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Le Tourisme sexuel dans le Monde
par Marianne PAUMELLE


 

             
 
 

Qu'est ce que le tourisme sexuel ?

Qui sont les touristes ? 

            L'�mergence et l'�volution du tourisme sexuel dans le Monde 

 D'hier � aujourd'hui, de la prostitution locale au tourisme sexuel

O� ? 

Origines du ph�nom�ne  

Les cons�quences du tourisme sexuel

Les diff�rents types de tourisme sexuel 

Le tourisme homosexuel 

Le tourisme sexuel f�minin 

Le tourisme sexuel masculin 

Le tourisme sexuel impliquant des enfants 

           Pr�vention, protection, punition 

Pr�vention 

Protection 

R�pression

Sex tourism is not simply about sex, but is a response to the complex interaction of gender , class, cultural, sexual and power relations in both the tourist�s and the sex worker�s society which sanctions the modification of certain human relationships � (HALL C. , 1976. - Tourism prostitution : the control and health implications  of sex tourism in South East Asia and Australia .In S. CLIFT  & S. S. PAGE  ( Eds.) , Health and the international tourist, London , Routledge edit.) 

Qu'est ce que le tourisme sexuel ?

Le tourisme, facteur de d�veloppement �conomique tr�s performant, concerne entre 600 et 800 millions de personnes chaque ann�e dont 13% � partent � l��tranger. Les destinations varient bien �videment d�un individu � l' autre. Le tourisme g�n�ralement associ� � l�id�e de libert�, d��vasion, de d�tente, se r�duit � trois dimensions : Sea, Sun and Sand. Cependant une quatri�me intervient : le Sexe. 

En effet, parmi ces 600 millions de touristes, un certain nombre s�adonnent � une forme bien particuli�re de tourisme, on l�appelle : le tourisme sexuel. Le principe consiste � se d�placer � l��tranger, dans le but d�avoir des relations sexuelles commerciales avec des autochtones.  

Le tourisme sexuel demeure relativement difficile � cerner car c�est une activit� ill�gale, la pratique de cette forme de tourisme s'appuie fortement sur les industries "classiques du sexe" : la pornographie et la prostitution. (on l�associe g�n�ralement au crime organis�, au trafic et � l'exploitation de personnes) difficilement �valuable. Les chiffres restent, la plupart du temps, des estimations. (� prendre au conditionnel). 

La notion de tourisme sexuel varie d�une personne � l�autre, elle reste encore tr�s m�connue. 99% des personnes interrog�es lors d�un sondage IPSOS pour l�UNICEF estiment que le tourisme sexuel est inacceptable quand il a pour objet les enfants. Il ne l�est plus que pour 66% quand il s�agit d�adultes.  

Contrairement � la r�alit�, 96% des personnes interrog�es consid�rent que cela rel�ve de la p�dophilie. 1% pense que le tourisme sexuel n�existe pas, 76% qu�il est une pratique courante et 30 % tr�s courante. 

On appelle ces touristes un peu sp�ciaux, tout simplement : des sex tourists (touristes sexuels). Ils repr�sentent environ 10% de la client�le touristique mondiale. 

Qui sont-ils exactement ?  

Ce sont donc de � simples � touristes, en qu�te d'aventure, de sensations fortes, qui se rendent � l'�tranger pour satisfaire leurs d�sirs, leurs fantasmes sexuels en s�adonnant � des pratiques nouvelles ou non tol�r�es dans leur pays d�origine (voyeurisme, exhibitionnisme�). Ce n'est pas tant le sexe qu'ils recherchent, mais le pouvoir, la domination. 

� En effet, au bout du monde, tout redevient possible, notamment braver une s�rie d�interdits. (�) C�est souvent de la sorte que commence pour le touriste lambda, loin de chez lui, ce qui serait totalement impensable sur ses propres terres. Cette aspiration � la transformation de soi est d�autant plus ais�e pour les touristes � organis�s ou non � que la d�responsabilisation en voyage s�est install�e dans leur esprit... Pour le touriste organis�, l�Autre � l�� indig�ne �, disait-on du temps des colonies � est le serviteur touristique, dont le r�le consiste � �tre exploit�. � ( MICHEL, 2006 )

On distingue les touristes occasionnels profitant d'�tre seuls, inconnus ou simplement d'avoir une occasion pour �tablir ce genre de relations (ceux qui voyagent pour affaires par exemple), des touristes assidus qui ne voyagent que dans l�unique but d�avoir des relations sexuelles avec des locaux. Ils op�rent g�n�ralement en solo. 

La client�le est majoritairement masculine mais pour ce qui est de leur profil social on remarque un certain �clectisme. La plupart des ces hommes viennent des pays occidentaux donc riches. On constate depuis quelques ann�es que les jeunes hommes sont plus enclins � cette pratique.

D'apr�s l'ECPAT : 7% ont moins de 30 ans, 18% ont entre 30 et 40 ans, 33% entre 40 et 50 ans, 24% entre 50 et 60 ans et 18% ont plus de 60 ans. 

La Tha�lande compte environ 9 millions de visiteurs par an, entre 60 et 70 % d�entre eux sont des hommes. 4 sur 10 s'y rendent seuls. 

N'�tant pas particuli�rement bien inform�s sur l'impact et l'ampleur du tourisme sexuel, les touristes se retrouvent d�responsabilis�s et d�culpabilis�s. Ils se donnent g�n�ralement bonne conscience, dans la mesure o� ces services sont r�mun�r�es. Ils pensent, en faisant cette "bonne action", les aider, soutenir leur familles ou encore participer au d�veloppement �conomique de leur pays. 

