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Le tourisme en Gr�ce

 


 

G�n�ralit�s

Le Tourisme grec contemporain s�est d�velopp� en plusieurs �tapes :
 

De 1950 � 1965 se situe une phase de croissance caract�ris� par un tourisme nomade et un touriste r�sidant g�n�ralement � Ath�nes. Les possibilit�s d�acc�s au pays sont alors relativement difficiles et constituent des contre - incitations au d�veloppement touristique .Le but des touristes est la visite des sites arch�ologiques (P�loponn�se, Delphes, Attique), de courts s�jours dans les �les (Hydra, Poros), la visite de Thessalonique .De fait les principaux p�les touristiques sont Rhodes et Corfou ainsi que Mykonos , � partir du milieu des ann�es 50. Globalement la dimension touristique du pays est relativement limit�e .

La deuxi�me �tape de l��volution touristique grecque concerne la p�riode 1965�1980. Elle est caract�ris�e par le d�veloppement du tourisme de vacances organis�es. Le Tourisme devient alors un secteur majeur de l��conomie nationale. C�est essentiellement un tourisme de vacances estivales (les ��S �) et la dimension culturelle du voyage tend � devenir un argument de vente secondaire. Cette p�riode se caract�rise par un accroissement du nombre des clients, un allongement de la dur�e des s�jours et la mise en place d�infrastructures modernes dans trois domaines essentiellement ( l�h�bergement, la circulation des touristes et les agences de voyages). Une politique volontariste de l��tat renforce le d�veloppement du Tourisme dans le pays. Mais le tourisme est un levier de l�expansion �conomique et une source appr�ciable de devises. Cependant l�activit� touristique reste insuffisante en raison d�une absence de planification et de toute �tude d�impact concernant les incidences sociales, les �tudes co�t, de faisabilit�, l�emploi, etc...Les touristes de cette �poque optent g�n�ralement pour les itin�raires classiques du Tourisme organis�, une partie seulement recherche les r�gions les moins peupl�es. Le Tourisme organis� de masse int�resse prioritairement les �les de Rhodes, Corfou ainsi que les Cyclades ( Kos, Samos), ainsi que d�autres r�gions comme les �les ioniennes, les Sporades du Nord. Les touristes itin�rants autonomes et les touristes en qu�te de culture �vitent g�n�ralement la saison estivale et recherchent de nouvelles destinations ( les d�partements de l�int�rieur et les petites �les). 
 

La troisi�me et derni�re �tape (1995- 2002 ) est celle du tourisme industrialis� de masse. Les forfaits complets de tourisme organis� l�emportent. Le nombre de touristes cro�t et tend � �galer celui de la population nationale. Durant les mois de juillet et ao�t le nombre de touristes est 20 fois sup�rieur � celui des autochtones. Beaucoup de touristes arrivent en vols charters . Ils ne cherchent � conna�tre le pays que superficiellement. Les grands centres urbains sont d�laiss�s par la demande touristique (Ath�nes, Thessalonique et Patras ), ils deviennent de simples portes d�entr�e .

Aujourd�hui la Gr�ce peut �tre d�finie comme une destination classique dans le Monde m�diterran�en. Le tourisme hell�nique pr�sente quelques points faibles :- la dispersion des entreprises touristiques, - leur caract�re familial, -le grand nombre d� entreprises touristiques fonctionnant en toute ill�galit� . Ces probl�mes sont souvent � l�origine d�une d�valorisation des services et ils ont contraint le gouvernement grec � rechercher des solutions pour y mettre un terme. La p�riode contemporaine se caract�rise aussi par une segmentation de la demande touristique marqu�e par le d�veloppement de cat�gories sp�cialis�es d�offres dans l�espace hell�nique. Enfin la crise �conomique europ�enne a incit� la Gr�ce a opt� pour les h�bergements de cat�gorie moyenne et le pays est devenu une destination pour les touristes de revenus moyens .

En 2002 Gr�ce occupait le 15e rang dans la classification des grandes destinations touristiques mondiales. En 2007 le pays se place au 19�me rang mondial des destinations touristiques (soit 0,65% du march� mondial) et parmi les 15 premiers dans le bassin m�diterran�en avec environ 5% des arriv�es totales de touristes. Elle a re�u en 2002 14,179 millions de touristes. 94,3% �taient originaires d'Europe dont 68,9% de la Communaut� europ�enne. 73,6% des touristes �trangers sont arriv�s en avion, 5,6% par mer, 20,1% par route et 0,6% par train. En 2001 le nombre de nuit�es (touristes �trangers et touristes nationaux) s'�levaient � 61567209, soit une augmentation de 0,43% par rapport � 2000.

