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  Le Terrorisme et le Tourisme

         

  G�n�ralit�s


(�) Le Terrorisme n�est pas une r�volution, mais la r�volution est incompl�te sans le terrorisme (�).Le terrorisme instille la peur dans la c�ur des oppresseurs, apporte un espoir de revanche aux masses opprim�es  (�) �. ( Bhagwat CHARAN, La philosophie de la bombe, janvier 1930).

"Une action est d�nomm�e terroriste lorsque ses effets psychologiques sont hors de proportion avec ses r�sultats purement physiques "

"La mort d'Aldo Moro �clipse le reste de l'actualit�. Je vais quand m�me vous donner le r�sultat des courses " ( France - Inter , 10 mai 1978 , 16 heures )

"(...) Tourism may decline precipitously when political conditions appear unsettled tourists simply choose alternative destination. Unfortunately many national leaders and planners either do not  understand or will not  accept the fact that political serenity, not scenic or cultural attractions, constitute the first and central requirement of Tourism" ( Richter L. K & Waugh W. L.  jr., 1986. - Terrorism and tourism as logical companions , Tourism management, December 1986, p. 230-238, p. 231)

�Le Terrorisme constitue une m�thode de lutte non conventionnelle s�inscrivant dans un rapport de force asym�trique Sch�matiquement on pourrait r�sumer le fondement de l�action terroriste comme suit : un nombre le plus r�duit possible d�individus cherche � provoquer un maximum de victimes, de mani�re la plus m�diatis�e possible afin de g�n�rer le maximum de terreur/�motion parmi les survivants/spectateurs ( � ). Il vise prioritairement des cibles de nature civile : lieux publics, commerciaux, religieux, sportifs, symboliques ( � )ou points nodaux de gestion des flux de toutes sortes qui innervent les soci�t�s contemporaines  (� ) �( BALENCIE J. M, 2004.- Les mille et un visages du terrorisme contemporain, Questions Internationales n�8, juillet Ao�t 2004, p.6-21, p. 7 ).

Il n�existe pas de d�finition du terrorisme universellement reconnue. La d�finition rassemblant le consensus le plus large est celle des Nations Unies, qui consid�re comme terrorisme � tout acte qui vise � tuer ou � blesser gri�vement des civils ou des non-combattants, et qui, du fait de sa nature ou du contexte dans lequel il est commis, doit avoir pour effet d�intimider une population ou de contraindre un gouvernement ou une organisation internationale � agir ou � renoncer � agir d�une fa�on quelconque. (�Dans une libert� plus grande �, rapport du secr�taire g�n�ral des Nations Unies, mars 2005.)

" Est dite terroriste une action de violence dont les effets psychologiques sont hors de proportion avec ses r�sultats purement physiques " (Raymond Aron, 1962, �Paix et guerre entre les nations�)       

    

Dans un message publi� le 22 septembre 2014, Abou Mohammed al-Adnani, porte-parole de l'�tat islamique appelait au meurtre des citoyens des pays de la Coalition : � Si vous pouvez tuer un incroyant am�ricain ou europ�en � en particulier les m�chants et sales Fran�ais � ou un Australien ou un Canadien, ou tout [...] citoyen des pays qui sont entr�s dans une coalition contre l'�tat islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n'importe quelle mani�re. Si vous ne pouvez pas trouver d'engin explosif ou de munitions, alors isolez l'Am�ricain infid�le, le Fran�ais infid�le, ou n'importe lequel de ses alli�s. �crasez-lui la t�te � coups de pierres, tuez-le avec un couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le dans le vide, �touffez-le ou empoisonnez-le. �

 

Pass�e la sid�ration des attentats du 13 novembre 2015 � Paris et du 14 juillet 2016 � Nice, est venu le temps des inqui�tudes pour les professionnels du tourisme. Car le secteur a subi une forte baisse d�activit�. Les professionnels fran�ais du tourisme semblent � red�couvrir � une menace dont la nature, les strat�gies et les capacit�s de nuisance n�ont cess� de gagner en force sur la derni�re d�cennie. Ce n'est plus seulement Paris, mais la France enti�re, voire l�Europe, qui risque de subir une p�riode sem�e de doutes et d'incertitudes et donc de concurrences avec d'autres destinations �pargn�es. Le terrorisme, �nouvelle� forme de conflit en ce d�but de si�cle, est appel� � devenir un facteur incontournable et majeur du tourisme mondial pour les d�cennies � venir�

 

Il n�existe pas de d�finition du terrorisme universellement reconnue. La d�finition rassemblant le consensus le plus large est celle des Nations Unies, qui consid�re comme terrorisme � tout acte qui vise � tuer ou � blesser gri�vement des civils ou des non-combattants, et qui, du fait de sa nature ou du contexte dans lequel il est commis, doit avoir pour effet d�intimider une population ou de contraindre un gouvernement ou une organisation internationale � agir ou � renoncer � agir d�une fa�on quelconque.� (�Dans une libert� plus grande �, rapport du secr�taire g�n�ral des Nations Unies, mars 2005.) A la lumi�re des �v�nements r�cents cette d�finition peut �tre utilement compl�t�e par celle de B. Huyghe qui d�finit tr�s justement : � le terrorisme comme une �m�thode de lutte d�acteurs non �tatiques et clandestins commettant des attentats � buts politiques sur des cibles symboliques. �

Le terrorisme est un ph�nom�ne complexe et multiforme, parce qu�il �volue en permanence dans ses organisations, ses motivations et ses objectifs, ses m�thodes et ses moyens. Ne connaissant pas de fronti�re, il s�est r�pandu de mani�re diffuse � travers le monde sous des formes vari�es.  La France n��chappe pas � cette menace qui peut frapper aussi bien sur son territoire que ses ressortissants et ses int�r�ts � l��tranger, ou encore le cyberespace.

On imagine commun�ment que les attentats de New-York et Washington en septembre 2011 ont marqu� un tournant : m�me si ceux-ci ne visaient pas sp�cifiquement des cibles touristiques, l�utilisation d�avions de lignes r�guli�res comme armes contre New-York, ville �mettrice et r�ceptrice de touristes, a plong� le monde des voyages dans la crise. Depuis, le tourisme serait devenu une cible privil�gi�e des terrorismes, notamment du terrorisme sunnite radical. Cette affirmation est vraie, mais �minemment r�ductrice, car si le touriste est effectivement devenu une cible privil�gi�e, il le doit avant tout � la volont� des terroristes d�acqu�rir, via une activit� �conomique largement mondialis�e, une visibilit� m�diatique maximale. Or ce besoin vital de visibilit� m�diatique s�est manifest� tr�s t�t. Beaucoup d�auteurs s�accordent � penser que le terrorisme djihadiste � hyper-m�diatis� � trouve ses origines et son inspiration dans la prise d�otages survenue lors des J.O de Munich en 1972 avec l�utilisation publicitaire de l��v�nement olympique , les tractations et marchandages retransmises en direct par les cam�ras de t�l�vision du monde entier, �

Le tourisme, une cible privil�gi�e du terrorisme djihadiste

Le terrorisme peut avoir des effets catastrophiques sur l��conomie touristique d�un pays. A cet �gard l�exemple �gyptien fait malheureusement figure de cas d��cole.

