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� Le tourisme polaire conna�t un d�but de massification (�) Chaque ann�e, plusieurs centaines de milliers de visiteurs d�barquent dans l�une des nombreuses destinations pris�es des r�gions polaires. Pour nombre de ces voyageurs, les r�gions polaires � l�Antarctique en particulier � repr�sentent non seulement le bout du monde g�ographique, mais aussi la fin de l�imaginaire. � ( A.A GRENIER, 2009 )

L�attraction touristique des r�gions polaires est relativement r�cente .Mais on peut consid�rer que beaucoup d�explorateurs, de scientifiques, de chercheurs d�or, d��crivains et d�artistes qui s�aventur�rent dans les r�gions polaires  au d�but du si�cle avaient beaucoup de traits des touristes actuels. La publication des r�cits de leurs p�riples dans les r�gions arctiques contribu�rent largement � attirer l�attention du public sur ces r�gions .  

Aujourd'hui le tourisme polaire tire aussi une part de son succ�s de la diversit�  de sa client�le. Outre le facteur budg�taire, le tourisme polaire ne discrimine plus entre les �ges ou la forme physique. Jadis r�serv� aux plus aventuriers en raison des d�fis physiques que repr�sentaient l�acc�s � ces r�gions, les distances et les conditions de s�jour, le tourisme polaire offre aujourd�hui une gamme de produits diversifi�s, r�pondant aux besoins d�une gamme vari�e de touristes. � L�organisation du tourisme polaire autour de circuits �tablis et des services en milieu urbain permet du coup l�accueil d�un plus grand nombre de visiteurs et d�une client�le plus diversifi�e (�) � ( A.A GRENIER, 2009 ) .

En 1827 Le Tourisme polaire prit naissance quand Robert Everest , un explorateur himalayen , visita le Cap Nord  � l�extr�mit� de la Norv�ge .Le premier voyage  commercial organis�  � destination de Svalbard ( Norv�ge )  survint en 1871.En 1907 l�artiste et naturaliste  Ernest Thompson  effectua un voyage de 5000 kilom�tres  en cano� � travers le Grand Nord canadien .En 1909 Agn�s Dean Cameron , une institutrice retrait�e de Chicago, r�alisa un p�riple  � travers le Nord du Canada avec le soutien de la Compagnie de la Baie d�Hudson.  

Dans les ann�es 1920-1930 le nombre de visiteurs dans les r�gions polaires augmenta r�guli�rement  et  de plus en plus nombreux furent les voyageurs � s�aventurer de plus en plus loin vers le nord du Canada, de l�Alaska  et de la Scandinavie. En 1937 le voyage dans l�arctique canadien  du S.S Nascopie arm� par la Compagnie de la Baie d�Hudson permit l�embarquement de 22 passagers ( sur 150 ) class�s comme � official tourists � .Dans les ann�es 1930 �Thomas Cook and Sons � informaient le public qu�ils pouvaient organiser des croisi�res d�agr�ment  � destination du  Spitzberg , de l�Islande et du cap Nord .Entre 1935 et 1939 la destination touristique de Abisko en Su�de, sur la ligne ferroviaire Lul�a-Narvik ,attirait en moyenne 10 000 � 15 000 visiteurs par an . 

La Seconde Guerre Mondiale attira l�attention vers les r�gions les septentrionales et entra�na la construction de l� �Alaska Highway� qui procurait aux touristes un moyen d�acc�s facile vers l�Alaska et le Yukon. Une desserte sans cesse am�lior�e de ces r�gions septentrionales , encouragea l�expansion du Tourisme vers les r�gions polaires au cours des ann�es 1950.  

