G�OTOURISME

Le site de la G�ographie touristique en France et dans le Monde

Le Tourisme en France

  Le Tourisme dans le Monde

 La bibliographie

Le dictionnaire

 

Les lexiques

Les annales

Les cours en ligne

Le r�f�rentiel  

L'examen

La m�thodologie

La vie scolaire

Le sujet de la session 2015  

 
Le tourisme dans le Monde

Le bassin m�diterran�en

  L'Espagne
  L'Italie
  La Croatie
  La Gr�ce
  La Turquie
  L'�gypte
  La Tunisie
  Le Maroc
 

Le Tourisme de croisi�re

L'Europe du Nord
  Les pays scandinaves

L'Afrique subsaharienne

Les �les tropicales

  L'espace cara�be
  Cuba
  Les Seychelles
  Les Maldives
  Les �les du Pacifique
  Les Gal�pagos
Les Am�riques
  Les Etats-Unis
  Le Mexique
  Le Costa Rica
 Le P�rou
  Fiche signal�tique
  Les civilisations andines
  L'Am�rique du sud

L'Asie

  L'Inde
  Le N�pal
  L'Asie du sud-est
  Le Vi�t-Nam
  La Tha�lande
  L'Indon�sie
  Singapour
  La Chine

Les r�gions polaires

 

L'Arctique et l'Antarctique

Le Tourisme et les risques
  Le Tourisme et le Terrorisme
 

Le Tourisme et les maladies

 

Le Tourisme sexuel

Les nouveaux tourismes

  Le Tourisme spatial
 
 
 Plan du site
 Index
 Dictionnaire
 Lexiques
 M�thodologie
 Th�mes
 Destinations
 R�f�rentiel
  Bibliographies

                  

  Le Tourisme au P�rou

 

 

  El Per� es un pa�s hermoso y variado, de una vasta riqueza natural y paisajes que abarcan todas las manifestaciones de la naturaleza americana. De otro lado, su historia milenaria esta aun viva en monumentos tan deslumbrantes como Machu Picchu. Venga a visitarnos y a disfrutar de la hospitalidad de los peruanos�. Mario Varga Llosas

 

Le tourisme est la troisi�me source de devises du P�rou apr�s les mines et la p�che, cette activit� repr�sente 5,6% du PIB. En 2010 le P�rou a accueilli pr�s de 3 millions de touristes (contre 1210000 en 2004 et 552 000 en 1996). La croissance de la fr�quentation touristique a d�but� dans les ann�es 1990 avec la stabilisation de l'�conomie, l'am�lioration de la situation politique et la construction d'infrastructures touristiques.

I - GEOGRAPHIE GENERALE

Le nom P�rou d�rive de Bir�, appellation d�un cacique indien qui vivait pr�s de la baie de San Miguel (Panam�), au d�but du XVIe si�cle. Lorsque les conquistadors espagnols les ont parcourus en 1522, les territoires de ce chef local formaient l�extr�mit� la plus m�ridionale du Nouveau Monde. Les Indiens de la zone rapport�rent aux espagnols l�existence d�un riche et lointain royaume. Le nom passa dans le langage courant de l��poque pour d�signer un territoire l�gendaire situ� tout au sud de l�isthme de Panam�. Par suite, Pizarro et ses hommes, au lendemain de la chute de l'Empire Inca en 1532, employ�rent le nom P�rou pour d�signer les nouvelles terres conquises.

Limit�s au nord par l�Equateur et la Colombie, au sud par le Chili, � l�est par le Br�sil et la Bolivie et � l�ouest par la Bolivie, les 1285 216 km2 (3e rang des pays d�Am�rique du sud) du P�rou, dispos�s de l��quateur au 18e degr� de latitude sud, se r�partissent entre: le d�sert pacifique, comprenant une trentaine d�oasis et coinc� entre les Andes et l�Oc�an couvre 15 % de la surface p�ruvienne; les Andes, larges de 300 � 400 km dans le Sud, o� aucun col ne descend au-dessous de 4000 m dans le Sud et le Centre, mais dont la largeur diminue dans le Nord en m�me temps que l'altitude s'abaisse; les plaines et les collines foresti�res de l�Amazonie, � l�est, qui occupent plus de 60% de la superficie totale du pays .

L�importance d�mographique et �conomique de chacun de ces ensembles g�ographiques est inversement proportionnelle � la surface qu�il occupe. Dans tout le pays la population se r�partit en archipels, dens�ment peupl�s et s�par�s par des espaces inhabit�s. En 2008, sur une population de pr�s de 29 millions d�habitants. Pr�s de 50% vivent sur les 8000 km2 des oasis du d�sert c�tier, mais la plus grande partie r�side dans les villes: Lima, la capitale, rassemble, en 2009, plus de 10 millions d�habitants. Les Andes comptent 7 millions d�habitants; il s�agit de populations surtout indiennes et rurales, qui occupent les hautes plaines proches du lac Titicaca dans le Sud, les vall�es et les bassins du Centre, les versants des montagnes septentrionales. Par contre les vastes �tendues foresti�res de l�Amazonie sont quasiment vides. La population se regroupe le long des rivi�res ou bien encore dans la r�gion pr�andine de la Ceja de Monta�a, � proximit� des nouvelles routes ouvertes dans la for�t.

L�un des probl�mes du P�rou est l�articulation du territoire national � partir de ces trois ensembles g�ographiques, diff�rents � la fois par les donn�es naturelles, par les formes d�occupation du sol et par le dynamisme �conomique, mais qui sont parfois compl�mentaires.