Le nombre des touristes �trangers en Gr�ce s'est �lev� � 15.449.133 personnes en 2005, en hausse de 8,28% par rapport � 2004, a indiqu� mercredi le service national de la statistique (Esyee). En 2007 le pays a accueilli 13 millions de touristes ( soit une augmentation de 10% par rapport � 2006) pour un pays de 11 millions d'habitants. Le pays se place au 19e rang mondial des destinations touristiques (0,65% du march� mondial) et parmi les 15 premiers dans le bassin m�diterran�en avec environ 5% des arriv�es totales de touristes dans la zone. En 2007 le tourisme employait 16% de la population active du pays.

La crise grecque qui �clate en 2008 marque le d�but de la crise de la dette souveraine dans la zone Euro. Elle a oblig� les autres membres de la zone euro et le FMI � intervenir afin qu'elle ne conduise pas � une explosion de la zone euro. Cette crise se r�sume � une incapacit� de la Gr�ce � payer ses dettes et � une forte augmentation de ses d�ficits publics, ce qui a entra�n� une panique g�n�rale dans la zone euro. Les march�s se sont aper�us de la mauvaise gestion de l'Etat grec et ont oblig� la Gr�ce � emprunter � des taux extr�mement �lev�s ce qui a augment� les d�ficits et conduit � une r�duction des d�penses. Le signal d'alarme avait �t� donn� d�s 2004 par des analystes qui s'alarmaient que les d�penses des JO, financ�es par emprunts causerait une instabilit� dans la gestion de la Gr�ce. En effet, plus de 11 milliards ont �t� d�pens�s pour d�velopper les infrastructures n�cessaires. Ces d�penses excessives se mesurent par l'explosion des d�ficits, puisqu'ils passent de 3,7% du PIB � 7,5% � la fin de l'ann�e des JO. Mais c�est la crise des surprimes de 2008 qui a entra�n� une baisse fatale de l'activit� �conomique dans le pays et qui a aggrav� la situation du pays. En effet, des secteurs cl�s comme le tourisme et les transports maritimes ont vu leur activit� baisser de 15%. Le ch�mage est pass� de 8% � 10,3% entre 2008 et 2009. Ces d�penses prises en charge par l'Etat ont donc entra�n� une augmentation de leurs d�ficits budg�taires. Entre 1995 et 2007, la dette grecque repr�sentait environ 100% du PIB. La crise de 2008 a vu s'envoler la dette publique de ce pays. En effet, elle est pass�e � 142,5% du PIB au d�but de l'ann�e 2011, pour ensuite atteindre 158% � la fin de cette m�me ann�e.

En 2008 le tourisme constituait la deuxi�me source de revenus du pays, apr�s le transport maritime. Il comptait pour 18% des revenus et employait directement ou indirectement 850 000 personnes.

La Gr�ce a enregistr� en 2009 une baisse de 6,4% de l'arriv�e de touristes �trangers, avec un recul de 7,9% de la client�le de l'Union europ�enne, qui repr�sente 90% du total selon l'Autorit� statistique grecque (Esa). Au total, 14,914 millions d'arriv�es de "non-r�sidents" ont �t� enregistr�es en 2009, selon l'Esa, dont 13,601 millions en provenance des pays europ�ens, parmi lesquels 10,887 millions venant de l'Union Europ�enne. En 2008, la Gr�ce avait d�j� perdu 1,4% de sa client�le par rapport � l'ann�e pr�c�dente. Les client�les allemandes et britanniques sont rest�es en t�te en 2009, repr�sentant respectivement 15,9% et 14,2% du total des arriv�es. Par rapport � 2008, 4,2% d'Allemands et 7,3% de Britanniques manquent toutefois � l'appel. Les Fran�ais, dont le nombre est en hausse de 5,8% ravissent la troisi�me position aux Italiens, qui reculent de 15%. La client�le des Etats-Unis, marginale mais ais�e, est aussi en recul de 14%, avec quelque 729.446 visiteurs. Les revenus du tourisme tels qu'enregistr�s dans la balance des comptes courants ont aussi baiss� en 2009, � 10,369 milliards d'euros contre 11,636 milliards pour 2008.