La vogue r�cente de l��cotourisme a accru l�ampleur de ce ph�nom�ne . Hall et Johnson note : �  For numerous reasons , it is impossible to estimate worldwide  number  of visitors in the Arctic and sub-Arctic . The boundaries  of areas for which statistics are collected , often in different ways, do not coincide with most definitions of Arctic  or sub-Arctic �.Il est difficile d�estimer � l��chelle mondiale le nombre de visiteurs des r�gions arctiques .Huit pays poss�dent des territoires dans ces zones  et , � l�exception du Groenland et de l�Islande, les r�gions et/ou les pays concern�s n��tablissent pas de distinction sp�cifique pour ce type de tourisme .On estime � environ 100 000 le nombre annuel de touristes dans les r�gions arctiques. Beaucoup de destinations vers l�Arctique sont d�pourvues de postes frontaliers  ou d�autres moyens  appropri�s permettant  de comptabiliser les flux .Par ailleurs s�il est facile d�obtenir les effectifs de passagers des grandes croisi�res, il est plus difficile  d�obtenir ceux  des yachts ind�pendants et des petites unit�s commerciales . Cependant le � World Wildlife Fund for Nature� (1998) procurait des donn�es  :Alaska arctique : 25000 visiteurs , Yukon ( Canada ) : 177000, territoires du Nord-Ouest (Canada) : 48000 , Groenland : 6000, Svalbard : 35000, Scandinavie septentrionale : 500 000, Russie (estimation) : 10000. La Scandinavie constituait la premi�re destination , suivie par les territoires du Nord-Ouest ( Canada ) .De nombreuses donn�es sont disponibles pour certaines r�gions polaires. On estime ainsi que les territoires du Nord-Ouest avaient re�u 600 touristes en 1959 et 56000 en 1992 ( 85 % venant durant l��t� )(1988 : 33000, 1989 : 47600, 1990 : 47600, 1992 : 47600). En Islande le nombre de touristes a plus que tripl�  entre 1970 et 1995 passant de  50000 � 165000 visiteurs . La progression est aussi notable au Spitsberg o� l�augmentation est de l�ordre de  12% par an ( plus de 30000 personnes )  depuis les ann�es 1990. Le cap Nord  a re�u 140000 visiteurs en 1988 et 224000 en 1993. L�arctique sib�rien s�ouvre aussi au Tourisme, la plupart des touristes voyagent � bord de brise-glace � propulsion nucl�aire  qu empruntent la voie maritime du Nord . Le Tourisme de croisi�re en Alaska  qui d�buta � la fin des ann�es 1950 (1957 : 2500 touristes) atteignait 250 000 touristes en 1994 . Hall et Johnston remarquaient que  � northern destinations with greater road access have correspondingly higher tourist numbers �. Ce qui explique les 500 000 touristes de l�Arctique norv�gien  et la grande popularit� du Yukon  (accessible par l� �Alaska Highway � ) compar�e � celle des territoires du Nord-Ouest. Actuellement le nombre de touristes dans les r�gions polaires arctiques et subarctiques est en forte croissance. Les voyages s�effectuent par voies maritimes ou a�riennes , mais aussi par vies terrestres car beaucoup de liaisons routi�res desservent  de nombreuses r�gions arctiques .La pr�sence d�une nature sauvage et inviol�e  reste le principal point d�attraction. La p�che et la chasse  sont aussi des march�s importants  en d�pit de la mont�e en puissance d�une �thique environnementale  qui s�oppose � ces pratiques .   

L�exemple du Yukon ( Alaska , �tats-Unis ) est particuli�rement d�monstratif . Le territoire du Yukon couvre 484 000 km2 soit 5% de la superficie totale du Canada .A l�exception d�une petite portion dans l�extr�me nord, le Yukon fait partie de la zone biog�ographique sub-arctique .Le Tourisme est devenu un secteur majeur de l��conomie de ce territoire .Pr�s de la moiti� des entreprises du Yukon sont concern�es par le Tourisme et le Tourisme est le premier employeur du secteur priv� pour le territoire . 50 % de la population active du Yukon est directement ou indirectement li�e au Tourisme .On estime le nombre de visiteurs annuels entre 175 000 et 195 000 .C�est � partir des ann�es 1980 que le Tourisme et la Vie sauvage ont �t� inclus dans les plans de d�veloppement du territoire .Le r�le du Tourisme a �t� clairement d�fini : �wilderness provides  the essential character of this region  (among other functions) its forms a central them for our tourist industry � (Yukon department of renewable resources , 1990, p. 23 ).L�industrie touristique doit : -d�velopper  un faisceau d�opportunit�s  pour permettre l�observation  et l�interpr�tation de la vie sauvage  � la fois dans l�arri�re-pays et le long des grands axes routiers , -�tablir des programmes d�interpr�tation  pour informer les touristes sur la Nature  et la vie sauvage du Yukon , -d�velopper des activit�s permettant aux visiteurs de se familiariser avec la Vie sauvage .Les motivations des visiteurs du Yukon sont diverses. Une enqu�te effectu�e aupr�s d�un �chantillonnage repr�sentatif de la population touristique du territoire (d�but des ann�es 1990) r�v�lait cependant que 66% des touristes venaient pour les paysages et la nature sauvage, 36,2% pour l�histoire de la ru�e vers l�or du Klondike, 33,8% pour les parcs nationaux, 30,7% pour l�histoire et la culture indig�ne , 27,5% pour les activit�s de randonn�e . 

