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  Le Tourisme dans les �les tropicales

             
 
Cours 

 

Rien ne ressemble plus � un �uf entour� d�une coquille qu�un atoll circulaire dont le lagon est ench�ss� dans une large bague de corail  ( Villaret B. , 1975 )

Ainsi le mythe de l��le est-il partout et la pratique du tourisme est-elle, dans bien des cas , une mani�re d�insulariser l�espace. L��le ne serait donc qu�une forme extr�me , en quelque sorte pr�fabriqu�e , d�insularisation de l�espace , et la mat�rialisation , parfois d�cevante , d�une aspiration profonde � ( Lipari , 1982 ).

GENERALI TES

�L��le tropicale est largement popularis�e par les agences de voyage et les tours-op�rateurs .Sa sph�ricit� rappelle l��uf matriciel et la chaleur de ses eaux le liquide amniotique (� ) La sensibilit� collective dominante est favorable � l��le tropicale lanc�e par les groupes sociaux � fort pouvoir de d�monstration , comme les familles aristocratiques connues ( la princesse Margaret et l��le Moustique ), les acteurs m�diatiques ( Marlon Brando et l��le du Pacifique ; Carlos et la p�che au gros � Maurice ) et les intellectuels ( l�entourage de Danielle Mitterrand pour les Seychelles � ( J. L. GUEBOURG , 1999 , p. 41 ).

L��le a toujours sollicit� l�imaginaire des hommes .Au XVIIIe si�cle l��le est un pr�texte � la critique sociale et � l�exp�rience institutionnelle , l�utopie. A l��poque m�di�vale l��le est souvent associ�e � l�id�e de Paradis puisque l�on situait le paradis terrestre dans une �le .

Dans l�imaginaire des hommes l��le rev�t une profonde ambivalence qu�il ne faut jamais perdre de vue.Son caract�re est double .Si l��le peut signifier l�ouverture sur le nouvel espace marin , ouverture sur tous les ports du Monde te sur toutes les cultures , elle est aussi fermeture .Une fermeture qui est signifi�e par le caract�re m�me de la fermeture de son espace .L��le est tout � la fois ouverture et fermeture , paradis et enfer , symbole de libert� et de prison. Les prisons les plus dures et les plus c�l�bres ( bagnes, p�nitenciers, etc� ) sont presque toujours situ�es dans des �les .En m�me temps l��le est l�image d�un monde pr�serv� , lambeau de paradis terrestre, �le des merveilles , �le des bienheureux , elle reste le lieu de tous les possibles n� de la mise � distance et du d�paysement .Le processus de d�couverte des �les Cara�bes au XVIe si�cle par les europ�ens est significatif : � C�est sur les �les des Cara�bes que se joue cette rencontre ou s�imagine un � nouveau monde � .l�homme europ�en prend possession d�un monde qu�il reconstruit .Il le nomme et y inscrit une nouvelle loi .Et il d�couvre le paradis terrestre de ces �les tropicales �.On y rencontre � tant de belles verdures , les fruits , les herbes et les pierres , des poissons si diff�rentes des n�tres que c�est merveille , par�s des plus fines couleurs du monde , des oiseaux dont le chant est tel qu�il semblerait que jamais l�homme ne veuille partir d�ici �, des fleurs dont le parfum est �si bon et si suave que c�est la chose la plus douce du monde�. �L��le est un lieu maternel , mais un corps maternel vite pill� , exploit�. L��le tropicale devint marchandise dont la valeur d��change restait sur un fantasme qui occultait la r�alit�. Elle a gard� sa valeur jusqu�� nos jours , c�est ce qu�elle peut offrir comme monnaie d��change. Mais le discours du merveilleux n�existe pas sans son double, le discours pragmatique qui pr�sente l��le comme un lieu � exploiter" ( F. Verges ).Pour le Tourisme l��le, cet espace de l�ailleurs, est par essence un espace ludique, un espace de l�innocence retrouv�e o� l�on esp�re �chapper durant quelques semaines aux contraintes de la vie en soci�t� et au temps social, � l�histoire . Ce n�est pas un hasard si le Club M�diterran�e a mis au point sa formule exemplaire sur les �les. M�me s�il s�agissait des �les de la m�diterran�e la r�f�rence insulaire �tait tr�s clairement tourn�e vers le monde insulaire tropical. Le �  Club M�d � accueillait les visiteurs avec des colliers de fleurs comme c�est la coutume en Polyn�sie. L�argent y �tait aboli remplac� par des colliers en perles de plastique , moderne verroterie qui assimilait le visiteur au bon sauvage. Et surtout le visiteur pouvait se livrer � tous les plaisirs charnels en toute innocence . �Devenir un �tre solaire, bronz�, �panoui, combl� ! une initiation en somme ! Certes tr�s appauvrie, tr�s att�nu�e .Mais le trait de g�nie de cet espace utopique � et commercial, est d�entretenir la confusion entre � le bon sauvage � et �  le voyageur conqu�rant � : le client du �Club-M�d � est invit� � s�identifier � aux deux � la fois et il n�a pas � choisir entre tous les plaisirs, d�barrass� qu�il est de tout sentiment de culpabilit� ! Le projet , le sens est toujours le m�me : se perdre dans l��le pour mieux s�y retrouver , au bout des �preuves du labyrinthe .Et, projet impossible enfin r�alis� : �tre soi et l�autre dans une fusion paradisiaque � ( A. Mestersheim ) .

L��le est une figure embl�matique du Tourisme international. Elle rev�t une �tonnante dimension symbolique et une formidable port�e imaginaire, surtout l��le tropicale. La permanence du pouvoir d�attraction symbolique des destinations insulaires manifeste une surprenante permanence.

L��le tropicale : �  un grand mythe � ( Mirc�a Eliade ) , �  L��le est devenue le territoire de toutes les esp�rances . D�serte ou non , son pouvoir attractif n�a jamais �t� aussi fort � ( D. Decoin ).Trois m�canismes semblent jouer pour expliquer cette attraction irr�sistible que l��le exerce sur les touristes contemporains comme sur les voyageurs du pass� : - un processus d�appropriation ( possession , domination ) , - un processus d� �  insularisation � , - un processus d� �  imagification � ( mythification ).L��le tropicale est une unit� g�ographique facile � cerner juridiquement , � contr�ler politiquement , � exploiter �conomiquement , � d�fendre militairement. C�est un espace � prendre. �  Aujourd�hui encore dans chaque touriste, il y a un peu du d�couvreur qui allait s�approprier les �les � (Serviable ).

L��le est aussi un relais , un tremplin, une t�te de pont vers le reste de l�archipel ou les rivages continentaux .Le discours touristique d�appropriation s�appuie sur la virginit� ,la vacuit� , l�abondance offerte , l�hospitalit� du milieu d�accueil. Quoi de plus appropriable que des destinations insulaires nettement cern�es et individualis�es sur la carte ? �  Je suis plus � l�aise dans les mondes de la miniature .ce sont pour moi des mondes domin�s � (G.Bachelard ). Des exemples significatifs sont livr�s par l�impact publicitaire et m�diatique du th�me : des �les �  � acheter � ( Seychelles ) , �  � louer � ( Maldives ) , �  � se r�server � (pour un petit groupe de privil�gi�s ). La logique d�insularisation se construit autour du th�me de l��vasion- rupture avec le quotidien , de l�isolement , du repos , de la qui�tude .

L��le est l�espace du retour sur soi, du ressourcement , du blotissement dans un cadre privil�gi�. L�antienne de la s�curit� et du confort baigne tous les messages tant textuels qu�iconographiques relatifs � l��le. Cette derni�re est assimil�e � un refuge , un oasis , un noyau , un cercle ,une alv�ole , un nid . L��le v�hicule aussi des images d�inqui�tude , c�est le syndrome d�insularit� synonyme d��loignement , d�isolement , d�enfermement , de solitude , d�ennui , de claustrophobie . Beaucoup de � pseudo-�les existent dans les inscriptions spatiales du Tourisme : le �  village � ( le club de vacances ) , la marina , le parc de loisirs , le �  resort � , la station int�gr�e ).L��le pose le probl�me de l�enfermement , du �  ghetto touristique � . L��le tropicale est aussi un support privil�gi� d� � imagification �. Une enqu�te American Express rapport�e par le Nouvel Observateur � la fin des ann�es 80 montrait que 60 % des fran�ais interrog�s sur leur destination r�v�e de vacances avaient r�pondu : �  dans une �le si possible � , Tahiti ( 60 % des personnes interrog�es ) , Maurice (45 % ) , puis Bali , Seychelles , Ceylan .L��le a une incontestable valeur onirique.

Le prisme d�formant de l�imaginaire du Tourisme assigne � l�indig�ne une place immuable. L�ilien est toujours pr�sent en position de pourvoyeur de services et inclus dans une mise en sc�ne touristique qui l�int�gre te le fige .Il confirme par sa pr�sence, ses v�tements, son attitude et sa langue , l�authenticit� du lieu .C�est ainsi que le cr�ole blanc r�unionnais n�est jamais repr�sent� dans les brochures touristiques, les r�dacteurs choisiront plut�t la jolie cr�ole m�tisse, � la peau dor�e ni trop claire, ni trop fonc�e , aux l�vres pulpeuses mais non lippues. La vision de l��le paradisiaque aux femmes cr�oles belles et lascives est omnipr�sente dans l�imaginaire europ�en depuis la fin du XVIIIe si�cle, notamment dans la litt�rature exotique.

Le cadre g�ographique est tr�s vaste . Iles et archipels sont diss�min�s dans trois oc�ans (Oc�an Atlantique , Oc�an Pacifique et Oc�an Indien ). Les grandes �les dont l�insularit� est att�nu�e par leur superficie ou par l�importance de leur population ne sont pas trait�es .Seuls les �les et archipels d�une superficie inf�rieure � 20 000 kilom�tres carr�s et peupl� de moins de 1,5 millions d�habitants sont consid�r�s comme caract�ristiques d�une insularit� indiscutable .

Les situations sont tr�s vari�es : Certains archipels et �les sont rest�s jusqu�� pr�sent � l��cart du Tourisme comme les Comores ou les �les du Cap-Vert , d�autres accueillent plusieurs milliers , voire plusieurs millions de touristes par an .Beaucoup d��les tr�s touristiques sont de dimensions modestes ( aux Hawa�, l��le de Oahu n�a que 1 548 km2 ; l��le Maurice 1 865 km2 ,la Martinique d�passe � peine les 10 000 km2.

Dans toutes ces archipels et ces �les un lien �troit existe entre l�essor du Tourisme et celui des transports rapides .Un r�le d�cisif a �t� jou� par les transports a�riens ( sauf dans les Cara�bes o� la mise en Tourisme est plut�t li� au d�veloppement de la croisi�re ).Dans beaucoup de cas le Tourisme d�pend uniquement des facilit�s d�acc�s par voies a�riennes. La construction d�un a�roport international se r�v�le souvent un pr�alable indispensable et l�utilisation d�avions gros porteurs une n�cessit�. Les compagnies a�riennes jouent souvent un r�le direct dans la mise en place des infrastructures n�cessaires ( exemple : le r�le pionnier de la PANAM dans les Antilles ).Ces compagnies cr�ent parfois des h�tels ( exemple : les h�tels M�ridien d�Air France ).

L�attitude du pouvoir politique vis � vis de la mise en Tourisme des �les varie consid�rablement. certains r�gimes politiques d�couragent les tentatives d�investissement. Par ailleurs les flux touristiques sont tr�s sensibles aux variations politiques .L�essor du Tourisme peut s�accompagner d�une certaine d�pendance � l��gard des pays fournissant les plus gros contingents de touristes .Imp�ts et taxes permettent alors � certains gouvernements de retirer des b�n�fices substantiels de l�essor de l�industrie touristique .Le Tourisme peut se r�v�ler cr�ateur d�emplois , mais dans ce domaine la situation est tr�s variable selon les pays ( ainsi � Hawa� le nombre d�emplois par chambre d�h�tel est de 0,4 ).Dans beaucoup d��les les variations saisonni�res sont tr�s importantes .Elles entra�nent des p�riodes creuses dans l�emploi . Le pourcentage d�emplois indirects cr��s est tr�s variable .On estime de mani�re tr�s g�n�rale que la cr�ation d�un emploi dans le secteur h�telier g�n�re la cr�ation de 2 - 3 emplois dans les autres secteurs. Enfin le Tourisme peut avoir un impact important , et parfois n�gatif , sur l�environnement insulaire d�autant que les �les sont souvent de v�ritables sanctuaires o� la proportion des esp�ces est plus �lev�e que sur le continent .

Le d�veloppement du tourisme insulaire est tr�s largement fonction du cadre naturel. Le voyageur est majoritairement originaire des pays industrialis�s situ�s aux latitudes moyennes et son motif principal est le d�paysement .

Le climat est la raison principale du s�jour dans 90% des cas .Le � climat des �les � b�n�ficie dans l�imaginaire collectif d�un pr�jug� tr�s favorable .Il est une puissante invitation au voyage et un des principaux arguments d�appel pour les professionnels. Il existe un �id�al � climatique pour la majorit� des vacanciers partant pour des �les tropicales : - une exigence de s�curit�, ce qui p�nalise les zones expos�es aux cyclones tropicaux (tout mois qui en 25 ans a subi plus de 4 cyclones est synonyme de risque majeur), -une exigence de �beau temps � pour les activit�s de plein air un ensoleillement maximum est recherch� ainsi qu�une absence de pluie , - une exigence de confort et de sant� , l�organisme ne doit pas �tre contraint � de gros efforts d�adaptation d�o� la recherche de la chaleur et de l�humidit� mais sans exc�s . Les �les tropicales ont une r�putation idyllique , une r�alit� au demeurant fort diff�rente et variable d�une �le � une autre, voire � l�int�rieur d�une m�me �le car il existe de nombreuses familles dans les climats tropicaux et sub-tropicaux .Il faut , de plus , op�rer une distinction pour un m�me archipel ( voire une m�me �le ) entre l��le au vent et l��le sous le vent .

La mer est aussi un param�tre essentiel dans le choix de la destination. Le Touriste recherche d�abord la vue �  imprenable � sur la mer, une condition facile � remplir sur une �le. Mais la mer n�est pas toujours s�re ( forte houle ( Seychelles ), courants marins froids (Canaries ).Quant aux plages elles sont nombreuses , mais il n�y en a pas partout et elles ne sont pas toujours praticables d�o� la n�cessit� de recourir � des piscines ( Cap vert, Canaries, Mad�re, Seychelles ).