Le minist�re du Tourisme avait tabl� pour l'ann�e 2009 sur une chute d'environ 10% des arriv�es, essentiellement en contrecoup de la crise financi�re internationale. Une �tude de la banque grecque EFG Eurobank, publi�e en f�vrier 2009, avait estim� que la chute des arriv�es de touristes pourrait �tre la plus importante depuis 20 ans du fait de la baisse des revenus cons�cutive � la crise financi�re mondiale. L'Institut de recherches et pr�visions touristiques grec (ITEP), tr�s pessimiste, pr�voyait des pertes de 5% � 15% en termes de client�le et des destructions d'emplois corollaires de 50 000 � 144 000.

La Gr�ce avait annonc� au d�but du mois d'avril 2009 la suppression pour six mois des taxes d'atterrissage et de stationnement des avions dans des a�roports en province et sur ses �les pour faire face aux r�percussions n�gatives de la crise et stimuler son tourisme. Cette mesure a co�t� 8 millions d'euros � l'�tat grec et a �t� appliqu�e d'avril � septembre 2009. Elle a concern� les vols internationaux et int�rieurs � destination de plus d'une trentaine d'a�roports en province et sur les �les, destinations de nombreux plusieurs vols charters pendant l'�t�. La mesure ne concernait pas l'a�roport international d'Ath�nes, Elfth�rios V�nizelos, g�r�e par soci�t� allemande Hochtief.

La crise financi�re et �conomique a eu un effet d'image d�sastreux et durable sur la destination. L�image de la Gr�ce avait d�j� �t� �corn�e par les �meutes ayant �clat� dans les grandes villes du pays apr�s la mort en d�cembre 2008 d�un adolescent tu� par la police � Ath�nes. L�impact de ces violences urbaines est rest� difficile � �valuer mais il a �t� ind�niable sur l�image de la destination.

En 2010 la Gr�ce a re�u 14,5 millions de touristes dont 820000 fran�ais, soit environ 6% de l'effectif total. Parmi les mesures incitatives destin�es � encourager le d�veloppement touristique, le gouvernement grec a reconduit la suppression des taxes pr�lev�es dans les a�roports d'�tat d�s le 1er avril 2011 et jusqu'en 2012. Cette mesure ne concernait pas la plate-forme d'Ath�nes g�r�e par un groupe allemand. Elle concernait le d�collage, l'atterrissage et le stationnement dans la trentaine d'a�roports du pays. Malgr� les difficult�s �conomiques et selon le Rapport sur la comp�titivit� dans le secteur des voyages et du tourisme 2009 publi� par le Forum Economique Mondial, la Gr�ce occupait la 24�me place sur les 133 pays, la 3�me place pour avoir fait du Travel & Tourism Index une priorit�, la 9�me place du World Heritage en raison de leur grand nombre de sites culturels,  la 5�me place pour les infrastructures touristiques.

En d�pit de la crise �conomique mondiale, la saison 2011 fut une ann�e record pour la Gr�ce: 16,5 millions de visiteurs, et un chiffre d'affaires total en hausse de 10% par rapport � l'ann�e pr�c�dente, atteignant les 10,5 milliards d'euros. Au printemps 2011, la Gr�ce a b�n�fici� d'un report de client�le de la Tunisie ou d'Egypte  apr�s les soul�vements du �Printemps arabe� qui avaient vid� les h�tels sur la rive sud de la M�diterran�e. L�embellie de 2011 s�est traduite par une augmentation de 9,46% de la fr�quentation touristique (16,4 millions de visiteurs) et une hausse de 9,5% du chiffre d'affaires � 10,5 milliards d'euros.

