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Petit lexique des civilisations

 

 

� Ce que les hommes appellent civilisation, c'est l'�tat actuel des m�urs et ce qu'ils appellent barbarie, ce sont les �tats ant�rieurs � ( Anatole FRANCE)

 

Acculturation : 

L�acculturation peut se d�finir comme � l�interp�n�tration des civilisations � (R. BASTIDE). Ce sont des ph�nom�nes qui r�sultent du contact direct et continu entre des groupes d�individus appartenant � des cultures diff�rentes et qui suscitent des changements culturels d�importance variable dans l�un des deux groupes en pr�sence. Le terme d�signe le processus d�int�gration d�un individu ou d�un groupe d�individus � un milieu culturel �tranger  � la suite d�un contact direct et prolong� avec ce dernier et l�assimilation de ses mani�res et mod�les de vivre, d�agir, de r�agir, etc�.Il d�signe moins la perte d�une culture  que le processus d�appropriation (ou de rejet) d�une nouvelle culture. L�acculturation est un ph�nom�ne permanent et universel dans la mesure o� les cultures se constituent et �voluent au contact permanent des unes avec les autres. Le ph�nom�ne d�acculturation n�est jamais � sens unique dans la mesure o� les cultures sont des ensembles en construction permanente  soumises � des ph�nom�nes constants de structuration et de d�structuration. L�assimilation, que l�on confond souvent avec l�acculturation, est le niveau extr�me atteint par cette derni�re et qui se traduit par la disparition totale, l�extinction d�finitive, de la culture d�un groupe qui int�riorise et s�approprie la culture du groupe avec lequel il �tait en contact.

RELATIONS INTERCULTURELLES ET ACCULTURATION, L�immigration et la colonisation ont permis une rencontre durable et asym�trique entre des cultures diff�rentes. Au sens large, un immigr� est une personne n�e � l'�tranger, quel que soit sa nationalit�, qui vient vivre sur le territoire national de fa�on durable ou non. L'Insee a retenu une d�finition plus �troite : est immigr� toute personne n�e �trang�re � l'�tranger et vivant en France m�tropolitaine�, 11 p.

Acculturation: Living successfully in two cultures by John W. Berry, International Journal of Intercultural Relations, 29 (2005) 697�712. The theme of this conference focusses attention on conflict and negotiation. In this paper, I take one example of these issues, and examine the cultural and psychological aspects of these phenomena that take place during the process of acculturation. During acculturation, groups of people and their individual members engage in intercultural contact, producing a potential for conflict, and the need for negotiation in order to achieve outcomes that are adaptive for both parties. Research on acculturation, including acculturation strategies, changes in behaviors, and acculturative stress are reviewed. There are large group and individual differences in how people (in both groups in contact) go about their acculturation (described in terms of the integration, assimilation, separation and marginalization strategies), in how much stress they experience, and how well they adapt psychologically and socioculturally.

Acculturation, Social Identity, and Social Cognition: A New Perspective by Amado M. Padilla & William Perez, Hispanic Journal of Behavioral Sciences, Vol. 25 No. 1, February 2003 35-55. In this article, we discuss psychological acculturation, by which we mean the internal processes of change that immigrants experience when they come into direct contact with members of the host culture. Our intent is not to attempt to revive older models of acculturation but to present a schema of a new model of acculturation that incorporates contemporary work in social and cognitive psychology. To discuss this new model of acculturation, it is first necessary to present a brief overview of the current status of acculturation research�

  
 

Caste 

Le terme est issu du portugais � casta � signifiant �pur�, �non m�lang�. Les caste sont des couches sociales hi�rarchis�es, endogames et h�r�ditaire dont les membres sont de m�me race ou de m�me ethnie, appartiennent � la m�me religion, pratiquent le m�me m�tier et dans laquelle les unions matrimoniales avec des membres d�autres castes sont prohib�es. En Inde le syst�me de castes trouve son origine dans le Rig Veda qui d�finit quatre castes (varna): les brahmanes, les kshatriyas, les vaishyas, les shudras. Les castes ne sont pas une simple division de la soci�t�. Elles sont aussi associ�es � la notion de puret� et de karma. En valorisant son karma, un hindou rena�tra dans une caste plus �lev�e et atteindra ainsi le nirvana. A c�t� du syst�me du varna existe aussi le syst�me des J�ti qui correspond � un d�coupage en professions. Les intouchables ou parias, dont le contact est consid�r� comme une souillure, se situent hors classe. Bien qu'ayant �t� abolie par la Constitution de 1947, la s�paration des castes reste largement pratiqu�e dans l'Inde rurale.

