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  Le Tourisme en �gypte


                                 

 

 

LE CADRE NATUREL

�L��gypte est un don du Nil � (H�rodote) . Sans ce fleuve le pays n�existerait pas. Le Caire ne re�oit que 22 mm de pluie et seule la c�te m�diterran�enne est r�guli�rement arros�e. Vue du ciel l��gypte se pr�sente comme un immense d�sert parcouru d�un mince filet bleu s��largissant au nord du Caire et formant un triangle .

Le territoire �gyptien couvre plus de 1 million de kilom�tres carr�s. Il est situ� ente le 22e et le 32� degr� de latitude nord. Il occupe le coin nord-est du continent africain � l�exception de la p�ninsule du Sina� situ�e en Asie. L'�gypte poss�de la seule fronti�re du continent africain avec l'Asie .Des fronti�res g�om�triques s�parent l'�gypte de ses voisins. La fronti�re avec la Libye se confond en grande partie avec le m�ridien de 25� de longitude est. La fronti�re soudano �gyptienne  suit le 22e parall�le sur la plus grande partie de son trac�, avant d'obliquer vers le nord dans son extr�mit� orientale. Par la p�ninsule du Sina�, occup�e par Isra�l  de 1967 � 1989, l'�gypte a une fronti�re commune avec Isra�l. Le pays poss�de une fa�ade maritime m�diterran�enne longue de 965 kilom�tres, o� deux vastes golfes encadrent l'avanc�e form�e par le delta du Nil, tandis que le littoral situ� en bordure de la Mer rouge se d�veloppe sur plus de 1000 kilom�tres. C'est une c�te rectiligne et abrupte dont les deux cornes encadrent le Sina�  : � l'ouest le golfe de Suez qu'un canal fait communiquer avec la M�diterran�e  et � l'est le golfe d'Aqaba  verrouill� par le d�troit de Tiran .A la diff�rence du Maghreb et du Levant la M�diterran�e n'a pas jou� un r�le essentiel dans l'histoire comme dans la g�ographie de l'�gypte .

347000 kilom�tres carr�s de terre seulement sont cultivables ( soit une superficie �gale � celle des Pays-Bas ) 99% de la population vit sur 4% du territoire, la plupart dans la vall�e du Nil. Une situation tout � fait vivable, mais qui est devenue aujourd�hui une contrainte majeure. Le d�sert libyque occupe les � du pays : c�est un plateau tr�s aride inclin� vers la Libye occup� en partie par la d�pression de Qattara (-134 m�tres). C�est le Bilal el Cheitane (�Le pays du Diable �) qui ne comprend que cinq grandes oasis : Siouah, Baharieh, Farafrah, Dakhla et Kharga. La vall�e du Nil s�pare le d�sert libyque du d�sert arabique . C�est un long ruban fertile large de 100 � 300 m�tres sur le plateau .Dans sa plus grande largeur il avoisine 25 kilom�tres. Le Nil traverse l��gypte sur plus de 1000 kilom�tres en dessinant une boucle au niveau de Louxor. Il se jette dans la M�diterran�e par un delta divis� en deux branches principales. A l�est du Nil le d�sert arabique se d�veloppe en direction de la Mer Rouge .Il est form� de plateaux et d�une cha�ne de hautes montagnes ( Djebel Sayib El Banet, 2184 m) qui dominent la Mer Rouge. La Mer Rouge est divis�e, dans sa partie nord entre les golfes de Suez et d�Aqaba enserrant la p�ninsule du Sina�, dont el point culminant est le Djebel Katherine (2697 m).

Le Nil est le plus long fleuve du Monde (6670 kilom�tres) et le second pour le d�bit derri�re l�Amazone. Un quart seulement du fleuve coule en �gypte. Le Nil prend sa source dans les grands lacs �quatoriaux .Il comprend le Nil Blanc ( qui ne concourt que pour 14% au d�bit total ). Le Nil blanc prend sa source dans les monts Ruwenzori aux confins du Rwanda, du Burundi et du Congo. C�est le Nil Bleu qui apporte au pr�c�dent les eaux de pluies tomb�es sur les hauts plateaux abyssins provoquant une crue estivale de 8 m�tres au dessus de l��tiage qui d�pose des quantit�s consid�rables de limons (84 milliards de m3 soit 3 livres par m3 d�eau).Les deux branches se rejoignent � Khartoum pour former le Nil. Le barrage d�Assouan (construit de 1960 � 1970) a r�gularis� le d�bit du fleuve et cr�� un lac de retenue de 500 kilom�tres de long et 10 kilom�tres de large contribuant � rendre cultivable plus de 650 000 ha de terres. Le barrage atteint une longueur de 3,6 km pour une largeur de 980 m�tres � la base et de 30 m�tres au sommet. Le volume de l�ouvrage est de 42,5 millions de m3 ( terre et pierres ) . C�est le deuxi�me plus grand lac de retenue du Monde apr�s le lac Kariba sur le Zamb�ze .