Mais en 2012 l�instabilit� politique (d'avril- juin 2012), le traitement m�diatique des manifestations populaires � Ath�nes, la peur de gr�ves sauvages dans les transports maritimes avaient dissuad� nombre de tour-op�rateurs. Au d�but du printemps 2012, les r�servations avaient chut� de 30% par rapport au niveau de 2011. Le recul �tait d� principalement aux r�sultats des �lections l�gislatives du 6 mai. L�instabilit� politique qui en a r�sult�, avec l�impossibilit� de constituer un gouvernement de coalition, a �t� per�ue comme une menace par les professionnels du tourisme. Face au marasme qui s'annon�ait, les h�teliers du secteur priv� avaient cependant rapidement r�agi, en baissant significativement leurs prix. La nuit�e moyenne pour une chambre double s'�tablissait en 2012 � 100 euros, prix bien inf�rieur � celui des Rivieras italienne ou fran�aise. Cette mesure � s�duit le public anglais: le site britannique de r�servation online dealchecker a vu ses r�servations pour la Gr�ce augmenter de 200% en mai-juin 2012. Mais pour les Allemands, la perception - tr�s exag�r�e - d'une germanophobie aigu� au sein de la population grecque, a orient� en 2012 de nombreux touristes d'outre-Rhin vers l'Espagne ou la Turquie.

En 2013, les Grecs ont mis� de plus en plus sur les revenus du tourisme, un des principaux moteurs de l'�conomie avec la marine marchande, pour compenser la baisse drastique de leurs salaires et retraites, et la hausse incessante des imp�ts depuis l'�closion de la crise. L'aust�rit� a entra�n� la Gr�ce dans une r�cession profonde (le PIB a perdu un quart de sa valeur depuis 2008) et � une explosion du ch�mage, � 26% actuellement, le plus �lev� de la zone euro. Mais en 2013 le pays a enregistr� un record avec environ 20 millions de visiteurs, soit le double de la population du pays apr�s une saison 2012 tr�s mitig�e durant laquelle les gr�ves et les manifestations, dont les images avaient fait le tour de monde, avaient dissuad� les touristes. Un climat social politique plus stable, des prix en baisse du fait de la crise et un report vers la Gr�ce des voyages annul�s en Egypte ou en Turquie sont les clefs du succ�s grec de 2013.  Toutefois, le pays arrivait toujours derri�re ses voisins en termes de d�penses des touristes, qui s'�l�vent � 146 euros par jour contre 162 euros en Turquie et 200 en Italie, selon des donn�es publi�es par le gouvernement. Le tourisme pesait pour 17% du PIB grec et employait un salari� sur cinq . Allemands, Anglais, Russes et Fran�ais formaient les plus gros contingents de visiteurs �trangers. Les destinations qui ont profit� le plus de la hausse sont les plus connues, comme Mykonos, Rhodes, les Cyclades. Ce ne sont pas forc�ment celles o� les prix ont baiss�, malgr� un salaire minimum grec tomb� � 580 euros contre environ 700 entre 2010 et 2012. Selon l�autorit� grecque des statistiques (Elstat) 88,1% des visiteurs venaient d'Europe, Russie incluse (7,5% des arriv�es) tandis que les Allemands occupaient la premi�re place (12,7%), suivis des Britanniques (10,3%). Fran�ais et Italiens comptaient respectivement pour 6,4% et 5,4% du total. Les r�sultats d'Elstat soulignaient aussi la progression du nombre de touristes turcs.

En 2014 la Gr�ce a  affich� un nombre record de 21,5 millions de touristes, soit 20 % de plus qu'en 2013, auxquels s'ajoutent 2,5 millions de croisi�ristes. Parmi les nationalit�s venues les plus nombreuses, figurent, en t�te, les Allemands (2,4 millions), les Britanniques (environ 2 millions), les Fran�ais (1,3 million) et les Russes (1,2 million). Si la fr�quentation des Russes accuse une baisse de 10 %, celle des Fran�ais a bondi de 26 %. Les Turcs ont �t� pr�s d'un million � venir en Gr�ce en vacances l'an dernier (+50 %). Quant aux Polonais et aux Roumains, ils ont �t� 40 % de plus qu'en 2014 (repr�sentant respectivement 600.000 et 500.000 visiteurs). �Les r�sultats de 2014 sont impressionnants et les perspectives pour 2015 restent positives�, s�est f�licit� Andreas Andreadis, pr�sident de la Conf�d�ration du tourisme grec, soulignant le �tr�s bon rapport qualit� prix� de la destination. Les touristes restent huit jours en Gr�ce, et d�pensent 640 euros par visiteur (hors transport), dans le pays.