The caste system by Ms. Pojer, 3 p. In ancient India, society was organized so that each specialized job was performed by a specific group, or caste. The interdependence of all of the various castes was recognized, and each one was considered necessary to the society as a whole�

DALITS� AND THE CASTE SYSTEM OF INDIA. Some Explorations and Conjectures. A Transcend Research Paper for Discussion By Vithal Rajan., 14 p. This speculative paper argues that the caste system of India could be seen as a present day remnant of �tribal apartheid� which came into being when Indo-European warlike nomadic pastoralists overran and dominated an earlier urban Dravidian peoples. This form of discrimination based on identity is akin to racism. The enduring salience of caste and color consciousness among Indians forms one of the great modern paradoxes that have resisted Indian governmental attempts to bring about social change�.

Introduction: The Modernity of Caste, 17 p. When thinking of India it is hard not to think of caste. In comparative sociologyand in common parlance alike, caste has become a central symbol for India, indexing it as fundamentally different from other places as well as expressing its essence. A long history of writing�from the grand treatise of the Abb� Dubois to the general anthropology of Louis Dumont; from the piles of statistical and descriptive volumes of British colonial censuses starting in 1872 to the eye-catching headlines of the New York Times�has identified caste as the basic form of Indian society. Caste has been seen as omnipresent in Indian history and as one of the major reasons why India has no history, or at least no sense of history. Caste defines the core of Indian tradition, and it is seen today as the major threat to Indian modernity. If we are to understand India properly, and by implication if we are to understand India�s other core symbol�Hinduism�we must understand caste, whether we admire or revile it�.




Civilisation : 

Ensemble complexe s�inscrivant dans la longue dur�e et regroupant les caract�ristiques politiques, sociales, �conomiques, culturelles, religieuses, artistiques, techniques, scientifiques, � d�une soci�t� ou d�un groupe de soci�t�s. On tend aujourd�hui � employer le mot � civilisation � au pluriel, introduisant ainsi un principe relativiste �quivalent � signifier que toutes les civilisations se valent. 

D�finir le terme � civilisation� se r�v�le une entreprise difficile. C�est au XVIIIe si�cle que le mot est entr� dans l�usage courant. Il est fr�quemment utilis� par Voltaire : �Il me semble qu�on n�a gu�re consid�r� l�histoire que comme des compilations chronologiques : on ne l�a �crite ni e citoyen ni en philosophe  (�). Je me suis attach� � faire, autant que j�ai pu, l�histoire des m�urs, des sciences, des lois, des usages, des superstitions. Je ne vois presque que des histoires de rois; je veux celle des hommes �. Selon Voltaire l�histoire serait cantonn�e � la chronologie et aux biographies des personnages illustres. Quant � l��tude des civilisations elle aborderait des soci�t�s, des mentalit�s, voire de la vie quotidienne. 

A partir du XIXe si�cle terme de �civilisation� s�inscrit dans la logique imp�rialistes des grands �tats europ�ens. La civilisation s�oppose alors � la barbarie. La civilisation est d�abord et avant tout europ�enne, blanche, bourgeoise, � Elle est le r�sultat des efforts de l�homme occidental pour vaincre la nature de l�asservir � ses besoins. Les civilis�s forment une humanit� sup�rieure, une �lite. En 1835 le � Dictionnaire de l�Acad�mie� propose la d�finition suivante : � Action de civiliser ou �tat de ce qui est civilis�. Retarder la civilisation d�un pays . Les r�sultats de la civilisation. Les progr�s de la civilisation. Civilisation avanc�e�. Quant � Littr� il d�finit la civilisation �comme l�ensemble des caract�res appartenant � une certaine soci�t�  group�e sur un certain territoire, � un certain moment de son histoire �. 

Au milieu du XXe si�cle M. Crouzet publie aux P.U.F une monumentale �Histoire g�n�rale des civilisations� en 7 volumes. Il d�finit la civilisation �comme un ensemble d�id�es et d�institutions politiques, de conditions de vie mat�rielle et de la technique, de forces de production et de rapports sociaux, de toutes les manifestations de l�activit� religieuse, intellectuelle et artistique �. Il pr�cise: �L�Histoire n�est pas choix, mais reconstitution de tous les aspects de la vie. C�est donc � d�crire ces multiples aspects qui forment presque toujours un bloc coh�rent  et en m�me temps � en reconstituer l�unit�, c�est aussi � �tudier les contacts �tablis entre les diverses civilisations que s�attache notre �Histoire g�n�rale�. 