Quelques chiffres suffisent � montrer l�ampleur des transformations subies par le P�rou � l'�poque contemporaine. En 1940, le pays comptait 6,2 millions d�habitants; aux environs de 20 millions en 1983 et plus de 29 millions d'habitants en 2008. En 1940, moins d�un million de P�ruviens vivaient dans des villes de plus de 20000 habitants et les deux tiers �taient concentr�s � Lima. En 1983, la population des agglom�rations de 20000 habitants et plus d�passait les dix millions d�habitants dont la moiti� r�sidait dans la capitale. En 2007 la part de la population urbaine s'�levait � 74%. Dans les ann�es 80 il y avait 65% d�habitants dans les Andes, 28 p. 100 sur la c�te, 7% dans les r�gions foresti�res. Actuellement plus de 50% de la population vit dans les oasis, mais les 7/8 en ville, sept � huit millions dans les Andes, mais qui sont pour les deux tiers des ruraux, et le reste dans les plaines et collines de la selva. La densit� reste faible, le P�rou �tant, avec 23,2 habitants par km2 l'un des pays les moins dens�ment peupl�s de l'Am�rique. Cette densit� est d'ailleurs tr�s in�gale: �lev�e dans la c�te (242,7 habitants par km2 � Lima) et elle est infime dans l'Amazonie p�ruvienne. La population totale a tripl� en une quarantaine d�ann�es et a �t�  multipli�e par dix dans les villes. Ces deux particularit�s soulignent l�ampleur des probl�mes qu�affronte le pays du fait de la croissance d�mographique galopante.  Un ch�mage massif  se d�veloppe dans les villes o� la population est jeune (plus de 60 % de moins de 20 ans).

Un pays andin

Les Andes

Le P�rou est tr�s souvent associ� aux Andes. La � sierra � (montagne)  abrite 30 % de population et occupe 30 % de superficie totale du pays.

Les Andes p�ruviennes sont un segment des cordill�res pacifiques qui s��tendent de l�Alaska � la Terre de Feu. Elles se caract�risent par leur masse et par leur continuit�, traversant le territoire national de la Bolivie � l��quateur. En Am�rique du sud cette cha�ne de montagnes s�amorce au Venezuela  pour s�achever � la terre de Feu en traversant pas moins de 7 pays  (sur les 14 que compte l�Am�rique du sud).

La surrection des Andes est li�e � l'�pisode tectonique survenu � la fin du Tertiaire et qui s�est accompagn� de la construction de volcans, surtout dans le Sud. Ce soul�vement se poursuit aujourd�hui et certaines zones, P�rou occidental surtout, pr�sentent un risque sismique non n�gligeable (le 31 mai 1970 un s�isme d�une magnitude de 7,8 sur l��chelle de Richter a d�truit � plus de 90% le Callejon de Huaylas  dans la Cordill�re Blanche provoquant la mort de 70000  personnes).

La cordill�re se subdivise en deux branches: la Cordill�re occidentale ou c�ti�re  (P�rou) et la cordill�re orientale  (P�rou) ou Royale (Bolivie). L��cart entre ces deux cha�nes est occup� par l�altiplano dont l�altitude moyenne oscille aux environs de 3900 m�tres. La Cordill�re occidentale  longe le Pacifique. Elle est �troite et tr�s �lev�e . Plusieurs sommets d�passent 6500 m�tres dont le Huascaran (6978 m�tres). Elle est situ�e sur la ceinture de feu du Pacifique. L'enneigement y est mod�r�e � cause de la grande s�cheresse de l�air. Elle conna�t un froid intense et sec en hiver (de mai � novembre), les pr�cipitations y sont faibles, l�ensoleillement tr�s fort et les nuits tr�s froides (0�C). La cordill�re orientale est moins �lev�e au centre. Sa largeur avoisine 100 � 150 kilom�tres  et elle comprend des hauts plateaux (3500-4000 m�tres). Les points culminants en sont le Salkantay (6271 m�tres ) et l' Ausangate (6384 m�tres) situ�s dans la r�gion de Cuzco. Le rythme climatique est y est de type tropical alternant une saison des pluies chaude  (de novembre � avril) avec une saison s�che, froide et ensoleill�e. Ce sont les cordill�res qui abritent la majeure partie de la faune andine  et en particulier les cam�lid�s : lamas, alpagas et vigognes.

L��tagement climatique caract�rise les versants des cordill�res. L��tage Yunga se d�veloppe au dessus du d�sert c�tier  (600 m�tres au nord, 1200 m�tres au centre et 2000 m�tres au sud). La v�g�tation y est de type semi- d�sertique  (cactus cierge, figuier de barbarie, �). Au dessus survient l��tage Quechua, autour de 2000 m�tres  au nord et vers 3000-3400 m�tres au sud. C�est un �tage temp�r�. Dans les vall�es (r�gion de Cuzco) la temp�rature moyenne annuelle y est de 12�C  et les pr�cipitations avoisinent 600-700 mm. Le climat temp�r� et doux a permis le d�veloppement de plaines fertiles. C�est l��tage des c�r�ales (ma�s). L��tage puna (ou altiplano ou �tage suni) survient vers 3500 m�tres. C�est l ��tage de la quinoa et des tubercules. La v�g�tation, dense dans les oasis de fond de vall�e, s�appauvrit en altitude  et c�de la place au monte (sous-bois sec et �pineux). C�est l�habitat privil�gi� des hommes. Vient ensuite l��tage des roches et des glaciers, � partir de 4800 m�tres  dans le sud  et � partir de 4200 m�tres dans le nord. Il correspond � la limite inf�rieure des neiges �ternelles (4800 m au nord et 5300 m au nord). Sur le versant amazonien de la sierra l��tagement est tr�s diff�rent  en raison de la forte humidit� li�e � la condensation de la masse d�air chaud de la civette amazonienne  au contact des terres andines. Les pr�cipitations annuelles y sont sup�rieures � 1000 mm et parfois � 6000 mm. Les versants escarp�s abritent une for�t tropicale  humide .

La continuit� des reliefs montagneux n�exclut pas aussi une grande vari�t� d�aspects du sud au nord.

Les Andes m�ridionales sont larges. Il s�agit de montagnes s�ches. En bordure du lac Titicaca, � 3800 m, la temp�rature moyenne annuelle est de 9�C, mais il faut opposer une saison humide, entre novembre et mai, pendant laquelle il tombe de 400 � 700 mm d�eau, et une saison s�che, tr�s lumineuse o� les gels nocturnes alternent avec un fort ensoleillement dans la journ�e. � l�est, des cordill�res atteignent 5500 m et portent quelques glaciers.