Dans les territoires du Nord-Ouest (Canada) la fr�quentation touristique a connu aussi une hausse notable passant de 600 visiteurs en 1959 � 47600 en 1989 . La contribution de ces visiteurs � l��conomie  du territoire du Nord-Ouest est importante . En 1995 l�industrie touristique dans les territoires du Nord-Ouest g�n�rait U.S $ 54 millions de revenus  et participait pour 2,7% au produit territorial brut . 2500 r�sidents  ( soit 1 sur 20 ) �taient directement ou indirectement employ�s dans le Tourisme .Le Tourisme occupe le troisi�me rang des exportations du territoire derri�re les minerais et les hydrocarbures . Les activit�s traditionnelles de chasse et de p�che continuent d��tre importantes mais un nombre croissant de visiteurs sont int�ress�s par l�observation de la vie sauvage .Chaque ann�e plus de 20 000 touristes visitent Churchill ( Manitoba ) durant la p�riode propice � l�observation des ours polaires  (entre le 1er octobre et le d�but de novembre ). Ils viennent observer 20 % de la population mondiale des ours polaires  qui se rassemblent sur les rivages de la baie d�Hudson pour chasser le phoque  au moment o� se forme la banquise . L��cotourisme est aussi tourn� vers l�observation des oiseaux  durant les mois de mai et de juin . L�observation de la vie sauvage est un secteur qui est aussi exploit� dans le territoire du Yukon. C�est que l�on estime � plus de 250 000 le nombre de touristes , essentiellement des croisi�ristes , qui viennent observer chaque ann�e la vie sauvage sur le littoral de cette r�gion.  

 

 

LES CROISIERES DANS L� ARCTIQUE  

Le march� de la croisi�re est en pleine expansion. En 1971 500000 am�ricains du nord �taient partis en croisi�re .Ce chiffre atteint aujourd�hui plus de 4 millions. Pour la seule p�riode 1980-1987 le nombre de passagers de croisi�re embarquant depuis des ports nord-am�ricains est pass� de 1,43 millions  � 2,88 millions, soit un taux de croissance annuel de plus de 10%. Des croisi�res � destination de l�Antarctique sont offertes � des tarifs relativement bas . En d�cembre 1992 � Blyth and Company Travel � offrait une croisi�re  en Antarctique  � bord du navire canadien � M.V Northern Ranger � � des tarifs d�butant  � U.S $ 2995 par passager  alors que les tarifs habituels pratiqu�s avoisinaient U.S $ 5900, d�passant parfois U.S $10.000 .Le nombre de croisi�ristes embarquant dans les ports nord-am�ricains  est pass� de 5,1 millions en 1994 � 6,1 millions en 1997 et � plus de 10 millions en 2000 . Les r�gions de croisi�re incluent g�n�ralement les Cara�bes , les Bahamas, la Riviera mexicaine  et le canal de Panama ainsi que le bassin m�diterran�en et l�Alaska . Les Cara�bes sont, de loin, la destination la plus populaire. D�autres r�gions qui, historiquement, n��taient pas des destinations majeures , ont gagn� r�cemment en popularit� : l�Am�rique du Sud, le nord-est des Etats-Unis  ainsi que les r�gions polaires de l�Arctique et surtout du Canada Arctique. 

La premi�re croisi�re dans le Canada arctique fut organis�e par Salen Lindblad  en 1984. Le � M.S Lindblad Explorer �  avec 98 passagers traversa le passage du Nord-Ouest d�est en ouest. La croisi�re suivante � travers le passage  fut effectu� par le �World Discover� embarquant 140 passagers, en 1985. Il fallu ensuite attendre 1988 pour que de nouvelles  croisi�res soient organis�es . La �Society Expeditions � organisa  une croisi�re � bord du �Society Explorer � avec 100 passagers  � travers le passage en 1988. La m�me ann�e le � Special Expeditions � organisa une croisi�re � bord du � Polaris � avec 80 passagers le long des c�tes du Groenland et de l��le de Baffin . Durant l�ann�e 1992 5 croisi�res furent propos�es, dont celle organis�e par � Blyth and Company Travel � � travers le passage  � bord du �Kapitan Khlenikov �, un brise-glaces de la compagnie de navigation d�Extr�me Orient  appartenant � l�ex-Union Sovi�tique .  

Le tourisme ne cesse de conna�tre une progression exponentielle en Arctique. En Arctique, le nombre de touristes est pass� d�environ 1 million au d�but des ann�es 1990 � plus de 1,5 million en 2007. Alors qu'on d�nombrait 28 190 visiteurs au Svalbard norv�gien en 2003, ils �taient 80 000 en 2009. 150 000 touristes pr�sents sur 70 bateaux longent chaque ann�e les c�tes du Groenland dans les ann�es 2010. Au Canada, la premi�re croisi�re le long de la route du Nord-Ouest remonte � 1984. En 2007, 12 navires assuraient un service touristique dans la r�gion. En Russie, il est possible d'effectuer une croisi�re � bord d'un brise-glace nucl�aire. Enfin, le tourisme p�destre attire les amateurs de nature en Alaska : �cotourisme, chasse, trekking, parc naturels... Pour leur part, les voyages a�riens ont connu une progression de 430 % entre 1993 et 2007. Le nombre des croisi�res est lui aussi en forte augmentation, on est pass� d'un million de visiteurs dans les ann�es 90 � 1,5 million au d�but des ann�es 2010. On d�nombre environ une vingtaine de croisi�res par an effectu�es � bord de navires � coque renforc�e ou de brise-glaces russes lou�s pour faire du tourisme. Le potentiel touristique des croisi�res polaires est certain.