En �gypte l'attentat du Caire (septembre 1997), puis l'attentat de Louxor en novembre de la m�me ann�e (58 morts dont 36 suisses, 3 anglais et 19 japonais), avaient lourdement p�nalis� le tourisme �gyptien alors en pleine croissance. De fait l'ann�e 1998 avait accus� un net recul dans la fr�quentation de pr�s de 13 %  et de 37,6% pour la client�le allemande. La r�cup�ration avait �t� cependant rapide  avec une progression de 40% pour 1999. Comme beaucoup de pays du Proche-Orient l��gypte avait �t� affect�e par les attentats du 11 septembre 2001. Le pays avait termin� l'ann�e avec une basse de 15,6% dans sa fr�quentation touristique. Plus r�cemment  la destitution du pr�sident Mohammed Morsi par l�arm�e, le 3 juillet 2013, a suscit� l�apparition d�un vaste mouvement de contestation islamiste contre le nouveau pouvoir et la r�surgence d�une insurrection arm�e dans la p�ninsule du Sina�, l�Egypte n�est pas parvenue � juguler la menace terroriste. La politique s�curitaire adopt�e par le pr�sident Abdel Fattah Al-Sissi, m�lant r�pression tous azimuts des sympathisants islamistes et amplification des op�rations militaires dans le Sina�, est mise � rude �preuve. Depuis son all�geance � l�EI en novembre 2014, sous le nom de � Province du Sina� �, le groupe semble avoir accru ses capacit�s op�rationnelles et acc�l�r� sa convergence avec les branches actives en Syrie, en Irak ou en Libye.

Le crash de l'avion de la compagnie russe Metrojet, qui a fait 224 morts le 31 octobre 2015 est le dernier d�une s�rie d�attentats au degr� de sophistication accru. La porosit� des fronti�res avec le Soudan et la Libye, et les prises militaires, lui offrent une source intarissable d�armements de pointe. Un mois plus t�t, la branche �gyptienne du groupe Etat islamique avait revendiqu� la d�capitation d'un ressortissant croate travaillant pour une compagnie fran�aise, enlev� pr�s du Caire. En juin 2015, les autorit�s avaient d�jou� par miracle une attaque suicide men�e par quatre djihadistes au temple de Karnak, � Louxor, l'un des sites les plus visit�s par les touristes en Egypte. D�apr�s l�agence �gyptienne Capmas, la fr�quentation touristique a baiss� d�environ 45 % au premier trimestre 2016 par rapport au premier trimestre 2015. Elle �tait en baisse sensible ces derni�res ann�es avec 9 millions de visiteurs en 2015 contre 14 millions en 2010.

Les attentats survenus en Egypte ont fait au total plus de 400 morts, ce qui est beaucoup, mais sur la p�riode 1990-2016, c�est en fait assez peu par rapport aux 9 millions de touristes venant en Egypte en moyenne chaque ann�e. En revanche, l�impact provoqu� dans les esprits a �t� et demeure tr�s important.

En Turquie le terrorisme est un ph�nom�ne relativement ancien, li� pour l�essentiel � la r�bellion kurde. Ainsi l�ann�e 1999 fut une fort mauvaise ann�e touristique. Pour la p�riode de janvier � septembre, le recul avait �t� de 24,5% par rapport � 1998 (- 36,4 % pour la client�le allemande). Les mois de f�vrier et de mars avaient en effet �t� marqu�s par des attentats qui d�clench�rent beaucoup d'annulations  et incit�rent nombre de voyagistes � r�duire consid�rablement leurs rotations en charter. A partir de juin 2015, la Turquie est de nouveau devenue le th��tre d'attentats terroristes meurtriers qui ont tu� plusieurs centaines de personnes. � la fois impliqu� dans un conflit interne avec la population kurde et dans un conflit r�gional en Syrie, le gouvernement turc est confront� � une double menace. La premi�re est directement li�e au conflit avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et de ses ramifications comme les Faucons de la libert� du Kurdistan (TAK), qui m�ne une gu�rilla contre Ankara depuis 1984, tandis que la seconde se rattache aux djihadistes de l�organisation �tat islamique (EI), qui s�vissent en Syrie et en Irak. Les images du conflit � Koban�, l�internationalisation progressive du conflit avec DAECH et la proximit� avec la Syrie risquent d�inciter durablement un certain nombre de touristes � annuler ou diff�rer leur s�jour en Turquie. En 2014, le tourisme repr�sentait une manne de 82,1 milliards de livres turques (plus de 29 milliards de francs), soit 4,7% du PIB turc. Le secteur repr�sentait 4% du PIB turc en 2014 (31 mds �) et 16% des emplois, selon une �tude de World Travel and Tourism Council. A la suite de nombreux attentats survenus depuis le d�but de 2016 (En avril, une femme kamikaze se faisait exploser pr�s d�une mosqu�e � Bursa, quatri�me ville du pays. Le 19 mars, Istanbul devait faire face � un attentat en centre-ville. Quelques jours auparavant, une voiture pi�g�e faisait 35 morts � Ankara, un triple attentat suicide � l�a�roport international Atat�rk d'Istanbul en juin �), la Turquie a connu un premier trimestre 2016 catastrophique avec une chute de 16,5% de la fr�quentation touristique. En avril, le recul atteint 28% (-50% � Istanbul) selon le minist�re du tourisme. Les r�servations pour l'�t� 2016 chutent de 61% par rapport � l'�t� 2015. Par rapport � 2014, la Turquie a perdu 5 mds � de devises en 2015. Ce chiffre pourrait tripler en 2016.

En Tunisie l'attentat de la synagogue de la Ghriba  � Djerba  (11 avril 2002), imput� au groupement Al Qaida,  avait occasionn� la mort de 16 personnes dont 12 touristes. A l��poque, nombre de clubs de vacances de l��le avaient �t� ferm�s quasiment du jour au lendemain par des voyagistes europ�ens. L�attaque terroriste survenue, en mars 2015, au mus�e du Bardo � Tunis a port� un rude coup � l��conomie tunisienne et surtout au tourisme, un secteur clef du pays. Vingt-et-une personnes, dont dix-neuf touristes �trangers, sont mortes lors de l�assaut par un groupe arm� du mus�e du Bardo. La fusillade de Sousse du 26 juin 2015 qui a tu� 38 personnes et trois mois apr�s l�attentat du mus�e du Bardo, a provoqu� une s�v�re crise de l�industrie touristique tunisienne. En pleine saison touristique, des milliers de vacanciers ont fui le pays ou annul� leur s�jour. En Tunisie le tourisme p�se en effet, grosso modo, pour 7% du PIB national et pour pr�s de 12% de la population active avec environ 400.000 emplois. Attirer les visiteurs �trangers est vital pour le pays. La Tunisie attire majoritairement des touristes en vacances (81,9%), bien plus que des hommes et femmes d'affaires en d�placement professionnel (18,1%). Les vacanciers ont g�n�r� 7,19 milliards de dinars tunisiens (3,3 milliards d'euros) de recettes en 2014, contre 1,59 milliard 730 millions) pour les professionnels. 