L��mergence et l'�volution du tourisme sexuel dans le monde          

D'hier � aujourd'hui, de la prostitution locale au tourisme sexuel

Le tourisme sexuel est une interaction entre le secteur touristique et l'industrie du sexe, donc la prostitution. Pendant des ann�es, celle-ci destin�e � une client�le locale, a �t� l�galis�e en Tha�lande, et tol�r�e (bien qu'interdite) dans d�autres pays d�Asie du Sud-est.

Le tourisme sexuel a �merg� aux Philippines, en 1950, pendant la guerre de Cor�e qui opposa les Sud Cor�ens, la Chine et l�URSS aux Etats-Unis, Nord-Cor�ens et Japonais.

Il a r�ellement explos� en Asie du Sud-est au d�but des ann�es 70, pendant la guerre du Vietnam. La Tha�lande s��tait transform�e en base arri�re de l�arm�e am�ricaine. Dans les r�gions frontali�res �taient post�s quelques 50 000 soldats qui combattaient. En revanche, Bangkok ou Pattaya r�put�es pour leurs quartier chauds voyaient arriver environ 5000 GI par mois, ceux qui �taient en permission ou � R&R � ("rest and r�cr�ation"). Pour les � distraire � et satisfaire � la demande, les prox�n�tes ont commenc� � faire venir des filles, du pays ou des pays limitrophes (Laos, Cambodge�). 

Apr�s la guerre du Vietnam en 1975, les touristes (am�ricains, japonais, allemands�) ont succ�d� aux soldats. La croissance de la prostitution a n�cessit� l'�tablissement d'infrastructures pour accueillir les touristes.

Les pays du Sud-est Asiatique (la Tha�lande, les Philippines..) ont commenc� � se forger une notori�t� avec la r�putation d��tre un pays o� la libert� des pratiques sexuelles est respect�e, o� l�on peut avoir des relations sexuelles facilement, pour moins cher que dans le pays d�origine.  

Le nombre de touristes n�a fait que cro�tre (1970 : 630 000, 1998 : 7,8 millions, aujourd'hui :  9 millions), le nombre de prostitu�es aussi (on estime � 40 millions le nombre de personnes prostitu�es dans le monde, dont 33 millions en Asie du Sud-est), � tel point qu�aujourd�hui, le sexe, qui n��tait qu�un "petit" commerce, est devenu un moyen d' attraction touristique et un v�ritable business pour les Pays en Voie de D�veloppement. On assiste aujourd'hui a une v�ritable d�mocratisation du tourisme sexuel. 

En Tha�lande, en 96, il repr�sentait entre 18 et 20 milliards de dollars, deux ans plus tard entre 22 et 25 milliards soit 2 � 14% du PIB (8 016 �tablissements du sexe dans le pays, sont 1 207 localis�s � Bangkok). Le tourisme sexuel rapporterait 7,1 milliards d'euros.En Indon�sie le tourisme sexuel repr�sente entre 1,2 et 3,3 milliards de dollars et oscille entre 0,8 et 2,4% du PIB. Aux Philippines le tourisme sexuel constitue la troisi�me source d��changes internationaux. 

Les pays industrialis�s o� la prostitution est l�galis�e y trouvent leur compte: le tourisme sexuel y repr�senterait environ 5% du PIB aux Pays-Bas (1 octobre 2000), entre 1 et 3% au Japon, et approximativement la m�me chose en Allemagne (1 janvier 2002). 

O� ? 

La Tha�lande n�est plus la seule destination concern�e par ce fl�au. Tous les pays sont concern�s. 

Les destinations les plus propices restent cependant les Pays en Voie de d�veloppement: le Sud-est Asiatique (Tha�lande, Philippines, Indon�sie, Sri Lanka..), les Cara�bes (la Barbade, R�publique Dominicaine, Cuba, Jama�que, Saint-Domingue...) l�Afrique (Maroc, Tunisie, Zambie, Gambie, Kenya...) l'Am�rique Latine (Costa-Rica, Colombie, Br�sil�) ou encore le sud de l�Europe (Gr�ce par exemple surtout Mykonos). 

Les pays Industrialis�s sont aussi touch�s. Ce sont g�n�ralement ceux o� la prostitution  est l�galis�e : Australie (�tat de Victoria), la Nouvelle-Z�lande, l�Allemagne, les Pays-Bas(700 bordels dont 250 � Amsterdam), Danemark, Autriche� 

On remarque, et c�est logique, que les flux du tourisme sexuel se calquent sur ceux du tourisme classique : de l'h�misph�re-Nord vers h�misph�re-Sud ; des pays riches vers les Pays en Voie de D�veloppement et migrations interr�gionales.  

Par exemple : les Am�ricains auront plus tendance � aller dans le bassin des Cara�bes ou en Am�rique Centrale (Equateur), les Australiens dans le bassin Pacifique, les Europ�ens dans le sud de l�Europe ou en Afrique. 

Origines du ph�nom�ne 

De nombreux facteurs sont � l'origine de l'ampleur du tourisme sexuel. Ils sont d'ordre �conomiques, sociaux, culturels, politiques et juridiques. 