L'espace nilotique d�coupe le pays en trois parties : -la Haute �gypte d'Assouan � Assiout, -la Moyenne �gypte qui s'�tend jusqu'au sud du Caire  et englobe le Fayoum, -la Basse �gypte  qui comprend le delta, du Caire � la c�te. La Nubie  � l'extr�mit� sud de a vall�e �gyptienne, du tropique du cancer � la fronti�re soudanaise, est d�sormais largement ennoy�e par les eaux du lac Nasser.

Le climat de l��gypte est partout d�sertique sauf sur sa fa�ade m�diterran�enne. Les influences climatiques et biog�ographiques m�diterran�ennes  ne s'exercent pas au-del� du 30e parall�le, latitude approximative du Caire. Elles donnent � la Basse �gypte des hivers doux avec des averses .Les pr�cipitations d�croissent vers le sud : 184 mm � Alexandrie, 26 mm au Caire et 3 mm � Assouan et elles disparaissent  pratiquement au sud du 28e parall�le o� le climat aride r�gne sans partage .Les temp�ratures peuvent y �tre tr�s �lev�es (plus de 40�C au Caire en juillet ao�t) et les �carts importants entre le jour et la nuit .L�hiver est bref (janvier�f�vrier) avec des temp�ratures diurnes moyennes de 20�C et des minima rarement inf�rieurs � 6�C. La mer Rouge introduit une forte humidit� non g�n�ratrice de pluies sur les rivages et le Sina�  (2637 m�tres) qui peut recevoir des pr�cipitations neigeuses.

NAISSANCE ET �VOLUTION DU TOURISME

Le Tourisme a des origines anciennes en �gypte. Il est li� � la red�couverte du Monde de l�Antiquit� classique. La vall�e du Nil avait d�j� fascin� les grecs et les romains (� Histoires � de H�rodote au Ve si�cle av.JC, Diodore et Strabon au Ier si�cle av. JC et Plutarque au Ier si�cle apr. JC ) .Les empereurs romains embellirent Rome, puis Constantinople de vestiges arrach�s aux grands sites �gyptiens.

Mais c�est la renaissance qui amorce la red�couverte de la civilisation �gyptienne .Trois fran�ais au XVIIIe si�cle contribu�rent � faire conna�tre l��gypte : le j�suite Sicard, Savary et Volney , auteur d�un �  Voyage en Syrie et en �gypte � que Bonaparte aurait emport� dans ses bagages . C�est en effet l�exp�dition de Bonaparte en 1798 qui fut � l�origine du renouveau de notori�t� de l��gypte ancienne.160 savants et techniciens particip�rent � cette exp�dition dont Vivant Denon (1747�1825 ) de deux ouvrages c�l�bres : � Voyage dans la Haute et la basse �gypte � (1802) et � Description de l��gypte � ( 1809 ).Le XIXe si�cle est surtout marqu� par une succession de pillages des grands sites arch�ologiques auxquels sont associ�s les consuls de France et d�Angleterre : Drovetti et Salt, ce dernier s�associa � Belzoni, inventeur d�Abou Simbel et de la tombe du pharaon S�ti Ier. En 1822 le d�chiffrement des hi�roglyphes par Champollion marqua la naissance de l��gyptologie moderne. Les premi�res fouilles scientifiques organis�es par Auguste Mariette d�bouch�rent sur la cr�ation d�un premier mus�e arch�ologique � Bulaq dans un faubourg du Caire . Quelques dates , marqu�es par des d�couvertes spectaculaires, jalonnent le d�veloppement de l��gyptologie : -1881 : le service des Antiquit�s d�couvre � Deir El Bahari une cache contenant des momies royales des XVIIIe et XIXe dynasties, -1922 Carter et Carnavon d�couvrent la s�pulture inviol�e de Toutankhamon dans la vall�e des rois, -1940 l�arch�ologue fran�ais Louis Montet d�couvre des s�pultures royales miraculeusement intactes � Tanis � l�est du delta .

L'�gypte exerce  sur les fran�ais une �trange fascination. En France les expositions organis�es sur le th�me de l��gypte ancienne ont toujours �t� des succ�s populaires incontestables : �Toutankhamon� (1967, plus de 1,2 millions d�entr�es payantes), �Rams�s II� (1976), �Tanis � (1987), �Egyptomania � (1994), � L�engouement du grand public pour l�Egypte se manifeste aussi dans de grands succ�s de librairie. Les ouvrages publi�es se rattachent � des styles tr�s vari�s : litt�rature romanesque (�Mort sur le Nil� d�Agatha Christie, les best-sellers de Christian Jacq, �), ouvrages de vulgarisation scientifique  comme celui de G. Dormion et J. P Goidin , � Kh�ops, nouvelle enqu�te .propos pr�liminaires � (1986).Les copies d�objets antiques rencontrent aussi un r�el succ�s . Le mus�e du Louvre r�alise plus de 50% de ses ventes  dans ce domaine avec des �uvres d�art �gyptiennes. Dans un autre domaine les cours d��gyptologie dispens�s par l��cole du Louvre et l�Institut catholique, ainsi que par l��cole priv�e Kh�ops, rencontre un succ�s grandissant .