De fait les �les tant vant�es ne sont pas toujours aussi idylliques qu�on le pense. Les publicit�s s�efforcent de pr�senter la nature insulaire tropicale sous un jour am�ne et accueillant , l�agressivit� et le danger doivent dispara�tre du monde insulaire : on oublie les cyclones , l�hygrom�trie p�nible en saison chaude , on invente � les brises du soir � , on ne mentionne pas les plages de sable noir ou le danger repr�sent� par les requins , etc� � Les �les tropicales sont aussi soumises � la st�rilisation des �les � (Cazes G.). Les limites et les contraintes sont nombreuses. C�est d�abord le probl�me de l�accessibilit� .Le bateau �t� longtemps l�acc�s normal mais aujourd�hui la possession d�un a�roport international est exig�e pour supprimer le handicap de la distance. Un probl�me d�emplacement peut se poser sur les �les petites et montagneuses. Par ailleurs la superficie sur les �les est souvent et par d�finition limit�e .Le peu de place disponible provoque des conflits pour l�utilisation de l�espace. Le probl�me de la disponibilit� en eau peut aussi se poser .Malgr� leur relief ces �les sont peu arros�es ( surtout les �les sub-tropicales) et l�eau peut venir � manquer d�o� des conflits avec les agriculteurs ( un cas qui se pose aux Canaries ).La modestie des effectifs humains induit une modestie du capital local disponible et explique le recours fr�quent � des capitaux ext�rieurs seuls capables de financier des projets de d�veloppement touristique lourds et co�teux.

Les conditions a minima du Tourisme sont de trois ordres : - la proximit� du march� , - la r�putation et l�exp�rience, - le r�le des initiatives humaines. Le Tourisme insulaire est un type de tourisme particulier .L�exigu�t� de l��le limite le d�placement vers l�int�rieur des terres. Le Tourisme insulaire est essentiellement s�dentaire avec parfois des d�placements entre les �les sous forme de croisi�res . L�h�bergement s�effectue essentiellement en h�tel et les formes d�h�bergement concurrentes sont tr�s peu d�velopp�es. Les probl�mes de protection de l�environnement restent relativement rares m�me si quelques cas de menace s�rieuse peuvent se manifester ( exemple : les Galapagos ). Les atteintes � l�esth�tique paysag�re restent aussi globalement rares ( m�me si elles pourraient �tre appel�es � se multiplier � moyen terme ) et in�gales . Quand le Tourisme est bien �tabli il peut devenir la ressource �conomique principale de l��le . La tentation devient alors grande de se lancer dans le � tout-tourisme � , une mono-activit� induite de l�ext�rieur et qui peut compromettre le d�veloppement �conomique de l��le. Le probl�me de la saturation de l�espace et du contr�le du d�veloppement touristique peut se poser mais dans beaucoup d��les l�appareil juridique est g�n�ralement inexistant ou inadapt� et ne permet gu�re aux insulaires de se donner les outils n�cessaires � une r�elle ma�trise de l�espace.

 

ETUDE DE CAS 1

LE TOURISME AUX ANTILLES

Les Antilles occupent une superficie de 233 000 km2.De la pointe ouest de l��le de Cuba � l��le d�Aruba qui fait face au lac Maracaibo , l�arc antillais se d�veloppe sur 4 700 kilom�tres entre le 10� et le 23e degr� de latitude nord et le 60e et le 85e degr� de longitude .Il faut ajouter � cet ensemble les Bahamas et les Bermudes .Les distances jouent un r�le fondamental dans les probl�mes de communication. Avec 105 000 Km2 Cuba repr�sente � lui- seul 50 % de la superficie totale des Antilles. Hispaniola ( Ha�ti + r�publique dominicaine ) avec 765 000 km2 fait figure de g�ant � c�t� de la Grenade ( 330 km2 ).Les grandes Antilles rappellent dans leur structure les traits fondamentaux du continent .C�est ainsi que les Bahamas constituent l�avant- pays calcaire du Yucatan et du Pet�n guat�malt�que .L�insularit� a renforc� les particularismes de ces territoires .M�me dans les ensembles anciennement r�unis par une m�me puissance coloniale les regroupements politique sont rares .L�exemple d�Antigua et Barbuda ( 442 km2 / 85 000 habitants ) est d�monstratif � cet �gard. R�guli�rement les repr�sentants d�Antigua accusent Barbuda d�h�g�monie et menacent de cr�er un �tat � part. Le cas est le m�me pour Trinidad et Tobago , situ�s � 12 kilom�tres du Venezuela et qui se disputent le p�trole et le gaz contenus dans leur sous-sol. Les paysages de ces �les sont tr�s vari�s .

Le climat est globalement chaud et humide (minimum de 500 mm de pluies par an ) mais de nombreuses variantes locales existent .Du sud au nord on ne passe pas simplement d�un climat �quatorial � un climat tropical � longue saison s�che car la mer des Antilles modifie les m�canismes climatiques en agissant comme un r�servoir d�eau chaude et/ou comme un r�gulateur thermique. L�altitude est aussi un facteur climatique d�terminant : elle adoucit les temp�ratures et elle permet un �tagement des climats et des �cosyst�mes (Tierras calidas jusqu�� 600-700 m�tres , Tierras templadas jusqu�� 1600-1700 m et tierras frias au del�).la forte �vapotranspiration d�gag�e par la mer des Antilles provoque des pluies orographiques sur les masses montagneuses .Les contrastes climatiques sont aussi tr�s importants entre les r�gions au vent ( windward , barlavento ) et sous le vent (leeward , sotavento ).Les aliz�s arrosent les versants a vent et la c�te cara�be tandis que les r�gions sous le vent se caract�risent par des p�riodes s�ches plus longues .

En cons�quence on rencontre dans les Antilles toute la gamme des paysages tropicaux : - sur les c�tes humides un paysage de mangroves et de marais , - dans les basses terres chaudes la for�t sempervirent ( versants au vent des Antilles ) , - en altitude la for�t tropicale humide de montagne avec des conif�res ( pins ) , - sur les hauts plateaux une v�g�tation semblable � celle des pays europ�ens. Les Antilles sont aussi une terre de volcans ( La Soufri�re � la Guadeloupe , la Montagne Pel�e � la Martinique ).

L�histoire a renforc� les clivages profonds du monde antillais. Dans les Antilles la population des indiens Cara�bes ( Arawaks ) , dont les Tainos , a �t� enti�rement d�cim�e .Vers 1660 les derniers Cara�bes ont �t� d�port�s par les fran�ais vers la Dominique et saint Vincent .Les Antilles furent les premi�res terres d�couvertes par les espagnols au Nouveau Monde. C�est Christophe Colomb qui fonda Santo Domingo en 1496. Mais les Antilles ne poss�daient pas de grandes r�serves de m�taux pr�cieux et l�orpaillage n�avait donn� que de faibles r�sultats. la seule richesse �tait la terre qu�il fallait travailler. De fait la population espagnole �tait tr�s clairsem�e car les profits �taient faibles. En 1570 on comptait seulement 60 familles � La Havane et 270 dans toute l��le. Par ailleurs les probl�mes de communication rendaient impossibles le contr�le militaire de ces territoires d�o� les attaques des navires anglais , fran�ais et hollandais et la fortification des villes espagnoles ( San Juan ( Puerto Rico ) et la Havane ( Cuba )) . Les �tats europ�ens purent sans difficult�s se tailler un empire outre-mer aux d�pens des espagnols : en 1565 la Jama�que tombait aux mains des anglais , en 1635 la France occupait la Martinique et la Guadeloupe .Des compagnies maritimes s�organis�rent pour commercer avec ces terres : la compagne anglaise des Indes occidentales fonda des comptoirs � la Barbade (1605 ) , aux Bahamas ( 1646-1670 ) , aux Bermudes ( 1612 ) .La France cr�a la Compagnie des �les de l�Am�rique devenue en 1666 la Compagnie des Indes Occidentales .Les Antilles premi�res terres colonis�es , avaient pay� un lourd tribut � la Conqu�te ( choc microbien en particulier ).Sur les terres abandonn�es par les indig�nes , les conqu�rants se taill�rent de vastes domaines , grandes exploitations tourn�es vers l�agriculture sp�culative ,qui occup�rent une main d��uvre servile d�origine africaine dont l�importance ne cessa de cro�tre dans le cadre du commerce triangulaire transatlantique . Haiti fut la premi�re r�publique ind�pendante du continent am�ricain ( � l�exception de l�Am�rique du nord ).Cuba se s�para de l�Espagne d�s la fin du XIX e si�cle. Si de nombreuses �les d�pendent encore des m�tropoles europ�ennes ( Guadeloupe et Martinique sont des d�partements fran�ais depuis 1946 ), beaucoup d�anciennes possessions sont devenues libres , surtout apr�s la d�colonisation. Aux Antilles ( anciennes �les � sucre ) la population noire est importante . La Jama�que importa 800 000 Noirs de 1690 � 1815 date � laquelle la conf�rence de Vienne mit hors-la-loi le commerce esclavagiste .Aujourd�hui la population de l��le est noire � 75 %.L�esclavage fut aboli en 1834 dans les �les anglaises et en 1848 dans les �les fran�aises .Apr�s l�abolition la Jama�que re�ut des groupes d�origine orientale et moyen-orientale pour compenser la perte des esclaves noirs ( chinois , indiens , libanais , syriens ).Un tel brassage humain explique la devise de l��le : �  de tous , un peuple � . dans son ensemble le bassin antillais est une v�ritable mosa�que ethnique et linguistique .La langue des colonisateurs y tient cependant une place privil�gi�e car elle est rest�e la langue des �changes et de l�administration. Parfois les parlers populaires l�emportent sur les parlers savants .C�est ainsi qu�en Ha�ti le cr�ole est devenu la langue officielle en 1987 et le fran�ais n�est plus compris que par 30 % de la population totale. Le M�tis occupe une place centrale dans la soci�t�. Les m�tis se sont souvent impos�s politiquement et �conomiquement confisquant les richesses � leur profit et encourageant de ce fait les tensions ( exemple : � Ha�ti le foss� entre les noirs et les mul�tres ).

Les Antilles sont un des hauts lieux du Tourisme international intertropical ( 6 millions de s�jours en 1980 , 7 million en 1985 , � ). Le Tourisme dans les Antilles a connu un d�marrage pr�coce ( des anglo-am�ricains s�journent � la Jama�que et aux Barbades d�s la fin du XIX e si�cle et les touristes am�ricains visitent Cuba � la m�me �poque ). Ce secteur a connu une croissance spectaculaire dans les ann�es 1980 et il conna�t depuis 1985 des recompositions substantielles. Elles ont �t� longtemps consid�r�es comme la �  chasse gard�e � des am�ricains et synonymes de vacances luxueuses. Depuis un peu plus d�une d�cennie cette destination a connu une forte croissance li�e � la baisse des tarifs a�riens , � la multiplication des lignes et � la d�mocratisation relative du tourisme de croisi�re. La plus ou moins grande proximit� des pays �metteurs , l�anciennet� de l�accueil touristique , le pass� colonial influence le service touristique .Depuis 1960 l�intensification du transport a�rien a provoqu� une augmentation significative de la client�le de s�jour ( ainsi � la Jama�que : 75000 touristes en 1950 , 443000 en 1974 , 1,2 million en 1990, 1,8 million en 1998 ).Quelques �les ont cependant conserv� leur image de tourisme de luxe li� � la plaisance et aux casinos : Saint Kitts , Antigua ou Saint Barth�lemy dont la r�putation est li�e au milliardaire David Rockfeller qui s�y installa en 1957 et � Fidel Castro qui a fait fuir de Cuba les investisseurs am�ricains .

Mais les handicaps sont nombreux .Ils sont d�abord d�ordre climatique ( les cyclones ou la saison des pluies qui correspond aux dates de vacances des pays industrialis�s).

Mais les situations locales sont tr�s variables pour au moins trois raisons : - Les Antilles forment un monde politiquement et culturellement �miett� et �conomiquement tr�s concurrentiel. La carte touristique ne peut �tre jou�e de fa�on uniforme. Si aucune des �les n�ignore les visiteurs , le Tourisme ne les fait vivre toutes, - Le tourisme antillais combine vill�giature baln�aire h�teli�re et croisi�re inter-insulaire. Chaque fili�re impose sa logique en s�lectionnant les plus beaux sites et les mieux desservis , - Le continent nord-am�ricain tout proche est omnipr�sent comme premier r�servoir mondial de voyageurs ( m�me � La Martinique 90 % des touristes de croisi�re viennent d�Am�rique du Nord ).

Les Antilles sont une destination touristique importante mais diversifi�e et les �les sont tr�s in�galement marqu�es par le Tourisme .Les flux sont tr�s variables .Le poids des grandes Antilles est consid�rable .Les Bahamas ont re�u en 1998 3,4 millions de visiteurs (dont 1,6 millions de touristes et 1,7 millions de croisi�ristes ) et Porto Rico a re�u la m�me ann�e 4,6 millions de visiteurs ( 3,3 millions de touristes et 1,2 million de visiteurs ).la r�publique dominicaine 2,7 millions de visiteurs dont 2,3 millions de touristes et 393 000 croisi�ristes , Cuba 1,4 millions de visiteurs dont 1,3 millions de touristes et 8 000 croisi�ristes ).Les flux sont moins importants dans les Petites Antilles( Guadeloupe ( 1,1 million de visiteurs dont 693 000 touristes ; Martinique ( 964 000 visiteurs dont 549 000 touristes ) ; Bermudes ( 558 000 visiteurs dont 369 000 touristes ) ; Iles Vierges am�ricaines ( 2,1 millions de visiteurs dont 422 000 touristes ) etc�Ce Tourisme se caract�rise globalement par une tr�s forte visibilit� .Elle est tr�s �vidente dans les �les les moins peupl�es ( 2 � 10 touristes par habitant aux �les Caimans , aux �les Vierges am�ricaines et britanniques , aux �les Turks et Caiques ).sa visibilit� est plus faible dans les �les les plus peupl�es ( 1 touriste pour18 habitants � Cuba ) ou d�sert�es par les touristes ( 1 touriste pour 103 habitants � Haiti ).

Ce tourisme est tr�s in�galement structurant selon les �conomies insulaires comme le montre la distribution tr�s in�gale des recettes occasionn�es par cette activit� : Bahamas ( 1,4 milliards de $ ) , Porto Rico ( 2,2 mds $ ) , r�publique Dominicaine ( 2,1 mds $ ) mais Haiti ( 57 millions $ ) , La Dominique ( 38 millions de $ ) , Anguilla ( 58 millions de $ ).Le poids �conomique de ce secteur est , lui aussi tr�s variable .Il repr�sente en moyenne le 1/3 du PNB , parfois les � pour les petites �les ( Turks et Ca�ques , Antigua ) et � l�oppos� moins du � pour les grandes �les ( Porto Rico, r�publique dominicaine ) ou celles aid�es par leurs m�tropoles ( Antilles fran�aises et n�erlandaises ) .