-Facteurs �conomiques: 

-le sous-d�veloppement

-l'augmentation des flux touristiques du � l'ouverture de fronti�res

-l'augmentation du tourisme de masse : il y a plus de touristes, on assiste � une concentration spatio-temporelle.

-l'existence d'une demande croissante encourag�e et stimul�e par une offre toujours plus all�chante, qui s'est internationalis�e � cause du d�veloppement du m�dia Internet et de la cr�ation de sex-tours. Ce sont des tour-op�rateurs sp�cialis�s, dont la promotion et la vente de circuits vantent de fa�on d�tourn�e les promesses et le potentiel de certaines destinations touristiques en mati�re de sexe (on peut citer: Dexterhorn, Bendricks, Men�s Travel, G&F tours, pleasure tours ou Big Apple Oriental Tours, aujourd'hui supprim�). 

-Facteurs culturels: le maintien de cultures traditionnelles patriarcales et sexistes rendant les femmes particuli�rement vuln�rables et conduisant � une institutionnalisation de l'exploitation des femmes pour le tourisme sexuel. (patriarcat : organisation familiale et sociale fond�e sur la descendance des m�les et sur le pouvoir exclusif ou pr�pond�rant du p�re). 

-Facteurs sociaux: la pauvret� de la population (d'avantage en milieu rural qu'urbain), et la d�faillance des syst�mes �ducatifs : il n'existe pas de mesures de pr�vention ni d'information, l'exclusion. 

-Facteurs politiques: situation politique instable. Le tourisme sexuel refl�te l'�chec des politiques de d�veloppement visant � am�liorer le niveau de vie de la population et � r�duire le taux d'exploitation sur le march� du travail. La population est pauvre et manque d'�ducation, besoin financiers (le sexe est souvent la seule source de revenus).  

Corruption politique : l'Etat tha�landais a �t� accus� indirectement de prox�n�tisme, compte tenu du pouvoir absolu de la police, et des liens existant entre les forces de l'ordre et les r�seaux mafieux Certains pays n'h�sitent pas � banaliser et � favoriser ces activit�s afin de rem�dier � leurs probl�mes �conomiques (toxicomanie, trafic en tous genre�). 

-Facteurs juridiques : les mesures de r�pression devant �tre prises � l'encontre des clients ne sont apparues que tr�s tardivement. De plus, elles ne sont (pour la plupart du temps), pas respect�es par les �tats pour une simple raison : le tourisme sexuel est source de devises. 

Les cons�quences du tourisme sexuel 

Le tourisme sexuel ne cesse de s'accro�tre, et participe largement au d�veloppement du trafic et de l'exploitation de personnes (chosification et marchandisation des personnes) En 2001 on estimait � 40 millions, le nombre de personnes prostitu�es. C'est un cercle vicieux ayant pour "moteur" l'app�t du gain. 

La population est pauvre, et manque d'argent. Certains sont pr�ts � tout pour r�cup�rer quelques dollars. Ils prostituent leurs enfants pour qu'ils ram�nent de l'argent, ou les vendent � des prox�n�tes. Dans ce cas l�, les enfants sont emmen�s � la ville et se retrouvent condamn�s, prisonniers, esclaves de ces prox�n�tes (h�teliers, patrons de bars, de maisons closes�) dont le seul but est de faire du profit en attirant les touristes avec du sexe facile et bon march�. Ceux l� viennent, chaque fois plus nombreux, les trafiquants ont besoin de "main-d'�uvre", donc retournent dans les campagnes chercher de futurs victimes. 

Les personnes victimes de rapt sont s�questr�es dans des h�tels sordides, violent�es, battues lorsqu'elles refusent d'ob�ir�Elles sont r�duites � l'�tat de bien marchand, le client est roi. Contraintes � la soumission, il peu en disposer � sa guise. (cons�quences physiques). Certaines d'entre elles doivent faire face � des "impr�vus": comme la grossesse. Apr�s la guerre du Vietnam, en Tha�lande, on estimait � 6000 le nombre d'enfants n�s d'une liaison entre un GI et une femme locale. 

De plus, le tourisme sexuel contribue de fa�on significative � la propagation des Maladies Sexuellement Transmissibles, et notamment le SIDA (� hauteur de 16% les autres raisons �tant : transmission conjugale, utilisation des seringues par les toxicomanes�).

En Tha�lande : le sida a tu� 66 000 personnes en 1999. En 2003 le chiffre s'est �lev� � 755 000 personnes. Ceci pour une raison tr�s simple, l'utilisation du pr�servatif lors des rapport sexuels touristes/locaux ou m�me touristes/touristes n'est pas toujours syst�matique .            

Enfin, l'impact est aussi mental : les conditions de vie sont d�plorables. Certaines personnes sombrent dans la maladie, dans la d�pression (prostitu�(e)s n'ont aucune valeur en tant que personnes humaines) ou dans la drogue (d�sespoir, autodestruction). Victimes d'une exclusion sociale et familiale, la stigmatisation poussent certaines d'entre elles au suicide. 

Les diff�rents types de tourisme sexuel 

Il faut savoir qu'il existe diff�rents types de tourismes sexuels. Ils sont au nombre de 4: le tourisme homosexuel, le tourisme sexuel f�minin, le tourisme sexuel masculin et le tourisme sexuel impliquant les enfants.  

Le tourisme homosexuel 

Le principe est d'avoir des rapports sexuels avec des locaux, mais avec des personnes du m�me sexe.

La distance, l'�loignement du pays d'origine permet � la client�le d'affirmer et de renforcer son identit�. Ce qu'elle ne peut pas toujours faire chez elle.  