La sierra est le domaine des cam�lid�s. On rencontre au P�rou deux cam�lid�s sauvages: la vigogne et le guanaco. Le premier  a �t� sauv� de l�extinction par la cr�ation de r�serves  comme celles de Pampas galeras  et d�Aguada blanca  dans le sud du P�rou. Le lama  et l�alpaca  sont les formes domestiqu�es issues probablement de croisements effectu�s  � partir de ces deux formes sauvages. L�unique pr�dateur des cam�lid�s  est le puma ou cougouar, un grand f�lid�. L�oiseau embl�matique des Andes est le condor, le plus grand rapace du Monde (3 m�tres d�envergure) qui peut s��lever jusqu�� 5500 m�tres d�altitude. Par son envergure, il est le plus grand oiseau terrestre volant de l'h�misph�re ouest, n'�tant d�pass� que par l'Albatros hurleur, grand oiseau marin avec une envergure pouvant aller jusqu'� 3,50 m�tres. Le condor des Andes �tait un oiseau mythique et v�n�r� par les Incas.

La population indienne est dense en lisi�re du lac Titicaca. Elle est compos�e de petits agriculteurs. Une partie d�entre eux parle l�aymara, d�autres parlent le quechua, la langue indienne la plus utilis�e dans les Andes p�ruviennes. Le quechua �tait la lingua franca de la civilisation inca, mais non sa langue officielle qui �tait l'aymara. L'extension territoriale actuelle du quechua est due au fait qu'il a �t� promu au rang de lengua general par le colonisateur espagnol.

Les plateaux de la puna sont le domaine de l'�levage extensif des moutons, des lamas et des alpagas.

La vall�e de l�Urubamba, �vall�e sacr�e des Incas�, s�pare les massifs de la Cordill�re orientale et les plateaux de la r�gion du Cuzco. C�est une vall�e encaiss�e et dens�ment occup�, � proximit� de laquelle se trouve l�ancienne capitale inca�que. En 2007, la population de Cuzco �tait estim�e � 348000 habitants. C'est un centre administratif, mais aussi un p�le touristique majeur favoris� par la profusion des monuments inca�ques et coloniaux .

Dans les Andes du Centre, l�opposition reste nette aux �tages inf�rieurs de la montagne entre le versant pacifique sec et le versant amazonien, humide et couvert de for�ts. Les plus fortes densit�s existent dans les bassins situ�s entre 3000 et 4000 m, notamment dans ceux que draine le Mantaro (r�gion de Huancayo). La Cordill�re Blanche (d�partement d�Ancash) compte plus de 30 sommets culminant au-dessus de 6 000 m�tres, dont le Huascaran qui, avec ses 6 768 m�tres, est le plus haut du pays et le deuxi�me plus �lev� du continent, apr�s l�Aconcagua en Argentine qui culmine � 6 959 m�tres.

Dans les Andes du Nord, les plateaux et les hautes plaines dispara�ssent. Les montagnes forment un ensemble plus �troit, d�une largeur de 100 � 150 km, dont les cr�tes se tiennent entre 3000 et 4000 m. Elles sont entaill�es sur 500 km de long par la vall�e du Mara��n. Ces montagnes, plus arros�es que celles du Sud, sont fortement peupl�es. Mais les obstacles du relief, l�absence de ressources mini�res, la raret� des villes ont ralenti la mise en place du r�seau routier, entra�nant un isolement relatif plus accus� que dans les Andes du Centre, et font des Andes septentrionales un secteur oubli� de la R�publique p�ruvienne. Les Andes ne p�sent gu�re dans l��conomie du P�rou contemporain.

La for�t des plaines de l�Est

La �selva� (for�t d'Amazonie p�ruvienne)  abrite 10% de population et occupe 60% de superficie totale du pays. L'Amazonie p�ruvienne est constitu�e des d�partements de Loreto, Madre de Dios, San Mart�n, Amazonas et Ucayali . Cette r�gion, tr�s diff�rente des pr�c�dentes, est � la fois la plus �tendue et la moins peupl�e du P�rou. Sa nature sauvage emp�cha les Incas d'y p�n�trer en profondeur et de la coloniser.

L�Amazonie occupe une vaste zone plane ente 200 et 300 m�tres d�altitude. L�unit� du vaste ensemble form� par les plaines de l�Est, qui s��tend sur 700000 km2 (� de la superficie totale)  est due � la for�t tropicale caract�ris�e par un climat chaud (moyenne annuelle sup�rieure � 23�C). Les pr�cipitations d�passent 1500 mm et peuvent atteindre jusqu�� 6000 mm. La moyenne oscillant entre 2000 et 4000 mm de pluies. Le taux d�humidit� y est �lev� en permanence  et les temp�ratures  sont g�n�ralement sup�rieures � 20�C. La v�g�tation est abondante et imposante par la taille qu�elle peut atteindre. Le d�nombrement des esp�ces animales et v�g�tales n�est pas encore achev�.

Iquitos, sur le Mara��n, accessible depuis l�Atlantique par des navires de mer, est la seule ville importante de la plaine amazonienne. La population est form�e de m�tis, petits agriculteurs et seringueiros, install�s le long des rivi�res. Quelques tribus d�Indiens selvatiques nomadisent encore dans la for�t (selva). La population est plus dense au pied des Andes, dans les zones de collines qui s'�tagent de 300 � 1200 m. Des cultures vivri�res (manioc, ma�s, bananes) voisinent avec des plantations de caf�, de th� et de coca. Cependant, la conqu�te du domaine forestier p�ruvien reste difficile et co�teuse et les �checs ont �t� nombreux.

Des routes et des a�roports permettent des liaisons. La �marginale de la selva�, axe routier qui fait le pendant de la �panam�ricaine de la c�te�, relie les zones de colonisation proches des Andes tandis que des branchements permettent des liaisons avec les Andes.

La c�te

La �costa� (c�te) bord�e par l'Oc�an Pacifique regroupe 60% de population et repr�sente 10% de superficie totale du pays. La c�te p�ruvienne se pr�sente sous la forme d�un immense d�sert de 3 000 km du nord au sud et d�une extension maximale de 250 km d�est en ouest. limit� par les montagnes. 