 

�volution du taux d'occupation des h�bergements �gyptiens ( 1997- 2000 )

 

Entre 1992 et 1995 le nombre d�arriv�es de touristes en �gypte est pass� de 1,4 � 3,8 millions soit une augmentation de 274% .Durant cette p�riode les effectifs de touristes arabes visitant l��gypte ont peu augment� (33%), par contre l�augmentation des visiteurs europ�ens a �t� de l�ordre de 443%.En 1996 les touristes europ�ens repr�sentaient 60% des arriv�es totales ( 3,528 millions de touristes �trangers dont 2,34 millions de touristes europ�ens).En 1998 l��gypte a re�u 3,4 millions de touristes �trangers dont 1,9 millions de touristes europ�ens), soit une baisse notable li�e au d�veloppement du terrorisme (Attentats de Louxor de 1997) .L�augmentation are pris ensuite une courbe ascendante, les effectifs de touristes �trangers atteignant 4,49 millions en 1999 dont 3,22 millions de touristes europ�ens. Parall�lement au nombre des arriv�es les recettes touristique sont connu, durant cette p�riode une augmentation consid�rable passant de 304 millions de $ U.S en I982 � 3204 millions de $ U.S en 1996.

 

L��volution du Tourisme en �gypte ( 1993-1999 )

 

Le nombre de touristes en �gypte ( 1981-1982 / 2000-2001 )

 

Aujourd�hui le Tourisme est devenue une activit� �conomique majeure du pays, mais aussi une �fragile poule aux �ufs d�or�. En 2000 Le Tourisme, avec 5 millions d�arriv�es annuelles (7 � 8 millions d�arriv�es pr�vues en 2010), serait � l�origine de plus de 2 millions d�emplois, tandis que les revenus g�n�r�s par cette activit� d�passeraient 4,3 milliards $  (des revenus de 10 billions de $ sont envisag�s d�s 2005 ).De 1982 � 1999 les flux touristiques ont connu une croissance de 9,7 %.Le Tourisme est la premi�re source de revenus pour l��conomie �gyptienne. 200 000 personnes travaillent dans le Tourisme, mais le secteur fait vivre de 3 � 4 millions de personnes . C�est le secteur de l��conomie �gyptienne qui a connu la plus forte croissance. En 1983 l�Egypte avait re�u 1,3 million de visiteurs seulement et 3,2 millions en 1992. Comme pour les autres pays m�diterran�ens, le secteur du tourisme est primordial pour l'�conomie �gyptienne. Il repr�sente, avec ses services annexes, 11% de son PIB, assure, en moyenne, un quart de ses revenus en devises �trang�res et emploie 2,2 millions de personnes, soit 12,6% de la population active. En 2004, les recettes issues du tourisme, soit 6,6 milliards $, avaient augment� de 43,5% par rapport � 2003. Destination culturelle pour une �lite europ�enne et am�ricaine jusqu'en 1982, ce n'est qu'apr�s les accords de Camp David que l'Egypte a pu commencer � d�velopper son secteur touristique, mais celui-ci n'a vraiment pris son essor que dans les ann�es 95/96; apr�s avoir oscill� entre 4 et 5,5 millions, selon les �v�nements, le nombre annuel de touristes a franchi le seuil des six millions en 2003 et celui des huit millions de touristes en 2004. En 2004, l�Egypte a accueilli plus d�un million  d�Italiens, pr�s d�un million d�Allemands, 700.000 Russes et 550.000 britanniques. Les Fran�ais, au nombre de 465.000, sont arriv�s en 5�me position. Suite aux attentats de Sharm El Sheikh, le flux de touristes a diminu� de 15,27% en ao�t 2005, compar� � ao�t 2004 �alors qu�il avait augment� de 15,6% au cours des quatre premiers mois de l�ann�e.

 

Les entreprises touristiques fran�aises sont bien implant�es en Egypte. Cr��e en 1980, Accor Egypt est le premier op�rateur h�telier du pays : il poss�de et/ou g�re vingt h�tels, soit 4.5000 chambres, et un bateau-restaurant. Partenaire � 47% de la soci�t� Maccor, il a investi plus de 102 millions d�� au travers de cette soci�t�. En 2006, il ouvrira son premier Novotel au coeur de la capitale. En 2004, le Club M�diterran�e, qui g�rait d�j� un village � Louxor et un h�tel � Assouan, a ouvert un village � El Gouna, sur la Mer Rouge. Il envisage s�installer ult�rieurement � Taba, dans le Sina�. En 2002, Concorde a sign� un contrat de gestion avec la soci�t� El Shams Co. for Hotels & Resorts pour un h�tel de 420 chambres � Sharm El Sheikh; en 2003, le m�me partenaire lui a confi� la gestion d'un h�tel de 320 chambres au Caire. Parmi les voyagistes implant�s localement, on citera Jet Tours, qui commercialise un bateau de croisi�re et les produits de marques "Eldorador" (un bateau de croisi�re et un h�tel � Sharm El Sheikh), Etapes Nouvelles, Fram et Nouvelles Fronti�res.