Le sexe n'est pas l'unique motivation de cette client�le. Il y a �galement des motivations culturelles : d�couverte d'un pays, d'un patrimoine, ou simplement la client�le cherche le repos. Les destinations diff�rent en fonction de celles-ci. 

Lorsque la motivation est culturelle, le sexe intervenant � un degr� moindre, la client�le aura plus tendance � se rendre dans de grandes capitales europ�ennes telles que Paris (44%), Prague (7,1%), Amsterdam (46,6%) ou Berlin (9,6%).  

En revanche, quand les motivations sont purement sexuelles, la client�le se rendra dans ce qu'on appelle des "gay resorts" en Europe : Mykonos (8,0%), Ibiza (23,0%), Sitges (14,4%) ;Pour d'autres destinations plus lointaines :USA (40,7%), Australie (12,3%), Afrique du Nord (14,9%), Gran Canaria (31,5%), Am�rique du Sud-Centrale (6,9%).  En Tha�lande on compte une quarantaine de bars r�serv�s � la client�le gay. 

Exemple aux USA en Floride avec South Beach: C'est un complexe de loisirs, limit� et artificiel, sp�cialement con�u pour la client�le gay, il commercialise, promotion d'un certain cot� l'image de l'homosexualit�. Il reste tr�s pris� dans la mesure o� cela permet � la client�le de trouver de nouveaux partenaires (population locale ou autres touristes) ou de s'essayer � de nouvelles pratiques. Il est r�put� par sa pr�sence au sein des circuits cr�es par les tour-op�rateurs, et par la cr�ation d'�v�nements divers tels que la Gay Pride ou encore des missions de pr�vention des MST.

Le tourisme sexuel f�minin 

Il est le signe d'une banalisation de l'exploitation sexuelle et de l'accroissement du pouvoir des femmes depuis quelques ann�es.  

Dans les pays en Voie de D�veloppement son ampleur reste tout de m�me moins vaste, que les autres formes de tourisme : masculin et impliquant des enfants. Il constitue malgr� tout une nouvelle client�le pour les sex tours

Ce sont les femmes qui partent dans le but d'avoir des relations avec des "Beach Boys". Elles repr�sentent environ entre 5 et 10% du volume de la client�le touristique f�minine. 

La plupart d'entre elles sont d'origine nord-europ�enne : Angleterre, Su�de, Pays-Bas, encore Allemagne mais aussi nord-am�ricaines: US et Canada. Elles sont souvent plus �g�es que leur "compagnon", une cinquantaine d'ann�es.

Cette forme de tourisme se diff�rencie des autres par le fait qu'il n'y a pas de r�mun�ration au sens propre du mot. Il y a une contrepartie �videmment, mais elle consiste d'avantage au paiement des frais, ils vivent � leur chevet pendant toute la dur�e du s�jour. La r�mun�ration se fait � travers le paiement du loyer, des restaurants, des sorties en bo�te de nuit ou bien dans des cadeaux.

Contrairement � la vision traditionnelle que l'on a de la prostitution, les femmes ne louent pas les services des "Beach Boys" pour une heure ou pour une nuit, mais pour une semaine ou le temps de leur s�jour. Du cot� des touristes, ces relations sont v�cues d'avantage comme des histoires � court terme que comme services � but lucratifs (Tourisme d'idylle), contrairement aux prostitu�s, qui eux, ne voient que le cot� sexuel et financier des relations.

Les destinations les plus r�put�es sont les Antilles avec la Jama�que, Cuba, la R�publique Dominicaine, la Barbade, mais aussi l'Afrique noire avec la Gambie, la Zambie et le Kenya�

Exemple de la R�publique Dominicaine : Ruin� par la baisse du cours du sucre, le pays a mis� sur le d�veloppement  touristique. Il a accord� des avantages fiscaux exorbitants � des entreprises h�teli�res �trang�res. De luxueux buildings fr�quent�s par de riches Allemands et Am�ricains ont envahi les plages. 

Le tourisme sexuel masculin 

Cons�quence directe d'une prostitution l�galis�e ou tol�r�e. Les clients, nationaux ou internationaux, recherchent g�n�ralement quelque chose de nouveau, quelque chose qu'ils ne peuvent pas trouver avec leur partenaire habituelle. Ils souhaitent sortir de la routine et deviennent acteurs de ce commerce facile. 

Le Sud-Est Asiatique, de part son histoire, sa culture patriarcale et ses difficult�s �conomiques, est la r�gion du monde la plus touch�e mais aussi la plus r�put�e pour �tre un v�ritable "paradis sexuel".  

On estime entre 200 000 et 300 000 le nombre de prostitu�es en Tha�lande (sans compter celles qui sont emmen�es � l'�tranger). Aux Philippines elles seraient entre 400 000 et 500 000, 650 000 en Indon�sie, 1420 000 en Malaisie, 70 000 au Vietnam, 55 000 au Cambodge (65% des touristes sont des hommes). 

 Les pays Industrialis�s font aussi l'objet de cette forme de commerce : 1 million de personnes aux USA , 30 000 aux Pays-Bas et 60 000 en Allemagne.  

Le tourisme sexuel impliquant des enfants  

Le tourisme sexuel impliquant des enfants est la traduction pratique de la p�dophilie. 