Le climat d�sertique est la caract�ristique environnementale d�terminante de la frange littorale p�ruvienne, soumise � l�influence de l�anticyclone du Pacifique sud et de ses balancements saisonniers. Le courant de Humboldt qui longe la c�te p�ruvienne en hiver refroidit l'air chaud tropical. Des nuages tr�s bas (moins de 500 m au-dessus du niveau du sol) et �pais se forment alors et font �cran aux radiations solaires. Ainsi Lima a seulement 1284 heures d'ensoleillement par an. Ce d�sert littoral est couvert de brumes la plus grande partie de l�ann�e. Les eaux du Pacifique, � proximit� de la c�te, ont des temp�ratures inf�rieures de 7 � 8�C � celles des eaux tropicales situ�es � la m�me latitude. D�riv�es vers le nord-nord-ouest par les aliz�s, elles sont tr�s poissonneuses (courant de Humboldt). Dans le Nord, le d�sert est plus chaud qu�au sud; � proximit� de la fronti�re �quatorienne, il laisse la place � une steppe. Dans le Sud le d�sert s'�l�ve en altitude et l�on passe d�un d�sert c�tier humide � un d�sert de montagne, ensoleill� mais marqu� par d'importants contrastes thermiques.

Le d�sert est travers� par des rivi�res qui descendent des montagnes et sont aliment�es par les pluies saisonni�res. Les berges de ces cours d'eau sont occup�s par des p�rim�tres irrigu�s. Ces �tendues agricoles sont mises en valeur par une agriculture moderne (Coton dans les oasis du Centre et du Nord et canne � sucre et  riz dans les oasis des d�partements de la Libertad et de Lambayeque). Jusqu�� la r�forme agraire, 80% de la surface appartenait � des haciendas, propri�t�s de familles ou de grandes entreprises de forme industrielle.

La c�te qui, jusqu'au milieu du XXe si�cle, a contribu� massivement aux exportations du pays, ne joue plus qu'un r�le mineur dans l��conomie nationale. La costa p�se cependant sur l��conomie par le poids des centres urbains: les 7/8 de la population des oasis vivent en zone urbaine. Lima s��tend sur une trentaine de kilom�tres sur les plaines alluviales du Rimac et du Chillon jusqu�au Pacifique. Port et a�roport se trouvent au Callao. Lima fut fond�e le 18 janvier 1535 par Pizarro, sous le nom de � la Ciudad de los Reyes � (� la Cit� des Rois �). Elle devient la capitale et la ville principale de la vice-royaut� du P�rou et puis celle de la R�publique, apr�s l�ind�pendance du pays vis-�-vis de l�Espagne en 1822. � partir des ann�es 50, l'exode rural et la croissance de la population locale ont fait exploser les limites de la ville. La majeure partie des surfaces urbaines est occup�e par des barriadas (bidonvilles), quartiers �autoconstruits� par des habitants pauvres. Plus de trois millions d�habitants y vivent sur les 9 millions que compte la capitale.  La ville est le si�ge de nombreuses entreprises mini�res et de l'industrie de la p�che, le P�rou �tant le premier producteur mondial de farine de poissons et le deuxi�me pour le volume des prises. Groupant pr�s du tiers de la population du pays, Lima concentre les quatre cinqui�mes de l�activit� bancaire et la moiti� des importations alimentaires sont destin�es � ses habitants.  La cit� est souvent le lieu d'implantation des multinationales � l'�chelle des pays andins. Le centre financier se trouve � San Isidro, tandis que le centre d'accueil touristique et de la vie nocturne se trouve � Miraflores, au sud.  La stabilit� �conomique a entrain� un d�veloppement important du tourisme d'affaires � Lima, et la ville fut le si�ge du congr�s de l'APEC en 2008.
 

II � LE TOURISME INTERNATIONAL

L�historique de la fr�quentation touristique

Pendant longtemps et aujourd'hui encore un des probl�mes majeurs du P�rou r�side dans son �loignement par rapport  aux p�les �metteurs septentrionaux  qui constituent en ce d�but du XXIe si�cle les grands centres d��mission des touristes internationaux. A l�image de l�histoire g�n�rale du Tourisme international, celle des flux � destination du P�rou est tr�s li�e au d�veloppement des liaisons a�riennes. Jusqu'� la fin des ann�es 1960 les vols long-courrier transatlantiques �taient r�serv�s � une �lite �conomique  peu nombreuse. Un voyage au P�rou en provenance d�Europe �tait avant tout une aventure a�rienne couteuse. Les visiteurs qui venaient au P�rou �taient soit originaires des pays voisins, soit des personnes  fortun�es qui pouvaient s�offrir un long voyage en avion . Parmi les jeunes latino-am�ricains qui, � l'�poque, partaient � la d�couverte de leur continent quelques uns ont laiss� des r�cits de leurs voyages . C�est le cas d�Ernesto Guevara qui visita le P�rou en 1952 avec un ami. Guevara n'�tait pas encore le � Che � de la r�volution cubaine , mais un jeune �tudiant en m�decine venu d'Argentine. Il existait � la m�me �poque un tourisme organis� en provenance d�Am�rique du nord  qui venait au P�rou en avion pour visiter des sites importants tels que Cuzco et Machu-Picchu .

Dans les ann�es 1970 le nombre des touristes au P�rou �tait faible. Les touristes �trangers �taient moins de 6000 dans les ann�es 1950 et aux alentours de 30000 � la fin des ann�es 1960. La Corporation du Tourisme du P�rou  estimait les touristes �trangers au P�rou � 16000 en 1965 et � 18400 en 1966. Les touristes �trangers les plus nombreux �taient, en grande majorit�, anglo-saxons. S�ils repr�sentaient moins du 1/3 des visiteurs �trangers au P�rou dans les ann�es 1970, ils constituaient pr�s des � des touristes �trangers venant � Cuzco � la fin des ann�es 1960. Ces touristes en groupe, riches et assez �g�s , visitaient en g�n�ral  trois lieux: Lima, Cuzco (pour Machu-Picchu) et Iquitos en Amazonie. Les d�placements entre les villes s�effectuaient en avion et l�h�bergement se faisait dans les h�tels de luxe. La dur�e du s�jour �tait g�n�ralement r�duite car le P�rou ne constituait qu�une �tape d�un circuit latino-am�ricain plus vaste. Au d�but des ann�es 1970 les crises politiques int�rieures entra�n�rent une chute  notable de la fr�quentation nord-am�ricaine.