 

Etant donn� le contexte politique et les difficult�s pour obtenir un visa d�entr�e dans les pays occidentaux, les touristes arabes ont maintenant tendance � passer leurs vacances dans la r�gion. L'Egypte a donc profit� de ce contexte : elle a intensifi� ses campagnes publicitaires au Moyen-Orient, facilit� l'obtention de visas, mais aussi l'acc�s � la propri�t� pour encourager les Saoudiens et les Emiratis, notamment, � acheter des r�sidences secondaires au bord de la mer. Depuis 2001, les touristes arabes repr�sentent plus de 20% du visiteurs. Autrefois, ils ne venaient qu'au Caire et � Alexandrie, maintenant ils ont d�couvert les destinations baln�aires de la Mer Rouge, et notamment Sharm El Sheikh. 1,6 millions de touristes arabes se sont rendus en Egypte en 2004.

 

L'Egypte s'est affirm�e comme la destination n� 1 dans la r�gion, mais n'a pas encore trouv�, au niveau international, la place qui devrait lui revenir, compte tenu de ses atouts; � l'�chelle mondiale, elle n�attire qu�un pour cent des touristes. Le d�veloppement doit donc se poursuivre. L�objectif gouvernemental est d�atteindre 18 millions de touristes d�ici dix ans, d�am�nager plus de 500 km de c�tes, de construire et de r�habiliter plusieurs a�roports. L�Organisation Mondiale du Tourisme pr�voit un taux de croissance annuel moyen de 3,8% pour l�industrie du tourisme en Egypte.

 

           

Le nombre de nuit�es touristiques en �gypte ( 1981-1982/2000-2001 ) 

 

A c�t� du tourisme arch�ologique traditionnel, le pays a entam� une politique de diversification de son tourisme culturel trop longtemps centr� quasi-exclusivement sur les sites pharaoniques. L� arch�otourisme poss�de un autre atout: le pass� gr�co-romain surtout apparent � Alexandrie � la suite des fouilles r�alis�es par Jean Yves L�Empereur et Franck Goddio. Ces recherches ont d�bouch� sur de nombreux reportages et expositions internationales dont celle organis�e par Jean Yves L�Empereur au Petit Palais � Paris en 1998. Les vestiges arabo-musulmans cairotes, class�s au Patrimoine Mondial en 1979 et n�glig�s jusqu�aux ann�es 1990, ont �t� restaur�s et valoris�s cons�cutivement au s�isme du 12 octobre 1992. Le pays tente aussi de valoriser le pass� et le pr�sent chr�tien : l��glise suspendue consacr�e � la Vierge, dans le quartier copte du Caire (IVe si�cle), les monast�res coptes du Wadi el-Natroun et les monast�res de Saint Antoine et de Saint Paul sur la Mer Rouge, ainsi que le monast�re de Sainte Catherine dans le Sina�. D�autres secteurs ont �t� d�velopp�s tel le tourisme baln�aire sur les c�tes de la Mer Rouge  et dans la p�ninsule du Sina� . D�importants investissements ont �t� engag�s avec l�aide de la Banque Mondiale. Les deux projets les plus importants sont en voie d�ach�vement: Taba Heights  (20 kilom�tres au sud du golfe d�Aqaba) et Gouna  (30 kilom�tres au nord d�Hurghada ). Mais ces projets ne sont pas sans repr�senter des risques tr�s importants de d�gradation de l�environnement .Plus r�cemment le tourisme ethnique (visite des oasis, d�couverte de la vie b�douine, �) et l��cotourisme commencent � se d�velopper.

 

Par ailleurs le Tourisme, tout en �tant un secteur ultra- dynamique, demeure aussi tr�s fragile  et tr�s largement d�pendant de la situation politique  int�rieure et r�gionale .C�est ainsi qu�en 1990-1991 la Guerre du Golfe a entra�n� une chute drastique de la fr�quentation. Le pire est survenu avec les attentats islamistes des ann�es 1990 ( plus de 100 morts ) et surtout avec le massacre de Louxor en novembre 1997 (58 touristes assassin�s dans le temple d�Hatchepsout). Depuis cette date les violences semblent s��tre arr�t�es  mais des mesures de s�curit� tr�s s�v�res, et souvent aussi tr�s lourdes, ont �t� prises. La reprise de l�Intifada palestinienne, puis l�attentat de septembre 2001 ont �t� � l�origine d�une nouvelle chute de fr�quentation qui a atteint 60 % au dernier trimestre 2001 et qui a �t� amplifi�e par les attentats du 11 septembre. Cependant au lendemain de chaque attentat l�inflexion constat�e dans la courbe de la fr�quentation touristique s�est r�v�l�e relativement limit�e  dans la dur�e  et son caract�re globalement ascendant n�a pas �t� durablement affect�. Ce ph�nom�ne peut s�expliquer d�une double mani�re. Il refl�te d�abord le � fatalisme �, ou du moins la capacit� de r�silience, des touristes. Par ailleurs la fascination extr�mement forte de la destination explique aussi le faible impact du tourisme. Cependant la menace jihadiste demeure r�elle  bien que son intensit� soit difficile � �valuer. Il est incontestable que le r�gime fait partie des cibles prioritaires de  Al-Qa�da comme les responsables de l�organisation l�ont maintes fois rappel� � commencer par Ayman al-Zaihairi, bras droit de Ben Laden  et lui-m�me de nationalit� �gyptienne.