Cette forme d'exploitation est la plus controvers�e et la plus recherch�e: fantasme, transgression de l'interdit: les relations sexuelles avec des enfants sont prohib�es. Les mesures de restriction ne sont pas appliqu�es ni contr�l�es. 

Il existe une id�e re�ue autour du tourisme sexuel impliquant les enfants: celle que d'avoir des rapports sexuels avec un enfant, ou une personne vierge gu�rit les Maladies Sexuellement Transmissibles, notamment le SIDA. 

Les clients sont des p�dophiles ou des clients "classiques" (Monsieur-tout-le-monde). Elle est g�n�ralement bien organis�e et bien renseign�es (publications telles que le guide de tourisme sexuel SPARTACUS, cod� � leur intention) 

Les chiffres concernant le nombre de victimes sont alarmants. On estime, par an, qu'environ plus de 3 millions d'enfants, �g�s de 8 � 18 ans, sont victimes d'exploitation sexuelle dans un cadre commercial. 

Asie du Sud-est: ils sont 10 000 au Vietnam, entre 50 000 et 60 000 aux Philippines, 200 000 en Tha�lande, 30 000 au Sri Lanka et 400 000 en Inde. 

Am�rique: Latine : ils sont 500 000 au Br�sil.

Entre 100 000 et 300 000 en Am�rique du Nord, (Canada : �ge moyen d'entr�e dans la prostitution varie : 14,1 et 14,8 ans selon les provinces, 10 000 en 1997). 

10 000 au Pakistan, � Taiwan le chiffre s'�l�verait � 100 000 enfants et 200 000 enfants au N�pal.  

100 000 enfants seraient victimes de trafic et d'exploitation dans les pays de l'Europe de l'Est.
 

Pr�vention, protection, r�pression 

� Le touriste sexuel se d�barrasse souvent de toute responsabilit� humaine puisque, par l�interm�diaire d�une transaction financi�re, il se sent lib�r� du besoin de s�occuper de l�Autre : il ne ressent plus ni la contrainte de le respecter, ni m�me celle de lui procurer du plaisir. En payant pour un service, sexuel en  l�occurrence, il ach�te la libert� d�une personne sur laquelle, un temps compt�, il a tous les droits. Y compris celui de r�duire cette personne � l��tat de � bien � marchand. � ( MICHEL F.,2006)

La prise de conscience du ph�nom�ne "tourisme sexuel" a �t� tardive. Les sanctions prises � l'�gard des abuseurs restent rarement appliqu�es.

Pr�vention 

La pr�vention passe par l'information.  

-Au niveau national 

De nombreuses entreprises touristiques fran�aises, se sont engag�es dans la lutte contre le tourisme sexuel. Parmi elles on trouve: le groupe ACCOR, Air France, FRAM, Jet tours, SNCF, Club Med,  Maison de la France, la FFST, Thomas Cook, SNV, CETO (Cercle des Tour-op�rateurs)�   

Une "charte d'�thique du tourisme" r�dig�e � l'initiative du minist�re du tourisme et destin�e aux professionnels du secteur, � �t� sign�e par les entreprises touristiques soucieuses du respect des droits de l'homme. 

Certaines compagnies a�riennes en partenariat avec l'ECPAT, comme Air France, diffusent dans leur vols long-courrier en partance pour des destinations un peu exotiques, des spots d'information � caract�re dissuasif, avertissant que l'abus d'un enfant de moins de 18 ans est interdit et rappelle les poursuites et les peines encourues. 

-Au niveau europ�en

La Commission europ�enne a d�cid� d'octroyer une subvention d'un million d'euros � l'Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) afin qu'elle coordonne des actions pour lutter contre le tourisme sexuel impliquant des enfants. 

-Au niveau international 

Plusieurs associations telles que l'ECPAT (End Child Prostitution, child pornography And Trafficking in Children for sexual purposes),  l'Unicef ou l'ACPE m�nent elles aussi des campagnes de lutte contre le tourisme sexuel notamment par le biais de partenariats entre certains professionnels du secteur touristique. 

L�OMT a d�velopp� une politique de lutte contre le TSIE. Elle s�est fix�e les objectifs suivants : augmenter le niveau de sensibilisation du public, coordonner les actions entre les secteurs priv�s et public du tourisme, rassembler les informations sur le TSIE, assurer le suivi d�une campagne mondiale, encourager les organisations du tourisme � mener des actions de lutte contre le TSIE.

Protection  

L�Union europ�enne s�est engag�e il y a plusieurs ann�es dans la lutte contre le tourisme sexuel impliquant des enfants. Elle a adopt� plusieurs textes demandant � ses membres de prendre les mesures n�cessaires pour lutter contre cette pratique. Le dernier texte est une d�cision-cadre adopt�e le 22 d�cembre 2003 relative � la lutte contre l�exploitation sexuelle des enfants et � la p�dopornographie . 

Le 27 ao�t 1996, s'est ouvert � Stockholm, en Su�de, le premier Congr�s mondial contre l'exploitation des enfants � des fins commerciales. Cette r�union, qui a rassembl� 122 repr�sentants d'�tats sous l'�gide de l'organisation internationale End Child Prostitution in Asian Tourism (ECPAT), a permis une prise de conscience internationale du tourisme sexuel sur les mineurs.

Le congr�s de Stockholm a notamment d�bouch� sur une d�claration dans laquelle chaque �tat s'est engag� � � criminaliser l'exploitation sexuelle des enfants � des fins commerciales (...), condamner et sanctionner tous ceux qui y prennent part, que ce soit dans le pays m�me ou � l'�tranger, tout en assurant que les enfants victimes de cette pratique ne seront pas sanctionn�s �. 