Il est donc difficile de parler d�un seul et unique tourisme , il est plut�t n�cessaire de s�appuyer sur une typologie s�appuyant sur : - l�importance des flux de vill�giature et de croisi�re , - la place du Tourisme dans chaque �conomie insulaire .Quatre types d��les se d�gagent alors : - Les �  cendrillons � : ce sont des �les peu fr�quent�es par les touristes .Ce sont , pour l�essentiel les petites �les de la Cara�be orientale , souvent membres de l�O.E.C.S ( sauf Antigua et sainte Lucie ).Ce sont soit des �les qui s�ouvrent au Tourisme ( Anguilla , sainte Lucie , Turks and Ca�ques , La Dominique ) , soit des petites �les dont le Tourisme est en d�clin ( Trinidad et Tobago , Grenade , Montserrat , St. Kitts , saint Vincent ).Leur fr�quentation est en recul ou, du moins , reste faible .Elles repr�sentent 4 - 5 % du tourisme antillais. Les obstacles au d�veloppement y sont nombreux : - la qualit� de la desserte a�rienne. Il n�existe pas d�a�roport international pour les avions de forte capacit�. la solution r�side souvent dans des syst�mes tel celui mis en place d�s 1986 par American Airlines. Un centre de transit a �t� am�nag� � San Juan pour les passagers am�ricains d�sireux de visiter les Petites Antilles .Depuis San Juan des filiales d�American Airlines franchis�es sous le signe de �  American Eagle � g�rent un flux r�gulier de petits avions vers chaque �le ;- la faiblesse des capacit�s d�h�bergement , la plupart des �les ne compte que quelques centaines � quelques dizaines de chambres , - la nature montagneuse de beaucoup de ces �les explique la m�diocrit� du r�seau routier , la raret� des plages de sable .A ces diff�rents probl�mes il faut ajouter l�existence fr�quente d�un contexte socio- politique plac� sous le signe de l�instabilit� ?- Les �  alanguies � .Ce groupe est h�t�rog�ne et in inclut des �les qui ont la particularit� commune d��tre confront�e � une phase de croissance ralentie pour des raisons tr�s diverses et variables . On peut y inclure : - des petites �les ( Petites Antilles fran�aises , Ariba , Curacao , Bonaire ) , des �les plus vastes (Trinidad , Tobago , Ha�ti ) et des �les � forte notori�t� touristique ( Barbade , Bermudes , Bahamas , �les Vierges am�ricaines ) confront�es � u d�clin relatif des flux mais qui est compens� par un plus haut niveau de recettes ( en raison de la forte pr�sence de touristes am�ricains ) ( Bermudes : 542 000 visiteurs en 1994 et 23 millions d�euros de recettes et 575 000 visiteurs en 1998 et 33 millions d�euros de recettes // Bahamas : 3,4 millions de visiteurs en 1994 et 1,3 million d�euros de recettes et 3,41 millions de visiteurs en 1998 et 1, 5 million d�euros de recettes ) . Le Tourisme y est un secteur important ( 100 000 � 200 000 visiteurs par an et la capacit� d�h�bergement de chaque �le �quivaut � plusieurs milliers de chambres .La majorit� de cet h�bergement est tenu par de grands �tablissements appartenant � des cha�nes internationales .Les activit�s associent tourisme baln�aire et Tourisme nautique � des escales fr�quentes de circuits de croisi�re. Les r�sultats touristiques sont assez d�cevants et on peut parler pour cette cat�gorie d�un d�clin relatif pour des raisons d�ordre technique , politique et �conomique. Dans les Antilles la publicit� et la promotion touristiques des �les ont �t� notoirement insuffisants. A Ha�ti l�instabilit� politique constitue un frein au d�veloppement touristique. A Cura�ao le bouleversement du march� mondial du p�trole dans les ann�es 80 a priv� l��le de la client�le br�silienne , une perte qui continue de paralyser l��conomie touristique de l��le. Mais ce tourisme �  alangui � est un des seuls secteurs qui offre un potentiel de croissance notable dans des �conomies malades o� agriculture et industrie sont trop archa�ques pour constituer les moteurs du d�veloppement �conomique local. Mais le Tourisme a besoin d�une relance de ses investissements , d�une r�novation des es infrastructures et d�une red�finition de sa politique .Des exigences difficiles � remplir dans un contexte tr�s concurrentiel : Trinidad confront� � la concurrence de la Barbade , Ha�ti face � la R�publique Dominicaine , Guadeloupe per�ue comme plus instable que la Martinique .Les �les touristiques � tr�s hauts revenus. On distingue dans cette cat�gorie : - les �  �les forteresses � et �  les nouveaux petits paradis � . Les �  �les forteresses �, au nombre de 4 , se trouvent localis�es dans les Antilles du Nord : Puerto Rico ( 4 millions de visiteurs dont 3,3 millions de touristes et 2223 millions de $ de recettes touristiques ) , Jama�que ( 1994 : 1,6 million de visiteurs et 1,89 million en 1998 dont 1 million de touristes et 7 millions de $ de recettes touristiques ) et R�publique Dominicaine ( 1,7 million de visiteurs en 1994 et 2,7 millions en 1998 , dont 1,7 millions de touristes et 1429 millions de $ de recettes touristiques ) , Cuba ( cas tr�s particulier avec 619 000 visiteurs en 1989 et 1,4 million en 1998 ) auxquelles il faut ajouter la Barbade situ�e dans les petites Antilles. Ces trois �tats re�oivent au total 35% des visiteurs des Antilles mais il existe un �cart consid�rable entre le Tourisme de vill�giature ( premi�re place avec 43 % des visiteurs des Antilles ) et le Tourisme de croisi�re ( 22% seulement ).L�attractivit� de ces �les s�explique pour l�essentiel par la proximit� des Etats-Unis .On trouve dans les trois �les de grosses enclaves � touristes ( plusieurs milliers de lits ) fr�quent�es essentiellement par des touristes nord-am�ricains .Aucune de ces quatre �les ne vit exclusivement du Tourisme ( A la Barbade les industries manufacturi�res repr�sentent plus de 50% des exportations et � Puerto Rico plus de 70 % des exportations ).La r�publique dominicaine poss�de une agriculture d�exportation ( sucre et d�riv�s ) comp�titive sur le plan international ainsi qu�un secteur extractif ( bauxite ) ;Aussi le pourcentage des emplois touristiques dans ces �les est-il relativement faible ( 2% � la Jama�que , 14 % � la Barbade ) .Ces grandes destinations peuvent avoir tendance � s� essouffler ainsi Porto Rico ( 4,0 millions de visiteurs en 1994 et 4, 6 millions en 1998 ) . � Les nouveaux petits paradis � sont de petits archipels peu peupl�s ( 20 000 � 25 000 habitants ).Dans les Antilles nord elles se trouvent � proximit� de la Jama�que pour les Cayman , de Puerto Rico pour les �les Vierges am�ricaines et britanniques , Saint martin et Antigua , de la Floride pour les Bahamas ,les �les Turks et Ca�ques . La vill�giature ( 38 % ) et la croisi�re ( 59% ) y ont �volu� parall�lement bien que la priorit� ait �t� accord�e � la croisi�re et � ses aspects les plus mercantiles ( achats de produits hors-taxe � saint Thomas et free Port , jeux d�argent � Nassau et aux Ca�mans ).L�implantation baln�aire a donn� lieu � de grandes op�rations immobili�res tr�s d �pendantes des int�r�ts continentaux .L��conomie de ces archipels ne laisse gu�re la place � d�autres activit�s .Le Tourisme est en position de pr�dominance �conomique absolue et tend � se polariser spatialement sur l��le principale de chaque archipel.

 

 

Le d�veloppement touristique des Antilles pose de nombreux d�fis .

Le premier consiste � assurer l�accessibilit� car la croissance �conomique est tr�s largement d�pendante du transport a�rien .La d�r�glementation des transports a�riens favorise la croissance des flux ( fin du monopole d�Air France vers les Antilles fran�aises ) ainsi que l�importance r�cente des voyages � forfaits par vols charters. Or les a�roports sont relativement nombreux mais leur capacit� reste souvent r�duite et toujours tr�s in�gale. La couverture a�roportuaire est forte mais sa capacit� est parfois insuffisante ( La DomInique , la Grenade ).Miami et San Juan sont les principales plate formes du transport a�rien dans la r�gion. Le trafic a�rien inter-�les reste encore faible car le co�t d�exploitation des lignes r�gionales reste �lev� et la volont� des T.O et des cha�nes h�teli�res est de maintenir les touristes sur place.

Un autre d�fi consiste � diversifier � terme les client�les afin de luter contre le poids excessif du tourisme nord-am�ricain li� � la proximit� g�ographique ( 4 heures de vol depuis le nord-est des Etats-Unis et r�le majeur de Miami comme t�te de ligne des croisi�res vers les Antilles ). Les � des touristes en Jama�que ( 995000 des 1,8 million de touristes ) , � Porto Rico ( 2,5 millions sur un total de 4,6 millions ), aux Bahamas ( 1,5 million sur un total de 3,4 millions ) sont am�ricains .ce sont des client�les � hauts revenus mais adeptes de courts s�jours. Le pass� colonial peut aussi jouer sur certaines fr�quentations ( pr�sence fran�aise dans les D.O.M , britanniques � la Jama�que , dans les �les Vierges britanniques et � Anguilla ; espagnole dans la r�publique dominicaine ).Des strat�gies d�ouverture progressive � d�autres client�les ont �t� instaur�es : - ouverture de lignes sur d�autres ays europ�ens ( Cuba vers l�Allemagne , l�Italie , l�Espagne afin de favoriser les s�jours de plus longue dur�e ) , d�veloppement d�un tourisme intra-r�gional de contre-saison en provenance du Venezuela et de la Colombie .On assiste aussi ces derni�res ann�es � des essais de diversification des pratiques touristiques et des formules d�h�bergement .Les pratiques �taient jusqu�� pr�sent essentiellement baln�aires ( concentration des stations sur le littoral ) compl�t�es par une fr�quentation surtout hivernale pour les croisi�res . les strat�gies actuelles de d�veloppement tentent de d�velopper un Tourisme int�rieur qui �tait faiblement repr�sent� jusqu�� pr�sent : dans les grandes �les avec les sites coloniaux ( Cuba , Saint Domingue ) et le folklore musical ( La Jama�que ), les parcs naturels ( Guadeloupe , Trinidad et Tobago , Cuba , Porto Rico , r�publique dominicaine ).

Le Tourisme antillais reste encore de type comptoir. La capacit� h�teli�re est regroup�e en grands complexes touristiques domin�s par de grandes cha�nes am�ricaines et fran�aises et concentr�e sur un petit nombre de pays : r�publique dominicaine ( 57 000 lits en 1994 - 88 000 lits en 1998 ) , Cuba ( 52 000 lits en 1994 � 71 000 en 1998 ) , Jama�que (39 000 lits en 1998 ) , Bahamas ( 28 000 lits en I998 ) , Porto Rico ( 23 000 lits en 1998 ) .Une offre plus diversifi�e tente de se mettre en place � La Martinique et � Tobago : pensions , locations de meubl�s , etc� Les croisi�re sont en plein essor ( 700 000 personnes en 1970 et plus de 5 millions en 1992 ( soit 190 millions de $ de recettes et 48 000 emplois directs ).Mais la croisi�re occupe une part tr�s in�gale dans les flux li�e � la situation de l��le sur les lignes ( 41 % en Jama�que , 47 % aux Bahamas , 68 % aux �les Ca�mans ; mais 3 % � la Guadeloupe et � Porto Rico ).Plus de 50 % des croisi�ristes ne passent aucune nuit � terre ; de ce fait le secteur est beaucoup moins r�mun�rateur que le Tourisme baln�aire.

Le succ�s touristique des Antilles se traduit par de lourdes pressions sur le milieu naturel car la surface utile y est restreinte , de fait les d�forestations des plaines c�ti�res dans le dessein d�y implanter des �quipements touristiques se soldent par une �rosion accrue des pentes et la s�dimentation excessive des cours d�eau porte atteinte aux r�cifs coralliens menac�s par la turbidit�. la cr�ation de nouveaux espaces constructibles entra�ne fr�quemment le remblaiement des mangroves par des s�diments rapport�s .Les travaux de remblaiement des zones humides littorales pour permettre la construction de pistes d�a�roports ( elles doivent atteindre 10 000 pieds ( 3 kilom�tres ) pour permettre l�acc�s aux jets intercontinentaux ) se traduit aussi par des atteintes souvent irr�m�diables aux �cosyst�mes. C�est ainsi qu�� saint Thomas des remblais ont �t� d�vers�s sur la mangrove littorale et sur u versant sous-marin jusqu�� une profondeur de 30 m�tres . Des probl�mes apparaissent aussi li�s aux am�nagements portuaires d�velopp�s pour permettre l�accueil des paquebots de croisi�re : dragage et destruction des fonds marins , remblaiements de mangroves et des estuaires .La construction de jet�es et de digues entra�ne souvent l�asphyxie des r�cifs coralliens et le d�maigrissement des plages ,priv�es de s�diments. Il est fr�quent d�assister a d�roctage des coraux � la dynamite pour permettre le passage des bateaux dans les atolls ( exemple en R�publique Dominicaine ).La mise en place d�ensembles touristiques peut aussi se traduire par des effets �cologiques indirects : d�gradation de la qualit� de l�eau , pollution li�e � la gestion anarchique des d�charges en raison de l�exigu�t� de l�espace et de la concentration d�une population qui produit beaucoup de d�chets ( 10 fois plus que la population autochtone ).La plupart des �les recourent � des �pandages de d�chets solides , parfois en pleine mer. Il faut aussi �voquer la pollution due aux paquebots rejetant leurs effluents en mer ( plus de 50 tonnes de d�chets ont �t� collect�es au large de a seule �le de Tortola ).Dans les estuaires et sur les plages la qualit� des eaux baisse . Ainsi au d�bouch� de la rivi�re Qibla pr�s de la Havane ou l�eutrophisation et la pollution se sont d�velopp�es li�es aux d�charges � sauvages �  de l�arri�re pays et � l�utilisation intensive de d�sherbants , de pesticides et d�herbicides pour les golfs. Les r�cifs de coraux sont ab�m�s par les ancres des bateaux ou par les plongeurs qui en pr�l�vent parfois des fragments.

 

 

ETUDE DE CAS 2

LE TOURISME AUX SEYCHELLES ET AUX MALDIVES 

Les Maldives avec 1 90 �les et les Seychelles avec 115 �les occupent un immense espace oc�anique orient� nord-est/sud-ouest de part et d�autre de l�Equateur. Ce sont d�anciennes colonies britanniques devenues ind�pendantes en 1965 ( Maldives ) et en 1976 ( Seychelles ).Pendant longtemps leur �conomie est demeur�e atone , fond�e sur la p�che , le coprah et le guano. Aujourd�hui ces micro-�tats ont des P. I. B en progr�s constant ( + 6 000 $ aux Seychelles et 760 $ aux Maldives ).La cause en est le Tourisme dont l�essor a �t� particuli�rement spectaculaire ( Maldives : 1994 : 280 000 touristes / 1998 : 396 000 touristes // Seychelles : 1994 : 110 000 touristes et I998 : 128 000 touristes )

Ces territoires insulaires se caract�risent avant tout par leur �miettement .Les Maldives se composent de 26 atolls totalisant une superficie de 90 000 km2, soit un rectangle nord-sud de 837 kilom�tres sur 80 � 130 kilom�tres de large .ces atolls circulaires ou elliptiques englobent des micro-atolls .Au centre g�om�trique de l�archipel se situe Mal� .Le noyau central comprend trois atolls : Mal� nord , Mal� sud et Alif .Aux deux extr�mit�s ( p�les ) se trouvent Seebnu et Haa .Sur 1 190 �les , 202 seulement sont habit�es et regroup�es en 19 circonscriptions administratives .La 20e circonscription est celle de la capitale du pays : Mal�.Les Seychelles sont form�es de deux groupes d��les : - les Inner Islands form�es de 42 �les granitiques domin�es par les trois �les les plus vastes ( Mah� , Praslin , la Digue ) et les deux �les coralliennes du nord : l��le aux Vaches et denis , - 72 �les ext�rieures ( Outerlands ) toutes coralliennes qui s��tirent sur 1200 kilom�tres et sont r�parties en trois groupes : Amirantes , Fraquhar et Aldabra .On distingue aussi souvent et par commodit� un premier cercle avec Mah� , Praslin , La Digue ; un deuxi�me cercle ( 100 km de rayon ) int�grant les �les touristiques (l� Ile aux Vaches , Denis , Silhouette , Ile Plate et Fr�gate ) ; � partie de l� et vers le sud-ouest se d�veloppent aur�oles concentriques ( larges de 200 km ) s�par�es par trois anneaux vides ( 200 km ) , soit tris ensembles : le premier groupe form� par les Amirantes ( 28 �les ) avec l��le touristique de Desroches , le groupe de Farquhar ( 13 �les ) qui est surtout un lieu de p�che et le groupe Aldabra ( le plus �loign� , 1 200 km ) ( 14 �les dont Aldabra et Cosmoledo ).