 

 

 

�VOCATION BR�VE DE LA CIVILISATION �GYPTIENNE

Sous une forme r�sum�e et volontairement �lagu�e quelques donn�es historiques de base sur l�histoire �gyptienne.

L��GYPTE PHARAONIQUE

L�agriculture appara�t en �gypte vers �5000. Elle est contemporaine des premi�res tentatives d�unification du pays qui se divise en deux ensembles distincts : la haute �gypte dont la ville principale est Nekhen (son symbole est la couronne blanche et son embl�me le roseau) et la basse �gypte dont la ville principale est Bouto ( son symbole est la couronne rouge et son embl�me l�abeille ). L�unification de ces deux ensembles territoriaux est r�alis�e en 3110 av. JC par Narmer ( Men�s ) qui installe sa capitale � Memphis et porte d�sormais la double couronne : le pschent .

La chronologie de l�histoire �gyptienne a �t� �tablie par Man�thon �280 av. JC .Ce dernier a divis�e la longue histoire de l��gypte en 30 dynasties, elles-m�mes r�parties entre Ancien Empire, Moyen Empire et Nouvel Empire.

L�Ancien Empire (3110-2040 av. JC) correspond aux IIIe � VIe dynasties. Il est marqu� par la construction des pyramides de Saqqarah, Kheops, Khephren et Myk�rinos (IVe dynastie).L��gypte s��tend alors jusqu�� la Nubie, le Soudan et le Sina�. Le pharaon d�tient un pouvoir absolu.

Une p�riode dite �Interm�diaire� fait suite � la Vie dynastie et s��tend de la VIIe � la IXe dynastie.

Le Moyen Empire couvre la p�riode correspondante aux XIe et XIIe dynasties (2061�1785 av.JC). L��gypte r�unifi�e sous le r�gne de Mentouhotep II conna�t une p�riode de faste et de prosp�rit� marqu�e par une renaissance des arts et de l�architecture, en particulier sous le r�gne de Amenemhat Ier ( constructeur du complexe fun�raire de Haoura dans le Fayoum ).Le culte d�Osiris devient tr�s populaire.

Une nouvelle p�riode d�instabilit� (2�me p�riode Interm�diaire ( 1785-1540 av. JC )) correspondante � la XIIe dynastie est marqu�e par l�occupation des Hyksos .

Le Nouvel Empire correspond aux XVIIIe - XIXe et XXe dynasties (1550-1069 av. JC ).Il d�bute par le r�gne de Thoutmosis III (1479-1425 av. JC).L��gypte conna�t une nouvelle phase d�expansion territoriale. La capitale est install�e � Th�bes et la principale divinit� devient Amon R�. C�est � la XVIIIe dynastie, (1550-1295 av .JC) qu�appartient le r�gne d�Am�nophis IV (Akhenaton) ( 1350-1333) auteur d�une tentative manqu�e d�instauration d�instauration d�un monoth�isme et de son fils Toutankhamon (�Image vivante d�Amon�).La XIXe dynastie (1295-1188 av. JC ) est domin�e par les r�gnes des Ramessides : S�ti Ier (1294-1279 av. JC ) et Rams�s II (1279-1212 av JC ).Ce furent des rois combattants et b�tisseurs (bataille de Qadesh contre les Hittites/construction de temps � Th�bes, Louqsor et Karnak ).

A la fin du Nouvel Empire une nouvelle p�riode troubles constitue la 3�me p�riode Interm�diaire (1069 �650 av. JC ) marqu�e par des invasions assyriennes et perses.

L��gypte conna�t une renaissance sous la p�riode ptol�ma�que. La conqu�te d�Alexandre le grand chasse les perses. Le conqu�rant fonde Alexandrie en 331 av. JC. A sa mort l��gypte est gouvern�e par le g�n�ral Ptol�m�e qui devient roi en 306 et fonde la dynastie des lagides. Ptol�m�e qui r�side successivement � Alexandrie , Ptol�ma�s et Naucratis introduit un culte nouveau celui de S�rapis (association de Osiris et de Apis ).La capitale Alexandrie devient le plus grand centre intellectuel du bassin m�diterran�en ( Erastoth�ne, Euclide, Archim�de, Th�ocrite, Callimaque, � ).Les �gyptiens transcrivent, � partir de cette �poque , leur langue dans l�alphabet grec : le copte .La derni�re des Ptol�m�es fut Cl�op�tre VII qui �pousa son fr�re Ptol�m�e XIII, puis Ptol�m�e XIV et r�gna sous la tutelle de Rome. Elle eut un fils de C�sar. En 42 elle s��prit d�Antoine .Ce dernier vaincu par Octave � la bataille d�Actium se suicida . Cl�op�tre l�imita peu apr�s.