Pour certains auteurs la civilisation est semblable � un �tre biologique. Soumise � un processus �volutif, elle na�t, grandit et meurt. Paul Val�ry a r�sum� cette conception dans une formule c�l�bre : �Nous autres civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles �. Arnold Toynbee reprend et d�veloppe ce concept. Une civilisation na�t d�un d�fi et d�une r�ponse apport� � ce d�fi. Toynbee d�nombre 26 civilisations dans l�histoire du Monde.

The Birth of  Civilization, 39 p. Scientists estimate that the Earth may be as many as 6 billion years old and that the first humanlike creatures appeared in Africa perhaps 3 to 5 million years ago. Some 1 to 2 million years ago, erect and tool-using early humans spread over much of Africa, Europe, and Asia (see Map 1�1 on page 4). Our own species, Homo sapiens, probably emerged some 200,000 years ago, and the earliest remains of fully modern humans date to about 100,000 years ago. The earliest humans lived by hunting, fishing, and collecting wild plants. Only some 10,000 years ago did they learn to cultivate plants, herd animals, and make airtight pottery for storage�.

The Clash of Civilizations ? by S.P. Huntington, 28 p.

The evolution of Civilizations by C. Quigley, 425 p.

 

Culture 

Sous l�influence de l�anthropologie anglo-saxonne le terme est devenu synonyme de civilisation. Il d�signe un ensemble historique et g�ographiquement d�fini des institutions caract�ristiques d�une soci�t� donn�e .Le terme d�signe �non seulement les traditions artistiques, scientifiques, religieuses et philosophiques d�une soci�t�, mais encore ses techniques propres, ses coutumes politiques et les mille usages qui caract�risent sa vie quotidienne � (M. Mead). 

La notion de culture. Extraits du chapitre IV: �Culture, civilisation et id�ologie�, de GUY ROCHER, Introduction � la SOCIOLOGIE G�N�RALE. Premi�re partie: L'ACTION SOCIALE, chapitre IV, pp. 101-127. Montr�al: �ditions Hurtubise HMH lt�e, 1992, troisi�me �dition. �tant donn� que la signification attribu�e aujourd'hui au terme culture dans les sciences de l'homme est totalement �trang�re � celle que le langage courant lui pr�te, notamment en fran�ais, il sera sans doute utile de retracer l'�volution qu'a connue ce concept pour arriver � �tre celui qu'on utilise maintenant�.

Les bases de l�anthropologie culturelle par Melville J. HERSKOVITS (1950), Paris : Fran�ois Maspero �diteur, 1967, 331 pages. Collection : Petite collection Maspero, no 106. M. J. HERSKOVITS, qui fut professeur � la Northwestern University- est consid�r� � juste titre comme l'une des sommit�s de l'anthropologie moderne. Parmi tous ses travaux, Les bases de l'anthropologie culturelle est peut-�tre l'un des plus fondamentaux. C'est une incomparable introduction � cette discipline, o� l'auteur fait le point de nos connaissances actuelles et indique les nombreuses perspectives qui s'ouvrent � des recherches nouvelles.


 

Ethnie

Petit groupe homog�ne du point de vue de la race et de la civilisation (langue, religion, traditions communes). Il d�signe tout peuple, toute nation qui se d�finit comme telle. La notion d�ethnie a �t� pendant longtemps le pendant sociologique de la notion de race. De fait son utilisation pose probl�me car toute classification d�une population selon ce crit�re poss�de un c�t� in�vitable arbitraire. L�ethnicit� (sentiment de partager une appartenance commune par la langue, l�histoire, etc�) est au fondement de l�identit�. 

UN LEXIQUE DU RACISME . Etude sur les d�finitions op�rationnelles relatives au racisme et aux ph�nom�nes connexes par Micheline Labelle, Universit� du Qu�bec � Montr�al (UQAM), UNESCO et CRIEC, 2006, 49 p. Qu'est-ce que la � race �? Qu'est-ce que le racisme? Le racisme est-il universel et existe-t-il de toute �ternit�? Comment distinguer racisme, ethnocentrisme et x�nophobie? Quelles sont les manifestations ou les formes �l�mentaires du racisme? Quels sont ses niveaux? Quelles sont ses logiques discursives?