Les strat�gies et modes op�ratoires des groupuscules terroristes sont tr�s vari�s.

 

Les actes terroristes les plus fr�quents sont ceux qui visent des personnes sans n�cessairement le d�sir de les tuer : l�enl�vement, la prise d�otages. Ces deux ph�nom�nes, actuellement en augmentation, si l�on en cro�t la Lloyds, repr�senteraient 20-30000 �v�nements par an, mais seul un tiers d�entre eux est connu. Cette croissance s�expliquerait par le caract�re lucratif de l�op�ration mais aussi par la vuln�rabilit� des cibles, les touristes.

 

Quant au terrorisme djihadiste, il prend appui sur la d�tresse et le mal-�tre des populations musulmanes, ainsi que sur les probl�mes �conomiques, politiques et la croissance d�mographique auxquelles les soci�t�s arabes sont confront�es. Son objectif consiste � couper les liens entre le monde occidental et le monde musulman dans le dessein de r�tablir la puret� de l�Islam. Pour cela, une strat�gie nihiliste et �minemment meurtri�re : pouvoir frapper n�importe o�, n�importe quand et n�importe qui et, ce, � en rafales �, afin que la menace soit constante. Dans ce cadre, le tourisme est devenu une priorit� tant sur le plan politique, en visant des occidentaux, que sur les plans op�rationnel et �conomique : vuln�rabilit� des cibles, faible co�t relatif des op�rations. De nombreux modes op�ratoires ont d�j� �t� utilis�s : attaques urbaines, voitures pi�g�es, terrorisme a�rien, maritime� La multiplication des attaques contre des cibles touristiques est un fait av�r� et tr�s certainement durable.

Les experts sp�culent que les terroristes continueront  de choisir des cibles vuln�rables  et que leurs attaques deviendront plus indiscrimin�es. Le terrorisme s'institutionnalisera et s'�tendra g�ographiquement  comme une m�thode banalis�e de conflit arm� et le grand public sera, plus que jamais, le t�moin impuissant de ces actes terroristes, les m�dias ayant la possibilit� de couvrir de plus en plus efficacement les �v�nements comme l'a prouv� la couverture m�diatique en direct des attentats de septembre 2001, ou celle, plus r�cente des attentats de Paris (novembre 2015) et de Nice (juillet 2016).Les mesures de s�curit� extraordinaires risquent de devenir un �l�ment permanent et quotidien de la vie  comme le terrorisme qui s'inscrira dans une "routine " presque "tol�rable".

Ce terrorisme contemporain s'identifie par plusieurs caract�res sp�cifiques qui le diff�rencient des formes d'action terroristes des pr�c�dentes d�cennies:

1-Les terroristes marxistes-l�ninistes des ann�es 70/80 ont �t� largement remplac�s par les fondamentalistes musulmans.

2-Les �tats terroristes procurant armes, financements, coordination technique, entra�nement, ont chang�. Moscou, La Havane, Sofia, Berlin-Est dans les ann�es 80 ont �t� remplac�s par l'Iran, l'Irak, la Libye, la Cor�e du Nord, la Syrie, le Soudan dans les ann�es 90.

3-l'�tablissement de connexions entre les terroristes et leur groupe d'appartenance est devenu beaucoup plus difficile. Ce ph�nom�ne est du � une coop�ration accrue entre les groupes terroristes et � des changements structurels affectant les groupuscules eux-m�mes et leur octroyant une plus grande fluidit�. La mise en �vidence de � cellules dormantes � et la multiplication des � loups solitaires �, autodidactes fanatis�s, en en sont des illustrations particuli�rement �videntes.

4- les possibilit�s d'utilisation d'armes de destruction massive (biologiques, chimiques et nucl�aires) ont augment� comme l�a d�montr� l'attentat au sarin perp�tr� dans le m�tro de Tokyo le 20 mars 1995 (12 morts).Mais le degr� de sophistication extr�me des armes NBC et leur co�t relativement �lev� rendent leur usage sur un th��tre urbain complexe et probablement encore hors de port�e de la plus grande partie des groupuscules terroristes.

5-la multiplication des attaques-suicides, improprement appel�es �kamikazes� et impliquant la mort intentionnelle de leur auteur, complique singuli�rement le travail des forces de l�ordre. L�efficacit� relative de ces op�rations (faible co�t de d�part mais impact majeur en termes de pertes humaines mais aussi en termes d�impact psychologique sur les opinions publiques).

L'acte terroriste est rapide et bref et il s'assure une attention du public imm�diate  via une couverture m�diatique intense. Assez paradoxalement terrorisme et tourisme partagent certains traits communs.

Tous deux sont des ph�nom�nes transnationaux qui ignorent de ce fait les fronti�res: ils impliquent les citoyens de diff�rents pays et ils utilisent des technologies de d�placement et de communication modernes.

Le d�veloppement de ce type de lutte arm�e peut affecter de mani�re durable le Tourisme international et modifier radicalement les comportements et les flux. Dans certains pays un terrorisme persistant peut ternir durablement l'image de la destination et compromettre sur le long terme l'activit� touristique. Le Tourisme souffre particuli�rement quand des attaques terroristes se prolongent et surtout quand le terrorisme prend sp�cifiquement pour cible des touristes. Les exemples de pays o� le Tourisme a �t� durablement affect� par le terrorisme sont nombreux. Dans un pass� r�cent certaines organisations terroristes se sont illustr�es par des attentats sanglants dont certains n�ont pas �pargn� les touristes et voyageurs.

Dans ses actions violentes le groupe terroriste a le choix entre deux tendances  :

-l'effet de saturation ou de hasard o� le groupe terroriste multiplie les attentats dans un laps de temps tr�s court sans forc�ment faire un tr�s grand nombre de victimes malgr� le choix de frapper dans des lieux publics � des moments de forte affluence. Ce type d'attentat g�n�re une peur collective, chacun craignant d'�tre frapp�, un sentiment de menace terroriste diffuse s'installe de mani�re durable et les lieux publics sont d�sert�s,

-l'effet de ciblage cherche une autre forme de " spectacularisation": en organisant l'attaque d'un symbole d'un r�gime, qui peut �tre une structure touristique ou un site touristique, les terroristes cherchent un effet pr�cis.

 

 

Dans ces deux cas de figure les touristes font figures de cibles privil�gi�es. Les touristes sont en effet per�us comme les " ambassadeurs " de leur pays :

-ils forment des cibles faciles.

-ils sont porteurs d'une charge symbolique forte comme repr�sentants indirects d'un gouvernement hostile ou indiff�rent.

-Les terroristes sont aussi parfaitement conscients de l'importance de la couverture m�diatique que leur action suscitera quand des touristes seront kidnapp�s ou tu�s. La situation sera instantan�ment dramatis�e par les m�dias ce qui donnera une notori�t� mondiale au mouvement terroriste.

Les objectifs terroristes sont id�ologiques, strat�giques et tactiques.