Les fonds coralliens ,toujours vierges , et des temp�ratures id�ales toute l�ann�e ont fait de ces �les des destinations � la mode. Mais jusqu�� la construction d�a�roports , ces �les ne recevaient que tr�s peu de touristes ( 3 000 aux Seychelles en 1971 ( 128 000 en 1998 ) et 18 000 aux Maldives en 1977 ( 396 000 en 1998 )).Les touristes venaient alors par bateau ou en croisi�re. C�est en 1971 que fut inaugur� l�a�roport de Pointe- Larue � Mah� ( 78252 touristes en 1979 ).En 1981 l�a�roport de Hulul� ouvrait pr�s de Mal�. Il fut construit en r�unissant deux �les en une longue piste adapt�e aux longs courriers. Sa construction entra�na l�explosion des entr�es dans l�archipel maldivien : 84 000 touristes en 1984 , 115 000 en 1985 , 156 000 en 1988 ,� Cet essor entra�na d�ailleurs une stagnation de la fr�quentation aux Seychelles qui perdirent une partie de leurs touristes au profit des Maldives.

C�est G. Corbin ,responsable d�une agence de voyages italienne qui comprit le potentiel touristique des Maldives en les visitant en 1972.Apr�s un circuit promotionnel destin� aux organisateurs de voyages , l��le de Kurumba s�ouvrit aux touristes italiens. En 1977 il y avait d�j� 11 �les touristiques et depuis et chaque ann�e ce nombre cro�t de 6 � 8 �les ou resorts. On en comptait 74 en 1995. Aux Maldives sur 467 000 touristes ( chiffres de 2000 ) 1 / 3 sont des allemands et des autrichiens , 20% sont des italiens , le reste �tant form� de suisses , de japonais , d�australiens , de fran�ais et d�anglais .L�h�bergement par unit� insulaire ne favorise pas les contacts entre nationalit�s ( il existe des �  �les fran�aises � comme Rhiveli ou des �  �les italiennes � comme Kurumba .

Ce probl�me ne se pose aux Seychelles ou l�espace est plus �tendu. Les fran�ais ont form� la client�le pr�dominante jusqu�� la fin des ann�es 1970.Il constituait le premier groupe europ�en avec un flux annuel de 15 000 � 20 000 personnes. On se souviendra de l�engouement manifest� pour les Seychelles par la classe politique fran�aise de la p�riode 1981-1995 !! ). Ce furent ensuite les allemands qui devinrent la premi�re client�le de l�archipel. De 1976 � 1983 ils pass�rent de 5,7 % du total � 17,5 %.Cette client�le s�orienta ensuite vers les Maldives . Malgr� une reprise constat�e depuis 1995 , elle repr�sente aujourd�hui 16 % de la client�le des �les. Viennent ensuite les touristes italiens et britanniques qui se caract�risent par une fr�quentation r�guli�re toute l�ann�e ( anglais : 20- 25 % , italiens : 18 % ( en d�croissance depuis 1995 ) ).

Pour les deux archipels quand la fr�quentation se faisait par bateau ( avant 1971 ) la dur�e des s�jours �tait plus longue ( 42,3 jours aux Seychelles ).depuis l�ouverture des a�roports elle s�est r�duite � 10 / 11 jours ( 10,5 jours en 1998 ).Les p�riodes de pointe correspondent aux vacances estivales ( juillet-ao�t ) et hivernales des pays industrialis�s ( Noel ).Les creux se situant en mai-juin et septembre-octobre , bien que les conditions climatiques soient souvent excellentes. L�accueil est diff�rent selon les �les. Avant 1980 la capacit� h�teli�re �tait faible aux Maldives ( 1 164 lits ) comme aux Seychelles ( 2 058 lits ). L�essor h�telier maldivien a �t� important ( 1990 : 8 226 lits et 1998 : 16 000 lits ), aux Seychelles la croissance a �t� plus modeste ( 1993 : 3 900 lits et 1998 : 4 700 lits ).Les taux d�occupation des chambres sont assez proches ( entre 52 et 68 % aux Seychelles et 60 % aux Maldives ).

Aux Seychelles jusqu�en 1978 on trouvait essentiellement de grands h�tels destin�s � des client�les ais�es ( Reff hotel , Coral Hotel , Beauvallon Hotel ). En 1981 74 �tablissements offraient 78 % des lits .En 1995 les Seychelles ont 12 h�tels de luxe concentr�s � Mah� ( 3 300 lits ) ainsi que 41 petits h�tels ( pensions ) et 8 r�sidences h�teli�res. Les infrastructures h�teli�re se sont d�velopp�es sur les �les ext�rieures. L��le de Denis appartient � Pierre Burkhardt qui y a fait construire 1 h�tel de 30 chalets. Les autres �les coralliennes sont moins connues. Ainsi l��le d�Aldabra qui ne s�est ouverte au tourisme que r�cemment avec la construction d�un a�roport ( 1991 ) . L��le Bird est la plus septentrionale des Seychelles .Situ�e � 40 km de l��quateur et � 100 km au nord de Mah� .C�est une caye de 1km2 appel�e d�abord l��le aux Vaches .Elle appartient depuis 1967 � un seychellois qui y a ouvert un premier h�tel de 10 chambres en 1967. Le b�timent fut enti�rement r�nov� en 1993 et agrandi de 24 bungalows plus vastes. L�Ile aux Vaches est aujourd�hui la plus fr�quent�e des �les-h�tels des Seychelles ( 138 00 nuit�es en 1998 ).La liaison avec Mah� s�effectue en 30 minutes par un D.H.C de 20 places .L�h�tel est commercialis� par de grands voyagistes connus comme Kuoni , Havas , Hotel Plan ,� � de tarifs �lev�s ( 2 000F / jour pour deux personnes pour un s�jour d�une semaine ). Le s�jour moyen y est de 5 nuits .Pour arriver � un taux de remplissage de 85 % ( record aux Seychelles ) des ventes promotionnelles sont organis�es une semaine � l�avance dans la capitale Victoria pour les r�sidents seychellois. La dur�e de s�jour est alors limit�e � trois nuits. Les activit�s sur l��le aux Vaches sont limit�es au farniente et � la contemplation de la nature ( l�observation des oiseaux ).

Aux Maldives jusqu�en 1972 les �les �taient lou�es � des hommes d�affaires ( les �  befalus � ) par le gouvernement pour des sommes modiques .Apr�s 1977 les locations ont augment� car elles furent alors calcul�es au prorata du nombre de lits install�s sur l��le ( 2 500 � 3 000 $ / an ).L�essentiel des resorts se situe pr�s de l�a�roport de Hulul� , � Mal� Nord et � Mal� sud ( Kaafu atoll ). Mal� nord rassemble une grande partie des lieux touristiques ( distants de 10 minutes � 4 heures de bateau ).Mal� Sud comprend une vingtaine d��les touristiques. La plus �loign�e est Riviheli ( 1h 30 de bateau ).Une autre zone touristique est constitu�e par l�atoll d�Alif qui regroupe 28 �les regroup�es en trois groupes d�atolls. L�exemple du resort de Riviheli est particuli�rement d�monstratif. Entre 1980 et I988 la plupart des �les �tait attribu�e par le gouvernement ?Chaque propri�taire maldivien faisait un appel d�offres aux investisseurs �trangers .Les baux �taient d�une dur�e de 21 � 35 ans si les investissements �taient sup�rieurs � 1O millions de $.parmi les investisseurs se trouvaient des allemands , des italiens , le club M�d, �Pietr Petersen a mont� sa propre �le Riveheli en 1982. C�est un ensemble touristique complet proposant � sa client�le des moniteurs qualifi�s pour la plong�e , des repas copieux en deux services , des animations culturelles et ludiques le soir. Un chenal d�acc�s fut am�nag� pour faciliter l�acc�s � l��le .Une quarantaine de bungalows fut construite ainsi qu�une usine de dessalement de l�eau de mer. Le bail de l��le �tait de 21 ans .la location annuelle de chaque lit comprise entre 2500 et 3000 $ soit 300 000 $ par an , que son coefficient d�occupation sup�rieur � 60% permet d�amortir .L��tat maldivien souhaiterait racheter les �les � leurs propri�taires mais chaque station valant 10 � 15 millions de $ rend l�op�ration impossible pour un �tat d�j� largement endett�. Plus que les Seychelles les Maldives sont devenu synonymes d��les-h�tels car le gouvernement a choisi de s�parer les touristes de la population locale en implantant des h�tels sur des �les inhabit�es.

D�s les ann�es 80 des mesures ont �t� prises par les autorit�s maldiviennes pour limiter la dispersion des touristes .On fit dispara�tre les pensions et les locations de maisons sur les �les habit�es .Le motif invoqu� �tait la crainte suscit� par un accroissement de la consommation de drogue ou d�alcool ou un rel�chement des m�urs cons�cutif � la cohabitation des autochtones et des touristes �trangers. Ces mesures traduisaient aussi le souci de l��tat de mieux contr�ler l�industrie touristique. Les �trangers ne peuvent se rendre sur les �les habit�es qu�avec un permis ( l��tranger doit �tre invit� par une personne habitante l��le et qui doit avoir l�accord du chef du village ).des excursions dans les villages sont organis�es au d�part des �les-h�tels mais elles sont de courte dur�e et doivent �tre achev�es � 18 heures. Seuls les �  bateaux-safari � ( une centaine soit une capacit� totale de 1 500 passagers ) touchent quelques �les mais les passagers sont surtout int�ress�s par la plong�e .Les �les-h�tels �chappent � quelques lois de la r�publique des Maldives .La plus importante est l�autorisation donn�e � ces structures h�teli�res de vendre et laisser consommer de l�alcool. Elles d�rogent aussi � l�heure l�gale ( TU + 5 ) en avance de 1 � 2 heures sur l�heure maldivienne car le soleil se l�ve t�t ( 6 h ) et se couche t�t ( 18h ).Le contraste est saisissant entre les conditions de vie dans les �les-h�tels et les conditions de vie dans les �les-villages o� l�eau est utilis�e avec parcimonie .L�impression est tr�s forte de se trouver dans un lieu � part , au sein d�une soci�t� oisive dont la principale occupation est le farniente ( rares sont les �les o� plus de 50 % de la client�le pratique la plong�e ). Au entre de l��le existe g�n�ralement un quartier des travailleurs ( b�timents d�labr�s , inconfortables ; promiscuit� ; femmes non admises � travailler dans les �les-h�tels ).Les maldiviens qui travaillent dans les h�tels y vivent dans des conditions de vie recluses .La construction sur les �les-h�tels est s�v�rement r�glement�e : la superficie b�tie ne peut pas exc�der 1 / 5 de la superficie totale de l��le et les b�timents ne doivent pas d�passer la cime des arbres.

L�importance �conomique du Tourisme est consid�rable aux Seychelles comme aux Maldives. Aux Maldives 10 % des actifs travaillent dans les h�tels et les restaurants et un pourcentage �gal d�emplois indirects. Aux Seychelles entre 1986 et 1989 le Nombre d�emplois g�n�r�s par le Tourisme est pass� de 2 825 � 4 570.En 1996 le Tourisme g�n�rait 0,76 emploi par lit ( un chiffre �quivalent � celui de la Tha�lande).Les revenus g�n�r�s par l�activit� touristique sont consid�rables aux Seychelles ( 178 millions d�euros en 1998 , 115 en 1994 ) et aux Maldives ( 303 millions d�euros en 1998 , 181 en 1994 ).

 

ETUDE DE CAS 3

LE TOURISME A BALI

L��le de Bali rassemble 1,5% de la population indon�sienne ( 2,7 millions d�habitants ) sur 0,3% du territoire national ( 5561 km2 ).Bali est une des 17500 �les ( dont 300 habit�es ) l�archipel indon�sien. C�est aussi un des fleurons du Tourisme international culturel.

Les premiers visiteurs europ�ens furent des �crivains , des artistes peintes et des anthropologues qui furent �merveill�s par la beaut� de l��le.de nombreux ouvrages ont contribu� � populariser cette image idyllique de Bali : � The Island of Bali � de Gregor Krause ,( 1917 ) , �  sang et volupt� � Bali � de Victor Baum ( 1937 ) , � Island of Bali � de Michel Covarrubias ( 1937 ) , �  House in Bali �  de Colin McPhee ( 1944 ) , �A la fin des ann�es 1960 les tenants de la contre-culture hippie firent de Bali une �tape incontournable sur la route de Karachi , Katmandu et Kuta .

L��le conjugue les attraits d�une civilisation brillante et les attraits plus classiques de l��le tropicale : 27,5�C en moyenne sur l�ann�e , des pr�cipitations concentr�es sur d�cembre / janvier et f�vrier , une v�g�tation luxuriante , 400 kilom�tres de plage ( le mythe du �  paradis perdu � ).

C�est � partir des ann�es 80 que Bali devint une destination beaucoup plus populaire. L��re du Tourisme planifi� d�buta � Bali en 1969 , quand la Banque Mondiale recommanda au gouvernement indon�sien de pr�parer un plan de d�veloppement touristique concernant Bali. Une telle proposition co�ncidait avec les int�r�ts du gouvernement indon�sien de l��poque confront� � un contexte de chute des cours des mati�res premi�res. En 1970 Un organisme fran�ais la S.C.E.T.O ( Soci�t� Centrale pour l�Equipement Touristique Outre-Mer ) fut charg�e d��laborer un plan directeur. Le plan d�am�nagement pr�voyait qu�en 1985 l��le recevrait 730 000 touristes restant en moyenne 4 jours dans des h�tels de luxe et d�pensant 35 $ par jour et par personne. Les besoins s��levaient donc � 9500 chambres d�h�tel. Pour limiter les contacts avec la population autochtone et pr�server la culture locale il fut d�cid� de regrouper les touristes en bord de mer , de ne pas d�velopper les villages des Kuta et Sanur qui accueillaient d�j� les �  routards � et de cr�er de toutes pi�ces Nusa Dua , une station d�une capacit� �valu�e � 7000 chambres ( 1976 ) mais donc les capacit�s d�accueil effectives avoisinaient 38 000 chambres en 1998.