A partir de 1972 les charters en provenance d�Europe se multipli�rent accentuant le d�senclavement du pays et ouvrant une nouvelle phase de son histoire touristique . De 1972 � 1975  la cha�ne charter fonctionnait sur trois mois de juillet � septembre, puis � partir de 1975-1976, les vols sont devenus plus r�guliers. En haute saison quatre � six vols par mois arrivaient au P�rou contre au moins deux vols par mois en basse saison. Les charters en provenance d�Europe, partaient de Zurich, de Bruxelles, d�Allemagne ou encore de B�le-Mulhouse, les points de d�part les plus fr�quents �tant la Suisse. Ces charters �taient affr�t�s par au moins trois grandes agences fran�aises: Le Point Mulhouse, Nouvelles Fronti�res et Uniclam.

Durant les ann�es 1970 on observa au P�rou un afflux croissant de jeunes en qu�te d�aventures dans les Andes, adeptes de la contre-culture hippie, peu soucieux de confort et venus pour visiter une destination mythique. Ces jeunes et ces classes moyennes restaient  au minimum trois semaines et se d�pla�aient un peu partout dans le pays. A cette �poque un �circuit classique � conduisait les touristes � Huancayo ( par le train le plus haut du Monde), puis � Ayacucho, Cuzco, Puno, Arequipa, nazca, avant de revenir  � Lima et, �ventuellement de prolonger vers le nord. Les charters ont ouvert l�espace touristique du P�rou. Ce dernier ne se r�duisait plus seulement � Lima, Cuzco et Iquitos. Quant au  d�veloppement du tourisme des jeunes, il a laiss� des traces dans les esprits des nationaux. Pour les d�signer on emploie encore le terme de �hippies�  ou de �sac � dos � (mochilas).

En 1979 le deuxi�me choc p�trolier et la nouvelle augmentation des tarifs qui en r�sult�rent port�rent un coup fatal aux charters. Le charter au P�rou devint alors de moins en moins rentable. Apr�s que les charters aient disparu les tarifs a�riens augment�rent rapidement, passant de 400 dollars depuis l�Europe � 1000 dollars en moyenne. La client�le changea en quantit� et en qualit�. Un autre facteur de changement d�cisif r�sulta des bouleversements du pays dans le domaine de la politique int�rieure, surtout la p�riode du gouvernement d�Alan Garcia (1985-1989 ).

La d�gradation de la situation int�rieure du pays eut des r�percussions sur le tourisme international qui chuta de plus de 40% entre 1988 et 1990. Parall�lement on assista au cours des ann�es 1980 � une modification de la carte touristique du pays au profit du sud, alors que les Andes centrales, notamment la r�gion d�Ayacucho enregistraient une baisse notable de fr�quentation.  Le d�veloppement du terrorisme (� Sendero luminoso �) a �t� d�terminant dans la simplification de la carte touristique du pays  car ce dernier s�est d�velopp� autour d�Ayacucho et  s�est largement �tendu dans les Andes centrales et sur le versant amazonien. L�influence conjointe des probl�mes s�curitaires et de probl�mes sanitaires (�pid�mie de chol�ra en 1991)  a entra�n� une forte baisse de la fr�quentation touristique entre 1989 et 1993. Les premiers cas de cholera furent rapport�s au P�rou en janvier 1991. L'�pid�mie s'�tendit ensuite � 14 pays de la zone latino-am�ricaine entra�nant un total de plus de 3800 d�c�s, dont 2840 pour le seul P�rou.

Deux �v�nements politiques majeurs permirent une sortie de crise et un red�marrage de l'activit� touristique : le "coup d��tat civil"  de Fujimori le 5 avril 1992  et l�arrestation le 12 septembre 1992 du chef du �Sentier lumineux � Abimael Guzman, pr�lude � un affaiblissement notable de la menace repr�sent�e par ce groupuscule terroriste. La r�organisation du pays entra�na une reprise du Tourisme marqu� par l�ouverture de nombreuses agences (entre 1993 et 1995 le nombre d�agences double  pour atteindre un nombre compris entre 195  et 220 ) et petits h�tels (1 � 2  �toiles).

La situation actuelle du Tourisme au P�rou

A l��chelle mondiale le P�rou est un petit pays touristique. Depuis la fin des ann�es 60 le P�rou a toujours constitu� moins de 0,1% du total mondial, entre 3 et 8% du total sud-am�ricain. En 25 ans la fr�quentation du P�rou a sensiblement plus augment� que la moyenne  mondiale: +260% contre +240% pour la moyenne mondiale. Durant cette p�riode l�Am�rique du sud s�affirmait comme une destination touristique � part enti�re. Cette affirmation du P�rou et de l�Am�rique ne s�est pas faite de mani�re lin�aire et progressive. Cette partie du Monde a connu une meilleure progression de sa fr�quentation que la moyenne mondiale  au cours de la d�cennie 1970-1980  et une progression plus faible au cours de la d�cennie suivante. Le ph�nom�ne est tr�s net pour le P�rou dont la fr�quentation a augment� de plus de 170% entre  1970 et 1980  (passant de 134000 � 373000), a diminu� entre 1980 et 1990  (il y avait alors 317000 touristes). L��ge d�or du tourisme au P�rou semble avoir �t� la d�cennie 1970-1980. En 1995 le P�rou ne figurait pas dans les quarante premi�res destinations touristiques mondiales . Avec 485000 visiteurs par an, le P�rou repr�sentait moins de 0,1% des flux de touristes internationaux, moins de 0,5 % des flux � destination des Am�riques  et moins de 5% des flux � destination de l�Am�rique du Sud. C�est une destination touristique mineure, pour ne pas dire marginale. En 1998 le P�rou a re�u 820000 touristes, soit  une hausse de plus de 10% par rapport � 1997. Depuis 1993 (272000 touristes ) la progression a �t� rapide. Toutefois le P�rou reste � des valeurs relativement faibles � l��chelle mondiale .

Actuellement le tourisme est la troisi�me source de devise (1078 000 000 de US$ ) du pays apr�s les mines et la p�che, cette activit� repr�sente 5,6% du PIB. En 2004 le P�rou accueillait quelques 1210000 touristes (0,16% des flux mondiaux), contre 552000 en 1996. La croissance de la fr�quentation touristique a suivi l'am�lioration de la situation politique. Presque 100% des touristes qui partent au P�rou suivent des circuits, le P�rou attire exclusivement pour ses richesses culturelles. Le tourisme baln�aire ne concerne que le tourisme int�rieur, quelques �quatoriens fr�quentent �galement les plages du nord (surtout Mancora). 92% des touristes allant au P�rou passent par Lima et 52% vont � Cuzco.