Langue :

� Le premier instrument du g�nie d'un peuple, c'est sa langue. � ( Stendhal, Extrait de Des p�rils de la langue italienne)

C�est un ensemble de signes verbaux propre � une communaut� d�individus qui l�utilisent pour s�exprimer et communiquer entre eux. On distingue habituellement trois formes de langue :- le �patois� parl� un groupe restreint, limit� � une aire g�ographique r�duite et d�expression souvent exclusivement orale, -le �dialecte� qui constitue une variante � extension r�gionale ( province) du patois, -la � langue � �crite et parl�e et qui joue fr�quemment le r�le de ciment national. On distingue g�n�ralement la langue (syst�me de signes) et le langage (facult� humaine mise en �uvre au moyen d'un tel syst�me). La langue articul�e n'est qu'un langage parmi d'autres: la facult� de langage est aussi mise en �uvre par d'autres syst�mes de signes, comme le geste, le dessin, le v�tement, etc. Selon les estimations, il existerait aujourd'hui entre 3 000 et 7 000 langues vivantes et 50% des langues dispara�tront d'ici 2100.


Long�vit� (d�une civilisation) :

� Nous autres, civilisations, savons maintenant que nous sommes mortelles. � ( Paul Val�ry, 1919)

Les civilisations ne sont pas �ternelles, elles peuvent s��teindre soit en se diluant dans un ensemble plus vaste ou plus dynamique, soit sous l�effet d�invasions ext�rieures, de bouleversements id�ologiques, voire de catastrophes naturelles. Les civilisations qui sont parvenues � se maintenir sont g�n�ralement celles qui ont su conserver leur identit� culturelle, autrement dit le socle fondamental sur lequel repose toute civilisation.


Mythe : 

Le terme peut rev�tir plusieurs significations. Le mythe est d�abord un r�cit fabuleux, port� par la tradition orale, narrant les exploits d��tres merveilleux (dieux ou demi-dieux, animaux chim�riques, anges, d�mons, etc�) personnalisant les forces de la Nature. Ces mythes semblent avoir pour finalit� de traduire les sentiments religieux d�une soci�t� donn�e en expliquant les causes d�un ph�nom�ne naturel ou les origines d�une institution sociale. Ils contribuent � assurer la coh�sion d�une soci�t� en lui fournissant des r�ponses sur sa gen�se, son existence et sa destin�e. Ils donnent une coh�rence au r�el. Le mythe repose sur une analogie po�tique et non sur la logique et il s�exprime sous une forme symbolique. Il existe des mythes modernes (ou mythes urbains): �pop�es guerri�res,  grands �v�nements sociaux, � Au cours du XXe si�cle le mythe a �t� largement utilis� par des les totalitarismes avant de devenir un �l�ment moteur de la publicit� (mythes vendeurs). Le mythe est aussi une repr�sentation collective caricatur�e, outr�e du comportement de certains groupes sociaux. 

Qu�est-ce qu�un mythe ?, 15 p. Le terme de mythologie n�a rien de myst�rieux : il d�signe un ensemble de mythes appartenant � un m�me contexte culturel, et r�unis sans grand souci de coh�rence. La notion de mythe, en revanche, est infiniment plus complexe. Sans poser trop longuement des probl�mes de d�finition (dont une abondante bibliographie nous assure qu�ils sont insolubles), il est possible d��clairer ou du moins de limiter l�objet de cette �tude�

� la recherche d�une d�finition du mythe par Linda Maria BAROS, 10 p. Le mythe. Voil� un mot qui, bien qu�en apparence simple et honn�te, a, pendant fort longtemps, sem� � la terreur dans les Lettres � (Paulhan 1941)! Pourtant, aucun �criteau n�est plac� � l�entr�e de l�univers que le mythe s�est tiss� depuis l�antiquit� jusqu�� nos jours. Qu�on y p�n�tre avec ou sans fleurs, pour pleurer sa mort/d�cadence suppos�e ou bien pour c�l�brer sa longue destin�e et les m�tamorphoses spectaculaires qu�il a subies, on s�en m�fie souvent. Hautement complexe et, par cons�quent, rudement effrayant, le mythe h�site entre la fable mensong�re et le r�cit sacr� heuristique�.