Leurs objectifs id�ologiques s'inscrivent dans le long terme et dans le contexte d'une lutte nationale, internationale ou transnationale. Ce sont tr�s souvent des objectifs tactiques � court terme et motiv�s par des int�r�ts imm�diats qui les poussent � choisir comme cibles les sites et installations touristiques, les touristes eux-m�mes ou les stations ou lieux de r�sidence des �lites politiques, sociales et �conomiques ( qui sont souvent des stations touristiques fr�quent�es par une client�le internationale ). Par ailleurs le cosmopolitisme des grandes concentrations touristiques procure aux terroristes camouflage et s�curit�. Par ailleurs les terroristes peuvent y circuler librement et y effectuer des transactions en devises �trang�res sans attirer l'attention. Enfin ces concentrations touristiques offrent une large gamme de cibles potentielles.

De mani�re g�n�rale les terroristes ont beaucoup � gagner en s'attaquant � des cibles touristiques :

-le tourisme symbolise le Capitalisme. Plus de 70% du tourisme mondial se fait entre l�Am�rique du Nord et l�Europe de l�Ouest, et � l'int�rieur m�me des pays de ces deux zones. Au niveau mondial, la tr�s grande majorit� des touristes sont originaires des pays riches (Europe de l�Ouest, Canada, Etats-Unis, Japon, Australie). Les sites touristiques sont donc une bonne cible, car ils symbolisent l�Occident, sa culture et ses m�urs qui �corrompent l�islam�. Si la destination vis�e est un �tat-adversaire, une attaque sur ce secteur est une attaque port�e contre l'�tat lui-m�me.

-une attaque terroriste sur des cibles touristiques fragilise les recettes du commerce ext�rieur permettant aux terroristes de frapper indirectement au c�ur de la puissance �tatique. Ainsi en Egypte ou en Tunisie , les islamistes cherchent aussi � fragiliser les �conomies locales qui reposent en partie sur la rente financi�re du tourisme.

-la d�cision des touristes de rester chez eux ou de choisir une destination plus sure se traduit par des pertes substantielles pour toute l'�conomie du pays touch� par le terrorisme. L'exemple �gyptien est particuli�rement d�monstratif � cet �gard,

-le style m�me du voyage est souvent repr�sentatif  des valeurs id�ologiques, des comportements  de classe et de la culture des touristes  et de leurs pays respectifs. Les touristes sont alors pris pour cibles car leur style de tourisme appara�t comme l'exhibition des valeurs les plus n�gatives de la soci�t� occidentale de consommation,

-certains comportements touristiques  (consommation de porc et d'alcool, pratique des jeux d'argent, tenues vestimentaires) sont jug�s incongrus par l'Islam. Il en r�sulte un heurt entre valeurs culturelles d�bouchant sur un sentiment de frustration ou d'exasp�ration dont le terrorisme peut tirer parti.

�Les touristes r�pandent, consciemment ou non, un mode de civilisation qui est d�abord et toujours celui de l�Occident. Une sorte de pros�lytisme la�c avec pour modernes marchands du temple les VRP et autres promoteurs-vendeurs de nos sanctuaires de la consommation. En ce sens, les vacanciers paisibles et les voyageurs intr�pides constituent de nouvelles cibles politiques pour les adeptes d�un terrorisme moderne, d�sesp�r� et ravageur, qui ne semble plus avoir grand-chose � perdre. � (F. MICHEL). Si les terroristes prennent fr�quemment des touristes pour cibles c'est parce ces derniers sont  per�us comme un d�placement  d��trangers repr�sentant une forme de n�o-colonialisme et une menace comme les normes sociales �tablies. Les attaques djihadistes contre les touristes repr�sentent aussi la volont� de ressusciter les valeurs de l'Islam classique  face � la corruption engendr�e par la modernit�  (per�ue comme une d�viation de l'Islam). Des activistes musulmans fanatis�s peuvent alors ressentir la n�cessit� de recourir � une action drastique  pour pr�venir ce qu'ils per�oivent comme une atteinte � leur culture nationale, � leurs traditions et � leurs croyances religieuses.

L'effet terroriste peut �tre consid�rable sur le Tourisme. En 1985 5 millions d'am�ricains  avaient visit� l'Europe. 7 millions �taient attendus en 1986. 54% des touristes am�ricains annul�rent leurs r�servations pour l'Europe � la suite de l'intensification des attentats terroristes. L'O.M.T estima � 105 billions de dollars le montant des pertes au niveau des recettes procur�es par le Tourisme international.

Avec pr�s de 5 millions de visiteurs accueillis en 2015 (c'est, apr�s Paris, la ville de France qui re�oit le plus de visiteurs chaque ann�e), Nice repr�sente � elle seule 40 % des flux touristiques de la C�te d'Azur, selon l'office de tourisme de la ville, et capitalise 1,5 Md� de retomb�es �conomiques annuelles. En pleine saison estivale, l�attentat survenu le 14 juillet risque de marquer un coup d�arr�t pour le tourisme ni�ois. � court terme, la ville risque de conna�tre une cascade d�annulations de derni�re minute. Sur le long terme, une baisse durable des r�servations dans les h�tels et les campings est � pr�voir. Le rayonnement touristique ni�ois se ressent sur l��conomie de la r�gion Provence-Alpes-C�te d�Azur (PACA). Le tourisme repr�sente 40 % du PIB de la r�gion et emploie 119 000 salari�s. La r�gion PACA poss�de la 3e capacit� d�h�bergement de France. Sur un plan �conomique et financier les enjeux sont donc particuli�rement importants: la taxe de sjour communale avait rapport prs de 33 millions deuros la r�gion en 2014.

Certains touristes percevant la frappe terroriste dans un pays donn�, estiment souvent que la r�gion enti�re pr�sente un tel risque. Il peut en r�sulter un d�clin du Tourisme qui va affecter des pays surs mais voisins du pays effectivement confront� � une exp�rience terroriste. En France en 2015, 85 millions de visiteurs �trangers se sont rendus dans l'Hexagone. Les chiffres de 2016 enregistreront tr�s certainement un fl�chissement substantiel : le nombre de nuit�es de touristes �trangers en France a baiss� en moyenne de 10% au cours des six premiers mois de l'ann�e 2016 et une baisse de 20% de r�servations de vols vers la France a �t� enregistr�e pour les mois d'ao�t et septembre.

 

Le terrorisme et les m�dias : des relations ambigu�s

Les terroristes du pass� cherchaient � accaparer les esprits par l�instauration d�un �th��tre sanglant� (Mannoni & Bonardi, 2003).Les m�dia modernes offrent aux terroristes contemporains un instrument capable de d�cupler leur influence au point d�induire de v�ritables psychoses collectives et l�effet recherch� sera d�autant plus fort que les victimes cibl�es seront civiles et innocentes. Le touriste occidental, �voluant dans un temps de non-travail, en recherche de plaisir et d�oisivet�, constitue l�arch�type de la victime innocente.

Dans la d�termination du comportement touristique face � la menace terroriste le pouvoir des m�dias est consid�rable. La couverture m�diatique des �v�nements terroristes a d�autant plus d�influence sur le public qu�elle constitue fr�quemment la seule et unique source d�information. De surcro�t la couverture m�diatique se r�v�le fr�quemment aussi la seule et unique source d�interpr�tation. Pour le grand public les comptes rendus des m�dias constituent la principale source d�information pour comprendre les motivations des terroristes, les implications de leurs actions.