(Les zones d'activit� marines de l'Arctique source : Arctic Council CAFFPAME )

LES PARCS NATURELS DANS L�ARCTIQUE  

Parmi les premiers espaces naturels   prot�g�s  beaucoup furent �tablis  dans les r�gions polaires au d�but du XXe si�cle. Les premi�res zones prot�g�es au nord du 60e degr�  furent �tablis en 1909 avec la cr�ation de quatre parcs  nationaux en Su�de . dans les quarante ann�es qui suivirent  16 autres sites furent prot�g�s .Quant � la Finlande elle cr�a 12 zones naturelles prot�g�es en 1956. 

En 1985 175 zones prot�g�es �taient attest�es au nord du 60e degr�  ( d�une superficie sup�rieure � 1000 hectares ou d�un superficie sup�rieure � 100 hectares , mais comprenant des �les ). Les deux grands pays de la r�gion , la Russie et le Canada, poss�dant moins d�espaces prot�g�s  que les pays  nordiques plus petits  et les dimensions de ces espaces prot�g�s variaient �norm�ment : depuis le parc national du Groenland  ( 70 millions d�hectares  )  aux 15 r�serves ornithologiques de Svalbard  totalisant  19000 hectares . En Europe c�est la Su�de qui a su le mieux pr�server ses grands espaces polaires. Outre son r�le de pionnier dans la constitution des premiers parcs nationaux en Europe, c�est en Su�de que furent cr��es, d�s 1932, 2 r�serves floristiques au Spitsberg et, depuis 1973, l�archipel du Svalbard  comporte 3 parcs nationaux, 2 r�serves naturelles et 15 r�serves ornithologiques .  

En 1998 la Norv�ge poss�dait 21 parcs nationaux, la Su�de 25 , la Finlande 32 et la Russie 23. La r�gion de la Toundra circum-arctique  est seulement repr�sent�e par 2 parcs nationaux � Svalbard (Su�de ) , mais aucun encore en Russie. La r�gion foresti�re circum-bor�ale offre  61 parcs dont 6 sont parmi les plus grands parcs nationaux d� Europe , couvrant 5,3 millions d�ha. 

 

 

Au Canada les premiers parcs nationaux  se d�velopp�rent dans des lieux facilement accessibles  par le rail et situ�s au sud et � l�ouest du pays .Les parcs les plus r�cents ont �t� d�velopp�s pour prot�ger des esp�ces menac�es  (Wood Buffalo ( territoires du Nord-Ouest ), 1992), servir la demande  provinciale de loisirs (Les Prairies )  et aider le d�veloppement �conomique local  ( Les Maritimes) . Dans les ann�es 1970 la volont� de prot�ger des �cosyst�mes menac�s  a amen� la cr�ation  de nombreux parcs dans le nord du pays .Trois parcs ont �t� cr��s en 1972 ( Auyuittuq, Kluane, Nahanni ) et 5 autres ont �t� �tablis depuis ( Ivavik, Ellesmere Island, Vuntut , Aulavik et Tuktut  Nogavit ) .  

En Alaska le premier �  major tract of ground set aside purposely to preserve  an area  for its  oustanding wildlife, scenic and other natural values � fut le parc national du Mont McKinley (aujoud�hui Denali ) cr�� en 1917 .Un an plus tard �tait cr�� le  Katmai national monument   et en 1925 le Glacier Bay national Monument .Le � Alaska national interest  lands conservation Act �  de 1980 �tendit largement le syst�me des parcs  et des zones prot�g�es  dans cet �tat et, � ce jour, le 1/3 de l�Alaska est inclus dans des zones de protection de la nature , la moiti� environ de ces territoires sont situ�s dans l�Arctique .  

Les parcs des r�gions polaires offrent aux touristes, outre le spectacle d�une nature sauvage , de nombreux sites historiques et la possibilit� de rencontrer des communaut�s autochtones qui vivent souvent dans des territoires adjacents aux parcs .Le Katannilik Territorial Park  dans les territoires du Nord-Ouest a �t� d�crit comme  un lieu o� �adventurers may play and tourists find solitude � (Moss, 1994, p. 11 ) .  

Les parcs des r�gions polaires , compar�s � ceux d�autres r�gions du Monde , attirent relativement peu de touristes . Le parc le plus populaire du nord du Canada, Kluane National Park, accueille 70 000 touristes par an environ ; le moins fr�quent�, Aulavik,  en re�oit une cinquantaine seulement chaque ann�e . Durant la derni�re d�cennie (1990-2000) la fr�quentation totale des 7 parcs est rest� d�environ 80 000 visiteurs par an .  

La fr�quentation des parcs naturels de l�Alaska est plus �lev�e. Glacier Bay National Park  dans le sud de l�Alaska  a re�u 405 246 touristes en 1998 ( dont 339 406 venus en croisi�res ) .Katma� National Park  45 000 visiteurs , Wrangell St. Elias  National Park 25 000 visiteurs, �D�autres cependant ne recevaient que peu de touristes  , ainsi Gates of the Arctic National Park  ( 4 000 visiteurs ). 