 

Nation : 

Groupe humain d�termin� par certaines conditions naturelles et objectives ( possession d�un territoire, unit� linguistique, unit� de gouvernement, �) et spirituelles et subjectives ( communaut� d�histoire, de traditions, de culture,�Le terme est assez proche de celui de peuple mais il induit une dimension politique. Une nation implique une organisation �tatique mais tout �tat n�est pas une nation car il est n�cessaire qu�il y ait consensus de tous les groupes pr�sents � l�int�rieur les fronti�res �tatiques pour former une entit� unique. 

�Qu�est-ce qu�une nation ?� (Conf�rence prononc�e le 11 mars 1882 � la Sorbonne) par Ernest RENAN (1823-1892), 63 p. Un document produit en version num�rique par Jean-Marie Tremblay, b�n�vole, professeur de sociologie au C�gep de Chicoutimi. Une collection d�velopp�e en collaboration avec la Biblioth�que Paul-�mile-Boulet de l'Universit� du Qu�bec � Chicoutimi. Site web: http://bibliotheque.uqac.ca/. , 63 p.


Religion : 

� La religion est le sens et le go�t de l'infini. �( Friedrich Schleiermacher, Extrait du Discours sur la religion )

� On trouve des soci�t�s qui n'ont ni science, ni art, ni philosophie. Mais il n'y a jamais eu de soci�t�s sans religion. � ( H. Bergson, Extrait de Les deux sources de la morale et de la religion)

C�est un ensemble de croyances et de rites organisant les rapports de l�homme avec le Sacr�. Les religions int�grent des dogmes, des r�gles �thiques, des r�cits, des symboles,.. procurant un sens � l�exp�rience et � l�existence de l�adepte. Le terme rev�t donc plusieurs significations. Le terme d�signe d�abord le rapport de l�esprit humain au divin qui implique, pour le croyant, la foi en un �tre ou un principe, en un Au-del�, en une transcendance. Mais la religion est aussi une institution sociale ayant pour objet de rendre hommage au divin par des liturgies et des rites. Cette institution comporte une hi�rarchie qui assure la p�rennit� d�un ensemble de dogmes qui fixe des principes et des normes de conduite. L��tymologie du terme a suscit� de multiples d�bats. �Religio � serait issu de �religare � (rejoindre, relier) et indiquerait les relations existant entre l�humain et le divin, mais aussi entre les humains eux-m�mes. Le terme �religio� pourrait aussi provenir du verbe �legere � (�cueillir�, �ramasser�) qui renvoi � �religere � signifiant �recueillir�, � collecter � et contiendrait l�id�e du soin � apporter aux rites. Le respect et la crainte face aux forces surnaturelles et le souci d��tre scrupuleux dans l'observation des rites semble constituer la double �tymologie du terme.

A Definition of Religion, and its Uses by Robin Horton , The Journal of the Royal Anthropological Institute of Great Britain and Ireland, Vol.90, No. 2 (Jul. - Dec., 1960), pp. 201-226. Published by: Royal Anthropological Institute of Great Britain and Ireland. IN RECENT BRITISH ANTHROPOLOGY three principal types of working definition have been used in approaching the comparative study of religion. The first treats the term 'Religion' as lending itself with difficulty to further definition and as covering an area of human activity which lacks sharply delineated boundaries; where such a point of view prevails, the reader is simply asked to accept as 'religious' any phenomena which the author happens to select for treatment under this heading. The second type treats 'Religion' as referring to a class of metaphorical statements and actions obliquely denoting social relationships and claims to social status. The third type treats the term as referring to commerce with a specific class of objects, i.e. 'Religion is the belief in spirits' or 'Religion is the belief in the supernatural.�

The Complexity of Religion and the Definition of �Religion� in International Law by T. Jeremy Gunn, 27 p. Although many international and regional human rights instruments guarantee rights related to freedom of religion or belief, none attempts to define the term �religion.� There was one major international effort to explain the underlying rights protected under the concept of religion or belief, and the UN Human Rights Committee issued an important General Comment on the scope of freedom of religion or belief within the International Covenant on Civil and Political Rights. Nevertheless, the term �religion� remains undefined as a matter of international law. The absence of a definition of �religion� is not peculiar to international human rights conventions; most national constitutions also include clauses on freedom of religion without defining �religion.��.