Le Statut de la Cour p�nale internationale, adopt� � Rome en 1998, compl�te les avanc�es instaur�es � Stockholm. Il �tablit toutes sortes d'infractions incluses dans les concepts de crimes de guerre et de crimes contre l'humanit�, parmi lesquels le viol, l'exploitation sexuelle et la prostitution forc�e, s'appliquant donc �galement aux majeurs. Avant toute chose, la l�gislation se construit de fa�on � assurer " l'int�r�t sup�rieur de l'enfant ", personne � part enti�re que l'on se doit de consid�rer comme un v�ritable sujet de droit, et non comme un objet sexuel et incapable, comme c'est trop souvent le cas. 

En mai 1998, le Tribunal international des droits des enfants, qui se tenait � Fortaleza (Br�sil) concluait que les enfants et adolescents ne pouvaient avoir de " droit � la sexualit� " avant leur majorit� (15 ans pour les filles en France) que lorsqu'ils pourraient " b�n�ficier d'un minimum d'opportunit�s en mati�re d'�ducation, de sant�, de culture, de liens renforc�s de vie commune, de s�curit� et de loisirs ". 

Le Code mondial d'�thique du tourisme adopt� par l'assembl�e g�n�rale de l'Organisation Mondiale du Tourisme en 1999 qui stipule que "l'exploitation des �tres humains sous toutes ses formes, notamment sexuelle, et sp�cialement lorsqu'elle s'applique aux enfants, porte atteinte aux objectifs fondamentaux du tourisme et constitue les n�gation de celui-ci". 

La Convention Internationale des Droits de l'Enfant a �t� ratifi�e par 191 �tats. L' article 34 stipule que : "Les Etats parties s'engagent � prot�ger l'enfant contre toutes les formes d'exploitation sexuelle et de violence sexuelle. A cette fin, les �tats prennent en particulier toutes les mesures appropri�es sur les plans national, bilat�ral et multilat�ral pour emp�cher : - que des enfants ne soient incit�s ou contraints � se livrer � une activit� sexuelle ill�gale, - que des enfants ne soient exploit�s � des fins de prostitution ou autres pratiques sexuelles ill�gales, - que des enfants ne soient exploit�s aux fins de la production de spectacles ou de mat�riel � caract�re pornographique."

R�pression 

En France le code civil (Article 16-1) et le code p�nal condamne la commercialisation du corps humain. 

Les lois d'extraterritorialit� constituent un des principaux outils l�gislatifs dont disponibles par les �tats dans la lutte contre le tourisme sexuel. En France elle a �t� vot�e en 1994 et fut �largie et renforc�e en 1998. 

Loi d'extraterritorialit�  (d�finition): ce type de loi permet de poursuivre, dans leur pays d'origine, des individus et parfois des organismes impliqu�s dans l'exploitation sexuelle et commerciale des enfants. Ces derni�res ann�es, un certain nombre de pays on renforc� leur propre l�gislation  ou ont adopt� des l�gislation extraterritoriales. Il sont actuellement au nombre de 40.

La loi d'extraterritorialit� a �t� appliqu�e pour la premi�re fois en 1997 � l'occasion du proc�s de Draguignan. Les peines encourues allaient de 7 � 15 ans de prison. En octobre 2000, Cour d'assises de Paris : 7 ans pour un touriste sexuel fran�ais reconnu coupable d'avoir pay� une fellation pratiqu�e par une fillette de 11 ans

Elle a �t� r�vis�e en 1998. Plus s�v�re, elle punit aussi les personnes ayant commis des actes sexuels avec des enfants, m�me si cela est autoris� dans le pays o� il a �t� commis.

Les peines encourues 

Ce sont, soit des peines de prison pouvant aller jusqu'� 10 ans en France, soit des amendes (150 000 Euros en France). Plusieurs pays ont adopt� cette loi : Europe, Canada, Japon, Nouvelle-Z�lande USA, Suisse� 

Les difficult�s de recours et d'application 

Plusieurs conditions sont n�cessaires � l'application des lois d'extraterritorialit�, et un certain nombre de probl�mes sp�cifiques se posent pour intenter des poursuites sur la base de cette l�gislation :

      -Certains pays respectent sans exception le principe de la double incrimination : l'acte commis doit tomber sous le coup de la loi � la fois dans le pays d'origine de l'individu et dans le pays ou l'acte a �t� commis. En ce qui concerne la France, la double incrimination n'est pas n�cessaire pour les crimes et les d�lits pr�vus par la loi parmi lesquels les atteintes sexuelles sur mineurs

    -Depuis le congr�s de Stockholm, il est demand� que le probl�me soit d�fini en terme d'exploitation pour bien montrer que l'enfant est victime. De plus la r�mun�ration doit s'entendre au sens large, c'est � dire aussi bien en esp�ce qu'en nature, vers�e soit directement � l'enfant soit � un ou des interm�diaires. 

     -L'�ge civil et l'�ge de consentement sexuel �tant diff�rents selon les pays, la Convention Internationale des Droits de l'Enfant a d�cid� que "tout �tre humain de moins de 18 ans est un enfant". C'est cet �ge de protection de l'enfant qu'il faut retenir et non pas l'�ge de consentement sexuel. 