En 2014 les privatisations en Gr�ce ont continu�. Cent-dix plages ont �t� mises en vente par la soci�t� charg�e des privatisations dans le pays, le TAIPED. Le pays esp�re, par cette nouvelle op�ration, attirer les investisseurs �trangers, sur les plages de Myrto � Kato Achaia ou encore celle de Vasiliki � Lefkada, gr�ce � des baux de cinquante ans. La Gr�ce s'est engag�e aupr�s de ses bailleurs de fonds, l'Union europ�enne et le Fonds mon�taire international, � proc�der � un vaste programme de privatisations de 9,5 mrds� d'ici � 2016.

Nous envisageons que le pays figurera de nouveau confortablement parmi les 15 premi�res destinations touristiques au monde, telle que l'a annonc� l'Organisation mondiale du tourisme des Nations Unies, ajoute Andreas Andreadis. Avec l'augmentation de la qualit� de nos produits et services, et des prix comp�titifs qui ont �t� encore am�lior�s par la r�cente d�valuation de l'euro et la baisse des prix du p�trole, nous sommes confiants que nous serons en mesure d'atteindre, et m�me de d�passer, nos objectifs en 2015�.

 En Gr�ce, 2015 sera la huiti�me ann�e de �Grande D�pression�. Dans le secteur priv�, les salaires ont diminu� de plus de 30% depuis 2010 �c�est 22% pour le salaire minimum mensuel et 32% pour les salaires des moins de 25 ans. Pourtant, les prix ont �t� maintenus � des niveaux �lev�s par le manque de concurrence, les comportements oligarchiques et la hausse des taxes. Le taux de ch�mage a d�pass� les 26% en 2014. Plus de 60% des ch�meurs grecs sont sans travail depuis plus d�un an, une tendance pr�occupante vu la difficult� � r�sorber le ch�mage de longue dur�e. Le ch�mage des jeunes, qui pointe � 55%, est d�j� sup�rieur � celui de la plupart des pays ayant des taux similaires de participation au march� du travail. Selon l�agence nationale de la statistique, Elstat, plus de la moiti� des Grecs avaient des difficult�s � payer leurs factures en 2011 et 63% disaient avoir �des difficult�s� ou �de grandes difficult�s� � joindre les deux bouts. Cr�er de l�emploi est une t�che redoutable et c�est sur la r�ussite ou l��chec de cette politique que seront jug�s les politiciens grecs dans les ann�es � venir. De 1970 � 2009, 800.000 nouveaux emplois sont venus s�ajouter aux 3 millions d�j� existants dans le secteur priv�. La majorit� de ces cr�ations d�emplois ont eu lieu dans le b�timent, le commerce (gros et d�tail) et surtout dans le tourisme.

Avant sa victoire du 25 janvier 2015, le Premier ministre de la Gr�ce avait �voqu� les r�formes que son parti, Syriza, entendait mener pour le tourisme grec. "Un des piliers de la reconstruction �conomique" du pays selon Alexis Tsipras. Ce dernier a d�cid� d'int�grer le Tourisme au minist�re de l'Economie, des Infrastructures et de la Marine. Cet �hyper minist�re� confi� � Georges Stathakis, souligne l'enjeu �conomique consid�rable que constitue le tourisme pour le nouveau gouvernement.  C�est un des principaux points du programme de Syriza consiste � r�partir le tourisme grec sur les petites et moyennes entreprises du secteur. Nous ne sommes pas d�accord le mod�le tout-inclus qui nuit largement au tourisme de l��conomie locale � Pour nous, le tourisme est avant tout une question de communaut�s locales qui vivent et respirent avec lui �(A.Tsipras). Cela signifie r�duire le poids des grands complexes h�teliers en "all inclusive". Ces resorts, tr�s pr�sents en Attique et dans le P�loponn�se, qui se vendent en packages tout compris d�tournent selon le parti radical de gauche la manne touristique des petits h�tels et petits restaurants. "Nous ne sommes pas d�accord avec le mod�le all inclusive qui ali�ne le tourisme de l��conomie locale (�) Pour nous le tourisme est avant tout l�affaire des communaut�s locales qui vivent et respirent gr�ce � lui" (Alexis Tsipras, 9 d�cembre 2014, Ath�nes ). Selon les estimations de SETE, la Conf�d�ration du tourisme hell�nique, la consommation de boisson et de nourriture au sein des resorts repr�sente un manque � gagner de 250 millions d�euros annuels pour les petits restaurants bars et caf�s. Privil�gier la petite entreprise et le tourisme local pourrait passer selon Syriza par une r�duction de la TVA voire un am�nagement des dettes de ces petites entreprises de tourisme. Toujours d�apr�s SETE cit� par le journal cr�tois Chaniapost, 210 h�tels 4 �toiles et 5 �toiles (repr�sentant 2,2% du nombre d�h�tels en Gr�ce) soit 54705 chambres, se sont vendus en packages tout compris durant l��t� 2014. Une autre mesure a �t� annonc�e pendant la campagne �lectorale : r�viser les contrats de cession des terres publiques � des investisseurs pour des projets de resort touristique. Au plus fort de la crise le pays avait mis en vente en novembre 2013 des �les, plages, ports, marinas, etc. via le fonds Taiped. Le parti veut revenir sur cette concession. �En nous appuyant sur l�int�r�t public et social, nous allons reprendre tous les contrats d�utilisation des terres finalis�s durant la p�riode du m�morandum � ( Alexis Tsipras, op.cit.)