Au lendemain des attentats du 11 septembre le diplomate am�ricain Richard Holbrooke se demandait: �Comment se fait-il qu�un type dans une caverne puisse gagner la bataille de la communication contre la premi�re soci�t� de l�information au monde?�. Or le g�nie de Ben Landen est de s��tre fait le metteur en sc�ne de l��v�nement le plus m�diatis� de l�histoire, le 11 Septembre. Il est ainsi devenu la vedette d�un feuilleton mondialis� et son visage a �t� reproduit � un nombre d�exemplaires que seules surpassaient les effigies de Che Guevara. Oussama ben Laden est apparu � beaucoup comme un grand communicateur capable d�employer, voire de retourner contre l�Occident l�instrument sur lequel celui-ci comptait pour s�duire le reste du monde: ses �crans cathodiques....

Dans les �tats de droit les m�dias servent � subconsciemment � les int�r�ts du terrorisme. Force est de constater qu'il existe m�me un int�r�t commun et objectif � ces deux mondes : certains m�dias ne recherchant que le fait brut, m�prisant les r�serves morales, tentant de battre leurs concurrents sur le fil, tombent dans le pi�ge de l'interpr�tation imm�diate. Ce faisant les m�dias accordent au terrorisme une promotion gratuite. Les m�dias produisent souvent un "spectacle terroriste�. Lors de la 4e Conf�rence internationale de l�Organisation mondiale du tourisme (OMT) en partenariat avec la chaine CN ( 11 novembre 2015) la ministre tunisienne du tourisme Mme Elloumi Rekik d�plorait le traitement m�diatique de l�attentat de Sousse," les m�dias dit-elle, surtout des t�l�visions jouent un r�le essentiel dans la lutte contre le terrorisme. Beaucoup d�entre elles ont projet� presque en boucle des images montrant le terroriste sur la plage en arme pendant plusieurs minutes. Ce n�est pas la meilleure fa�on de lutter contre le terrorisme�.

Or depuis la fin du XXe si�cle l'image est devenue plus que jamais un facteur crucial dans le choix d'une destination. En 1985 28 millions d'am�ricains  ont voyag� � travers le Monde. 162 ont �t� tu�s ou bless�s  par une activit� terroriste, soit une probabilit� de 0,00057% de devenir victime du terrorisme. En d�pit de cette faible probabilit� 18 millions d'am�ricains ont chang� leur plan de voyages en regard des �v�nements terroristes de l'ann�e pr�c�dente  soit 6,43% du volume de voyages � l'�tranger de l'ann�e pr�c�dente.

Un �v�nement devient t�l�visuel si un certain nombre de conditions sont remplies :

-la fr�quence de l'�v�nement doit �tre compatible avec la fr�quence des nouvelles productions  (intensit�, courte dur�e, ...),

-l��v�nement terroriste doit avoir une force de frappe �motionnelle suffisante,

- l'acte terroriste doit �tre clair et d�pourvu d'ambigu�t�,

- l'incident doit �tre signifiant,

-il doit concerner � un degr� ou � un autre l'ensemble des pays du Monde,

-il doit �tre inattendu.

Le terrorisme appliqu� au tourisme appara�t comme un sujet id�al de sc�nario t�l�visuel et les b�n�fices mutuels entre m�dia et terroristes sont �vidents. Ce qui semble souvent faire d�faut c'est la responsabilit� sociale des m�dias. Quant � l'acte terroriste il tire sa raison d'�tre de la publicit� esp�r�e. Il est, dans l'esprit de ses instigateurs, un moyen banal et ordinaire de se faire conna�tre. Selon une phrase c�l�bre � le terroriste ne veut pas que beaucoup de gens meurent, il veut que beaucoup de gens sachent �. Raymond Aron le caract�risait par la recherche d�un impact psychologique sup�rieur � son impact militaire. Le terroriste a surtout besoin de spectateurs. Il lui faut donc acqu�rir un certain niveau d'intensit� dramatique pour �merger de l'oc�an d'informations. Il lui faut de plus en plus de morts pour avoir de plus en plus de spectateurs. "La publicit� est l'oxyg�ne du terrorisme " ( GAYRAUD J. F & SENAT D. , 2002). S�effor�ant autant de produire un message que de faire un ravage, le terrorisme utilise ses armes pour faire conna�tre plut�t que pour faire mourir. Surtout, historiquement, il consid�re les m�dias comme des armes.

� (Le terrorisme est) largement amplifi� par les r�seaux sociaux, mais aussi par la propagande des groupes djihadistes, ces enfants d'Hollywood qui nous connaissent parfaitement. Nos m�dias relaient leur propagande � gogo, en relayant l'angoisse et en participant all�grement � la psychose. � (Chaliand G., Le Point, publi� le 25/04/2016)

� Nous demeurons avant tout une soci�t� du spectacle (�) Parler sans cesse de la menace terroriste est obsc�ne. Je le r�p�te: il n�y a aucune raison de d�stabiliser les esprits � ce point-l�. Nous avons, en France, une chance sur un million de p�rir dans un attentat comme ce fut tragiquement le cas le 13 novembre 2015. C'est une v�rit� dure � accepter pour ceux qui ont perdu les leurs, ou pour les victimes bless�es et rescap�es, mais c'est la r�alit�. � (Chaliand G., Le Temps, 17 mai 2016)

Annihiler durablement la menace terroriste passe non seulement par une strat�gie multidimensionnelle et globale, de nature diplomatique et militaire, et qui s�inscrit, de ce fait, dans le temps long, mais aussi par une r�flexion approfondie sur son traitement m�diatique. Il ne fait aucun doute que les m�dias, en r�pandant un climat anxiog�ne, font le jeu du terrorisme en lui offrant une tribune plan�taire. G. Chaliand parle de �terrorisme publicitaire� pratiqu� par les extr�mistes religieux, fond� sur l'id�e que mieux vaut tuer un homme en �tant vu que mille sans l'�tre. Il est ind�niable que l'islamisme radical aura largement b�n�fici� de l'aide des m�dia occidentaux, y compris des cha�nes publiques fran�aises, qui souvent, non contentes de diffuser en boucle des images de victimes civiles d'attentats, s��vertuent � relayer les diatribes et vocif�rations des leaders djihadistes appelant � l'an�antissement de la civilisation occidentale.

Cette probl�matique touche plus pr�cis�ment le traitement m�diatique que l�information �stricto sensu�. Pour l'assembl�e parlementaire du Conseil de l'Europe, � le terrorisme ne doit pas affecter la libert� d�expression et d�information dans les m�dias en tant qu�un des fondements essentiels de toute soci�t� d�mocratique. Cette libert� comprend le droit du public � �tre inform� des questions d�int�r�t g�n�ral, notamment des actes et des menaces terroristes, et des r�ponses qui y sont donn�es par l�Etat et les organisations internationales �. Comment informer sans servir la strat�gie des groupes terroristes? Suite aux attentats des 7 et 8 janvier 2015, il est significatif que, le Conseil sup�rieur de l�audiovisuel (CSA) ait pris une s�rie de d�cisions concernant la couverture m�diatique de ce type d��v�nement. Le Conseil a ainsi prononc� trente-six mises en garde et mises en demeure touchant les radios et t�l�visions qui avaient d�cid� de diffuser une information continue sur les attentats en diffusant des images violentes ou attentatoires � la dignit� des personnes. Il est indubitable que, sans le �concours� des m�dias occidentaux le terrorisme djihadiste s��teindrait.