     -La coop�ration et les n�gociations internationales sont rendues difficiles par des "traditions juridiques" diff�rentes et le manque de volont� de certaines autorit�s. 

      -Les proc�dures pour d�poser plainte et le d�lai de prescription sont diff�rents selon les pays. 

     -Il existe un probl�me de d�finition des personnes pouvant �tre incrimin�es : ressortissants (ayant la nationalit�) et/ou r�sidents (n'ayant pas la nationalit�). En France, ressortissants et r�sidents peuvent �tre poursuivis.  

-En Tha�lande : la loi pour la pr�vention et l�abolition de la prostitution de 1996, qui est en vigueur depuis d�cembre 1996, a pour objet d�interdire l�exploitation � des fins sexuelles des enfants de moins de 18 ans, qu�il y ait ou non "consentement" � l�acte sexuel. Elle fixe des peines plus s�v�res pour les procureurs, tenanciers de bordel, les prox�n�tes, les g�rants, les mamasans, les clients et m�me les parents qui incitent leurs enfants � se prostituer

 Conclusion

Activit� souterraine prosp�re, le tourisme sexuel engendre d'importants b�n�fices. Les recettes de l'industrie du sexe, 5 � 6 fois plus cons�quentes que celles de la drogue, placent le tourisme sexuel dans les 3 premiers commerces ill�gaux dans le monde (72 milliards de dollars (prostitution). 

L'adoption de lois par de nombreux pays, les diff�rentes campagnes de sensibilisation et de pr�vention mises en place par les associations et les entreprises du secteur touristique, n'ont aucun effet dissuasif sur la client�le qui se fait de plus en plus nombreuse. 

En effet, la d�mocratisation du tourisme classique � entra�n� une d�mocratisation du tourisme sexuel, on peut d�s lors parler d'un tourisme Sexuel de masse. Son essor est du � la paup�risation croissante, la lib�ralisation des march�s sexuels encourageant plus ou moins directement la traite aux fins de prostitution, la persistance de soci�t�s patriarcales, d�gradation de l'image de la femme sur fond de violence sexuelle g�n�ralis�e et banalis�e et l'explosion du tourisme international.

Les cartes du tourisme sexuel dans le Monde: http://en.wikipedia.org/wiki/Sex_tourism

         

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Le tourisme sexuel. Etat des lieux. Routard.com. Sous le terme g�n�rique de " tourisme sexuel ", on peut distinguer 3 types de commerce du corps : la prostitution, les voyages sexuels, qui proposent sur catalogue des services peu communs, et un syst�me de copinage aux dangereux effets secondaires. Un point commun � ces pratiques, dont la seule diff�rence r�side sans doute dans le nom ou la classification qu'on leur donne : les femmes et les enfants repr�sentent l'immense majorit� des victimes.

Le tourisme sexuel, Fondation Scelles, mars 2005, Le "tourisme sexuel" est une des formes contemporaines du pillage des pays pauvres. Il procure des femmes et enfants � bon march� aux hommes des pays riches. Les corps sont un nouveau territoire � coloniser�5 p.

Le tourisme sexuel : ses plaisirs et ses dangers par Joseph J. L�vy & �lyzabeth Lacombe, Teoros , 22-1 | 2003 : Tourisme et sexualit�,   . Le tourisme sexuel constitue un secteur important dans la configuration des voyages contemporains et il pr�sente des formes vari�es en fonction des r�gions et des cultures. De plus, il contribue de fa�on significative � la transmission des infections transmises sexuellement et du VIH/sida. Cet article esquisse les principaux enjeux li�s � ces probl�matiques ainsi que les r�ponses nationales et internationales visant � contr�ler et � g�rer le d�veloppement de cette forme de tourisme dans le contexte de la mondialisation�, 5 p.

Exploring the Minds of Sex Tourists: The Psychological Motivation of Liminal People by Yodmanee Tepanon, April 14, 2006, Blacksburg, Virginia, USA, 146 p., Sex tourism is one of the world�s most controversial industries. (�) The purpose of this study is to develop an understanding of the sex tourism phenomenon and, more specifically, motivation of tourists.

La prostitution � l'heure de la mondialisation, R�ponses publiques face � la transnationalisation des r�seaux de prox�n�tisme. M�moire de recherche pr�sent� par C. VALADIER, Institut d��tudes politiques de Toulouse, 164 p. La prostitution est un ph�nom�ne �tonnement pr�sent dans nos soci�t�s. Qu'elle soit condamn�e ou d�plor�e, les opinions � son sujet, souvent tranch�es, montrent que peu de personnes y sont indiff�rentes. Le ph�nom�ne de la prostitution en g�n�ral et l' exploitation sexuelle des personnes soul�vent de nombreuses questions, sur divers points de vue et champs d'analyse.

La lutte contre le tourisme sexuel impliquant des enfants, pour une strat�gie fran�aise. Rapport au Minist�re de la famille et de lenfance Minist�re d�l�gu� au tourisme par P. Midy & C. Merchadou. Le tourisme sexuel nest pas une fatalit. La grande pauvret, le manque de lgislations et la na�vet� de certaines familles ne doivent pas permettre � des voyageurs de profiter de ce quils savent �tre interdit chez eux : ces enfants ne sont pas diff�rents de nos enfants. La mis�re nen fait pas des adultes avant lge. La dtresse ne les rend pas plus m�rs, au contraire, ils ont besoin de notre protection, de notre affection, de notre soutien pour grandir et spanouir. Ils ont le droit daller lcole, de jouer et pour les plus grands de se former et de travailler�110 p.