Les impacts du Tourisme sont variables selon les sites mais le Tourisme a provoqu� des probl�mes dans de nombreuses r�gions et nombreux parcs naturels des zones arctiques. Les milieux polaire sont particuli�rement vuln�rables aux agressions humaines . Ainsi les sols, sp�cialement le permafrost, et la v�g�tation polaire  sont particuli�rement sensibles  � l�impact de la fr�quentation humaine et, en particulier, aux passages des v�hicules  � moteur , mais aussi aux passages des randonneurs p�destres ; en Scandinavie les d�g�ts s�observent aux abords des routes  o� le passage r�p�t� des randonneurs  et des v�hicules 4X4 endommagent la faune et la flore . Parmi les diff�rentes solutions figurent l�interdiction d�acc�s aux zones les plus vuln�rables , la fermeture des zones fragiles  ou des restrictions apport�es aux activit�s de loisirs .En Scandinavie des ph�nom�nes de �  mitage � des campagnes ont �t� observ�s jusque sur les marges septentrionales de la for�t bor�ale  o� de nombreux norv�giens poss�dent leur r�sidence secondaire (�cabane en Laponie �). Le ph�nom�ne s�observe aussi en Finlande o� le nombre de r�sidences secondaires a �t� multipli� par 4 de 1970 � 1990.  

La vie sauvage dans les parcs naturels des r�gions polaires peut �tre mise en danger par les humains , mais elle est aussi souvent la premi�re attraction pour les touristes .Ainsi une attraction importante dans certaines zones polaires est la p�che sportive .Mais les eaux polaires ont une productivit� limit�e aussi une gestion de cette activit� s�est -elle r�v�l�e n�cessaire pour assurer le maintien des stocks de poissons. Dans le parc national de Katma� ( Alaska )  un permis de p�che est d�livr�  par l��tat, sa possession est exig�e  par ailleurs le rel�chage des animaux apr�s capture est encourag� et des quotas ont �t� �tablis dans certains sites .   

L�augmentation du nombre de touristes augmente aussi les quantit�s de d�chets .Or les climats froids et le sol gel� en permanence inhibent les m�canismes naturels de d�composition .  

Bien que les r�gions polaires soient des �tendues le plus souvent inhabit�es , de nombreux vestiges arch�ologiques et historiques sont attest�s en diff�rentes r�gions. Ils sont particuli�rement vuln�rables aux d�gradations accidentelles  ou parfois intentionnelles. Les parcs de l�Arctique entretiennent des sites arch�ologiques ou historiques associ�s  aux explorations, � la chasse � la baleine , au commerce des fourrures , � la Seconde Guerre Mondiale, �La plupart des parcs ont du se doter de corps de police, de r�glements et de plans de gestion destin�s � prot�ger ces sites. C�est ainsi que la Su�de a prise des mesures draconiennes pour prot�ger les monuments et les vestiges des r�gions polaires : tumulus de baleiniers du XVIIe si�cle, croix orthodoxes dress�es par les chasseurs pomores au XVIIe si�cle, b�timents �difi�s par les explorateurs des XIXe-XXe si�cles, �Mais l��tendue des territoires � prot�ger rend parfois ces mesures difficiles � appliquer , ainsi dans le parc national du nord-est du Groenland  qui couvre 972 000 km 2 (soit plus de deux fois la superficie de la France ! ).

 

 

LE TOURISME DANS L'ANTARCTIQUE

Apr�s un d�but modeste en 1958, le nombre de croisi�ristes antarctiques s�est accru de 344 % au cours de la p�riode 1995-2010, tandis que le nombre de visiteurs terrestres a connu une hausse de 917 % depuis 2000. Puis il a chut� fortement � moins de 27 000 en 2011-2012, pour remonter � 34 000 en 2012-2013. De moins de 5 000 en 1990, ils sont d�sormais 40 000 par an.

Les visiteurs se rendent principalement dans les zones non recouvertes de glace de fa�on permanente, qui repr�sentent moins de 1 % de la surface de l�Antarctique. Ces zones abritent la plupart de la faune et la flore r�pertori�es sur le continent.