Le d�veloppement touristique de Bali est �troitement li� au d�veloppement des liaisons a�riennes (gros porteurs + r�ductions tarifaires ).Jusqu�en 1986 seules les compagnies Quantas et Garudas desservaient l��le .L�ouverture survenue � partir de 1996-1997 a radicalement modifi� l�importance des flux touristiques � destination de Bali. Actuellement 12 compagnies �trang�res ( sur les 30 qui desservent l�Indon�sie ) et 5 compagnies nationales desservent l��le. Garuda reste la premi�re compagnie a�rienne desservant l��le avec 10886 si�ges ( soit 53 vols ) par semaine .Un deuxi�me atout a jou� un r�le incontestable dans le d�collage touristique de l��le : l�ouverture des fronti�res. Depuis 1983 les ressortissants des pays �metteurs sont dispens�s de visa ( Le s�jour est limit� � deux mois sans possibilit� de prolongation ).

D�s 1993 plus de 895 000 touristes sont arriv�s directement � Bali , dont 99 % par avion , soit 26 % des touristes �trangers arrivant en Indon�sie ( en 1969 ( � titre de comparaison l��le n�avait re�ue que 11300 touristes ) ).En 1995 1,475 millions de touristes ont visit� l��le dont 36,4 % d�europ�ens , 19,6 % de japonais ( une multiplication d�effectifs par 7,5 entre 1988 et 1993 ) , 18,2 % d�australiens et 7 % d�am�ricains. L�essentiel des flux est concentr� sur les mois de juillet- ao�t .Le s�jour moyen est de 10,3 jours et les d�penses s��l�vent � 70$ par personne et par jour. Le secteur h�telier compte 26 500 chambres dont 46,5 % en h�tels class�s , 46 % en h�tels interm�diaires et 7 % en petits h�tels locaux .L�architecture typique des �tablissements constitue fait souvent figure de r�f�rence ( le nombre de chambre s��levait � 474 en 1970 et 4000 en 1976 ). Les infrastructures h�teli�res sont concentr�es dans le sud de l��le .74 % des chambre se trouvent dans les secteurs de Nusa , Dua, Sanur et Kuta , le reste se situant au nord ( station de Louina ) et au sud-est ( station de Camdidasa ). Le taux de remplissage des h�tels class� s ( surtout 3 � 5 �toiles ) avoisine 80 % sur l�ann�e .ces bons r�sultats sont rendus possibles gr�ce � des r�ductions importantes ( 50 % ) consentis aux T.O et aux individuels.

Le Tourisme g�n�re de nombreux emplois .On estime que le secteur touristique occupe 1,5 millions de personnes actives � Bali ( chiffres de 1995 ) dont 38 000 emplois directs dans le Tourisme ( 74 % dans l�h�tellerie et 14 % dans la restauration ).Les employ�s sont indon�siens � 98 % et balinais � 8O % .Le secteur informel repr�sente , quant � lui , un nombre appr�ciable d�emplois.

Le Tourisme culturel est le fait capital et essentiel du d�veloppement touristique de l��le. Les revenus du Tourisme sont partiellement r�introduits dans le cercle des c�r�monies et des f�tes balinaises redynamisant les arts et l�artisanat locaux et emp�chant la d�gradation de la culture insulaire. Le Tourisme est devenu la doctrine officielle d�s 1971 avant de devenir la doctrine officielle de l�ensemble de l�Indon�sie en 1977.Mais des divergences se sont manifest�es sur la localisation des infrastructures touristiques : - les autorit�s balinaises souhaitaient une dispersion de ces derni�res dans l�ensemble de l��le de mani�re � assurer une meilleure r�partition des b�n�fices tir�s du Tourisme , - les techniciens de l�am�nagement ont favoris� une rupture entre autochtones et touristes et une concentration des infrastructures sur le littoral m�ridional de l��le.

Le berceau du Tourisme culturel � Bali est Ubud ( � 25 kilom�tres au nord de Denpasar ).La r�putation de la localit� est li�e aux peintres Walter Spies et Rudolf Bonnet ( 1927-1929 ) qui s�investirent dans la sauvegarde et le d�veloppement de la culture balinaise en achetant et en distribuant les �uvres des artisans locaux .Par ailleurs ils firent des sc�nes de la vie quotidienne balinaise des th�mes de leurs propres �uvres. Une deuxi�me vague d�artistes ( Hans Snel , Antonio Blanco , Arie Smit , � ) contribua � asseoir la notori�t� culturelle de l��le dans les ann�es 1950.C�est la sp�cialisation d�Ubud dans le domaine artistique qui a �t� le moteur du d�veloppement artistique de toute la r�gion. Ubud avec 123 h�tels accueille 6% de la capcit� h�teli�re de l��le .La localit� est devenue embl�matique du tourisme balinais depuis la cr�ation en 1992 du Bina Wisata ( Office du Tourisme faisant la promotion des activit�s et des spectacles culturels , mais aussi charger de r�gler les rapports entre touristes et autochtones ( par exemple d�imposer aux touristes le� port de tenues vestimentaires ad�quates ( c�est � dire non l�g�res ) sur les sites religieux ) ). Ubud est devenue commune-pilote de Bali en 1993.

Les produits du Tourisme culturel sont multiples : - Les excursions s�effectuent vers le lac �crat�re du volcan Batur , mais surtout sur les sites du patrimoine historiques et religieux ( 8 sites sur 10 recevant plus de 100 000 visiteurs par an ) : Tanahlot , le temple marin de Bali , Besakih sur les flancs du Gunung Agung , les mus�es de Denpasar et Ubud ,�,- les galeries de peinture : outre les deux mus�es de peinturer de Ubud ( le mus�e Neka et le mus�e Puri Lukisan ( histoire de la peinture balinaise )) , Bali abritent de nombreuses galeries de peinture � Neka et Agung Rai ainsi que de nombreuses �  galeries � le long des rues de la plupart des centres touristiques , - la sculpture sur bois r�alis�e dans une multitude de petits ateliers ; certains villages , comme celui de mas , se sont sp�cialis�s dans cette activit� ., - Les cr�mations et les c�r�monies religieuses sont aussi tr�s recherch�es des touristes .Les informations les concernant sont diffus�es par affichage aupr�s des O.T et des h�tels , - la danse : un �  pot-pourri � de plusieurs danses traditionnelles d�pourvues de dialogues est fr�quemment offert aux visiteurs .Ce sont des versions simplifi�es et �dulcor�es du Ke�ak ,Barong , Legong et Santratari .Trois � cinq repr�sentations ont lieu chaque soir � Ubud .Le Tourisme culturel provoque aussi de nombreuses nuisances : - �rosion de la qualit� de l�environnement naturel des routes touristiques , -�rosion de la qualit� des prestations culturelles .

Les dix derni�res ann�es ont vu un essor consid�rable du tourisme baln�aire � Kuta o� la client�le dominante est form�e d�australiens ( plus de 18 % des touristes ) et pour lesquels il est souvent moins co�teux de surfer � Bali qu�en Australie et d�europ�ens dont le s�jour � Kuta cl�ture g�n�ralement un p�riple Indon�sie-Bali. Le d�veloppement de cette station n� fait l�objet d�aucun plan d�am�nagement rationnel : d�veloppement anarchique des infrastructures , forte pression immobili�re et extension des grandes surfaces commerciales sp�cialis�es dans le duty free. L�environnement culturels et naturel se trouve se fait menac�s par la croissance touristique .De grands projets ont vu le jour tel le Bali Nirwana resort ( B.N.R ) sur 121 hectares ( dont 41 construits ) avec golfs et espaces verts et comprenant 1 h�tel de luxe de 300 chambres , 370 villas et 700 appartements. L�ensemble , inaugur� en 1993 , se trouve � moins de 400 m�tres du temple de Tanahlot .L�augmentation significative de la pollution est une des cons�quences les plus visibles du d�collage touristique de Bali : une enqu�te r�alis�e en ao�t 1992 montrait d�j� que 30 % des touristes interrog�s consid�raient que la pollution constituait un des aspects les plus n�gatifs de Bali .depuis cette date aucune solution n�a �t� apport�e � la r�solution de ce probl�me qui s�est accru dans de vastes proportions. Par ailleurs le d�veloppement du secteur informel a �t� � l�origine de la prolif�ration des colporteurs de rue et de plage ( plus de 2000 !! ) dont les � sont des femmes. Une forte activit� de prostitution s�est aussi d�velopp�e � Bali , surtout dans la r�gion de Kuta .De fait le succ�s touristique de l��le s�accompagne de nombreux effets n�fastes propres � remettre en cause le concept m�me de Tourisme culturel.

Le r�cent attentat ( 190 morts ) survenu � Kuta Beach le 12 octobre risque de provoquer un ralentissement temporaire de l'activit� touristique en Indon�sie et en particulier � Bali. Il est �videmment trop t�t pour savoir quels en seront exactement les effets sur le secteur. La section �tudes de march� et techniques de promotion de l'OMT a d�j� mis en chantier une �tude consacr�e � l'influence de cet attentat sur les tendances du tourisme � Bali, en Indon�sie, en Asie et dans l'ensemble du monde, qui devrait �tre achev�e pour la fin octobre et pr�sent�e � la prochaine r�union du Comit� pour la relance du tourisme. La situation cr��e par l'attentat de Bali est d�s � pr�sent une des questions prioritaires de ses travaux.

Les h�tels de vacances des grands groupes tha�landais et malaisiens affichent presque complet pour la f�te du Deepavali, qui a lieu le 4 novembre, et pour les vacances de No�l. Le groupe Mandarin Oriental, qui dirige neuf h�tels � travers les six pays d'Asie dans lesquels le groupe est implant�, affirme ne pas avoir �t� affect� des suites des attentats de Bali de mani�re significative, y compris pour ses h�tels en Indon�sie, � Djakarta et � Surabaya."De nombreux voyageurs qui devaient aller en Indon�sie ont d�cid� de venir en Malaisie", indique le bureau du tourisme malaisien. En Malaisie, au cours du dernier week-end d'octobre, le Club Med de Cherating, sur la C�te est de la p�ninsule, �tait plein, tout comme celui de Phuket sur la C�te ouest de la Tha�lande."Nous avions une promotion r�gionale et les gens n'ont pas annul�. Tout au plus certains ont-ils demand� � changer de village dans la r�gion", indique Mum Taz, responsable des ventes Club Med � Singapour. En revanche, le Club Med de Bali n'est plus aussi occup� mais les nombreux appels de clients qui se disent pr�ts � aller en Indon�sie, au prix d'un rabais, semblent indiquer qu'ils ne bouderont pas longtemps la destination. Bali comptait pour 50 % des quelque 6 milliards d'euros que le tourisme rapporte � l'Indon�sie, m�me si sa part dans l'�conomie nationale reste faible (aux alentours de 3 %). 1 mois apr�s l�attentat de Bali le taux d�occupation des h�tels � Bali est tomb� � 10 %. Les h�tels les plus modestes et les pensions semblent les plus durement touch�s mais il en est de m�me pour les �tablissements de luxe. Le Hilton Bali par exemple affiche des taux d�occupation entre 6 et 8 % . et tout indique que c'est le reste de l'Asie du Sud- Est qui pourrait b�n�ficier, au moins dans un premier temps, du manque � gagner dont va souffrir Bali.

En revanche, les visiteurs en provenance d'Europe ou des Etats-Unis, qui ont une id�e plus confuse de la r�gion, lui pr�f�rent une autre destination, comme les Cara�bes La r�gion se serait bien pass�e des recommandations officielles de plusieurs pays qui sugg�rent � leurs ressortissants d'�viter de se rendre en Indon�sie, en Malaisie et en Tha�lande. Le Japon vient de rejoindre l'Australie, le Canada, le Danemark et la Su�de pour affirmer que Pukhet pourrait �tre la cible de terroristes. Le conseil mondial du tourisme et du voyage, bas� � Londres, s'attend � une croissance de l'ordre de 5 % pour la r�gion Asie-Pacifique en 2003. Mais, malgr� des premiers signes encourageants de la conjoncture du tourisme apr�s l'attentat de Bali, les analystes s'accordent tous � dire qu'il est trop t�t pour crier victoire. Car cet �v�nement a sans doute inqui�t� les investisseurs au moins autant que les touristes, dans une r�gion qui a autant besoin des uns que des autres.

La croissance �conomique indon�sienne �tait bien repartie, avec un bon premier semestre � dans la foul�e de la reprise am�ricaine � sur les biens durables et les composants �lectroniques. Mais l�attentat perp�tr� � Bali est un coup fatal port� � l��conomie indon�sienne, et les effets se feront sans doute sentir dans toute l�Asie du Sud-Est. Le tourisme repr�sente en effet entre 3 et 7% du PIB des pays de la zone, dont Singapour et la Malaisie. Les attentats du 11 septembre 2001 avait d�j� fait mal � l�Indon�sie musulmane, puisque la part du tourisme dans le PIB �tait revenue de 4 � 3%. Mais, pour r�agir face � l�adversit�, les autorit�s de la zone �tudient d�urgence des plans de soutien �conomique de la demande int�rieure, avec des mesures fiscales et mon�taires.

 

ETUDE DE CAS 4

LE TOURISME A CUBA

L��le de Cuba est situ�e � 180 kilom�tres des c�tes de Floride , � 210 kilom�tres du Mexique et 140 kilom�tres de la Jama�que. L��le constitue la principale fl�che de l�arc antillais .sa superficie est de 110920 km2 dont 3715 km2 d��lots ( le principal est l��le de La Jeunesse situ� � 100 kilom�tres de la c�te sud-ouest. Cuba compte aussi 4195 �lots ou Cayos regroup�s en 5 archipels : -Camaguey et Sabana au nord , Colorados � l�ouest , Canarreos au sud-ouest et les Jardins de La Reine au sud .L��le principale s��tend sur 1500 kilom�tres d�est en ouest , sa plus grande largeur est de 190 kilom�tres. Aucun point de l��le ne se trouve � moins de 75 kilom�tres de la mer. Cuba compte 7000 kilom�tres de c�tes et 280 plages .L�int�rieur de l��le est form� de plaines vallonn�es domin�es par quatre grands massifs : Sierra de Cristal ( Oriente ) ( 1231 m ) , La Sierra Maestra ( Pic Turquino , 1974 m ) qui se subdivise en deux parties : la Sierra del Turquino et la Sierra del Gran Piedra , La Sierra del Escambray ( Las Villas ) et la Sierra de los Organos ( Pinar del Rio ).Cuba compte quatre grandes r�gions naturelles : -l�Occidente , -Las Villas , -Camaguey , - L�Oriente .L�Occidente est une r�gion bord�e de hautes cha�nes montagneuses , elle compte de nombreuses plages de sable .Cette r�gion est bord�e au sud par les marais de Zapata .Las Villas est une r�gion montagneuse dont la c�te est frang�e par une barri�re de corail. Camag�ey est une r�gion �troite et plate bord�e de deux cha�nes de montagnes : la Sierra de Cubitas et la Sierra de Nagasa .L�Oriente est aussi une r�gion tr�s montagneuse comprenant une plaine centrale travers�e par le Rio Canto.A l�origine l��le de Cuba �tait un archipel �troit et allong� .Les coraux ont doubl� la surface de l��le ( un plateau de corail fossile ).Des r�cifs frangeants qui suivent le littoral et des r�cifs barri�res s�par�s de l��le par u lagon .La barri�re de Camaguey se d�veloppe sur 400 kilom�tres .