En 2015, le nombre d�arriv�es de touristes internationaux en Gr�ce a augment� de 7% pour atteindre 23,6 millions, tandis que les exportations g�n�r�es par le secteur ont progress� de 6% jusqu�� 14,2 milliards d�euros.

En d�pit du probl�me des r�fugi�s, la Gr�ce a attir� 27,5 millions de touristes et g�n�r� 15 mds � de recettes en 2016.

Avec 13 milliards d�euros recettes touristiques pour 2017 et 30 millions de visiteurs, soit 13% de plus qu�en 2016, l�ann�e 2017 a �t� tr�s positive pour la Gr�ce. Certaines destinations comme Ath�nes, Rodes, Santorin, Thessalonique ont enregistr� des taux d'occupation proche de 100% durant l��t� 2017. La Gr�ce avait enregistr� 26 millions de visiteurs en 2015 et 28 millions en 2016. Le tourisme grec cro�t de 7% par an, le double de la moyenne mondiale.

La Gr�ce a  d�cid� d'allonger sa saison touristique, pour qu'elle commence en avril et qu'elle se termine en novembre. Des accords ont �t� sign�s avec les tours op�rateurs et les compagnies a�riennes �r�guli�res, charters et low-cost- pour augmenter l'offre. Des packages sur mesures et plus vari�s ont �t� �labor�s et de nouvelles lignes a�riennes ont �t� ouvertes. Pour la France, une liaison Toulouse-Kalamata ainsi que des liaisons entre la Cr�te et Lyon, Marseille ou Strasbourg ont �t� inaugur�es. En automne 2018, le premier vol direct Ath�nes P�kin,  propos� par Air China, sera inaugur�.. En Russie, on peut d�sormais rejoindre Saint P�tersbourg et Kalamata sans changement. Trois compagnies am�ricaines assurent des vols non-stop avec la Gr�ce. Au total, 150 nouvelles liaisons a�riennes directes ont �t� ouvertes, ce qui repr�sente plus d'un million de si�ges suppl�mentaires pour 2017

La Gr�ce ambitionne 35 millions de touristes en 2020.

Le tourisme repr�sente la deuxi�me ressource �conomique du pays derri�re la marine marchande. Mais, lourdement p�nalis� par une conjoncture �conomique tr�s d�favorable, le tourisme grec pr�sente, en outre et depuis longtemps, des faiblesses non n�gligeables : -la d�pendance par rapport aux tours op�rateurs : les touristes �trangers (75% de la client�le des h�tels) ont majoritairement recours aux grands voyagistes du nord de l�Europe , -Le haut degr� de saisonnalit�: 75% des s�jours sont effectu�s entre mai et septembre, la d�pendance par rapport � un nombre restreint de pays: les touristes europ�ens repr�sentent plus de 90% des arriv�es dont 60 � 70% viennent de l�Union europ�enne, notamment de Grande-Bretagne et d�Allemagne, -l�inad�quation des infrastructures,�nombre insuffisants de golfs, de centres de congr�s, etc�).Face � ces faiblesses structurelles les pouvoirs publics ont tent� de mettre en place une strat�gie � multiples volets: - soutien financier massif du secteur touristique (Des subventions publiques et communautaires ont �t� attribu�es � la modernisation de l'h�tellerie, � la diversification des activit�s touristiques et � la promotion touristique de la destination hell�nique ) ; -"ciblage" de client�les aux aspirations diff�rentes, outre les touristes traditionnels pour lesquels on met en avant le soleil, la mer et le patrimoine culturel, les nouvelles client�les en provenance d'Europe centrale et orientale, les touristes chinois sans cesse plus nombreux et les touristes nationaux incit�s � prendre des vacances dans leur propre pays.