Le P�rou reste une destination lointaine qui demande entre 15 et 18 heures de voyage. La destination ne b�n�ficie pas, actuellement, de liaison directe avec la France. Les compagnies Lan et Ib�ria proposent en partenariat des liaisons avec une escale � Madrid. Elles repr�sentent � elle deux 60 % du march�. Ib�ria assure des vols quotidiens au d�part de Paris et de 10 r�gions � bient�t 11 avec Lille- De son c�t� LAN programme trois fois par semaine un vols sans escale Madrid-Lima. En 2007 Le P�rou a re�u 1 812384 touristes avec, en t�te, les Am�ricains (321397 visiteurs). La France arrivait en troisi�me position du march� europ�en avec 58713 touristes. Elle �tait pr�c�d�e par le Royaume-Uni (66 488 touristes) et l'Espagne (63371).

 

Les principaux indicateurs du secteur touristique p�ruvien ( 1998-2012 )

 

En 2009, le nombre de touristes �trangers au P�rou a atteint le chiffre de 2023967, soit une croissance de 3.9% par rapport � 2008. En 2008 le P�rou avait accueilli 1948660 visiteurs .
En 2009 64960 touristes fran�ais se sont rendus dans le pays contre 62901 en 2008. La France se classait alors au 2�me rang europ�en apr�s l�Espagne (79386 visiteurs) et devant la Grande-Bretagne (57949 visiteurs).

Pr�s de 3 millions de touristes �trangers ont visit� le pays andin en 2010, soit une hausse de 12% par rapport � 2009. La majorit� des touristes venait du Chili (45,9%), suivi par les Etats-Unis (12,2%), l'Equateur (7,6%), la Bolivie (6%), l'Espagne (5,7%) et l'Argentine (4,7%).

Un total de 2,8 millions de touristes �trangers �tait attendu en 2011 au P�rou d�autant que cette ann�e marquait le centenaire de la d�couverte du Machu Picchu. Les campagnes promotionnelles organis�es dans le cadre du � Centenaire du Machu Picchu pour le Monde � �taient accompagn�es de la diffusion de la nouvelle Marca Pa�s. Le nouveau logo, dont la premi�re lettre est en forme de spirale, accompagne donc la nouvelle campagne promotionnelle du tourisme p�ruvien mis en place par les autorit�s dont le but est d�attirer de nouveaux visiteurs mais aussi investisseurs, ce logo appara�tra sur tous les produits export�s � l��trange.

       

En 2012 le P�rou a re�u 2,84 millions de touristes et r�alis� 2,6 mds US$. Entre 2009 et 2010, le nombre d�arriv�es de touristes a augment� de 7,4%, entre 2010 et 2011 de 13% puis entre 2011 et 2012 de 9,5%, ce qui montre que l�activit� touristique est en hausse depuis d�j� plusieurs ann�es et continue de progresser. En 2012 le tourisme ne repr�sentait que 3,7% du PIB du P�rou. 3,16 millions de touristes ont visit� le P�rou en 2013 dont 81.804 Fran�ais, hissant la France au rang de second march� �metteur europ�en derri�re l�Espagne. Les pays voisins comme le Br�sil, la Bolivie, l�Argentine et l�Equateur, figurent parmi les principaux march�s �metteurs, suivis des Etats-Unis et de l�Europe. En termes de r�partition, les touristes sont majoritairement pr�sents dans le circuit du Sud du pays o� se concentrent les principaux attraits touristiques : Lignes de Nazca, Arequipa, Lac Titicaca, Cuzco, Machu Picchu, etc. L�attraction principale du P�rou �tant encore aujourd�hui et depuis plus de 50 ans, le Machu Picchu et la Vall�e sacr�e. On voit se d�velopper dans un second temps la r�gion du Nord notamment autour des ruines de Chachan ou des vestiges de la civilisation Chavin. La r�gion centre est quant � elle encore tr�s peu touristique si on ne compte pas la ville de Lima qui sert de destination transit pour aller dans n�importe quelle autre r�gion du pays.

3,5 millions de touristes internationaux ont visit� le P�rou en 2015, soit une augmentation de 7,5% par rapport � l'ann�e 2014. Les p�riodes d'affluence maximale ont �t� le mois de janvier  (298000 tourisstes ), le mois de juin ( 276000 touristes ) et le mois de juillet 2015 ( 333000 touristes ), soit des taux de croissance respectifs par rapport � 2014 de 12%,12,3% et 11,2% .

Le 24 juillet 2011 a �t� c�l�br� le 100e anniversaire de la "d�couverte", par l'explorateur am�ricain Hiram Bingham, du Machu Picchu, la c�l�bre cit� inca dans les Andes p�ruviennes, d�sign�e en 2007 comme l'une des sept nouvelles merveilles du monde. Le Machu Picchu est la plus grande attraction touristique du pays et l'une des plus pris�es de la plan�te; il repr�sente plus de 70% des revenus nationaux du tourisme. En 1991, la fr�quentation du Machu Picchu s'�levait � environ 77000 personnes. Le site a accueilli environ 800 000 visiteurs en 2010. Aujourd'hui, environ 1800 visiteurs se rendent chaque jour sur le site, le maximum autoris� par les autorit�s �tant de 2500. Le village rural Aguas Calientes, point de d�part pour les touristes, a vu sa population gonfler � 4000 habitants. Des h�tels cinq �toiles et plusieurs restaurants ont �t� am�nag�s. Sur le site arch�ologique les autorit�s ont constat� une �rosion du sol et des dommages sur la v�g�tation, En janvier 2010, le site a v�cu sa �premi�re alerte�. Des pluies diluviennes ont d�truit la voie ferr�e, bloquant pr�s de 4000 touristes dans les villes de Machu Picchu et Aguas Calientes pendant cinq jours. En septembre 2010 le Congr�s p�ruvien a approuv� la construction d'un acc�s routier direct au Machu Picchu, ce qui n'a pas manqu� d'alerter l'UNESCO.