La population de Cuba compte 10,8 millions d�habitants ( 1995 ) dont 45 % ont moins de 20 ans .Toutes les races y sont pr�sentes : 72 % de la population est blanche , 12,4 % est noire , 0,3 % est d�origine asiatique et 15, 3 % est m�tisse .La d�mographie du pays est galopante ( accroissement est de 1 % par an ).L��le compte 95 habitants au km2 dont plus de 50 % vivent dans la province d�Oriente et de la havane ( 190 habitants / km2 ).Cuba est la seule �le des Antilles o� la population urbaine est sup�rieure � la population rurale .Avec plus de 2 millions d�habitants La Havane abrite 1/5 de la population totale .70 % des cubains sont d�origine ib�rique .L�immigration espagnole a perdur� jusqu�aux ann�es 1950.Plusieurs vagues migratoires hispaniques ont contribu� au peuplement de l��le . Jusqu�en 1518 l�afflux d�espagnols est massif puis l��le se vide au profit du Mexique et en 1544 il ne reste plus que 700 personnes. A la fin du XVIe si�cle la Havane �tant devenu le seul port autoris� pour le commerce , cette mesure fut � l�origine d�une nouvelle vague d�immigration .Au XVIIe si�cle le d�veloppement de la culture de la canne � sucre suivie par celle du tabac entra�na un nouvel afflux de colons espagnols. L��le comprend aussi une population cr�ole importante .Les cr�oles sont des espagnols n�s dans le Nouveau Monde .En 1770 ils formaient les 2/3 de la population totale , en 1800 au lendemain de l�arriv�e massive d�une main d��uvre noire ils ne formaient plus que 50 % de la population. Des fran�ais s�install�rent aussi dans l��le , surtout apr�s la proclamation de la R�publique haitienne ( 27000 fran�ais ).Les Noirs repr�sentent 12% de la population , pourcentage auquel il faut ajouter 15 % de mul�tres .La plupart des noirs africains �taient des Mandingues , des Congos , des Carabalis , des Yorubas , des Ararus .Entre la Conqu�te et 1789 90 000 esclaves noirs furent import�s � Cuba .Au d�but du XIXe si�cle La Havane �tait le plus grand march� d�esclaves du Nouveau Monde .Ede 1789 � 1841 Cuba importa plus de 400 000 esclaves .L�esclavage fut aboli le 7 octobre 1886.Les chinois arriv�rent dans l��le apr�s 1847 , au lendemain de l�abolition de l�esclavage .Venant des Philippines ( colonie espagnole ) ils furent souvent surnomm�s �  les chinois de Manille�.

Le Tourisme constitue la ressource majeure de l��le .Historiquement son essor fut pr�coce .A la suite des grands voyageurs du XIX e si�cle ( Alexandre de Humboldt , � ), les premiers touristes arriv�rent dans l��le vers 1898.C�est � cette date que fut construit le premier h�tel de l��le : l�h�tel Santa Isabel � La Havane construit par le colonel Ley .La loi Volstead ( 1920-1935 : prohibition des boissons alcoolis�es ) renfor�a le d�veloppement touristique de l��le .Cuba devint le paradis du libertinage et du jeu ( 31500 touristes en 1925 et 62 000 en 1927 ).L�acc�s se limitait � la navigation maritime. Le premier service de transport a�rien entre Cuba et les Etats-Unis fut instaur� en 1927 ( 28 octobre 1927 : arriv�e d�avions Fokkers F7 de la pan American Airways ).La m�me ann�e �tait cr��e la premi�re compagnie a�rienne cubaine : la Cubana de Aviacion ( 8 octobre 1927 ) sous le nom de �  Compania de Aviacion Curtiss � .D�s 1945 les avions acheminaient massivement les touristes dans l��le .Aucune politique de d�veloppement touristique ne fut cependant instaur� et les seuls arguments de vente de la destination �taient la prostitution , la drogue et le jeu. Les Etats-Unis encourag�rent la construction d�h�tels � Cuba en accordant de multiples facilit�s aux investisseurs ( d�crets pr�sidentiels de 1948 et 1953 : suspension des droits de douane et octroi de pr�ts � des taux pr�f�rentiels ).En 1959 le Tourisme �tait un secteur actif ( le Tourisme : �  segunda zafia � , deuxi�me r�colte de canne � sucre ) mais globalement d�favorable � Cuba : - une balance touristique avec un solde n�gatif , les d�penses des touristes cubains � l�Etranger �taient sup�rieures � celles des touristes �trangers � Cuba , - Cuba �tait incapable de se suffire � elle-m�me et devait tout acheter aux Etats-Unis ( 1 milliard de $ vers�s aux Etats-Unis de 1948 � 1959 pour l�achat de marchandises ) , - L�importance des capitaux nord-am�ricains dans l�h�tellerie entra�nant une fuite des recettes vers les Etats-Unis .Le m�me ph�nom�ne se constatant pour les casinos , largement domin�s par la Mafia nord-am�ricaine. En 1959 le gouvernement r�volutionnaire engagea un programme ambitieux de diversification �conomique peu soucieux de d�veloppement touristique. L��tat castriste manifesta la volont� d�organiser un tourisme �  sain � et de mettre fin au tourisme de �  d�bauche � .Le 20 novembre 1959 le gouvernement cubain cr�a l�Institut national de l�Industrie Touristique charg� d��laborer une politique coh�rente de d�veloppement touristique .Plusieurs mesures l�gislatives furent prises dont les lois du 24 octobre 1960 aboutissant � la nationalisation des grands h�tels. Les Etats-Unis isol�rent l��le par un embargo provoquant la chute de la fr�quentation touristique ( 98,5 % entre 1957 et 1961 ).L�I.N.I.T encouragea le tourisme avec les pays socialistes et les relations avec les agences de voyages des pays capitalistes ( Europe et Canada ).A l�heure actuelle plus de 200 agences collaborent avec l�I.N.I.T Cette politique eut pour r�sultat une progression rapide des entr�es de touristes : 1 634 touristes en 1970 , 340 290 touristes en 1990 , soit 208 fois plus .Le nouvel �lan du tourisme cubain s�affirma � partir de 1979 avec la construction du palais des Congr�s de la Havane (Palacio de las convenciones ) pour le sommet des pays non � align�s . L��le devint un lieu de rencontres internationales. Le Tourisme redevint un secteur �conomique prioritaire � partir de 1989 au lendemain des bouleversements politiques ayant affect� le bloc socialiste ( 1991 : 378 900 touristes , 1993 : 700 000 touristes , 1997 : 1,1 million de touristes , 1998 : 1,3 million de touristes ).Les march�s �metteurs vers Cuba sont le Canada , l�Allemagne , l�Espagne , l�Italie , le Mexique et la France .ces cinq pays fournissent 70 % des visiteurs vers l��le ( les canadiens repr�sentant 25,2% du total ).Plus de 70 % des touristes viennent en groupes . Les croisi�ristes sont encore rares ( 6312 seulement en 1990 ).

Les causes de cet essor sont multiples : Les atouts naturels sont nombreux : - un climat agr�able li� � la latitude ( 23� ) et la situation maritime de l��le .La temp�rature moyenne annuelle y est de 26�C et l�amplitude moyenne annuelle est inf�rieure � 3�C. L��le conna�t u �ternel �t� temp�r� par les aliz�s .La saison s�che se situe de d�cembre � avril et la saison des pluies de mai � novembre. Seule la menace des cyclones constitue un inconv�nient climatique majeur ; - des paysages vari�s et attractifs : montagnes et plaines verdoyantes , des falaises et des cascades pittoresques , des plages de sable fin .L��le poss�de de surcro�t un patrimoine culturel exceptionnel qui est , de loin le plus important des Antilles ( La havane et Trinidad sont inscrites sur la liste du patrimoine Mondial de l�Humanit� ) , - la tradition cubaine d�hospitalit� .Le d�veloppement du tourisme cubain est aussi li� � l�efficacit� des politiques de d�veloppement touristique .Elle s�est traduite par l�accroissement de la capacit� d�accueil ( nombre de lits : 15 000 lits en 1958 , 28 000 en 1990 et 71000 en 1998 ). L�offre est cependant peu diversifi�e : 80 % des chambres sont class�es en 3 ou 4 �toiles. Les anciens am�nagements touristiques sont ins�r�s dans le tissu urbain alors que les nouveaux se trouvent � la p�riph�rie des villes et sur le littoral. L�occupation touristique actuelle massive du littoral s�est faite selon un regroupement qui r�pond � un souci d�am�nagement rationnel et une volont� de limiter les co�ts d��quipement en �lectricit� et en eau potable .De v�ritables agglom�rations touristique sont n�es dont le meilleur exemple est Varadero � l�est de La Havane .A l�heure 67 sites concentrent 75 % de la capacit� h�teli�re. Le Tourisme cubain se caract�rise aussi par l�allongement notable de la dur�e des s�jours car la nature des visites s�est modifi�e .En 1958 29,8 % des visites �taient le fait s�excursionnistes , un pourcentage qui s�est abaiss� � moins de 5% aujourd�hui .Les touristes s�journent plus longtemps dans l��le ( en 1950 la dur�e moyenne de s�jour �tait de 3 jours , en 1998 elle �tait de 11 jours ).Cuba se caract�rise aussi par une comp�titivit� en termes de prix des services touristiques qui en fait une destination plus accessible que la plupart des autres �les ( Le prix d�une chambre dans un 5 �toiles est 4 fois moins �lev� que dans un 5 �toiles des Antilles fran�aises )., - La promotion touristique a �t� assur� par l�Etat d�s 1959 avec l�I.N.I.T et � partir de 1976 avec l�I.N.T.U.R (Instituto Nacional de Turismo ) qui poss�de des bureaux de repr�sentation dans plus de 60 pays ;L�INTUR a �t� aujourd�hui remplac� par un Minist�re du Tourisme ( ministre : Osmany Cienfuegos ).L�essor du Tourisme s�explique essentiellement par une n�cessit� �conomique .Cuba poss�de un fort potentiel agricole mais insuffisant pour d�velopper � la fois les cultures vivri�res et les cultures d�exportation et g�n�ratrice de rentr�es de devises .par ailleurs le secteur agricole a subi de plein fouet l�impact de la chute de l�URSS et de l�embargo am�ricain. Au lendemain de la cr�ation du Minist�re du Tourisme en 1994 , Cuba s�est lanc� dans la recherche d�investisseurs �trangers ( Plus de 130 associations avec des firmes �trang�res ont �t� lanc�es depuis cette date ).Les effets en sont d�j� perceptibles : plus de 40 000 personnes travaillent aujourd�hui dans le Tourisme et 75 % des entreprises mixtes exercent dans ce secteur .Le pays a re�u 1,3 million de touristes en 1998. 

 

ETUDE CAS 5

LE TOURISME AUX ILES HAWAII 

Les �les d�Hawaii forment un archipel volcanique situ�e au large de la c�te ouest de l�Am�rique du Nord ( � 4000 kilom�tres de distance ). Hawaii forme le 50e �tat des Etats-Unis .L�archipel est constitu� par les cimes d�une cha�ne volcanique partiellement immerg�e longue de 5000 kilom�tres entre Hawaii et la fosse des Al�outiennes. Le plus jeune volcan de l�archipel est le Kilau�a ( en �ruption depuis 1983 ) qui a contribu� � agrandit l��le de plus de 5 km2.Sur la grande �le se trouvent les volcans Mauna K�a et Mauna Loa ( ce dernier , un volcan � bouclier , est la plus grosse masse volcanique de la plan�te ).Les paysages de l�archipel sont diversifi�s du fait des variations d�altitude : - les basses terres et le rivage en dessous de 1500 m�tres , - paysage de v�g�tation humides de montagne entre 1200 et 2200 m�tres , savanes ( for�ts clairsem�es ) sur les pentes sous le vent entre 500 et 2700 m�tres , - v�g�tation subalpine ( prairies et arbres rabougries ) entre 1700 et 3000 m�tres ).Dans l�ensemble les paysages sont classiques des montagnes insulaires tropicales .Les �les comportent de belles plages ( sable blanc ou noir ) avec platier corallien .L�ambiance des �les est typiquement polyn�sienne et Hawaii offre un d�paysement humain soigneusement cultiv� : une atmosph�re �  �les des mers du Sud � .

Le climat de l�archipel est un des climats tropicaux les plus agr�ables du pacifique et du Monde. Il offre le plus grand nombre de jours o� les conditions climatiques sont agr�ables au touriste ( 284 Jours par an en moyenne ).La situation en latitude , l�environnement maritime et le souffle de l�aliz� expliquent que les temp�ratures ne soient jamais accablantes. Les pluies ne sont abondantes que les versants au vent or les stations sont toutes situ�es sur les versants sous le vent. Parfois cependant les pluies peuvent �tre abondantes ( 6126 mm en 1982 ( moyenne : 2500 mm ) et des cyclones peuvent frapper l�archipel ( comme le cyclone Ewa en 1982 ).

Les �les Hawaii firent peupl�es par des polyn�siens venus de Samoa et Tonga ces derniers colonis�rent les �les de la Soci�t� ( Tahiti ) et des Marquises vers le I er si�cle apr�s J.C .C�est vers 3000 apr�s J.C que les habitants des Marquises d�barqu�rent � Hawaii .D�autres vagues d�immigration contribu�rent au peuplement de l�archipel , en particulier vers les XIIe � XIIIe si�cles en provenance des �les de la Soci�t� ( Tahiti ).Ces diff�rents peuplements furent � l�origine d�une soci�t� de castes dont les deniers arriv�s occupaient le sommet en tant que nobles ( Ali�i ) charg�s d�imposer un code religieux ( Kapu ) .Les plus anciennes �vocations de l�archipel sont contenues dans des journaux de bord de la fin du XVIIIe si�cle. L�archipel fut officiellement d�couvert par James Cook en 1778, mais il avait probablement �t� d�couvert d�s 1542 par les espagnols ( Ruy Lopes de Villalobos qui prit pied sur la Isla de la Mesa ).L�archipel fut visit� par de nombreux explorateurs dont le Comte de La P�rouse en 1786. Les missionnaires s�y install�rent d�s 1820.L�archipel �tait alors une monarchie dont les liens avec les Etats-Unis furent renforc�s par le trait� commercial de 1876 .Hawaii devint une r�publique en 1896 et territoire am�ricain en 1900. C�est en 1959 qu�un vote du Congr�s accorda � Hawaii le statut d��tat de l�Union. Hawaii attira de nombreux �crivains : Melville en 1843 , Mark Twain en 1866 , Louis Stevenson en 1889 , Jack London en 1907 , �ce sont les progr�s des transports qui suscit�rent une v�ritable r�volution dans l�archipel d�s les ann�es 1930 , mais surtout � partit de 1959 quand les avions � r�action mirent Hawaii � 5 heures du continent nord-am�ricain. L�av�nement de l�avion a �  gomm� � les distances faisant de l�archipel le lieu d�un tourisme de proximit� malgr� les 3800 kilom�tres qui le s�parent de la Californie , les 8000 kilom�tres de New-York et les 6200 kilom�tres du japon .Les tarifs bas pratiqu�s sur les lignes int�rieures am�ricaines et la concurrence acharn�e des compagnies pour se partager cette destination expliquent aussi l�essor rapide de l�archipel. Honolulu occupe le 10e rang des a�roports am�ricains ( 20 millions de passagers en 1990 ).La station touristique la plus c�l�bre et la plus ancienne est Waikiki .Le site �tait , � l�origine occup� par des mar�cages et des rizi�res .Il fut mis en valeur au d�but du XXe si�cle par le percement de l�Alawaii Canal qui permit d�ass�cher la place. Le premier h�tel y fut construit en 1901 : le �  Moano Hotel � , mais l�essor touristique ne survint que dans les ann�es 20 avec la construction du �  Royal Hawaian Hotel � accueillant millionnaires et vedettes du cin�ma . C�est depuis le d�but des ann�es 1970 que le Tourisme est devenu la premi�re richesse de l�archipel. Depuis l��cart entre le Tourisme et les autres activit�s �conomiques n�a cess� de s�accro�tre .L�investissement �tranger est tr�s important dans ce secteur , de la part des grandes soci�t�s japonaises en particulier. C�est ainsi que la soci�t� Kokusai Kogyo Co. poss�de un empire de plus de 5000 chambres d�h�tel et elle a rachet� au d�but des ann�es 1980 les principaux h�tels Sheraton.