On rencontre deux types de tourisme : soit la croisi�re d�une semaine � dix jours au d�part d�Ushuaia avec une escale tous les jours sur le continent Antarctique (au niveau de la  p�ninsule Antarctique ou Terre de Graham), soit une circumnavigation d�une soixantaine de jours. Le premier cas est le plus fr�quent, se pratique l��t�, ne n�cessite pas le recours aux brise-glaces. Son co�t est �lev� mais reste moindre que la circumnavigation (trois fois plus cher) qui n�cessite entre-autre le recours � des brise-glaces (russes, lou�s par des compagnies am�ricaines). Dans le cas des croisi�res avec escales, les itin�raires ne sont pas garantis, ils sont d�cid�s au jour le jour, selon un certain nombre de param�tres dont les conditions climatiques et de navigation. Les int�r�ts touristiques de ces croisi�res sont la navigation en tant que telle (sentiment d��tre seul au monde) et les sites � terre (flore et faune -animaux - bases scientifiques, histoire des exp�ditions). Les armateurs recens�s par l�IAATO doivent satisfaire aux protocoles "navire propre" et "passager propre". Ainsi seuls les navires de moins de 360 passagers sont autoris�s � faire des escales avec d�barquement par groupe de 100 passagers maximum � chaque fois. Les d�barquements se r�alisent en respectant scrupuleusement des consignes strictes : port du gilet de sauvetage, comptage des touristes, briefing sur les bonnes pratiques (porter des bottes lav�es avant et apr�s l�escale, ne rien jeter, ne rien ramasser).

En 1991, sept � Tours op�rateurs � se r�unissent aux Etats-Unis pour cr�er l�association  IAATO (International Association of Antarctica Tours Operators), l�objectif �tant de d�finir un code de conduite des visiteurs en Antarctique et encadrer l�activit� touristique sur ce  continent tr�s peu visit� et tr�s vuln�rable. Depuis cette date, plus de 95% des Tours Op�rateurs qui proposent des s�jours en Antarctique ont adh�r� � l�association, avec 110 membres en 2012. L�association IAATO, en relation tr�s �troite avec le Comit� des pays signataires du Trait� Antarctique, participe aux comit�s scientifiques, fait un �tat r�gulier des observations sur le terrain, agit en cas d��v�nement qui pourrait �tre dommageable pour un site lui-m�me ou la faune. Lors d��pid�mies d�cel�es sur une colonie, la zone peut �tre ferm�e aux touristes. Dans le cas o� un lieu devient est victime de surfr�quentation , des restrictions d�acc�s peuvent �tre apport�es, sur le nombre de visiteurs ou la taille des bateaux. D�autre part, ne peuvent d�barquer plus de 100 personnes sur un m�me site, au m�me moment. Chaque groupe de 20 personnes doit �tre encadr� par une guide sp�cialiste de la r�gion.

L�absence claire de r�glementation touristique, en plus de son impact sur l��cosyst�me, est un probl�me car la zone reste dangereuse pour le tourisme. Le navire russe Akademik Shokalskyi et ses 52 touristes taient rests bloqus par les glaces du 24 dcembre 2013 au 2 janvier 2014.

En 2013 les pays les mieux repr�sent�s en Antarctique restaient les Etats-Unis (31,1%), l�Allemagne (11,1%), l�Australie (10,8%) et Royaume-Unis (10,2%). le march� fran�ais �tait peu d�velopp�, il ne repr�sentait que qu�un faible pourcentage de visiteurs sur l�ensemble des touristes, avec 2,9%.Un pays vient d�apparaitre r�cemment, la Chine, avec 88 visiteurs en 2005/2006, les Chinois repr�sentaient en 2013 actuellement 6,8% des visiteurs.

 

 


 


1-Les sites de croisi�re les plus visit�s en Antarctique  ( 1997-1998 )

 

 

Port Lockroy , Wiencke Island

6429

Whales Bay , Deception Island

5344

Moon Bay , Half Moon Island

4382

Cuverville island

4143

Almirante Brown Station

3991

Petermann Islands

3866

Pendulum Cove , Deception island

3426

Hannah Point , Livingstone Island

3399

Gonz Videla , Waterboat Point

2998

Aitcho Islands

2499

          
 


 2-Nombre total de touristes dans certaines r�gions de l'Arctique au d�but des ann�es 1990
 

 

R�gions

Nombre de touristes

Alaska arctique

25000

Yukon Canada

177000

Territoires du Nord-Ouest , canada

48000

Groenland

6000

Svalbard

35000

Scandinavie septentrionale

500000

Russie ( estimations )

10000 ( estimation )


         

 


 3-Les touristes en Antarctique  ( 1980-1999 )
 

 

 

Mer

Air

Total

1980-81

855

n

855

1981-82

1441

n

1441

1982-83

719

2

721

1983-84

834

265

1099

1984-85

544

92

636

1985-86

631

151

782

1986-1987

1797

30

1827

1987-1988

2782

244

3026

1988-1989

3146

370

3516

1989-1990

2460

121

2581

1990-1991

4898

144

4842

1991-1992

6317

178

6495

1992-1993

7037

185

7222

1993-1994

7597

59

8016

1994-1995

8090

120

8210

1995-1996

9212

155

9367

1996-1997

7322

91

7413

1997-1998

9473

131

9604

1998-1999

10013

n

n

  


 4-Les touristes en Antarctique  ( 1980-1996 et 1992-2007 )
 

 

 

 

