastie Umayyade d�Occident .Les Umayyades d�Occident sont une dynastie d��mirs ind�pendants , puis de califes , qui r�gna en Espagne de 756 � 1031 .Ca capitale fut Cordoue  et elle connut son apog�e sous le r�gne de Abd Al-Rhaman III qui se proclama calife en 929 .

 

 

VOILE 
 

Le terme hijab (حِجَاب, hij�b) est issu de la racine hajaba, � d�rober au regard, cacher �, et d�signe � tout voile plac� devant un �tre ou un objet pour le soustraire � la vue ou l'isoler �. Il prend donc �galement le sens de � rideau �, � �cran �. Le champ s�mantique correspondant � ce mot est donc plus large que pour notre �quivalent fran�ais � voile � qui couvre pour prot�ger ou pour cacher, mais ne s�pare pas. le mot � hijab � est utilis� sept fois dans le Coran. Dans aucun cas il ne fait r�f�rence au v�tement f�minin, pour lequel d'autres formules sont utilis�es. En revanche, le mot hijab � le sens de � rideau � pour d�signer l'isolement impos� aux �pouses du proph�te Mahomet, sourate 33, 53 :�Quand vous demandez un objet aux �pouses du proph�te, demandez-le de derri�re un voile ! Cela est plus d�cent pour vos c�urs et leurs c�urs. � Cette s�paration, d'abord r�serv�e aux femmes du proph�te Mahomet, se seraient ensuite �tendue aux femmes musulmanes libres.

Il est toutefois important de pr�ciser que le voile n'est pas une pratique sp�cifiquement musulmane, mais plut�t arabe et ant�rieure � l'Islam. Il est d'ailleurs pratiqu� dans d'autres aires culturelles et religieuses. Il a pour premier but de marquer les diff�rences sociales, la respectabilit�, le sacr�. Le terme � voile � en fran�ais, celui que l�on porte sur la t�te est abord� deux fois dans le Coran :Sourate 24, versets 30,31 : �Dis aux croyants de baisser leur regards, d��tre chastes, ce sera plus pur pour eux. Dieu est bien inform� de ce qu�ils font. Dis aux croyantes de baisser leurs regards, d��tre chastes, de ne montrer l�ext�rieur de leurs atours, de rabattre leurs � voiles sur leurs poitrines �, de ne montrer leurs atours qu�� leurs �poux ou � leur p�res, ou aux p�res de leurs �poux, ou � leurs fils, ou aux fils de leurs �poux, ou � leurs fr�res, ou au fils de leurs fr�res, ou aux fils de leurs s�urs �.

Le texte sacr� invite donc les femmes � ne pas montrer leurs seins et rabattre leurs amples v�tements sur leurs poitrines � se d�voiler que devant les leurs ; � ne pas avoir de comportement provocateur, aussi bien les hommes que les femmes. Le Coran vise d�abord � la pr�servation sociale, il invite plus � la biens�ance qu�� la pudeur avec la connotation sexuelle, du moins lorsqu�il traite des habits. Les injonctions qui visent � la biens�ance vestimentaire des deux sexes :La sourate 32, verset 59, le Coran donne une liste pr�cise de ce qu�il faut faire et � qui cela s�adresse : � � Proph�te, dis � tes �pouses, � tes filles et aux femmes des croyants, de se couvrir de leurs �voile� : c�est pour elle le meilleur moyen pour se faire conna�tre et de ne pas �tre offens�e. Dieu est celui qui pardon, Il est mis�ricordieux �. Le mot traduit par le voile dans beaucoup de traductions de qualit� est en r�alit�, en arabe � jalbibihenna �, qui est un possessif f�minin pluriel de � djellaba � (galabeyya en �gyptien).L�objet de cette sourate n�est pas de � camoufler � d��ventuels charmes f�minins mais de permettre aux femmes, anciennement objet de convoitises r�ductrices de leurs libert�s, d�affirmer qu�elles sont libres.

 

ZIYADA
 

Cour entourant une mosqu�e sur des quatre c�t�s .

 

 

                                                                              


 



LE MONDE ISLAMIQUE SUR LE NET

 

                 

Le Monde arabe
http://www.imarabe.org/perm/mondearabe/theme/ 

Convertisseur bi-directionnel d'une date du calendrier
Julien-Gr�gorien en date du calendrier H�gire Arabe
(calendrier lunaire)

http://www.aly-abbara.com/utilitaires/calendrier/calendrier_hijir.html

Alphabet arabe
http://www.aly-abbara.com/litterature/Alphabet_arabe/Alphabet_arabe_image.html

Calligraphie arabe (les diff�rents styles de l'�criture arabe)
http://www.aly-abbara.com/litterature/Alphabet_arabe/calligraphie_arabe/calligraphie_arabe.html

Textes sur l�Islam et la conqu�te arabe  ( Cliotexte )
http://hypo.ge-dip.etat-ge.ch/www/cliotexte/html/islam.conquete.html 

La culture arabo-andalouse
http://tecfa.unige.ch/tecfa/teaching/UVLibre/9900/bin08/welcome.htm 

Le Terrorisme ( �Les 100 cl�s du Proche-Orient � de A.Gresh & D.Vidal )
http://www.monde-diplomatique.fr/livre/centcles/terrorisme 

Le Chiisme ( � Les 100 cl�s du Proche-Orient � de A.Gresh & D.Vidal )
http://www.monde-diplomatique.fr/livre/centcles/chiisme 

Moyen-Age en pays d�Islam (site B.N.F )
http://classes.bnf.fr/dossitsm/islam.htm 

La Mosqu�e Ibn Tulun au Caire ( fiche avec plan )
http://membres.lycos.fr/coll3/cinquieme/mosquee/mosquee.html 

Les bases de l�Islam
http://home.nordnet.fr/~fhespel/bases.htm 

Cours du Professeur G.Mutin sur le Monde arabe
http://doc-iep.univ-lyon2.fr/Ressources/Documents/Enseignements/Cours/AgregGeo/sommaire.html 

The three phases of arab history
http://www.cin.org/bushra/mag1196/0896saad.html 

Islam and islamic history in Arabia and the Middle East
http://www.islam.org/mosque/ihame/Sec1.htm 

Cartes de l�histoire et du monde musulman
http://arabesques.ifrance.com/arabesques/cartes/index.html
 

 

 

 

 

 

 

 

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