Conclusion

Mais confront�s � une menace terroriste directe et imm�diate les destinations touristiques r�ceptrices d�veloppent une double strat�gie de r�ponse imm�diate : - renforcer l�appareil s�curitaire, - tenter d'engager des campagnes de promotion susceptibles de r�tablir la confiance aupr�s des consommateurs et des milieux d'affaires  et de d�velopper l'assurance qualit� et la certification des produits.

L�effet de ces strat�gies de court terme est de nature essentiellement psychologique et a pour effet de calmer la peur qui suit l�effet de sid�ration et pr�c�de la phase de r�silience. � moyen terme il est �vident que des pays, voire des r�gions enti�res deviendront, de fait, interdits aux voyagistes pour une dur�e ind�termin�e : ainsi depuis 2011, une tr�s large partie de la zone saharo-sah�lienne est dans ce cas ainsi que des pays comme l'Irak, l'Afghanistan, divers pays d'Afrique sub-saharienne par exemple.

Ainsi en France, les services du minist�re des Affaires �trang�res publient des "fiches de conseils aux voyageurs" et une carte assortie d�un code de couleurs: verte, jaune, orange et rouge. Ce dernier code signifie "La zone est formellement d�conseill�e. Les voyages vers cette destination sont � proscrire. Il est rappel� que le risque z�ro n�existe pas et qu�aucune r�gion du monde ni aucun pays ne peuvent �tre consid�r�s comme �tant � l�abri du risque terroriste. �A la suite de l�attentat du 16 f�vrier 2014, revendiqu� par le groupe djihadiste Ansar Beit al-Maqdess   qui fit quatre morts dans un bus de touristes sud-cor�ens, dans la p�ninsule du Sina�, le minist�re fran�ais des affaires �trang�res d�clarait sur son site Internet : � La menace terroriste existe en �gypte. La situation dans le Sina� reste pr�occupante. Les autorit�s �gyptiennes ont lanc� des op�rations de traque de cellules terroristes qui donnent lieu, de mani�re r�currente, � des affrontements. Bien que l�essentiel de ces violences concerne le Sina� nord, certaines actions terroristes ont eu lieu dans la partie africaine de l��gypte, � proximit� du canal de Suez mais aussi au Caire. Il est formellement d�conseill� de se rendre dans la p�ninsule du Sina�, aux exceptions suivantes : Charm el Cheikh � la condition expresse de se d�placer par voie a�rienne et de rester dans cette ville, la Bande c�ti�re de Charm el Cheikh/Taba et les agglom�rations sur cette route �.  La France demandait �galement � ses ressortissants d'�viter la Moyenne Egypte, entre la r�gion du Fayoum et Louxor et la Haute Egypte entre Louxor et Abou Simbel. � Les voyageurs effectuant des croisi�res sur le Nil ou le Lac Nasser sont invit�s � s�assurer aupr�s des voyagistes des mesures de s�curit� prises par les autorit�s �gyptiennes, notamment de la pr�sence d��quipes de protection embarqu�es sur les navires �. En 2016 les recommandations n�ont que peu vari�es : � La menace terroriste subsiste de mani�re diffuse sur le territoire �gyptien (�) Dans ce contexte, il importe pour tout voyage dans les zones en vigilance renforc�e de se conformer strictement aux recommandations figurant ci-apr�s. Les d�placements dans les zones figurant en orange (d�placements d�conseill�s sauf raison imp�rative) ou en rouge (d�placements formellement d�conseill�) sur la carte annex�e � la pr�sente fiche sont d�conseill�s. (�) La situation demeure tr�s tendue au Nord-Sina� (fronti�re avec la bande de Gaza et Isra�l), o� l�arm�e est engag�e dans des combats tr�s meurtriers contre les groupes terroristes se revendiquant de l�Etat islamique. (�) La situation est �galement dangereuse dans le d�sert occidental, en raison du risque d�infiltration d��l�ments terroristes venus de Libye, contre lesquels l�arm�e m�ne des op�rations �.

Le terrorisme, dans ses formes actuelles, est une variante de la guerre psychologique mais- sur un plan statistique - les chances d��tre victime d�un attentat terroriste demeurent cependant tr�s limit�es de l�ordre d�1 chance sur 88000 contre 1 chance sur 126 de mourir d�une crise cardiaque, 1 chance sur 169 de mourir d�un cancer, 1 chance sur 400 d�avoir une malade cardiaque, 1 chance sur 520 d�attraper un cancer, etc�. Selon le Global Terrorism Database, sur la p�riode 2001-2012, le terrorisme a caus� la mort de 30 citoyens am�ricains, soit 3 par an contre 18000 homicides et 40000 morts dans les accidents de la route. Comme le souligne le politologue John Mueller, un am�ricain moyen risque plus d'�tre tu� par la foudre, l'allergie aux cacahu�tes, les piqures de gu�pes et l'embrasement d'une chemise de nuit que par un acte de terrorisme. Les experts ont montr� qu'en fin de compte, la peur du terrorisme a provoqu� six fois plus de morts aux Etats-Unis que le terrorisme lui-m�me. Ils estiment que 1500 am�ricains sont morts sur la route par crainte de prendre un avion qui pourrait �tre d�tourn� ou attaqu�, sans se rendre compte que la probabilit� de mourir d'un accident avion lors d'un vol 4000kms est �quivalente au risque encouru en faisant 20kms en voiture, estim�e � 3% avant les attentats. Les conclusions d�un rapport publi� par le cabinet Deloitte sur les voyages et le tourisme �sont relativement rassurantes. On peut y lire notamment: �Le traumatisme de telles attaques reste probablement ancr�, mais l'industrie du tourisme et les clients semblent �tre devenus plus r�silients. Selon le rapport de comp�titivit� 2015 de Deloitte pour le Forum �conomique mondial, le rythme auquel l'industrie de l'h�tel r�cup�re apr�s les troubles politiques ou un �v�nement violent a "consid�rablement diminu�" au cours des quinze derni�res ann�es.� Dans le rapport, on peut ainsi lire que le taux de remplissage des h�tels new-yorkais a mis trente-quatre mois � r�cup�rer du 11-Septembre. En comparaison, il a fallu douze mois aux h�tels madril�nes pour retrouver les m�mes taux apr�s les attentats en gare d�Atosha en  2004, et neuf mois aux h�tels londoniens apr�s ceux de juillet 2005. L'attentat de Boston et le meurtre de Lee Rigby � Londres ont, eux, eu un impact limit�, selon le rapport. � Bien que l'impact des attentats de janvier en France ne soit pas pr�sent dans les donn�es, des indices anecdotiques sugg�rent que les h�tels qui visent le march� des loisirs ont souffert d'un impact imm�diat � court-terme.�. Le rapport donne plusieurs raisons, mais explique �galement qu'il y a eu un changement de mentalit� avec l'�mergence d'une culture du "continuer comme avant", en r�ponse au terrorisme�. Une �tude plus r�cente, publi�e par le magazine � Fortune � (30 novembre 2015) semble confirmer l�existence et la force de l�effet de r�silience dans le secteur du tourisme. L��tude �value � 13 mois le d�lai de r�silience dans le cas d�un attentat terroriste, alors que ce m�me indice est estim� � 21 mois dans le cas d�une �pid�mie, � 24 mois dans le cas d�une catastrophe naturelle et � 27 mois en cas de troubles politiques affectant le pays d�accueil. Il semblerait donc que le tourisme ait la capacit� de s��habituer�( !!) � la menace terroriste.