L��GYPTE CHR�TIENNE

L�ap�tre Marc pr�che � Alexandrie au Ier si�cle. En 190 Pant�ne fonde le Didascal�e (�cole de cat�ch�se) � Alexandrie qui devient un des centres les plus importants du Christianisme. C�est aussi en �gypte que se d�veloppa le n�o-platonisme sous l�influence de Sacas et Plotin ( IIIe si�cle ) .Pour les tenants de cette doctrine la r�alit� est une appr�hension du spirituel par la raison. Le monde mat�riel n�a qu�une existence formelle et Dieu est un �tre pur sans substance ni forme. C�est aussi en �gypte que se situe les d�buts du monachisme avec saint Paul de Th�bes ( 230-342 ) et saint Antoine (251-356 ).Ce dernier est bien connu par la biographie que lui consacra Saint Athanase. Les premiers moines �taient des anachor�tes vivant isol�s dans le d�sert. C�est Saint Pac�me (Anba Bakhum en arabe ) ( n� vers 285 ) qui fonda le monachisme c�nobite. Le premier monast�re fut fond� pr�s d�Akhmim. Au Ve si�cle il y avait plus de 10 000 moines en �gypte et pr�s de 40 monast�res surtout implant�s dans le Ouadi Natroun. A partir de 451 on voit appara�tre en �gypte l��glise copte qui se d�finit en r�action au concile de Chalc�doine qui donnait une nouvelle d�finition du dogme proclamant la double nature du Christ �convergeant en une seule personne �.Les �gyptiens rejet�rent cette r�forme et, de ce fait , le pays eu deux patriarches : l�un reconnu par Constantinople et l�autre garant de la doctrine monophysite devint le chef de l��glise copte ( un terme signifiant ��gyptien� issu de �kyptaios � (�copte � en grec issu lui-m�me de �aegyptos � qui signifie ��gyptien�).

L��GYPTE ISLAMIQUE

La province byzantine d��gypte fut envahie par les arabes en 639. Ces derniers se donn�rent pour capitale Fostat. Sous les abbassides la capitale fut transf�r�e � El Askar .En 832 l��gypte devint un fief turc dont le premier gouverneur fut Ahmad Ibn Touloun ( 835-884).Il fut le cr�ateur du premier �tat musulman ind�pendant d��gypte .Au nord de El Askar, il fonda une nouvelle capitale : El Qatai. A partie de 869 s�ouvre la p�riode fatimide, dynastie chiite oppos�e aux Abbassides qui se donn�rent pour capitale Qahirah (Le Caire).L�apog�e de la p�riode fatimide correspond au r�gne de El -Moustansir (1036-1094).

 

G�OGRAPHIE TOURISTIQUE R�GIONALE DE L��GYPTE

LE CAIRE ET SES ENVIRONS

C�est la plus grande ville d�Afrique avec plus de 16 millions d�habitants ( 3,5 millions en 1960, 8,6 millions en 1986 ). L�appellation trouve son origine dans une d�formation, par des marchands italiens, de El Qahira. La ville est connu aussi sous le nom de Misr. En arabe le m�me mot d�signe indiff�remment Le Caire et l��gypte. La ville est confront�e � de multiples probl�mes d�urbanisme, de salubrit� et de circulation. Trois grands projets sont en chantier : -la construction d�un m�tro (2 lignes existent d�j�, la troisi�me est en projet) , -le trac� d�une autoroute p�riph�rique ( la �Ring Road �), -la cr�ation d�une station de traitement des eaux us�es. Le centre de la ville pr�sente plusieurs visages distincts : -la vieille ville islamique, -l�ancien quartier copte ( le Vieux Caire ( Mar Guirguis ( Saint Georges ) ), -le centre-ville europ�en ( Wasat al-Balad), - les quartiers r�sidentiels de Garden city, Zamalek et Roda. La ville abrite un riche patrimoine islamique m�di�vale et moderne : - la mosqu�e d�Ibn Touloun fond�e en 872 par le gouverneur turc de la ville, - la madrasa du sultan Hassan fondateur de la dynastie des Bharides (1356-1363), la citadelle construite par Saladin en 1176, la mosqu�e de Mohammed Ali ( 1830-1848), - les grands cimeti�res cairotes du nord et du sud de la ville : �La cit� des morts habit�e aujourd�hui par plus de 180 000 Personnes sont plus de 20000 vivent dans les tombes. C�est au Caire que se trouve le mus�e �gyptien construit en 1902 sous Abbas II Hilmi .

 

 

La pyramide � degr�s de Saqqarah

Non loin du Caire se trouve le site de Saqqarah domin� par la pyramide � degr�s de Djoser ( IIIe dynastie, 2700-2625 av. JC ) qui est le plus vieux monument en pierres taill�es du Monde. L�architecte de l��difice en fut Imhotep, vizir du roi Djoser. La pyramide est le r�sultat d�une �volution complexe. A l�origine c��tait un mastaba, sur�lev� par 4 puis 7 gradins. La pyramide est entour�e d�un vaste complexe fun�raire restaur� par l�arch�ologue fran�ais Jean Philippe Lauer .

 

 
La pyramide rhombo�dale de Dachour

 

Non loin de l� le site de Dachour comporte 7 pyramides (2 de la IVe dynastie et 5 des XIIe et XIIIe dynasties). La plus connue est la pyramide rhombo�dale ( un terme qui d�signe le changement d�inclinaison de l��difice � mi-hauteur ) � cot� de laquelle se trouve la Pyramide rouge du pharaon Sn�frou ( les deux �difices datant de la Ive dynastie ). 