Rite : 

R�gles �tablies pour la c�l�bration d�un culte. Cet ensemble strictement codifi�, st�r�otyp�, de gestes, de paroles, de manipulations d�objets, � constitue la condition d�entr�e en contact avec les puissances de l�Au-del�. Chaque religion a codifi�, au cours de son �volution, des gestes qui lui sont sp�cifiques pour la c�l�bration de son culte. Il existe aussi des rites initiatiques qui accompagnent les changements majeurs biologiques et/ou sociaux qui rythment la vie d�un individu. 

Le rite et ses raisons par  Daniel Fabre, 8 | avril 1987 : Rituels contemporains, 5 P. A celui qui s'�tonne et interroge sur le pourquoi de comportements sociaux �tranges � ses yeux on r�pondra volontiers : "c'est une coutume", "c'est une tradition" mais jamais, ou presque "c'est un rite" et Roberto Da Matta note dans le Br�sil actuel la m�me absence1. Rite, le mot a conserv� l'aura de son ancien usage canonique, le seul connu des dictionnaires du XVIIe si�cle ; sa d�finition implicite renvoie donc, aujourd'hui encore, � l'id�e d'un ensemble de gestes, de paroles et d'objets ordonnanc� par une autorit� qui en d�tient la signification puisqu'elle en a formul� le code�.

LES RITES DE PASSAGE. �TUDE SYST�MATIQUE DES RITES par Arnold Van Gennep [1873-1957], De la porte et du seuil, De l'hospitalit�, De l'adoption, de la grossesse et de l'accouchement, De la naissance, de l�enfance, de la pubert�, De l'initiation, de l'ordination, du couronnement , Des fian�ailles et du mariage, Des fun�railles, des saisons, etc. Un document produit en version num�rique par R�jeanne Toussaint, ouvri�re b�n�vole, Chomedey, Ville Laval, Qu�bec Page web. Courriel: rtoussaint@aei.ca. Dans le cadre de: "Les classiques des sciences sociales" Une biblioth�que num�rique fond�e et dirig�e par Jean-Marie Tremblay, 226 p.



 

S�dentarisation : 

La s�dentarisation se manifeste par l'�tablissement fixe d'un regroupement humain initialement nomade sur un territoire. La s�dentarisation est le processus qui marque le passage de l��tat nomade � l��tat s�dentaire. C�est au N�olithique que de nombreux groupes humains adopte une �conomie de production bas�e sur l�agriculture et l��levage. La �r�volution n�olithique� implique une s�dentarisation des communaut�s humaines. Elle se d�veloppe en Europe de l�ouest et sur les pourtours de la M�diterran�e vers 6500 avant J. C. La s�dentarisation a �t� consid�r�e pendant longtemps comme un corollaire du d�veloppement de l�agriculture, il est d�sormais admis qu�elle l�a au contraire pr�c�d�e. Ce sont des modifications environnementales d�ordre climatique permettant une subsistance suffisante tout au long de l�ann�e qui sont � l�origine de la s�dentarisation. L�agriculture, en imposant  de se fixer durant quelques semaines pour proc�der aux r�coltes, a catalys� le processus de s�dentarisation.  


 

Soci�t� :  

C�est un ensemble d�individus unis par des rapports d�termin�s et des services mutuels. Dans cette acceptation premi�re le terme peut aussi s�appliquer aux collectivit�s animales  r�gies par l�h�r�dit� et l�instinct. Les collectivit�s humaines se distinguent des pr�c�dentes par la possession d�une culture c�est � dire par un mode de vie suivie par l�ensemble d�individus formant la soci�t�. La coh�rence des soci�t�s humaines dans la dur�e est assur�e par des institutions. 


 

Syncr�tisme :  

Syst�me tendant � faire fusionner plusieurs doctrines. Processus cherchant � constituer un syst�me coh�rent � partir d��l�ments divers emprunt�s � des doctrines diff�rentes. Le terme est surtout utilis� en histoire des religions pour qualifier des syst�mes de croyances dont de nombreux composants d�origine sont encore identifiables. Les religions de l�Humanit� se r�duisent suivent � des associations plus ou moins discernables d��l�ments pris � d�autres croyances g�ographiquement ou culturellement proches. Il en r�sulte un nouvel ensemble, une nouvelle religion, issu de traditions culturelles diff�rentes et qui affirme, dans la dur�e, une coh�rence certaine. 


 

Syst�me culturel :

C�est un ensemble de valeurs spirituelles, intellectuelles et id�ologiques sur lesquelles s�appuie une civilisation.

 

 

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