Le Tourisme Sexuel Impliquant des Enfants. Questions-R�ponses, 2008, ECPAT International, 44 p.

Des enfants crient au secours. Ils ont 4, 8 ou 10 ans. Ils sont des milliers, et vivent en Asie, en Europe, m�me au Canada. Ils sont les victimes d�une industrie r�voltante : le tourisme sexuel. Enqu�te. Par Lio Kiefer, Ch�telaine, 2006, 3 p.

Sex-tourism as a development strategy par Kristin Stjernrup, Lund university, Department of political science, 32 p . This bachelor thesis is examining sex-tourism as a mean of economic development. The purpose of the paper is to examine how sex-tourism is being used as a mean for development and also why it can be considered to be a part of a countries development strategy �

Le tourisme sexuel en Tha�lande : une prostitution entre mis�re et mondialisation par Franck Michel, Teoros , 22-1 | 2003 : Tourisme et sexualit�, p.22-28. Pr�s de neuf millions de touristes ont visit� la Tha�lande en l�an 2000, parmi lesquels 65 � 70 % sont des hommes. Malgr� d�intenses campagnes m�diatiques de sensibilisation contre le tourisme sexuel et nombre de batailles judiciaires � l�encontre des abuseurs d�enfants en Asie et ailleurs, le secteur � si prosp�re pour beaucoup � du tourisme sexuel en Tha�lande ne para�t gu�re vouloir se tarir�

Vers un tourisme sexuel de masse ? par Franck Michel, Le Monde diplomatique, ao�t 2006. Les industries du voyage et du sexe partagent beaucoup d�int�r�ts dans la transformation du monde en gigantesque parc de loisir. Enracin� dans l�univers ancien de la prostitution, le tourisme sexuel s��tend au rythme de l�accroissement de la mobilit� et de la globalisation touristique. Dans des pays o� la constante est la pauvret�, il affecte des centaines de milliers d��tres humains dont une part non n�gligeable d�enfants.

Quels sont les facteurs menant � la consommation de services sexuels r�mun�r�s dans un contexte touristique � l��tranger? Le cas du tourisme sexuel au Mexique par Catherine Montmagny Grenier, �tudes internationales, Facult� des arts et des sciences, M�moire pr�sent� � la Facult� des �tudes sup�rieures En vue de l�obtention du grade de ma�trise (M.Sc) en �tudes internationales, Ao�t 2011, 130 p. Il a �t� montr� que l�Homme a un penchant latent � poser des gestes prohib�s qui sont contr�l�s par les normes formelles et informelles de sa communaut�. Si nous sortons un individu de sa communaut� sera-t-il plus enclin � poser ces gestes? C�est cette situation que le pr�sent m�moire cherche � exposer. Nous visons � comprendre le processus menant � la consommation de services sexuels r�mun�r�s dans un contexte touristique � l��tranger par l��tude du tourisme sexuel au Mexique.

Making sense of sex tourism through the accounts of sex tourists. A Foucauldian discourse analysis of sex tourists� online communication par Mari Sofie Grimstad S�ntvedt, Master of Philosophy in Psychology, University of Oslo, Department of Psychology, June 2009, 60 p., This thesis explores the perspective of the male sex tourist by studying posts on a �sex travel guide� web page.

Demand. A comparative examination of Sex Tourism and trafficking in Jamaica, Japan, the Netherlands and the United States, Shared Hope International, 172 p. Sex tourism is the travel by buyers of sexual services for the purpose of procuring sexual services from another person in exchange for money and/or goods. Sex tourism can occur between countries or cities. Sex tourists create a demand which drives the recruitment of more victims to be  trafficked to commercial sex markets to meet their demands�

L�ambig�it� des relations amoureuses entre Occidentaux et autochtones en Asie du sud-est. Approche comparative des cas malaisien et tha�landais par M. Bottero , Th�se, Universit� Paris ouest-Nanterre La D�fense, �cole doctorale � Milieux, cultures et soci�t�s du pass� et du pr�sent �, 343 p.

Combating Trafficking in South-East Asia. A Review of Policy and Program Responses par A. Derks, International Organization for Migration (IOM), 2000, 88 p. During the past decade, trafficking has become an issue of growing concern in South-East Asia. It has been conservatively estimated that at least 200-225,000 women and children from South-East Asia are trafficked annually, a figure representing nearly one-third of the global trafficking trade�

Child Sex Tourism par Fiona David, Australian Institute of Criminology, Trends and Issues in crime and criminal justice, June 2000, 6 p.

Human Trafficking, Modern Day Slavery and Economic Exploitation. A Discussion on Definitions, Prevalence, Relevance for Development, and Roles for the World Bank in the Fight Against Human Trafficking par Johannes Koettl, May 2009, Social, Protection and Labor, The World Bank, 42 p.

Protection of children against sexual exploitation in tourism, EPCAT, 52 p., 2013. Sexual exploitation of children means the use of children for sexual gratification by adults for remuneration in cash or kind to the child or a third party. Technology, urbanization, globalization and international trade and travel have greatly facilitated the sexual exploitation of children for commercial purposes...

Human Trafficking, Sex Tourism, and Child Exploitation on the Southern Border par Jim Walters, Journal of Applied Research on Children: Informing Policy for Children at Risk, Volume 2, Issue 1 Human Trafficking, 18 p.

 

 


 

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