 

 

Les pyramides de Ch�ops et de Ch�phren

Mais ce sont les pyramides du plateau de Giza qui sont les plus connus. La plus grande est celle de Ch�ops ( 15O m�tres de haut soit 2,3 millions de blocs de pierre de 2,5 tonnes chacun).Ce n�est pas la plus grande pyramide du monde, la pyramide azt�que de Cholula au Mexique avait une superficie � la base trois fois plus grande).En 1954 on d�couvrit au sud de la pyramide deux grandes fosses rectangulaires, l�une d�elles contenait une barque solaire .La pyramide de Khephren ( 2859-2856 av. JC ) est moins �lev�e : 136 m�tres. A proximit� des pyramides se trouve le sphinx dont les traits reproduisent ceux du pharaon Khephren. Le visage fut mutil� par les mamelouks. Sous la XVIIIe dynastie il fut identifi� au dieu Hamarchis (Horus ) et une st�le grav�e de Thoutmosis IV (1401-1390) fut plac�e entre ses pattes .

LA HAUTE �GYPTE

Elle se d�veloppe sur 800 kilom�tres de long et 20 de large. Les deux sites les plus connus sont Th�bes ( Louqsor ) et Karnak, tous deux situ�s � 657 kilom�tres du Caire. Th�bes fut la capitale de l��gypte sous le Nouvel Empire de 1550 � 1609 av. JC. Elle �tait plac�e sous la protection du dieu Amon , divinit� locale assimil� � R� le dieu soleil d�H�liopolis. Le temple de Louqsor assez �troit se d�veloppe sur une longueur de plus de 230 m�tres. Il fut �difi� en plusieurs �tapes par Am�nophis III, Rams�s II et Alexandre le Grand. Le complexe d�Amon R� � Karnak est le plus important d��gypte .Son enceinte englobe 20 temps r�partis sur 25 hectares. Le temple d�Amon est le plus connu. Il fut construit en plusieurs �tapes sous les r�gnes de plusieurs pharaons : Hatshepsout, Thoutmosis III. S�ti Ier (1294-1279 ) construisit une immense salle hypostyle de plus de 6000 m2 et comptant 137 colonnes, elle fut achev�e par Rams�s II ( 1279-1212).

A Th�bes et sur la rives ouest du Nil se d�veloppent de vastes complexes fun�raires : le temple fun�raire d�Hatshepsout (1479-1458 ) ench�ss� dans un crique montagneux et auquel on acc�de par trois terrasses pourvues de rampes inclin�es, Le Ramesseum ou temple fun�raire de Rams�s II, la Vall�e des Rois qui abrite 62 hypog�es dont la c�l�bre tombe de Toutankhamon (1336-1327) qui a livr� plus de 5000 objets, la vall�e des reines ( 80 tombes), les tombes des nobles (414 tombes) de la Ive dynastie � l��poque romaine. 

La Haute �gypte se termine avec le barrage d�Assouan dont la construction achev�e en 1972 a permis l�irrigation de plus de 1 million d�hectares. Un premier barrage avait �t� construit par les anglais en 1902 d�terminant un lac de retenue de 225 kilom�tres. Le haut barrage, �difi� avec l�aide technique de l�URSS, atteint 980 m�tres de large � la base (40 m�tres au sommet) pour une hauteur de 111 m�tres .

LA NUBIE

Elle couvre 22000 km2 entre Assouan et le nord du Soudan. La r�gion a �t� largement inond�e par le lac Nasser n�cessitant le relogement de plus de 100000 personnes en �gypte (Kom Ombo) ou au Soudan. Une campagne de sauvetage fut organis�e en 1960-1970 � laquelle particip�rent 30 pays et qui permit de sauver 23 temples dont le temple d�Amada remont� sur une colline, le temple de Derr d�mont� et reconstruit et surtout les temples de Rams�s II � Abou Simbel. La falaise qui portait les temples rupestres fut d�coup�e et r�-assembl�e 64 m�tres au dessus de son emplacement d�origine (plus de 300 000 tonnes de roches furent d�plac�s, 1036 blocs d�coup�s et l�op�ration dura 9 ans.

LA MER ROUGE ET LA P�NINSULE DU SINA�

L��gypte en poss�de 1600 kilom�tres de littoral. La station d� Hourghada (1 heure d�avion du Caire) est la premi�re station baln�aire d��gypte .Plusieurs villages touristiques se sont d�velopp�s dans cette r�gion : Magaouich, El-Giftoun, �Beaucoup de ces stations ( Noueiba, Dahab, Charm El Cheikh, El Giftou , Magaouich ) se sont sp�cialis�es dans la pratique de la plong�e sous-marine car la position g�ographique et climatique de ces c�tes m�ridionales de l��gypte est favorable � la prolif�ration des coraux pour lesquels une temp�rature des eaux sup�rieure � 18,5�C et des fonds sup�rieures � 22 m�tres sont indispensables .Le littoral de la Mer Rouge comporte des r�cifs frangeants et des r�cifs barri�res parall�les � la c�te ainsi que des formations en plaques o� les coraux prolif�rent en tas sur le plancher sous �marin.