Les �les Hawaii constituent une des plus grandes destinations touristiques du Monde. En 1990 elles accueillaient d�j� 5,7 millions de visiteurs qui d�pens�rent 6,6 milliards de $ ( 3 fois les recettes g�n�r�s par le Tourisme international en Gr�ce � la m�me �poque ).D�s cette �poque les recettes g�n�r�es par le Tourisme pla�aient Hawaii au 85e rang parmi les 203 premiers pays du globe pour le PNB total. Le gigantisme du secteur touristique est tel que l�on peut parler de �  macroc�phalie touristique � .La croissance du secteur touristique a �t� rapide : 1959 : 243000 visiteurs d�pensant 109 millions de $ , 1969 : 1,5 million de visiteurs d�pensant 550 millions de $ , 1979 : 4 millions de visiteurs d�pensant 2500 millions de $.Entre 1959 et 1986 le nombre de visiteurs a �t� multipli� par 23 et le montant des recettes touristiques par 53.Le nombre de chambres d�h�tels a connu la m�me envol�e : 6825 chambres d� h�tels en 1959 et 66 000 en 1985.

Le Tourisme est essentiellement polaris� sur Oahu ( c�est �� dire l�agglom�ration de Honolulu au sens large ) et surtout sur le grand complexe touristique de Waikiki .Le site b�n�ficie de la proximit� du port et de l�a�roport .Mais le d�s�quilibre r�gional en termes de d�veloppement touristique qui caract�risait l�archipel est en train de se r�sorber par un r��quilibrage des activit�s entre Oahu et les autres �les. La place relative de Waikiki et d�Oahu n�a cess� de diminuer depuis la fin des ann�es 1980.La cause principal en est la saturation du site de Waikiki o� la concentration h�teli�re a engendr� des prix de terrains prohibitifs , ainsi qu�un b�tonnage aggrav� par la construction d�h�tels en hauteur de 15,20, 25 �tages. Ce fait suffit � expliquer la recherche d�autres sites pour les implantations h�teli�res.

Une distinction doit �tre �tablie entre Waikiki et les autres �les. A Waikiki la phase de concentration h�teli�re sur de petits espaces avait entra�n� une flamb�e du prix des terrains et la pouss�e ne hauteur des grands complexes h�teliers. La situation est tr�s diff�rente sur les autres �les ou l�espace n�y est pas mesur�. De fait la construction en hauteur n�y est pas privil�gi�e ( 4-7 �tages maximum ) et la volont� de se conformer � une certaine ambiance culturelle y est manifeste ( architecture �  orientale � ( Waiak�a Village , Hilo, � ) ou �  pseudo-polyn�sienne � ( Ninole , Kau , Hawaii , � ).

Les causes de ce d�collage touristique sont multiples .la premi�re est d�ordre historique .Le d�collage touristique est l�aboutissement de l�int�gration de l�archipel au pays le plus riche du Monde. Il est significatif de constater que 65,5 % des visiteurs sont am�ricains. Les visiteurs am�ricains d�pensent en moyenne 100 $ par jour pour une dur�e moyenne de s�jour de 10 jours. Par ailleurs cette appartenance donne au pays un label de s�curit� .

Hawaii est la patrie du surf .Le he�e nalu ( �  glisser sur la vague � ) est une pratique ancienne qui fur interdite par les missionnaires .C�est le nageur olympique Duke Kahamoku qui le rendit populaire � Waikiki au d�but du si�cle. Les sites les plus favorables se trouvent sur la c�te nord de Oahu o� d�octobre � avril se brisent d��normes rouleaux provoqu�s par les temp�tes du pacifique nord .Chaque ann�e durant trois semaines, de la fin du moins de novembre au d�but du mois de d�cembre , se tient le �  Triple Crown of Surfing � ,une des comp�titions internationales majeures de la discipline.

L�impact du Tourisme sur l�environnement est relativement discret. Il n�existe pas de �  choc �  de civilisation entre les touristes et la population autochtone car les hawaiiens �taient d�j� largement am�ricanis�s avant l�essor du Tourisme. On ne constate pas de mis�re absolue si r�pandue dans le monde tropical. Il existe cependant une criminalit� sp�cifique visant les touristes ( le taux de criminalit� visant les touristes est sup�rieur de 30 % � celui touchant les r�sidents et se traduit par des vols de tous types et des viols ).

 

ETUDE DE CAS 6

LE TOURISME A LA REUNION

 

 

La R�union est une �le volcanique de 2512 km2, situ� � 800 kilom�tres � l�est de Madagascar et faisant partie avec l��le Maurice et l��le Rodrigue de l�archipel des Mascareignes .L��le a la forme d�une ellipse de 207 km de tour, dont le grand axe a 72 km et le petit 51.Elle s��l�ve au Piton des Neiges � 3069 m�tres et � 2613 m�tres au Piton de la Fournaise. Ce massif montagneux est �chancr� de trois �normes cirques ( Mafate , Cilaos et Salazie ) entour�s de remparts abrupts de 800 � 1200 m�tres inclin�s � 70 � 75�.Le fond de ces cirques est d�chiquet� par des ravines faisant entre elles des �  �lets � , v�ritables chicots difficilement accessibles. Le paysage insulaire r�sulte de l�action violente de l��rosion due au climat tropical sur une �le volcanique d�une extr�me jeunesse. Les deux syst�mes volcaniques sont s�par�s par une zone de hautes plaines ( Plaine des Palmistes et plaine des Cafres ).Ils forment un massif montagneux qui met des obstacles consid�rables aux communications. Chacune de ces parties est elle-m�me coup�e de ravines profondes , de larges rivi�res souvent ass�ch�es ais qui deviennent de violents torrents durant la saison des pluies. Ce relief extraordinairement sculpt� divise l��le en d�innombrables petits pays et dans les cirques , les �  �lets � o� ne vivent que quelques dizaines de familles. Pratiquement plus de 50 % des terres de la R�union sont inexploitables et celles qui le sont doivent aussi leur fertilit� au climat dont elles jouissent car il existe � la R�union une multitude micro- climats allant du tropical humide humide au climat temp�r� froid en passant par le climat tropical sec et le climat m�diterran�en .Ils r�sultent � la fois de l�exposition au vent dominant � l�aliz� du sud-est � et de l�altitude. La cha�ne de montagnes , d�orientation nord-ouest / sud-est , divise l��le en une r�gion au vent situ�e au nord et plus humide et une r�gion sous le vent au sud et � l�ouest plus s�che .Alors que la r�gion de Sainte Rose re�oit en moyenne 5000 mm d�eau par an , celle de Saint Paul n�en re�oit que 750 mm. Il en r�sulte que la premi�re b�n�ficie d�une luxuriante v�g�tation tropicale alors que la seconde n�est qu�une savane aride. Quant aux hautes plaines et aux cirques , ils ont un climat temp�r� plus ou moins sec suivant l�exposition au vent .Pendant la saison humide , de d�cembre � mars , des cyclones peuvent passer sur l��le , amenant de fortes chutes de pluies et pouvant provoquer de graves d�g�ts .

La R�union a boud� le Tourisme jusqu� � la fin des ann�es 80, mais elle a ensuite op�r� une remont�e spectaculaire avec 242000 touristes d�s 1993 , 304000 en 1995, 430000 en 2000. Ces chiffres restent inf�rieurs � ceux de l��le Maurice pour la m�me �poque ( 422000 touristes en 1995 ).Globalement les r�sultats touristiques de la R�union sont rest�s longtemps en dents de scie .Jusqu�en 1986 le nombre de visiteurs et de clients d�h�tels stagnait. Ce n�est qu�� partir de cette date que le nombre de visiteurs dans l��le et celui des clients des h�tels a commenc� � cro�tre dans de fortes proportions. Cet essor s�explique par la mesure prises par les collectivit�s territoriales � partir de 1985 pour d�velopper le Tourisme., gr�ce � la d�r�glementation a�rienne et � la d�fiscalisation. C�est en 1986-1987 que la lib�ralisation du transport a�rien et � l�arriv�e de nouvelles compagnies cassant le monopole d�Air France. A cause de la concurrence des compagnies charter , le prix du coupon a baiss� , ce qui s�est traduit par une forte augmentation du trafic des passagers .En mati�re fiscale le secteur du Tourisme a b�n�fici� de nombreuses facilit�s offertes par les dispositions de l�article 208 qui pr�voit une exon�ration d�imp�ts sur les soci�t�s durant 10 ans , ainsi que par celle de l�article 197 qui r�duit l�imp�t des contribuables : ce ci est � l�origine de la croissance du parc des h�bergements et du nombre d�h�tels class�s .Mais le signe inqui�tant pour l�avenir du Tourisme � La R�union est la disparition progressive des groupes internationaux .Apr�s les retraits progressifs du Club M�diterran�e , du groupe Alliance et de la filiale d�Air France ; seul subsiste le groupe Accor � travers l�h�tel Novotel de Saint Gilles. L��le de ce fait , s�est repli�e sur les acteurs locaux dont le principal est le groupe Apavou qui est aujourd�hui en grande difficult� financi�re .

A la R�union la m�tropole est le principal �metteur puisqu�elle a contribu� ces derni�res ann�es � 70 % des arriv�es .La R�union se singularise par le poids important du tourisme �  affinitaire � aliment� par les originaires de l��le. Ce Tourisme sup�rieur � 50 % dans les ann�es 1980 , repr�sente encore un tiers des visiteurs. Le reste se partage entre le Tourisme d�agr�ment ( 50 % ) et le Tourisme d�affaires ( 12 � 16 % ).La majorit� des touristes qui fr�quentent la R�union se situent dans la gamme moyenne , plut�t employ�s que retrait�s et les statistiques montrent un noyau dur essentiellement orient� vers le Tourisme de d�couverte . Les touristes ont d�pens� 2,1 milliards de francs en 2 000 � la R�union ( 320,6 millions d'euros), 1 592 millions de francs en 1999 (243,05 millions d'euros), et seulement 760 (116 millions d'euros) en 1990. Le tourisme rapporte plus � l'�conomie r�unionnaise que n'importe quel autre produit � l'export. En 2000, la R�union a accueilli 430 000 touristes ext�rieurs, ce qui repr�sente une progression de 36.000 arriv�es suppl�mentaires par rapport � 1999. Ce r�sultat satisfaisant traduit une reprise significative de la fr�quentation (+ 9,1 %), apr�s la stagnation de 1999. La progression des arriv�es fran�aises (+ 13,3 %) est encore plus forte pour les originaires de Paris et de la r�gion parisienne (+ 14,5 %). C'est plut�t bon signe dans la mesure o� c'est sur cette zone g�ographique que le CTR concentre ses pr�sences publicitaires. La performance (+ 10,6 %) des arriv�es de clients europ�ens (principalement allemands, belges et suisses) est � souligner m�me si la R�union est encore loin d'avoir assur� une indispensable diversification internationale de sa client�le touristique

Les for�ts de la R�union se placent, selon la Soci�t� R�unionnaise de Protection de la Nature (SREPEN) au 16�me rang mondial en tant qu� �co-syst�me remarquable. La biodiversit� observ�e � la R�union en fait un site touristique particuli�rement attractif, mais aussi un milieu particuli�rement fragile qui doit b�n�ficier de protections sp�cifiques. Malgr� la volont� de la R�union de d�velopper un tourisme vert dans les �  Haust � pour souligner les diff�rentes potentialit�s touristiques de l��le , force est de constater que c�est toujours le tourisme littoral qui est pr�pond�rant dans l��le. Dans ce domaine l�image touristique de la R�union a souffert de la pr�sence de plages tr�s restreintes . En mati�re d�h�bergement touristique la zone baln�aire r�unionnaise , r�duite au secteur du lagon, qui court de Saint Gilles � Saint Leu est � la limite de la saturation. Les meilleurs sites ont �t� occup�s et la baisse du taux d�occupation des h�tels ces derni�res ann�es , montre qu�un seuil a �t� atteint .Cependant il reste plusieurs domaines � explorer .Le Tourisme de croisi�re et de plaisance devrait prendre de l�ampleur depuis la cr�ation des ports de Saint Gille et de Sainte Marie , l�am�nagement du port de Saint Pierre et la multiplication des zones de mouillage autour de l��le . Un tourisme sportif s�est d�velopp� � saint Leu depuis le d�but des ann�es 1990 gr�ce � l�un des plus beaux spots du Monde r�unissant p�riodiquement les sp�cialistes mondiaux du surf et du body board.

Par ailleurs la R�union essaie de vendre l�image de ses �  Hauts � et de ses superbes paysages .Depuis 1987 les Pays d�Accueil touristiques ( P.A.T ) essaient de promouvoir un tourisme vert � travers 27 bourgs ruraux r�pertori�s dans les �  Haust � qui rassemblent depuis 20 ans la majorit� des g�tes ruraux dont le nombre d�passe la centaine .Le concept d� � �le � grand spectacle � proposait un tourisme de d�couverte , on parle aujourd�hui d� �  �le intense � et on offre � des touristes sportifs des paysages inconnus et extraordinaires par le biais du canyoning , du rafting , du parapente , du deltaplane et , plus modestement , du V.T.T .La d�couverte de l��le se fait par un certain nombre de sentiers balis�s entretenus par l�O.N.F : 204 kilom�tres de sentiers de grande randonn�e et 780 km de sentiers locaux .Un certain nombre de randonn�es difficiles telles l�escalade du Piton de la Fournaise , du Grand B�nard , du Piton des Neiges et des grands plan�zes ont favoris� l�apparition de guides titulaires d�un brevet d��tat .Mais cette mise en tourisme vert n�est pas ais�e surtout en mati�re d�h�tellerie .Dans un premier temps la R�union disposait de g�tes ruraux et e chambres d�h�tes. Ce type d�h�bergements alternatifs tr�s pris� des randonneurs et des adaptes du VTT a fait de notables progr�s et s�y sont ajout�s trois V.V.F , dont un dans le cirque de Cilaos. Il est un domaine sur lequel La R�union n�a gu�re insist� jusqu�� ce jour , c�est le Tourisme de Sant� .Seule le centre thermal Ir�n�e Accot � Cilaos , comprend un secteur m�dical et un secteur de remise en forme.