Dans les ann�es 1980, visiter le sanctuaire du Machu Picchu �tait un privil�ge r�serv� � quelques privil�gi�s, avec moins de 70 000 visites par an. Aujourd'hui, le site d�passe souvent les 2500 visites par jour, limite fix�e par l'Unesco pour le prot�ger des risques d��rosion et de glissements de terrain, et approche du million de visiteur par an. Demain, la construction d'un nouvel a�roport, plus proche du site et bien plus grand, pourrait attirer jusqu'� trois millions de personnes par an. Au risque de transformer le Machu Picchu en parc d'attraction. Ce projet, annonc� en 2012 par le pr�sident de la R�publique du P�rou, Ollanta Humala, est d�j� en route. Les terrains ont �t� achet�s et plusieurs entreprises, notamment fran�aises, sont en lice pour l'appel d'offres. En 2018, le nouvel a�roport situ� entre Cuzco et le Machu Picchu, dans la vall�e de Chinchero, pourra accueillir les vols internationaux, ce qui �vitera aux touristes de passer par Lima, la capitale, puis de prendre un avion vers Cuzco ou de s'y rendre en train ou en car.En 2025, les autorit�s visent plus de cinq millions de passagers par an, contre deux millions dans l�a�roport actuel. L'Unesco pourrait d�cider de mettre le site sur la liste des monuments en p�ril.

L'�cotourisme se d�veloppe au P�rou. 750000 personnes, p�ruviennes et �trang�res, ont visit� les 71 zones naturelles prot�g�es par l�administration nationale en 2010, soit 18% de plus que l�ann�e pr�c�dente. L'ensemble des parcs naturels p�ruviens couvre une superficie de 18283508 ha, soit 14% du territoire p�ruvienne. L'INRENA (Institut National de Ressources Naturelles) g�re la plupart des aires prot�g�es. Cependant, un nombre croissant d'entre elles sont administr�es par les communaut�s autochtones et par des associations de protection de la nature. Selon une �tude du Service National des Aires Naturelles Prot�g�es par l�Etat (Sernanp), la r�serve nationale attirant le plus de touristes est celle du majestueux lac Titicaca, qui aurait comptabilis� un peu plus de 30% du chiffre total de voyageurs. La R�serve Nationale Pacaya Samiria a attir� environ 18% des visiteurs, avec sa faune et flore amazoniennes. Le Parc National du Huascaran, un des plus hauts sommets du continent, se place en troisi�me position, suivi la R�serve de Paracas, et du Parc National Tingo Mar�a ainsi que de la R�serve de Tambopata. Le parc naturel p�ruvien le plus connu est le parc national de Man� est situ� sur le versant oriental de la cordill�re des Andes dans le sud-est du P�rou. Il est class� depuis 1973, reconnu r�serve de biosph�re en 1977 et inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l�UNESCO depuis 1987.Le parc est la plus grande partie d�une r�serve de la biosph�re de deux millions d�hectares de for�t primaire. Deux autres zones du parc d�volues � la sauvegarde des autochtones pour l'une et  � l'exploitation touristique pour l'autre. Le parc h�berge pr�s d�un millier d�esp�ces d�oiseaux dont sept esp�ces d�aras.

Des formes marginales de tourisme se d�veloppent au P�rou depuis quelques ann�es. Ainsi des agences de voyage p�ruviennes organisent des safaris humains pour partir � la rencontre des tribus indiennes isol�es. Au risque de menacer leur survie. Les voyagistes proposent des incursions clandestines dans la r�serve Madre de Dios. Une zone prot�g�e en pleine for�t amazonienne o� pr�s de 600 Indiens de la tribu Mashco Piro ont �lu domicile. Ces pratiques ne sont pas sans rappeler le d�but du XXe si�cle o�, en France comme ailleurs, on exhibait des hommes tels des b�tes de foire dans des zoos humains. Mal nourris, v�tus de pseudo costumes traditionnels, ils �taient l� pour satisfaire la curiosit� des badauds.

 Le tourisme au P�rou sur le Net

Guide indispensable pour les touristes qui visitent le P�rou par Ministerio de Comercio  Exterior y Turismo, Direcci�n Nacional de Turismo, 94 p. Le vice minist�re du Tourisme du P�rou pr�sente ce guide pour le voyageur qui souhaite visiter notre pays. Cette publication contient des renseignements sur les exigences, recommandations et proc�dures qui doivent �tre pris en compte avant l�arriv�e, pendant le s�jour et � la sortie du territoire p�ruvien. Ce document de base avec des informations a �t� pr�par� en tenant compte de l�importance de l�hospitalit� aux touristes par les autorit�s p�ruviennes et toutes les institutions impliqu�es dans le tourisme, afinde faciliter et d�am�liorer le s�jour des visiteurs de notre pays et ceux qui souhaitent visiter ses principales attractions touristiques�.

TOURISME NATIONAL ET INTERNATIONAL DANS DES PAYS ANDINS : QUELLES RELATIONS ? L�EXEMPLE DU P�ROU par Nathalie RAYMOND, Bull. Inst. Fr. Etudes Andines, 2002, 31 (1): 23-38. Les �tudes portant sur le tourisme dans les pays du tiers monde omettent souvent l�analyse du tourisme des nationaux dans leur propre pays, le consid�rant sans doute comme marginal. L�observation du ph�nom�ne dans les pays andins et en particulier au P�rou, � Cuzco par exemple, r�v�le qu�il n�en est rien. Quantitativement, il est aussi important, voire plus, que le tourisme des �trangers, et qualitativement, les diff�rences des pratiques introduisent une compl�mentarit� �vidente entre les deux types de tourisme. Cette compl�mentarit� permet la survie d�un secteur diversifi� et elle a jou� un r�le d�att�nuateur lors de la forte crise de fr�quentation touristique qu�a connue le P�rou au d�but des ann�es 90. En ce sens, elle appara�t comme vitale.