Les stations touristiques de la Mer Rouge  

La p�ninsule du Sina� et la c�te de la Mer Rouge sont devenus durant les derni�res d�cennies un lieu majeur d�investissement pour le Gouvernement �gyptien et la Banque Mondiale. Cette r�gion �tait d�j� valoris�e sur le plan touristique par d�autre destinations : Eilat ( Isra�l), Aqaba ( Jordanie ) et Duba� (�mirats Arabes Unis).Dans cette r�gion l��gypte a cherch� � diversifier ces produits touristiques et � offrir des produits mixtes regroupant loisirs, sports, tourisme d�aventures, tourisme de congr�s et d�affaires et �cotourisme .

 

Hurghada

 

Le gouvernorat de la Mer Rouge offre quatre destinations touristiques : Hurghada, Safaga , El Quseitr et Mersa Alam .La principale destination demeurant Hurghada. Pr�s de 1800 chambres ont �t� am�nag�es � Hurghada entre 1980 et 1990. Aujourd�hui l�offre haut de gamme avoisine 7000 chambres, auxquelles il faut rajouter 6000 chambres de cat�gorie inf�rieure. L�essentiel de l�h�bergement est constitu� par des h�tels qui se d�veloppent sur une trentaine de kilom�tres le long du littoral. A l�exception de Sheraton et de Sonesta l�installation de la quasi-totalit� des cha�nes h�teli�res pr�sente dans cette r�gion est r�cente. Malheureusement une grande partie de ce d�veloppement h�telier s�est effectu� sans contr�le, il en est r�sult� un b�tonnage de certaines portions du littoral et des d�gradations parfois importantes de l�environnement. Le nombre de visiteurs � Hurghada atteignait 162 00 nuit�es en 1980. Il a connu une augmentation rapide, atteignait 207 000 nuit�es d�s 1990. En 1980 80% des visiteurs �taient des nationaux , en 1990 pr�s de 70% d�entre eux �taient d�origine �trang�re ( essentiellement europ�enne) . En 1998 le nombre total d�arriv�es atteignait 616 000 et Hurghada �tait devenu une destination r�gionale reconnue et une alternative cr�dible � d�autres destinations touristiques comme la Tunisie, la Turquie ou les �les Canaries .

 

L'H�tel Marriott Beach � Hurghada

 

Depuis 19954 les plans de d�veloppement touristique ont cherch� � assurer un d�veloppement de l�ensemble du littoral de la Mer Rouge ( Sur les 155 nouveaux projets approuv�s par le � Egyptian Tourism Development Authority � entre janvier et juin 1996, 34% seulement �taient localis�s � Hurghada et dans ses environs. Les projets les plus r�cents visent � l�am�nagement de complexes touristiques int�gr�s. La station d� El Gouna est repr�sentative de ce type de strat�gie de d�veloppement. Le succ�s rencontr� par son am�nagement a entra�n� la cr�ation d�autres complexes touristiques du m�me type � Sahl Hasheesh et Abu Soma. L�effort d�am�nagement d�avenir portera essentiellement sur les 120 kilom�tres de littoral entre El Quseir et Mersa Alam.

Dans le sud-Sina� jusqu�en 1987 il n�existait que deux h�tels � Sharm el Sheikh , l�un dans le village et l�autre � 7 kilom�tres � l� ouest dans la baie de Naaama. La qualit� des plages et l�attractivit� de l�arri�re �pays montagneux ont transform� Sharm El Sheikh en une destination touristique majeure qui concentre le plus grand nombre d�h�tels et les flux touristiques les plus importants de la p�ninsule du Sinai .Plusieurs autres villages voisins se sont convertis au Tourisme et sont devenus des stations importantes : Taba, Dahab , Nuweiha . Tous sont localis�s au nord de Sharma El Sheikh, le long du golfe d�Aqaba. Le d�veloppement de Sharm El Sheikh reste cependant modeste en comparaison de celui d�Hurghada , une diff�rence qui s�explique essentiellement par les dimensions de la baie de Naama et par le strat�gie d�velopp�e � Sharm El Sheikh qui consiste � privil�gier les h�bergements haut de gamme .

Le d�veloppement touristique du littoral de la Mer Rouge soul�ve de nombreux probl�mes environnementaux. Les �cosyst�mes coralliens sont particuli�rement d�velopp�s dans cette r�gion et le d�veloppement touristique incontr�l� d�Hurghada s�est sold� par la disparition de pr�s de 80% des formations coralliennes situ�es le long de cette portion du littoral de la Mer Rouge . Une nouvelle l�gislation a �t� �tablie pour renforcer la l�gislation relative � la protection de l�environnement. L � �  Egyptian Environnemental Affairs Agency � (EEAA) a publi� une s�rie de recommandations relative aux nouvelles constructions et qui vise � interdire la destruction de la ligne c�ti�re, de la plate-forme tidale et des r�cifs coralliens. Les plans d�am�nagement susceptibles de menacer l�environnement devront �tre soumis � l�EEAA pour approbation. Par le gouvernorat du Sud Sina� a adopt� des mesures pour �viter le b�tonnage du littoral selon un sch�ma d�j� r�alis� � Hurghada .L�obtention des permis de construire a �t� soumise � des r�gles strictes : les b�timents doivent �tre construits en arri�re des plages et ils ne doivent pas comporter plus de deux �tages .


 

 
 

 

 

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