 

 

Documents annexes :
Le terrorisme sur le Net
 

Le travail de chacun et celui du groupe faits pour la v�n�ration du Proph�te n�ont qu�un seul but: la fin est proche et le Paradis �  port�e de main�Vous devez prier Dieu d�s que vous serez � bord de l�avion car tous ceux qui prient Dieu gagneront. Vous faites cela pour Dieu. Comme le Proph�te Tout-Puissant l�a dit, une action au nom de Dieu est meilleure que tout ce qui se trouve sur la Terre et que la Terre elle-m�me� D�s que vous vos trouverez � bord et que vous vous installerez dans votre si�ge, vous vous souviendrez de ce que noue avons duit auparavant et vos pens�es se tourneront vers Dieu�Voici l�heure o� vous allez rencontrer Dieu �Quand vous commencerez � agir frappez fort en h�ros, car Dieu n�aime pas ceux qui ne terminent pas leur mission  (Lettre retrouv�e dans un bagage non embarqu� sur le vol A11 et r�dig� par le chef du r�seau, le saoudien Mohammed ATTA , septembre 2001)

�Nous annon�ons que les h�tels, les installations de loisirs et les firmes touristiques seront nos cibles� ( Les Faucons de la libert� du Kurdistan (TAK), aile terroriste de la r�bellion kurde)
 

Le voyage � l��preuve du terrorisme. L�empire �clat� � l��re du tourisme de masse par Franck Michel, L�Autre Voie n�1 , Times are changing� Et le pays � s�rieux � porte aujourd�hui le nom des Etats-Unis d�Am�rique. Mais, dans le fond, rien n�a vraiment chang�, � moins que� C�est vrai, les m�dias dominants ne cessent d�ailleurs de nous l�ass�ner, nous avons chang� de si�cle, voire de mill�naire, � cause de ce fameux 11 septembre 2001, surm�diatis�, r�cup�r� politiquement et pr�texte � tous les changements en profondeur, y compris les pires imaginables. D�sormais, avec le 11 mars 2004, et la vague d�attentats de Madrid qui ont fait 198 victimes, l�Europe a �galement son moment fatal. Triste privil�ge. Le voyage ne ressort �videmment pas indemne de cette mutation. Beaucoup de gens et d�institutions, des touristes aux voyagistes, s�interrogent et s�inqui�tent d�un avenir si peu radieux. Le tourisme est-il aujourd�hui per�u dans le monde comme un nouvel arch�type de la � culture � occidentale, comme l�exportation du mod�le � civilisationnel � dominant ? A ce titre est-il en passe de devenir une cible id�ale du terrorisme ? Vaste question�

Risques et tourisme : vers un mod�le causal d��valuation de l�impact des risques sur le comportement des touristes par Jean-Jacques Croutsche and Michel Roux, Teoros , 24-1 | 2005 : Maroc, p.63-70 ; L��valuation des risques et de l�impact de chaque type de risque dans le choix de la destination touristique pr�occupe toutes les destinations qui vivent du tourisme. Le recul de certains sites pr�occupe bon nombre d�investisseurs, de r�gions, voire d��tats qui r�alisent gr�ce au tourisme une part importante de leur produit national brut.L�objectif premier de cette recherche est de montrer le poids des risques sp�cifiques en mati�re de tourisme. L�objectif second est de construire un �mod�le de relations risques / fr�quence de voyages � en montrant les liens de causalit� qui unissent les variables �tudi�es.

L�apr�s-guerre en Irak : les effets sur le tourisme international par Jean Stafford and Bruno Sarrasin, Teoros , 22-1 | 2003 : Tourisme et sexualit�, p.62-64 , Le tourisme est une industrie fragile dans la mesure o� son �volution demeure tr�s sensible aux changements brusques de l�environnement social ; les ph�nom�nes politiques et �conomiques ont une influence pr�pond�rante sur son d�veloppement. Ce texte propose d�examiner bri�vement la conjoncture actuelle et quelques enjeux qui pourraient toucher le tourisme � moyen terme.

Les enjeux g�opolitiques du tourisme. COMPTE-RENDU DU COLLOQUE �LES ENJEUX G�OPOLITIQUES DU TOURISME� ORGANIS� LE 29 SEPTEMBRE 2012 PAR L�IRIS ET LA VILLE D�ENGHIEN-LES-BAINS IRIS, 10 p.

Explosifs et pratiques d�attentats � la bombe jihadistes par J.P Marret, janvier 2006 , Notes de la FRS ( Fondation pour la Recherche Strat�gique ), 4 p.

Tourism in Crisis: Managing the Effects of Terrorism by: Sevil F. S�nmez, Yiorgos postolopoulos, and Peter Tarlow in : S�nmez, S., Apostolopoulos, Y., and P. Tarlow (1999). Tourism in Crisis: Managing the Effects of Terrorism. Journal of Travel Research, 38(1):13-18. While tourists are free to avoid destinations associated with risk, the consequences of disastrous events on tourist destinations are inescapable and can be profound. Terrorism that targets tourism can be viewed as a disaster for a destination and ensuing events can create a serious tourism crisis. This article argues that tourist destinations�especially those vulnerable to politically motivated violence �should incorporate crisis management planning into their overall sustainable development and marketing/management strategies to protect and rebuild their image of safety/attractiveness, to reassure potential visitors of the safety of the area, to reestablish the areas functionality/attractiveness, and to aid local travel and tourism industry members in their economic recovery.

Measuring the Economic Costs of Terrorism by Walter Enders and Eric Olson, Department of Economics Finance and Legal Studies, Culverhouse College of Commerce & Business Administration, University of Alabama, 40 p., The paper surveys the various economic costs associated with terrorism. Particularly important is the distinction between the direct and the indirect costs. While many terrorist attacks cause substantial amounts of property damage and create casualties, most of the costs associated with terrorism involve the indirect costs. Although terrorism can reduce a nation�s overall growth rate, the costs of terrorism are concentrated in a few key sectors. In particular, the transportation and tourism sectors, the financial markets, and the amount of foreign direct investment in a country are especially responsive to terrorist attacks.