The Effects of Tourism on the Cusco Region of Peru by Christopher Anderson, UW-L Journal of Undergraduate Research XI (2008), 4 p. Over the last decade tourism has become increasing important in domestic and international economics. Unfortunately just like every other sector of an economy, it can't grow unrestricted or there is the very real possibility of economic consequences. To prevent negative externalities the subject must be thoroughly explored just like anything else that is potentially powerful. There is a rather uniform consensus on the subject of how tourism must grow, but the effects haven't really been explored in developing countries where tourism can have an exponential impact on the economy. There have been a number of ideas as to how tourism should be handled in developing countries, hopefully this research can provide a bit of unanimity to the topic.

L�impact du tourisme globalis� sur la pr�servation du mode de vie des populations autochtones en Am�rique latine : les cas des Quechuas et des Mayas par Yves Archambault, Observatoire des Am�riques, La Chronique des Am�riques Juillet 2008 No 13, 9 p. Dans un environnement de plus en plus globalis�, le ph�nom�ne touristique tend-il � �roder les aspects sp�cifiques du mode de vie des communaut�s autochtones d�Am�rique latine? C�est ce que nous tentons de v�rifier dans cette �tude, en prenant appui sur les cas des Quechuas et des Mayas��

The Development Impact of Rural Tourism in Peru's Colca Valley Linking Grassroots and Structuralist Perspectives By Simon Bidwell, Thesis, Victoria University of Wellington, 2011, 204 p. Theories of Latin American underdevelopment have converged on neostructuralist approaches, which aim to promote more inclusive development through diversified economic activities with links to international markets. These include alternative forms of tourism, which are claimed to provide economic benefits to historically marginalized areas while supporting and enhancing traditional livelihoods. This study aimed to assess these claims by taking a broad political economy approach to evaluating the impact of rural tourism in the Colca Valley of southern Peru. Detailed case studies of two contrasting localities were linked with analysis of the wider economic, political and social context�..

TOURISM IN THE ECONOMIC GROWTH OF AREQUIPA REGION: ASSESSMENT AND DEVELOPMENT POLICY IMPLICATIONS by LLORCA RODR�GUEZ, Carmen Mar�a, CASAS JURADO, Amalia Cristina & SOLER DOMINGO, Amparo, Regional and Sectoral Economic Studies Vol. 13-1 (2013), 10 p. The objectives of this paper are, firstly, to determine the role of tourism in the economic growth of the Arequipa region and, secondly, to propose actions that can shed light onto the policy making by the regional authorities which have selected the sector as a trigger of development. We have used the Ivanov and Webster methodology based on economic growth decomposition. Our results show tourism�s potential in Arequipa�s economy and the key role that community tourism could play in the conduct of the region�s socioeconomic characteristics and its environmental and cultural restrictions.

MYTH, MAGIC, MEANING & MEMORY � MENTOR TOUR GUIDES AS CENTRAL TO DEVELOPING INTEGRATED HERITAGE TOURISM AT ARCHAEOLOGICAL SITES IN CUSCO, PERU by Gemma McGrath, 26 p. This paper draws on research being currently undertaken on the role of tour guides in the development of heritage tourism in Cusco, Peru. Specifically, the focuses is on what happens when archaeological sites become tourist attractions, particularly in the context of less developed world areas. In the context of Peru where international visitor arrivals have mushroomed since the eradication of the Shining Path over the last decade, has exacerbated the often-tense relationship between tourism and archaeology. The lack of a range of interpretation supply, apart from guides, is a weakness as is the sole reliance on tour guides.

Drug Tourism or Spiritual Healing ? Ayahuasca seekers in Amazonia by M. Winkelman , Journal of Psychoactive Drugs , vol.37 n�2, p. 209-2018.

AYAHUASCA, �The vine of the soul�, 13 p.

Psychotropiques. La fi�vre de l�ayahuasca en for�t amazonienne par Jean-Loup Amselle, Albin Michel, 2013, 4 p. La � fi�vre � dont parle Jean-Loup Amselle, c�est cette nouvelle qu�te d�exp�riences initiatiques et de spiritualit� New Age qui s�est empar�e de touristes occidentaux. La demande croissante de ce nouveau tourisme a cr�� � les conditions d�une v�ritable industrie �.

Occidentaux en qu�te de gu�rison ou d�illumination. Tourisme chamanique en Amazonie p�ruvienne par Jean-Loup Amselle, Le Monde Diplomatique, janvier 2014. Depuis quelques d�cennies, l�Amazonie p�ruvienne voit affluer un nombre croissant de touristes venus du monde entier � la recherche d�un breuvage hallucinog�ne, l�ayahuasca. Cette substance, absorb�e sous le contr�le de chamans, est cens�e provoquer des visions et gu�rir diverses maladies. Le tourisme chamanique est devenu une industrie, un ph�nom�ne de mode qui a largement investi l�espace public et les m�dias des pays occidentaux. On ne compte plus les t�moignages sur les aventures psych�d�liques de ceux qui, pour des raisons mystiques ou m�dicales, se rendent au P�rou afin d�y consommer cette potion magique�..

MARKETING MYSTICISM AND THE PURCHASE OF PILGRIMAGE. THE RISE OF SPIRITUAL TOURISM IN CUSCO AND IQUITOS, PERU by Bonnie Jean (Gigi) Owen, thesis, THE UNIVERSITY OF ARIZONA, 2006, 124 p. This thesis presents my findings on the Peruvian spiritual tourism industry in both Cusco and Iquitos, based on six weeks of fieldwork during Summer 2005. New Age and Peruvian spiritual belief systems have converged to form current Andean mystical and Amazonian shamanic practices. Increasing numbers of foreign tourists, whether believers in the New Age or not, are coming to gain a deeper understanding of these spiritual belief systems through participation in sacred rituals and ceremonies. The effects of such tourism are similar to other cultural tourism industries, such as increased competition, matters of authenticity, and performance of culture.

Le tourisme au P�rou: sujet d'entra�nement � la r�daction du rapport


 


Liens cartographiques

 

Page en plein �cran
( appuyez sur Alt + F4 pour sortir de la fen�tre  ) 

 

 


 

Accueil  |  Pourquoi un site ?  |  Le Tourisme en France  |  Le Tourisme dans le Monde | Le dictionnaire du Tourisme  | La bibliographie | L'examen

 


 


 


              Cette page a �t� mise � jour le 26/08/16

 

                Copyright © 2007 by KEROURIO