Documents annexes : les chiffres

  

 

 

 

 

 

 

Documents annexes : le Tourisme en Gr�ce sur le Net

  

Greece in figures 2014, Hellenic Statistics Authority, 47, this issue, published by the Hellenic Statistical Authority (ELSTAT), presents selected statistical data, which provide a broad demographic, social and economic picture of Greece. The data published herein are a selection of the data that were available by the end of the first semester 2014.

Tourism in Greece: Strategic Analysis and Challenges par Dimitrios Buhalis, 41 p. This paper provides a strategic analysis of the competitiveness of Greek tourism. It illustrates the importance of tourism as an economic activity and analyses the current situation and structural problems of Greece as a destination. Although Greece offers unique nature, culture and heritage, the lack of differentiation of the tourism product as well as competitive disadvantages in marketing and planning cause an over-dependence on intermediaries for the promotion and distribution of the tourism product whilst jeopardising its quality�.

GREEK MARITIME TOURISM: EVOLUTION, STRUCTURES AND PROSPECTS par Mihail N. Diakomihalis, 37 p., This chapter examines a particular activity of shipping services that of maritime tourism. Following the formulation and the clarification of contemporary concepts which define maritime tourism, the chapter discusses the evolution and the structure of the market, for each one of the three main activities which comprise maritime tourism in Greece�.

EVENT TOURISM: STATEMENTS AND QUESTIONS ABOUT ITS IMPACTS ON RURAL AREAS par Sofoklis G. Skoultsos & Paris Tsartas, TOURISMOS: AN INTERNATIONAL MULTIDISCIPLINARY JOURNAL OF TOURISM, Volume 4, Number 4, Spring 2009, pp. 293-310. This paper focuses on event tourism sector and its affection on the economy and the society of the rural community. The significance of events for rural development is argued by various researchers. In the current paper several cases from the event tourism literature and their results are studied�.

Greek Tourism: Facts & Figures, edition 2011, ASSOCIATION of GREEK TOURISM ENTERPRISES edit., 12 p.

Athens 2004 Olympic Games -A challenge for the Hotel Sector of Athens and Greece par Christoforos Ignatis , Tourism & Hospitality Management, Master Thesis No 2003: 28, 115 p., The present study focuses on the 2004 Olympic Games that will take place in Athens and its objective is to critically examine the hotel development that the Games will bring to Athens and Greece. Athens is likely to experience an actual re-built, just like Barcelona did in 1992, where a �new city� was built in order to cope with the requirements of the 1992 Olympic Games. The hotel sector in Athens and Greece is already experiencing changes in order to tackle the challenges of the post-Olympic tourism period; confronting the seasonal nature of Greek tourism, enhancing Greece�s competitive advantages in tourism and advancing other tourism fields, to name but a few challenges�.

Economic impacts on Olympic Host Countries , 17 p.

Performance of Greek Tourism and developments in the basic figures of the Greek Hotel Market 2011 � 2012, Dr Kyriakos Emm. Rerres edit., 2013, 66 p.

Museums, Marketing and Tourism Development: The Case of the Tobacco Museum of Kavala par Alex Deffner et alii, Discussion Paper Series, 2009, 15(10): 191-208, In the contemporary era there exists an interest in the ability and knowhow of experts to use culture and tourism as tools for management and marketing. Museums and historical attractions invent various strategies in order to create sources of income, encouraging economic activity and inducing particular benefits for cities. The main objective of this paper is the pinpointing of the role and importance of the Tobacco Museum of Kavala�.