Documents annexes :
Le Tourisme polaire sur le Net
 

Conceptualisation du tourisme polaire : cartographier une exp�rience aux confins de l�imaginaire par Alain Grenier, Teoros, 28-1 | 2009 : Tourisme polaire, p.7-19. Le tourisme polaire conna�t un d�but de massification. Compte tenu des grands espaces et des ressources naturelles et culturelles relativement fragiles auxquelles il fait appel, ce tourisme n�cessite des modes de gestion particuliers. La cr�ation de codes de conduite pour sensibiliser les visiteurs � l�adoption de pratiques environnementales ne suffit t pas � enrayer les comportements d�linquants. En soutenant l�id�e que la gestion des ressources dont d�pend un ph�nom�ne social n�cessite une compr�hension de son concept, cet article se penche sur la conceptualisation de l�exp�rience du tourisme polaire. Celui-ci demeure non d�fi ni, sauf peut-�tre dans une perspective g�ographique�..

Le tourisme polaire et sa construction dans l�histoire : regard centr� sur les ann�es 1930 par Denis JALLAT, Teoros, 28-1 | 2009 : Tourisme polaire, p.21-28. En France, le d�veloppement du tourisme dans les zones polaires s�inscrit comme le r�sultat d�un � go�t � pour les p�les qui s�est progressivement construit dans la soci�t� au cours du XXe si�cle. Dans une p�riode complexe, les ann�es 1930, il aura �galement permis de faire accepter � la population fran�aise les politiques scientifiques mais aussi g�ostrat�giques que le pays m�ne dans les terres de glace. La presse, et en particulier le presse scientifique grand public, est alors utilis�e afin de d�montrer l�utilit� pour tous des recherches qui sont d�velopp�es dans ces r�gions. Les m�dias parviennent ainsi � banaliser la destination�..

TOURISM IN THE ANTARCTIC REGION. THE DILEMMA OF DEVELOPMENT AND ENVIRONMENT PROTECTION by Zygmunt Kruczek, Current Issues of Tourism Research, Vol. 1,. STS Science Centre, London 2011, s. 19-25. More and more often the Antarctic constitutes the goal of exotic travel. The tourists are attracted here by the entirely different natural conditions, by incredible landscapes and natural phenomena. Yet the reception potential relating to the tourist movement in the Antarctic is limited. In an attempt to preserve the local ecosystem, the Antarctic Treaty System which assumes that the region will focus on the needs of science and tourism, was introduced. The International Association of Antarctic Tour Operators (IAATO), which drafted the principles of the organization of tourism in this region, is responsible for the coordination of the tourist economy here. Towards the end of the first decade of the XXI c., the number of tourists in the Antarctic region has exceeded 40 thousand, which seems a maximum figure (the boom phase in the Butler cycle) whereas a further growth of tourism exploration should be restricted, as regards sheer numbers and induced to introduce less harmful tourist behavior from the point of view of environment protection�.

CODE of Conduct for Arctic Tourists, WWF International Arctic Program, 4 p.

Tourisme et environnement polaire : enjeux et perspectives par Samuel Etienne, 11 p. Univers min�ral et glac�, aux limites de la vie, le monde polaire attire et attise l�imaginaire de l�homme occidental depuis des si�cles. Aliment�e par une litt�rature de voyages et d�explorations aux accents h�ro�ques et/ou dramatiques (Roald Amundsen, Robert Scott, James Cook, Robert Peary, Ernest Shackleton), aux contenus ethnographiques exotiques (Paul-Emile Victor, Jean Malaurie, voire J�rn Riel), ou terres des derniers exploits des aventuriers de l��re contemporaine (Jean-Louis Etienne, Laurence de la Ferri�re, Nicolas Vanier), la destination polaire ne cesse de fasciner. Cependant, de r�ves fous d�aventuriers intr�pides � destination touristique grand public vendue sur catalogue, le monde polaire aura fait au cours du si�cle pass� sa � r�volution d�mocratique �, sa fr�quentation n��tant plus question de bravoure ou de conditions physiques exceptionnelles, mais plus  pragmatiquement de pouvoir d�achat�..

Tourism in the Polar Regions. The Sustainability Challenge by John Snyder. UNEP & International Ecotourism Society, 68 p. During the past two centuries tourism has grown to become the single largest human presence in many Arctic regions. Visitors to the Arctic now greatly exceed their host population at many popular destinations, and Arctic communities are increasingly reliant on the jobs, income, and business revenues tourism generates. The Russian Arctic and part of Canadian Arctic are the general exceptions to this picture. Many Native Peoples, particularly those recently attaining self-rule, view tourism as a more sustainable economic endeavor than their historically tenuous dependence on either subsistence or resource extraction economies�..