En termes d�emplois on estime que 5000 personnes travaillent dans le secteur touristique dont la moiti� dans des h�tels- restaurants .Le comit� du Tourisme r�unionnais est n� en 1987 , il a remplac� l�agence r�gionale .Son action a �t� de promouvoir l�image de la R�union � l��tranger : chaque r�gion est caract�ris�e par une image embl�matique : �  Cilaos , Nature en forme � , �  Le Sud sauvage :embruns et parfums � , �  Salazie , retour aux sources � , �  Les Hautes plaines : la grande �vasion � , �La strat�gie marketing vise les march�s prioritaires que sont la Suisse l�Allemagne , la Belgique et l�Afrique du sud .

 

ETUDE DE CAS 7

LE TOURISME AUX GALAPAGOS
 

 

 

L'archipel des Galapagos est form� de treize grandes �les, 6 petites et 42 �lots ou rochers soit une superficie totale de 8000 km2.L'Equateur qui exerce sa souverainet� sur les Galapagos est distant de 960 kilom�tres � l'est. Ces �les sont tr�s connues du grand public comme un " laboratoire vivant" de l'�volution et ce " clich� " n'est pas d�pourvu de r�alit� .Parmi les curiosit�s �cologiques de l'archipel il faut signaler 14 esp�ces de tortues g�antes et 13 vari�t�s de pinsons ( dont le " pinson de Darwin" qui procura la premi�re preuve de la th�orie de la s�lection naturelle ).Toutes ces esp�ces animales sont end�miques � l'archipel .Parmi les autres repr�sentant de la faune sauvage on peut citer : un cormoran d�pourvu de l'aptitude au vol , la seule esp�ce de pingouin originaire de l'h�misph�re nord , � Avec 60% d'organismes vivants sp�cifiques � l'archipel , les Galapagos ont l'un des taux les plus �lev�s d'end�misme au Monde. Cette particularit� rends la r�gion tr�s vuln�rable aux activit�s humaines et en particulier aux activit�s � caract�re touristique. Cette menace est renforc�e par la tendance manifeste chez plusieurs esp�ces sauvages � ne pas craindre les humains , un trait de comportement qui peut s'expliquer par l'absence de grands mammif�res pr�dateurs et par le caract�re r�cent des intrusions humaines .

L'unicit� �cologique et l'extr�me vuln�rabilit� des Galapagos ont suscit� de multiples tentatives de protection de la zone . Plusieurs sanctuaires de la vie sauvage ont �t� �tablis d�s 1934 et un statut de parc national fut octroy� � une partie de la zone terrestre en 1959.Par ailleurs la r�gion fut inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l'Humanit� (NESCO ) en 1978; elle devint aussi une r�serve de la Biosph�re en 1984 et une r�serve biologique marine en 1986.A ce jour 4% seulement de la zone terrestre de l'archipel ont un statut priv� et �chappent de ce fait aux mesures de protection environnementales pr�c�demment �num�r�es.

La p�riode ant�rieure aux ann�es 1970 fut caract�ris�e par une activit� touristique mineure mais incontr�l�e ce qui fut � l'origine d'effets n�gatifs divers sur certaines parties de l'archipel en d�pit du faible nombre de visiteurs.

Le Tourisme organis� ne d�buta qu'en 1969 avec l'arriv�e d'un premier navire acheminant 76 touristes .Le nombre de visiteurs dans l'archipel augmenta ensuite r�guli�rement pour atteindre 70 000 par an en 2 000 ( 1990 = 41 000 touristes , 1995 : 55 782 , 1998 : 65 000 ) . Les Galapagos devinrent une destination touristique de prestige .

Un droit d'entr�e d'un montant de 100 $ est exig� de chaque touriste visitant le parc national . Les �les fournissaient jusqu' � ces derni�res ann�es la majorit� des revenus touristiques de l' Equateur . l'irruption soudaine du Tourisme de masse a exig� des autorit�s du parc national de prendre le Tourisme en consid�ration dans la planification et la gestion des zones plac�es sous son autorit� .Diverses mesures de sauvegarde et de gestion ont �t� adopt�es : 1- Les �les ont �t� divis�es en cinq zones et l'acc�s des touristes autoris�s dans seulement deux de ces zones ( " Intensive visitor zone " et " Extensive visitor zone " ). Dans le premier secteur le quota a �t� fix� � 90 visiteurs pour un intervalle donn� , tandis que l'autre zone s'accommode d'un effectif maximum de 12 visiteurs . Initialement 15 zones de visite avaient �t� �tablies , ce chiffe a �t� port� � 60. 2- Depuis le d�but des ann�es 70 le Tourisme a �t� soumis � des quotas , non seulement dans les zones de visite mais aussi dans la totalit� de la zone prot�g�e de l'archipel .Un plafond de 12 000 visiteurs fut �tabli en 1973; il fut port� � 2 500 en 1981.Au d�but des ann�es 1990 un nouveau plafond de 50 000 visiteurs a �t� �tabli. Un principe similaire a �t� appliqu� aux navires amenant des croisi�ristes et des excursionnistes contr�l� par un syst�me de licences ce plafond a �t� port� de 20 navires au d�but des ann�es 70 � 90 navires au milieu des ann�es 90. En janvier 197 84 navires de croisi�re de capacit�s vari�es croisaient dans les eaux des Galapagos . 3- Des guides naturalistes ont �t� cr��s .Le programme de formation de ce type de personnel a d�but� en 1975.Les fonctions de guide naturaliste exigent une formation universitaire de trois ann�es ; 4- Aucun touriste ne peut aborder en un point quelconque du parc national sans �tre accompagn� d'un guide .Le quota habituel est de 1 guide pour 16 touristes , il peut �tre port� � 1 guide pour 20 touristes dans les bateaux de croisi�re les plus grands . Un protocole extr�mement rigoureux relatif au comportement du Touriste a �t� �tabli : temps limit� pass� sur chaque point , obligation pour le touriste de demeurer � une distance sp�cifi�e du guide , restriction sur le bruit ,etc�

En d�pit de ces efforts pour r�guler le secteur touristique dans l'archipel, les impacts environnementaux n�gatifs n'ont pas cess� .A la des ann�es 1970 il est apparu que les navires touristiques constituaient des agents de diffusion majeur pour de nombreuses esp�ces d'insectes d'une �le � une autre .Par ailleurs la politique de restriction d'acc�s aux zones les plus �cologiquement vuln�rables a eu pour effet de g�n�rer de g�n�rer des taux de nuisance �lev�es dans les secteurs o� les touristes �taient autoris�s � se d�placer en nombre. Par ailleurs les concessions au Tourisme de masse ont �t� multiples et certaines remettent en cause , � terme , le principe d'un tourisme durable qui avait �t� � la base de la philosophie de gestion des �les : l�galisation de la p�che sportive en 1995 , autorisation d'acc�s accord�e aux grands navires de croisi�re dans la " mer int�rieure" , etc�
 

           


 

Documents annexes :
Vocabulaire de l'�le tropicale
 

 

Atoll : C�est un r�cif corallien annulaire formant une �tendue d�eau ou lagon, communiquant avec le large par des passes. Les fonds du lagon portent des coraux vivants donnant des pitons ou pinacles. H. Bryan a dress� une liste d�environ 400 atolls: les trois quarts se trouvent en Oc�anie d�o� l�int�r�t particulier offert par le Pacifique pour leur �tude. Certains atolls sont compl�tement isol�s, mais la plupart se groupent en archipels: les Tuamotu comprennent 75 atolls (909 km2 de terres �merg�es).L�origine des atolls est toujours tr�s discut�e. Darwin avait �mis l�hypoth�se de l�affaissement lent d�un volcan entour� de r�cifs coralliens. Le r�cif frangeant se transforme progressivement en r�cif-barri�re et devient un atoll lorsque le volcan s�est enfonc� sous l�oc�an. Gr�ce � leurs constructions, les polypes se maintiennent toujours pr�s de la surface. Des recherches r�centes ont confirm� l�hypoth�se de Darwin, mais, � c�t� des mouvements d�affaissement du sol, il faut faire intervenir les variations r�centes et beaucoup plus rapides du niveau de la mer, li�es aux glaciations quaternaires. Les atolls pr�sentent une grande diversit�. D�abord, par leur taille: certains n�ont que quelques kilom�tres de p�rim�tre, tandis que d�autres sont tr�s vastes. Autre source de diversit�: leur forme. Les atolls circulaires sont rares et g�n�ralement de petite taille. Les atolls de grande taille ont des formes vari�es: allong�es, triangulaires, quadrangulaires, formant un polygone complexe. Les atolls se distinguent aussi par l��tendue des terres �merg�es constituant les �les coralliennes. Entre les �les et les �lots, les passes sont balay�es par les temp�tes et par les vagues de mar�e haute. La largeur de la couronne r�cifale exc�de tr�s exceptionnellement 2 kilom�tres et se situe le plus souvent entre 300 et 500 m�tres. Le nombre des passes mettant en communication le lagon et l�oc�an d�finit aussi les caract�res diff�rents des atolls. On distingue les passes peu profondes, dites � passes pour pirogues �, et les � passes profondes �, accessibles aux navires de haute mer. Les passes se localisent g�n�ralement sur le c�t� sous le vent de l�atoll. Enfin, on peut prendre en compte la profondeur du lagon pour d�finir la diversit� des atolls. En g�n�ral, cette profondeur ne d�passe pas quelques dizaines de m�tres. La structure d�un atoll typique permet d�en d�finir les principaux �l�ments constitutifs. Quatre unit�s peuvent �tre distingu�es: le � tombant vers le large � correspond � la bordure externe du r�cif; il est relay�, vers l�int�rieur, par la plate-forme r�cifale, encore atteinte par les vagues � mar�e haute et pendant les temp�tes; le troisi�me �l�ment est l��le �merg�e form�e de d�bris d�origines vari�es, de sables, de coquilles, de fragments de r�cifs; le dernier �l�ment, enfin, est le lagon. Chaque lagon pr�sente des caract�ristiques originales, notamment en ce qui concerne les diff�rents �l�ments qui en constituent le fond: p�t�s ou � patates � de corail, vases et boues calcaires, barres de mollusques comprenant hu�tres perli�res et grands b�nitiers. Si les atolls v�ritables constituent la tr�s large majorit� des �les coralliennes, il faut n�anmoins faire une place aux atolls et r�cifs submerg�s ainsi qu�aux atolls et r�cifs soulev�s.

Caye : C�est un banc de sable corallien ou coquiller sur un estran corallien.

Corail : Le nom d�signe l� ensemble des Madr�poraires ( Hexacoralliaires constituant des colonies de polypiers ) constructeurs de r�cifs madr�poriques appel�s ordinairement r�cifs coralliens. Les r�cifs coralliens associent aux Madr�poraires formant la charpente de l��difice de nombreux organismes �laborant du calcaire ( algues , vers , bryozoaires , mollusques ).

Ile : Le Dictionnaire de la g�ographie, paru sous la direction de Pierre George aux Presses universitaires de France, d�finit le mot �le de la mani�re suivante: � terre isol�e de tous c�t�s par les eaux �. L�accent est donc mis sur l�isolement li� � l�encerclement de l�espace exond� par les eaux. Les �les ont diverses origines. Deux grandes cat�gories doivent �tre distingu�es, les �les continentales et les �les oc�aniques. Les �les continentales : elles �l�vent de la cat�gorie des �les continentales les �les dont les liens sont �troits avec le continent voisin. La Grande-Bretagne et l�Irlande constituent un bon exemple d��les appartenant au continent europ�en, dont elles ont �t� s�par�es r�cemment par des mouvements d�affaissement et par la transgression marine, li�e � la fonte des glaciers quaternaires. Les �les oc�aniques : Deux grands types d��les constituent l�essentiel de la famille des �les oc�aniques: les �les volcaniques et les �les madr�poriques ou coralliennes. Les �les oc�aniques volcaniques : L�accumulation de mat�riaux, li�e � l�activit� volcanique, peut donner naissance � une �le. C�est ainsi que des �les volcaniques accompagnent les dorsales sous-marines, qui sont des cha�nes de montagne submerg�es. Au milieu de l�oc�an Atlantique s��tire du nord au sud une dorsale en forme d�S: elle porte les A�ores, Ascension et Sainte-H�l�ne. Dans le Pacifique, les �les Hawaii aussi sont situ�es sur une dorsale. Les structures en arc sont �galement favorables � la formation d��les volcaniques: guirlandes insulaires des Antilles, des Kouriles, des Al�outiennes, des �les de la Sonde... L�arc des Petites Antilles a connu ou conna�t une activit� volcanique. Certaines de ces �les volcaniques sont de petite dimension et sont de simples volcans . C�est le cas du Stromboli, de Kao et Tofua dans l�archipel Tonga, de Santorin, de l��le Saint-Paul. Mais il est plus fr�quent de rencontrer des �les form�es par la juxtaposition ou l�embo�tement de plusieurs g�n�rations de volcans. Telles sont la Guadeloupe, la Martinique, la R�union, l�Islande, les A�ores, les Hawaii, les Canaries ou les Kerguelen. Les �les oc�aniques coralliennes .Les �les coralliennes, qui forment l�autre grand groupe des �les oc�aniques ne sont situ�es que dans les r�gions tropicales. Les coraux, agents constructeurs de ces �les, ont en effet des exigences �cologiques pr�cises. Ils ne vivent que dans les eaux chaudes (entre 23 et 28�C de pr�f�rence), des eaux agit�es, pures, travers�es par la lumi�re (donc � faible profondeur: moins de 40 m). Diverses algues, des mollusques, des vers jouent un r�le important dans l��dification et la consolidation des r�cifs coralliens

Lagon : C�est une �tendue d�eau marine au centre d�un atoll ou entre un r�cif- barri�re et le littoral.

Mangrove : C�est une for�t ou formation arborescente caract�ristique de l��tage inter- tidal des littoraux lagunaires et vaseux de la zone inter- tropicale. L�esp�ce v�g�tale dominante est le Pal�tuvier. Ces arbres ont des racines �chasses et des pneumatophores (excroissances verticales et a�riennes des racines qui assurent leur respiration.

R�cif-frangeant : Il s�appuie sur un relief non corallien ( �les , caps ) et comprend une pente externe, un bourrelet ou cr�te , une plage ou un platier raccordant au relief- support. Les r�cifs- frangeants sont souvent s�par�s par des chenaux �troits dits chenaux d�embarcation.
    

 


 

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