The Political Economy of Terrorism: A Selective Overview of Recent Work by Ethan Bueno de Mesquita, February 8, 2008, 20 p. , While a small political economy literature on terrorism and counterterrorism dates back over two decades, there has been an explosion of such research since the attacks of September 11, 2001. This literature has attacked critical questions about terrorism and its consequences�including the structural determinants of terrorism, who becomes a terrorist, optimal counterterrorism policy, terrorism and radical mobilization, government-terrorist negotiations, and the internal politics of terrorist organizations (among others)�in a variety of creative ways. This work, by economists and political scientists alike, offers important new insights into how terrorism works and the issues governments face in trying to protect themselves from political violence�

Crime and International Tourism by Duha T. Altindag, Auburn University, Department of Economics, Working Paper Series, AUWP 2014-01, 24 p., Using a panel data set of European countries, this paper investigates the impact of crime on international tourism. Violent crimes are negatively associated with incoming international tourists and international tourism revenue indicating that international tourists consider the risk of victimization when choosing a location to visit. This impact is smaller in magnitude in Southern European countries with a coastline which are generally more attractive tourist destinations in terms of sea tourism, suggesting that victimization risk and attractiveness of the destination may be substitutable traits.

ECONOMIC CONSEQUENCES OF TERRORISM IN DEVELOPED AND DEVELOPING COUNTRIES: AN OVERVIEW By Todd Sandler & Walter Enders , 43 p. , Terrorism is the premeditated use or threat of use of violence by individuals or subnational groups to obtain a political or social objective through the intimidation of a large audience, beyond that of the immediate victim. Although the motives of terrorists may differ, their actions follow a standard pattern with terrorist incidents assuming a variety of forms: airplane hijackings, kidnappings, assassinations, threats, bombings, and suicide attacks. Terrorist attacks are intended to apply sufficient pressures to a government so that it grants political concessions. If a besieged government views the anticipated costs of future terrorist actions as greater than the costs of conceding to terrorist demands, then a government will make some accommodation.

Motivation Factors in Dark Tourism. Case: House of Terror by  NIEMEL� TITTA , LAHTI UNIVERSITY OF APPLIED SCIENCES The Faculty of Tourism and Hospitality Degree Programme in Tourism and Hospitality Management, Nature and Soft Adventure Tourism, Bachelor�s thesis, Spring 2010, 50 p., Dark tourism is a multi-layered mixture of history and heritage, tourism and tragedies. Humanity has been interested in the end of life since the time of pilgrimages. In contemporary society the individual has been isolated from the end of life and even discussing it is considered taboo. Why do people travel to dark attractions associated with death and suffering if even talking about them is so hard? The House of Terror museum in Budapest, Hungary, is a good example of a dark tourism attraction�.

Tourism and Globalization. Liberal Studies Graduate Course , Spring 2005, by : Robert E. Wood, Rutgers the State University of New Jersey, 5 p. , Beginning with the migration of human beings out of Africa, travel has always been central to human history. While the mass tourism and leisure industry only originated in the nineteenth century, pilgrimage and other forms of travel for noncommercial purposes existed in most societies. Today, the desire to travel and to be a tourist is practically universal, and touristic practices pervade many areas of social life. Tourism has been a central dimension of globalization, and it offers a useful lens on many key questions about where globalization is taking us: questions about identity and heritage, commoditization, historical and cultural representation, authenticity and wnership, neoliberalism, inequality, gender relations, environmental sustainability, and more�.

�Explaining Suicide Terrorism: A Review Essay� by MARTHA CRENSHAW, Security Studies 16, no. 1 (January�March 2007): 133�162 , The current trend toward suicide bombings began in Lebanon in the early 1980s. The practice soon spread to civil conflicts in Sri Lanka, the Kurdish areas of Turkey, and Chechnya. Palestinian attacks on Israeli civilians in the 1990s and during the Al Aqsa intifada further highlighted the threat. Al Qaeda�s adoption of the tactic brought a transnational dimension. Interest in the phenomenon then surged after the shock of the 2001 attacks, which involved an unprecedented number of both perpetrators and casualties�

Terrorism terrorizes tourism: Indian Tourism effacing myths? By Mukesh Ranga, & Priyanka Pradhan (2014). International Journal of Safety and Security in Tourism. Issue 5, pp. 26-39 , India's rich history and its cultural and geographical diversity make its international tourism appeal large and diverse. It presents heritage and cultural tourism along with medical, business, educational and sports tourism. Tourism is a critical source of revenue generation and therefore a major component of economic development, a relationship that rewards states when positive conditions such as a strong global economy exist. But what happens when negative conditions exist, such as terrorism? The correlation between tourism and terrorism is undeniable in the modern era due to the strength of the industry�.

C. Edmonds & J. Mak, Terrorism and Tourism in the Asia Pacific Region : is Travel and Tourism in the New World after 9/11 ? East West Center Working Papers n�86, February 2006, 29 p.,

The Effect of Terrorism: Evaluating Kenya's Tourism Crisis by Benjamin K. Kuto & James L. Groves, University of Missouri Columbia, e-Review of Tourism Research (eRTR), Vol. 2, No. 4, 2004, 10 p., The purpose of this paper is to provide information that can aid in the development of a crisis management plan for Kenya. Terrorism in Kenya has affected the tourism industry. Hotels were almost collapsing and thousands of Kenyans lost their jobs. This paper examines these acts of terrorism, their impact in the tourism industry, and possible ways in which Kenya could counter any terrorist related activities by tailoring a crisis management strategy. Strategies that could be employed from previous studies include having a crisis management plan in place, establishing a tourism crisis management task force, developing a crisis management guidebook, marketing and seeking help from the government.

THE ONGOING EFFECT OF TERRORISM ON THE HOSPITALITY & TOURISM INDUSTRY BY AMARA KOROMA, BALL STATE UNIVERSITY MUNCIE, INDIANA, MAY 2011, 54 p.

THE EFFECT OF TERRORISM ON TOURISM: EVIDENCE FROM TURKEY by Murat KARAGOZ, Inonu University, TURKEY, The aim of this study is to investigate the effects of terrorism and other factors on Turkey�s tourism sector using unit root tests for known structural break points. We found that the tourist arrivals series is trend stationary with known structural break points. For the case of Turkey, there are two separate periods of terrorism which statistically have a meaningful negative effect on tourist arrivals. However, considering the trend stationarity, these effects are transitory rather than being permanent, 10 p.

The effects of perceptions of terrorism and political instability risks on leisure tourists� willingness to participate in tourism products, as mediated by tourism preference type and by personality by Gregory Kapuscinski, Bournemouth University, United Kingdom, 6 p. Tourism is highly susceptible to external shocks such as natural disasters, political instability (PI) and terrorism (Mansfeld and Pizam, 2006) because it is an industry where consumption is based on faith and trust. Events that damage that faith destabilise the tourism system and affect the elements within the structure and the surrounding environments via demand fluctuations (Blake and Sinclair, 2003; Neumayer, 2004). The impact of such events is especially high in discretionary forms of tourism where tourists, especially first-time visitors, largely rely on destination images to guide the process of travel decision-making (TDM) (Fletcher and Morakabati, 2008)��

Terrorism and Tourism in Bali and Southeast Asia by I Nyoman Darma Putra & Michael Hitchcock , 16 p. ,

 

  
 

Documents annexes :
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