Le tourisme polaire, moteur pour le d�veloppement territorial par Jean-Christophe Mellier, 2012, MASTER TOURISME - HOTELLERIE � ALIMENTATION, Parcours � Tourisme et D�veloppement �, UNIVERSIT� DE TOULOUSE II- LE MIRAIL, CENTRE D��TUDES DU TOURISME, DE L�H�TELLERIE ET DES INDUSTRIES DE L�ALIMENTATION, 100 p. Les r�centes prises de conscience �cologiques ont mis en exergue la fragilit� des r�gions polaires aupr�s du grand public. Les p�les terrestres ont toujours �t� des lieux de fascination pour l�Homme. Au d�but du XX�me si�cle, les explorateurs ont attis� la curiosit� des foules au travers de leurs aventures. Ces territoires avant tout �taient des espaces de conqu�te du point de vue des occidentaux. Les conditions extr�mes de ces territoires repoussent, font peur et �loignent. Plus r�cemment, les scientifiques ont �t� les principaux acteurs de ces territoires. Cependant, peu ont trait� les soci�t�s traditionnelles vivant depuis des g�n�rations au-del� du p�le Nord et elles disposent aujourd�hui d�un v�cu, d�une exp�rience et d�une connaissance du territoire bien plus pouss�e�

Arctic Economics in the 21st Century. The Benefits and Costs of Cold by Heather A. Conley, A Report of the CSIS ( Center for Strategic and International Studies ) Europe Program, July 2013, 74 p. From the nineteenth century Alaskan gold rush to today�s modern- day rush to explore for oil, gas, and mineral resources, economic interests have and will continue to powerfully shape the Arctic�s future development. As the polar ice cap rapidly melts, the choices Arctic states make regarding the development of these economic resources, the protection of a fragile ecosystem, and the balance these states strike between development and preservation will defi ne the Arctic for the next century�

EXPANSION DU TOURISME DE CROISI�RE DANS L�ARCTIQUE CANADIEN : ANALYSE DU DISCOURS DES OP�RATEURS POTENTIELS ET ACTUELS par PIERRE-LOUIS T�TU, M�moire , Facult� des �tudes sup�rieures et postdoctorales de l�Universit� Laval, Dpt.de G�ographie, 2012, 159 p. Since 1995, the fast melting of the summer pack in the Canadian Arctic precludes the possibility of increased tourism shipping. In this context of gradual reduction of Arctic Sea Ice, the Medias and some researchers, given the strong popularity of cruises around the Arctic, have been the spokesmen of an inevitable increase in the Canadian Arctic. This research aims to analyse the outlook for the tourist shipping in the Canadian Arctic through representations it generates at different scales. It appears strong mitigated opinions. On the one hand, the owners and operators of cruise ships aren�t interested in expanding their business activities due to a variety of logistical elements, as well as passengers who wish to preserve the intimate of those small expedition vessels. On the other hand, local communities, struggling with serious socioeconomic problems and eager for extra income are strongly interested in the expansion of industry�..

TOURISM DEVELOPMENT IN PERIPHERAL AREAS. Processes of Local Innovation and Change in Northern Sweden by Patrick Brouder, 2013, Thesis, Department of Tourism Studies and Geography, Mid Sweden University, �stersund, Sweden, 106 p. Tourism has reached almost all regions of the world and has had a notable growth in the peripheral regions of Europe. Attempts at tourism development in rural and peripheral areas have resulted in widely varying outcomes and have often been undertaken as a last resort by communities. Despite mixed results, tourism persists as a tool for regional development. There has not been so much research on the evolving nature of tourism entrepreneurship in regions where tourism is relatively new as a commercial/entrepreneurial activity, e.g., the rural and peripheral north of Europe. This thesis presents Northern Sweden as a regional case study but it is reasonable to assume that the research results are transferable to similar regions with a similar range of nature-based tourism in small communities�

Regulation of Antarctic Tourism by Michelle Clarke, 16 p. Antarctica has been formally designated a �natural reserve dedicated to peace and science� (Natural Environment Research Council British Antarctic Survey, 2004 p.1).Antarctica has no permanent inhabitants, so instead it has been managed for the past halfcentury through the Antarctic Treaty System (International Association of Antarctic Tourism Operators, 2005). With cooperation of nearly 50 countries this area has and will continue to be a unique and pristine environment. Checks and controls are becoming more important with the increased number of people visiting the Antarctic every year. (Natural Environment Research Council British Antarctic Survey, 2004) The Antarctic Treaty System �The improved technology and knowledge of the last 100 years have allowed humans greater�..

Tourism in Antarctica: History, Current Challenges and Proposals for Regulation by Juan Y. Harcha, (2006). LLM Theses and Essays, University of Georgia , 111 p. As the Antarctic area has become an object of interest to the whole of humanity, it comes as no surprise that every season more people visit Antarctica to marvel at its assorted fauna and stunning landscapes, to walk over its ice-covered surface, to participate in a mountaineering journey or any other nature-based activity. Thus, tourism to the white continent has emerged in several countries as a novel undertaking and a profitable business, contributing to economic development�..

     

 


 

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