SEASONAL ANALYSIS OF TOURIST REVENUES: An empirical research for Greece par Nikolaos Dritsakis, This paper examines the role and factors of seasonality in tourist revenues in the case of Greece. The empirical analysis of the current research is conducted using quarterly data for the period 1960:I� 2005:IV. Osborn et. al. (1998), Miron (1994) and Hylleberg et. al. (1990) tests for seasonal unit roots are used to examine deterministic and stochastic seasonality in the various series. The results revealed that tourist revenues in Greece are to some extent seasonal, which implies that most involving parties should extend tourist period aiming at developing tourism of all seasons. Finally, recommendations are provided to deal with the �problem� of seasonality, 21 p.

Greek Hospitality Industry Performance 2013, GBR HOSPITALITY QUARTERLY NEWSLETTER, 4 p., This newsletter provides a snapshot of the performance and outlook of the Greek hotel industry, within the broader context of the international hospitality industry as well as of Greek tourism and Greek socioeconomic developments�.

Tourism in an Era of Uncertainty, PROCEEDINGS OF THE INTERNATIONAL CONFERENCE ON TOURISM (ICOT 2011), Rhodes Island, Greece 27�30 April 2011, Konstantinos Andriotis  et alii edit., 2011 International Association for Tourism Policy, 850 p.

GREEK MARITIME TOURISM: EVOLUTION, STRUCTURES AND PROSPECTS by Mihail N. Diakomihalis, 37 p. This chapter examines a particular activity of shipping services that of maritime tourism. Following the formulation and the clarification of contemporary concepts which define maritime tourism, the chapter discusses the evolution and the structure of the market, for each one of the three main activities which comprise maritime tourism in Greece. The analysis focuses on the characteristics of each of the three main activities. These activities are cruising, private maritime tourism � yachting and coastal leisure shipping, with the analysis emphasizing the advantages and disadvantages which distinguish each of these activities and their prospects of evolution. The chapter also assesses the impact of the sector on the main macroeconomic data of the Greek economy.

Climate and bioclimate information for tourism in Greece par Andreas Matzarakis, 14 p., Weather, climate and tourism are interconnected in many different ways. All of them are of local as well as of global significance. Weather and climate information is of interest to both tourists and the tourist industry. Information on climate is useful for planning vacations. This information can be obtained via popular media (e.g. tourist guides) or weather services. During the vacation period actual weather information is more important than climate information. In this period climate information does not play an important role. Examples of climate information that is often available are air temperature, relative humidity, precipitation, daily sunshine duration and water temperature on a monthly basis. Additional information that is recommended (especially with high spatial resolution) includes data on UV-radiation, air pollution, noise and bioclimatic conditions. Climate, bioclimate and weather information for tourism in Greece is presented.

The Aegean Islands: a paradise lost? Tourism as a driver for changing landscapes par Thanasis Kizos , Ioannis Spilanis & Maria Koulouri, extr. de : Pedroli B, Van Doorn A, De Blust G, Paracchini ML, Wascher D & Bunce F (Eds. 2007), Europe�s living landscapes. Essays on exploring our identity in the countryside. LANDSCAPE EUROPE / KNNV, 16 p. In the Neolithic, mankind was already sculpturing a cultural landscape on the Aegean Islands. Subsequently, a procession of differing political and social regimes rose and fell, each imprinting its own distinctive mark. As in other Mediterranean localities, human populations increased rapidly during the 19th and early 20th centuries, occupying all available land and using complex management practices for subsistence and commodities. They shaped a cultural landscape based on terraces, with dry-stone walls, small agricultural buildings, small mountain settlements, networks of paths and similar features. At the same time, local and long distance commerce flourished, together with industry, and wealth was created. The change of production patterns during the 20th century caused the economic collapse of industry, agriculture and commerce�..16 p.

A STRUCTURAL EQUATION MODEL: GREECE�S TOURISM DEMAND FOR TOURIST DESTINATION par Prasert Chaitip et alii, Applied Studies in Agribusiness and Commerce, 9 p. Structural equation model (LISREL 8) was applied to test the causal relationships between tourist travel motivations and tourist destination. A survey containing Likert scale questions was conducted to collect data from 100 tourists who had travelled to Greece�s tourist destination. With the help of factor analysis, four dimensions were identified for scales used in the study: travel cost satisfaction, tourism product, tourism product attributes, and tourism product management. Results indicated that the travel cost satisfaction of tourists has a positive influence on tourism product, tourism product attributes and tourism product management�

 

 

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